Salut à tous ! Je vous souhaite une bonne année, pleins de merveilleuses choses à tous ! J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes. Me revoilà pour la suite de mon histoire, j'espère qu'elle vous plaira. Je suis aussi en train de plancher sur une fiction qui arrivera d'ici quelques temps. Bref, je vous tiendrais au courant. En attendant, je vous dis bonne lecture ! Bisous !

Emilinette : Je te remercie tout particulièrement pout toutes tes adorables reviews ( à nouveau ). Je tenais à te le dire encore ici parce que ça me fait vraiment plaisir, je suis heureuse de pouvoir parler, échanger avec toi. Tu me donne envie d'écrire plus vite et de poster plus vite, je te remercie pour tout ! Gros bisous à toi et profite bien ! )

« Tu as bien fait Marie, je vois que tu as de bons reflexes, c'est très bien. »

Pour toute réponse, je lui offre un sourire et viens l'étreindre puis je me tourne et embrasse doucement Drago avant de les détailler tour à tour. Drago semble plus maigre et un peu plus pâle que la dernière fois. Il ne sourit pas, reste de marbre. Je sais qu'il va me falloir un petit peu de temps pour qu'il s'en départisse mais malheureusement, ce temps, je ne l'ai pas. Ensuite, j'observe Severus. Ce dernier est bien plus maigre et plus pâle qu'avant. Son état est déplorable mais il tente de le cacher, je le vois. Il a mis d'épaisses couches de vêtements pour cacher sa maigreur mais je vois bien qu'il a maigri, je le connais assez. Il a besoin de se recharger et je compte bien l'aider même si je ne suis pas au top de ma forme. Je vais leur donner tout ce que j'ai. Parce que je les aime et qu'ils sont ce que j'ai de plus précieux dans ce monde. D'un geste vague de la main, je leur propose de s'assoir. Je ne sais ce que je peux leur dire. Que dire dans ce genre de situation ? Leur demander comment ils vont serait totalement bête…

« Je ne pensais pas vous revoir d'ici un moment », dis-je simplement.

Du coin de l'œil, je vois Drago contracter la mâchoire, qu'a-t-il ? Je ne dis rien mais continue à les observer. Il tourne rapidement la tête vers moi avant d'ouvrir la bouche.

« Nous dérangeons peut être ? Tu attends quelqu'un ? Ou peut être que ce quelqu'un est déjà là ? dit sèchement Drago.

- Euh… Non, pourquoi me demande-tu ça ?

- Pour rien.

- Drago…

- Rien ça va, je demandais juste », s'exclame-t-il avec humeur en se levant pour fouiller dans ma bibliothèque.

Je regarde Severus avec un air interrogateur mais celui-ci ne semble pas en savoir plus.

Il était déjà comme ça tout à l'heure. Ne t'en fais pas, ça ira mieux dans quelques minutes.

Je l'espère.

Veux-tu que je vous laisse parler un instant tout les deux.

Non, nous avons déjà si peu de temps, je préfère vous avoir tout les deux vers moi.

Pour toute réponse, Severus me sourit et porte sa tasse à ses lèvres. Quelques secondes plus tard, il me demande :

« Alors Marie, as-tu lu de nouvelles choses ces derniers temps, as-tu appris des choses ?

- Oh que oui ! J'ai dévoré tes livres et j'ai réussi à en trouver d'autres dans des maisons abandonnées. J'ai énormément appris et je m'entraine souvent à de nouveaux sortilèges, enchantements ou autres. Il y a tellement de choses intéressantes. J'ai l'impression d'amasser un nombre de connaissances impressionnantes. D'ailleurs, merci encore pour tous les livres que tu m'as prêté, c'est vraiment utile pour passer le temps.

- C'est long, je suppose ? demande Severus.

- Sans te mentir, oui. Mais le temps passe plus rapidement grâce aux livres, aux animaux, aux potions et à tout le reste. Dès que cette maudite guerre sera finie, je peux t'assurer que je vais bouger, beaucoup. Je ne resterais plus enfermée, je profiterais de chaque moment. Je ne supporte pas d'être cloitrée là, impuissante…

- Je le sais. Mais tu sais aussi qu'il vaut mieux que tu reste ici, pour toi, pour nous, pour tout le monde. C'est moins dangereux comme ça.

- Je le sais bien Severus. Bref, assez parlé de ça, installez-vous sur les canapés. Un thé ?

- Volontiers », répondent-ils tout les deux en s'asseyant.

D'un mouvement fluide du poignet, je fais venir les ustensiles nécessaire à la confection du thé et agite ma baguette pour le préparer et faire bouillir l'eau. En à peine quelques minutes chacun a sa tasse de thé et des biscuits sont posés sur la table. Je discerne sur le visage de Severus une sorte d'amusement face à ma manière de manier ma baguette.

Tu te débrouilles de mieux en mieux. Si je ne te connaissais pas, je parierais que tu es déjà diplômée de Poudlard depuis plusieurs années au vu de la facilité avec laquelle tu manie ta baguette.

Oh, je pratique tellement que ma baguette est devenue le prolongement de mon bras. Je ne suis pas sûre que je puisse vivre sans magie à nouveau, à présent.

Il esquisse un sourire en coin face à ma remarque puis nous ouvrons une conversation à voix haute pour permettre à Drago d'entendre et de participer mais il n'est pas vraiment enclin à le faire. Après un haussement d'épaules, je décide de ne plus prêter attention à Drago et sa mauvaise attitude et de reporter mon attention sur Severus.

Après deux heures, je sens Drago se décrisper un peu mais je comprends vite pourquoi lorsqu'il se lève et sort de la maisonnette. Il me suffit d'un regard vers Severus pour voir que nous pensons la même chose : je dois y aller. Je m'excuse d'un geste de la tête auprès de Severus et sors dans l'entrée qui fait aussi office de balcon. J'aperçois alors Drago, de dos, en train de regarder l'horizon, une cigarette dans la bouche. Doucement, je m'approche de lui et passe mes bras autour de lui puis pose ma tête contre son torse.

« Drago… Depuis quand ? demandai-je.

Je ne vois pas de quoi tu parles, me répond-il sèchement.

Drago… Depuis quand as-tu recommencé à fumer ?

Ca ne te regarde pas. »

Choquée par ses paroles, je m'écarte précipitamment de lui et comme il est lui aussi surprit par ma réaction, il se retourne. Je plante mes yeux dans les siens, il m'a blessé mais tant pis, je ne peux lui en vouloir, c'est un Malefoy après tout et avec ce qu'il vit en ce moment… Peut être ne devrais-je pas lui pardonner aussi facilement mais je l'aime alors…

« Tu ne peux pas me dire ça Drago…

Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas, réplique-t-il.

