Chapitre 25 : Petits coups de panique
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Point De Vue de Padma Patil, élève de Poufsouffle
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Les trois réveils du dortoir des filles de septième année de Poufsouffle sonnèrent à l'unisson. Padma eut un petit coup de panique et se redressa vivement de son lit.
*Pourquoi je panique moi ? Ce n'est rien qu'un réveil qui sonne un jeudi matin banal. Sauf que... ce n'est pas un jeudi banal, hormis le fait qu'on va recevoir ce soir les résultats de notre devoir en sortilège. Il y a aussi que je dois parler aujourd'hui à Dean, je lui avais demandé deux trois jours de réflexion et les deux trois jours sont passés.*songea Padma.
Elle se leva de son lit et regarda Mandy qui était dans un état semi-comateux. Elle tentait de sortir de la prison dans laquelle ses draps solidement coincés sous le matelas l'avaient enfermée. Mandy grogna sans comprendre ce qui se passait. Padma détacha son regard de son amie et rejoignit Lisa dans la salle de bain, elle était déjà sous la douche.
– Mandy n'est pas encore levée ? s'étonna Lisa en sortant de la douche quelques minutes plus tard.
– Normalement si, répondit Padma.
Les deux jeunes filles retournèrent dans le dortoir où Mandy s'acharnait encore avec ses draps.
– KéSé... Shrk... PaOssib !grommela-t-elle.
Lisa et Padma échangèrent un regard amusé et allèrent aider leur amie.
*Heureusement que les copines sont là pour me détendre avant que je vois Dean.*
Heureusement qu'elles étaient là en effet, Padma passa le plus clair de sa journée avec les deux filles, bien qu'elles furent interrompu durant le déjeuner par Terry et Anthony qui montraient une fois de plus, beaucoup d'intérêt à la vie amoureuse de Padma.
*Ils savent quelque chose ce n'est pas possible autrement... ils n'arrêtent pas...*
Puis les cours terminèrent, les élèves de septième année devaient rejoindre la salle de sortilège du professeur Flitwich après le dîner. Durant lequel Padma ne pensait qu'à une chose :
*Je vais voir Dean ! Je vais voir Dean.*
Mais contrairement à la période où ils travaillaient leur binôme cet événement ne réjouissait guère Padma.
– Partez devant les filles, je vais faire un tour aux toilettes ! annonça Padma.
– On est en avance de toute façon, rassura Mandy qui était bien mieux réveillée en soirée.
*J'ai surtout besoin de respirer quelques minutes pour enfin trouver ce que je vais dire à Dean ! Parce que je ne sais toujours pas... D'accord je l'apprécie énormément... non en fait je le kiffe grave comme disent les djeun's moldus ! Mais bon il sort avec ma soeur... mais en même temps il m'a dit que c'était moi qu'il voulait... et puis ma soeur me déteste, on passe le plus clair de notre temps à nous embrouiller ! Et puis je fantasme sur Dean depuis pas mal de temps maintenant... les hormones c'est important pour les filles aussi... c'est vrai j'ai toute cette tension... faut que j'évacue !*
Padma se passa de l'eau sur le visage puis se redressa...
– Un garçon dans les toilettes de filles, clama Mimi Hilare. Encore !
( Pour connaître les détails de la mort de Mimi selon ma version, allez dont lire « Les Temps Incertains de Meredith Moon. Oh non ne me dites pas que je suis en train de faire ma pub ?)
Padma se retourna pour faire face à Dean.
– Je t'ai vu entrer, expliqua-t-il. Je t'ai suivi.
– Salut, dit Padma.
*Brillant, Padma !*
– Comment tu vas ? continua Dean.
– Bien.
– Les deux trois jours sont passés, fit remarquer Dean.
– Je sais.
– Alors ?
– Alors...hésita Padma. On ne peut pas être ensemble... tu es le petit ami de Parvati !
– Ça, ça peut se régler en un claquement de doigt !révéla Dean.
– Non, arrêta Padma. Ne lui fais pas ça ! Elle tient à toi !
– Je ferais ce qu'il faut pour être avec toi, dit lentement Dean.
