25 : Conversion

     La pluie tombaient à grosses gouttes sur la ville sombre qu'était Londres. Vêtu d'une chaude cape d'hiver, un chapeau protégeant ses cheveux blonds, Draco Malfoy attendait sous un lampadaire, tel un vampire guettant sa proie. La porte d'une maison s'ouvrit, un carré de lumière éclairant la nuit un court instant. Ensuite, elle claqua et se referma. Un homme marchait dehors, la démarche claudicante. Draco le fixait, attendant paisiblement. Seul les bruits de la pluie et des pas de l'homme se faisaient entendre dans la rue déserte, les battements rapides du cœur de Draco n'étant audibles que pour son possesseur qui serait fermement sa baguette. Doucement, Draco se recula dans les ombres, prêt à bondir. L'homme passa près de lui. Il n'hésita pas un seul instant. Un rayon rouge fusa. L'homme tomba. Draco sourit.

******************

     La pièce était sombre et vide. Vide sauf d'une chaise où un homme était ligoté, une lumière venant du plafond l'éclairant fortement. Appuyé contre un mur, Draco sourit. Il avait piqué ça d'un film policier qu'il avait vu avec Harry. Les moldus avaient parfois de bonnes idées… Même si c'était rare… Bras croisés, Draco réfléchissait à la tactique à utiliser. Marx était un homme fort têtu et l'enlever était peut-être une mauvaise idée… Mais jamais il ne serait venu parler à Draco sous une invitation tant il détestait la famille Malfoy. Dans un sens, cette haine pour sa famille allait être utile au jeune homme. Soupirant, Draco décida d'aviser. Cela valait mieux. Il sortit sa baguette et pointa doucement l'homme.

« Enervatum… »

     La réaction du Mangemort ne se fit pas attendre. Marx se redressa d'un coup, poussant un cri de rage. Draco resta calme, le jaugeant indifféremment.

« Bâtard ! cria Marx, plissant les yeux pour voir son kidnappeur. Lâchez-moi et osez m'affronter à arme égale. Sang-de-bourbe !

- Pas d'insulte, Marx, dit froidement Draco en s'avançant dans la lumière. Je ne le permettrai pas ! »

L'homme tressaillit, fixant Draco d'un air colérique.

« Malfoy, espèce de chien galeux ! Il n'y a qu'un type comme toi pour faire des coups aussi foireux ! Détache-moi tout de suite.

- Non, répondit calmement Draco.

- Détache-moi, bordel de Dieu, ou je t'assure que tu le sentiras passer !

- Non, je ne te détacherai pas, Marx. J'ai quelque chose à te raconter.

- C'est tes couilles coupés avec un coutelas, qui vont te faire parler, fils de pute ! Détache-moi.

- Quel vocabulaire, dit Draco en fronçant le nez. Il ne vaut peut-être mieux pas t'informer de la révolution.

- Petit Co… La quoi ? »

Draco sourit.

« La révolution, Marx…

- Quelle révolution ? demanda l'homme d'un air étonné.

- Laquelle ? Mais la nôtre, Marx. La révolution des Mangemorts… »

Le Mangemort regarda Draco d'un air septique.

« Qu'est-ce que tu radotes, Malfoy ? T'as reçu trop de coups sur la tête, tu déglingues ! »

Draco pouffa.

« Non, mon cher Marx. Je ne déglingue pas du tout.

- Je n'ai jamais entendu parler de ta putain de révolution.

- Normal, si tu en avais entendu parler, nous ne pourrions pas la faire. Mais laisse-moi donc te raconter ma petite histoire.

- D'accord, je t'écoute, dit Marx. Mais tu pourrais peut-être me détacher.

- Non, dit Draco en souriant.

- Mais putain, je t'ai dit que j'allai t'écouter !

- Oui, mais avant de te laisser aller, je veux m'assurer que tu seras de notre côté… Ouvre grand tes oreilles, Marx… C'est une longue histoire… »

******************

     Draco se laissa tomber mollement sur son lit, soupirant de joie. Détendu, il regarda le plafond de sa chambre avec un léger sourire rêveur. Cela faisait une semaine qu'il avait réintégré son statut de Premier et une semaine qu'il s'évertuait à convaincre les autres Mangemorts de faire partie de la révolution. Pratiquement tous acceptaient sans rechigner. Certains demandaient un temps de réflexion, d'autres refusaient puis se rétractaient… Tout avançait sans trop de problème. Sept, Angus et Blaise avançaient leur propre mission sans trop de problèmes et avec une habileté étonnante. Près de deux tiers des rangs avaient été enrôlés et cela, dans le plus grand secret. Lucius ne se doutait de rien, Sept jouant son rôle à la perfection.

     Un léger sourire flotta sur les lèvres de Draco. Encore une semaine et ils seraient prêts. Ils pourraient passer à l'action et supprimer la menace qu'était Lucius. Les Mangemorts recommenceraient leur vie ou tenteraient de trouver un nouveau moyen d'avoir du pouvoir. Et lui, Draco Malfoy, il épouserait Harry Potter, plus heureux que jamais. Quoi de plus beau ???

     Une seule ombre demeurait au tableau, une ombre qui effaça le sourire de Draco. Depuis une semaine, Draco n'avait plus vu Harry. Depuis une semaine, le jeune homme sentait tout son corps appelé son amant, se languissant de son sourire, de sa voix, de sa bouche et de tout ce qui était lui. Avachis dans son lit, Draco saisit le petit pendentif émeraude qu'il avait autour du cou pour jouer distraitement avec. Il verrait bientôt Harry. Il ferait tout pour. En attendant, il devait aller dire à Rogue et aux autres que Marx était dans le coup, mais qu'il fallait le surveiller. Sa haine pour Lucius avait décuplé en entendant l'histoire de Draco et il était prêt à tout pour 'étriper cet enculé de blondinet', comme l'avait si bien appelé le Mangemort.

     Se levant, Draco se dirigea aussitôt vers son armoire pour prendre une robe de sorcier convenable de couleur sombre et se dirigea avers la salle de bain où il se lava rapidement pour en ressortir frais et dispos. Il avait un dîner 'familial' en soirée, ce qui l'enchantait autant que l'observation de l'accouplement des Veracrasses en saison de reproduction. Attachant les petits cheveux qui pendaient dans son cou avec un dédain visible, Draco vérifia une dernière fois qu'il était correct et s'avança dans le couloir menant au rez-de-chaussée. Des éclats de voix le firent stopper à la porte du salon.

« Je t'ai demandé où tu étais !! criait Lucius, visiblement énervé.

- Et je t'ai répondu, crétin ! répondit Sept. Je suis allée régler quelques affaires administratives.

- Me prends-tu pour un idiot ?? demanda Lucius, menaçant. Je sais très bien que tu étais avec Mastrome.

- Tu ne sais rien du tout, Lucius, s'énerva Sept. J'étais avec Mastrome, en effet. Mais dois-je te rappeler que c'est lui qui s'occupe de la réglementation des portoloins au Ministère ??? »

Il y eut un long silence pendant lequel Draco en profita pour siffloter, signalant ainsi sa présence aux deux amants. Il attendit un instant puis ouvrit la porte, trouvant son père assis devant la cheminée, Sept dans un fauteuil à côté.

« Quel calme ! fit Draco, railleur. Quelqu'un est mort ?

- Un demi million de moldus depuis le début de l'année, répondit Lucius. Tu devrais le savoir mieux que personne, non ? »

Draco serra les dents et fusilla son père du regard. Lucius souriait d'un air sarcastique.