Parce que tu sais bien que tu comptes énormément pour moi, que je t'aime. De plus, je fais tout pour t'aider à arrêter cette merde qui te bousille Dray', alors ne me dis pas que ça ne me regarde pas, dis-je en élevant la voix. Je ne peux pas te laisser dire une chose pareille. »

Il ne dit rien durant quelques secondes puis porte sa cigarette à ses lèvres et se retourne, dos à moi. Immédiatement, mon sang ne fait qu'un tour et j'attrape son bras, le retourne et lui colle une gifle. Etonné, il porte sa main à sa joue.

« Ca va mieux maintenant ? Tu as les idées en place ? Je peux savoir ce que tu as là ? Parce que je ne te reconnais pas Drago. Je ne reconnais pas l'homme à qui appartenait le manoir dans lequel je me suis immiscée il y a un mois de cela et avec qui j'ai passé tant de bons moments. N'es-tu pas heureux de me revoir, de voir que je suis toujours là, vivante et en bonne santé ? Parce que moi, le simple fait de savoir que tu l'es me rend heureuse. Est-ce qu'un jour tu vas te rendre compte à quel point je t'aime ou tu croiras toujours à un jeu ? J'en ai marre Dray', je ne veux pas jouer moi, je ne joue pas, j'ai mal que tu réagisses comme ça. Un jour, tu devras comprendre que tes paroles ont des répercutions et qu'elles peuvent causer beaucoup de mal… Réfléchis à ça, médite. Tu as l'air d'en avoir grand besoin. »

Sur ce, je le plante là et rentre dans la maison en faisant signe à Severus que je ne souhaite pas parler de ce qu'il vient de se passer. Le message passe, car il change immédiatement de sujet et parvient à me faire oublier la dispute, du moins, un petit peu. Au bout d'un moment, la porte s'ouvre sur Drago qui, sans m'adresser un seul regard, vient s'assoir sur le canapé et reste muet. Il se contente de regarder la cheminée sans rien dire.

Marie ?

Il me soule…

Tu devrais l'emmener un peu dans ton monde pour que vous parliez et mettiez tout ça au clair sans perdre de temps.

Mais… Et toi ? J'ai envie de te voir un peu Sev…

Je sais bien, mais je te promets que je reviendrais bientôt et nous passerons plus de temps ensemble. Je devais partir de toute façon. Nous fêterons Noël la prochaine fois, d'accord ?

D'accord. Merci Sev

Il hoche la tête et se lève. Drago commence à se lever lui aussi mais Severus lui fait signe de ne pas bouger et bien qu'il ne soit pas d'accord, il obéit tout de même. Severus vient me serrer dans ses bras et je m'y blottis un instant. Ses bras me rendent confiante. J'ai l'impression que rien ne peut m'arriver lorsqu'il est là. Il me glisse quelques mots d'encouragements dans l'oreille puis me laisse. Lorsque la porte se referme sur lui, je vois Drago se lever.

« Où vas-tu ? demandai-je.

- Je m'en vais, je n'ai rien à faire ici.

- Oh non, tu ne t'en vas pas. J'ai des choses à te dire et Severus t'a demandé de rester là.

- Eh bien moi je n'ai rien à te dire et ce n'est pas mon parrain qui va me dicter ma conduite, répond-il.

- Pourtant tu n'as rien dis tout à l'heure devant lui. Tu as peur peut être Drago ? Je croyais que les Malefoy n'avaient jamais peur ? »

Je sais que je pars sur un terrain glissant, qu'il va s'énerver mais c'est exactement ce que je cherche. Je veux qu'il éclate et qu'il laisse sortir sa colère.

« Alors, Drago, tu ne dis plus rien lorsque papa n'est plus là pour faire peur aux autres ? Qu'est-ce que ça te fait d'être impuissant ? D'avoir peur mais de ne pas faire peur ?

- Tais-toi ! siffle-t-il en se dirigeant vers la porte.

- Lâche ! Tu fuis sans même te battre ! Alors quoi, tes pouvoirs ne sont qu'un mythe, tu n'es rien en fait ? C'est papa qui tire les ficelles et comme il n'est pas là, tu fuis, puisque tu ne sais rien faire d'autre ! Lâche ! Tu es comme ton père ! Un lâche, un vendu, un faible. Petit Drago chéri a besoin de papa pour savoir ce qu'il doit faire ? Peut être devrais-je appeler papa et ses amis mangemorts ? Tu n'es même pas capable de te battre contre quelqu'un qui ne pratique la magie depuis qu'une peu plus d'un an ? Faible ! Lâche !... »

Je n'ai pas le temps de dire plus que je me retrouve projetée contre le mur. Je sens immédiatement sa baguette sous mon cou et sa main tient fermement mon poignée tandis que ma poitrine touche la sienne. Ses yeux sont si proches des miens que je peux y lire une haine profonde qui me tord les entrailles. Je peux discerner chaque trait de son beau visage. Ils sont tous déformés par la haine. Ses lèvres sont pincées signe de sa colère et ses cheveux lui tombent sur le visage. Sans prêter attention à tous les indices qui me disent que je ferais mieux de ne pas bouger, je place ma main libre derrière sa nuque et l'embrasse avec amour. Il ne sent pas le transplanage mais je sais que j'ai réussis. Lorsque nous atterrissons dans l'autre monde, mon monde de base, Drago me repousse aussi loin que possible si bien que ma tête tape l'angle de ma commode.

Bien que la douleur soit assez importante, je me relève et fais face à Drago. Il est toujours en colère. En deux enjambées, il me rejoint et m'attrape fermement par le bras.

« Ramène-moi là-bas, grogne-t-il menaçant.

- Non, répondis-je simplement.

- Non ? Non ? Tu en es certaine ?

- Oui. Totalement.

- Espèce de…

- De quoi Drago ? Vas-y, dis-le ! Qu'est-ce que tu voulais dire ? Je t'écoute. Qu'est-ce qu'il y a ? »

Ses yeux orageux sont plantés dans les miens mais il ne dit plus rien, plus un mot. D'un seul coup, il me lâche et s'éloigne de moi. Il allume rapidement une cigarette et en tire une grande bouffée. Je sors immédiatement ma baguette et éteins sa cigarette. Enervé, il me lance un regard noir avant de la rallumer. Le manège dure trois fois jusqu'à ce que je ne m'approche et tente de lui retirer sa cigarette de la bouche. Dans un mouvement brusque, il essaye de m'en empêcher et ne parvient qu'à me faire une énorme brûlure. Je crie sous la douleur et m'écarte brutalement de lui. Mon regard est planté dans le sien mais ne lui laisse voir que la crainte que j'ai. Lui, semble avoir perdu un peu de sa colère. Hésitant, il fait un pas en avant et j'en fais un en arrière. Mon regard est maintenant colérique, les rôles sont inversés. Je ne veux plus lui parler. Je me retourne et fais quelques pas pour sortir de la pièce, ce qui me fait manquer son sourire en coin. Mais deux bras m'entourent et me tirent en arrière.