Il y eut un instant de silence pendant lequel Padma enregistra ce qu'il venait de dire.
– C'est tellement romantique, couina Mimi Hilare avec un sourire heureux.
– On est obligé de se cacher dans les toilettes pour avoir une conversation, lui dit Dean. Ce n'est pas un cadre très romantique.
– On s'en fout du cadre, intervint Mimi. Vous êtes amoureux tous les deux mais vous ne pouvez pas être ensemble ! Ça c'est très romantique.
Dean et Padma se regardèrent silencieusement.
– On essaye, lui dit Dean. On se voir de temps en temps, on ne dit rien à personne même pas a nos meilleurs amis. Et si on accroche toujours autant, on avisera ! Tu accroches ? demanda Dean incertain.
– Oui j'accroche, avoua Padma. Mais on ne peut pas...
Dean s'approcha à la hauteur de Padma.
– Si on peut.
Il se pencha vers elle et l'embrassa.
*Je m'en voudrais de ne pas prendre ce risque. Après tout si ça ne marche pas, Parvati n'en saura rien.*
Quelques minutes plus tard, après que Mimi Hilare leur eut souhaité ses meilleurs vœux de bonheur, Dean et Padma se mirent à courir dans les couloirs pour rejoindre la classe de sortilège.
– Pars devant, dit Dean essoufflé avant d'entrer dans le couloir des enchantements.
Padma obéit et courut vers la salle de classe où elle entra. Quelques courtes minutes plus tard Dean entra à son tour dans la salle. Les élèves étaient debout réunis autour d'une table ronde sur laquelle le minuscule professeur Flitwich avait grimpé.
– J'ai vos résultats !annonça-t-il en montrant une pile de parchemin qu'il tenait.
Padma sentit un petit coup de panique monter en elle qui cette fois n'avait rien à voir avec Dean. Elle regarda distraitement les autres visages terrifiés autour d'elle.
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PDV de Susan Bones, élève de Serdaigle
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Susan avait un léger coup de panique à l'annonce du professeur, elle vit vaguement Padma Patil près d'elle.
– Tout d'abord, dit le professeur Flitwich j'aimerais vous féliciter parce que vous avez fait du bon travail. Sauf pour l'un des sortilèges dont personne n'a réussi à trouver les effets. Sauf le binôme de Miranda Faucett et Justin-Flinch Fletcher.
– L'Euvutkece ?demanda Ernie.
– Oui, approuva le professeur Flitwich. Personne n'a donné la même définition de ce sort. Et j'ai été très amusé d'en découvrir les effets que vous avez subis.
Il y eut quelques reniflements sarcastiques dans la salle.
*Mouais je me rappelle bien ce qui s'est passé pour ce sort, je croyais que Hannah m'appelait pour sortir et j'étais habillée pour aller en boite. Londubat s'est bien moquée de moi... remarque je me suis rattrapée après lorsqu'il a dit avoir craqué son slip. Ah c'était le bon temps ! C'était quand on s'engueulait, avant qu'il ne lui prenne l'envie ahurissante de m'embrasser sans aucune raison.*songea tristement Susan.
– Prononcez le nom de ce sortilège à l'envers, expliqua le professeur.
Susan se retourna vers Hannah étonnée.
– Ça fait, Ecétkve, dit Hannah.
– Non, ça fait, ecutkve, corrigea maladroitement Ernie.
– Non ça fait « Ce que tu veux ! » dit victorieusement Justin.
– Exactement ! Approuva le professeur Flitwich.
– C'est comme ça que j'ai su, murmura Justin en ce tournant amoureusement vers sa petite amie Miranda.
– Hé Justin, y'en a qui sont célibataires ici, dit Hannah à voix basse. Alors évitez les effusions en public !
Justin s'écarta légèrement de Miranda, mais ils continuèrent de se regarder amoureusement.
– Mais arrêtez ! râla Susan.
Justin s'écarta définitivement de Miranda.
Les Serdaigle mirent quelques secondes à réaliser que plusieurs élèves les regardaient d'un œil étonné.