« Très… amusant, fit Sept en se levant. Et si vous alliez voir si le dîner est prêt, Lucius ?

- Pourquoi devrais-je y aller ?

- Vous êtes le chef de maison, non ? » demanda Sept, fière.

Lucius grogna mais partit, laissant Sept et Draco complètement seuls. Le jeune homme la regarda, impassible.

« Tu dois arrêter ça, dit Draco. Il est violent et pourrait te faire pire qu'un simple bleu…

- Je sais ce que je fais, répliqua Sept, fixant l'âtre de la cheminée. Ne t'inquiète pas.

- En effet, tu avais l'air de très bien te débrouiller, tout à l'heure », nargua Draco.

Sept lui lança un regard perçant.

« Tu es d'un caractère exécrable, depuis que tu ne le vois plus, dit Sept d'un air détaché. Tu devrais aller le voir.

- Je n'ai pas le temps, dit Draco froidement. Que crois-tu ! J'y serai allé, sinon !

- Vraiment exécrable, dit Sept d'un air agacé.

- Qu'est-ce qui est exécrable ? demanda Lucius en entrant.

- Le caractère de Draco, répondit Sept.

- Il tient ça de sa mère, dit Lucius. Allons dîner. C'est prêt. »

     Sept et Draco hochèrent la tête et s'avancèrent avec Lucius vers la salle à manger. Arrivés là, une table richement décorée et couverte de plats divers et succulents les attendaient, l'odeur faisant crier de faim l'estomac de Draco. Le jeune homme tenta d'aller s'installer sans avoir l'air de se précipiter vers le plat, c'est-à-dire aussi calmement que possible. S'installant au couvert le plus loin possible de son père, Draco regarda les plats avec scepticisme. Ceux qui étaient près de lui n'étaient pas ses préférés et il était certain que son père avait fait exprès. C'était son genre. Marmonnant contre les gamins de quarante ans, Draco finit par se servir un peu de poulet avec de la salade, mangeant sans trop de joie.

« Es-tu passé au quartier général, Draco ? demanda Lucius, se servant de la compote de pomme.

- Pas encore, père, répondit le jeune homme. J'ai eu beaucoup de choses à faire…

- Comme quoi ? demanda Lucius.

- Rangement, marmonna Draco. J'avais laissé certaines choses inutiles s'amasser dans mes armoires … Il m'a fallut régler le problème. »

Lucius ne dit rien, mais le regarda fixement.

« Il te faudrait une femme pour s'occuper de ça », dit-il distraitement.

Draco se figea.

« Hum, fit-il, tentant de retrouver pied. Je… Je préfère rester célibataire, dit-il finalement. Cela me permet de courir à gauche et à droite…

- Être marié n'empêche rien, dit son père.

- Belle mentalit », fit remarquer Sept.

Lucius ne prêta pas attention à la remarque de sa maîtresse et fixa Draco.

« J'ai sélectionné certaines jeunes femmes de bonne famille, pour toi.

- QUOI ? tonna Draco, se levant d'un bond.

- Tu as rendez-vous avec l'une d'elles demain.

- Je ne veux pas me marier ! dit Draco, dardant son père d'un regard rageur.

- Tu feras ce qu'on te dira de faire, Draco, dit calmement Lucius. La famille doit s'agrandir et tu es mon seul héritier. Donc, tu dois te marier. C'est pour notre nom, comprends-tu ?

- Et ce que je veux, tu t'en moques ? s'énerva Draco.

- Je te prierai de me parler sur un autre ton, jeune impudent ! dit Lucius en élevant un peu la voix. Les jeunes femmes que j'ai choisies pour toi sont de bonne famille et du bon côté. Alors ne me fais pas honte et présente-toi demain chez les Dagers. Compris ? »

Draco serra les dents. Il ne devait pas désobéir, mais ça le rendait malade d'accepter.

« D'accord, dit-il, les dents serrés. D'accord… »

Lucius eut un sourire de satisfaction et but une gorgée de vin. Draco lança un léger regard à Sept qui fixait son assiette, n'osant pas relever la tête.

« J'ai des courses à faire, dit Draco. À plus tard. »

     Il n'entendit que vaguement son père répondre avant de sortir rapidement de la pièce, les poings serrés. Se marier ? Lui, Draco Malfoy ?? Avec une femme de 'bonne famille' ? Pas question ! Le blond courut le plus vite possible jusqu'à sa chambre et prit sa cape et sa bourse. Il devait régler certains points administratifs pour être indépendant de son père et cela au plus vite. Il avait déjà prévu de le faire avant cette histoire de mariage, mais maintenant, ça devenait capital ! Une fois prêt, Draco se hâta de transplaner au Chemin de Traverse. Il atterrit au milieu d'un Chaudron Baveur presque désert, du soleil filtrant par les hautes fenêtres du pub. Le barman, le vieux Tom, lui accorda un hochement de tête revêche et douteux. Draco se contenta d'un signe de tête également et sortit en trombe du bar. Il dut recommencer trois fois le code pour accéder au Chemin de Traverse tant il était pressé d'y aller. Quand enfin, l'arche s'ouvrit, il fut surpris de voir le monde qu'il y avait.

     Des sorcières et sorciers se promenaient ici et là, discutant avec leurs proches, flânant le long des boutiques. Il fallut un certain temps à Draco pour se souvenir que le week-end était arrivé et que, généralement, les adultes en profitaient pour se promener ici et là. Malgré la guerre et la menace constante des Mangemorts, les sorciers continuaient à vouloir s'amuser et saisissaient chaque occasion. Secrètement, Draco les admirait pour leur courage : une seule attaque sur le Chemin de Traverse un samedi et tout le bon camp serrait décimé. Pas dans sa totalité, mais au moins une majeur partie. Il avait la légère impression de dénoter un peu, entouré du 'bon' camp alors que lui n'était que le vilain petit canard, tant du bon que du mauvais côté. Baissant la tête en une expression soumise, Draco s'avança vers Gringotts, ignorant les visages malveillants que lui lançaient certains passants.

     La Banque s'élevait non loin de l'entrée et il en était énormément reconnaissant à ceux qui avaient décidé de la placée là. Ça empêchait ainsi à tous les passants de le voir et de l'insulter, faisant comme s'il n'était pas là. Draco se hâta de monter les escaliers, regardant droit devant lui. Il n'eut pas le temps de voir le petit garçon qui courait et le percuta de plein fouet, l'enfant tombant au sol. Draco vacilla juste un peu puis se stabilisa, baissant les yeux vers le garçonnet qui pleurait à chaudes larmes. L'ancien Mangemort tressaillit de la tête au pied en voyant la chevelure rousse caractéristique des Weasley.

'Si le gosse est là, les parents aussi, pensa Draco. Il faut le faire taire ou on va m'accuser de l'avoir fait tomber…'

« Est-ce que ça va ? » demanda Draco en se penchant vers le petit garçon.

Celui-ci leva vers lui un regard brillant de larmes, les joues humides et le nez coulant un peu. Draco s'en sentit presque attendri. Sortant un mouchoir de sa poche, il le tendit au petit garçon tout en l'aidant à se relever.

« Je suis désolé, s'excusa Draco. Je ne t'avais pas vu… »

'Je suis en train de présenter des excuses à un gosse !' pensa Draco.

« Ça va aller ? demanda Draco.

- Voui », dit le petit garçon, reniflant.