« Lâche-moi ! ordonai-je.

- Rêves, tu es à moi maintenant, il ne fallait pas me chercher sale vipère », dit-il en souriant légèrement.

Bien que ce surnom me fasse rire, je n'en montre rien et continu à lutter doucement contre ses bras qui me tiennent serré contre son torse, dos à lui.

« Je sais que tu n'as pas envie de lutter alors laisse toi faire ! me dit-il cette fois totalement amusé.

- Non, laisse-moi tranquille Malefoy !

- Ah la la, tu es vraiment marrante. Allez viens là et laisse ton sale honneur de Gryffondor de côté.

- Qui te dit que ce n'est pas mon côté Serpentard qui ressort ?

- Ca n'est pas le genre de la maison.

- Menteur. »

Amusé, il me tire brusquement et nous fait tomber à la renverse sur le lit. Je me retourne et tape doucement son torse avant qu'il prenne ma main dans la sienne pour s'inquiéter de ma blessure. D'un geste, je lance un accio flacon et une potion vient dans ma main.

« Je n'avais plus de place dans mes placards alors j'ai mis le reste ici, répondis à son regard interrogatif. Et puis, je me suis dis que ça pouvait servir…

- Tu as bien fais. Donne-moi ça. »

Il me prend le flacon des mains et en verse quelques gouttes sur ma tête. En effet, la chute de tout à l'heure ma ouverte la tête mais je n'y ai pas prêté attention.

« Ca aurait fini par se refermer de toute façon, tu sais bien que j'ai des gènes de vampires.

- Peu importe. Je… Je suis désolé, dit-il.

- Moi aussi, répondis-je. Je suis désolée de ton attitude et d'avoir été obligé de dire des choses que je ne pensais pas pour avoir ton attention. Mieux vaut que nous en reparlions plus tard, je suis encore trop énervée pour ça.

- Oh… Je connais le moyen de te détendre. »

En disant cela, il affiche un sourire et un regard qui ne présage rien de bon pour moi. Je constate que j'ai raison lorsqu'il se met à me chatouiller vivement. Puis, il s'arrête d'un seul coup et me fixe dans les yeux. Son regard est toujours aussi beau et ses yeux sont un peu plus bleus qu'il y a quelques minutes. Il s'approche doucement et m'embrasse avec amour. Son baiser me revigore et je passe mes mains dans ses doux et soyeux cheveux en retenant un gémissement lorsqu'il se met à me mordiller la lèvre. Lorsque le baiser prend fin, je m'écarte légèrement pour pouvoir distinguer ses yeux.

« Si tu avais si faim que ça, il fallait me le dire, je t'aurais nourri, rigolai-je.

- Mais cette faim là ne se nourrit pas comme tu le penses. J'avais faim de toi, Marie. »

Sa réplique me clou le bec et je le vois sourire lorsqu'il le constate. Par bonheur, il a l'intelligence de ne rien dire et il ponctue alors sa phrase d'un baiser fiévreux. Je glisse doucement une main sur son torse et laisse l'autre dans ses cheveux que j'aime tant tandis qu'il me pose une main sur ma joue et l'autre sur le bas de mon dos. Lentement, il me fait basculer sur le dos et passe au-dessus de moi en continuant à m'embrasser avec douceur. La main qui était jusqu'à présent dans mon dos lui sert maintenant d'appui sur le lit tandis que la mienne se balade sur son torse. Nos lèvres se séparent mais nous restons proches. Mes yeux fixent les siens, je suis envoutée. Il baisse alors la tête pour parcourir mon cou de doux baisers qui me font frissonner de plaisir. Ma main agrippe alors un peu plus ses cheveux et je ferme les yeux pour profiter. Lorsque ses lèvres quittent mon cou, je n'ouvre pas les yeux, je suis dans un autre monde, dans ma bulle. Je suis dans un lieu qui n'appartient qu'à nous deux et je ne veux pas partir. Quelques secondes plus tard, ses lèvres viennent chercher les miennes comme s'il ne voulait plus les quitter et je réponds immédiatement à son baiser passionné. Je m'amuse avec ses lèvres, en les mordillant doucement et en jouant avec. Petit à petit, mes lèvres glissent le long de sa mâchoire. Je m'amuse à le faire languir et je sens que cela marche. Je m'approche de ses lèvres sans jamais les embrasser, je me contente d'aller sur le coin de celles-ci en attendant qu'il craque. Lentement, je bascule et prends le dessus tout en continuant mes baisers. Je m'amuse durant deux minutes à essayer de le faire craquer en baisant l'arrête de son menton. En même temps, je passe doucement une main sous sa chemise et caresse son torse musculeux. Après à peine une minute, il me retourne vivement pour prendre le dessus et m'embrasse fiévreusement puis il approche ses lèvres de mon oreille et me chuchote :

« Tu me payeras le fait de jouer avec moi comme ça, parole de Malefoy »

Dans ses yeux, luit une lueur amusée et joueuse qui semble être en parfait accord avec celle qui scintille dans mes yeux. Doucement, il me mordille les lèvres puis m'embrasse en passant une main sous mon pull. Je sursaute surprise de son audace mais ne dis rien et le laisse faire. A mon tour, je déboutonne sa chemise puis passe doucement les lèvres sur son torse, découvrant un peu plus chaque parcelle de celui-ci. Ses pectoraux se sont un peu plus dessinés qu'il y a quelques mois, qu'avant la guerre.

« J'espère que la vue te plait, ma chère », lance-t-il amusé tandis que je scrute son torse.

Durant un instant, je fixe son torse puis détaille chacun des traits de son visage en allant de ses magnifiques yeux bleus à ses beaux cheveux d'un blond parfait. Puis, je le fixe, droit dans les yeux et déclare :

« Oui, la vue est magnifique, je crois que j'ai atteint le paradis. »

Un sourire se dessine sur ses lèvres et il m'embrasse aussitôt. Je suis comblée de bonheur.

« Oh non, tu n'es pas encore au paradis, mais peut être qu'un jour…

- Peut être qu'un jour ?...

- Je t'y emmènerais, termine-t-il.

- Et… Pourquoi pas aujourd'hui ? » demandai-je timidement.

Durant un instant, aucun mot n'est prononcé. Drago a stoppé ses gestes et ne bouge plus. Il se contente de me fixer droit dans les yeux sûrement pour savoir si je suis sérieuse. Malgré la puissance de son regard, je ne flanche pas et garde mes yeux plantés dans les siens.

