Forks High School Intrigues

Hey everyone ! Merci pour toutes vos gentilles reviews qui motivent comme pas possible ! J'essaye de répondre à tout le monde et merci aussi aux non inscrits.

Un grand merci en particulier à Alice-57, Pride-and-Prejudiceee, Mariefandetwilight (qui se faisait du souci pour la suite des évènements), an angel's whisper (pour sa compréhension envers mon esprit plus ou moins dérangé) Lisa, Lya-Mae, Juliette, toutes les pipelettes plus ou moins foldingottes de « Songe d'une Nuit d'Eté » et plus particulièrement à Pimprenelle et Gio qui viennent de revenir. Bienvenues au bercail les filles !

Je fais un grand « Hey ! » aussi à toutes les personnes que j'ai retrouvées sur Facebook …

Résultats des courses du chapitre 24 : vous aimez le Carlisle bad-boy, vous avez hâte de voir la suite de la mission commando, vous trouvez qu'Emmett est un parfait crétin qui fait malgré tout avancer les choses et vous êtes plus que d'accord pour l'option « Bain de minuit avec une statue humaine dans la Fontaine de Trevi ».

Je vais répondre à une review qui datait du chapitre 19 à laquelle j'ai oublié et je n'ai pas pu répondre :

Hermyella54 : suite à ton commentaire du chapitre 19. Je suis allée à Volterra et Montepulciano. J'ai pris en photo les marches et la porte du clocher de Montepulciano et de Volterra et comparé avec le film. Et dans Tentation, c'est bien la porte de Montepulciano qui est utilisée, pas celle de Volterra.Voilà, ça c'était pour l'aparté cinématographique.

Assez parlé, je vous laisse lire ce chapitre, un peu plus léger que le précédent.

Bonne lecture

Good Reading & Enjoy!

Bichette


Chapitre 25 : Embers


Embers – Just Jack

23 Décembre. Cela faisait officiellement cinq jours que la mission commando avait débuté, plus de quatre-vingt seize heures. Quant à ce qui était des minutes et des secondes, je dois dire que j'ai un peu la flemme de calculer. Mais ça faisait aussi cinq jours que nous n'avions plus de nouvelles d'Emmett. Pas de coups de téléphone et il ne répondait pas lorsqu'on l'appelait sur son portable. Ça ne lui ressemblait absolument pas et je commençais sérieusement à m'inquiéter. D'autant que Rosalie n'en savait pas plus que moi. Nerveusement, je me mordillais la lèvre inférieure.

– Qu'y a-t-il Bella ? demanda Edward en la lissant du doigt, les sourcils froncés.

– Emmett, marmonnais-je, plissant fortement les yeux comme si j'espérais que par ce geste, il se matérialise devant moi.

– Bella, tu n'as pas à t'inquiéter, soupira Edward pour la énième fois de la journée alors qu'il passait une main dans mes cheveux.

– Bien sûr que si je m'inquiète ! Je veux dire, tu comptes sur lui, on compte sur lui, sur son père, même si je sais qu'il est en vacances et qu'il a le droit de se reposer parce que c'est bientôt Noël, m'embrouillais-je. Et puis, qu'il disparaisse comme ça, sans laisser de trace, ce n'est pas normal.

– Emmett a dix-huit ans, il peut partir en toute légalité. Ne t'en fais pas, il nous redonnera des nouvelles quand il le voudra ou le pourra. Je crois que tu oublies un détail important en plus.

– Lequel ?

– Devine !

– Edwaaard ! me plaignis-je en roulant sur le côté. Je n'ai vraiment pas la tête à répondre à tes devinettes.

Edward eut un petit rire en voyant dans quel état d'énervement j'étais.

– J'ai la chance d'habiter dans le même village que le lycée. Les parents d'Emmett vivent à Denver dans le Colorado. Ils l'ont envoyé ici pour sa scolarité, et aussi parce que son père avait étudié à Forks. Emmett ne va pas passer les fêtes de fin d'année à l'internat.

– J'avais oublié. Mais il ne devait partir que Dimanche dans la nuit et rien, pas de nouvelles. Admets que c'est tout de même bizarre !

– C'est vrai, m'accorda-t-il en soupirant. Il faut juste attendre.

Nous étions tous les deux sur mon petit lit, moi à moitié allongée sur le torse d'Edward, écoutant sa respiration posée et mesurée ainsi que les battements de son cœur, lui ses mains se baladant le long de mon flanc droit à mes cheveux où il enfouissait quelques fois son visage. Son odeur enivrante m'emplissait la tête et je devais me retenir de ne pas rester le nez collé à sa peau. Pas envie de passer pour une quelconque cinglée.

La pluie tombait fortement en ce jour de Décembre. Normal, banal, tellement habituel. Depuis le début des vacances, Edward et moi passions presque toutes nos journées ensemble. Il avait débarqué comme ça, le lundi après le week-end, frappant discrètement à la porte dix minutes après que Charlie soit parti au poste de police. Et ce petit manège se répétait depuis maintenant trois jours.

– Je ne peux pas m'empêcher de penser que ces vacances tombent au bon moment lâcha-t-il soudainement en enroulant une mèche de mes cheveux autour de son index.

– Que veux-tu dire ?

– Et bien, pas besoin de nous cacher.

– Je doute que l'affaire soit réglée d'ici deux semaines. Avec Noël et le Nouvel An, on ne sera jamais tous réunis.

