Titre : Remember Yesterday
Résumé : Dans la vie, on n'a rien sans rien. C'était la phrase préférée de mon père. Ma mère, mon frère et moi-même l'entendions sans arrêt. Comme si cette stupide réplique pouvait justifier toutes ses erreurs. Mon père, c'était mon modèle, il avait réussi il réussissait tout ce qu'il entreprenait. Du moins c'est ce qu'il essayait de nous faire croire. J'avais huit ans quand tout s'est produit, mon frère en avait onze. Oh oui mon cher père, sur ta vie régnait le succès. Tu étais un très grand homme d'affait. Le monde entier t'admirait. Tu avais vaincu tout ce qui te barrait la route, sauf une chose. La plus importante, celle que tu devais absolument anéantir : ta famille. Tu as échoué, je suis le seul que tu n'as pas réussi à tuer, juste moi, âgé de huit ans. Jamais je ne pourrais te pardonner de m'avoir enlevé mes êtres chers, jamais. A l'aide des dons que m'a transmis ma défunte grand-mère, je te tuerais, sans pitié ni remords.
Je te tuerais comme tu les as tous tués.
Disclaimer : L'histoire m'appartient, mais pas les personnages qui, eux sont à JK Rowling
Rating : T en grande majorité pour la violence, les meurtres, la mort, et l'allusion aux relations sexuelles.
Genre: Romance, Surnaturel (en raison des dons de Draco), Drame et Friendship… (J'ai jamais été douée pour la classé cette histoire !)
Pairing : Vous le découvrirez bien assez vite !
Rythme de publication : Lundi ou Mardi tous les quinze jours quand tout va bien ! (Maintenant c'est dès qu'il est prêt :') )
Note de l'auteur : Bonjour ! Ah non, je n'ai pas abandonné mon histoire ! Désolé pour cette longue pause, certains évènements sont arrivés, et je n'arrivais pas à continuer d'écrire. Bref. Je vous retrouve aujourd'hui avec un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira ! J'espère que vous êtes toujours là après tout ce temps ^^. N'hésitez pas à me partager vos impressions ! Des bisous :*.
Chapitre 25 : Lucius
« Draco… Tu as au moins le mérite d'être à l'heure pour ta mort. »
Le concerné détacha ses yeux de la jeune fille souffrante pour les rapporter sur son père. Le magicien n'avait toujours pas bougé. Il avait conscience que s'il faisait le moindre geste, Hermione en payerai le prix fort.
Son regard redescendit sur la jeune femme. Il détailla chacune de ses blessures, tentant de garder son calme. Sa mâchoire se contractait et il jeta un regard assassin à Lucius.
« Tu devais lui faire aucun mal Lucius !
-Voyons, appelle-moi Papa ! Te revoir en chair et en os me rend nostalgique de cette belle époque où tu n'étais qu'un morveux qui bavait. »
Draco ne détachait plus son regard d'Hermione. Observant le faible sourire qu'elle lui offrait, comme pour le rassurer.
« Tu ne t'es jamais conduit comme un père. Pourquoi l'as-tu blessé ? Cela ne faisait pas parti de nos termes !
-A vrai dire, il n'a jamais été question que je ne la blesse pas. Je t'ai dis que je ne la tuerais pas. Tout de suite. Tu as seulement recommandé à cette jeune fille de ne pas agir. Ce qu'elle n'a absolument pas fait. »
Lucius se mit en tirant de plus belle sur les cheveux d'Hermione qui continuait à reprendre doucement conscience. Elle lâcha un nouveau cri face à la douleur et laissa des larmes couler le long de ses joues.
« Je dois le reconnaitre Draco, tu sais les choisir ! Mais cette gamine reste un peu naïve : penser pouvoir se servir de la magie : quelle idiote. Elle n'a même pas pu créer le moindre halo de lumière avec ses mains. Ridicule. »
Draco ferma les yeux un instant. Ainsi son entrainement n'avait servi à rien. Il avait encore échoué sur un nouveau point.
Lucius soupira puis il fit un signe de main à ses hommes postés dans la pièce.
