Bonjour,

Encore un vendredi et encore un nouveau chapitre ! Et la fin de la guerre en prime avec un 100% Draco.

Par contre j'ai une mauvaise nouvelle pour vous : j'ai déjà prévu le chapitre suivant et je suis en cours d'écriture du 27 mais je vais être très limite pour le 28 (celui du 25 avril). Après je serais en vacances, officiellement pour réviser mes partiels, donc ça ira. J'ai des dossiers à rendre avant les vacances donc je ne pourrais pas beaucoup avancer. Au pire je vous posterais un demi-chapitre ?

Mais on en est pas encore là et je continue à avoir de nouveaux lecteurs donc merci aux nouveaux… et je suis très heureuse de voir mes lecteurs habituels qui sont plus nombreux chaque semaines : Loupiote54, Aurelie Malfoy, HermyBella, draymi0ne-f0r-ever, Miiia, Samyye33, hp-drago, Charliee3216, lyrmia, Heriei, Miiia, et saroura92.

Nadra : Merci beaucoup pour ce compliment, je suis contente que tu aimes toujours l'histoire. Tu as raison pour Rigel j'aurais dû écrire étoile et non constellation, Naos est aussi une étoile. Je poste tous les vendredis soirs pour ne pas vous faire trop attendre )

Bisous à tous, bonne lecture :)

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Résumé des chapitres précédents : Nous sommes le 16 septembre, date de la bataille finale. Draco, Harry, Ron, Fred, George et tous les autres membres de l'Ordre du Phoenix sont à Poudlard après l'annonce par Severus Rogue que l'heure de la bataille les opposant à Lord Voldemort. Après 6 heures de combats Draco s'est retrouvé face à son père qui lui a entaillé le bras profondément, l'envoyant directement à l'infirmerie.

Fin de la guerre

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Rappel : Draco vient d'être rapatrié à l'infirmerie après un duel contre un mangemort durant la bataille.

- J'ai reçu un doloris et j'ai l'avant bras droit ouvert, rien de très grave, dit Draco d'un air fier.

- Grave ou non c'est à moi de le décider.

- Et l'infirmière disparut dans un pop caractéristique de transplanage. Mais le transplanage n'était-il pas impossible dans l'enceinte du collège ?

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- Mme Pomfresh ? demanda Draco dans le vide.

Il n'avait tout de même pas rêvé, l'infirmière de l'école se trouvait devant lui à l'instant, lui demandant de se calmer le temps qu'elle effectue son diagnostic. Et elle avait disparue.

- Ginny ? cria-t-il.

La rousse arriva en courant, des cheveux s'étaient échappés de sa queue de cheval et son visage était rouge.

- Quoi ? Tu vois bien que je suis occupée !

- Je crois que Mme Pomfresh a disparu. Elle était là et n'y était plus l'instant d'après, comme un transplanage ou un portoloin.

- Tu penses à un portoloin d'urgence ? interrogea la rousse.

- Peut être, en tout cas tu te retrouve seule !

- Mais je ne connais pas la moitié des sorts de guérisons ! s'affola Ginny. Et je ne sais pas quelle potion est utilisée pour quoi. Pour les diagnostics c'est encore pire, je ne supporte pas la vue du sang !

- D'accord, soigne-moi et je vais t'aider. J'ai besoin d'une potion contre le doloris, c'est la verdâtre en haut à gauche de l'étagère, celle dans un flacon triangulaire. Merci mais avant il faut que tu referme mon bras, il y a du sang mais je ne peux pas le faire seul. Vas-y doucement, tu approches ta baguette de la plaie et tu prononce « Claudere ». Ferme d'abord le fond de la coupure et ensuite la surface, continue même si je hurle. Tiens-moi s'il le faut ok ?

Ginny le regarda droit dans les yeux et hocha la tête. Elle eu quelques ratés qui le firent hurler de douleur pour rien mais referma délicatement son avant bras, ne laissant qu'une cicatrice rosée et boursouflée qui demeurerait sans doute visible. Ceci fait, Ginny s'affala sur son lit à ses côté, épuisée. Draco ne doutait pas de la concentration extrême que la rouquine avait mise à le soigner du mieux qu'elle pouvait, mais il ne pouvait la laisser affalée à rien faire. Il la remercia, but sa potion antidouleur et la pressa de se reprendre. L'infirmerie était à eux et trois nouveaux patients étaient arrivés après Draco sans que personne ne s'en préoccupe.

- Ginny debout ! On est seuls maintenant et je ne peux pas me servir de ma baguette avec mon bras droit alors je te dis quoi faire et tu le fais d'accord ?