– Tu n'en sais rien…

– Je suis peut-être rabat-joie, mais je me doute bien que ce n'est pas demain la veille que je prendrai le micro dans le bureau du proviseur pour annoncer bien fort par les haut-parleurs que nous sortons ensemble. Il ne faut pas se voiler la face. Peu importe ce que nous faisons ou ce que nous sommes, on trouvera toujours quelque chose à redire à notre relation. Bien sûr qu'il faut régler son compte à Lauren et son père, c'est trop important pour l'ignorer. Mais ce que je veux dire, c'est que tous les deux, on ne pourra jamais être totalement insouciants.

– Tu as peur du regard des autres ?

– Ce n'est pas quand je le crains, c'est juste que je ne l'aime pas. Je déteste être observée de cette façon, épiée, et que chacun de mes gestes soient décryptés. C'est pénible.

– Mais pourquoi ?

– Edward, avant d'arriver à Forks, j'étais la version féminine de l'homme invisible. Je me suis faîte à ce mode de vie. Et toi, tu, … tu es juste hyper intelligent, hyper sexy et hyper populaire, alors évidemment …

– Je suis hyper sexy ? s'étonna-t-il avec un petit sourire narquois.

Je le frappais sur le bras.

– Dans tout ce que j'ai dit, il a fallu que tu retiennes ça ! pestais-je en rougissant alors qu'il rigolais de plus belle. Ce que j'essaye de te dire, c'est que je ne veux pas que nous sortions en cachette. Mais je sais aussi qu'une fois que tout le monde sera au courant, et bien …

– Bella, me coupa-t-il en posant une main sur ma joue pour me faire taire. Il ne faut pas te préoccuper de cela, c'est notre vie pas la leur. Franchement, j'en ai rien à foutre du regard des autres, du temps que tu es avec moi.

– Tu sors souvent des trucs comme ça pour séduire les filles ? me moquais-je, bien que mon cœur ait fait un saut dans ma poitrine.

– Non, ça c'est juste avec toi, contra-t-il en penchant la tête pour déposer ses lèvres sur les miennes.

J'eus aussitôt une sensation de manque quand il les retira. Intérieurement, je gémis. Il avait une telle emprise sur moi que ça virait au ridicule.

– As-tu parlé de moi à ton père ? demanda-t-il alors.

– Edward ! me plaignis-je. Tu casses l'ambiance !

– Réponds à ma question, insista-t-il.

– Non, et tu sais très bien pourquoi. Je ne sais jamais comment m'y prendre avec Charlie, expliquais-je en soupirant.

Cela faisait trois jours que nous avions la même conversation et ça commençait sérieusement à me porter sur le système.

– Ce n'est pas compliqué, rétorqua Edward en haussant les sourcils, ne voyant pas du tout où était le problème.

– Edward, mon père a piqué une crise en découvrant ton sweat dans la machine à laver. Ton sweat, rien que ton sweat. Pas un slip ou je ne sais trop quoi, un sweat.

– Je ne porte que des boxers, m'apprit le foutu Apollon trop sexy allongé sur mon lit.

– Edwaaard ! m'écriais-je. Comment veux-tu que je me concentre sur ce que j'essaye de te dire si tu me parles de tes sous-vêtements ?

– Ok, je me tais ! se défendit-il en faisant semblant de tirer la fermeture Eclair de sa bouche.

Je le fusillais du regard.

– Bref, imagine ce que ça aurait été si tu avais été là. Et tu as vu comment il t'a snobé marmonnais-je en faisant un vague signe en sa direction, quand tu es venu le récupérer. Tu t'es bien rendu compte aussi de son petit espionnage ô combien discret. Soit il se fiche royalement que toi et moi sortons ensemble, ce qui m'étonnerais fortement. Soit il va se mettre dans une colère effroyable, me consigner à la maison et par la même occasion t'interdire de m'approcher. Soit faire un infarctus. J'aimerais d'ailleurs que tu prennes en compte le fait que je me soucie de sa santé. Nous avons donc ces trois possibilités à envisager, listais-je en comptant sur mes doigts. Et en aucun cas, il ne s'enthousiasmera de notre relation et te prendra dans les bras dans nous lui apprendrons la nouvelle. Mais je ne voudrais surtout pas te décourager, m'empressais d'ajouter en voyant les yeux d'Edward s'écarquiller.

– Ton père porte-t-il toujours son arme de service sur lui ?

– Presque quotidiennement.

– Voilà qui complique sérieusement les choses. Tu crois que tu pourrais saboter les balles de son pistolet ?

– Me connaissant, je risque de me faire plutôt exploser avec… Arrête Cullen, c'est pas drôle ! le réprimandais-je alors qu'il pouffait de rire dans mes cheveux.

– Il faudrait tout de même que tu en touches deux mots au Chef Swan, histoire d'expliquer pourquoi le fils Cullen passe autant de temps avec sa fille, souffla-t-il dans mon cou.

Je soupirais, même si je savais qu'en fin de compte, il avait parfaitement raison. Lui n'avait visiblement pas ce problème avec sa famille, le docteur Cullen ayant plus ou moins vu – d'après le regard qu'il nous avait lancé à son arrivé – le bras d'Edward autour de ma taille lorsqu'il était descendu dans le garage. Prenant en compte le fait qu'Alice était humainement incapable de tenir sa langue dans des circonstances pareilles, toute la famille Cullen serait au courant que nous sortions ensemble jusqu'à Ushuaia – Edward m'avait dit avoir un grand-oncle scientifique là-bas.

