Voili voilou la suiiiite. Je pense cependant qu'à ce niveau de l'histoire, un petit résumé s'impose:
Salem Lestrange est la fille de la redoutée Bellatrix née juste avant la Bataille de Poudlard. Orpheline et élevée par Narcissa Malefoy, elle se révèle une petite fille particulièrement hargneuse et souffrant de la disparition de sa mère. Après avoir entamée une première année à Poudlard d'où elle a été expulsée pour avoir agressée une camarade, elle a suivis sa scolarité à Durmstrang. Arrivée à ses quinze ans elle met la main sur un grimoire décrivant un rituel qui lui permettra de remonter le temps pour empêcher le meutre de sa mère. Avec l'aide de Teddy Lupin, les deux adolescents reviennent à l'année du Tournoi des Trois Sorciers. Salem se met au service de Voldemort sous une fausse identité et infiltre Poudlard sous l'apprence d'une demi-vampire grâce à du Polynectar... Elle tombe malgré elle amoureuse de Cédric Diggorry, ce qui remet en cause toute ses convictions...

Chapitre 25 : Une dernière danse.

Tout Poudlard semble en effervescence depuis l'annonce du Bal du Tournoi des Trois Sorciers. A chaque détour de couloirs je peux croiser des troupeaux de filles, car je ne vois pas comment les qualifier autrement, chuchotant et s'extasiant des derniers potins concernant qui invite qui. Pour ma part j'ai eut le droit à pas moins d'une dizaine de demande. Que j'ai toute refusée. Car de tous les élèves, un seul m'intéresse. Hors à ce jour il ne s'est toujours pas lancé, ce qui me plonge malgré moi dans une mauvaise humeur chronique. Arrivé à quelques pas de ma salle de classe, j'entends une conversation qui me pousse à m'arrêter et à tendre l'oreille.

-Hé bien je me disais… Enfin tu sais bien, dit une voix que je ne connais que trop bien.

Je jette un œil et aperçois l'autre gourdasse de Serdaigle, l'horripilante Cho. En face d'elle un Cédric Diggory gêné.

-Tu voudrais que l'on y aille… Ensemble c'est ça ? Demande le Poufsouffle.

Elle hoche la tête comme une idiote avec des étoiles plein les yeux. Quelle salle roulure ! Oser me piquer mon chéri ! Je sorts sans m'en rendre compte ma Baguette et la pointe sur elle. Attends un peu…

-Nidiento, murmurais-je.

Aussitôt la petite asiatique se met à hurler comme une truie. Et ça se comprend : ses cheveux ont désormais pris la forme, la couleur et l'odeur d'un vieux nid d'oiseau. Je vois Cédric réprimer un sourire en tentant un contre-sort avec sa baguette. Peine perdue. Cho se met à courir dans ma direction en gémissant, laissant mon homme sur place. Arrivée à ma hauteur je lui fais un léger croche-pied. Gamine, moi ? Et alors ? La Serdaigle s'étale à terre, l'air étonnée. Elle se retourne vers moi et se relève en fulminant.

-Toi… Toi ! Crache-t-elle.
-Moi ?
-Enlève-moi ça ! Je sais très bien que c'est ton œuvre.

Je ricane d'un air méprisant.

-Un conseil Cho : éloigne-toi de Cédric ou il se pourrait que ta vie devienne un enfer ! Insistais-je sur le dernier mot.
-Tu ne me fais pas peur.

Je souris encore plus, forçant mes yeux à prendre leur teinte rouge de vampire. Devant pareil spectacle elle recule de quelques pas avant de s'enfuir de nouveau. Je pense que j'en suis débarrassée pour un moment. Je vais rejoindre un Cédric à la mine inquiète. En m'apercevant il se met à me dévisager avec curiosité.

-Tu as vu Cho ? M'interroge-t-il.
-Cho ? Non. Bon tu viens ? J'ai une faim de Troll.
-Hum.

Pas de doute il a un soupçon. Peu importe, je suis l'innocence incarnée. Nous partons en direction de la Grande Salle main dans la main et c'est alors que nous passons les portes qu'il m'attire à lui pour me chuchoter :

-Lyra…
-Oui ?
-Je suppose que tu n'as pas prévu d'aller au bal avec quelqu'un ?
-J'ai une petite idée mais mon soupirant tarde à m'inviter, fais-je d'une voix doucereuse.