Ginny Weasley le regarda d'un air terrifié et absolument pas « d'accord », mais acquiesça en sachant très bien qu'elle n'avait pas réellement le choix.

Leur premier patient était un homme d'une cinquantaine d'année dont la chemise sans doute blanche auparavant était à présent couverte de sang. Sitôt qu'elle l'eut vu, Ginny couru vers les lavabos de la salle pour s'asperger le visage. Draco soupira et retira le plus précautionneusement possible la veste et la chemise de l'homme. Sous sa chemise il découvrit que la blessure était beaucoup moins impressionnante qu'il ne l'avait cru, car la grande majorité du sang ne venait pas de lui.

Avant que Ginny ne revienne, le blond retira la chemise poisseuse et frotta le tour des coupures qui traversaient le torse de l'homme avec son bras valide. Il fit en sorte que le moins de sang possible ne soit visible pour que sa partenaire puisse être concentrée sur son travail.

Ginny referma une par une chacune des coupures sur le torse de son patient grâce au sort utilisé plus tôt sur Draco. Pendant ce temps Draco était allé chercher une potion de sommeil et une potion calmante.

- Ginny ! Elles sont où les potions de sommeil ? Tu sais c'est une potion bleu foncé très liquide.

- Elles sont dans le bureau mais on n'en donne pas. Si on doit fuir d'ici il faut que tout le monde soit réveillé. Tu te vois porter trente personnes pour passer la cheminée ? Moi pas !

Draco se retourna surpris du ton tranchant employé par la jeune fille, mais celle-ci avait déjà repris son travail comme si de rien n'était. Sa remarque était pertinente et logique il n'y avait rien à ajouter.

Il amena donc au patient une simple potion calmante.

Le second patient était un jeune homme dont la plupart des os étaient déboîtés. Il avait sans doute mal alors Draco lui donna une double dose de potion antidouleur avant d'expliquer le sort adéquat à Ginny qui était étonnement attentive. Quoique le contexte avait sans doute beaucoup à voir avec son attention. Ginny s'entraînait à remettre des choses à leur place sur des morceaux de parchemins déchirés quand un nouveau patient entra, soutenu par Tonks qui hurlait :

- Poppy ! Venez vite ! Poppy bon sang venez où il va y passer !

Les deux « infirmiers » se retournèrent rapidement, terrorisés à l'idée d'avoir la vie d'un grand blessé entre leurs mains. Tonks soutenait Fred Weasley qui semblait effectivement très mal en point. Le jeune roux ne tenait plus debout, il pendait lamentablement au bout de son bras que Tonks maintenait autour de son cou. Sa robe de sorcier avait disparu à l'exception d'un morceau de manche noir, et sa chemise était elle aussi en lambeaux. On aurait pût croire qu'il avait croisé un ours lors d'un camping improvisé entre amis sauf qu'au milieu de cette guerre la seule raison possible à son état portait le nom de Fenrir Greyback.

En voyant son ami dans cet état Draco se repassa en deux secondes les moments passés avec lui ces quatre dernières semaines : avec son frère ils avaient changé ses cheveux de couleur, puis l'avaient invité à se joindre à eux, avaient passé de très longues soirées à rire et discuter ensemble. Les deux frères faisaient partie des seuls à oser lui adresser la parole à son arrivée dans le manoir Black. Très vite Draco se rendit compte que pour aider son ami il ne pouvait pas compter sur les extraordinaires talents de Mme Pomfresh et que Ginny allait avoir besoin de lui pour ne pas flancher.

Ginny de son côté était sous le choc. Après avoir vu George venir sans son oreille elle avait immédiatement pensé à son frère Fred, car les deux jumeaux ne savaient se battre qu'ensemble et n'étaient pas très doués. Ils avaient beau être des stratèges hors normes quand il s'agissait de monter des farces, ils n'attaquaient jamais pour faire du mal. Leur mère ne pouvait même pas leur donner la tâche de dégnommer leur jardin sans que les deux finissent par soigner chaque gnome visé ! Si l'un des deux finissait à l'infirmerie elle savait que l'autre allait le suivre, et elle avait eu raison mais elle ne s'attendait pas à le voir arriver si mal en point.

Nymphadora était une amie de longue date des jumeaux, elle avait déposé Fred sur un lit et regardait maintenant les deux jeunes encore sous le choc :

- Oh, on se réveille les gosses, elle est où Poppy ?

- Elle n'est plus là, répondit Draco.

- Comment ça elle n'est pas là?

