Hello ! Nouveau chapitre ^^ Je sais qu'il a mis du temps a arriver, mais je n'ai pas eu le temps de m'y pencher avant. J'espère néanmoins qu'il vous plaira . Bonne lecture !

Les jours suivant la discussion avec Milton avaient été compliqués pour Oliver. Au fond de lui, il sentait bien que la femme avait pris dans sa vie bien plus d'ampleur qu'il ne le pensait avant. Ses journées se partagaient entre son travail, ses patrouilles, et les visites à Félicity. Il était épuisé. Son trouble n'avait pas échappé à Laurel : elle voyait son ami préoccupé, les yeux cernés, souvent perdu dans ses réflexions. Il ne l'avait pas mis dans la confidence, il ne voulait pas gâcher le bonheur naissant de son amie. Elle avait tant souffert depuis la mort de Tommy qu'il trouvait injuste de lui parler d'un drame pour lequel elle serait de toute façon impuissante. Il l'avait vu accompagner Ray au travail, il avait vu le baiser furtif que s'étaient echangés les deux amants, non sans avoir jeté un oeil autour d'eux. Il n'avait pas ressenti de jalousie, juste un léger pincement au coeur... Oh, il était bien entendu ravi pour Laurel, mais lui même avait toutes ses pensées occupées par une femme sur le point de mourir. Il n'était pas jaloux de Ray... Non, en vérité, il les enviait tous les deux de pouvoir vivre un vrai début de relation. Il n'avait pas connu cela avec Félicity, et à en croire Milton, il ne le connaîtrait jamais. Mais le plus dur pour lui, après l'impuissance qu'il ressentait à ne rien trouver pour sauver Félicity, était certainement le fait de croiser Hellen régulièrement dans les locaux de sa propre entreprise.

Chaque fois qu'il la croisait dans un ascenseur, un escalier, un couloir, chaque fois qu'il tombait sur elle dans le bureau de Ray, qu'il la voyait discuter d'un projet avec Curtis, chaque fois même qu'il la voyait debout, bien campée sur ses deux jambes, en parfaite santé, il ressentait l'envie de la projeter contre le mur et de la traîner au commissariat. Mais il devait réfréner son envie, être 'raisonnable' comme le lui avait conseillé John. Chaque fois que le hasard la placait sur sa route, il l'observait...

Cette femme souriante, aimable et avenante...Comment faisait elle pour cacher sa nature profonde ? Pourquoi un tel acharnement sur Félicity ? Comment et pourquoi en était elle venue à tuer ou plutôt faire tuer son propre jumeau ? Cette femme le répugnait autant qu'elle l'intriguait. Il ne comprennait pas ses motivations, que ce soit au sujet de Félicity ou de l'ordre. Quelle haine, quelles sinistres desseins la poussaient donc à vouloir incendier et détruire les trois-quarts, si ce n'est plus, de la population ? Les incendies ainsi que les meurtres avaient certes temporairement cessés... Hellen semblait avoir revu ses priorités, et cela inquiétait fortement Oliver.

John se posait également des questions de ce genre...Lui aussi n'aimait pas croiser cette femme tous les jours, lui aussi se demandait ce qui avait amené cette jolie femme, saine en apparence à mener une aussi folle et meurtrière croisade. Il avait peu côtoyé Félicity, mais il s'était attaché à la jeune femme. Intérieurement, il rageait du traitement qu'elle avait subi. Mais surtout, il s'inquiétait pour Oliver et Laurel. Oliver ne disait rien, mais ses yeux, sa stoïcité, sa retenue démontraient à qui le connaissait, son mal être. A l'instar d'Oliver, John était fatigué : entre la surveillance de Curtis la journée et certains soirs, les quelques patrouilles qu'il arrivait à effectuer et la vie de famille...

Il passait également pas mal de temps à téléphoner à ses contacts afin de trouver quelqu'un ou quelque chose capable de soigner Félicity. Milton leur avait fourni le compte rendu médical établi par Edmund. Oliver avait d'ailleurs eu le médecin par téléphone, après avoir assuré à Robert et Milton qu'il se fournirait un téléphone portable jetable afin d'éviter toute écoute possible. Oliver en était ressorti bouleversé... Trouver un miracle pour Félicity, s'inquiéter pour Oliver, mais aussi pour Laurel, qui s'engageait dans une relation avec un homme menacé de mort... Tout cela faisait beaucoup pour un seul homme. S'il n'était pas physiquement fatigué, il se sentait épuisé nerveusement.

Laurel avait perçu les changements chez ses amis, elle avait vu leurs réactions, subtiles, certes, mais réelles, quand Hellen entrait dans la pièce. Elle même voyait le regard lourd que lui portait la jeune femme. A croire qu'elle n'appreciait pas la place que Laurel prenait dans la vie de Ray. Elle continuait néanmoins une séduction plus discrète auprès de Ray quand Laurel n'était pas là. Ray faisait mine de rien remarquer, ce qui avait le don d'agacer Hellen. Elle n'en montrait rien, mais Curtis remarquait régulièrement le changement d'humeur qui s'opérait chez elle après ses entretiens avec Ray. Naif, il en avait touché quelques mots à son patron, pensant que ce dernier avait des ressentiments envers la jeune femme. Cela avait beaucoup amusé Ray, et il avait fini par confier à Curtis la drague incessante et surtout vaine dont il faisait l'objet.

