Hello !

C'est le dernier gros chap', et je pense que ceux qui ont vu l'extrait du blog doivent être pressés de le lire ;).

Je pense que le titre parle de lui-même, non ? :p

Bonne lecture !


Scène 95. Narration.

Allen passa le reste de la journée à dormir, probablement une façon pour son organisme de récupérer.

Patient, Kanda ne quitta pas son chevet, allant tout de même chercher à manger, se retrouvant avec un énorme plateau de bouffe préparé avec amour par Jerry, à cause duquel il ne dut qu'à sa connaissance des lieux et sa dextérité le fait de ne pas se manger un mur ou faire tomber les abondantes victuailles.

L'oméga dévorait tout ce qui était mis à sa portée, comme un ogre des montagnes affamé, avant de se rendormir comme un loir. La double comparaison était bel et bien de mise.

C'était plutôt calme, si Kanda était amusé de sa proportion à devenir réactif pour la nourriture pour ensuite perdre toute énergie. Il n'y avait, cependant, rien de plus naturel. Pour sûr, les chaleurs l'avaient épuisé. Le Japonais se couchait à ses côtés, lisant pour sa part ou faisant une sieste, car il avait aussi été fatigué par tout ça. D'une façon différente.

Gérer la restriction de soi, prendre soin de l'autre et leurs multiples échanges sexuels, ça faisait beaucoup. Pas qu'il s'en plaignait, pour ces derniers, enfin, une période de chaleur était quelque chose de très particulier.

Le lendemain, tout allait bien, et ils purent recommencer à vaquer à leurs occupations. Allen rougissait un peu quand il croisait le regard du kendoka, celui-ci savait que ça lui passerait. Ils avaient passé une grande étape, et l'avaient réussi avec brio.

Leurs mains liées lorsqu'ils sortirent de la chambre le lendemain pour aller déjeuner en fut une parfaite illustration.

Scène 96. Narration mixte.

Allen était dans la chambre de Lenalee, avec Lavi. Ils s'y étaient réunis pour discuter tranquillement de ses chaleurs, l'oméga leur ayant révélé qu'il avait plein de choses à leur raconter, et là, personne ne risquait de surprendre leur conversation ainsi que de les interrompre. Les adolescents se jaugeaient du regard avant que Lavi ne pose la question fatidique :

« Ça s'est bien passé ? Tu nous as fait peur, au début. Tu étais vraiment apeuré. Yû nous donnait des nouvelles, mais bon… »

Le visage rosissant, l'oméga approuva d'un mouvement de tête.

« Très bien. Kanda a été vraiment adorable. Je vous cache pas que j'ai eu assez mal au ventre et que ça me faisait bizarre, mais il a pris soin de moi, et ça m'a suffi.

—On est content pour toi. »

Ses deux amis lui souriaient tendrement. Lenalee le fixa, paraissant hésiter, suite à quoi elle changea une œillade furtive avec Lavi.

« Vous l'avez fait… ? »

Allen secoua la tête doucement.

« Non. Il a préféré qu'on attende pour après, que je sois redevenu moi-même, et c'est de ça que je voulais vous parler. Je vous avais déjà dit que j'étais prêt avant mes chaleurs. Ça m'a aidé. Durant tout le temps où il s'est occupé de moi, il a été tellement…, » il devenait petit à petit cramoisi, « tendre avec moi, que j'en ai encore plus envie. Je ne veux plus attendre. Je veux coucher avec lui ce soir. »

Sa détermination était parfaitement audible. Lavi demanda :

« Tu lui as dit ?

—Pas encore, ce matin on a déjeuné ensemble, et il est allé s'entraîner. On a pas trop eu le temps d'en parler, et hier j'ai dormi toute la journée, alors... »

Il se gratta la tête, comme embarrassé. Lenalee lui sourit.

« C'est bien que tu sois prêt, mais tu es vraiment sûr que tu veux le faire ce soir ? Tu bloquais beaucoup, Allen, et tu viens d'avoir tes chaleurs. Même si tu es plutôt sûr de toi, laisse passer un jour ou deux, non ?

—Je pense que c'est bon, je n'ai pas besoin d'attendre plus. Puis, ça fait quelques mois entre nous, je pense que ça devient réellement sérieux. » Le jeune Walker se passa la langue sur les lèvres. « En plus, j'ai été très frustré par les chaleurs… J'ai envie de lui. »

Lavi et Lenalee ricanèrent gentiment, de même que le blandin, si ses joues demeuraient cuisantes. Son portable vibra alors. Un message de Kanda. Allen leur fit signe qu'il allait répondre.

Bakanda : Je sors de la salle de sport, tu veux passer l'après-midi avec moi, Moyashi ?

Moyashi : Je suis avec Lavi et Lenalee, je te rejoins quand on a déjeuné tous les trois

Bakanda : Tu vas bien depuis ce matin ? Pas de vertiges, ni de malaise ? Ça peut arriver

Moyashi : Non, ne t'inquiète pas ! :) On se voit plus tard ! :)

Bakanda : Fais attention à toi

Moyashi : Promis ! *cœur*

Allen n'obtint pas de réponse. Montrant à ses amis leur conversation, il eut droit à deux regards attendris et étonnés.

« Eh bah, Yû a vraiment changé avec toi, c'est le total opposé de la façon dont il te parlait au début.

—Je suis contente qu'il ait changé, » remarqua Lenalee, « même avec nous, il est plus ouvert… »

Le maudit hocha la tête.

« Vous voyez bien. »

L'œil ourlé de malice, Lavi rit.

« Ah, notre petit Allen va devenir un homme !

—La ferme ! » s'agaça le blandin tandis que Lenalee donnait un coup de coude au rouquin.

Ils changèrent bientôt de sujet, et Allen se sentait réellement bien. Ses chaleurs n'avaient pas été qu'une partie de plaisir, mais ça aurait pu être bien pire. Il en était ravi, ça avait réellement fait mûrir ses résolutions. Il avançait vers ses résolutions beaucoup plus confiant et enhardi.

Scène 97. Narration.

Allen rejoignit Kanda pour méditer avec lui après avoir déjeuner avec ses amis. Il détestait ça, soyons honnête. Il ne le faisait que pour passer un peu de temps avec Kanda, qui ne serait pas ouvert à la conversation avant d'avoir eu sa dose de méditation journalière.

Il devait avouer qu'il avait, aujourd'hui plus qu'à l'accoutumée, un mal fou à se concentrer. Ses yeux demeuraient résolument ouvert, à regarder le nez droit de l'alpha et ses traits enjôleurs, son dos et ses bras musclés. Bon sang, qu'il avait envie de se lover contre lui, là, maintenant, et d'être sous lui, de la manière la plus complète. Il ne plaisantait pas quand il avait révélé à ses deux comparses avoir été frustré. Kanda sentait bon, aussi. Une odeur largement aussi attirante que sa personne.

L'oméga se rendait compte qu'entre ses jambes, son sexe commençait à réagir aux stimulations visuelles. Il essayait de se calmer et de faire le vide, sans succès aucun. Peut-être était-ce aussi un effet des chaleurs récentes. Peut-être que c'était seulement la conséquence de son désir qui augmentait.