*Oui, c'est vrai que la relation que nous Serdaigle entretenons est assez étrange... enfin j'espère parce que si le reste du monde tourne comme nous...*
– Je tiens à préciser, intervint le professeur. Que le sortilège peut très bien agir sur des choses qui vous tiennent à coeur depuis longtemps, comme devenir champion de quidditch. Ou bien sur des choses plus légères, si par exemple vous avez envie de chantilly, des montagnes de chantilly apparaissent devant vos yeux. Ça peut être une vieille envie, ou une qui vous a pris quelques secondes auparavant. C'est assez clair ?
*Moi c'est une vieille envie, j'ai tout le temps envie de sortir faire la fête !*
Certains élèves semblaient bien plus mal à l'aise que Susan quant à cette envie que le sortilège leur avait révélé.
– Messieurs Harry Potter et Seamus Finnigan, venez récupérer votre copie.
Les deux Serpentard s'avancèrent vers la table. Potter était justement l'un de ceux qui était le plus mal à l'aise. Il semblait assez lointain quand il prit la copie, comme s'il réfléchissait à quelque chose d'autre.
– Ron Weasley et Hermione Granger, appela ensuite le professeur. Zacharias Smith et Pansy Parkinson.
Les deux élèves se lançaient des regards gênés en récupérant leur copie.
– Justin- Flint Fletcher et Miranda Faucett, continua le professeur. Tracey Davis et Daphné Greengrass.
Deux jeunes filles de Gryffondor s'approchèrent de la table.
– Terry Bott et Anthony Goldstein, dit le professeur. Lavande Brown et Pavarti Patil.
Les deux Serpentardes prirent leur copie et rejoignirent leur groupe, Pavarti se jeta dans les bras d'un garçon qui la repoussa légèrement prétextant s'intéresser au professeur.
– Mandy Brockehurt et Lisa Turpin, appela Flitwich. Hannah Abbot et Ernie MacMillan.
Ernie fondit littéralement sur la table du professeur en poussant tout le monde.
– Drago Malefoy et Blaise Zabini, continua le professeur. Susan Bones et Neville Londubat.
Comme les autres avant elle, Susan s'avança vers la table, Londubat qui s'obstinait à ne pas lever les yeux vers elle, faisait pareil. Malheureusement il n'y avait qu'une copie, Susan la prit, le Serpentard leva les yeux vers elle un instant.
– Effort Exceptionnel, dit Susan en regardant la copie.
– C'est bien, dit-il simplement avant de s'éloigner de nouveau.
*C'est tout ? Je devrais peut-être aller lui parler, non ?*
– Millicent Bulstrode et Théodore Nott, continua le professeur. Morag Mac Dougal et Sally-Anne Perks.
Susan regarda passer ces deux derniers élèves, elle aurait été bien incapable de dire dans quelle maison ils étaient, alors que pourtant elle était comme eux à Poudlard depuis sept ans.
– Vincent Crabbe et Gregory Goyle, dit l'enseignant. Padma Patil et Dean Thomas.
Ces deux élèves avançaient l'un vers l'autre avec une légère tension.
*C'est toujours comme ça avec les Serpentard, ils ne peuvent pas s'empêcher de mettre de la tension partout.*
– Et pour finir, dit le professeur Flitwich. Michael Corner et
Il toussa et on ne put distinguer le prénom de l'élève.
– ...Moon, acheva péniblement Flitwich.
*Moon ? C'est qui ça déjà ?*
L'élève étant de l'autre coté de la salle, Susan ne put voir de qui il s'agissait, ni si c'était une fille ou un garçon.
– En cas de réclamation vous avez une semaine pour contester, dit le professeur Flitwich.
*Allez courage Susan ! Tu peux le faire, tu peux le faire ce n'est qu'un Serpentard... un simple Serpentard... un simple Serpentard qui t'a embrassée sans te demander ton avis et qui t'évite du mieux qu'il peut depuis. Aller courage !*
Susan s'approcha des Serpentard qui parlaient entre eux.
– Londubat ! Appela Susan.
Le groupe la regarda.
– Neville il y a ta martyrisée préférée qui t'appelle, prévint Ron Weasley.
– Dis-lui d'aller se faire voir, dit-il de dos.