– Tu as déjà eu affaire à la police? demandais tout à trac. Histoire que Charlie n'est pas d'idées préconçues sur toi…

Je tournais la tête légèrement vers Edward afin d'avoir sa réponse. Plusieurs plis marquaient son front et ses sourcils étaient froncés.

– Ne me dis pas que … balbutiais-je, la bouche grande ouverte.

– Je n'en ai aucune idée. Je me souviens que la vieille Spencer s'était plainte de nous à la Police.

– « Nous » ? Qu'avez-vous fait ?

Edward m'étonnerait tous les jours un peu plus. Il eut un sourire ravi en se remémorant ce qui semblait être un bon souvenir.

– C'était il y a deux ou trois ans. Emmett et moi avions kidnappé le chat de Mme. Spencer, une espèce de coussin couverte de poils orange. Et on lui avait fait comme des petits chaussons en recouvrant ses pattes de papier journal.

– Pourquoi diable entourer les pattes d'un pauvre chat avec du journal ? fis-je, incrédule.

– Parce que le chat n'est guidé que par les sensations qu'il ressent sous ses pattes. Et sans sensations du sol, le chat est incapable de marcher et tombe par terre dès qu'il essaye de se mettre debout. C'était littéralement tordant !

– Edward Cullen ! Vous n'êtes qu'un sadique ! m'écriais-je, outrée.

– Oh Bella ! Ce chat n'était même pas traumatisé.* Enfin, ce n'était pas vraiment l'avis de la vieille voisine, selon qui nous étions des délinquants et allions finir comme tueurs en série étant donné les … expériences auxquelles nous nous adonnions.

Je marmonnais quelque chose ressemblant à « Espérons juste que mon père n'était pas celui qui ait pris la déposition de Mme. Spencer. » en jouant avec la main gauche d'Edward. Il se renfrogna.

– Pourrait-on parler d'autre chose que de mes exploits passés peu glorieux ? me supplia-t-il, faussement blasé.

En guise de réponse, je levais un peu la tête pour attraper ses lèvres. Il encadra son visage de ses grandes mains et je me relevais un peu plus pour venir passer mes doigts dans les cheveux courts de sa nuque. Ses lèvres étaient douces, chaudes, rassurantes. Je gémis, entrouvrant les miennes et sa langue en profita pour s'immiscer dans ma bouche. Je me détachais de lui, le souffla le court, mes gardant mes mains autour de son cou, et le regardais dans les yeux.

– J'aime ce côté bad-boy chez vous, Edward Cullen, fis-je, mutine.

Edward arqua un sourcil et me renvoya son foutu – et non moins sublime – sourire en coin, qu'il devrait d'ailleurs breveter, se prêtant au jeu.

– Je dois tenir de mon père, dit-il d'un ton qui se voulait très sérieux mais qui n'était que plus drôle.

– Laisse-moi rire ! J'ai du mal à imaginer ton père avec un blouson de cuir et les bras couverts de tatouages, riais-je.

Edward eut une petite moue désappointée.

– C'est donc la définition de « bad-boy » pour vous ? Je suis déçue Mademoiselle Swan, bouda-t-il en prenant un air affligé. Et pour votre gouverne, sachez jeune fille que mon père en a un.

J'en restais coite. Il m'en bouchait un coin.

– Quoi ? Ton père a un tatouage ? m'étonnais-je en m'asseyant confortablement sur le lit.

– C'est un « E » sur le côté gauche du bassin. Pour Esmé, expliqua-t-il en voyant mon air dubitatif. Pour son enterrement de vie de garçon, ses potes et lui, dont le père d'Emmett, sont allés à Las Vegas. Et ils ont pas mal déconné pour finir dans l'atelier d'un tatoueur.

– Wow, soufflais-je en posant une main sur mon front. Charlie ne ferait jamais un tel truc. La chose la plus folle qu'il n'ait jamais fait, ça a peut-être été de raser sa moustache.

Edward éclata de rire et je ne pus m'empêcher de me joindre à lui Je me sentais terriblement bien avec lui : protégée, rassurée. Qui aurait pu penser que je sortirai avec le garçon qui m'avait rabaissée publiquement en regardant ma photo ? En parlant de photo, il fallait peut-être que je lui dise. Le secret n'avait plus lieu d'être. Même si ça me gênait de le lui avouer. Le risque éventuel était qu'il me prenne pour une obsédée.

– Edward, commençais-je timidement. Euh, tu te souviens du concours de photos organisé par le journal du lycée ?

Edward hocha la tête d'un signe affirmatif.

– Tu te rappelles de la photo gagnante ?

– Celle avec tes yeux.

– Oui, enfin, non, pas celle-là. Je parle de l'autre.

– Celle avec les miens ?

– Ouais. Et bien, … Hum, tu vas peut-être trouver cela bizarre mais, comment te dire … Bon, en fait, ton portait, c'est moi qui l'ai pris, dis-je rapidement en priant bien fort pour qui oublie tout ce que je venais de lui révéler et passe à autre chose.

Mais ça ne fut pas le cas. Bien au contraire. Edward eut un petit sourire satisfait et passa une main dans sa nuque. Je me mordais la lèvre, anxieuse de sa réaction.

