Disclamer :Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling

Bêta : AnneNguyenHuu


NdA 1 : Alors pour commencer, je vous souhaite à tous et toutes une très bonne année 2019 ! Que joie, santé et amour s'invitent chez vous ainsi que chez vos proches ! Et pour finir, un GRAND MERCI de lire mes histoires et de me laisser des commentaires, car c'est vous qui êtes mon moteur en ce moment, car dans les moments de perte de vitesse ou de fatigue, il me suffit de venir vos gentils petits com's pour me remotiver aussi sec. Donc merci à vous tous !

NdA 2 : Quelqu'un m'a fait remarquer (très juste d'ailleurs) que dans le chapitre précèdent, Carlisle avait mystérieusement disparu. Je ne sais même pas comment je me suis prise pour l'oublier (U_U), mais quand j'aurai le temps, j'irai faire les modifications afin de le réintégrer au chapitre. Donc, ne soyez pas trop surpris de le voir revenir comme si de n'était. ^^


Un compagnon inattendu.

Chapitre 25

_ Mon enfant, je suis si heureuse de te revoir, s'éleva la seconde d'après, une voix étrange, effrayante, mais en même temps très attirante.

La voix venait de l'entrée de la pièce. Dans un même ensemble, le groupe en son intégralité, se tourna vers elle.

_ Dieu ! Qu'est-ce que c'est ? s'écria Sam.

_ Merlin ! s'exclama Snape.

_ Bordel de merde ! hurla Emmett en se plaçant devant Harry.

_ Seigneur ! soufflèrent Edward et Carlisle en écarquillant les yeux.

Jasper quant à lui, ouvrit la bouche, mais rien ne voulut en sortir.

_ Mes salutations mère, je suis aussi très heureux de te revoir, dit Harry depuis le dos d'Emmett.

_ Mère ? s'exclama Emmett en se tournant pour lancer un regard ahuri en direction de son Calice.

_ Oui, mère, répondit tranquillement Harry.

_ Je pensais ta mère morte, dit le vampire bêtement.

_ Elle l'est, répliqua Harry.

_ Ce n'est pas Lily, Potter, éloignez-vous de lui ! Intervint Snape d'une voix hésitante, d'où perçait la peur, les yeux braqués sur la ladite mère, prêt à défendre Harry.

_ Parce que ce n'est pas elle, répondit calmement Harry.

_ Ce n'est pas elle, ça, je le vois bien, Potter, dit sarcastiquement Snape en s'avançant en direction de Harry.

_ Ce que je veux dire, c'est que même si ce n'est pas elle, c'est elle que je vois, éclaira Harry. Toutefois, je la considère tout de même comme ma mère, ajouta-t-il.

_ Je vois, donc, j'en déduis que ce que nous voyons n'est pas réel, mais une autre image créée par notre esprit, en déduisit Snape.

Harry hocha la tête. Snape fit une pause de quelques secondes avant de reprendre.

_ C'est La Faucheuse.

_ C'est bien moi, mortels, leur répondit celle-ci.

_..., fut la réplique de tout le monde. La Faucheuse s'avança un peu plus dans la pièce.

Et alors qu'elle progressait vers eux, les cinq vampires et le loup reculèrent instinctivement.

_ Mon enfant, dit la Mort en contournant Emmett pour s'approcher de Harry. Je vois que tu as fini par trouver ton compagnon, constata-t-elle caressant tendrement la joue de Harry. Je suis très heureuse pour toi, ajouta-telle.

_ Merci, mère, répondit Harry en souriant stupidement.

_ Tu es aussi magnifiquement entouré, mon petit, reprit la Faucheuse en dardant un regard inquisiteur et appréciateur sur les vampires et le loup. Mais cela ne pouvait être autrement, car comme tes frères et sœurs avant toi, tu attires mes serviteurs.

_ Vos serviteurs, mère ? s'étonna Harry.

_ Les vampires sont aussi ma progéniture , mon fils. Certes, ils n'ont pas la même importance pour moi que tes frères, tes sœurs et toi, mais ils le sont. Et comme tu le sais, j'ai une affection toute particulière pour les Cerbères que j'ai pris sous ma protection il y a de cela des milliers d'années, expliqua la Faucheuse.