– J'ai besoin de toi pour m'aider à vérifier notre copie, intervint Susan. Et tu peux peut-être te retourner pour me parler.
Londubat se retourna vers elle de mauvaise grâce.
– Elle a raison, déclara Hermione Granger tu dois vérifier la copie.
– Moi aussi, dit Dean Thomas à sa petite amie. Il faut que je rejoigne Padma.
Londubat finit par s'approcher de Susan. Plusieurs élèves s'étaient installés sur les tables dans la salle pour étudier leur copie. Susan fit signe au Serpentard d'aller s'installer à l'une des tables. Il acquiesça en silence. Ils se mirent au travail, Susan parlait toute seule.
*Il m'énerve... je vais craquer... je vais craquer... ça y est je craque !*
– Bon, c'est pas une catastrophe, dit Susan à Londubat. Tu as momentanément perdu ton contrôle, on va pas en faire une histoire. Alors tu te décides à me parler, parce que là t'es encore plus terrifiant qu'avant.
– Désolé, dit-il simplement.
*oh ? Vraiment ?*
– Alors qu'est-ce que t'en dis de sa note sur la plane ? demanda Susan.
– Ça m'a l'air correct, dit Londubat.
– Moi aussi.
Ils continuèrent d'examiner le reste de leur copie. Londubat parlait certes peu, mais sa langue se déliait légèrement. Finalement ils ne notèrent aucune erreur de la part du correcteur. Ils repartirent chacun de leur coté.
*Ouf, finalement j'ai réussi... ce n'était pas si difficile.*
Des pas approchaient de Susan.
*Oh non et si c'est lui qui revient ? Il veut peut-être m'effacer la mémoire !*
Ce n'était pas lui, juste une sixième année. Susan avait eu un petit coup de panique pour rien.
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PDV de Ginny Weasley, élève de Gryffondor
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*Mais qu'est-ce qu'ils ont tous ces septièmes années à traîner dans ce couloir, je vais finir par croiser Potter.* Songea Ginny.
Elle paniqua légèrement mais cela cessa dès qu'elle atteint la tour d'astronomie. Pourtant...
– Ginny, quelle bonne surprise !
Ginny fit volte face et ne fut pas étonnée de voir Harry Potter assis sur la balustrade.
– Qu'est-ce que tu fais ici ? ragea Ginny.
– J'étais là avant toi, justifia Harry.
– Oui mais c'est mon endroit, dit Ginny.
– En réalité tu t'en es accaparé plusieurs, ici, sous le chêne près du lac...
Il s'arrêta brusquement alors que Ginny le regardait suspicieusement.
*Comment tu sais ça Potter ?*
– Si tu sais très bien que c'est l'un de mes endroits favoris pourquoi tu es venu ici avec le risque de me croiser ? demanda Ginny.
– Parce que justement il y avait un risque de te croiser, dévoila Harry.
– J'ai pas l'intention de recommencer le même manège que ces deux derniers jours, expliqua Ginny. Je me suis vengée.
*Et en beauté, vous auriez vu sa tête après que je l'ai giflé, c'était juste mémorable ! J'avoue quand même que ça a été plus difficile que ce que je pensais de le repousser.*
– Tu as été brillante sur ce coup là, remarqua Harry. Je n'ai rien vu venir.
– T'es vraiment pas futé, qu'est-ce que tu croyais quand je t'ai fait mon plus joli sourire ?
– Que tu me draguais, répondit aussitôt Harry. C'est ce que tu voulais me faire croire, non ? Tu as réussi en beauté.
– J'avais remarqué. Tu es venu pour me féliciter ?
– Oui, dit Harry. Et te voir aussi, j'aime bien te voir tu es très distrayante.
– Et si tu descendais les escaliers pour voir s'il n'y aurait pas par hasard quelque chose de plus distrayant ?
– Non, je ne crois pas, dit Harry. Mais je vais quand même descendre.
– À la bonne heure.
– Après t'avoir embrassée, ajouta Harry.
– Quoi ?
– Réfléchis si on s'embrasse je te laisse la tour pour toi toute seule.
– Je préfère encore partir et te laisser la tour.