Un afflux de sang lui montait au visage, jusqu'à ses oreilles qu'il sentait bouillante. Il déglutit difficilement. Le Japonais allait se rendre compte de quelque chose avec tout ça. Celui-ci finit par se tourner vers lui, la face exaspérée :

« Qu'est-ce que t'as ? »

Le blandin eut une petite moue, lui-même agacé par la violence des sensations en lui.

« J'arrive pas à me concentrer.

—J'vois ça, ouais. T'arrête pas de me mater. »

Là, Allen glapit presque, la bouche ouverte comme un imbécile, se fustigeant mentalement.

« T'as remarqué ?

—Difficile de ne pas le faire. »

Kanda ricanait, comme amusé. L'Anglais soupira.

« J'ai hâte que la séance de méditation se termine, je l'admets. J'ai envie de faire autre chose.

—Tu peux sortir si tu veux, j'te rejoindrai tout à l'heure. Pourquoi tu me regardais comme ça ?

—Parce que tu es vraiment beau. »

L'alpha s'arrêta de rire. Allen le regardait droit dans les yeux, sans défaillir, imperturbablement sérieux. Il dut quand même esquisser un ricanement devant son expression étonnée.

Kanda entreprit de se pencher sur lui, coupant son rire à son tour en lui volant un baiser. L'oméga s'accrocha à ses lèvres lorsqu'il voulut se dégager, et passa les mains derrière son cou, pour mieux le rapprocher. Il ne contrôlait plus ses envies, n'ayant aucune envie de les maintenir. Son corps se serra bientôt contre celui de Kanda, ne lâchant ses lèvres que pour s'assoir entre ses jambes croisées. Il dominait le baiser, le brun lui accordant le contrôle en répondant par une main possessive sur ses hanches. Allen avait exactement la même emprise sur lui. Il finit par rompre le baiser, descendant dans le cou de l'alpha, baisant la chair à sa portée, ses mains ourlant déjà le bas de son débardeur.

Il était excité, et il se fichait complètement de l'endroit où ils étaient. Visiblement pas Kanda, puisque celui-ci l'arrêta.

« On est dans la salle de méditation, n'importe qui pourrait entrer. »

Ces paroles calmèrent un peu Allen. Il s'arrêta et se redressa sur ses genoux, embarrassé.

« Désolé, je m'emporte un peu…

—Les effets des chaleurs n'ont pas totalement disparus, hein ?

—Pas tellement, non. »

L'oméga l'étreignait toujours, osant un petit rire qui secouait ses épaules.

« On va dans la chambre ? » proposa-t-il à Kanda.

Ce dernier fronça les sourcils.

« Tu fous ma séance de méditation en l'air, Moyashi.

—Oui, » concéda Allen en levant les yeux au ciel, « mais ce n'est pas en vain. Je veux qu'on le fasse. M-Maintenant. »

Kanda comprit à sa face rougissante. Il le toisa.

« Tu es sûr ? C'est pas les hormones ?

—Non, ce n'est pas les hormones. Rappelle-toi ce que je t'ai dit y a deux semaines. Kanda, s'il te plaît. J'ai envie de toi. »

L'alpha eut une sorte de rictus qui n'avait rien de moqueur, très doux, et qui surprit Allen. Il toucha sa joue gentiment, et le poussa à redescendre au sol.

« Si c'est ce que tu veux. »

Le blandin sourit, se faisant vite rattraper la gêne :

« Hm, ça va faire un peu niais, ce que je vais dire, mais je voulais faire ma première fois avec quelqu'un d'important. Tu l'es. Alors je sais que tu as déjà de l'expérience et que ce n'est pas ta première fois, mais j'espère que pour toi aussi, c'est pas rien. E-Enfin, j-e –

—Rappelle-moi depuis combien de temps on est ensemble ? » le coupa brutalement Kanda alors qu'il bégayait.

L'oméga rougit.

« Quatre mois et demi. »

L'alpha eut un rictus.

« Si c'était rien pour moi j'aurais brusqué les choses et je serais pas resté aussi longtemps, du con. Je t'aurais pas non plus dit que je t'aimais. Faut tout t'expliquer, t'es un vrai gosse. »

Il lui lança un regard moqueur de côté. Allen s'insurgea, réellement vexé :

« Excuse-moi d'avoir voulu exprimer ce que je ressens, connard ! »

Kanda leva les yeux au ciel, comprenant que ses paroles avaient irrité son petit-ami. Il devait être un peu stressé par les hormones et sa décision, ce n'était sûrement pas le moment.

« C'pas ça, je dis juste que c'est évident, Baka Moyashi. » Ça ne parut pas calmer le maudit, aussi, il se corrigea et posa une main sur sa joue : « T'en fais pas, c'est pas rien pour moi.

—T'es quand même un connard.

—Et toi un petit con. »

Allen grommela qu'il n'était pas petit et avant qu'il ne reparte dans les tours, Kanda lui sourit. Il se pencha pour déposer ses lèvres sur les siennes, le contact paraissant cette fois-ci apaiser le plus jeune.

« Allons-y. »

L'oméga hocha la tête en souriant lui aussi. Il tenta de lui rendre son baiser, mais Kanda lui colla une pichenette sur le front, moqueur.

« Contiens-toi, Baka Moyashi. On ne va pas faire ça dans la salle de méditation, calme tes ardeurs.

—Mes ardeurs sont très calmes, Bakanda ! J'allais juste t'embrasser ! »

Sa moue boudeuse tira un sourire à Kanda, lui s'irritant.

Malgré son impatience, l'oméga se tint en effet tranquille. Ils marchèrent jusqu'à la chambre de Kanda, la sienne sentant encore trop les phéromones au goût de l'alpha, qui préconisait une atmosphère plus saine, moins chargée pour une première fois.

Allen se fiait à lui, écoutant docilement, car dans cette situation, il ne pouvait pas tellement faire autrement. Ajouté à cela qu'il ne trouvait rien à redire. Il faisait souvent frais dans la chambre de Kanda, plus que dans la sienne. Avec la chaleur qui émanerait d'eux, ce serait potentiellement agréable. Il n'avait plus peur et il n'appréhendait plus, cependant, il se demandait avec confusion à quoi ils ressemblaient pour ceux qui les croisaient dans les couloirs. Comme une sorte de peur puérile que leur dessein puisse se lire sur leurs visages.

L'Anglais n'y fit cependant pas attention et glissa sa main dans celle de l'épéiste. L'emprise ne lui fut pas dérobée, il était accepté. Ça lui suffisait pour se rasséréner.

Ils arrivèrent vite à la chambre de Kanda, y entrèrent et refermèrent la porte promptement. Allen alla s'assoir sur le lit, défaisant sa veste d'uniforme de doigts un peu tremblants par la gêne. Kanda ne tarda pas à venir à côté de lui, saisissant son poignet.

« Te dessape pas de suite. Je t'enlèverai tes fringues. »

Allen haussa un sourcil.

« Et si j'ai envie de le faire moi-même ?

—Tu peux aussi, mais t'sais qu'y a pas besoin de se précipiter. On va s'exciter un peu, comme d'hab. »

L'oméga hocha la tête, reconnaissant sa maladresse. Il rit un peu :

« Désolé. C'est comme la première fois où on s'est touché, je ne sais pas comment commencer, et je suis tellement stressé que je vais trop vite.