Draco rit puis reprit son mouchoir. Il se mit à genoux et le plaça sur le nez du petit garçon.

« Souffle ! » dit-il.

Le garçon s'exécuta, se mouchant sans gêne. Draco ricana un peu puis plia le mouchoir, prenant un côté propre pour essuyer le visage humide du garçon.

« Si on me l'avait dit, je ne l'aurait jamais cru ! » dit soudainement une voix derrière Draco.

Celui-ci tressaillit et se retourna vivement, tombant nez à nez avec Hermione Granger Weasley qui le regardait d'un air sévère.

« Granger, dit Draco en lâchant la main du petit garçon. Je suppose qu'il est à toi…

- Non, répondit Hermione en tendant les bras vers l'enfant qui alla se réfugier près d'elle. Il est à mon beau-frère, Bill…

- Oh, dit Draco d'un air détaché, s'avançant vers la banque. Surveille-le un peu mieux, dit-il en la dépassant. D'autres que moi l'auraient fait payer pour ne pas faire attention…

- Oui, je n'en doute pas, dit Hermione. Ce qui m'étonne, c'est que toi, tu ne lui ais pas fait payer. »

     Draco s'arrêta, juste aux portes de la banque et se retourna, regardant Hermione qui le fixait intensément. Draco lui lança un regard indéchiffrable puis rentra dans la banque, fermant la lourde porte derrière lui, comme pour la mettre au défi de venir le questionner. Hermione ne le suivit pas. Il lui en fut reconnaissant.

******************

     Mais sa rencontre avec les Weasley était loin d'être finie pour la journée. Après s'être adressé à un Gobelin pour lui expliquer le but de sa visite, Draco fut prié de se rendre dans un bureau non loin de là où un homme s'occuperait de ses affaires. Si cela étonna Draco qu'un homme se charge d'affaires gobelines, il n'en fit pas la remarque et se dirigea vers le bureau. La difficulté qu'il éprouva à cacher sa surprise lorsqu'il ouvrit la porte dudit bureau, par contre, montrait combien il était étonné. Penché sur des papiers en désordre, Bill Weasley ne l'avait pas encore vu et lui indiqua un siège sans voir qu'il avait affaire à Draco Malfoy. Bien que légèrement surpris, Draco alla s'installer, attendant que Bill daigne relever la tête. Quand il le fit, l'homme aurait tout aussi bien pu perdre ses yeux tant ils s'écarquillèrent. Ce fut trop dur pour Draco, il pouffa, légèrement amusé.

« Malfoy, dit froidement Bill. Je ne vois pas ce qui te fait rire.

- Ta tête, répondit Draco. Ce genre de chose est inoubliable ! »

Bill lui lança un regard perçant avant de s'appuyer dans sa chaise, relax.

« Qu'est-ce que tu veux ? demanda le jeune homme.

- Bloquer mon compte, dit sérieusement Draco.

- Le bloquer ? s'étonna Bill. Pourquoi ?

- Je ne veux pas que mon père y ait accès. Donc, je veux qu'il lui soit bloqué. »

     Bill fronça les sourcils puis soupira. Il ouvrit un tiroir et en sortit un dossier après quelques minutes de fouilles. Sur le devant, en lettre d'or était écrit Draco Lucius Malfoy. Le jeune homme ne broncha pas en voyant que c'était Bill qui avait son dossier. Il s'agissait sans doute d'une tactique de l'Ordre du Phœnix pour mieux contrôler les Mangemorts. Bill ouvrit le dossier et lut quelques feuilles d'un air distrait.

« Pourquoi vouloir lui bloquer ton compte ? demanda Bill. Si je ne m'abuse, ton père te verse plus de mille galions par mois… Si tu le bloques, il ne pourra plus le faire.

- À combien s'élève le contenu de mon coffre ? » demanda Draco.

Bill tourna quelques feuillet puis regarda Draco.

« Quatre millions, répondit-il. Plus le pécule apporté par ta mère.

- Le quoi ? demanda Draco.

- Peu de temps avant sa mort, Narcissa Malfoy a insisté pour que tout l'argent qu'elle avait sur son compte soit déposé sur le tien. »

Draco écarquilla les yeux, stupéfait.

« Elle… elle a fait ça ?

- Oui, répondit Bill. Mais tu ne peux t'en servir que pour une seule chose.

- Laquelle ? demanda Draco.

- Acheter une maison. Ta mère a jugé bon de faire quelque chose pour ta future vie de couple, semblerait-il… »

     Draco baissa les yeux, fixant le coin du bureau de Bill. Il ne put s'empêcher de penser à une maison qu'il partagerait avec Harry, une maison rien que pour eux. Un léger frisson de joie lui parcourut le dos. Et pourquoi pas ? Pourquoi ne pas acheter une maison à Harry ? Un endroit où lui et son futur mari seraient heureux, où ils pourraient inviter leurs amis ou encore s'aimer pour l'éternité. Draco sourit et ferma les yeux, accordant sans le savoir, le plus étrange spectacle à Bill qui ne put cacher son étonnement face à la paix et à la joie du visage du jeune Mangemort. Mais soudain, le visage de Draco s'assombrit et il rouvrit les yeux, dardant ses deux onyx sur Bill.

« Mon père est-il au courant ?

- Non, répondit Bill. Narcissa a fait ça dans le plus grand secret. Je crois même que ton père n'est pas au courant de la somme amassée par Narcissa. »

Draco hocha la tête, pensif.

« De combien s'élève la somme ?

- Elle est quasiment égale à ce que tu as sur ton compte, dit Bill en farfouillant dans ses papiers. Tu as de quoi t'acheter une grande maison, avec ça. »

Draco hocha la tête, un léger sourire sur le visage.

« Et pourquoi pas, murmura-t-il, jouant de nouveau avec le petit pendentif qu'il avait autour du cou. Et si je ne dépense pas toute la somme de ma mère, que devient le reste ?

- Il t'est ajouté automatiquement », dit Bill.

Draco hocha la tête.

« Si j'achetais une maison, dit Draco. Accepterais-tu de t'occuper des formalités ? »

Bill le regarda, surpris.

« Heu…, dit-il. Tu es sûr de vouloir me confier cette tâche ? À moi, un Weasley ? »

Draco sourit, l'étonnement de Bill grandissant encore plus.

« Oui, dit-il. J'ai confiance en toi. »

Bill ouvrit la bouche de stupeur et Draco rit légèrement, amusé.

« Mais surtout, ne le répète à personne, ça casserait mon image de garçon insupportable et plongé dans le mal.

- De toute façon, même si je le racontais, on ne me croirait pas », dit Bill en se passant une main dans ses cheveux encore long.

Draco sourit.

« Pour en revenir à mon compte, bloque-le, dit Draco. Je n'ai plus besoin de l'argent de mon père et je ne veux pas qu'il se mêle de mes affaires. J'aimerai par contre qu'il n'en soit pas informé. Que surtout, il ne le sache pas. D'accord ?

- D'accord, dit Bill. Je ferai le nécessaire.

- Merci, dit doucement Draco en se levant.

- Attends ! dit Bill. Dumbledore m'a donné ceci pour toi ! »

Draco sursauta et regarda la lettre que Bill lui tendait.

« Comment a-t-il su… ?

- Il ne le savait pas, dit Bill. Il nous a donné la même lettre à tous avec pour mission de te la remettre si on te voyait. »

Draco fit une moue agacée.