« Tu es sûre que ?...

- Drago, je t'aime et je sais que tu attends depuis longtemps ce jour. Je sais que tu en as envie et…

- Mais je t'aime aussi et je ne veux pas te forcer à faire quelque chose que tu ne veux pas.

- Dray', laisse-moi finir s'il te plait. Je disais donc, que je t'aime et que tu en as envie et pour ne pas te le cacher, j'en ai envie aussi, déclarai-je.

- Es-tu sûre que tu es prête ?

- Oui. Je ne regretterais rien tant que je le fais avec toi. Dray', la guerre est présente de partout. Je pourrais te perdre à chaque seconde, et vise versa. J'en ai envie… Je t'aime tellement. »

A peine ai-je finis ma phrase qu'il m'embrasse. Je sais que ce baiser veut dire qu'il m'aime aussi même s'il a toujours du mal à avouer ses sentiments, je les sens, ils sont bien là.

« Tu ne mourras pas, et moi non plus. Je ferais tout ce que je peux pour toi et même plus encore. Je t'aime comme je n'ai jamais aimé, tu peux en être sûre. »

Sa déclaration me met les larmes aux yeux. Il est tellement rare que Drago avoue ses sentiments. Ses yeux pétillent d'une lueur qui pourrait rendre n'importe qui heureux. Face à lui, je me sens si bien, je me sens à ma place, là où j'aurais toujours dû être. Je pose une main derrière sa nuque et l'embrasse avec la plus grande douceur possible. Ses caresses se font plus nombreuses mais sont tellement agréables que je manque à de nombreuses reprises de gémir. Peu à peu, nos habits tombent à terre et nous nous découvrons. Oh, je savais déjà que Drago était beau, mais je peux le confirmer. Et il est parfait à tous les niveaux…

La lueur du soleil me réveille doucement et je papillonne des yeux. Je sens la chaleur d'un corps contre moi et le souffle du être dans mes cheveux. Lentement, je relève la tête et découvre deux magnifiques yeux d'un bleu limpide. Le genre de bleus dans lequel on pourrait se noyer. Face à moi, se trouve le plus bel homme de Poudlard et sûrement de toute l'Angleterre aussi, de mon point de vue en tout cas. D'un geste lent, ses doigts viennent replacer une mèche de mes cheveux derrière mon oreille.

« Salut, murmure-t-il. Bien dormi ?

- Mieux que jamais, répondis-je en souriant. Et toi ?

- Comme je n'ai jamais dormi. Ne t'éloigne plus jamais de moi. »

Il m'embrasse et je me blottis contre lui. J'ai comme l'impression que la soirée d'hier nous a rapproché et que nous sommes maintenant plus proche que jamais.

( 3 mois plus tard )

Il fait tellement froid que je suis obligée de faire des feux de cheminée durant toute la journée. Je reste collée contre celle-ci avec un livre et passe beaucoup de temps transformée pour ne pas trop sentir le froid. Je me plonge dans mes livres, sortilèges et dans tout ce que je veux apprendre ainsi que dans une potion que je tente de concocter pour Severus, pour ne pas penser à ceux qui me manquent notamment Drago et Severus. Cela fait deux mois que Drago et mois ne nous sommes pas revu, depuis qu'il a passé un mois dans mon monde avec moi - ce qui nous a encore plus rapproché. Et pour Severus, cela fait un mois et demi car il revenu me voir et nous sommes allés fêter Noël dans mon monde. Depuis, je rassemble le plus de données possibles pour pouvoir sauver Severus de la mort. Je prépare aussi une future infiltration dans l'école de Poudlard pour pouvoir voir un peu Ginny et Blaise qui me manquent beaucoup. Heureusement, je sais que la guerre sera bientôt finie. Je suis impatiente qu'elle se finisse, c'est horrible de devoir attendre dans ma maisonnette sans pouvoir rien faire pour aider les autres. Ce soir, Drago et Severus sont sensés venir, ils devraient déjà être là d'ailleurs. Impatiente, je jette un coup d'œil à mon carnet, celui qui ne me quitte plus depuis quelque mois. Je suis surprise de découvrir qu'un mot apparait sur une page.

Ma chère petite Marie,

Je suis désolé de t'annoncer que ni Drago ni moi n'allons pouvoir venir ce soir. Malheureusement le Seigneur des Ténèbres vient de nous réquisitionner pour une réunion. Je suis sincèrement désolé, Drago aussi d'ailleurs. J'essayerai de venir te voir d'ici peu et nous pourrons peut être passer du temps ensemble si tu accepte de m'emmener un peu dans ton monde.
Je crois que ce doit être la première fois que je le dis à quelqu'un, mais tu me manques beaucoup. J'ai besoin de tes illusions pour remonter mon moral, j'aimerai voir ton sourire éblouir mes journées comme il le fait si bien. Plus le temps passe, plus je me rends compte que j'ai besoin de toi à mes côtés. Ton absence est dure et grâce à elle, je me rends compte que tu devenue quelqu'un d'important dans ma vie, quelqu'un dont je ne peux me passer. Tu sais que je ne suis pas quelqu'un qui montre et parle de ses sentiments, je sais que tu en as conscience.

J'attends avec impatience notre prochaine entrevue,

S.R

Sans que je ne m'en sois rendue compte, une larme a coulé sur ma joue. Je suis triste de ne pas pouvoir les voir et heureuse grâce aux magnifiques mots de Severus. Ses paroles m'ont ému, elles me touchent au plus profond de moi car il est, pour moi, comme un frère, un grand frère. Il est la présence masculine que je n'ai jamais eue dans ma famille. Et ces paroles, je sais qu'il ne les aurait pas dis tout le monde. Je sais qu'il n'est pas facile pour Severus de dire ses sentiments et qu'il est rare qu'il les dise aux personnes qu'il aime. Alors j'attendrais de le revoir. Je suis impatiente de le revoir.

( 2 mois plus tard )

Deux mois. Voilà deux mois que j'attends la venue de Severus. J'ai pu voir Drago de temps en temps, en coup de vent mais pas Severus. Il me manque tellement… Heureusement, je parviens à m'occuper en préparant des potions, notamment celle pour le sauver, ou j'étudie la métamorphose, la défense contre les forces du mal, les sortilèges et aussi la botanique. Je rattrape les années que je n'ai pas pu passer à Poudlard et je prends de l'avance pour ma dernière année voir ma vie future dans ce monde, magique, comme dans l'autre, celui dans lequel j'ai toujours vécu jusqu'à peu. Mais ce que je fais le plus, c'est des recherches concernant la potion qui pourrait sauver Severus. J'ai acheté ou trouvé, dans des maisons abandonnées, beaucoup de livres qui m'ont aidé et j'ai pu expérimenter beaucoup de potions. LA potion sera d'ailleurs finie d'ici quelques temps mais en attendant, je fais attention à suivre toutes les instructions que j'ai noté et l'améliore jour après jour.