—C'est normal que tu sois paumé, souviens-toi de nos conversations. Je guiderai pour cette fois. Tout va bien se passer. »

Allen prit sa main et se rapprocha de lui pour un câlin.

« Je sais. On peut… ? »

Il ne perdait quand même pas le nord.

Les mains de Kanda sur son bassin approchèrent son corps du sien, et Allen se laissa embrasser. Il rendit immédiatement le baiser, l'approfondissant, comme il le faisait toujours dès que Kanda embrassait le premier. Il essaya d'oublier qu'ils allaient littéralement coucher ensemble, se concentrant sur l'échange érotique, l'amorce de préliminaires qu'ils avaient fait tant de fois, y compris pendant ses chaleurs où se retenir de plus avait été tellement difficile pour lui. Kanda baisa sa joue, le coin de sa bouche, le bout de son menton, dessous, pour aller à cet endroit qu'il ne détestait pas tant que ça entre son épaule et sa nuque.

Son ventre se tordait sous le bien-être. Allen décida de ne pas être en reste. Après tout, il initiait de plus en plus quand ils s'en tenaient aux attouchements, et sa fierté lui soufflait de ne pas être totalement inactif, s'il savait que Kanda pourrait le comprendre. De plus, il avait envie de toucher Kanda.

Ses mains se mirent bientôt en mouvement, caressant le torse de l'alpha au travers de son t-shirt, l'ourlant pour y introduire ses caresses à même la peau. Kanda le laissait faire, revenant attraper ses lèvres, qu'il mordilla fermement, faisant gémir Allen qui lui envoya un regard courroucé avant de faire de même. Ils eurent deux rictus joueurs, similairement. Ce genre de taquineries leur plaisait. Au travers de son pantalon, les mains de Kanda étaient posées sur ses cuisses, et les massaient du genou jusqu'à l'intérieur, ce qui le fit hoqueter silencieusement. L'une d'elles se posa au niveau de son entrejambe, qu'il massa, celle-ci s'éveillant bien vite au toucher expert.

Si Allen était parfois embarrassé de son manque d'expérience, dans ces moments-là, il était content de celle de Kanda. Les sensations qu'il lui apportait étaient réellement plaisantes, et enfin de compte, il n'était plus si apeuré que ça à l'idée de le décevoir, vu qu'il avait fini par devenir familier avec tout ça. Ça ne devrait pas être si différent une fois que Kanda serait en lui. L'oméga glissa ses doigts au niveau des tétons de l'alpha, qu'il s'amusa à agacer en même temps que Kanda pétrissait son pantalon. La bosse de son érection devenait de plus en plus réactive. Il finit par gémir suite à un mouvement trop prononcé. Contre son oreille qu'il léchait, Kanda gémissait lui aussi.

Ça partait plutôt bien, il devait le reconnaître.

Enfin, Kanda le fit se reculer. D'une main habile, il saisit le deuxième bouton de sa veste d'un air provocant :

« Tu retires tes fringues, ou j'le fais ? »

Allen soutint son regard. Il bomba le torse et écarta les jambes en soumission silencieuse – qui n'en était peut-être pas réellement, lui adressant un sourire narquois :

« Fais-le, si tu y tiens tant que ça. »

Sans lui répondre, Kanda s'appliqua à faire sauter les boutons à un à un, la veste s'ouvrant sur un t-shirt blanc, qu'il ourla pour le lui ôter, ébouriffant sa tignasse du même acabit au passage. Il joua à l'ébouriffer, s'arrêtant en lui collant un baiser sur le front. Allen rigola et se calma quand Kanda entreprit de masser son torse nu, de ses clavicules au milieu de son ventre, ses paumes allumant un brasier en lui. Cela lui coupa le souffle. Il sentit son pied gauche tiré, Kanda lui arrachant sa botte ainsi que sa chaussette qui vola dans la pièce, rejoignant la veste et le t-shirt, bien vite, le pied droit eut son sort. Ne restaient que le pantalon, que Kanda déboutonna adroitement, rasant son sexe érigé au travers du caleçon, qui suivit bientôt le reste de ses habits. Allen se retrouva nu, offert, se sentant étrange vu que cette fois, il savait qu'ils ne s'arrêteraient pas.

Le sentiment se stoppa quand il vit que Kanda s'apprêtait à se déshabiller lui-même. L'oméga l'arrêta, lui adressant un rictus pour le moins décidé malgré sa timidité :

« Je veux le faire pour toi, comme tu l'as fait pour moi. »

L'alpha ricana.

« Tch. Vas-y. »

Allen répéta le même manège que le kendoka, appréciant sa docilité. Tout en lui enlevant son t-shirt, il fut contraint de se lever, parce que Kanda était plus grand que lui, même assis, et il s'était bien foutu lui, Allen l'incendiant du regard en conséquence. De devant le lit, il en profita pour le faire se tourner et lui détacha les cheveux.

Kanda ne râla pas, s'il lui lança un regard surpris par-dessus son épaule.

Le maudit haussa les épaules.

« Tu es simplement magnifique quand ils sont lâchés. »

De nouveau, pas de réponse. Néanmoins, Kanda s'allongeait sur le lit, à l'horizontale du matelas, lui laissant le loisir d'enlever son pantalon, ainsi que de prendre l'ascendant sur son corps. D'une certaine manière, il se soumettait à lui. Allen jugeait cela agréable, parce qu'il n'agissait pas comme un alpha qui forçait sur son statut pour obtenir le contrôle. Il le laissait libre d'agir ou de ne pas agir. Ça l'aidait à prendre confiance, en plus de son attitude rassurante.

Alors Allen monta au-dessus de lui. Il martelait son cou de baiser, revenant vers son torse musclé, léchant ses tétons bien pointés, massant ses flancs. Kanda avait la bouche entrouverte, et s'il ne gémissait pas encore, son souffle qui s'emballait était le témoin de son excitation. Descendant à son bas-ventre avec la ferme intention de lui faire une gâterie, Allen lui baissa son pantalon et le caleçon dans un même mouvement, découvrant sa verge à moitié érigé. Il embrassa son bas-ventre, sa langue léchant le pubis, juste au-dessus de la toison qui s'y trouvait, et il le prit en main, avant d'approcher sa bouche. Kanda lui caressa la tête, le laissant faire.

Il lui avait répété plusieurs fois qu'il n'était pas obligé de le faire depuis qu'Allen avait essayé. Si le blandin n'avait franchement pas aimé avaler, il aimait bien lui faire plaisir, et ayant reçu cet acte lui-même, il se rendait compte à quel point c'était bon. Il ne voyait pas de raison d'en priver son partenaire. Il l'engloutit à moitié, ayant du mal à le faire entièrement, et le pompa tout en exerçant un mouvement de bas en haut sur son membre de la tête. Kanda s'agrippa aux draps, se mordant la lèvre, ce qui l'encouragea à continuer.

Allen avait chaud, et il avait de plus en plus envie. Le goût sur sa langue n'était pas des plus exquis, mais pas dérangeant. Il s'appliqua, s'enorgueillissant des réactions de l'alpha.