Il prend un air sérieux que je ne lui connais pas et me fait sa demande. Alléluia ! Même si je m'y attendais je sens mon cœur s'accélérer.

-Bien sûr que oui… Fût ma réponse.

Il approche sa bouche de la mienne, me délectant à l'avance de l'embrasser. Enfin sa y est, je mordille doucement sa lèvre supérieure, profitant au maximum de l'instant. Son baiser se fait de plus en plus passionné, sa langue touchant désormais ma langue. Je dois réfréner mes pulsions, n'oubliant pas que nous sommes dans le passage de la Grande Salle à la vue de tous… Et de toutes ! Après nous être décollé l'un de l'autre, nous rejoignons la table des Poufsouffle pour déjeuner. Plusieurs filles me lancent des regards noirs, que je leur rends. Hé oui il est à moi ! Un plat de viande saignant apparaît soudainement pendant que Johanna raconte les derniers potins.

-D'après ce que je sais Potter n'a toujours pas de cavalière.
-Bien fait. Et Fleur ?
-Un Serdaigle apparemment. Quant à Viktor personne ne sait avec qui il y va.
-La plupart des jolies filles ont déjà un cavalier. Fait remarquer un ami de Cédric. Et si l'unes d'entre elles y allait avec Krum elles n'arrêteraient pas de se vanter. C'est étrange.

Nous passons tout le repas à commenter les dernières invitations lorsque Maugrey débarque.

-Lyra ? Fait-il à moitié en grognant.
-Oui Professeur ?
-Suivez-moi.
-Mais je man…
-Tout de suite ! Ordonne-t-il.

J'hoche la tête, fait un dernier baiser à mon amoureux en m'excusant avant de monter dans le bureau de Fol Œil. Il claque la porte d'entrée et la verrouille par plusieurs enchantements. Il vient s'affaler dans son fauteuil en me dévisageant.

-Alors on s'acoquine avec les blaireaux ?
-Franchement Barty ça ne te regarde pas.
-N'oubli pas pourquoi tu es là !
-Je ne l'oublie pas ne t'inquiète pas.

Le « professeur » se met à trembler de toute part. Je tourne les yeux et patiente un moment. Une fois retournée je vois devant moi le Mangemort sans son déguisement.

-Tu ne m'as pas fait monter ici pour me faire la morale, rassure-moi ? Fais-je d'un ton cassant.
-Non. Tu vas m'aider pour prendre quelques cheveux du véritable Maugrey. Je n'en ai plus pour mon Polynectar.

Il fait un signe de sa baguette et ouvre la malle située au fond de la pièce.

-Wingardium Leviosa ! Invoquais-je pour faire léviter l'ex-Auror emprisonné.

Barty s'approche du prisonnier et lui fait un sourire mauvais.

-Charogne ! Graine de Mage Noir ! Vocifère-t-il. Vous ne perdez rien pour attendre !
-Personne ne peut t'entendre, alors épargne ta salive ! Ordonne le Mangemort en frappant l'homme à la tempe.

L'ami de Dumbledore cesse de geindre tandis que je sors un couteau de ma manche pour lui arracher quelques mèches. Une fois cela fait il le remet dans sa prison et la referme. Tout en ouvrant un petit nécessaire à Potion, il me dit :

-Le Seigneur des Ténèbres serait sans doute très intéressé de savoir que tu couches avec un de ces morveux. Je savais bien qu'une gamine dans ton genre n'avait pas les épaules pour…
-Pour ta propre santé je te conseille de ne pas finir ta phrase… Fais-je menaçante.
-Oh mais c'est que la petite montre les crocs.
-Le Seigneur Noir n'a pas de raison de douté de moi.
-Pas encore.
-C'est réciproque.
-Comment… Oses-tu ?! J'ai prouvé ma loyauté bien plus de fois que toi ! Ne t'avise pas d'essayer de me voler la place qui me revient de droit au côté de notre Seigneur !
-Nous verrons Barty… Nous verrons. Ça sera tout ?

Je vois bien qu'il fulmine. Amusant.

