Non vous ne rêvez pas, c'est bien le chapitre 25 de cette histoire, comme quoi tout arrive un jour ...
Bien sûr je m'excuse d'avoir laissé cette fic en pause pendant autant de temps, et j'aimerais pouvoir dire que ça ne se reproduira plus mais j'ai bien peur que ça ne serait qu'un honteux mensonge :s J'essaierais vraiment de mener cette histoire à son terme, surtout qu'elle est bientôt terminée alors j'espère que vous apprécierez ^^
Je ne pouvais m'empêcher de l'embrasser, la prendre dans mes bras et je me demandais avec inquiétude comment je ferais pour me passer d'elle maintenant que nous étions retournés à Poudlard Sirius ne s'était rendu compte de rien et pourtant je dois reconnaître, avec une certaine culpabilité, n'avoir rien fait pour rester discret. J'aurais aimé que nous puissions nous afficher au grand jour, j'étais prêt à le faire pour elle mais elle m'en avait dissuadé, prétextant qu'il valait mieux attendre qu'elle ne soit plus étudiante à Poudlard et que de cette manière je sois sûre de n'avoir aucun problème.
A chaque fois qu'elle évoquait le sujet de la fin des études, je voyais qu'elle était inquiète, même si elle faisait tout pour me le cacher. Ses yeux me révélaient exactement ce que j'avais besoin de savoir, en l'occurrence que la lettre qu'elle avait reçue ne l'avait pas laissé aussi indifférente qu'elle tentait de me le faire croire.
Il était hors de question qu'elle rentre en contact à nouveau avec cet homme, j'en avais parlé avec Sirius et depuis il était furieux. Tellement en colère qu'il ne m'avait même pas demandé comment j'étais entré en possession de cette information. Une chose était sûre, elle serait loin d'être seule pour faire face à ses problèmes. J'envisageais de lui demander de vivre avec moi une fois Poudlard terminé, mais je n'étais jamais sûr que ce soit le bon moment. Sirius ainsi que ses amis le lui avaient déjà proposé et je craignais de l'embarrasser en lui demandant de choisir.
Rien ne m'aurait fait plus plaisir que d'habiter avec elle, l'avoir à mes côtés chaque jour, pouvoir tous les matins me réveiller et voir son jolie visage. Si elle n'avait été aussi jeune je n'aurais pas hésité à la demander en mariage, j'en brûlais d'envie, l'idée seule qu'elle soit ma femme suffisait à me rendre heureux. J'essayais de me cacher derrière le prétexte de son âge mais au fond de moi je savais que je ne disais rien parce que j'étais terrifié à l'idée qu'elle refuse.
C'est avec un air absent que je dînais dans la Grande Salle, l'observait discuter avec avidité en compagnie d'Alexandre. Nous n'avions pas prévu de passer la nuit ensemble, le lendemain c'était le jour du match qui opposerait Poudlard à Salem, l'occasion pour moi de la voir dans sa parfaite petite tenue de pompon girl. Elle n'accueillait pas cette évènement avec enthousiasme et c'est vrai que l'idée de savoir que je ne serais pas le seule à profiter du spectacle me rendait quelque peu jaloux. Sirius n'était pas à table, ayant décidé d'inviter Victoria au restaurant et je me demandais à moi-même pourquoi je ne pouvais agir avec autant de désinvolture.
En retournant dans mes appartements je fus happé contre le mur du deuxième étage, dans l'un des recoins sombres dans regorgeait le château. Je n'avais eu le temps de me rendre compte de rien et c'est seulement en sentant ses lèvres se pressaient contre les miennes que je réussis à reprendre mes esprits, du moins pendant un très court instant, jusqu'à ce qu'elle se mette à me mordiller la lèvre inférieure. Ses mains remontaient doucement le long de mon torse venant se nicher dans mon cou avant de partir à la rencontre de mes cheveux et ce n'est qu'en la sentant me déposer de petits baisers dans le cou que je me demandais si elle réalisait vraiment ce qu'elle était en train de faire.
Elle me rendait fou et alors que je passais mes mains sur ses hanches, la serrant davantage contre moi, elle s'amusa à passer sa langue sur ma peau déjà humide y traçant un sillon imaginaire avant de mordiller très doucement le lobe inférieur de mon oreille.
- Cassiopée … murmurais-je essayant de ne pas me laisser totalement submerger par l'envie qui me tiraillait.
- Alors tu m'avais reconnu ? Demanda-t-elle enthousiaste
Elle était visiblement très contente de son petit effet, n'arrêtant qu'une seconde la douce torture qu'elle infligeait à mon cou.
- Je ne laisse personne d'autre m'embrasser ma petite vampiresse murmurais-je à son oreille.