- Je venais d'arriver quand elle a disparu sous mes yeux. C'est Ginny qui m'a soigné et maintenant on s'occupe de ceux qui arrivent. Qu'est ce qui lui est arrivé, Greyback ?

- Vous ne savez pas où est Poppy ? Ok… oui c'est Greyback, je ne sais pas si il s'est fait mordre ou juste attaquer je l'ai retrouvé comme ça. Il vient de perdre connaissance, faites ce que vous pouvez. Moi je dois y retourner on circule dans le château à la recherche des mangemorts restant, ils se terrent ces rats ! Au fait Draco on a eu ton père, il a faillit tuer Harry.

- Merci Nymphadora, vous avez bien fait pour mon père. Entre la mort et Azkaban je préfère qu'il soit mort ! On s'occupe de Fred, vas-y.

Tonks grogna un peu à l'entente de son prénom mais elle était contente que son cousin ne lui en veuille pas pour son paternel. Malgré tout ce qu'il lui avait fait elle craignait que Draco ne tienne encore à lui comme quand il était jeune.

Draco couru vers le lit blanc sur lequel reposait Frederick Weasley, son pouls était faible mais le jeune homme était heureux de le sentir entre ses doigts. Ginny se défigeât seule et vint le rejoindre aux côtés de son grand frère. Elle n'osait pas le toucher mais Draco voyait qu'elle écoutait tout ce qu'il lui disait « son pouls est régulier », « il nous faut des serviettes propres pour le laver et y voir plus clair », « pas de potions tant qu'on se sait pas si il a été mordu ».

- Ginny écoute-moi s'il te plaît, on va le sortir de là d'accord. C'est mon ami je ne le laisserais pas mourir ! J'ai besoin que tu le déshabilles complètement parce que je ne peux pas le faire d'une seule main et il est trop lourd pour ma main droite. Pendant ce temps je vais chercher tout le matériel.

Il laissa sa partenaire se charger de la phase déshabillage en espérant qu'elle ne tombe pas sur quoi que ce soit de choquant pour elle. Il fallait faire vite et il le savait Greyback ne laissait jamais d'humains vivants derrière lui quand il attaquait, alors soit Fred était un loup garou, soit Greyback n'avait pas pût finir de jouer avec lui. Dans les deux cas son cas était grave.

Une fois ses vêtements retirés et sa peau lavée à l'eau, les blessures de Fred apparurent. Comme Draco le pensait, le jeune homme avait été mordu plusieurs fois, Greyback voulait sans doute le tuer pour s'être autant acharné sur lui. Ses bras étaient couverts de coupures que Ginny avait commencé à refermer avec soin et son torse était marqué de brûlures de plusieurs sortes que le blond identifia comme de la magie noire. Pendant près d'un quart d'heure les deux « infirmiers » stérilisèrent, refermèrent des coupures ou des morsures et appliquèrent des pommades sur le corps de Fred.

Puis ils le laissèrent dormir et s'occupèrent des nombreux autres patients arrivés.

Au bout d'un temps indéfini Draco s'aperçut que les lits étaient tous pleins. Les membres de l'Ordre continuaient d'arriver à l'infirmerie mais il ne savait plus où les mettre. Sans s'en rendre compte il s'était habitué à s'occuper en chaîne des nouveaux arrivants et à pratiquer les mêmes soins sur tous : déshabillage, remise en place des os, coupures, brûlures, potions, déshabillage, remise en place…

En réalité cela faisait trois heures et une vingtaine de patients qui s'étaient enchaînés quand la porte s'ouvrit encore, laissant apparaître une vieille femme et un couple.

- Mme Pomfresh ?! Mais où étiez-vous passée ? Vous avez disparu plus de… je ne sais pas combien de temps !

- Je le sais Mr Black. Qu'est ce qu'il s'est passé ici ?

- Heureuse de vous revoir Poppy, enchaîna Ginny avec un sourire qui lui mangeait le visage. Draco et moi avons pris votre relève comme on a pût pendant votre absence. Est-ce que vous pouvez venir voir mon frère Fred, c'est le cas le plus grave. Avant c'était Mr Libert mais il est mort il y a une heure.

- Bien sûr je vais voir, qu'est ce qu'il à eu ? Mr et Mme Thruston vous pouvez repartir depuis la cheminée je vous remercie de m'avoir raccompagnée jusqu'ici.

Les Thruston firent comme Poppy le leur disait en pestant contre ces cheminées à sens unique pendant que Ginny expliquait chacune des blessures de Fred.

- Votre travail est très bons les enfants, je vais vérifier si vous n'avez rien oublié mais vous lui avez probablement sauvé la vie sinon il serait déjà mort. Débarrassez-moi des lits, tous ceux qui peuvent bouger vont s'installer sur les lits de camp de la grande salle. Ici ils encombrent pour rien ! ordonna l'infirmière, de retour chez elle.