Le liquide pré-éjaculatoire gagnait lentement sa bouche. Il était proche. Le brun le repoussa d'une main sur le crâne.

« M'fais pas jouir, c'est de toi qu'on va s'occuper d'abord.

—Comme tu veux. »

Allen s'essuya la bouche en rougissant, reprenant place sur le lit. Kanda finit d'enlever entièrement ses vêtements, sous l'œil excité du blandin.

Une fois nu tous les deux, ça semblait encore plus concret, se disait Allen.

Ce n'était définitivement pas la première fois, entre leurs masturbations mutuelles et leurs douches ensemble, mais mince… L'oméga se sentait de nouveau gagné par un embarras qu'il se força à ignorer. Kanda vola ses lèvres avec douceur, sa grande main chaude courant le long de ses flancs pour revenir à son torse, Allen rendant les caresses comme le baiser, se laissant acculer. Il appréciait la prévenance de l'alpha et sa douceur. Kanda ne mit que peu de temps avant de le prendre en main. Il lui infligea un mouvement de pompe, suivant par d'autres de plus en plus rythmé. Allen comprenait qu'il voulait le faire jouir, il lui avait déjà dit que ça l'aiderait pour la suite d'avoir un orgasme lors de la première fois.

Il s'abandonnait, appréciant de se sentir parcouru de baiser, caressé, aimé. Il se débrouilla quand même pour infliger à son tour une caresse sur le sexe de l'alpha, qu'il masturba en se synchronisant sur son rythme. Le kendoka grogna qu'il était têtu, mais le laissa faire. Allen sourit dans leurs baisers.

Quand tout devint trop intense, l'Anglais rejeta sa tête en arrière et dut arrêter ses mouvements. Il leva les mains, s'offrant aux sensations de plaisir qui l'accueillaient, gémissant le nom de Kanda sans pudeur, ou du moins assez peu pour l'ignorer.

Il sentit les tiraillements dans son ventre devenir plus intenses. Pourtant, à son tour, Kanda s'arrêta avant que la jouissance ne le gagne.

Il se marrait face à sa frustration visible.

« Tu te rappelles de ce que je t'avais promis ? Que je te boufferais et que tu me supplierais ? » Allen eut les yeux ronds, et quelque chose en lui s'agita de bien-être à l'idée. « Retourne-toi. »

Kanda s'était, techniquement, déjà exécuté lors de ses chaleurs. La sensation avait été tellement intense que le symbiotique avait joui en très peu de temps. Il se jeta presque contre l'oreiller, avec trop de docilité pour que ce soit innocent, si bien que le Japonais rit. Son rire eut beau agacer Allen, il préféra se taire, ne voulant pas que Kanda change d'avis.

Les baisers reprirent de l'arrière de sa nuque à ses omoplates, dévalant dans son dos de même qu'un doux frisson enveloppa tout son corps. De ses mains, Kanda écartait ses fesses, introduisant deux doigts à la rencontre de son intimité déjà prête.

« J'crois qu'on aura pas besoin de rajouter du lubrifiant, si tu continues à mouiller comme ça, susurra Kanda contre la peau de ses reins.

—Est-ce que tu peux te la fermer, Yû ? »

Délibérément, Allen l'appelait par son prénom. Après tout, dans ce genre de moment, ça lui semblait important. Un baiser éclot sur une de ses fesses.

« J'ai pas envie. J'aime te taquiner. »

L'oméga se tut, refoulant l'agacement qui le saisissait. Il sursauta. La langue de Kanda traina, fraîche, le long de son coccyx, et fondit entre ses fesses. Elle ne mit pas longtemps à taquiner ses glandes sensibles, Allen agrippant l'oreiller à deux mains pour ne pas crier. Il avait cru que l'intensité était due à ses chaleurs, il n'en était rien. Quelques mouvements de langues habiles le rendirent déjà transpirant et frémissant. Les picotements de plaisir le traversaient depuis cet endroit jusqu'à son sexe, le plaisir vif le mettant au tapis. Il avait tellement chaud, c'était tellement bon… Sans oublier qu'il n'était pas très loin de l'orgasme quand le brun s'était arrêté, il ne tiendrait pas le coup éternellement.

Kanda n'avait pas eu tort. Il voulait qu'il le prenne, à chaque seconde un peu plus. C'était déstabilisant, ça lui faisait bizarre à cause de l'inconnu, mais il en avait envie. Soudain, la langue taquine lui envoya une décharge dans tout le corps. Il poussa un gémissement suraigu, un rire lui faisant écho. Kanda était visiblement fier de son petit effet.

Allen déglutit, tentant de sauver l'honneur :

« Te marre pas, Bakanda ! C'est pas drôle- Oh, merde… ! »

Kanda ne s'arrêtait pas, léchant avidement, Allen se renfonçant dans l'oreiller, ne boudant pas son plaisir. Entre deux succions, Kanda finit par reprendre sa respiration.

« J'me moque pas, t'inquiète. T'es juste trop mignon. »

Visage sanguin, Allen se bénit de pouvoir enfoncer la tête dans l'oreiller et que l'alpha ne voit pas à quoi il ressemblait à l'instant même.

Les mouvements de sa langue reprirent, elle se faufilait entre les divers petits bouts de chairs et finit par pénétrer son anus. Elle n'allait pas loin, mais la sensation était agréable. Sa bouche l'embrassait, ses mains pressaient ses fesses sans douceur mais sans trop de fermeté. Quand Kanda ressortit sa langue pour faire le tour de l'anneau de chair, il éjacula violemment, son corps se raidissant sous la pression de l'orgasme. Allen haletait et avait soudain froid. Tout ses sens étaient dispersés.

Kanda baisa l'une de ses fesses et remonta jusqu'au haut de son dos, se plaçant juste à côté.

« J'te laisse te remettre et on continue ? Tu le sens toujours ? »

Même désarçonné par son orgasme intense, Allen leva les yeux au ciel. Comment Kanda croyait-il qu'il allait changer d'avis…

« Qu'est-ce que tu crois, Bakanda ?! » attaqua-t-il justement. « Je sais ce que je dis !

—Tu peux toujours te rétracter, je préfère demander. »

L'oméga trouva la force de se retourner. Il secoua la tête gentiment.

« J'adore la façon dont tu es doux et gentil avec moi, mais j'ai pas besoin que tu t'en fasses autant, ça va.

—Et tu râles quand j'te taquine, faut savoir.

—Parce que tu dis des trucs embarrassants, Bakanda ! Mais j'ai encore envie, et ça me dérange pas tant que ça ! »

Il l'avouait, finalement. Le brun en sembla satisfait.

« Très bien. Alors dans quelle position tu veux te mettre ? »

Allen vint chercher sa main, avec laquelle il joua un peu.

« Qu'est-ce que tu conseilles ? J'avoue que j'aimerais bien voir ton visage quand…

—Ce qu'est le plus pratique, c'est que tu te mettes à quatre pattes et que je te prenne comme ça. Mais tu te sentiras sans doute exposé, y en a qu'aiment pas, et tu me verras pas. Sinon, tu pourrais te mettre à califourchon sur moi, mais je te le déconseille tant que t'es pas plus expérimenté, pour le nouage, y aura pas moyen d'adoucir vu que j'aurais moins de contrôle sur les mouvements, t'aurais super mal. Tu peux aussi te mettre sur le dos, en missionnaire, mais faudrait que tu lèves les jambes et c'est peut-être pas super agréable pour tout l'acte au début. »

Allen réfléchit.