Elle parut quelque peu troublée par le surnom que je venais de lui donner, me laissant l'occasion d'inverser la situation et de l'emprisonner à mon tour contre le mur.
- Alors qu'avons-nous là, une charmante demoiselle qui vient se jeter sur de pauvres hommes innocents. Quelle punition cela mérite-t-il à ton avis ?
Ma main droite passa sous sa chemise qui se voulait sage, remontant le long de sa côte pour la caresser doucement. Elle respirait plus fort qu'à l'accoutumée et cela m'enorgueilli davantage, m'encouragent à aller plus loin dans cette petite séance d'exploration.
- Je ne suis pas tellement sûre que tu sois totalement innocent Rémus répondit-elle clairement réceptive à mes caresses.
- Je pensais qu'on ne devait pas se voir ce soir, que tu devais te reposer.
- Tu me manquais trop …
C'était exactement le genre de déclaration qui suffisait à m'enhardir plus que je ne l'étais déjà. Elle ne m'en faisait que depuis très peu et je me demandais si je m'en lasserais un jour.
- Tu viens dormir avec moi ce soir ? Parvins-je à demander entre deux baisers.
- Dormir tu es sûr ? Se moqua-t-elle gentiment.
- Si c'Est-ce que tu veux oui dis-je très sérieusement.
Le chemin qui menait jusqu'à ma chambre me parut une éternité. Dans les couloirs nous nous contentions de marcher côte à côte même si elle laissait ses doigts frôlaient les miens innocemment. Personne n'aurait rien trouvé à redire sur notre attitude, du moins jusqu'à l'ouverture de la porte de mes appartements. A peine la pièce fermée je ne pus me retenir davantage avant de fondre sur elle pour un nouveau baiser. Au moment où elle m'a vu si impatient de l'embrasser, elle s'est mise à rire me laissant pleinement accès à son visage, son cou que je ne pouvais que dévorer de baisers.
A chaque retour à Poudlard il se passait toujours un évènement spécial qui nous séparait mais cette fois ci je souhaitais vraiment que ce soit différent. Pour rien au monde je ne voulais que nous rompions une nouvelle fois, je voulais continuer à pouvoir l'aimer, même si ce n'était qu'en étant caché de tous. Jamais je n'aurais pensé que quelqu'un puisse poser ses yeux sur moi de la même façon qu'il le faisait lui, je sentais clairement que je l'attirais plus que quiconque et cette seule pensée suffisait à me rendre pleinement satisfaite. Nous étions encore dans le salon, la chambre n'était qu'à quelques mètres et pourtant j'avais décidé de le taquiner un peu.
- Je pense qu'on devrait aller dormir maintenant réussis-je difficilement à articuler.
Il était en train de déboutonner mon chemisier, se figeant soudainement au moment même où j'avais parlé. Je me demandais combien d'hommes aurait accueilli cette phrase sans même sourciller ou essayer de me faire changer d'avis, peu sans aucun doute mais Rémus était spécial et ça je n'en avais jamais douté. Il me déposa un très léger dernier baiser sur les lèvres avant d'acquiescer et de se diriger vers le lit. Je ne pus m'empêcher de sourire, sachant pertinemment que la soirée n'allait pas se terminer ainsi.
Visiblement il ne s'attendait pas à ce que je lui saute dans les bras si on en juge par la manière dont il est tombé en arrière sur le lit. Ce n'était pas très glorieux et je ne doutais pas qu'en d'autres circonstances j'aurais eu l'air ridicule mais j'oubliais bien vite tout ça au moment où ses yeux s'assombrirent sous le coup du désir. C'est vrai que notre position actuelle était assez ambigu, d'autant que mon chemisier était à moitié ouvert lui laissant une vue parfaite sur mon soutien gorge qui il fallait le dire ne cachait plus grand-chose.
M'aidant de ma main gauche je me redressais, restant assise sur lui alors qu'il ne me quittait plus des yeux. Si on m'avait dit en Septembre que je me retrouverais dans une telle situation à peine six mois plus tard j'aurais doucement rigolé. Je n'avais pas l'habitude de me déshabiller devant lui, ou quiconque d'ailleurs, ainsi je me trouvais plutôt stupide au moment de finir d'enlever mon chemisier le laissant glisser sur le sol. Rémus continuait de me regarder en silence, semblant captiver par le spectacle au moment où je me décidais à me séparer de ma jupe.
Consciencieusement je pris sur moi de le débarrasser également des éléments superflus qui le recouvraient, à savoir sa chemise ainsi que son pantalon. La tâche fut plus ardue que je ne le pensais, principalement à cause de sa ceinture que j'aurais volontiers mis à la poubelle si on m'en avait donné l'occasion. Seulement, au moment où nous nous étions retrouvés tous les deux en sous vêtements Rémus avait brusquement changé d'attitude, n'affichant plus le caractère passif d'il y a quelques instants, pour mon plus grand plaisir je devais le reconnaître.