– Je ne vais pas dire que je suis surpris parce que je m'en doutais un peu en fait. Très jolie photo au passage, remarqua-t-il en remettant une des mes mèches derrière mon oreille, récoltant au passage mes rougissements. Où l'as-tu prise d'ailleurs ?

Mes joues s'empourprèrent d'avantage à ce souvenir. Je me revoyais, moi planquée derrière une étagère tandis que lui était penché sur ses livres, terrifiée à l'idée de me faire surprendre.

– A la bibliothèque, répondis-je d'une petite voix. Tu n'es pas fâché ? Enfin, tu ne me prends pas pour une folle qui fait une quelconque fixation sur toi ? m'inquiétais-je.

Edward parut réfléchir.

– A vrai dire, non. Je suis même flatté de cette attention. Mais ce serait plutôt à toi d'avoir cette réaction puisque l'auteur de la photo qui te représente est assis en ce moment sur ce lit, m'apprit-il.

Décrochage de mâchoire. Je ne m'attendais pas à ce qu'il avoue aussi facilement.

– Je le savais déjà, marmonnais-je en détournant son regard trop intense qui cherchait chez moi une certaine approbation.

– Ce sont les photos dans la chambre d'internat qui t'ont mis sur la voie ? demanda-t-il, réellement curieux.

– Pas vraiment. Quand je suis allée dormir chez toi parce que ta sœur nous avait invitées Rosalie et moi, nous sommes allées dans ta chambre. Alice fouillait dans ton étagère pour trouver un certain disque et … elle est tombée sur les négatifs de la photo, terminais-je.

– Et toi, me prends-tu pour un voyeur ?

– Je réfléchie très sérieusement à cette question, fis-je en prenant un air pensif, juste pour l'embêter.

Je me levai du lit à regret et allai me poster à la fenêtre de la chambre. La pluie était encore forte et le ciel s'obscurcirait de seconde en seconde. Je regardais le cadran lumineux de mon réveil. Six heures. Edward comprit ma remarque silencieuse et se leva à son tour, attrapant sa veste grise posée sur la chaise de mon bureau. Il me laissa passer devant et nous descendîmes les escaliers. Arrivés devant la porte d'entrée, nous soupirâmes tous deux : il était l'heure de nous quitter, Charlie n'allait pas tarder à rentrer.

Edward ne faisait aucune réflexion mais je savais que le non-dit lui pesait. D'un côté je me sentais coupable. Mais Charlie me voyait encore comme sa petite fille, la petite Bella qui tombait dans les escaliers et qui l'accompagnait le dimanche à la pêche. Il ne m'avait pas vu grandir. Pour lui, j'étais passé d'une gamine à une presque adulte. Un sacré changement. Et j'arrivais chez lui, à la fin de l'adolescence. L'adaptation avait dû être dure pour lui, je n'en doutais pas une seule seconde. Peut-être même qu'elle n'était pas achevée.

Et comme si cela n'était pas assez difficile à gérer pour lui, voilà qu'il allait connaître les joies du premier petit ami de sa fille. Panique à bord. Comment voulez-vous qu'il laisse un autre homme que lui approcher sa petite fille ? Charlie ne mordait pas – du moins, je l'espérais – mais il n'allait certainement pas être enchanté par le fait que je laisse quelqu'un entrer dans ma vie. Il allait jouer le rôle du père hyper protecteur à fond, à n'en pas douter.

Je me hissais sur la pointe des pieds et posais mes mains sur le torse d'Edward pour l'embrasser. Il referma doucement la porte et courut sous la pluie battante pour rejoindre sa voiture garée un pâté de maisons plus loin. Précaution supplémentaire, juste au cas où.

Je soupirais, seule dans l'entrée. C'était complètement débile, cette folie des premiers amours. Nous allions nous revoir le lendemain, mais il allait me manquer. Avec un peu de chance, son odeur se serait imprégnée dans les draps du lit sur lequel il s'était allongé. Si seulement il y avait un moyen pour qu'il puisse dormir, ne serait-ce qu'une seule nuit à mes côtés … Je ne sais pas, passer par la fenêtre ? Je mis cette idée au placard. Je n'avais surtout pas envie qu'Edward se rompe le cou en escalant la façade de la maison …

Je remontais rapidement à l'étage et rabattais la couette sur mon lit. Inutile que mon père s'imagine des choses s'il venait à passer par hasard dans ma chambre. Je venais juste de finir de ranger mes livres dans mon étagère quand Charlie rentra. Je l'entendis bougonner tout en se débarrassant de ses affaires dans le vestibule.

Nous mangeâmes en silence. Charlie arborait une mine renfrognée dont j'en ignorais la raison. Il chipotait dans son assiette, plantant rageusement sa fourchette dans un morceau de poisson. Je m'étonnais. Charlie n'était pas aussi violent avec la nourriture. Il vénérait presque tout ce qui sortait de l'eau. Je ne voyais vraiment pas ce que lui avait fait ce pauvre poisson.

– C'est pas bon ? demandais-je en désignant son assiette de mon couteau.

Charlie releva la tête, et cligna des yeux, comme si essayait de se reconnecter au réseau humain.

– Hein ?

– Le poisson, il n'est pas bon ? répétais-je.

– Oh non, le poisson est très bon, ne t'inquiète pas.