« Lever les jambes me gêne pas, je suis assez souple.

—Ouais, mais le temps que t'arrives à jouir et que je me noue à toi, tu peux douiller, et après, on passerait dix minutes comme ça. »

Le plus jeune déglutit.

« Dix minutes, carrément ? J'avais entendu que ça pouvait être moins long.

— À chaque fois que je l'ai fait ça a duré dix minutes. En général j'évitais, même avec la capote, ça fait trop intime, mais y en a qu'aiment ça et c'est agréable pour un alpha. » L'oméga rougit, opinant. « Sinon, ce qui serait peut-être le mieux, c'est qu'on se mette en cuillère. Selon l'angle qu'on prend, on pourra se voir et s'embrasser, et je sentirais plus facilement si tu te crispes, comme je serai collé à toi. »

Allen acquiesça. L'idée lui plaisait bien, ça semblait plutôt rassurant, comme position. Ni oppressant, ni trop distant.

Kanda se rallongea sur son flanc, lui faisant signe de se coller dos à lui. Allen s'exécuta, sentant sa chaleur et sa peau douce. L'alpha le fit pivoter, lui soulevant une jambe qu'il passa au-dessus de son bassin, le tenant à moitié retourné, le dos callé contre lui. Cette position parut confortable au maudit, qui ne pipa mot en voyant que Kanda se mettait à caresser son pénis pour raviver son érection. Il se pencha sur son oreille, l'embrassant juste en-dessous.

« Là, comme ça tu vois ce que je fais. T'es bien ?

—Oui, ça me va parfaitement. »

Ils s'embrassèrent tendrement.

« Je vais d'abord te branler un peu, et quand t'es dur, je te mets mes doigts. Histoire de te préparer, puis on pourra commencer.

—Ok. »

Allen était désireux, ainsi qu'impatient.

Ce ne fut pas long, encore une fois. Il ne tarda pas à sentir le bien-être traverser son sexe, ainsi, Kanda faufila sa main derrière son dos. Ses doigts le pénétrèrent, Allen ne bronchant pas car il commençait à être habitué. Kanda finissait toujours par trouver ce point en lui qui lui faisait voir des étoiles et se tortiller pour plus. Si ses doigts lui faisaient tant de bien, il imaginait, non sans une certaine avidité, que son membre lui ferait un meilleur effet.

Le plaisir grimpait, encore et encore. La chaleur en lui, le souffle de Kanda contre sa peau, son torse chaud… Allen eut, une fois de trop, la sensation qu'il ne voulait plus attendre.

« Y-Yû, je suis prêt. Je te veux en moi. »

Avec sa pudeur, ce n'était résolument pas facile pour Allen Walker de dire de tels mots. Cependant, c'était bien ce qu'il ressentait. Avec courage, il tenait à le dire clairement.

« J'ai une capote, et du lubrifiant, si tu veux, » offrit Kanda. « Je sais que je suis clean, je me suis toujours protégé avec mes plans-culs et j'ai fait un test au cas où. Je peux la mettre si ça te rassure, je m'en fous.

—Je pense que ça va aller, » sourit Allen, « de mon côté, il n'y a jamais rien eu, alors… On verra pour le lubrifiant. »

Un nouveau baiser éclot sur ses tempes.

Kanda souffla un 'ok' et souleva sa jambe, lui demandant de tenir en place. Le blandin voyait sa main entre leurs deux corps, guidant son pénis jusqu'à son entrée. Il la frotta de son gland, Allen se mordant la lèvre à la sensation qui n'était pas déplaisante. Il appréhendait un peu la pénétration, cependant, l'épéiste ne se précipitait pas. Il poussait légèrement, pour le dilater, excitant ses sens mis à rude épreuve. De ça, le plus jeune était reconnaissant. Kanda était définitivement un amant soigneux.

Enfin, celui-ci parla :

« Je vais y aller, Moyashi. Si ça ne va pas, tu dois me le dire immédiatement. Si tu te sens mal à l'aise, que tu veux arrêter…

—Je sais, » coupa Allen, gentiment agacé, « je sais. Je te le dirais. Tu me dis ça depuis le début. Et je suis Allen.

—Tch. Je préfère faire gaffe. »

Allen rit, son regard s'ourlant de plaisir.

« C'est pas la première fois que je te le dis mais tu es adorable, Yû. »

Le susnommé sembla rougir.

« La ferme. »

Sa main se raffermit sur sa hanche, l'autre guidant son sexe. Il cajolait la peau. L'embarras était de nouveau là, aussi, Allen détourna les yeux. Il prit une inspiration, se tenant prêt à sentir la douleur de la pénétration, mais la voix du brun retentit, le faisant sursauter :

« T'es magnifique, tu l'sais, Allen ? »

L'oméga vira complètement cramoisi, et chez lui, il n'y avait pas place au doute. Il ne comprenait pas ce compliment.

« Tu m'as déjà vu nu, hein…

—Ouais, et à chaque fois t'évite mon regard, mais y a pas de raison. J'adore ce que je vois, Moyashi.

—Continue à m'appeler par mon prénom, Bakanda ! »

Allen serra l'oreiller avec son poing, décidant d'apprécier malgré sa gêne.

Maintenant, il sentait le gland de Kanda avancer entre ses chairs. Ce fut étrange en premier lieu, mais il pensa que ce serait supportable. Jusqu'à ce qu'il commence à s'avancer en lui. Il ouvrit grand les yeux, tout son corps se contractant, sa main se crispant sur l'oreiller. L'alpha s'arrêta immédiatement. Ses lèvres se posèrent contre sa joue, et Allen tourna légèrement la tête, sifflant entre ses dents. Il chercha à ce que les lèvres de Kanda rencontrent les siennes. Le baiser le rassura un peu, après quoi il se dégagea, lui faisant signe de continuer.

La tête de Kanda se posa contre la sienne. Son nez frottait contre le sien. Allen se sentit bien lorsque ses lèvres l'embrassèrent de nouveau.

L'insertion fut longue, et douloureuse. Chaque poussée de l'alpha lui causait des frissons étranges, et la sensation d'être lacéré intérieurement le déroutait. Il sentait la force de la tension interne lui embrouiller la tête. Des petits gémissements naissaient, qui n'étaient dû en rien au plaisir. Kanda demeurait patient et attentif, Allen ne pouvait pas le lui reprocher. Il lui avait même proposé d'ajouter du lubrifiant, ce que l'Anglais avait fini par accepter. De son côté, il évitait de trop craindre la douleur, car il le voulait toujours autant, et car il savait que c'était normal. Il était aussi honnête, sa propre main se posant sur la hanche de Kanda pour tenter le réguler quand il souffrait. Kanda se calait sur son rythme, se fiant à la pression qu'il exerçait sur lui pour le pénétrer.