Aujourd'hui, je me lève un peu plus tard, fatiguée par la potion que j'ai mis longtemps à réaliser hier. Normalement, Severus m'a prévenu qu'il pourrait passer aujourd'hui, c'est presque sur alors je me lève et prépare à manger durant une heure. Ensuite, je pars prendre une douche et me préparer avant de retourner dans la cuisine pour finir mon repas. Aux alentours de midi, j'entre la porte s'ouvrir et je prends ma baguette, par pure sécurité, avant de passer la porte de la cuisine. Je découvre face à moi, un homme grand, aux cheveux noirs comme ses yeux dont transpire le bonheur de revoir quelqu'un cher à son cœur mais aussi une certaine fatigue accumulée depuis plusieurs mois. Par mesure de sécurité, je lui pose une question qu'il est le seul à connaitre et il y répond immédiatement. J'affiche un doux sourire qui se peint aussi sur ses lèvres puis viens me blottir dans ses bras chaud. Il sent toujours les potions, leurs ingrédients et le parchemin mais il parait un peu plus maigre. Je me rends compte, que je ne l'ai pas tant étreint que ça depuis que je suis à Poudlard. D'un geste doux, il passe sa main dans mon dos pour me tenir serré contre lui et je pose à mon tour ma main et ma tête sur sa poitrine de façon à ce que les battements de son cœur me bercent au rythme des mouvements de sa main dans mon dos.

Au bout d'un moment, nous nous écartons un peu et je fais signe à Severus de s'assoir tandis que je pars chercher le repas dans la cuisine.

« J'espère que le repas te plaira, je le cuisine depuis plus d'une heure et j'ai fais attention à mettre ce que tu aimes dans les bonnes quantités. »

Je lui dis depuis la cuisine avant de revenir dans le salon avec deux assiettes remplies de nourriture dans les mains. Lorsque j'arrive dans le salon, je découvre Severus assit su le canapé en train de jouer doucement avec Black et sa cape posé sur le bord du canapé. Je confirme, il a maigrit.

« Je vois que, comme d'habitude, tu as fait de la nourriture pour tout Poudlard, se moque-t-il gentiment.

Oh ça va, y'a beaucoup à nourrir ici…

Ne me dis pas que…

Pas de jugement s'il te plait !

Tu leur cuisine à manger ?!

Eh bien, je… Oui… Non… Enfin, un peu mais…

Ca ne va pas bien ma pauvre !... se moque-t-il.

Roh, c'est bon, hein… Je n'ai que ça à faire aussi !

Ils sont pourris gâté ces animaux…

Tais-toi et mange ! Je garde ton chien alors pas de réflexion s'il te plait, » dis-je en riant.

Severus sourit à ma remarque et se met à déguster les mets que j'ai préparés. Je suis heureuse de voir qu'il semble apprécier mon repas et que j'ai tapé juste dans ses gouts.

Tu t'es grandement amélioré en cuisine ma chère.

Oh, merci beaucoup Sev'. Il faut dire que j'ai eu le temps pour ça. D'ailleurs, j'aimerais que tu vérifie les notes que j'ai faite sur tes parchemins et les améliorations que j'ai apporté sur certaines de tes potions tout comme pour d'autres. Et j'aurais aussi quelque chose de spécial à te donner.

Bien, je regarderai ça après le repas si tu veux bien.

Bien sur.

As-tu pu apprendre de nouvelles choses ?

Oh oui, j'ai trouvé une bibliothèque dévastée, sûrement par des Mangemorts, et j'ai récupéré les livres qui étaient toujours en état. J'ai une bibliothèque bien garnie maintenant. D'ailleurs, j'ai aussi fait des améliorations sur les potions pour les animaux et les sortilèges de soins pour ceux-ci.

Oh, bien. Aurais-tu pris goût aux potions Marie ?

J'ai toujours aimé je te ferais remarquer ! J'avais seulement un peu plus de difficultés mais maintenant je crois que ça va mieux aller. J'avais tellement de choses à rattraper… La potion n'est pas une science qui s'apprend d'un claquement de doigt il faut dire et je n'avais pas les bases. Tu m'as beaucoup appris.

La science des potions n'est pas une science facile et il n'est pas donné à tout le monde de comprendre la beauté de celle-ci.

Nous continuons à discuter un long moment puis d'un coup de baguette, je fais voler les couverts jusqu'à la cuisine puis amène mes parchemins pour lui présenter les annotations et les modifications que j'ai faite. J'épis la moindre réaction de sa part mais il reste de marbre, propre à lui-même. J'attends alors qu'il parle, qu'il me dise ce qu'il en pense.

« Hum hum… C'est pertinent. Tu sais qu'en plus de faire une bonne professeure, tu ferais une bonne chercheuse.

Merci Sev', tiens, jette un coup d'œil à ça.

Qu'est-ce que c'est ?

Regarde. »

Je le laisse regarder un instant sans rien dire mais j'appréhende beaucoup. Je ne sais pas comment il va prendre la liberté dont j'ai fait preuve. J'appréhende tellement que mes mains tremblent un peu mais je tente de le cacher. Il pourrait très bien s'énerver et je crois que je pourrais le comprendre, c'est une liberté que j'ai prise sans lui demander son accord et en sachant particulièrement sa position sur tout ceci.

« C'est très ingénieux…

Merci.

Tu as dû mettre beaucoup de temps à la mettre en place.

Effectivement, confirmai-je.

Et ça pourrait fonctionner.

Je le pense aussi. Severus, tu me dis là des choses que je sais… Tu sais très bien ce que cette potion veut dire…

Oui, en effet, mais…

Severus ! Cette potion pourrait te sauver à condition que tu la prennes à temps. Bien entendu, je ne te force à rien mais je… J'aimerais que tu ais une possibilité de t'en sortir si tu le voulais. Alors voilà, je t'ai acheté cette chevalière, dis-je en sortant l'objet de ma poche. Elle possède une sorte de réservoir dans lequel tu as assez de place pour mettre une dose de potion qui pourrait te sauver en te faisant passer pour mort durant quelques minutes. Tu auras comme ça l'entière possibilité de décider…

Marie…

Je ne te force à rien mais s'il te plait Severus, accepte juste la chevalière et la potion… Je ne te force pas à m dire que tu utiliseras tout ça. J'aurais au moins l'impression d'avoir fait ce qu'il fallait, de t'avoir aidé un minimum…

Marie, tu ne m'as pas seulement aidé un minimum. Tu as fait tellement plus. Tu as embelli la vie d'un homme qui ne pensait plus pouvoir rien attendre de celle-ci.