« Personne d'autre que toi ne peut la lire, dit Bill, comprenant ce qui le gênait. Et une fois que l'une des lettres est entre tes mains, les autres sont autodétruites. »

Draco hocha la tête et prit la lettre. Il la fourra rapidement dans sa poche et tendit la main à Bill. Celui-ci hésita un instant puis la serra.

« Dumbledore a confiance en toi, dit Bill en gardant la main de Draco dans la sienne. Je ne sais pas pourquoi ni comment tu es parvenu à avoir cette confiance, mais ne te joue pas de lui.

- Je n'en ai pas l'intention, dit Draco en souriant mystérieusement. Au revoir, Weasley. »

Draco enleva sa main et partit, laissant derrière lui un Bill pensif.

******************

     Draco dut plisser les yeux quand il retourna dans la lumière vive de l'extérieur, les pierres blanches de la banque reflétant le soleil avec une puissance désagréable. Doucement, le jeune homme alla se réfugier à l'ombre du bâtiment, fouillant dans sa poche à la recherche de la lettre. Il la sortit, légèrement hésitant. Devait-il la lire maintenant ou attendre un peu ? La curiosité l'emportant, Draco s'appuya contre la banque et ouvrit la missive prudemment.

     Cher Monsieur Malfoy,

     Notre connaissance commune m'a mis au courant de votre idée sommes toutes assez originale. Un bal des anciens serait le bienvenu pour renouer les liens défaits d'une manière ingénieuse. Je proposerai volontiers d'utiliser la Grande Salle du château, mais il faudrait que nous nous rencontrions préalablement pour parler de cette grande occasion qui n'a lieu que très rarement. Il serait bon de nous retrouver pour en discuter. Que diriez-vous de ce soir, au Chaudron Baveur ? Je vous attendrai dans un salon privé. Demandez à Tom de vous indiquer le chemin.

     Bien amicalement,

     Albus Dumbledore.

     Draco afficha un léger sourire. Dumbledore avait très finement joué sur le coup de la lettre. Cette histoire de réunion des anciens n'était qu'une couverture pour parler de celle des ministres de la magie, la connaissance commune n'était autre que Rogue et pour ce qui était de la rencontre du soir, Draco ne doutait pas qu'ils allaient mettre au point la fameuse soirée piégée de Lucius. Souriant, le jeune homme remit la lettre dans sa poche et se dirigea d'un bon pas vers la sortie. Néanmoins, il stoppa devant une boutique qu'il n'avait jamais remarquée jusque l : une agence immobilière. Draco hésita l'espace d'un instant puis poussa la porte de la boutique. Une légère clochette tinta et une jeune femme releva la tête d'un comptoir rempli de dossiers.

« Bonjour, dit la jeune femme. Que puis… Malfoy ?? »

Draco regarda la jeune femme d'un air un peu égaré puis la reconnut finalement.

« Padma, dit-il. À moins que ça ne soit Parvati ?

- C'est Padma, dit la jeune femme. Ma sœur a monté cette affaire avec moi, mais elle s'est absentée pour la journée. »

Draco eut un léger sourire et s'approcha du comptoir, non sans regarder les photos représentatives des maisons à vendre.

« Tu veux acheter une maison ? demanda Padma.

- J'envisage, en effet, dit Draco

- Tu veux que je te donne un album ? demanda-t-elle. Pour le feuilleter à ton aise… »

Draco regarda la pile d'album près de son ancienne camarade d'école et hocha la tête.

« Sais-tu quel genre de maison tu recherches ? demanda Padma en s'approchant des albums.

- Une grande maison, dit Draco, pensif. Une maison claire… Avec de hautes fenêtres… et si possible, avec un grand terrain autour. »

Padma sembla pensive un instant puis farfouilla dans ses dossiers Elle tira trois album épais et les lui tendit.

« Regarde la-dedans. Tu devrais trouver ton bonheur.

- D'accord, dit Draco. Où puis-je m'installer ?

- Là, dit Padma en lui indiquant une petite cabine. Tu sais comment te servir de ces machins, n'est-ce pas ?

- Bien sûr, dit Draco en riant. J'en ai eu étant enfant. »

     Padma hocha la tête et lui souhaita bonne chance. Draco se dirigea vers la cabine. Il s'agissait d'une minuscule pièce aux murs blancs au milieu desquels se trouvaient un banc et un pilier. Le pilier en question était fendu à sa base, laissant juste de la place pour une feuille de papier épais. Draco alla s'installer sur le banc et posa les albums près de lui. Il prit le premier et l'ouvrit regardant vaguement les photos et les noms des maisons. Il en passa six avant de voir un modèle plaisant. Ouvrant la chemise plastique, il sortit une fiche épaisse striée de lignes lumineuses et enfonça la fiche dans le pilier. Aussitôt, les murs de la cabine perdirent de leur luminosité, un décor apparaissant sur ceux-ci. Draco se retrouva bientôt projetée dans une maison inconnue. Il regarda les pièces éclairées aux hautes fenêtres, les chambres à coucher nombreuses et rivalisant de beauté. Il demanda à voir le terrain et grimaça. L'extérieur était trop sombre pour convenir. D'un 'Stop', Draco mit fin au programme et en revint à la pièce blanche et étroite. Il recommença alors son feuilletage.

     Trois fois, Draco activa encore le visiteur magique et à chaque fois, il trouvait un défaut. Ce qu'il voulait, c'était la maison parfaite. Celle qui semblerait les refléter, Harry et lui. Il arrivait tout doucement à la fin des albums que Padma lui avait donnés et désespérait de trouver la maison recherchée. Soudain, ses yeux s'arrêtèrent sur une demeure semblant assez neuve. La photo la montrait entourée d'un muret aux pierres inégales et d'arbres en fleurs. Draco tira la fiche magique et regarda le nom marqué sur le haut, en lettre grasse. 'Godric's Hollow'. Draco fronça les sourcils. Il avait déjà entendu ce nom quelque part. Se grattant la tête, Draco regarda le léger texte accompagnant la photo.

     Maison large et éclairée, Godric's Hollow contient tous les aménagements nécessaires à des moldus Et à des sorciers. Le terrain environnant la demeure est assez large pour se permettre de jouer au Quidditch sans se faire voir et contient un jardin luxuriant. Construite sur les fondations d'une maison autrefois détruite, Godric's Hollow est dotée d'une protection magique à forte intensité. Elle est pourvue de quatre chambre, deux salles de bains, un salon, une cuisine, une cave, un grenier et un 'garage', endroit où les moldus rangent leur 'voiture'.

     Draco leva un sourcil. Une voiture ? Pourquoi pas, si Harry insistait. Rêveusement, le jeune homme entra la fiche de la maison dans le pilier et aussitôt, les murs semblèrent s'écarter. Draco se retrouva dans une large cuisine hexagonale entourée de hautes fenêtres aux rideaux blancs. Un comptoir de cuisine beige était juste devant lesdites fenêtres, et Draco vit une table au milieu de la pièce faite d'un bois clair. La pièce était peinte de jaune pâle, conférant plus de luminosité à l'endroit. De petites armoires étaient prêtes à accueillire les ustensiles de cuisine d'Harry et les tiroirs les couverts. Draco sourit et demanda à voir le salon.