_ Je vois, dit Harry d'une voix polie et reconnaissante pour l'information.

_ Mon enfant, tu as échoué à protéger la carte, reprit ensuite la Mort.

Elle n'avait pas l'air en colère, elle donnait juste l'impression de réprimander un enfant qui est rentré à la maison avec une mauvaise note.

_ Je suis désolé d'avoir manqué à mon devoir, mère. Et je suis prêt à en subir les conséquences, répondit Harry en baissant la tête.

_ Tu as fait de ton mieux, enfant, dit La Faucheuse d'une voix réconfortante en lui caressant les cheveux de Harry. Tu as fait bien plus que nombre de tes frères et sœurs, Harry, termina-t-elle.

_ Mais, le fils Flamel a récupéré la carte, ce qui met en danger votre frère. Et c'est ma faute, soupira-t-il tristement.

_ Harry, rien de ce que tu aurais pu faire n'aurait pu éviter le vol de la carte, car celui-ci était écrit dans les étoiles avant la création de ce monde. Même moi, fils, je n'aurais pu contrer ce vol, le rassura la Faucheuse.

_ C'est vrai ? questionna Harry d'une voix pleine de doute.

_ Seuls les humains mentent, mon enfant, fut la réponse de la Mort.

_ S'il était impossible de se prémunir de ce vol, pourquoi m'avoir demandé de protéger la carte ? interrogea Harry.

_ Car, ce n'est pas parce qu'une chose est inévitable qu'il ne faut pas tout tenter pour l'empêcher, répliqua La Faucheuse. Bien, maintenant que les salutations sont faites, mon petit, je vais vous indiquer l'endroit où vous trouverez le fils des Flamel. Il vous faudra, tes amis et toi, vous presser, car s'il vient à trouver mon frère alors qu'il a la carte entre ses mains et qu'il se trouve dans mon royaume, le monde que nous connaissons disparaîtra, poursuivit la Mort très sérieusement.

_ Disparaîtra ? s'étonna Harry.

_ La présence de la carte, de mon frère et de moi-même dans le même domaine, tout particulièrement au cœur des enfers, créera un choc sismique d'une intensité comparable à un raz-de-marée, mais multiplié par mille. Ce qui entraînera la fin de cet univers, car tout sera balayé. Et c'est pour cela que tes amis et toi devez vous hâter afin d'intercepter le fils Flamel.

_ C'est pour éviter de vous trouver au cœur des enfers en même temps que votre frère et la carte que vous n'allez pas récupérer cette dernière vous-même, réalisa Harry.

_ En effet, enfant, acquiesça La Faucheuse. De plus, si la carte passe plus de 24 heures en mon royaumealors que sa place est dans le domaine de mon frère, sa présence va engendrer un cataclysme magique dont les répercussions seraient dramatiques pour la magie.

_ Quelles répercussions ? parvint à demander Snape en surmontant la peur viscérale et le dégoût qui lui broyait les entrailles, face à la vision qu'il avait de la Mort.

En effet, l'apparence de la Mort est inconcevable pour l'esprit humain. De ce fait, comme avec l'environnement, le cerveau met en place un système de protection afin de le préserver. Cependant, au lieu de créer une image rassurante ou plus plausible, le cerveau qui perçoit La Faucheuse comme un danger mortel, fait en sorte que ce que perçoit l'esprit, soit la chose, la créature ou l'être dont on avait le plus peur. De ce fait, pour Snape, la personne qui était en train de caresser la tête de Harry avec tendresse n'était autre que Lord Voldemort, son ancien maître.

_ Si la carte passe plus de temps qu'il n'en faut ici, la magie ainsi que toutes les créatures magiques disparaîtront de ce monde. Et rien de ce que vous pourriez faire ou que mon frère et moi pourrions faire, ne pourra la ramener, lui dit La Mort d'une voix calme, mais très sérieuse.

_ Dieu ! s'exclama Sam avec horreur. Ça veut dire que l'on va tous mourir si nous ne parvenons pas à stopper ce malade !