Severus…

Je ne saurais jamais te dire assez merci, te montrer à quel point tu comptes pour moi et à quel point tu es quelqu'un de formidable, d'exceptionnelle…

Severus, ce que tu me dis sonne bien trop comme un adieu…

Marie…

Je sais, je sais que tu ne peux rien me promettre, que tu ne sais même pas toi même quel sera ton choix mais…Je… Enfin… »

Je ne finis pas ma phrase mais plante mes yeux dans les siens durant un instant avant de les baisser pour cacher la peine qui peut aisément se lire dans ceux-ci. A peine quelques secondes plus tard, je sens le canapé s'affaisser et des doigts délicats attrapent ma main droite tandis que la grande main droite de Severus se place derrière mon dos. Doucement, il me tire à lui et je me laisse aller dans ses bras puissant et réconfortants qui m'apportent une chaleur humaine que je n'ai pas ressentie depuis longtemps. Il ne dit rien mais je sais qu'il a compris ce que je voulais lui dire. Je sais qu'il a compris à quel point je tiens à lui.

Je ne sais combien de temps nous restons comme ça, mais sans aucun doute, je peux dire que c'est un long moment. Ses bras autour de moi sont un réconfort. Je me sens vivre comme je ne me sentais plus depuis longtemps. Je sens le cœur de Severus battre contre ma poitrine et me concentre dessus. Je veux le sentir vivant, l'entendre respirer, penser, sentir son cœur battre, voir ses yeux éclairés,…

Après un long moment, Severus et moi nous détachons. Nous parlons encore un peu puis il me laisse en me saluant chaleureusement. Les au revoir qu'il me fait sonnent comme des adieux et cela me brise le cœur.

Finalement, le mois de mai arrive rapidement, le mois tant redouté. Le 1er mai, mon réveil sonne tôt. Je me prépare rapidement, prends toutes les affaires qu'il me faut puis sors de la maisonnette en veillant à bien tout fermer, sécuriser et donner les instructions nécessaires aux animaux. Puis j'active ma bague d'invisibilité et me rends dans l'enceinte de l'école. Je sais que ce soir, Hermione, Harry et Ron seront de retour et que la bataille éclatera vers minuit. Sachant cela, je décide de poser des protections à certains endroits car j'aimerai réellement pouvoir éviter des morts. Ensuite, je me rends à la bibliothèque, il y a là des ressources à préserver. Toujours invisible aux yeux de tous, je lance toute sorte de sortilèges, connus, ou non, de mes soins, de ceux de Severus, ou non. Je sais que la bibliothèque sera sûrement endommagée, mais cela permettra d'occuper un peu plus les mangemorts ou de protéger les livres, du moins, une partie. Par la suite, je me rends en cuisine, j'y trouve les elfes de maison devant qui je peux me montrer à découvert sans risquer d'être trahis. Je mange un peu avec eux, parle et mets en place quelques sortilèges de protection. Lorsque je repars des cuisines, il est déjà 16 heures. Je fais un tour du château avec discrétion, me remémorant de nombreux souvenirs. Puis après ça, je me rends dans les toilettes de Mimi Geignarde pour me changer.

Peu importe qu'elle me voit, à cette heure-ci, tout le monde est bien trop occupé par le retour du Trio d'Or pour s'occuper de mon retour à moi.

Rapidement, je passe un legging noir moulant ainsi qu'un débardeur de la même couleur. Par-dessus, je mets une veste noire en cuir. J'enfile avec ça des bottines plates noires, agréables pour courir. A mon cou, j'accroche un collier qui est en réalité un récipient avec une potion de soin à l'intérieur au cas où j'ai l'occasion de soigner quelqu'un. Ensuite, je place un petit poignard emprunt de poison dans l'étui spécialement fait pour qui est dans ma botte. Je vérifie la présence de fioles de potion dans mes poches, de ma baguette puis finalement, je sors, laissant mes anciennes affaires dans les toilettes. Je me pars immédiatement vers la Grande Salle et, en chemin, je rencontre les membres de l'ordre. Je me joins à eux tandis que je reçois un regard noir de Ron qui me prend toujours pour une traitresse. Hermione, elle, m'accueille avec un grand sourire. J'entends la voix d'Harry résonner et nous entrons dans la pièce alors que les mots qu'il prononce sont exactement ceux du film. Harry est de dos, il parle alors à Severus mais je vois bien que même si Severus écoute Harry, c'est moi qu'il regarde. Je hoche imperceptiblement la tête pour lui témoigner mon soutient puis tout ce déroule rapidement. Les baguettes sont sorties, McGonagall intervient, Severus se contente de repousser les attaques sans attaquer une seule fois puis il s'en va, sous la forme d'une ombre drapée. Peu de temps après, une voix résonne, celle de Voldemort. Des élèves cris, d'autres sont pétrifiés de peurs. Ensuite, Pansy intervient pour que l'on arrête Harry mais tout se déroule comme dans le film et elle est emmenée aux cachots. Quelle gourde cette fille !

Après qu'Harry ait demandé du temps à McGonagall et soit parti, je me rends à mon tour vers celle-ci et elle m'accueille par un sourire chaleureux.

« Miss Simon, comment allez-vous ?

Oh, comme en temps de guerre madame et vous ?

- Eh bien, déjà mieux maintenant que le château est libre mais globalement, ma réponse est la même que vous. Miss, je suis heureuse de vous revoir ici, dit-elle avec un sourire bienveillant.

- Moi aussi je suis heureuse de vous revoir professeur, et je suis heureuse d'être ici, très heureuse. Je vous laisse, je pense que vous avez à faire et pour ma part, il me faut encore aller faire deux ou trois choses. Bon courage professeur.

A vous aussi, dit-elle tandis que je m'éloigne. Mademoiselle Simon, faites attention à vous.

Je vous le promets, ne vous en faites pas. »

D'un signe, je la salue puis pars un peu plus loin avant de me faire de nouveau arrêter. Je tombe sur Ginny qui me saute dans les bras tant elle est heureuse de me voir puis je croise Luna, Neville,… Je me réjouie de les voir ici, sains et sauf. Ils ont tous une mine un peu terne mais restent heureux de se revoir et prêt à se battre. Nous discutons un instant puis Ginny me présente ses frères, les jumeaux Weasley.

« Voici Fred et George, mes frères. Freg, George, je vous présente Marie, elle est là depuis le début de l'année.

Enchanté Marie, me dit Fred en me faisant un baise-main.

De même, Fred ?

Exactement, tu as l'œil ou c'était du hasard ?

Un mélange des deux ? proposai-je en riant.

Ahah, je l'aime bien ton amie Ginny. J'espère que nous aurons le plaisir de pouvoir parler plus longuement après tout ça.