– Je peux te suivre et devant tout le monde, menaça Harry.
*Il pourrait en être capable après tout, hier il est venu me parler devant tout le monde !*
– Rien qu'un petit baiser ? dit Ginny.
– Rien qu'un petit baiser, assura Harry.
Il se rapprocha de Ginny.
*BOUM BOUM BOUM BOUM... c'est pas possible comment les battements de mon coeur peuvent être si violent qu'ils se retrouvent dans mes pensées ?*
Harry et Ginny s'embrassèrent.
*Pitié pas juste un petit baiser !*
Le petit baiser que cela devait être devint plus grand, Ginny avait inconsciemment posé ses mains sur la nuque de Harry qui lui s'autorisait à poser les siennes sur ses hanches. Quelques minutes plus tard ils se détachèrent.
– C'est pas toi qui avais dit un petit baiser ? taquina Harry.
– Dégages maintenant, ordonna furieusement Ginny.
– Non attend, lança Harry amusé. Tu avais dit un...
Ginny poussait le Serpentard vers la sortie et referma la porte derrière lui. Ginny s'adossa contre la porte.
*Mais quelle conne !*
*Mais quelle conne !*
*Mais c'est pas possible d'être aussi conne !*
Ginny se répéta ces phrases pendant de longues minutes, elle y repensait encore quand elle regardait les élèves dans le parc, les coudes sur la balustrade.
* Et puis moi qui mets mes bras sur sa nuque ! Autant lui donner directement des armes pour se foutre de moi.*
Brusquement Ginny aperçut son frère accompagné de Hermione Granger et de Potter dans le parc.
*Et puis qu'est-ce qu'il lui a pris à lui aussi de venir m'embêter comme ça... il le fait exprès parce qu'il sait bien que ça me rend... chose.*
*Oh pourquoi faut-il que cela soit Potter qui me rende chose ! Je déteste mes hormones ! Vivement que je sois trop vieille pour être excitée par quoique ce soit !*
*Je voudrais bien un nouveau baiser là... *
Dans le parc, Ginny vit distinctement Harry lever la tête vers la tour d'astronomie.
*Une seconde ! Non, non, non, je n'ai pas le droit de désirer un nouveau baiser de Potter !* paniqua Ginny.
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PDV de Harry Potter élève de Serpentard
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Harry détourna vivement sa tête de la tour paniqué à l'idée que Ron et Hermione voient son intérêt pour Ginny en haut de la tour.
– Et donc, expliqua Hermione à Ron. Tu prends la queue de salamandre pilée et tu la verses dans le chaudron juste après les têtards et juste avant la corne du taureau
– Heureusement que tu es là, dit Ron. Tu es brillante !
Hermione rougit légèrement et assura à Ron que ce n'était rien.
*Hein ? Mais qu'est-ce qui se passe là ? Hermione tu dis tout le temps que tu es la meilleure ! Ron t'es bouché ou quoi elle a dit « queue, têtards et cornes » dans une même phrase. Où sont tes répliques crades ?
J'ai dû transplaner dans mon sommeil vers un monde parallèle sans le savoir, demain je vais me réveiller dans le dortoir des Gryffondor. Le monde parallèle... oui en fait c'est la meilleure explication au fait que je vois Ginny avec le Euvutkce... quoique ce n'était peut-être qu'une envie passagère. Je ne me souvins plus trop dans quel état d'esprit j'étais à ce moment là.
– Non, non j'insiste, dit Ron. Tu es vraiment une fantastique sorcière !
Harry coupa Hermione avant qu'elle ne réponde par une phrase collant avec son énième rougissement...
*Hermione qui rougit, c'est confirmé y'a une tuile quelque part.*
– Hermione jette moi le sortilège Euvutkce, demanda Harry.
– Pourquoi ? interrogea Hermione en effaçant son sourire de contentement.
– Parce que je veux vérifier si c'est bien toujours dans l'équipe d'Angleterre que je veux être, mentit Harry.
– Tu penses aller dans celle d'Irlande autrement ? demanda Ron.
– Oui leur équipe est bien meilleure, dit Harry. Alors Hermione ?