     Là aussi, il s'agissait d'une gigantesque pièce. Elle était divisée en deux partie, la salle à manger, entourée de fenêtre et de la porte menant à la cuisine et il y avait suffisamment de place pour y mettre une table pour  une dizaine de personne. L'autre partie était tout aussi douillette. Une cheminée idéale pour passer une agréable soirée au coin du feu et encadrée de fenêtres à meneaux. Il y avait suffisamment place pour un mobilier imposant et espacé. Le sol était recouvert d'un riche tapis s'alliant avec la couleur beige des murs, pas trop clair pour ne pas qu'il se salisse vite, mais pas trop sombre pour ne pas dénoter avec l'ensemble du décors. Sur le côté, une porte donnait accès à un vestibule éclairé et dallé de marbre blanc. Draco sourit en voyant les escaliers richement veinés d'or menés à l'étage. Il demanda à l'appareil de lui montrer les chambres, son ravissement se retrouvant comblé.

     Toutes les quatre étaient de grandes pièces aux formes différentes et plaisantes. L'une était rectangulaire, l'autre carré, une autre hexagonale et la dernière était ronde. Draco prit plaisir à imaginer que la première serait une parfaite chambre des maître,s la seconde la chambre d'amis, la troisième la chambre d'enfant et la dernière une excellente salle de jeu. Souriant, il demanda à voir le terrain et il sut tout de suite que sa décision était prise quand il vit l'étendue de verdure qui entourait la demeure. Revenant à la pièce, Draco prit la fiche et sortit, Padma sursautant face à sa brusquerie.

« C'est celle-là que je veux, dit Draco en montrant la fiche.

- Godric's Hollow ? dit-elle. Ça alors, tu es bien la dernière personne que j'aurai imaginée dans cette maison…

- Ah ? demanda Draco. Pourquoi ?

- Tu ne sais pas ? demanda Padma. Cette maison a été construite sur les fondations de l'ancienne maison des Potter…

- L'ancienne maison des Potter ? demanda Draco, regardant la photo représentant la façade centrale de la maison.

- Oui, dit Padma. C'est un symbole et rares sont les acheteurs potentiels … »

     Draco regarda la fiche, hésitant. Était-il raisonnable d'acheter une maison qui avait été celle  des parents d'Harry ? Pouvait-il, en toute connaissance du drame qui s'y était déroulé, y emmener vivre son amant ? 'Oui' fut la réponse la plus évidente qui vint à l'esprit de Draco. Combien de fois Harry n'avait-il pas parlé de son désir de vivre dans une maison où il se sentirait en sécurité, aim ? Combien de fois avait-il parlé de la maison de ses parents comme d'un endroit idéal pour lui ? Un sourire naquit sur le visage de Draco. Oui, il l'achèterait. Et si Harry n'en voulait pas ? Et bien, il la revendrait ! Rien ne l'en empêchait !

« Je la prends, dit-il à Padma. C'est elle que je veux et aucunes autres ! »

******************

     La soirée arriva et Draco n'eut aucun mal à s'échapper de chez lui. Il raconta à son père qu'il avait un rendez-vous purement passionnel, ce qui arracha une moue de dégoût à l'homme qui ne valait pas mieux que son fils, vu qu'il avait obligé sa maîtresse à emménager au manoir familial. Discrètement, pendant qu'il se préparait pour sa réunion avec Dumbledore, Draco avait informé Sept de ce qu'il se passait et de l'importance d'une réunion d'urgence avec les Premiers. La jeune femme avait proposé de se retrouver chez un des autres hommes, chez Blaise, pour bien faire. Il était celui qui recevait le plus de visites mondaines – vu qu'il dirigeait un casino sorcier – cela passerait donc inaperçu s'ils s'y rendaient tous le même jour. Draco se contenta d'un simple hochement de tête, puis transplana au Chaudron Baveur, fort peu animé pour un samedi soir.

     Aussitôt qu'il l'eut à portée de main, Draco demanda à Tom de le conduire à 'celui qui l'attendait' et il quitta la salle principale, non sans jeter des coups d'œil soupçonneux et discrets autour de lui. Il ne vit que des Mangemorts qui avaient adhérer à la révolution et des sorciers qui n'étaient au courant de rien. Sécurisé, il suivit le vieil homme dans les sombres et déserts couloirs du pub. Ils arrivèrent devant une porte où une forte lumière s'échappait par l'interstice du dessous. Tom frappa doucement et la voix de Dumbledore s'éleva, priant les visiteurs d'entrer. Alors, la porte s'ouvrit et Draco put voir la pièce où un feu ronflait paisiblement dans la cheminée. Le jeune homme entra, voyant du premier coup d'œil les trois hommes présent dans la pièce : Dumbledore, Rogue et Black. Tout trois le regardaient attendant qu'il parle ou du moins, qu'il fasse un geste. Draco se contenta de regarder Rogue et dit d'une voix claire :

« Marx est avec nous. »

Rogue eut un sourire rusé.

« Comment as-tu fait pour le convaincre ? demanda-t-il.

- J'ai utilisé la technique de… enfin, La technique, dit simplement Draco.

- Si tu veux parler d'Harry, nous sommes au courant », dit Black, intervenant.

Draco se contenta d'un regard indifférent.

« Tu l'as frapp ? demanda Rogue, visiblement avide de détails.

- Non, dit Draco. La technique, avec Marx, c'est le langage.

- Comment ça ? demanda Rogue.

- Espèce d'enculé de mes deux, gronda Draco en regardant Rogue. T'es con au point de rien capter ou c'est juste ta putain de cervelle qui est sur stop ?

- Je vois », dit simplement Rogue.

Draco sourit d'un air amusé face à l'air dégoûté de Rogue.

« Il est vraiment mal élevé, dit-il. Il a parlé comme ça tout le temps ?

- La plupart du temps, avoua Draco. J'ai trouvé ça très drôle…

- Je n'en suis même pas étonné, dit Rogue d'un air ennuyé.

- Quand vous aurez fini de discuter langage, peut-être qu'on pourrait en venir aux choses sérieuses… dit Black, énervé.

- Si ça te dérange, t'avais qu'à pas venir, grogna Rogue.

- Ça t'aurait fait trop plaisir…

- Ça suffit, intervint Dumbledore, souriant derrière ses lunettes en demi-lune. Messieurs, asseyez-vous. »

     Pour une raison qu'il ignorait, Draco pensa que c'était une bonne idée et alla s'installer près de la cheminée. Une aura de paix semblait émaner de Dumbledore, calmant d'un coup les trois hommes qui regardaient alors le feu d'un air apaisé et tranquille. Le vieil homme sourit et alla se poser dans un des fauteuils, regardant Draco.

« Comment va Harry ? demanda-t-il.

- Ce n'est pas à moi de le dire, dit Draco d'un ton moins froid que d'habitude. Ce n'est pas chez moi qu'il vit… »

Il lança un regard en coin qui réveilla immédiatement Sirius Black.

« Mon filleul vit chez toi et tu ne me l'as même pas dit ?? explosa-t-il en lançant un regard meurtrier à Rogue.

- C'est sa volonté, dit le maître des potions pour se défendre.

- Sa volont ? demanda Black, sa voix semblant se briser sur la fin.

- Oui, dit Draco. Mais il ne faut pas le prendre mal. Harry ne souhaite pas vous voir avant d'être guéri…

- Mais pourquoi ? demanda l'animagus, regardant Draco d'un air chagriné.

- Ce n'est pas à moi de vous dire ça, dit Draco. Mais à lui.

- Si je ne le vois pas, il ne me le dira jamais.

- Vous pouvez lui écrire, dit Draco. Il ne refusera pas de vous répondre. Bien au contraire… »

Sirius sembla un instant pensif puis regarda Rogue.