Allen eut l'impression qu'un temps infiniment long s'était écoulé avant que Kanda ne soit entièrement à l'intérieur. Son cœur battait à la chamade, il ne savait pas s'il allait réussir à le regarder dans les yeux après cet instant si gênant…

Le Japonais prit possession de ses lèvres. Allen gémissait faiblement contre lui, toujours dérouté par la sensation étrange dans son intimité, et à la fois aux prises avec un désir étouffé par la douleur, certes, toutefois bien présent.

« Est-ce que tout va bien ?

—C'est… bizarre. Mais je veux continuer.

—Ok. J'irais doucement. » Allen hocha la tête, ses doigts caressant sa hanche, imitant les gestes réconfortant de Kanda. Par ça, il voulait lui montrer qu'il avait confiance. « Continue à me donner le rythme. »

Souriant, le maudit accepta. C'était si étrange de sentir Kanda en lui, mais il avait le sentiment que c'était la bonne chose, il ne regrettait pas. S'offrir physiquement à un autre l'avait longtemps dérangé, effrayé. Ce n'était plus le cas. Pas avec son fichu Bakanda.

Les mouvements reprirent, doux, mais toujours curieux. Allen serrait les dents les premiers instants, la difficulté à respirer croissant en lui. Kanda s'arrêtait souvent, ne cessant d'être attentif, affectueux – il l'embrassait toujours et s'était remis à caresser son pénis, laissant en effet Allen lui imposer son rythme en pinçant sa hanche s'il accélérait encore trop.

Au bout de quelques instants, ce ne fut plus aussi désagréable.

La masturbation que lui offrait son amant et son rythme doux, très progressif, en lui, le calmaient. Il était toujours désarçonné par la force de la sensation, toujours mis au tapis par la pression, mais d'une manière appréciable et plaisante. Il ressentait toujours de la douleur, mais à ce moment-là, c'était le plaisir qui l'emportait. Allen limitait de moins en moins Kanda, qui resté calé sur le même rythme, le faisant passer avant. Allen en était frustré, d'un certain côté. Il aurait voulu que Kanda prenne autant de plaisir que lui. Sauf qu'il se doutait que s'il y avait été un peu plus franchement, il aurait eu bien trop mal. Ils le savaient tous les deux.

Les sensations étaient tellement intimes, tellement profondes et déstabilisantes, qu'il ne pouvait que gémir, n'ayant même plus la force de protester quand Kanda trouva intelligent de lui vanter son intérieur serré. Sérieusement ! Allen était gêné, mais aussi excité. Il décida de céder à son contentement du fait que son partenaire apprécie d'être en lui.

Bientôt, Kanda eut un mouvement un peu plus prononcé. Allen lâcha un cri malgré lui. Il venait de se cogner à sa prostate si sensible, et sa main s'était accélérée sur son sexe. Il s'était contracté, aussi, Kanda étouffa un râle de plaisir.

Ils échangèrent un regard, et continuèrent sur cette lancée. Le Japonais continuait de privilégier son rythme, le symbiotique se sentant petit à petit glisser sur la pente de l'orgasme. Il ne pensait même plus au nouage, à la douleur qui viendrait ensuite, tout ce qu'il voulait, c'était jouir. Il avait même envie que Kanda jouisse en lui.

Sa main était posée sur la hanche de Kanda, l'autre agrippait les draps, celle de Kanda au travail sur son pénis, il gardait proche de lui, son autre main caressant son corps. Allen gémit entre ses dents, une sorte de petit pleur aigu, signe qu'il n'en avait pas pour longtemps. Un baiser de l'alpha sur son cou le fit frissonner de la tête au pied, alourdissant son émoi.

« Tu me dis quand tu jouis, » chuchota difficilement Kanda.

Allen allait opiner, et tout implosa en lui par surprise. Il éjacula, son intérieur frappé d'un à-coup bien placé. L'intensité des doubles stimulations le fit se contracter, oublieux de tout le reste. Il jouit d'un orgasme renversant, sur un long gémissement. Kanda lui fit écho. Il continuait de bouger, prolongeant son plaisir.

Alors qu'Allen commençait à haleter, il lui demanda :

« Tu veux que je sorte, ou que je me noue à toi ?

—Quoi ?

—Je suis pas obligé d'éjaculer en toi, si t'as eu trop mal. Je peux jouir dans ton dos, me branler un coup. Bref, cracher ailleurs. »

Allen secoua la tête. Il avait envie que Kanda se noue en lui. Comme il l'avait dit, c'était quelque chose d'intime, et cette intimité-là, il la désirait vraiment.

« S'il te plaît, Yû. Fais-le.

—Ok, alors tiens-toi prêt. Je vais essayer de faire aussi doucement que possible pour le nouage. »

L'Anglais hocha la tête.

« Mords-moi, aussi.

—T'es sérieux ? »

Kanda le fixait sans comprendre.

« Bakanda, je veux que tu sois entièrement mon alpha. Mords-moi. »

Ses yeux bleus sombres le sondèrent. Allen ne flancha pas. Il eut un petit rire nerveux :

« Enfin, si tu veux de moi comme oméga.

—C'est pas ça le souci, Allen, vraiment pas. »

Ils se sourirent et se réembrassèrent. Kanda accéléra un peu ses mouvements de bassins, Allen les accusant sans se plaindre, d'autant que ce n'était pas si déplaisant. Quand il atteignit un suffisamment bon rythme pour se mettre en condition d'orgasme, il ralentit, procédant très lentement. Allen sentait quelque chose se passait, comme si l'excroissance de chair au bout du gland se libérait, le pénis le pénétrant plus loin à chaque secondes. Il frémit un peu, ce n'était pas réellement ce qu'on pouvait appeler agréable, mais il sentait qu'il devait passer par là.

Kanda poussait en lui de plus en plus. Allen gémit, l'alpha s'excusant. Il secoua la tête, mais à ce moment-là, une douleur aigue le pétrifia… Bon dieu. Son souffle fut court. Ses mains s'agrippèrent aux draps, son corps tremblant un peu, et ses yeux ouvert sous la surprise – en lui, le sexe de l'alpha avait donné un coup en avant, et son nœud venait de… Putain, ça faisait mal. Il retint son juron en se mordant la lèvre, peinant à garder son calme alors qu'il se sentait empli jusqu'au fond de lui-même. Si loin, si profond. C'était déstabilisant. Sa tête tournait comme s'il avait de la fièvre. Ça le tiraillait et le lançait désagréablement. Kanda évitait de bouger, pourtant, il ne réussissait pas à garder son calme.

« Oh mon dieu… »

Une petite larme coula de ses yeux, il se contint, aidé d'un baiser de l'alpha.

« J'suis désolé, j'ai essayé de faire doucement.

—C'est pas grave, je le savais que j'aurais mal de toute façon. Je ne te le reproche pas. »

Kanda déposa un doux baiser sur ses lèvres, essuyant ses larmes d'un pouce. Allen fut surpris du geste, mais rougit de bien-être. Enfin, si on oubliait sa douleur.

« Respire bien et calme-toi. Je vais éviter de bouger jusqu'à ce qu'on soit dénoué. T'as très mal ? »

Allen voulut nier, mais il savait que ça ne servait à rien de mentir dans cette situation. Il haussa donc faiblement les épaules.