Lui, tout comme Snape, luttait avec la peur que lui renvoyait la vue de la Mort. La vision qu'il avait de la Mort était celle de son loup qui le regardait avec dégoût, lui disant à quelle point il était incompétent, un mauvais Alpha, qu'il ne méritait que la mort. C'était très perturbant pour Sam de voir devant lui, la matérialisation de sa plus grande peur, lui lançant à la figure ses pensées les plus sombres. Car, oui, Sam savait qu'il n'était pas un très bon Alpha, parce qu'il avait l'esprit bien trop étroit et des idées trop arrêtées. De plus il s'emportait un peu trop rapidement sans chercher à savoir le pourquoi et le comment des situations. Oui, Sam connaissait intimement ses défauts, pourtant, il ne faisait rien pour les arranger. Et s'il continuait sur cette voix, il sentait que cela allait lui être un jour ou l'autre préjudiciable.

_ En effet, mon enfant, répondit la Mort à Sam. Les vampires et le loup se regardèrent en silence, avant de tourner leur regard en direction d'Harry. Tous firent de leur mieux pour éviter de regarder la Faucheuse, car c'est lorsque leur regard se portait sur elle qu'ils voyaient leur plus grande peur se matérialiser devant leurs yeux.

_ Bien, reprit la Faucheuse, prenez ces lunettes que j'ai spécialement réalisées pour vous. Tout en disant cela,une paire de lunettes de soleil se matérialisa devant chaque vampire ainsi que devant Harry et Sam.

_ ... Ces lunettes vont vous servir de carte pour vous rendre auprès de mon frère, expliqua La Faucheuse. Une fois arrivés auprès de lui, remettez-lui ceci, ajouta-t-elle.

Elle tendit ensuite une boîte noire et carrée de six centimètres à Harry. Le sorcier prit la boîte et l'observa sous toutes ses coutures. Cependant, il ne posa aucune question sur l'utilité de cette dernière.

_ Bien, à présent, hâtez-vous les enfants, je compte sur vous pour stopper le fils Flamel avant qu'il ne commette l'irréparable.

Sur cette déclaration, la Faucheuse s'évapora, les laissant seuls pour se débrouiller.

_ J'en déduis qu'on n'a pas droit à un autre guide, dit Edward en poussant un soupir de soulagement, suite au départ de la Mort.

_ Il semblerait bien, souffla Carlisle à son tour.

Après la réplique de ce dernier, tous les regards se portèrent sur Harry. Celui-ci, comprenant que l'on attendait ses instructions, revêtit ses lunettes. Devant lui se dessina alors une flèche qui se mit à tourner à toute vitesse avant de s'immobiliser dans les airs, la pointe révélant le Nord.

_ Eh bien, il semblerait que c'est par là que nous devons aller, dit ensuite Harry en montrant la direction indiquée par la flèche. Que tout le monde enfile ses lunettes, ajouta-t-il avant de se mettre en route.

_ Qu'avez-vous vu ? demanda Emmett à personne en particulier tout en emboîtant le pas de son Calice, ses lunettes sur le bout de son nez. Parce que moi, j'ai eu la vision d'un mec avec des yeux écarlates qui fixait Harry avec insistance, ajouta-t-il. Merde, ce type n'était pas hideux et ne semblait même pas menaçant, pourtant, je n'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie, termina le vampire avec un sérieux qui ne lui ressemblait absolument pas.

_ C'est étrange, dit Harry. Je me demande qui cela pouvait être ? Tu es certain de ne l'avoir jamais vu avant, parce que normalement, la vue de la Mort pousse généralement l'esprit des mortels, ou des vampires dans votre cas, à matérialiser devant vos yeux vos plus grandes peurs, expliqua Harry.

_ Je ne sais pas qui c'était, mais il m'a foutu la peur de ma vie, dit Emmett.

_ Et pour toi Harry, étant donné que tu es l'enfant adoptif de la Mort, quand tu la regardes, tu vois aussi ta plus grande peur ? questionna Jasper.

_ Non, pour moi, elle a l'apparence de ma mère, Lily Potter, répondit Harry. Pour les Ténèbrius, la Faucheuse nous apparaît toujours sous les traits de l'être qui nous est le plus cher et qui n'est plus de ce monde. Comme j'en ai perdu beaucoup, à chacune de nos rencontres, elle prend une apparence différente, expliqua le sorcier.