Ce n'était pas vraiment ça qui m'inquiétait … Et quand je lui posais des questions sur sa journée, Monsieur Monosyllabe prenait la place de mon père. Génial …

J'étais en train de laver la vaisselle dans l'évier, les mains pleines de mousse, quand Charlie, qui s'était approché pour déposer son verre sur l'égouttoir, renifla. Je me figeais.

- Un problème ? fis-je en arrêtant de frotter l'assiette avec mon éponge.

Charlie renifla une nouvelle fois.

– T'as … t'as mis du parfum ?

– N… Non, bafouillais-je, troublée.

– C'est bizarre, tu sens … quelque chose, marmonna-t-il avec de partir dans le salon.

Je l'entendis allumer la chaîne sportive. Je respirais mes cheveux : ils sentaient la fraise. En revanche, pour ce qui était de mes vêtements … Edward. J'inspirais le « Edward » à plein nez. Et dire que Charlie l'avait remarqué …

Ma mère m'appela en fin de soirée alors que je m'apprêtais à me mettre sous la couette avec un bon livre. L'entendre me faisait du bien. Phil et elle étaient en ce moment à Jacksonville. Elle me parlait de tout, du temps, de son nouveau cours de jogging – j'ignorai d'ailleurs que l'on pouvait prendre des cours de jogging – des entraînements de Phil, de son rendez-vous chez la coiffeuse, entre autre. Et de Noël. Elle tenait absolument que à ce que je vienne passer les fêtes de fin d'année avec eux en Floride.

– Maman, répétais-je une fois encore. Je suis déjà venue pour Thanksgiving. Et puis, je ne veux pas laisser Charlie tout seul, une année de plus. Songe un peu à cela.

Mais Bella, pense un peu au temps de Forks ! N'as-tu pas envie de vivre autre chose que la pluie ?

– Il ne pleut pas ! protestais-je avec véhémence. Il neige.

J'entendis ma mère rire à l'autre bout du fil.

Ok, j'ai compris. Et je parie que les avions seront cloués au sol à cause des conditions climatiques, plaisanta-t-elle.

– Tu paries bien.

Bon et bien, tant pis, j'aurai au moins essayé de te convaincre. Je pense qu'avec Phil, on ira sûrement au restaurant, tu sais, celui au bord de la mer. Et puis après nous être baladés un peu, on rentrera à la maison et …

– Maman ! Je ne veux … surtout pas savoir ce que tu ferras avec Phil ! m'outrais-je pendant qu'elle s'esclaffait.

Il avait continué de neiger dans la nuit. Pas suffisamment pour que l'on arrive plus à ne plus ouvrir la porte d'entrée, mais le sol était à présent comme recouvert d'un petit tapis plus ou moins blanc. Je restais émerveillée. La neige n'était pas au programme météorologie de Phoenix. Je n'en avais vu qu'à la télévision, comme dans ses feuilletons qui passaient toute la journée le jour de Noël. Mon souffle chaud créait de la buée sur la vitre froide d'une des fenêtres de ma chambre. Avec mon doigt, je traçais un « E ». Que j'effaçais aussitôt. C'était complètement idiot.

Je m'habillais d'un tee-shirt à manches langues bleu clair, mettais mon inévitable jean et enfilais une des chemises en coton à carreaux vert foncé de mon père. Je l'entendais d'ailleurs s'affairer ou plutôt grommeler dans la cuisine. Il était encore tôt. J'avais hâte qu'Edward vienne. Bon, ok, je n'allais tout de même pas flanquer mon père dehors …

Je descendais et allais rejoindre mon père.

– Déjà debout ? demanda-t-il, en attrapant sa veste. Je t'ai réveillée ?

Je secouais la tête et Charlie continuait de grogner. Je soupirai et me rendais dans la cuisine pour déjeuner. Mon père bougonna une fois de plus parce qu'il ne trouvait pas ses clés – elles étaient posées sur la table. Je ne savais pas ce qui n'allait pas chez lui depuis deux jours mais ça commençait sérieusement à me taper sur le système. A l'aide de ma cuillère, je repoussais sur les bords du bol les céréales. Ce n'est pas que je n'avais pas faim. Non. En fait, j'essayais de passer le temps en attendant que Charlie parte pour le Poste.

– Tu ne manges pas ? s'inquiéta-t-il en passant la tête par l'entrebâillement de la porte de la petite cuisine.

– Quoi ? Oh non, je … Je réfléchissais, mentis-je.

Non, en réalité, je ne mentais pas tant que ça. Je réfléchissais juste à ce qui le faisait tant traîner à la maison ce matin ! Argh !

Alors, enfin je perçus le claquement de la porte d'entrée et la voiture démarrer. Je soufflais de soulagement en vidant le lait restant dans le bol dans l'évier.

Je n'eus qu'à attendre cinq minutes et trois coups discrets furent frappés à la porte. Mes lèvres s'étirèrent et j'allais ouvrir, le cœur plus léger. Et j'eus soudain une grande sensation de froid sur le visage. J'entendis Edward pouffer devant moi.

– Cullen, tu n'es qu'un crétin, l'agressais-je en enlevant la neige froide qui coulait sur ma peau.

– Désolé, je n'ai pas pu m'empêcher, rigola-t-il encore. C'était trop tentant !

– Tu n'es pas désolé du tout ! Et en plus d'être un crétin, tu es un gamin !