Oh, oui, je l'espère aussi… dis-je sans pouvoir réprimer une grimace.

Marie… grogne Ginny. Dis-moi immédiatement ce que tu sais !

Gin', je t'adore, et je te le dirais, mais pas tout de suite. Et pas la peine de la jouer à la Molly, je n'ai pas peur de toi.

Tu es bien l'une des seules, rit George avant de lever les mains en l'air sous le regard noir de sa sœur.

Bref, j'ai été heureuse de vous rencontrer mais, je dois y aller, à bientôt !

Mais, où cours-tu donc comme ça ? s'écrit Fred.

Vers notre survie ! » lui répondis-je à la volée en souriant.

Avant de passer les grandes portes, je capte un sourire de Fred dans ma direction et amusé de ma réplique, il me lance un petit clin d'œil qui me fait rire. Bien que j'aie envie de rester avec eux, je cours en direction du bureau du directeur. En entrant, je salue le portrait de Dumbledore.

« Monsieur.

Mademoiselle Simon, je suis heureux de vous revoir. La guerre approche à grands pas, hein ?

Non, elle est là, elle cogne à nos portes mais nous allons la repousser aussi vite qu'elle vient bientôt, il n'en sera plus question.

Je l'espère pour tous le monde. Cela ferait du bien au monde sorcier que nous connaissions un peu de paix.

Oui, à n'en pas douter. Est-il normal professeur que j'ai si peur ? Je connais toute l'histoire, je sais ce qu'il va se passer, ce que je peux changer ou non et pourtant…

Bien entendu, ta peur est naturelle. Tu as peur parce qu'il y a dans cette guerre des gens que tu aimes, que tu sais que tout peux changer. Ces gens ne sont plus que des personnages fictifs, ils sont tes amis. C'est normal.

Croyez-vous que je doive changer certaines choses ?

Si tu le souhaite, oui. N'es-tu pas ici pour ça ? N'es-tu pas venu dans ce monde dans ce but ? Fais ce qui te semble juste, ce qui te semble être le mieux et ce que tu préfère.

Je sais beaucoup de choses sur ce qu'il va se passer, mais pas tout. Je pourrais mourir sans avoir le temps de sauver assez de gens. Je pourrais me faire découvrir et de ce fait mettre en péril la vie des autres.

Tu es brave Marie, tu as peur des conséquences que tu pourrais avoir pour les autres, c'est noble. Je suis sûr que tu parviendras à faire ce que tu veux.

Et pour Severus ?

Ah Severus… Il n'est pas comme les autres hein ? C'est plus compliqué.

Oui, je veux le sauver, j'y pense depuis si longtemps… Seulement, je ne suis pas sûre qu'il veuille être sauvé.

Tu as fait ce qu'il fallait, tu lui as mis toutes les cartes en main Marie, c'est à lui de faire ses choix maintenant.

Oui, en effet. Bref, il n'est plus temps de savoir si j'ai tout fais ou non, c'est trop tard. Je suis venue renforcer les sortilèges autour du bureau pour ne craindre aucune invasion ici. Je me doute que tout doit être déjà bien sécurisé mais… Je préfère m'en assurer. Vous permettez ?

Bien entendu. C'est très gentil de ta part. Je vois que tu t'es déjà bien préparé à te battre.

Au oui, j'ai passé mon après-midi à sécuriser des lieux et j'ai pris tout ce que je pouvais sur moi pour être prête à faire face à de nombreux cas. Je me prépare depuis longtemps, surtout pour ce qui est d'apprendre des sortilèges en tout genre et des techniques d'attaques ou de défenses. Je crois que mes pouvoirs de demi-vampire vont m'être utile et que les cours dispensés par Severus ou Drago aussi.

Oui, cela te sera surement utile, mais fait attention, ces pouvoirs peuvent te jouer de mauvais tours, tu le sais. J'ai hâte de constater tes progrès. Je serai là, partout dans le château durant la bataille.

Je m'en doute. Je pensais bien que vous ne resteriez dans votre bureau. J'ai finis, je vais vous laisser, j'entends déjà des bruits dehors, je crois que l'armée de Voldemort est là.

N'ai crainte, nous sommes tous ensemble, enfants de Poudlard.

Oui, oui, nous sommes ensemble, et je me dois d'y aller, je dois aller aider. J'aimerais tellement avoir une potion qui puisse me donner du courage sous la main, ce serait fort utile !

Surement, mais tu y arriveras tout aussi bien sans. Bon courage.

Merci, vous de même professeur. A bientôt. »

Après un hochement de la tête et une longue inspiration, je sors du bureau du directeur et descends les escaliers, la main sur la rampe, comme si je m'apprêtais à quitter Poudlard à jamais, comme si elle était fragile et qu'elle allait se casser entre mes doigts. J'ai l'impression que ma descente dure à la fois une éternité et en même temps que ça passe trop vite. Mille et une possibilités me passent par la tête. Maintenant, nous devons y aller, ce n'est plus temps de faire demi tour. Une fois en bas, je me rends dans la cour et viens me placer à la droite du professeur McGonagall. Me voyant arriver, elle m'adresse un sourire d'encouragement que je lui rends sans un mot. Je me joins aux professeurs et élèves pour lancer le sortilège de défense pour le château. Je prends le temps de regarder les gens qui m'entourent, certains mourront d'ici quelques heures, peut être quelques minutes. Puis les sorts fusent, ils tombent sur le dôme qui protège l'école sans que ça ne lui fasse rien puis doucement, je le vois faiblir, se fendre et partir en cendres. Et là haut, je vois Voldemort ordonner d'attaquer puis ses sbires obéir.

La bataille commence, c'est le début de la fin.

Je sens mon pouls pulser dans mes veines. Je ressens comme un étrange mélange d'adrénaline et de peur. C'est bizarre, c'est affreux et en même temps, c'est bon. Je me sens puissance et faible à la fois, ce sont des sentiments si opposés que je ne sais que penser. Ma main serre fort ma baguette à intervalles réguliers et mes yeux sont fixés devant moi, comme si j'allais pouvoir arrêter le temps, un instant, le temps de reprendre mes esprits. J'ai l'impression que mon pouls est incontrôlable et ma respiration est tout aussi rapide. Je souffle un coup et regarde autour de moi. C'est bon, la confiance me revient, nous sommes ensemble : enfants de Poudlard.

Tout le monde se précipite dans la bataille, des sorts de morts fusent, et certains frappent des victimes qui tombent raides mortes. Pour l'instant, je suis trop loin pour pouvoir participer à la bataille, elle commence sur le pont, elle n'est pas encore ici. Soudain, une main glisse dans la mienne, il s'agit de Ginny, son regard est triste.