« Un peu, ça va passer.

—Attends, je vais essayer d'enlever de la pression. »

Se disant, il se décala d'un demi-millimètre, essayant de moins s'appuyer sur Allen, qui lui offrit un regard un peu paniqué, craignant que cela n'augmente son mal-être. Il y eut un tiraillement léger, ça ne changea pas grand-chose, mais Allen était peut-être un tout petit peu moins dérangé.

Il sentit Kanda soulever une de ses fesses et éloigner sa tête pour regarder. Il blêmit.

« M-mais qu'est-ce que tu fais ?!

—Je regarde si tu saignes beaucoup. Je peux sentir l'odeur. T'es sûr que t'as pas trop mal, Moyashi ? »

L'oméga fronça les sourcils.

« Ça saigne tant que ça ?

—Non, c'pas alarmant, mais je préfère demander. »

Allen haussa encore une fois les épaules.

« Ça va un peu mieux. T'as bien fait de bouger. Et appelle-moi par mon prénom ! »

Kanda acquiesça. Il passa un bras possessif autour de sa hanche, nichant sa tête dans son cou, geste qui attendri Allen autant qu'il le surprit.

« Tu veux que je morde maintenant, ou tu préfères qu'on soit dénoués ?

—Maintenant. Je veux être lié à toi. »

La permission lui étant accordée, Kanda glissa sa tête au milieu de sa nuque, à l'endroit si sensible qu'Allen avait du mal à définir s'il aimait être embrassé ou même caressé ici. Il ne dit rien, cette fois. Les dents de l'alpha s'enfoncèrent dans sa chair. Allié à la sensation en lui, il sentit une nouvelle larme couler, mais il sourit.

Kanda l'avait mordu. C'était une tradition un peu vieux jeu, peut-être, mais de cette façon, l'alpha et l'oméga scellaient leur relation. Dans le temps, l'oméga était considéré comme marqué, il héritait de l'odeur de l'alpha et était considéré comme sien, ça valait un mariage. Avec la société moderne, il arrivait que des couples le fassent sans aller jusqu'à le considérer aussi sacré, et c'était un lien qui pouvait être rompu. Un oméga pouvait avoir plusieurs marques, et certains alphas acceptaient d'être marqués, si c'était quelque chose qui faisait débat, ce qu'Allen ne comprenait pas tellement. Il avait aussi envie de mordre Kanda, quand ils seraient dans une meilleure position.

Ce dernier lécha la plaie jusqu'à ce qu'elle ne saigne plus, et ils se regardèrent amoureusement.

Leurs visages se penchèrent l'un vers l'autre, et leur baiser fut passionné. Il se mua en étreinte, douce ainsi qu'aimante. Ils restèrent un moment comme ça, dix minutes qui semblèrent longues à un Allen furieusement gêné d'être ainsi nu, les jambes écartées avec son membre en lui – quand ils étaient en plein acte, c'était moins gênant, mais là, rien ne le distrayait du sentiment d'être totalement offert… il en était cependant heureux, comme il appréciait de sentir les bras de Kanda l'étreindre et sa chaleur corporelle.

Enfin, Allen sentit la pression en lui s'alléger. Il ne put retenir un soupir de soulagement. Kanda se retira précautionneusement.

Ils s'espacèrent. Effectivement, une belle tâche de sang colorait le lit. C'était vrai qu'il avait pas mal saigné.

« C'était comment ? » demanda le kendoka, visage concerné.

Allen se doutait qu'il s'inquiétait encore pour lui.

« C'était génial, rassure-toi. J'ai même envie de recommencer.

—Maintenant ? » s'étonna Kanda. « Alors qu'on vient de se nouer ? »

Allen se gratta l'arrière du crâne, comme embarrassé.

« Ouais. J'ai vraiment envie.

—T'es sûr de toi, Allen ?

—Oui. »

Comme pour illustrer son propos, il se dressa pour venir l'embrasser. Fondant dans son cou, il chuchota :

« J'aime quand tu m'appelles par mon prénom, Yû. » Ce dernier grommela quelque chose entre ses dents. « Au fait, tu acceptes que je te morde ? »

À nouveau surpris, Kanda le toisa. L'espace d'un instant, Allen fut plongé dans le désarroi, ayant peur qu'il refuse. Son petit-ami haussa cependant les épaules.

« Ouais, vas-y. »

Joyeux, Allen préféra l'embrasser d'abord.

Ils renouvelèrent l'expérience deux fois avant de s'écrouler comme deux limaces en fin d'après-midi, contents d'eux, et ne se réveillant qu'aux environs de minuit, le ventre qui criait famine et le cerveau en lambeaux.

Ils en rirent, comme les adolescents amoureux que leur histoire leur permettait d'être au milieu d'un monde qui semblait n'être que peu propice à de telles attendrissements. Pourtant ils étaient là, alpha et oméga, liés et heureux.

Scène 98.

Le soir, Allen et Kanda mangent au réfectoire, seuls. Pas de Jerry, c'est Kanda qui cuisine, et tandis qu'Allen patiente, un peu inconfortable sur le siège suite à la douleur du nouage, il joue avec son téléphone – tout en fusillant de temps en temps Kanda du regard, bien au fait de son agitation et de sa raison, lui adressant des œillades mi-satisfaites, mi-inquiètes, mi-goguenarde. Les trois à la fois, il n'y avait que lui pour maîtriser un tel cocktail.

Il remarque alors une suite de messages dans sa conversation de groupe avec Lavi et Lenalee, arrivés pendant qu'ils dormaient.

Lavi : Alors Allen, cette après-midi avec Yû ?!

Lenalee : On veut savoir !

Lavi : Allen ?

Lavi : Si tu réponds pas je suppose que vous êtes occupés…

Lenalee : Sois pas si lourd ! Allen, ne fais pas attention !

Lavi : A mon avis il doit pas être très en état de faire attention, si tu vois ce que je veux dire ;) hein mon petit Al ? :p

Lenalee : Lavi, fous lui la paix un peu -_-

Lavi : Dixit celle qui débarque en criant 'on veut savoir !'

Lenalee : J'ai bien le droit d'être curieuse ! Allen répondra s'il le veut :)

Lavi : Faux-jetonnn ça t'intéresse autant que moi !

Lenalee : Tais-toi Lavi -_-

La conversation s'arrête sur ça. Allen lève les yeux au ciel.

Allen : J'étais en train de dormir, je n'ai pas vu vos messages, et avant que vous ne demandiez, oui, on l'a fait (Lavi, tu es le roi des lourdingues)

Allen : Enfin bref, on l'a même fait trois fois… C'était vraiment bien, si vous voulez tout savoir, et on est liés

Lenalee : C'est super ! Je suis trop heureuse pour vous !

Lavi : Idem ! Excuse la question, mais t'as pas trop souffert, avec le nouage ? Et la morsure ?