Je descendais les quelques marches du perron, pieds nus, et allais ramasser une grosse poignée de bouillasse blanche. Je me gelais sérieusement les orteils.

– Non Bella ! s'étrangla Edward en me voyant brandir la boule de neige dans sa direction, essayant de se protéger avec son bras.

SPLATCH !

– BORDEL ! hurla Edward.

Oh merde. Je me précipitais vers lui, toujours sans chaussures dans la neige.

– Qu'est-ce qu'il y a ? Ça ne va pas ? m'inquiétais-je en le voyant se tenir la joue.

– Non ! Il y avait un caillou dans ta boule de neige ! Je me le suis pris dans le visage ! se plaignit-il en gémissant lamentablement.

– Oh merde, répétais-je. Edward, je suis vraiment, vraiment désolée.

Je passais mes mains sur sa joue gauche afin d'en enlever les résidus de neige et de voir l'étendue des dégâts.

– C'est grave ? demanda Edward.

– Hum, il y a une coupure et ça saigne. Va falloir aller désinfecter ça à la maison.

Edward soupira et nous rentrâmes, frigorifiées.

– Je t'ai apporté des roulés à la cannelle, m'apprit-il en attrapant une boîte blanche que j'avais vue posée sur une des marches du perron. Ma sœur ne fait que d'en cuisiner en ce moment. Et ils sont mangeables. Je me pose des questions d'ailleurs quant à cet intérêt soudain envers la pâtisserie. Bref, je me suis dit que si elle arrivait à en faire, j'en étais sans aucun doute capable.

Je le remerciais en l'embrassant et lui prenais la boîte des mains pour la déposer sur la table de la cuisine, décrétant que nous les mangerions après l'avoir soigné.

Je poussais Edward dans un fauteuil du salon, lui ordonnant de ne pas bouger, le temps que je monte à l'étage pour aller chercher de l'antiseptique pour lui et des chaussettes pour moi. Je posais la bouteille et le coton sur la table basse, près de nous. Essayant de ne pas trop réfléchir à ce que je faisais, je m'asseyais à califourchon sur ses cuisses. C'était la meilleure position pour nettoyer et retirer les petits cailloux qui restaient dans la plaie. Edward me regarda, surpris. Bien sûr…

– Tu ne peux pas savoir à quel point c'est agréable d'avoir quelqu'un d'autre à la maison. Charlie est tellement bougon que ça en devient insupportable, marmonnais-je en sortant la pince à épiler de son étui.

– Il s'est peut-être levé du mauvais pied.

– Et bien ça fait deux jours qu'il est atrophié des orteils. Tu tournes la tête, je te jure que je t'enfonce cette pince dans la rétine, même si tu as des yeux magnifiques, le menaçais-je en brandissant ledit instrument devant ses yeux.

– Ok, c'est bon, je ne tenterai aucun geste brusque. Ce n'est pas comme si tu ne m'avais jamais soigné …

Je rougis à ce souvenir, ce qu'Edward ne manqua pas de remarquer.

– Tu t'en souviens ?

– Plus qu'un peu. Tu m'avais poussée dans un buisson, je saignais du cou et toi tu avais des épines dans les mains. Maintenant, tiens-toi tranquille que je fasse bien mon travail.

Edward tint parole et se transforma en statue ... Jusqu'à ce qu'un claquement de portière se fasse entendre à l'avant de la maison. Je sursautais et Edward me regardait d'un air interloqué.

– Ton père n'était pas censé ne rentrer à la maison que tard ce soir ? chuchota-t-il, affolé.

Je me mordais la lèvre. Il était trop tard pour songer à cacher Edward dans un placard. La poignée de la porte tournait déjà.

Charlie leva la tête et nous vit. Du coin de l'œil, je remarquais qu'Edward louchait sur son arme de service, toujours accroché à sa ceinture. Puis je me rendis compte de la position dans laquelle nous nous trouvions. Je me levais soudainement, comme électrocutée. Charlie avait presque les yeux qui lui sortaient des orbites. Moi qui avais pensé lui présenter Edward dans d'autres conditions, beaucoup plus appropriées, c'était loupé …

– Que … Qu'est-ce qu'il fait là lui ? articula Charlie en désignant Edward du menton.

– Et toi, pourquoi est-ce que tu rentres à la maison ? répliquai-je automatiquement

On félicitera Bella Swan pour sa répartie du tonnerre … Charlie parut désarçonné.

– La route de la Push est verglacée avec toute la pluie qui ait tombée hier et le froid de cette nuit. Je suis venu chercher les chaînes pour la voiture… Vas-tu enfin répondre enfin répondre à ma question ? s'énerva-t-il en mettant ses poings sur ses hanches tout en fixant Edward d'un air vraiment méchant.

Je toussai un coup, attrapai la main d'Edward qui se tenait un peu en retrait pour que nous soyons tous les deux en face de mon père. J'espérais que le fait que je lui tienne la main l'aide à comprendre la situation.

– Papa, commençais-je calmement. Tu te souviens sans doute d'Edward Cullen …

Froncement de sourcils de la part de Charlie. Je pris cela pour un oui.

– Et bien lui et moi sortons ensemble, bafouillais-je en serrant très fort la main d'Edward comme si cela pouvait effacer l'embarras de la scène qui était en train de se dérouler.