« Très bien, messieurs, il est temps de lui couper toutes sources de magie. Passez-lui les menottes je vous pris. »
Draco se contracta en observant les hommes s'approcher de lui. Il jeta un coup d'œil à Hermione qui avait entrouvert les yeux et qui le regardait, désespérée.
Il devait tenter quelque chose, n'importe quoi. Il serra les poings. Qui ne tente rien n'a rien.
Il activa sa magie en visant directement son père. Prit de surprise de part la rapidité de l'attaque, Lucius fut expulsé de la jeune fille s'écrasant contre le mur. Hermione tomba sur le sol sans pouvoir se retenir. Draco se retourna alors vers les hommes.
L'un lui sauta à la gorge, tentant de l'immobiliser. Draco se débattu pour lui faire lâcher prise tout en envoyant des vents puissants afin d'écarter ses adversaires. Seulement les renforts arrivèrent, et même si le magicien arriva à se débarrasser de son premier assaillant, un second le prit d'assaut le tenant suffisamment immobile pour se faire attaquer par un autre qui le plaqua sur le sol.
Il était à présent près d'une dizaine à tenter de le maintenir en place tout en essayant de lui passer les menottes. Draco resta immobile une seconde afin de ressembler sa magie et de la laisser exploser dans la seconde suivante.
L'ensemble de ses assaillants furent expulsés. La bourrasque de vent fit tomber les étagères et le peu de meubles encore debout.
Draco profita de ce court délai pour se relever, non sans difficulté. Il releva la tête pour repérer Hermione, mais le spectacle qu'il vit le figea sur place.
La jeune fille se débattait, un revolver posé contre sa tempe. Lucius, observait son fils le regard mauvais.
« Un pas de plus mon fils, et je lui fais un trou dans le crâne. »
Draco hésita, observant la scène qui se déroulait devant lui. Hermione, qui avait reprit du poil de la bête se débattait contre son assaillant, tentant de jouer des coudes pour se dégager.
« Draco bats-toi ! Je vais m'en sortir ! Sors-nous de là ! »
Elle lui criait ses mots, mais le magicien voyait parfaitement l'issue de son combat. Il baissa la tête en signe de capitulation et il éteignit sa magie, laissant retomber ses bras. Hermione cria de frustration alors que Draco se faisait menotter, les deux mains devant lui.
La partie était finie. Il ignora les cris de protestation d'Hermione et il releva la tête vers son père.
« Tu as gagné, honore ta part du marché. Libère-la avant de me tuer.
-Draco ! Tu n'as pas le droit ! »
Hermione criait dans le vide, personne ne prêtait attention à ses propos. La poigne de Lucius l'empêchait de se sortir de cette situation. Elle chercha autour d'elle un élément, quelque chose qui pourrait le sortir de ce pétrin. Son regard s'arrêta sur un objet. Qui pourrait peut-être changer la donne : une bouteille d'eau.
Lucius se mit à rire en entendant la déclaration de Draco.
« Voyons. La libérer avant ta mort ? Pour que je perde tout moyen de pression ? Non, non et non mon cher. Je te propose plusieurs morts : avec le même revolver qui a tué ta mère et ton frère, ou bien une mort lente à coups de couteau ? »
Draco ferma son visage, pour ne laisser passer aucune émotion.
« Je m'en moque. Laisse-moi lui dire au revoir. Laisse-moi la toucher. Accorde-moi cette dernière volonté. »
Lucius Malfoy le jugea du regard, puis il haussa les épaules. Il avait hâte de voir leurs visages misérables remplis de désespoir. Il leur accorda cinq minutes et laissa tomber Hermione sur le sol qui se rattrapa sur les mains avant de s'étaler de nouveau. Elle détacha son regard de la bouteille pour observer Draco.
Ce dernier l'observait de loin, il décela une lueur de colère dans les yeux de la jeune fille. Elle lui en voulait de ne pas se battre. Il lui jeta un regard désolé. Puis il avança lentement vers elle, guettant du coin de l'œil les hommes dans la pièce.