Allen : Comme dirait Yû, j'ai douillé. Sérieusement, j'ai eu l'impression qu'on m'arrachait quelque chose, mais ça faisait moins mal la troisième fois

Allen : La morsure était pas grand-chose à côté du coup :')

Lenalee : En même temps c'est normal, avec la déchirure pour rentrer dans le col, il fallait se douter que tu aurais ce genre sensation

Allen : Je sais, mais je me doutais pas que le fait d'être noué ferait aussi mal, et ça a duré dix minutes en plus, j'ai cru que j'allais étouffer tellement j'avais du mal à respirer ^^' heureusement que Yû était doux

Lavi : Tu l'appelles Yû maintenant :p ? Mais tu m'étonnes que t'aies eu mal, le nouage ça met du temps à passer crème, t'as déjà de la chance d'avoir eu moins mal au bout de trois fois !

Allen : C'est sûr. Et je crois qu'on va le refaire, enfin, j'ai un peu mal, mais j'ai envie… Sinon, oui, je l'appelle par son prénom ! Il râle plus, j'en profite ;)

Lenalee : Tu laisses libre court à tout ce que tu as retenu pendant tes chaleurs on dirait x')

Allen : Arf t'y mets pas aussi Lenalee x') mais c'est un peu ça je crois x)

Lavi : Bon ben on va te laisser mon petit Allen, je vais rejoindre Komui pour ma part, encore félicitation pour ton lien et éclate-toi bien avec Yû ;)

Lenalee : Je vais faire un facetime avec Road avant de dormir je crois :) ! Je suis contente pour toi que tout se passe bien, en tout cas !

Allen : Merci à vous, vous êtes mignons ! :)

Allen arrête la conversation ici.

Kanda lui demande pourquoi il rougissait comme un malade devant son téléphone avant de leur servir une assiette de pâtes carbonara, un plat simple, et Allen rougit encore plus. Il explique que Lavi et Lenalee sont venus aux nouvelles, et Kanda râle que ça ne les regarde pas. L'oméga hausse les épaules. Ce sont leurs amis, c'est normal qu'ils soient curieux. Kanda n'a pas l'air de cet avis mais se tait.

Ils mangent, et Allen ne peut pas s'empêcher de regarder son amant avec envie.

Ils ne dormiront pas beaucoup cette nuit.

Scène 99. Narration.

Quelques jours plus tard.

Allen, Kanda, ainsi que Lavi et Lenalee, étaient attablés calmement dans la salle de loisir, un paquet de cartes en mains. Ils discutaient tous ensemble, à la fin d'une partie de Poker. Allen gagnait, évidemment, et Kanda était enragé parce qu'il perdait plus que tous les autres, ces deux-là passant leur temps à s'asticoter. Dire qu'ils étaient liés, ça faisait bien rire les deux autres. Lavi s'amusa à faire remarquer à Kanda que perdre était une curieuse tendance chez lui, ce qui lui causa de devenir pour le moins ronchon.

Lenalee en avait profité pour aborder un sujet qui ne risquait pas de mettre le kendoka de meilleure humeur.

Road la tannait pour refaire un bowling avec eux quatre au complet avant la fin de la semaine.

« Fais un effort, Yû, » risqua Allen, qui avait demandé explicitement l'autorisation à Kanda de l'appeler par son prénom, ayant bien dû batailler et s'étant vu assuré que ce n'était pas la fin des 'Moyashi' de son côté, s'il l'appelait beaucoup plus souvent par le sien, « tu l'as déjà fait une fois, ça a été !

—Non.

—Allez, Kanda ! » C'était Lenalee, cette fois. « Elle t'adore, je sais que c'est fou, mais elle y tient vraiment. »

Kanda fronça les sourcils.

« Non. »

Lavi soupira.

« Yû, Lena te lâchera pas, et Al' non plus. Dis juste oui, tu gagneras du temps.

—M'appelle pas comme ça, toi, l'lapin, et non. »

Ça semblait peine perdue, ils en avaient conscience tous les trois, pourtant, Allen et Lenalee comptaient insister. Lavi finit par reposer ses cartes et se lever.

« Bon, désolé, mais faut que j'aille voir Komui, je vais m'entretenir avec lui au sujet de ses dernières créations.

—Tch, grogna le kendoka, tu vas surtout t'faire sauter, avoue. »

Le borgne afficha un visage éberlué, même lui qui avait une répartie à toute épreuve était scotché. Allen et Lenalee étaient eux aussi très surpris.

« Je peux savoir pourquoi tu dis ça ? » Il toisa Allen, qui secoua la tête, signifiant qu'il ne lui avait rien dit. « Tu nous as déjà vu ou… ?

—Tu passes ton temps à parler de Komui, tu passes ton temps avec lui, et j'ai remarqué que t'avais du mal à marcher. J'suis pas Bookman mais j'suis pas con. »

Lavi venait de se prendre une belle douche froide.

« Ça se voit tant que ça ? Je suis si peu discret ? »

Son regard les englobait tous. Avant qu'ils ne puissent leur répondre, il se ressaisit.

« Faut que j'y aille. »

Il avait l'air plus gêné que mal, mais Allen s'inquiéta un petit peu. Lenalee les regarda tous deux, le départ en coup de vent de Lavi ayant laissé un froid.

« Eh bien… Tu l'as complètement mouché.

—Moi aussi je peux avoir de la répartie, » fanfaronna le Japonais.

Allen intervint :

« Blague à part Bakanda je pense que tu n'aurais pas dû dire ça, sa relation avec Komui est un sujet sensible. Il vit mal qu'ils doivent être discrets, et même si je crois que tu l'as surtout gêné, on sait jamais avec Lavi. Tu as un peu tapé où ça faisait mal. »

Lenalee eut un air contrit. Kanda resta en flottement un instant.

« J'ai merdé, c'est ça que vous dites ? »

La brunette et le blandin se fixèrent.

« Bah un peu… Mais si tu t'excuses je suppose qu'il ne t'en voudra pas. Tu ne savais pas.

—Voilà pourquoi ça me fait chier ces réunions de potes.

—C'est rien, Lavi va s'en remettre, » assura Lenalee, « on ira lui parler, Allen et moi, tu feras le reste plus tard. »

Le kendoka acquiesça, semblant tout de même irrité de la tournure des événements. Allen voulut changer de sujet :

« Bon alors, ce bowling ?

—Non. »

Bon, ils n'avaient pas l'air sortis de l'auberge…

À suivre...


Un chapitre plutôt doux/hot pour amorcer la conclusion de cette épopée... Allen et Kanda sont donc liés ! Que pensez-vous de ce petit lemon ? ;)

Le prochain chapitre sera plus un épilogue qu'autre chose, donc il n'y aura pas d'extrait sur le blog :). En revanche, je dois dire que j'ai une plutôt bonne nouvelle concernant cette fic', et je vous la dirais au prochain chapitre héhé.

Si le cœur vous en dit, vous pouvez quand même aller voir le blog, un extrait de fic que j'aimerais bien faire a été publié lundi ! (et il y en a plusieurs qui restent au stade de "potentiel", si jamais parmi vous certains auraient envie de voir les thèmes divers qui peuvent m'inspirer et ce que ça donne en écriture :D) Ou/et la page :). (Oui je fais ma pub en toute impunité maiiiis si je veux que ça attire du monde faut bien que j'en parle, CQFD xD)

Et demain, une nouvelle fic débarque ;).

Reviews sur tout ça ? :D N'hésitez surtout pas, échanger fait toujours plaisir :) !

Merci d'avoir lu !