Il me lança un regard signifiant clairement : « Tu me pètes les phalanges ». Je relâchais un peu ma poigne.

– Voilà pourquoi Edward est ici. Parce que … Parce que c'est mon petit ami, terminai-je.

Le visage de Charlie était insondable. Soudain, il se décrispa, sa bouche se fendit en un sourire et il partit dans un grand éclat de rire. Edward et moi regardâmes presque horrifiés mon père se tenir un mur, les mains sur les côtes tellement il riait. Nous nous lançâmes un regard incrédule. Qu'est-ce qu'il ne va pas chez lui ? …

– Il est … chuchota à toute vitesse Edward.

– Fou ? Oui, je songe sérieusement à cette possibilité.

Charlie essayait tant bien que mal de se relever.

– Vous … sortez … ensemble ! parvint-il à articuler en reprenant son souffle.

Et il repartit dans un grand éclat de rire. Qu'est-ce qu'il y a de marrant ? semblait me dire Edward.

– Vous êtes trop drôle tous les deux ! s'exclama mon père en essuyant ses yeux qui pleuraient.

– Papa ! m'écriais-je. Edward est vraiment mon petit ami !

Mais Charlie ne m'écoutait toujours pas, trop occuper à aller se servir un verre d'eau pour se remettre de ses émotions. Je l'entendis s'écrier dans la cuisine « Oh ! Des roulés à la cannelle ! ». Edward me dévisagea, désespéré.

– Edward et moi nous sommes envoyés en l'air sur la banquette arrière de ta voiture, dis-je avec aplomb en croisant mes bras sur ma poitrine.

J'entendis Charlie recracher toute l'eau qu'il avait dans la bouche. Et là, plus rien. Un grand silence dans toute la maison. Je sentis Edward se tendre à côté de moi et pouvais même l'entendre déglutir difficilement. Mon père reposa bruyamment son verre sur le comptoir et revint dans l'entrée.

– Quoi ? s'étrangla-t-il.

Je le regardais en haussant les sourcils, ne laissant rien transparaître.

– Non, vous n'avez tout de même pas …

– Ecoute Charlie, je viens de t'annoncer deux choses. L'une d'entre elles en fausse. A toi de choisir laquelle est la plus plausible, fis-je d'un ton sec.

Charlie bougonna dans sa barbe.

– C'était quand ? demanda-t-il.

– Papa ! Je ne suis pas une dépravée ! protestais-je avec véhémence.

– Non ! s'empressa-t-il de répliquer. Tu m'as mal compris : depuis quand est-ce que vous sortez ensemble, pour que je me rende compte, et bien … justement depuis quand est-ce que ça dure ?

– Depuis jeudi dernier Monsieur Swan, intervint pour la première fois Edward.

– Je préférerai Chef Swan, jeune homme, grogna Charlie.

– Papa ! protestai-je.

Mon père s'approcha dangereusement d'Edward en brandit son doigt sous son nez.

– Ecoute-moi bien mon garçon, je ne vais pas tenir compte de ce que tu as pu faire au chat de cette vieille femme, mais sache que si tu fais du mal à ma fille, je m'assurerais personnellement de te tuer, de te découper en morceaux et d'ensuite les disperser aux quatre coins du monde. Compris ?

– Je ne ferai jamais de mal à Bella, Monsieur Swan, répondit avec assurance Edward.

– C'est Chef Swan. Je dois y aller. En attendant, toi, fit-il en le désignant, tu rentres chez toi et tu n'es autorisé à rendre visite à ma fille qu'à partir de trois heures. Pas de négociation possible.

Voilà comment je passais ma matinée et mon après-midi … seule. Au moins, comme disait Edward, Charlie avait appris la nouvelle. Mouais … Et pas de la meilleure manière.

A trois heures tapantes, Edward frappa – pour la deuxième fois de la journée – à la porte. Mais il n'eut pas fait deux pas que Charlie arriva. Ok. Pour le baiser, on repassera.

A ma plus grande surprise, mon père lui proposa de rester manger. Ce qu'Edward s'empressa d'accepter. Ce qu'il ignorait sans doute, c'est que mon père allait lui faire passer un interrogatoire en bonne et due forme.

Nominé pour le prix du meilleur père hyper protecteur : Charlie Swan !

Tout y passa : l'âge et le travail de ses parents, ses ambitions professionnelles, sa future fac, leurs lieux de vacances, ses précédentes petites amies (je tiquais un peu sur le sujet), ce que faisait sa sœur, le sport …

– Tu as eu ton permis ?

– Oui Chef Swan.

– Du premier coup ?

– Tout à fait.

– Et c'est quoi ta voiture ?

– Une Volvo C30 T5.

Charlie laissa échapper un sifflement d'admiration.

– Joli modèle.

Tout le repas se déroula de cette manière. Je crois même qu'à un moment, le sujet des animaux de compagnie et de la couleur de sa tapisserie furent abordés. Le repas enfin terminé, Charlie débarrassa ses couverts et allant s'asseoir dans le sofa du salon pour allumer la télévision.

– Ça va ? demandais-je à Edward.

– Ton père n'est pas si terrible que ça. J'avais pensé que ça serait pire. Si on met de côté l'aspect « Touche-pas-à-ma-fille », il a même l'air plutôt sympa, chuchota-t-il dans mon cou alors que je grattais une assiette dans l'évier.

Bientôt, les voix des commentateurs d'un match retentirent de l'autre côté de la cuisine.