Arrivée devant elle, il se laissa tomber à genoux, et leva ses mains menottées vers son visage pour la toucher. Hermione recula de quelques centimètres pour montrer son refus. Ses yeux envoyaient des éclairs. Elle marmonna entre ses dents ses reproches.
« Tu es un lâche Draco Malfoy. Tu étais en mesure de te battre. Pourquoi as-tu arrêté ?! Tu aurais pu t'en sortir ! Et ramener des renforts ! »
Draco baissa ses mains peiné.
« A la seconde même où j'aurais tenté de me battre encore, tu serais morte. Si je m'étais enfui, tu serais morte également.
-Et maintenant c'est toi qui va mourir Draco… »
Il hocha la tête, il ramena sa main vers le visage d'Hermione qui avait laissé sa rage pour laisser ses larmes couler.
« Tu es un idiot Draco…
-Je sais. »
Il s'approcha d'elle et posa son front contre le sien en fermant les yeux. De longues secondes s'écoulèrent sans que l'un ou l'autre ne disent un mot, se sachant parfaitement épiés par Lucius et ses hommes.
Draco attrapa les mains de la jeune femme pour les serrer avant de donner des instructions.
« A partir du moment où tu sors d'ici, tu retrouves Jack. Il saura te protéger toi et tes amis. »
Hermione hocha la tête avant d'attirer le magicien contre elle, passant ses mains dans son dos et blottissant son visage contre cou, laissant libre court à ses larmes.
Draco respira son odeur pour s'en imprégner un maximum. Il avait tellement de chose à lui dire. Mais il n'en avait pas le droit. Pas juste avant de mourir. Il aurait aimé lui hurler son amour, mais cela aurait été un geste égoïste.
Sentant ce silence la peser, Hermione passa ses doigts dans les cheveux du magicien et murmura les trois petits mots qu'elle rêvait de lui dire depuis des semaines.
« Je t'aime Draco… »
Le magicien se crispa dans les bras de son amante, il s'interdit de lui répondre. Si bien qu'Hermione le répéta à nouveau, pensant qu'il n'avait pas entendu. Mais il resta impassible face à ses mots. Hermione s'éloigna de lui pour voir son visage : il était crispé, les yeux clos, n'osant pas les ouvrir sous peine de céder à la tentation.
« Draco, je t'aim…
-Arrête ! »
Hermione se figea en entendant ce mot. Draco ouvrit les yeux et l'observa. Il pu lire l'incompréhension dans ses iris.
« Je n'ai pas le droit de te répondre. Pas lorsque je vais mourir dans quelques minutes. »
La jeune femme analysait ses mots et son regard. Elle détecta de la peur et de l'amour. Il l'aimait, elle le savait. Elle caressa ses joues avec douceur et fixa ses lèvres. Les lèvres qui l'avaient tant tentée depuis le début. Les lèvres auxquelles elle n'avait goûté qu'une seule fois. Cette fois-ci c'était différent. Si la première fois elle avait principalement agit sous le désir, aujourd'hui seul ses sentiments la conduisit à franchir le pas.
Avec une infinie douceur, elle déposa ses lèvres sur celles qu'elle convoitait tant. Un premier baiser, une promesse, un adieu, de l'amour. Pour la première fois depuis des mois, elle se sentit à sa place, avec la bonne personne.
Draco voulu stopper le baiser en sentant la bouche d'Hermione toucher la sienne, pourtant il en fut incapable. C'était bien loin de tous les baisers qu'il avait pu échanger lors de ses multiples nuits. Il surpassait même le précédent fougueux qu'ils avaient échangé lors de leur entrainement. Savoir que ce baiser était manifestement le dernier qu'il recevrait le brisait. Mais il ne pu s'empêcher de ressentir de la joie en le partageant avec celle qu'il désirait le plus.
Hermione ressentit de nouveau l'explosion qu'elle avait vécu lors de leur premier baiser mais qui avait toujours manqué lors de ses baisers avec Ben, c'était donc ça le véritable désir ? La jeune femme laissa couler ses larmes, elle perdait bien plus qu'un potentiel amant ce soir.