_ Je vois, dit Emmett avant de donner un rapide baiser à Harry. Sinon, vous, qu'avez-vous vu ? ajouta-t-il ensuite.

_ Mon loup qui me faisait des reproches, dit honnêtement Sam après quelques secondes de silence et comme personne ne semblait vouloir se lancer.

_ Hein ! s'exclama Emmett, en jetant un regard amusé en direction du loup. Cela veut dire que tu as peur de ton loup ? questionna-t-il avec curiosité.

Sam ne prit pas la peine de répondre à Emmett. Il se contenta de lever les yeux au ciel après avoir lancé un regard noir à ce dernier. Le reste du groupe suivit le mouvement en silence. Ils firent une dizaine de pas avant que Snape ne dise sur un ton pensif, presque comme s'il se parlait à lui-même :

_ Je pensais que ma plus grande peur, maintenant que Voldemort n'est plus, serait de perdre Neville.

_ Parfois, ce dont nous pensons avoir le plus peur, n'est pas ce dont nous avons réellement peur, mais seulement le reflet de nos désirs les plus profonds, lui dit Carlisle.

_ Donc, mon désir le plus profond est que perdre Neville soit ma plus grande peur, railla Snape. C'est aberrant.

_ Non, je dirais plutôt que votre plus grand désir est d'avoir Neville auprès de vous. Qu'il devienne votre seule et unique priorité, votre Calice en somme, lui sourit Carlisle.

Snape pinça les lèvres, grommela une suite inintelligible de mots sous le fou rire d'Harry et les ricanements d'Emmett et Sam. Jasper esquissa même un bref sourire, et Edward fit de son mieux pour ne pas montrer son amusement.

_ Et vous Carlisle, qu'avez-vous vu ? finit par demander Snape.

_ Une petite fille qui me reprochait de l'avoir transformée, souffla après quelques secondes Carlisle, le regard brusquement hanté par la vision qu'il avait eue.

_ Carlisle, tu as attaqué un enfant !? s'écria Emmett, toute trace d'amusement disparu.

Edward et Jasper, même s'ils ne montrèrent par leurs étonnements et curiosités, se posaient aussi la question.

_ Non, je ne l'ai jamais fait, mais comme vous le savez, perdre le contrôle et m'attaquer aux humains est ma plus grande peur, répondit le patriarche.

Edward, Jasper et Emmett soufflèrent de soulagement. Carlisle était un modèle pour toute la famille. Il était le seul d'entre eux à n'avoir jamais goûté au sang humain, celui qui leur avait toujours donné la force de vivre au milieu des mortels en ignorant leur soif et leur instinct qui les poussaient à s'attaquer à eux. Donc, la seule pensée qu'il ait pu succomber à la tentation et s'attaquer à une enfant leur était inconcevable.

_ Tu es incapable de faire du mal aux mortels, Carlisle, lui dit Edward. De plus, maintenant que nous avons une alimentation correcte, les probabilités pour qu'un jour tu en viennes à succomber à la tentation sont infimes, inexistantes même.

Emmett et Jasper hochèrent la tête pour montrer leur accord.

_ Merci les garçons, dit Carlisle en souriant à ses fils.

_ Et toi, frangin, qu'as-tu vu ? reprit Emmett, alors que le groupe arrivait devant une petite porte en forme de champignon.

_ J'ai vu le Major, me fixant avec… tendresse et assurance, murmura Jasper.

_ Ç'a dû être flippant, Jaz, dit Emmett en tapotant maladroitement son épaule.

Edward alla, lui aussi, le faire tapoter l'épaule de son frère. Quant à Carlisle, il lui fit un sourire désolé.

_ Qui est le Major et pourquoi vous semblez si peiné qu'il ait souri à Jasper ? demanda Harry, étonné par la réaction des trois vampires.

_ Comme tu le sais, commença Emmett, lorsque Jaz avait 17 ans, il a rejoint l'armée confédérée en mentant sur son âge. Deux ans plus tard, il a été nommé Major, et peu de temps après, il fut transformé par Maria. On t'a raconté qu'il l'a aidé à créer et contrôler une armée de nouveau-nés dans le but de conquérir le Texas et d'autres territoires, rappela le vampire.