Je ne sais pas vraiment combien de temps il a passé à m'embrasser sans rien faire de plus, je sais juste qu'au moment où ses mains se sont enfin décidés à parcourir mon corps j'ai commencé à avoir chaud, très chaud même. Il se bornait à la limite stricte de mon soutien gorge, limite que j'étais tout à fait consciente lui avoir imposé tout ce temps mais sur le moment j'avais réellement envie qu'il aille plus loin. Quand ma main s'est saisi de la sienne pour la poser sur ma poitrine j'étais réellement morte de honte, il était certain que mon visage devait avoir pris une magnifique couleur cramoisie mais Rémus n'avait pas vraiment l'air de mesurer mon courage à sa juste valeur, me regardant totalement étonné.
- Cassie qu'Est-ce que tu …
- Je … J'ai envie.
C'était la première fois qu'elle s'abandonnait totalement à moi, m'accordant totalement sa confiance. Elle me rendait fou, chacun de ses soupirs, de ses gémissements à mesure que je l'embrassais. J'allais lui enlever son soutien gorge, le décrochetant doucement pour lui laisser le temps de m'arrêter si ce n'était pas ce qu'elle souhaitait réellement. Elle n'esquissa pas le moindre geste de refus et c'est à ce moment là que quelqu'un toqua à la porte.
Ce fut comme un retour brutal en pleine réalité, je venais à peine de comprendre que quelqu'un risquait de nous surprendre qu'elle avait déjà bondi dans la salle de bain son chemisier et sa jupe à la main. Je maudissais sérieusement la personne qui était derrière cette porte, je n'avais qu'une envie reprendre où nous en étions et au lieu de ça je me retrouvais à remettre mon pantalon avant d'aller ouvrir.
En voyant Sirius juste devant moi, ce fut comme un choc, et je pense qu'il remarqua clairement mon désappointement à son arrivée. Est-ce qu'un frère pouvait sentir quand quelqu'un touchait à sa petite sœur ? Parce que dans le cas de Sirius il arrivait vraiment toujours à point nommé.
- Tu me fais pas entrer ? T'es avec quelqu'un peut être ? Demanda Sirius en jetant un coup d'œil derrière mon épaule.
- Non je suis seul, j'allais me coucher c'est tout.
L'aîné des Black parut dubitatif quelques instants, me jetant un coup d'œil à Rémus alors que je m'effaçais pour le laisser entrer. C'était clairement embarrassant, Cassiopée était juste derrière la porte, elle avait probablement eu le temps de se rhabiller mais s'il la trouvait là peu importe l'excuse que je lui fournirais il ne risquerait pas de me croire.
- T'es vraiment bizarre ce soir.
- Tu n'étais pas censé dîner avec Victoria ?
- On s'est disputé, elle me reproche d'être trop égocentrique. Va comprendre les femmes, je lui donne tout ce qu'elle désire et elle trouve encore le moyen de se plaindre.
Discrètement je repoussais les chaussures de Cassiopée sous le lit espérant qu'il ne remarque rien mais il était trop occupé de me faire une liste détaillée des défauts de Victoria pour faire attention à mes agissements. Lorsque finalement il se décida à partir, environ vingt minutes plus tard, je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'il avait du suspecter quelque chose. Je refermais la porte derrière lui, retournant dans ma chambre que Cassiopée avait déjà rejointe. Assise sur le lit, elle n'était plus en uniforme, ayant visiblement décidé de passer un tee shirt à moi au dessus de ses sous vêtements.
Ses cheveux étaient détachés retombant sur sa poitrine, pendant une fraction de seconde elle me parut triste mais lorsqu'elle remarqua ma présence ses yeux s'illuminèrent de nouveau alors qu'elle m'accordait un grand sourire m'encourageant à venir la rejoindre sur le lit. C'était dur de me contenir en sa présence, principalement quand elle portait si peu de vêtements mais je doutais qu'elle ait envie de continuer ce que nous avions entrepris avant l'arrivée de son frère. Elle m'embrassa doucement, ses lèvres restant soudées aux miennes plus longtemps que d'ordinaire alors qu'elle se plaçait à califourchon sur moi.