En entendant Lucius bouger, Draco se figea et brisa le baiser s'éloignant de sa compagne. D'un geste doux il essuya les larmes de la jeune femme et tenta de lui transmettre tout son amour grâce à son regard. Il l'embrassa une dernière fois avant de se relever et de faire face à son père.
« Tiens ta promesse. Libère-la ensuite Lucius. S'il-te-plait. »
Le businessman avisa son fils puis jeta un coup d'œil à la jeune fille qui fixait le sol. Il haussa les épaules.
« Je ne te l'ai jamais promis. Disons simplement que je l'envisagerais. »
Alors que Draco menaçait de se révolter, Lucius claqua des doigts et le magicien fut aussitôt maintenu et plaquer au sol par les hommes de son père. Il ne se débattit pas, il ferma les yeux, attendant son heure.
Lucius se délecta de le voir aussi soumis à son autorité, il sortit une sacoche qu'il déroula devant Draco. De nombreux couteaux étaient alignés. Ainsi, Malfoy avait choisi la seconde option. Le magicien souffrirait.
« Sais-tu combien d'homme as-tu tué ces dernières années ? »
Le silence de Draco lui répondit. Il ne répliquerait rien, ne voulant pas satisfaire le plaisir de son père.
« Deux-cent-soixante-quatorze. »
Draco se crispa mais ne laissa rien paraître. Au fond de lui les remords d'avoir arracher des vies le poursuivaient toujours.
« Deux-cent-soixante-quatorze familles ont donc vécu une perte. Tout ça pour quoi ? Pour mourir ensuite par toi-même. Ces morts ont donc été inutiles. Si tu t'étais rendu dès le début, toutes ces familles n'auraient pas perdu leurs fils, leurs maris, leurs pères ou même leurs frères. Plus encore. Sans ton acharnement à vouloir fuir, Pansy Parkinson n'aurait pas été tué. Mademoiselle Granger ne serait pas en danger de mort actuellement non plus. »
Il jeta un coup d'œil à la jeune fille qui était étrangement silencieuse et immobile. Il haussa les épaules, ne prêtant pas attention.
« Tu es d'un égoïsme Draco. Pour toutes ses vies que tu as enlevées, tu recevras un coup de couteau. On commencera par des égratignures : je ne veux pas que tu meurs avant d'atteindre les deux-cent-soixante-quatorze ! »
Lucius sorti un couteau de sa sacoche, admira la lame coupante. Puis il s'approcha de son fils. Celui-ci était toujours plaqué sur le sol, fusillant du regard son père. Ce dernier fit glisser le coupant de la lame sur la joue du magicien qui retint un gémissement de douleur en serrant les dents.
Draco ne lui donnerait pas la satisfaction de voir la douleur l'anéantir au point de supplier, il tenta du mieux qu'il pu de masquer la douleur lorsque son père effectua une coupure sur son mollet cette fois-ci. Il pouvait sentir son sang couler lentement contre sa peau. Le jeune homme avait la tête tournée à l'opposé d'Hermione. Il regretta ce choix. S'il avait voulu dans un premier temps ne pas lui infliger la vision de son visage souffrant, il réalisait à présent qu'il aurait préféré voir le visage de celle qui l'aimait plutôt que celui de son père.
De son côté, Lucius s'extasiait en réalisant de nouvelles coupure sur chaque peau disponible, coupant ses vêtements au passage pour accéder à celle-ci. Les précédents meurtres qu'il avait réalisés n'étaient fait que par des hommes à sa charges. Il n'avait encore jamais blessé quelqu'un dans le but de le tuer. Il s'était certes battu étant adolescent, mais cette fois c'était différent. Sa victime était maîtrisée et il avait le champ libre. Le fait que ce soit son fils rajoutait au plaisir. Pendant ces quatre dernières années il n'avait rêvé qu' à ce moment. Il avait certes regretté la mort de sa femme et de son premier fils. Mais le seul regret qu'il portait était celui de ne pas les avoir achevé lui-même. Regrets qu'il comptait bien effacer ce soir en prenant son temps avec son dernier fils. Cet enfant lui ressemblait trop.