_ Oui, opina Harry.

_ Eh bien, ce que nous avons omis de te dire, c'est qu'à force d'utiliser son pouvoir pour contrôler les émotions des vampires, et des gens en général, Jaz a fini par se noyer dedans ce qui a failli lui faire perdre l'esprit. Et pour éviter cela, il a dû se couper de toute émotion, ce qui a engendré le Major, un vampire sanguinaire adepte des bains de sang.

_ C'est pour ça que Jasper avait autant de mal à résister au sang moldu, et qu'il lui arrive parfois d'avoir des réactions violentes quand un élève se blesse, devina Harry.

_ Oui, approuva Jasper. C'est ma rencontre avec Alice qui m'a permis de refaire surface et de faire disparaître le Major, confia le vampire. Cependant, il n'est pas vraiment parti, il est toujours là, tapi dans l'ombre, guettant l'occasion de reprendre les commandes.

_ Alice et nous tous , veillerons à ce qu'il ne puisse jamais le faire, le rassura Carlisle.

Jasper hocha la tête en murmurant un petit merci. Le silence suivit la réponse du vampire.

_ Et toi Eddy, qu'as-tu vu ? demanda Harry.

Edward resta silencieux en repensant à la vision qui s'était dressée devant lui en se demandant s'il devait ou non mentir. Finalement, il prit la décision de dire la vérité, car s'il voulait rendre les choses officielles entre lui et son compagnon, il devait commencer dès maintenant. De ce fait, il répondit :

_ J'ai vu le cadavre de Jacob étendu sur le sol. Il était presque méconnaissable tant il était couvert de sang.

_ Jacob ? Pourquoi le cadavre d'un loup est ta plus grande peur ? s'étonna Emmett.

Edward hésita une nano seconde avant de répondre.

_ Il s'est imprégné de moi, souffla-t-il. Jacob est mon compagnon, précisa-t-il inutilement.

_ Quoi ?! s'écria Emmett en regardant son frère comme s'il le voyait pour la première fois.

_ Hein !? s'écria à son tour Sam. C'est impossible ! Un loup ne peut pas s'imprégner d'une vampire et d'un vampire, encore moins ! déclara-t-il avec conviction.

_ Pourtant, Jacob s'est imprégné de moi, répliqua Edward. As-tu un problème avec ça ? grogna-t-il ensuite.

Alors que Sam était sur le point de lui dire que oui, il avait un problème et un sacré problème avec cela, Harry qui voulait empêcher la naissance d'une dispute dans le groupe intervint en disant :

_ La prochaine traversée n'est pas aussi dangereuse que la précédente, mais je vous conseille fortement de ne pas prêter attention aux voix.

Et sur cet avertissement, Harry poussa la porte en forme de champignon, puis franchit celle-ci. Cette dernière déboucha sur une pièce remplie de bougies. Il y avait des milliers et des milliers de bougies de toutes tailles et qui étaient toutes allumées. Certaines avaient une flamme forte et haute qui brûlait à toute allure et qui donnait l'impression de faire une course avec les autres ; tandis que d'autres en avaient si faible et si basse, que l'on viendrait à penser qu'elle allait s'éteindre d'un instant à l'autre. Cependant, ces dernières n'étaient pas la majorité, en effet, en plus des bougies qui s'enflammaient à toute vitesse, et celles qui donnaient l'impression d'être sur le point de s'étouffer, il y en avait dont le feu n'était ni trop haut ni trop bas et qui se consumait à une vitesse régulière.

_ Quel est donc cet endroit ? demanda Sam qui fixait une bougie qui après avoir flambé jusqu'au bout, retrouva sa taille d'origine et se remit à s'embraser lentement.

_ La salle des âmes, répondit Harry.

_ Tu veux dire que ces bougies sont les âmes des morts ? questionna le loup.

_ Oui, souffla Harry en pressant le pas. Ce sont les âmes des damnés. Des gens qui ont été jugés indignes de rejoindre le paradis, précisa le sorcier en allongeant un peu plus le pas.