« Je la lui donnerai », dit simplement l'austère maître des potions. 

Black se contenta d'un simple hochement de tête reconnaissant. Draco sourit. S'il n'était pas tombé amoureux de Harry mais était tout de même passé de bon côté, se serait-il comporté comme Rogue le faisait avec Black ?

« Ainsi, Severus, dit Dumbledore. Comment va Harry ?

- Bien, dit Rogue. Mieux, en tout cas. Depuis qu'il prend sa potion journalière… »

Draco eut un léger sourire, soulagé de savoir son amant en voie de guérison. Le seul problème était qu'il aurait souhaité être à ses côtés pour l'aider.

« Bien, dit Dumbledore. Et quand sera-t-il disposé à nous recevoir ?

- Si, comme le dit Malfoy, il refuse de vous voir à cause de sa maladie, pas avant son opération, dit Rogue. Et encore, après, il lui faudra un petit temps de réadaptation… »

     Dumbledore eut l'air attristé de la nouvelle, mais ce ne fut rien comparé à Sirius qui baissa la tête, ses cheveux cachant son visage. Draco se sentit presque triste de voir la peine de cet homme dont Harry parlait avec tant de tendresse. Que ressentirait-il, lui, s'il ne pouvait plus le voir ? Et depuis quand se posait-il toutes ses questions au sujet de ce que ressentait les autres ????

« N'étions-nous pas là pour parler de la révolution ? demanda Draco, tentant d'ignorer l'excès de gentillesse dont il était atteint.

- Si, si, bien sûr, dit Dumbledore en revenant au présent. Et bien, Monsieur Malfoy, tout d'abord, je tiens à vous… féliciter. Cette idée est vraiment excellente. Néanmoins, il reste un problème…

- Quel est-il ? demanda Draco, faussement intéressé.

- Et bien, Monsieur Malfoy, si la révolution venait à réussir, que deviendraient les autres Mangemorts ? »

Draco resta muet.

Bonne question ! Que vont-ils devenir, ces assoiffés de pouvoir ? Que vont-ils faire une fois débarrassé de leur maître ?

« Je ne sais pas, avoua Draco. Je pense que le mieux, pour eux, serait de refaire leur vie…

- Mais le voudront-ils ? demanda Dumbledore. Ils ont vécu dans ce monde de haine et de destruction pendant des années… Voudront-ils la paix ? »

     Non. La réponse était là, flottant dans l'air, presque palpable. Non, les Mangemorts ne retourneraient pas à leur paix. Ils chercheraient une raison de continuer... Certains seraient déboussolés : ils n'avaient plus de but à suivre, plus de combat à mener. Ce pourquoi ils s'étaient battus depuis des années était parti en fumée. Certes, ils le savaient. Chaque Mangemort l'avait appris avec l'annonce de la mort du Maître, mais ils n'en avaient pas encore pris conscience. Trop occupés par la révolution, ils avaient oublié qu'après… ils n'auraient plus rien. Draco resta figé, fixant le feu brûlant dans l'âtre. Lui-même, que ferait-il, après ?

J'épouserai Harry, se dit-il. Et je vivrai chaque jour de mon existence avec lui… À apprendre à le connaître, à m'occuper de lui…

     Mais les autres Mangemorts ? Qu'avaient-ils ? Certains avaient des familles, mais Draco était le mieux placé pour voir que, une fois dans ce monde de ténèbres, la famille n'était pas plus importante qu'une bande de cochons d'Inde sur le bord de la route. Si les Mangemorts se retrouvaient sans but, ils allaient prendre conscience de ce qui s'était passé, bien des années avant. Et alors…

« Quel sera leur réaction ? demanda Draco en regardant Rogue. À ton avis ? »

Le maître des potions fixait lui aussi l'âtre, réfléchissant.

« Pour les plus zélés, c'est sûr, ils vont devenir dingues, dit Rogue. C'est ceux-là qu'il nous faut craindre… Mais ceux qui ont le plus d'attaches vont sans aucun doute s'y accrocher… Des enfants vont se retrouver avec des pères ou des mères modèles sur les bras... ce qui n'est pas plus mal, entre nous… Le problème, c'est les autres… et ils seront en majorité.

- Une autre révolution pourrait avoir lieu, dit Draco. Et celle-là risque de tuer plus que l'autre… »

Les quatre hommes gardaient le silence, réfléchissant.

« Pourquoi ne pas… »

Tous regardèrent Black qui avait parlé.

« Non…Ce n'est pas une bonne idée.

- Quoi ? demanda Rogue.

- Non, dit Black, les sourcils froncés sous la concentration. Non, ça ne marchera pas….

- Quoi ? » demanda Draco.

Sirius s'appuya un peu plus dans son fauteuil, regardant les trois autres.

« Beaucoup de choses ont été détruites, avec cette guerre, dit Sirius. Il serait bon de tout reconstruire, mais les victimes n'en n'ont pas la force… Pourquoi ne pas le faire faire aux Mangemorts ? »

Draco fronça les sourcils.

« Leur faire reconstruire ce qu'ils ont détruit ? Ils n'accepteront jamais.

- Ils n'auront pas le choix, dit Sirius. On ne peut pas les tuer, parce qu'ils ont aidé, d'une certaine manière. Mais ils ne peuvent pas rester impunis. Surtout s'ils se révoltent ! Au lieu de les tuer, nous n'avons qu'à leur faire faire des travaux publics…

- Le ministre n'acceptera jamais… !

- Percy est sévère, mais il saura voir la justice dans ce procédé. »

Draco se tut. Oui, c'était juste, mais jamais les Mangemorts n'accepteraient ! C'était bien trop humiliant.

Mais c'est une occupation comme une autre, pensa Draco. Et la menace de devoir tout réparer les obligerait peut-être à se tenir à carreau.

« Le mieux est encore de soumettre cette idée à Percy, dit Dumbledore. Ensuite, nous verrons comment réagirons les Mangemorts. »

Draco hocha la tête. Et puis de toute façon, comme Harry disait parfois : 'Pourquoi se casser la tête sur quelque chose qui n'est pas encore arrivé et n'arrivera peut-être pas ?'

« Mais je ne vous ai pas appelé pour ce problème uniquement, Draco, dit Dumbledore, ramenant l'attention de Draco à lui. Je tenais également à vous prévenir que la réunion des ministres se tiendra dans un manoir à cinq cent kilomètres de Londres. Il se nomme Boucle. Ne me demandez pas pourquoi ce foutu château s'appelle comme ça, c'est une énigme que je n'arrive pas à résoudre… Mais je sais qu'il renferme un secret dont il faudra se méfier.

- Quel secret ? demanda Draco.

- C'est pour ça, qu'il faudra s'en méfier... Je ne sais pas, répondit le vieil homme. Je sais juste que toutes les personnes qui ont essayé de le résoudre n'en sont jamais revenues.

- Et les ministres vont se retrouver là-bas ?

- Oui, dit Dumbledore. La partie est est sécurisée depuis longtemps. C'est là qu'ils se retrouveront. De plus, la Boucle est un château si bizarre que personne n'irait soupçonner un rendez-vous de ministres !

- C'est certain, dit Sirius. Tout sorcier qui se respectent à peur de la Boucle.

- Bien, dit Draco. Et les effectifs ?

- Tous les Aurors seront disposés autour du quartier est… Il faudra donc se débrouiller pour vous retrouver dans le quartier ouest et que Lucius n'aille pas mettre son nez à l'est. Vous l'attrapez, le maltraitez un peu et lui dites ses quatre vérités, puis vous le livrez au ministre et vous transplaner illico. Ça ira ?