-Oui. Finit-il par lâcher. Mais un dernier conseil.
-Je suis tout ouïe ?
-Ne t'attache pas à ce Cédric… Il pourrait subir une mort imprévue…
-Si tu le touches sans raison c'est moi qui te tuerais.
-Ah ! J'aimerais voir ça !
-Tu le verras si tu continues. Et j'accomplirais la volonté du Lord sans toi.

C'est sur ces mots que je quitte le bureau, laissant derrière moi un Barty songeur…

Soirée du Bal du Tournoi des Trois Sorciers.

Je descends les escaliers en provenance du dortoir dans ma nouvelle petite robe achetée pour l'occasion. Entièrement noire et fait d'un des tissus les plus chers c'est avec aisance que je rejoins un Cédric en costume. En vrai gentleman il s'incline légèrement en me prenant la main pour y déposer un baiser.

-Waw, fais-je étonnée.
-Surprise ?
-Pour un blaireau tu as de bonne manière.
-Pour une Griffonne tu es plutôt jolie.
-Plutôt ?
-Bon d'accord. Disons qu'en te voyant j'ai plus envie de m'enfuir avec toi dans un endroit plus discret que de me pavaner sur une piste de danse.
-L'un ne va pas sans l'autre cher ami.
-Qu'est-ce que je dois comprendre ?
-A ton avis, lui dis-je pleine de désir dans les yeux.
-Je me savais irrésistible mais à ce…
-Cédric Diggory, vous avez l'égo d'un Hypogriffe.
-Vraiment ?
-Vraim… Non d'une chouette. Regarde derrière-toi.
-Quoi ?
-Wealey ! Son costume !

Il se retourne et se retient difficilement de rire.

-Effectivement.
-Sa mère a dût trouver ça dans une brocante, me moquais-je.
-Tu sembles ne pas l'aimer.
-Bingo. Vous devriez envisager une carrière dans la voyance monsieur Digorry.
-Pourtant vous êtes dans la même Maison.
-Quel raisonnement imparable.
-Merci.
-Hypogriffe !
-Griffonne !
-Jolie Griffonne ! Rectifiais-je.

Il s'esclaffe une dernière fois avant que Mc Gonagald vienne nous demander de nous préparer.

-Au fait tu sais danser ? Me demande-t-il tout sourire.
-Ne t'inquiète pas pour ça. J'étais la meilleure de ma classe.
-Quelle classe ? Tu ne m'en as jamais parlé ?
-Un jour peut-être, lui dis-je pour couper court à la discussion.

Il ne fait pas de commentaire et patiente avec moi devant les portes de la Grande Salle. Après quelques minutes il me donne un petit coup de coude pour me désigner quelqu'un. Je regarde dans la direction qu'il m'indique et aperçois la sang-de-bourbe Granger spécialement coiffée pour l'occasion, aux bras de Krum.

-Comme quoi tout arrive.
-Que veux-tu dire ?
-Ba une célébrité avec cette demie-sorcière.
-Demie ?
-Elle est d'ascendance Moldue, non ?
-Je ne pensais pas que tu avais des préjugés là-dessus. Surtout étant donné ta condition… Des fois j'ai l'impression de sortir avec une petite fille de bourgeoisie Sorcière au lieu d'une demi-vampire.

Je me mords les lèvres devant ma gaffe.

-Désolée. On passe à autre chose ?

Il hausse les épaules d'indifférence. Heureusement la Directrice des Griffondor vient nous chercher. Prenant plusieurs grandes inspirations nous nous lançons dans la fosse aux Scroutts. Nous passons au milieu d'une haie « d'honneur » composée des élèves de Poudlard autorisé à assister au bal, chacun allant de son petit encouragement ou de sa jalousie. Après avoir failli m'étaler avec mes chaussures à talons, Cédric place sa main sur mes hanches (wow du calme, petites hormones) et attendons la musique. Enfin elle débute et nous commençons la valse d'un pas entrainant. L'espace de ces quelques minutes, j'oublie tout mes soucis, profitant de l'instant présent avec celui qui avait réussit à éclipser tout les mauvaises choses de mon existence. J'ai une rapide pensée pour Teddy que je n'ai pas revu depuis notre dispute. Que peut-il bien faire ? Avec qui ? Peu importe. Je sens que mon cavalier commence à ralentir la cadence.