« Nous sommes ensemble, ne t'en fais pas, ça va aller, on doit gagner.

Oui, on va y arriver. Ensemble. »

Je hoche la tête, sans sourire mais en compatissant. Sa main reste serrée dans la mienne tandis que la bataille avance vers nous. Puis soudain, un regard entre Ginny et moi, et nous nous comprenons. Nous nous lâchons la main et fonçons dans la bataille, lançant sortilèges sur sortilèges.

Dans la bataille, c'est un peu au petit bonheur la chance. Après tout, nous pouvons toujours nous recevoir un sortilège perdu. Je stabilise un bouclier autour de moi et tente d'atteindre le plus de mangemorts possible avec des sorts de magie blanche avancés. Je les assomme, les étourdis, les plonge dans le sommeil ou dans ce genre d'états qui les rend inoffensif. J'entends des cris autour de moi mais je n'ai jamais le temps de voir d'où ils viennent. Je me bats à coup de sortilèges et de temps en temps au corps à corps.

Après une demi-heure passée dans la cour à me battre sans répit, je décide de retourner dans le château pour combattre car je sais que j'y suis plus utile. Ginny y est déjà repartie. Dans la cour, il y a trop d'êtres que je ne peux pas battre seule, tel que les géants, je préfère les laisser aux soldats de pierre. Je monte en direction des tours gardées par l'ordre, je dois trouver celle des jumeaux Weasley. En même temps, je profite pour mettre hors d'état de nuire autant de Mangemorts possible. Enfin arrivée dans la tour tant recherchée, je me bats, vire plusieurs Mangemorts et me crée un chemin vers Fred aussi rapidement que possible. Lorsque je l'aperçois enfin, je suis soulagée de voir qu'il est toujours en vie et j'en soupire presque. Soudain, je le vois, celui qui va lui lancer le sort fatal et avant qu'il n'ait eu le temps de le lancer, je crie :

« Avada Kedavra ! »

Mon ton est froid, sec et puissant. Ceux qui me connaissent l'ont reconnut et ceux qui se battent contre moi sont étonnés. C'est normal, ma voix dure est surprenante et le fait que « le bien » n'utilise pas les sortilèges impardonnables, ou très peu, aussi. D'un mouvement, je suis près de Fred.

« Tout va bien ?

Oui merci, tu m'as sauvé.

Pas de quoi, à ton service ! lui lançai-je avec un sourire.

Tu te bats avec rage, tu es vraiment… douée.

Merci, toi aussi tu n'es pas mal. Bon, ce n'est pas que je n'ai pas envie de parler avec toi, mais je crois que nous avons à faire.

Oui, tu as raison. Tu repars ?

Non, je vais rester cinq minutes avant de repartir. »

Il hoche la tête et a à peine le temps de me souhaiter bonne chance et de le dire de faire attention que nous sommes replongés dans la bataille. Je combats ici encore un quart d'heure, je crois, il est difficile de partir en sachant que cela fait une personne en moins de ce côté à se battre ici et le fait de toujours se faire attaquer n'aide pas. Ensuite, je me rends dans une autre tour, celle où se trouvent Remus et Tonks. Je les trouve en train de se battre avec quatre mangemort tandis que deux autres arrivent. Ne m'ayant pas vu, j'en profite pour en supprimer deux. Ensuite, j'envoie valser un troisième avant de commencer un duel avec un quatrième tandis que Lupin et Tonks continuent à se battre avec les deux autres. J'envoie un sortilège mais l'homme le contre puis contre-attaque. Je me défends à coup de protego puis lance un protego maxima avant de lancer un stupéfix qui touche sa cible. En me retournant, je vois Tonks ramer face à son adversaire alors je me penche et attrape mon poignard dans ma botte. Dans un lancé contrôlé et travaillé, je le lance vers le Mangemort. Il atteint sa cible en plein dans le creux du dos et la victime se cambre avant de tomber à terre, inerte. Tonks, prête à me remercier, lève alors sa baguette vers moi et c'est seulement lorsqu'une puissante douleur à la main gauche me prend que je comprends. Je lâche un cri de souffrance et regarde ma main. Elle est couverte de sang, mon sang. Ma peau est déchirée, j'ai mal. Peu importe, il faut passer outre. Je me lance un rapide sort de soin puis ramasse mon couteau dans le dos de l'homme au sol avant de ma remettre à me battre.

Je ne sais pas combien de temps passe durant lequel je reste ici à me battre, sans répit mais je sais que je suis épuisée. Après un long moment, je repars de la tour, il faut que je parle à nouveau au professeur Dumbledore. J'en profite pour boire une potion de soin pour ma main durant ce moment de répit. Je cours jusqu'au bureau et y entre précipitamment.

« Professeur, je dois sauver Severus. Il faut que vous me disiez tout ce que vous savez pour que je puisse le sauver. Je suis sûre que vous me cachez quelque chose, dites-le moi.

Je ne pense pas que ce soit…

Avec tout le respect que j'ai pour vous, je me fiche de ce que vous pensez. Je risque de perdre Severus, je suis prête à tout entendre. Je suis sûre que vous savez pourquoi nous arrivons à partager autant de choses, vous êtes au courant de quelque chose que je ne sais pas, vous vous êtes rendus compte de quelque chose, j'en suis sûre. Dites le moi ! Je vous en prie… Je dois savoir…

Bien, comme tu veux, mais tu risque d'en vouloir à beaucoup de personne, dont moi, alors sache que si le secret a été gardé, c'est pour ton bien et car ces personnes avaient peur de te perdre. Quant à moi, je n'ai découvert la vérité 'il y a peu de temps seulement.

Je vous écoute.

Severus, n'est pas un simple professeur pour toi, ni même un simple ami. Cette connexion que vous avez, c'est quelque chose de fort. Seul un lien amoureux ou familial peut le permettre et rare sont les liens amicaux qui le laissent envisager. Cela aurait pu être votre cas, vous êtes, après tout, deux puissants sorciers mais, non. Ces liens, d'où qu'ils viennent sont rares mais très puissants et ici, il vient du sang. Marie, Severus et toi êtes frères et sœurs. Vous êtes de la même famille.

Qu-quoi ? Ce n'est pas possible !

Si, je n'y croyais pas non plus, mais c'est la réalité. Je suis désolé de n'avoir pu te le dire que maintenant.

Mais..Mais comment est-ce possible ? demandai-je avant de me reprendre. Non, non, ça, vous me le direz plus tard. Je dois à présent aller le sauver, dis-je en partant avant de m'arrêter et de me retourner. Vous aviez raison, je vous en veux terriblement. »

Tadaaaa ! Alors alors ? Qu'est-ce que vous en pensez, j'ai hâte de savoir !