Ne tenant plus, Lucius planta son couteau dans l'omoplate de Draco d'un coup violent et maîtrisé. Son fils lâcha un cri, n'ayant pas vu venir le changement de blessure. Il tenta de se débattre mais sans sa magie il était inefficace.
Le sang poissait ses vêtements, il ne sentait que ça, son nez en était imprégné. Draco pouvait sentir son énergie le quitter petit à petit.
Etait-ce ainsi que sa grand-mère fut abattue également ?
Il se souvint être rentré tard ce jour là. Une livraison de dernière minute. D'habitude il était toujours à l'heure pour diner. Sa grand-mère y tenait beaucoup, et lui aussi. Il avait souvent entendu des jeunes se plaindre de leurs visites obligatoires chez leurs grands-parents, mais pour lui c'était différent. Sa grand-mère était la seule famille qui lui restait, et à travers elle il avait pu revoir sa défunte mère. Toutes les nuits elle lui racontait une anecdote sur sa mère étant petite. Il avait alors l'impression qu'elle était toujours là, et que son frère, Lucas, aussi.
Sa grand-mère l'avait pris sous son aile dès la mort de sa mère et de son frère, l'arrachant des griffes de son père et d'une mort certaine. Elle lui avait donné des cours à la maison, afin de l'exposer le moins possible au danger. Il n'avait certes pas vraiment d'amis, mais sa grand-mère était sa meilleure amie. C'est à treize ans qu'elle commença à lui enseigner la magie. Elle ne l'avait jamais apprise à sa fille, à vrai dire, celle-ci ignorait même son existence. Mais la grand-mère de Draco, sentant Lucius devenir de plus en plus menaçant, et sentant ses défenses s'affaiblir, entreprit de faire découvrir la magie à Draco. Un nouveau monde s'ouvrit à lui, un monde où il n'avait plus peur de rien.
Mais l'apprentissage fut long. Il lui fallut plus d'un an avant de comprendre son fonctionnement. A treize ans, bien qu'assez mature, il restait toujours aussi jeune et sa philosophie restait trop égoïste pour que la magie s'ouvre à lui. Il se souvint de la fierté qui l'avait envahi le jour où il créa une brise. Alors il continua, il progressa. Ne s'arrêtant jamais, délaissant les études. Il voulait protéger sa grand-mère. Il la sentait faiblir. La magie est puissante, mais à force elle puise en nous. Les magiciens ne détiennent pas les records en longévité.
Et puis un jour il tua un animal par accident. Un vent trop puissant. Pendant plusieurs mois il refusa d'utiliser sa magie, de la pratiquer. Il ne voulait pas devenir comme son père, il ne voulait pas tuer. Il haïssait cette magie. Et sa grand-mère mit du temps avant de le réconcilier avec. La magie est compliquée et suivant son utilisation, elle pouvait enlever la vie.
Il recommença à pratiquer, et finalement il maîtrisa son élément. Sa grand-mère avait fini son apprentissage. Il pouvait contrôler le vent à sa guise : créer une simple brise jusqu'à une tornade.
Pour aider sa grand-mère il commença à travailler, en tant que simple livreur de nourriture. Et ce soir là, lorsqu'il rentra en retard, il découvrit la maison désordonnée, de nombreux signes de lutte. Draco se mit à paniquer et à chercher sa grand-mère, et il la trouva finalement dans la cuisine, sur le sol, baignant dans son sang. Il avait remarqué les coups de couteaux. Mais il n'avait pas vu les marques laissées par les menottes. Cela aurait pu le mettre sur la voie. Il s'était effondré. Gémissant et pleurant observant sa dernière parente décédée.
Et puis Lucius, Peter et des hommes de mains étaient entrés, un sourire aux lèvres. Draco fit vite le rapprochement. Il n'écouta pas les dires de son père, il activa sa magie et fit ce que sa grand-mère lui avait répéter de ne pas faire : laisser agir sa haine. Il avait appris à écouter son cœur pour activer la magie, mais il ne devait jamais laisser la haine prendre la dessus sur ses autres sentiments.