Elle sortit sa baguette magique.
*Et elle ne me pose pas plus de question que ça ?*
– Eutvutkce, lança Hermione vers Harry qui avait fermé les yeux.
– Désolé Harry mais tu ne portes aucun uniforme, révéla Ron.
Harry ouvrit lentement les yeux. Ginny était juste en face de lui, elle s'approcha et l'embrassa.
*Elle n'est pas réelle !*
Harry se retint juste à temps avant de se mettre à embrasser une illusion que Ron et Hermione ne pouvaient pas voir.
– Je suis entouré de l'équipe d'Irlande, mentit Harry alors que la fausse Ginny l'embrassait. Jette-moi l'anti-sort Hermione.
Elle obéit et l'illusion disparut.
– Et la dernière fois c'est celle d'Angleterre que tu as vu ? demanda Ron. Je comprends que tu aies changé d'avis, lorsqu'on sait que les Irlandais ont écrasé l'Argentine dans leur match amical de la semaine dernière...
– Oui, dit vaguement Harry.
– Deux cent cinquante à vingt, rappela Ron. Ça devrait être quelque chose...
Harry jeta un nouveau coup d'oeil vers la tour, il voyait encore les cheveux roux de Ginny qui ondulaient autour d'elle.
– Excusez-moi, dit soudain Harry. J'ai oublié quelque chose...
Il planta Ron et Hermione là. Harry eut du mal à se retenir de courir, il ne cessait de lancer des regards frénétiques vers la tour. La tête de Ginny bougeait en même temps que lui, elle le regardait cela ne faisait aucun doute. Arrivé dans les couloirs presque vides du château, Harry se mit à courir, il grimpa chaque marche des escaliers qui menait à la tour d'astronomie au pas de course. Il avait failli tomber à plusieurs reprises mais cela n'avait aucune importance. Il lui fallait arriver en haut de la tour avant qu'elle ne s'en aille, avant qu'il ne récupère complètement ses esprits et fasse demi-tour.
Enfin Harry arriva devant la porte qui menait au plus haut balcon du château, il l'ouvrit à la volée. Ginny n'était plus à la balustrade à regarder le parc. Elle se tenait au centre du balcon face à la porte comme si elle...
*...m'attendait.*
Ils se regardèrent un moment en silence. Soudain ils s'approchèrent rapidement l'un de l'autre et s'embrassèrent. Harry n'avait plus conscience de rien, il était incapable de penser, il n'arrivait qu'à éprouver du plaisir à sentir Ginny dans ses bras, à sentir ses bras à elle se poser sur ses épaules.
Ils s'étaient embrassés plusieurs fois, seulement ce baiser là était bien plus intense que n'importe lequel, bien plus intense que celui qu'ils avaient échangé dans les escaliers quelques jours plus tôt.
Et ça, Harry allait devoir se l'admettre.
Quelques étoiles avaient fait leur apparition dans le ciel lorsqu'ils se relâchèrent une première fois. Ils se regardèrent en silence, Harry caressa les cheveux de Ginny et l'embrassa de nouveau.
– Trois en une journée, dit Ginny quelques minutes plus tard.
– Je veux qu'il y en ait d'autres, avoua Harry. Pour maintenant, pour demain, pour après...
– D'accord, coupa Ginny. Si tu me promets que tu ne dis rien à personne.
– Je ne dirais rien, assura Harry avant d'embrasser Ginny une nouvelle fois.
Un peu avant minuit, après avoir passé toute la soirée à s'embrasser sous le soleil couchant, puis sous la lune. Harry et Ginny se séparèrent pour enfin aller faire leurs devoirs.
– On se voit demain avant le petit-déjeuner ?suggéra Harry. Derrière la tapisserie du mage blanc Grindelwald.
– J'y serais, dit Ginny.
*Elle y sera !*
Ils s'embrassèrent à nouveau puis se séparèrent. Harry monta dans son dortoir et prit le sac de Ron pour copier ses devoirs qu'il devait avoir lui-même copié sur Hermione. Harry se figea soudain devant Ron qui dormait.
*Merde, c'est la soeur de Ron !*