- Je suppose que oui, dit Draco. Et ça sera donc dans une semaine ?

- Oui, répondit Dumbledore. Il faudra vous tenir prêt.

- Nous le serons », dit Draco, confiant.

Dumbledore sourit, hochant de la tête. Draco se leva, s'étendant.

« Si vous permettez, dit le blond, je vais rentrer chez moi. Mon père s'est mis en tête de me marier, j'ai des fiancées potentielles à dégoûter… »

Rogue eut un léger sourire sarcastique. Draco sourit aussi et s'apprêtait à transplaner quand Sirius le rappela.

« Malfoy, dit-il. Qu'est Harry pour vous ?? »

Draco regarda le parrain de son amant, pensif. Un léger sourire apparut sur son visage et il répondit :

« Harry est mon sauveur… »

Sirius écarquilla les yeux et Draco transplana, non sans avoir remarqué le sourire de Dumbledore.

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Mhmmm… Un chap trèès dur à faire. Ce qui n'était pas le cas du 26 qui est déjà fait.. et du 27 qui est commencé. ^____^ Non, vous n'aurez pas de chapitre avant samedi prochain ! loll !

Cette semaine a été difficile. J'ai subit une baisse de morale horrible et g bien faillit tout laisser tomber. C'est une amie qui en a eu marre et m'a collé la tête à l'écran pour me dire d'arrêter de me lamenter, que j'avais des lecteurs et donc un devoir envers eux… Ainsi, rassurez-vous, je continue. Péniblement, mais je continue… Et vous savez quoi ? C de c est presque fini ! Je viens de m'en apercevoir… Le chap 27 est décisif… Mais bon, je ne vais rien dire. En tout cas, j'espère que celui-ci vous a plu… G une de c flemme aujourd'hui ! En plus, je dois nettoyer la maison et ma chambre… Ouéé… *air pas motivé du tout* et entre les deux, je fais mes RAR… *air encore moins motivé* Mais bon, on fait avec ce qu'on a… Je commence les RAR !

RAR :

Saael' : Tiens, ça faisait longtemps. Moi, ça va et toi ? Malade ? Pff… foutu maladie, elle attaque tout le monde ! Moi, ça va mieux, heureusement ! Mais je me suis brûlée la main et ça fait mal.. G toute la marque du fer à repasser dessus.. C horrible. C'est pas grave de pas avoir reviewé la semaine prochaine. Je suis bien contente que le chap 24 t'ait plu ! Bisous !

Marion-moune : Salut toi ! T'étais malade ? Arf, décidément… Je vais finir par croire que c'est ma faute. En tout cas, merci pour ta review ! Suis bien contente que tu aimes. Bisous à toi

Onarluca : Hello ma chère auteur que j'adore et dont j'attends impatiemment le chapitre ! loll ! (moi ? impatiente ?? noonnnn…) Mais il ne faut pas t'inquiéter, voyons ! Je fais ce que je peux pour qu'il y ai un chap chaque samedi, mais il ne faut pas s'attendre à ce qu'il soit là dés le matin (je dors, le matin) déjà que je ne sais pas quand je vais pouvoir publier celui-là à cause du travail que j'ai à faire à la maison… Pfff.. C'est vraiment chiant, ce truc ! C'est vrai qu'ils sont chou, tout les deux ! ^^ Merchi pour ta review ! A bientôt, j'espère ! ^^

Clem : Kikoo toi ! Voui, c'est les vacances, mais j'ai du travail ! Plein, même trop de travail ! Enfin, on fait avec ce qu'on a.  J'ai eu beaucoup de mal à convaincre Dray ! Mais bon, une augmentation de salaire a su le convaincre. Tu aimes de plus en plus Sept… (Sévie intervient : Pas pour longtemps.. Niark niark niark niark niark…) Et bien, je ne vois pas ce qu'il y a à ajouter à ce que Sévie a dit.. loll ! Tu sais, plus tu es près du prof, moins il te remarque parce qu'il surveille ceux du fond ! loll ! Enfin, chez moi, c'est comme ça. Dis-moi, tu peux me redire quand Serments et Deuils sort ?? Parce que j'ai oublié… loll ! Tiens, tant que j'y pense, il faut que je demande aux lecteurs s'ils sont intéressé par mon plan de sit sur CDO… Mais bon, je vais faire les autres RAR.. J'ai peu de temps avant de laver la maison et ma chambre ! Bisous à toi !!

Jo_hp5 : Kikoo toi ! Alors mon chtit Slash va figurer sur ton sit ?? Cool ! Si tu veux, je peux te donner des chaps en avance… Oups, aurais pas du dire ça, j'entends des protestation des lecteurs de ff.net qui attendent une semaine.. Ben quoi ?? Vous n'avez qu'à aller sur son sit ! Il est bien (moi ? de la pub ??? nooonnn…) Allez, je file ! Bisous !

Mitt : Et vi, povre Dray.. Mais il a trouver un lot de consolation ! loll ! Nan, va pas buter Lucius, tu va faire tomber toute mon histoire à l'eau et j'ai eu du mal à l'inventer. Loll ! Sept ? M'embêter ?? Elle peut pas, elle a trop de truc à faire.. Quel genre de truc ??? héhé… A suivre dans le chapitre 26 ! Niark niark niark niark ! Je ne dirai rien ! Ce qu'elle mijote ? une partie sera révélée à la fin du 26.. L'autre, à la fin de l'histoire ! Niark ! Quoi, je suis sadique ?? pas du tout ! J'écoute le Roi Lion.. Je sais, ça n'a aucun rapport, mais la chanson de Scar… Non, je ne dirai rien ! Ce serait trop flagrant.. Tu sais, même en étant pas avec Draco, Harry est occup ! Lui aussi, il mijote quelque chose ! Mais là aussi, je ne peux rien dire ! ça sera révélé dans la suite de c de c !! Bah quoi, ne te plains pas, je te donne des indices !!! ^____^ Des indices sadiques, mais des indices ! Si ça peut t'aider, ferme les yeux et imagine-toi en train de torturer Lucius.. Mais si j'étais toi, je garderai cette idée pour le chap 27… Tu vas être folle de rage contre ce cher Lucius… Mouahahahahahaaa !! Je ne dirai rien… (chantonne) Bon, allez, après avoir bien fait ma sadique, je te laisse ! G du ménage qui attend… je reviendrai après… Bouhouhou !! C'est trop injuste !

4rine : Merci beaucoup, a suivre à samedi prochain ! loll

Ccilia : Tu ne te formalise pas de la taille de la réponse ?? Moi bien ! loll ! Merchi pour tes compliments, ma chère ! Venant de toi qui n'aime pas les slash, ça me donne une certaine satisfaction personnelle ! loll ! Moi ? Je ne ménage pas mes persos ?? Ben quoi ?? Faut bien un peu de rebondissements ! loll ! Allez, je file ! Bisous à toi !

Popov : Pas grave de faire de petite review, les réponses sont plus faciles à faire ! Moi non plus g pas beaucoup de temps ! Je suis contente que tu aimes tjs ! Bisous !