Un combat eu lieu, il voulut anéantir son père, c'était lui qu'il visait. Puis il tua son premier homme. Un homme de main dont il ne connaissait même pas le nom. Un coup partit trop rapidement et rata sa cible. Il venait de détruire une famille, comme son père l'avait fait avec la leur. Il ne connaissait pas cet homme, peut-être ne valait-il pas mieux que Lucius. Mais il n'avait à cet instant aucun moyen de le savoir. Alors il s'enfuit. Draco prit la fuite et continua de fuir durant des années. Faisant des erreurs, tuant d'autres hommes de main, provoquant la mort de Pansy.
Le magicien laissait ses souvenirs le submerger, afin d'oublier les coups qu'il recevait. S'il était resté conscient et qu'il avait pu observer Hermione, il aurait pu l'arrêter. Lui dire que c'était inutile et surtout l'empêcher de se mettre en danger. Mais non, il était resté au sol, les yeux perdu dans la vague, encaissant sans rien dire, laissant son sang s'écouler, n'écoutant plus les rires et les remarques de son père.
Hermione, ne supportait pas d'être vulnérable. Dès le premier coup de couteau, elle réagit. Draco abandonnait ? Fort bien, elle ne lui pardonnerait pas s'ils s'en sortaient. Avec la plus grande discrétion, elle se redressa légèrement afin d'être plus à l'aise. Ses yeux restaient fixés sur la bouteille d'eau près d'elle. Une négligence de la part de Lucius. Elle devait en profiter et mettre à profits les enseignements de Draco. Si celui-ci ne pouvait pas le sauver, elle le ferait pour eux deux.
Hermione ne se définissait pas comme la demoiselle en détresse que l'ont pouvait voir dans les contes pour gamines. Elle ne supportait pas ces derniers d'ailleurs. Le fait qu'une soi-disant princesse doive attendre patiemment qu'un prince la sauve, c'est totalement stupide. D'où une fille ne pouvait pas se défendre toute seule ? La position dans laquelle elle se trouvait lui rappelait beaucoup ces misérables histoires pour enfants. Et elle détestait ça. Elle détestait encore plus que Draco choisisse de se sacrifier pour lui permettre de vivre. Ils n'étaient pas dans un film ! La scène se déroulant sous ses yeux n'était pas produite par de vulgaires acteurs. Le sang qui coulait des plaies du magicien n'était le ketchup des œuvres de Tarantino. Tout était réel, et la mort l'était encore plus.
Elle refusait de rester immobile et d'attendre patiemment que son amant meurt et qu'elle, par miracle, soit libérée. Sachant qu'elle avait parfaitement conscience que Lucius ne la laisserait jamais partir. Elle savait tout. Et si Draco avait respecté ses souhaits, son article devrait être en ligne sur la toile. Elle ne s'en sortirait pas vivante. Alors si Draco avait trop peur pour elle pour agir, elle le ferait à sa place. Elle serait le prince stupide dans les films Disney. Celui qui sauve la demoiselle en détresse. Elle ne sait pas s'ils vivront heureux et auront beaucoup d'enfants, mais elle s'en moquait.
Hermione fit abstraction de ce qui l'entourait et se concentra sur la bouteille d'eau sur le sol. Elle laisse la volonté de protéger l'envahir. Si elle laissait agir son esprit de vengeance, rien n'en ressortirait. C'était le désir pour Draco qui avait provoqué sa première apparition de magie.
Hermione rassembla ses mains et agita légèrement ses doigts afin de diffuser sa magie, comme elle avait appris. Elle voulait simplement les distraire, un instant, qu'ils laissent Draco se remettre un peu pour qu'il puisse se joindre à elle. Un simple jet d'eau puissant serait suffisant. Après tout c'était la seule manipulation qu'elle avait réussi à faire. Et au vu du peu d'eau qu'elle avait à sa disposition, elle ne pouvait pas espérer grand-chose d'autre.
Elle avait conscience que son action serait probablement inutile. Mais mieux vaut mourir pour ses actions que rester inactive et éprouver des regrets pendant les dernières secondes de son existence.