– Charlie ? C'est du baseball ? demanda Edward en haussant la voix.

– Yep, confirma celui-ci, toujours vautré dans le canapé.

– Tu appelles mon père Charlie ? m'étonnais-je à voix basse.

– Tu n'as pas entendu ? Il m'a dit de laisser tomber le « Chef Swan » à la fin de toutes ses questions, chuchota-t-il.

– Reds Sox contre Mariners, annonça mon père du salon, les pieds sur la table basse, fixant avec attention l'écran plat

Edward se détacha de moi.

– Seattle mène ? s'enquit-il en partant dans le salon pour aller rejoindre mon père sur le sofa.

– Evidemment.

Je sortais de la cuisine, mes mains mouillées tenant un torchon. J'étais estomaquée.

– Et la vaisselle ? Vous croyez qu'elle va se faire toute seule ?


* L'histoire du chat est vrai et s'est réellement passée. Le matou ne tient en effet plus sur ses pattes. Ce n'est pas moi qui ai fait le coup. Mais n'essayez pas de faire la même chose tout de même ! Lya-Mae, si tu passes par là, tu te souviendras sûrement de qui nous avait raconté cette histoire, quand et où !

Voilà le chapitre 25 !

Bon alors, je vais revenir sur la réaction de Charlie. Il récupère sa fille presque adulte et lui la voit encore comme sa petite fille. Il pense aux besoins et aux envies de Bella comme ceux d'un jeune enfant, pas comme ceux d'une jeune fille. Bella lui aurait dit qu'elle allait jouer dans le bac à sable, ça ne l'aurait pas perturbé plus que ça. Mais là, quand elle lui annonce qu'elle sort avec un garçon, ça lui paraît tellement incongru, et bien qu'il en est mort de rire. Il est donc normal qu'il prenne ça pour une bonne blague.

Il y avait un peu de tout dans ce chapitre. Je voulais absolument aborder le problème « Charlie » ainsi que l'affaire des photos, parce ce concours traînait un peu dans les tiroirs. Prochain chapitre consacré entièrement à la mission commando.

Attention, *Tatadadam* c'est l'heure de la minute : « Joue avec moi » ! Proposé gracieusement par Pride-and-Prejudiceee !

Imaginez que vous êtes à Londres en ce jour d'automne (oui, j'ai décidé que c'était l'automne. Vous et vos ami(e)s avez décidé de visiter ou de revisiter la ville à fond. Tout y passe : Big Ben, London Eye, Soho, … Vous utilisez les bus à impériale ou encore les fameux taxis noirs londoniens. Le soir venu, vous décidez de vous rendre dans un pub. On vous vante les mérites d'un près de Saint James' Square. Vous entrez, vous installez. La salle est presque remplie, l'ambiance chaleureuse. Un gars monte soudainement sur le bar et annonce que ce soir est une soirée karaoké. Super (à vous de mettre de l'ironie ou pas). Tou(te)s vos ami(e)s y passant et c'est donc à vous de monter sur la petite scène. Vous tenez fermement le micro dans vos mains, soit parce que vous êtes déterminée, ou parce que vous êtes terrifiée. Vous attendez que le titre de votre chanson s'affiche sur l'écran. A ce moment, plusieurs options s'offrent à vous. Choisissez celle que vous désirez. Soit :

Le thème de la soirée karaoké s'affiche alors. Vous n'y aviez pas fait plus attention avant. Chansons Inuit. Chouette (ironie of course). Alors : TAPPEZ DU PIED !

Vous allumez le micro, et là, un drôle de grésillement se fait entendre. La salle est maintenant plongée dans le noir : le compteur vient de sauter. Et vous, vous restez plantée là, toute seule, sur scène. Génial. Alors : FRAPPEZ DANS VOS MAINS !

Le titre de la chanson apparaît sur l'écran : Breathe Me de Sia. Vous soufflez un coup et attendez que les premières notes de la musique sortent des enceintes. Mais rien ne se passe. Cependant, les paroles s'affichent elles. Tant pis, vous vous préparez à chanter a cappella. Mais au moment où vous vous apprêtez à débuter, les premiers accords de la mélodie se font entendre derrière vous. Lentement, toujours en chantant (je précise que vous connaissez les paroles par cœur), vous vous tournez pour voir d'où elles viennent. Stupeur, vous n'aviez pas remarqué le piano noir à queue dans un des coins de la scène. Et le pianiste n'est autre qu'Edward Cullen. Il relève la tête et vous adresse un sourire doux, vous incitant à continuer votre chanson. Vous continuez, sans parvenir à vous détacher de ses yeux verts saisissants. Alors : CLIQUEZ SUR REVIEW !

Libre à vous d'aller le rejoindre dans les loges après pour le remercier … Celles qui le désirent peuvent éventuellement remplacer Edward Cullen par Robert Pattinson ou même se faire accompagner par les deux au piano ...

Je rappelle bien entendu que vous pouvez remplacer cette chanson par une autre. C'est juste que j'aime particulièrement Breathe Me …

Encore un grand merci à Pride-and-Prejudiceee pour m'avoir suggéré l'idée !

Je risque de ne pas poster de façon régulière pour des tas de raisons. Je préviens juste pour que vous ne soyez pas surpris(es)

Passez une bonne semaine et à bientôt pour le prochain chapitre !

xxx

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