Ray ne cachait rien à Laurel, et celle ci avait parfaitement confiance en son nouveau compagnon. Néanmoins, la chose l'agaçait, et elle ne pouvait s'empêcher de tâcler légèrement celle qui se voulait sa 'rivale' lorsqu'elle en avait l'occasion. Ainsi, Hellen s'était 'malencontreusement' assise sur un stylo à encre mal rebouché, avait taché sa jupe et n'avait pu se changer avant une réunion importante avec ses chefs. Une autre fois, une flaque de colle près de son bureau lui avait fait perdre un escarpin : elle s'était étalée de tout son long devant Ray et la moitié des personnes présentes dans son bureau. Laurel le savait, faire cela n'était pas très fairplay, mais elle savait qu'Hellen était une femme dangereuse et qu'elle était liée à la disparition de Félicity. Ces 'petits incidents' lui faisaient du bien. Ray était au courant des mésaventures d'Hellen et s'amusait de la réaction de sa compagne. Il mettait cela sur le compte de la jalousie, mais la vérité était en réalité plus complexe que ça. Par ses petits actes, Laurel portait atteinte à la prestance d'Hellen et lui faisait en même temps comprendre qu'elle n'appreciait pas le jeu de la jeune femme auprès de son homme. Puéril en apparence, mais bien plus profond en réalité : Ray était flatté, et Hellen perdait en crédibilité.

Après plusieurs jours à observer Oliver et John, Laurel se décida à leur parler franchement. Elle savait qu'ils avaient retrouvé Félicity, elle savait que l'état de santé de cette dernière n'était pas bon, mais elle ne savait pas à quel point. Elle tomba des nues lorsque John lui expliqua l'histoire de Félicity et l'implication d'Hellen. Elle se dit qu'au fond, une flaque de colle et une tâche d'encre étaient de bien maigres consolations, au regard de la cruauté dont faisait preuve la jeune femme. Elle aussi ne comprennait pas le revirement d'Hellen... Pourquoi d'un coup s'était elle mise à vouloir du mal à son frère et à sa meilleure amie ? Elle frissonna... Si cette femme avait été capable de séduire un homme, de l'épouser et de le sacrifier ensuite, qu'était elle donc capable de faire de Ray ? Elle se rendait compte maintenant de la dangerosité qu'il pouvait y avoir pour lui à refuser les avances de la jeune femme. De ce que lui avaient dit Oliver et John, elle pouvait se montrer tantôt colérique, tantôt froide. Si le refus de Ray se poursuivait, il n'était pas impossible qu'elle en prenne ombrage et en éprouve une colère noire... A en croire Oliver, sa dernière colère avait causé un incendie meurtrier. Qui sait ce qu'elle ferait cette fois ci ?

-"Qui avez vous contacté au sujet de Félicity ? Et comment leur avez vous présenté la chose ?" Demanda t'elle. Ils étaient assis tous les trois dans leur repaire, autour de la table centrale.

-"J'ai contacté des membres de l'Argus." Répondit John. "J'ai été évasif, ne t'inquiètes pas. J'ai juste demandé s'ils avaient entendu parler d'une drogue capable de réparer d'importants dégâts internes mais sur une durée limitée à quelques années, voire quelques mois..."

-"Et personne n'a été capable de te répondre ?" Le questionna Laurel.

John secoua la tête. Non, personne n'avait eu connaissance d'un tel cas. Et quand bien même cela aurait été le cas, rien ne dit qu'il y aurait eu une solution pour sauver Félicity. Oliver de son côté avait également contacté des connaissances : Cisco, Constantine, et même Sara... Elle avait longtemps fait partie de la ligue des assassins, peut être avait elle eu connaissance d'un remède miraculeux utilisé par la ligue maintenant que le puits de Lazarre était inopérant. Mais la réponse de Sara fut négative, toute comme celle de Nyssa Al Ghul... Il y avait certes le lotus, mais celui ci n'était efficace que pour contrecarrer les effets indésirables liés à l'utilisation du puits de Lazare. Néanmoins chacune promis à Oliver de chercher de son côté et de le tenir au courant.

Malgré la qualité de leur réseau, les deux hommes n'avaient pas trouvé de solution à la situation de Félicity. Oliver avait seulement obtenu de Robert et Milton le droit de ramener Félicity chez lui. Robert ne pouvait pas héberger la jeune femme au manoir, à cause de l'ordre, et savoir la jeune femme dans un cadre familial, entourée de gens qui l'aimaient l'ôtait d'un poids. Mais surtout, il se sentait soulagée de ne plus la savoir dans cet entrepôt sans âme. La jeune femme, pour des raisons de discrétion, n'avait pas encore été transférée chez Oliver, mais ce n'était plus qu'une question d'heures.

Laurel, à l'écoute des réponses de ses amis, posa son menton sur ses mains et se mit à réfléchir. Puis soudainement, se leva de son siège en criant :

-"Nous sommes des idiots !"

John et Oliver échangèrent un regard avant de lancer un regard interrogateur à la jeune femme. Elle souriait :

-"On cherche quelque chose pour aider Félicity... Un remède miracle, un cas similaire... On recherche quelque chose, mais pas quelqu'un...Or, on à un sous la main un scientifique de génie. Pourquoi ne pas lui poser la question ?" Dit elle.

-"Tu parles de qui au juste ?" Demanda John , visiblement décontenancé.

-"Tu crois que Ray pourrait être la solution ?" Dit Oliver.

-"La solution, non. Mais je pense qu'il est capable d'en trouver une... Oh ! Et je ne dis pas ça parce que c'est mon homme !" Elle fit un clin d'oeil et Oliver, pour la première fois, esquissa un sourire.