A sa plus grande joie, elle pu percevoir des bulles se créer à la surface de l'eau. Elle n'avait pas perdu ses capacités ! Elle s'encouragea mentalement, tentant d'ignorer les rires de Lucius qui lui glaçaient le sang.
Elle ferma les yeux et concentra son énergie, visualisant son désir de protection. Elle n'entendait plus rien. Même les yeux fermées, Hermione semblait pouvoir percevoir sa magie. En s'aidant de cette impression. Elle resserra ses poings doucement pour envelopper le liquide dans la bouteille. Imaginant la mettre sous pression. Il lui sembla entendre les bulles de pression de former. Après une lente respiration et une courte prière –après tout, qu'avait-elle à perdre ?-, elle ouvrit ses paumes et un POP sonore retentit.
Hermione ouvrit les yeux et pu voir l'eau mise sous pression asperger les hommes de mains de Lucius. L'apprentie magicienne fronça les sourcils et augmenta mentalement la pression de l'eau, afin de les blesser. Elle commença à comprendre comment fonctionnait sa magie.
Draco lui avait de nombreuses fois répété que l'eau pouvait être une arme redoutable si elle était bien utilisée. Pendant longtemps elle pensait que l'eau pouvait simplement mouiller son adversaire, elle n'en comprenait pas l'utilité. Mais lorsqu'elle est mise sous pression, elle peut avoir un effet dévastateur. Dans l'eau, si vous descendez en profondeur trop vite, l'Homme ne résiste pas à la pression, et des dommages irrécupérables apparaissent.
Elle voulait reproduire ces dommages, cette pression. En gérant sa magie elle pu assommer légèrement les hommes de mains, permettant à Draco ne plus être clouer au sol.
Ce dernier avait repris ses esprits en entendant la détonation de la bouteille. Il avait relevé la tête et avait pu observer Hermione résister et combattre. Sa magie était belle, encore un peu maladroite. Mais il pu constater que ses entrainements n'avaient finalement pas été vain.
En sentant le maintien sur lui disparaître, il se donna du courage et bougea pour tenter de se relever. Il était faible, il avait perdu beaucoup de sang et certaines zones étaient particulièrement amochées.
Hermione s'était mise debout et tentait de maîtriser sa magie enfin de faire reculer ses assaillants qui s'approchaient dangereusement d'elle. Même si elle avait fait preuve de courage quelques secondes auparavant, voir ses ennemis approcher vers elle la fit paniquer et sa magie tressautât avant de disparaître malgré le gémissement de panique de la jeune femme.
Elle tenta de reprendre son calme et agita les mains dans tous les sens en reculant dans un coin de l'appartement, mais rien ne marchait : l'eau était tombée misérablement sur le sol, formant une grand flaque d'eau.
Draco de son côté se releva difficilement, il ignora le revolver de Lucius pointé sur lui et s'approcha en se trainant vers Hermione, souhaitant la sauver. Il repoussa avec les dernières forces qui lui restaient les hommes qui tentaient de l'arrêter.
« Hermione ! »
Il criait son prénom, pensant peut-être que cela changerait l'issue de la scène, mais il ne rencontra que le regard affolé de la jeune fille.
Un homme la gifla, la faisant tomber à terre, puis il la releva en tirant ses cheveux, comme l'avait Lucius auparavant. Elle se débattit avec beaucoup de hargne, donnant des coups de coudes pour se libérer. Draco lui s'approchait, mais une nouvelle douleur le frappa dans les côtes et le fit tomber à terre : Lucius venant de lui enfonce un nouveau couteau, il tenait à présent un revolver sur la tempe de son fils et il fixait son acolyte tenant Hermione.
Ce dernier attrapa son arme à sa hanche et le plaça également sur la tempe de la jeune fille. Cela eu l'effet de calmer celle-ci. La sensation de l'arme froide sur sa peau la glaça. C'était donc la fin ? Elle n'avait pas réussi.
Hermione et Draco ne se quittaient pas des yeux, chacun partageant ses peurs et regrets. Et Lucius, avec un sourire, ordonna finalement la sentence que redoutait le plus son fils.
-Tuez-la.
-NON, hurla Draco !
Une balle retentit.