-Déjà fatigué ? Lui demandais-je moqueuse.
-Il faut dire que tu es une danseuse… Plutôt fougueuse.
-N'est-ce pas ?
-Un rafraichissement ça te dit ?
-Si c'est alcoolisé oui !

Il stoppe ainsi la danse et nous nous retirons vers le buffet. A l'attaque !

Quelques Bierreubeurres plus tard.

C'est le ventre plein que nous montons dans les étages, pouffant comme deux adolescents débiles. J'ai la tête qui tourne et c'est avec difficulté que nous nous engouffrons par une porte du 3ème étage… Enfin nous essayons. Un sortilège de protection me propulse en arrière de quelques mètres. Cédric fait de grands yeux ronds avant de me rattraper au vol.

-Apparemment on n'a pas le droit de rentrer, en conclu mon compagnon en commençant à s'éloigner.

Je prends ma Baguette de Sureau et m'approche de la récalcitrante. En me voyant faire il tente de m'en dissuader. Pas question ! C'est une question de fierté ! On n'envoi pas valdinguer Salem Black comme ça ! Surtout une Salem à moitiée éméchée!

-Alohomora !

Un bruit de cliquetis se fait entendre puis la poignée se déverrouille.

-Je ne pensais pas qu'un sortilège de 1ère année pouvait marcher.
-Ma Baguette est puissante.
-Quand même.
-Tu viens ?
-Si elle était fermée c'est qu'il y a une raison, tu ne crois pas ?
-Poltron.

Son égo semble piquer au vif et c'est ensemble que nous passons le seuil. Je détaille la salle avec curiosité. Elle est quasiment vide, à l'exception d'un grand miroir dont le cerclage est entouré de runes.

-Waw, s'exclame Cédric.
-Quoi ?
-Mais c'est… Je n'y crois pas !

Je commence à m'énerver façon Salem.

-Quoi !
-C'est le Miroir de Riséd.
-Et ? Il a quoi de spécial ?
-Il te montre tes désirs les plus secrets !
-Ah ? Et toi tu vois quoi ?

Il se met devant et me fait un sourire énigmatique.

-J'ai gagné le Tournoi... Et tu es magnifique dedans.
-Quoi ?

Je le pousse violemment pour regarder.

-Mais on ne voit rien !
-Il n'y a que la personne qui se contemple qui peut voir quelque chose.
-Et tu me vois dedans ?
-Je suppose. Ton visage n'apparaît pas clairement.
-Et je fais quoi dedans ?

Il ne me répond pas et me laisse sa place. Exaspérée je regarde à mon tour. Durant les premières secondes rien ne se passe. Puis tout à coup mon reflet, le vrai celui de Salem, apparaît en robe, tenant la main d'une petite fille me ressemblent étrangement. Ma mère, la redoutable Bellatrix Lestrange, se tient derrière moi avec un air bienveillant. Ainsi qu'un homme. Je plisse les yeux pour mieux voir. Il arbore un air goguenard et amusé en me regardant. Son regard… J'ai un mouvement de recul lorsque je le reconnais enfin. Teddy. Je sens des larmes couler le long de mes joues. Non ! Non !

-Alors me demande-t-il ?
-Je…

Puis tout à coup l'image se trouble. Cette fois c'est une femme portant une cape noire qui me contemple, les yeux étranglements flamboyants et des stigmates noirs les enserrant. La version sombre de ma personne tient la Baguette de Sureau et affiche un petit air supérieur. Deux visions. Deux destins. Je m'enfuis de la salle sous le regard médusé de Cédric.

-Pourquoi tu…

Je ne l'écoute plus et sorts en courant en larmes. Je dévale les escaliers en poussant au passage une pléthore d'élèves et part dans le parc. Une fois hors de vue je me transforme en Louve, courant, fuyant pour aller me perdre pour quelques heures dans la Forêt Noire…

Aimé? Pas aimé? La suite très vite avec un petit extrait cadeau: "Il est là, devant moi. Ma Baguette est braquée sur lui. Que dois-je faire? Changer le passé au risque de tout perdre? Et le puis-je seulement? Indécise je me prépare..."