- Quelque chose ne va pas Cassie ? Je suis désolé pour Sirius, je ne pensais pas qu'il …
- Chut …
Elle posa un de ses doigts sur ma bouche me contraignant agréablement au silence alors que ses mains s'aventuraient sur mon torse me débarrassant de mes vêtements superflus. Ses doigts courraient sur mes cicatrices, ne faisant par moment que les frôler alors que j'essayais tant bien que mal de me maitriser. Je me contentais de caresser ses cuisses, sentant un feu intérieur me dévorait doucement. Je n'avais jamais pensé qu'elle oserait prendre l'initiative au début de notre relation, mais plus les jours passaient plus je sentais qu'elle me faisait confiance, se laissant aller de plus en plus en ma présence. J'étais bien sûr très heureux de la situation mais je craignais toujours qu'elle se force à faire des choses simplement pour me faire plaisir alors que tout ce qui comptait pour moi était son bonheur à elle.
J'enrageais littéralement quand je repensais à la soirée de hier, Sirius avait tout gâché, absolument tout. Je me sentais enfin prête, l'ambiance était plus que propice à ce que nous allions plus loin et bien sûr il a fallu que mon stupide de frère revienne à la charge une seconde fois dans les appartements de Rémus. Pour tout dire il a fallu que je me jette au sol, environ un quart de seconde avant que mon frère ne passe la porte de la chambre, Victoria et Alexandre ont beaucoup ri quand je leur ai raconté mais moi je n'ai absolument pas trouvé ça amusant.
Le pire c'est que maintenant je me retrouve à gesticuler sur le terrain de quiddich dans une tenue qui pour moi est toujours absolument grotesque, ce qui n'arrange rien à ma mauvaise humeur. Tout ce que je voudrais c'est être avec Rémus, comme un couple normal sans que personne n'y trouve rien à redire et même si je lui ai dit qu'il fallait attendre la fin de mes études, parfois j'ai du mal à rester aussi raisonnable.
Lorsque je rejoins mes amis dans les gradins, Alexandre me prête sa cape, et heureusement parce que je ne pense pas que j'aurais été capable de continuer à supporter les remarques houleuses de mes camarades, Est-ce que c'est moi où ils deviennent de plus en plus idiot à mesure que le temps passe ?
- Serais-tu frustrée Cassie ? Se moqua gentiment mon meilleur ami.
- Vous n'allez pas recommencé avec ça soupirais-je.
- Mais on te comprends ma belle, c'est vrai qui ne le serait après avoir été aussi proche de … conclure avec le charmant professeur lupin.
Victoria avait murmuré la dernière partie de sa phrase probablement pour que les autres n'entendent pas, mais ce n'était pas des élèves qu'il fallait le plus se méfier. J'avais l'impression que depuis quelques temps mon frère nous lançait des regards suspicieux à Rémus et moi, ce matin même je n'avais osé porter mon regard sur lui de peur que Sirius me surprenne. Je n'avais pas envie de l'avoir sur le dos pourtant c'était exactement ce qui était en train de se produire. Il avait renouvelé sa demande pour que j'aille vivre chez lui une fois Poudlard terminé, mais ça me paraissait absolument hors de question. Je ne voulais pas lui faire de peine, mais vivre avec Sirius c'était en quelque sorte mettre un terme à ma relation avec Rémus.
Il me restait toujours la solution d'aller vivre avec Alexandre et Victoria mais Est-ce que mes parents n'auraient pas vite fait de me retrouver ? Je ne voulais pas les mettre en danger et c'était exactement ce qui allait se produire. Je soupirais, tant que la menace du mariage avec le prétendant que m'avait choisi mes parents planait au dessus de ma tête je n'arriverais à rien. Tout le monde semblait bien décidé à l'empêcher de m'approcher à nouveau mais je n'étais pas certaine que ça suffirait. J'avais du mal à imaginer ma vie telle qu'elle serait dans quelques mois. Peut être que dans un an la communauté magique serait aux mains de Voldemort, peut être que je serais morte ou pire …
Je tournais la tête vers le gradin des professeurs, Rémus observait le match et je me demandais qu'Est-ce qu'il en serait de notre relation. Est-ce qu'il m'aimerait toujours ou Est-ce qu'il finirait par se lasser de tous ces problèmes ? Le score en était de 60 à 40 pour Poudlard quand une inquiétante masse nuageuse se profila soudainement à l'horizon, ma tête se mit à me tourner étrangement alors que je savais déjà ce que ça signifiait, magie noire.
Quand j'y repense je me dis parfois qu'on ne s'est pas montré assez prudent, mais comment aurions nous pu prévoir ce qui allait se produire ? A chaque fois qu'un évènement comme ça avait lieu, cela me renforçait dans la décision que je voulais l'épouser, plus que tout je voulais que ma vie soit unie à la sienne même si c'était un désir égoïste. Elle ne pouvait pas savoir ce qui était le mieux pour elle avec tout ce qui se passait dans sa vie et je ne voulais pas la contraindre à faire quelque chose qu'elle aurait ensuite regretté. Pour moi c'était très clair, ça l'est toujours d'ailleurs, c'est elle que je veux et ce sera toujours elle.