Lyly : Merchi ! La suite pour samedi prochain ! ^^

Caroline Black : Salut toi ! Alors ainsi, la nouvelle des récentes apparition de Sev te rend heureuse ?? Mais ne te réjouis pas trop vite, allons !! On ne le verras pas plus tout de suite ! Ce sera surtout dans la suite de c de c… Et je t'empêche de continuer ta fic.. Oups.. J'espère que les lecteurs ne m'en voudront pas trop… Pour sa mère, ne te casse pas la tête, c'était une hallucination, tout simplement ! quatre heures moins le quart ?? Et béh.. Je n'ai plus tenu éveillée jusque cet heure depuis trèèès longtemps ! loll ! En tout cas, j'espère que tu as pu te reposer ! Allez, je file ! G plein de ménage à faire (ma chambre.. Beuh…T__T) Bisous !

Lumen : Vip, j'ai regardé le pianiste ! Cette scène m'avait tellement perturbé, j'ai pas pu m'empêcher de le remettre dans c de c… pardon pour le plagiat ! Merci pour tes compliments ! J'espère que les autres chaps te plairont tout autant !

Llianel : Tricheuse ! Tu les lis sur ombre et folie ! loll (il devrait y avoir deux chaps, encore demain… Mais chuut !) Ce n'est pas que j'aime pas les compliments, c'est juste que mon visage en a assez de devenir rouge puis blanc (sa couleur naturel) puis rouge encore ! Mon père me demande si je me sens bien à tout les coups ! loll ! Tu as l'air d'être un tantinet comme moi, avant que je ne me mette à faire des histoires ! J'imaginais constamment la suite des fics et des histoires plus abracadabrantes que les autres… Puis j'ai fini par me fixer sur l'une d'elle et hop ! Me voilà avec c de c. JPB ? (James Potter le Bizarre ! loll ! Vive les abréviations) je suis contente que tu aimes ! ^^ Mais bon, allez, je vais filer ! J'ai du ménage qui m'attends et peu de temps pour faire les RAR.. Bisous à toi, j'espère que tu écriras une histoire ! Si c'est le cas, préviens-moi, j'irai voir ! ^^ Bisous !

Lululle : Kikoo ! Merci pour ta review ! Moi aussi, j'attends la suite de tes fics avec grande impatience !! ^^

Shyrinia : Cool, une revieweuse assidue ! loll ! Merchi pour tes compliments, c'est très gentil ! J'espère que mon histoire continuera de te plaire ! ^^

Enyo85 : Tu aime bien Sept ? Tu as raison.. Aime-là. Si, la scène avec le vieil homme est prise d'un film ! Le Pianiste ! J'avoue ! loll ! Mais ça m'avait tant marqué, j'avais envie de l'y mettre ! ^^ Merci pour ta review ! Bisous !

Celine.s : Suis contente que tu ais aim ! Bisous à toi !

Blaise le poussin masqu : lol ! C'est ça, le désavantage de 'tricher'… Faut dire, aussi, c'est ma faute, je donne mes chapitres à Dod sans hésiter et elle les mets sur le sit tt de suite ! ^^ héhé, ma fic mélange tout les styles ! Si c'est pas merveilleux ! Bien pensé pour l'idée de la réplique de Lucius quand Draco demande pardon. Aucun de mes profs ne m'a fait le coup (je n'ai jamais eu à m'excuser, aussi, mais bon…) Mais bon, je ne vais pas m'attarder, je dois avoir fini ces réponses avant 15heures pour aller faire ma chambre… le ménage aussi, c'est chiant.. mais bon on fait avec ce qu'on a.. Bisous à vous !

Tolkiane : J'aime bien aussi le 26.. Mais je ne dirai pas pourquoi ! loll ! Merci pour ta review… Au fait, pourquoi vivement dimanche ??

Bubblejoyce : Du retard ? Non, je ne vois pas en quoi…. La journée la plus redoutée ? Si ce n'est pas indiscret, pourquoi ?? Arrêt de travail forc ?? Bien dit ! il faut se reposer ! Un Harry pour prendre soin de moi ? moi, je préférais un Draco ! loll ! Je suis contente que tu ais aimé la scène, elle m'a posé quelque problème.. Mais bon, c'est réglé, puisqu'elle a été approuvée ! ^^ Une liste des possibilités de Sept ? héhé.. je peux voir ? En espérant que tu ne l'auras pas oubliée ! loll ! Non, je ne suis pas une cousine de Trelawney, sinon, je n'aurai pas devin ! mdr ! Non, en fait, c'est en voyant la grosseur du document ! mdr !! Quoi que, maintenant, j'ai es reviewers qui te talonne en grandeurs de review ! lol ! Allez, je file ! J'espère que tu vas bien ! Bisous !

LOU4 ou Lisandra pour les paumés qui lisent mes fics !!!: moi, j'irai jeté un œil ! loll ! Pas grave de pas faire long, moi, ça m'arrange, j'ai du ménage à faire ! (beurk) merci pour ta review !

Alana chantelune : Voui, H va revoir ses proches ! A la fin, mais il va les revoir ! T'inquiète pour la révolution, j'aime les Happy end ! Exploser ?? Je ne sais pas, mais ça va faire du bruit…

Dop : Salut ! Voui, j'aime lire les longues review. Y répondre, c'est une autre histoire ! loll ! Oups ! J'espère que tu ne mangeais pas quand tu as lu la scène de torture ! loll ! Imagination productive pour Lucius ?? Crois-moi, avec les chap suivant, elle va l'être encore, plus ! niark niark niark ! Surtout avec le chap 27 ! Mais bon, je me tais. Moi, je veux bien Draco dans mon lit.. Mais c'est vrai que je n'ai rien contre un Harry.. Ou les deux ? loll ! je plaisante ! Souffrir, Lucius ?? Je ferai ce que je pourrais ! looll ! Merchi bcp pour ta longue review !

Jenali : lol ! Salut toi ! Pourquoi je rigole ? A cause du ' kikoo mon auteuse préférée de ma fic préférée'. A coup sûr, quand je lis ça, je sais que c'est toi ! loll ! Nop, y'aura pas de Ryry et Dray dans le 25, mais dans le 26, si ! loll ! Bah, Dray a ravalé sa fierté, mais il va la renvoyer dans le visage de son père un jour.. quand ? Je ne sais pas encore ! loll ! Bon, allez, je file ! G une chambre qui m'attends ! Bisous !

Céline402 : La suite en avance ? hélas, non ! J'aurai bien aimé, mais le temps me manque ! ça sera donc les samedi, comme toujours ! Bisous !

Tiffany Shin : loll! Tout ceux qui vont sur le sit de Leena et Dod connaisse le chap 24 à l'avance ! loll ! Je suis contente de voir que vous pensez qd même tous à venir reviewer ! Un paire de claque à Lucius ? Moi, j'avais bien envie de lui faire pire… loll ! Allez, je file ! Bisous !

Vif d'or : Bjour ! Mais de rien, voyons, c'est un plaisir d'écrire c de c et de le faire partager au fan d'HP et de yao ! En fin de compte, je les aimes tous, mes chaps ! loll ! Mais chuut ! faut rien dire ! ^^ En tout cas, je te remercie pour ta review, je suis contente que tu aime ! Bisous à toi.

Vici Black : Je ne connais pas 'Welcome to the real world'… C'est quoi, exactement ? En tout cas, je te remercie pour ta review !

Pitchoune.Z : Salut ! Du grand Art ? Où ça ??? loll ! Je te remercie pour tes compliments, je suis ravie que ça te plaise autant ! Pour le look, c'est une idée d'une de mes amies, qui m'aide beaucoup pour cette histoire ! Allez, je file ! Merci pour ta review si gentille ! Bye bye.