20 heures plus tard – Dans la grande salle.

Tous les membres de l'Ordre du Phoenix étaient affalés aux quatre coins de la pièce, certains dormaient, d'autres gémissaient, d'autres encore parlaient de tout et de rien. L'armée de Dumbeldore avait perdu quarante deux des leurs, soit à peu près un dixième de leur effectif, dans les combats. Seules trois personnes étaient décédées à l'infirmerie, les autres avaient simplement été touchées par le sort de mort.

Le combat en lui-même avait duré un peu moins de huit heures, les troupes de Voldemort avait été décimées par les pièges signés Weasley puis les face à face meurtriers avaient débuté. C'est durant ce laps de temps qu'une grande partie des blessés avait subit les mauvais sorts, et c'est aussi durant ce laps de temps que l'infirmerie avait été désertée pendant trois heures par Mme Pomfresh.

Au bout de huit heures les groupes de Mangemorts avaient tout à coup reculé. Harry avait fini par rencontrer leur Maître et il l'avait vaincu, ils avaient tous dû le sentir au travers de leur horrible tatouage. Un jeu de cache-cache dans le château avait ainsi débuté, les Mangemorts tentaient de sortir sans repasser par les endroits qu'ils savaient piégés et les équipes de combattants de l'Ordre tentaient de les rattraper en passant par les passages secrets appris par cœur. Les équipes de l'Ordre étaient moins nombreuses mais se relayèrent régulièrement pour pouvoir se reposer, ce qui n'était pas le cas des groupes Mangemorts qui étaient eux-aussi debout depuis plus de vingt heures.

Sur un lit de l'infirmerie trois jeunes discutaient, l'un avait les cheveux roux, un autre était blond platine et le troisième, qui était allongé dans le lit, avait les cheveux noirs.

- Et maintenant on va faire quoi ? Franchement les gars, j'ai plus envie d'être auror ! avouait Harry en triturant un coin du drap blanc entre ses mains.

- Moi c'est simple je veux juste m'amuser et sortir faire la fête pour les dix prochaines années ! rit Ronald. Et toi Draco ?

- Tu m'appelle par mon prénom maintenant Weasley ?

- T'as sauvé la vie de mon frère et soigné vingt autres membres de l'Ordre alors je n'ai pas le choix, et puis je te fais confiance maintenant.

- J'étais avec Ginny pour soigner les gens, pas tout seul. Qui te dit que ce n'est pas elle qui m'a obligé à le faire?

- Je connais ma sœur Black, elle a dût tourner de l'œil à la première goutte de sang. Je ne dis pas qu'elle n'est pas impressionnante quand elle veut, mais pas quand il y a du sang ! sourit Ron.

- C'est vrai, elle a faillit vomir quand on a dût s'occuper de notre premier blessé, rit le blond. Mais après ça allait, je crois qu'elle a vaincu sa peur pour Fred. Je ne sais pas ce que je vais faire, mais je vais devoir bosser parce que je n'ai plus l'argent des Malfoy. A moins que ce soit pour ça que mon père m'a donné la chevalière, vous croyez que ça veut dire que j'ai à nouveau accès aux propriétés Malfoy ?

- C'est possible, admit Harry. Sinon tu viendras vivre chez moi, je ne vais pas te laisser mendier dans la rue. Hein Ron ? Colocation à trois ?

- Ouais ! cria Ron en brandissant son poing en l'air. Les trois moustiquaires, comme chez les moldus !

- Les trois mousquetaires Ron ! explosa de rire Harry.

- Il faudra que j'aille voir ma mère avant mais je suis partant. Je ne veux plus vivre au manoir Malfoy de ma vie entière et je vous rappelle qu'on a un autre objectif à atteindre maintenant, dit Draco en pensant à la lettre toujours cachée dans la poche intérieure de sa cape.

Draco sourit légèrement en pensant qu'il ne lui manquait plus qu'Hermione pour que son avenir soit heureux. Il avait des amis, un peu fous et idiots mais sympas quand même, et un lieu chaleureux où vivre.

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Alors vous pensez quoi de ce chapitre? Il n'est pas trop sanglant et un peu bisounours parce que je n'ai voulu tuer personne :D

Une idée sur cette future colocation qui commence la semaine prochaine?

DANS LA SUITE : RETOUR DU 50% DRACO - 50% HERMIONE, LA VIE DE TOUS LES JOURS REPREND SES DROITS.

Audelie