_ Pourquoi ne brûlent-elles pas avec la même intensité ? interrogea Snape.

_ Parce qu'ils ne souffrent pas des mêmes supplices, répondit Harry.

_ Hein !? Qu'est-ce que tu veux dire par là ? questionna Emmett.

_ Eh bien, comment t'expliquer ça ? s'interrogea pensivement Harry.

Il prit le temps de réfléchir quelques secondes avant de reprendre :

_ Pour faire simple, la vitesse à laquelle brûle les bougies est à l'opposé de l'intensité des souffrances que les âmes ressentent pendant leurs tourments.

_ Tu veux dire que plus la vitesse est grande, plus la souffrance est faible ; et plus la vitesse est faible, plus le calvaire est intense ? déduisit Jasper.

_ C'est bien ça, confirma Harry.

_ Pourquoi, quand la bougie arrive à son terme, elle reprend sa taille d'origine ? interrogea Sam.

_ Parce que, au cas où tu l'aurais oublié, loup, nous sommes en enfer, un lieu conçu dans le seul but de faire souffrir ceux qui le méritent. Et leur souffrance est éternelle, répondit Harry avec agacement.

Sam rougit violemment, de colère, mais aussi de gêne. Le groupe parvint finalement devant une nouvelle porte faite de ce qui ressemblait étrangement à un millier d'yeux placés les uns à côté des autres. Des yeux qui se mouvaient, vivants. Sans faire une pause ou cas de l'étrangeté de cette dernière, Harry l'ouvrit, prit une grande inspiration, avant de franchir cette dernière. Cependant, avant de disparaître à l'intérieur, il marmonna faiblement:

_ Merlin, fait qu'il ne soit pas là !

_ Qui ça ? demanda Snape.

Mais aucune ne réponse ne lui parvint. L'ancien sorcier se pinça le nez avec agacement avant de suivre le Calice en le maudissant de son impolitesse. Sam et le reste des vampires le suivirent. À peine ces derniers eurent passé la porte qu'un rire hystérique, effrayant et d'où perçait la folie se répercuta tout autour d'eux. Snape, comme les autres, tourna la tête en direction de la voix, mais il ne vit rien, car ils se trouvaient actuellement plongés dans une obscurité opaque, qui, sans leur vision vampirique ou lupine n'aurait pu voir où ils mettaient leurs pieds. Vivement qu'ils quittent les lieux, pensa fortement l'ancien professeur de potions.

_ Quelle, quelle journée ou bien est-ce nuit, magnifique ! Brusquement, la voix avec des tonalités sifflante stoppa net son fou rire. Une visite ! Une visite ! Es-tu venu prendre de mes nouvelles, Harrrrryyyy ? poursuivit la voix avec jubilation. Es-tu venu pour réchauffer mon âme glacée ? Ou bien es-tu venu chercher des réponses à tes nombreuses questions ?

Le sorcier ne répondit pas et poursuivit sa route comme si de rien n'était. Les autres, craignant ce qui pourrait se passer s'ils venaient à attirer l'attention de celle-c-ci sur eux, firent comme le sorcier en augmentant la vitesse de leur avancée. Alors qu'il faisait tout son possible pour ignorer la voix qui n'arrêtait pas de l'interpeler, Harry pria pour que l'autre reste à sa place. Mais il sembla que ses prières soient vaines, car à peine venait-il de la faire, qu'une seconde voix se mêla à la première.

_ Harry, Harry ! Oh, mon garçon ! Tu dois plaider ma cause, disait-elle sur un ton suppliant. C'est une erreur, cela ne peut être qu'une erreur, mon garçon. Ma place n'est pas ici, alors, je t'en prie, plaide ma cause auprès d'elle ! Plaide ma cause, Harryyyyyyyyyyyyy !

_ Vieux fou ! ricana la première voix. Il n'y a pas de méprise, ta place est bien ici. Ici et avec moi, pour l'éterrrrrrrrrnitéééééééééé! ajouta-t-elle avant d'exploser d'un rire hystérique. Harry, Harry ! Ne vas-tu pas me dire bonjour ? reprit la voix en mettant fin subitement à son fou rire. Vas-tu continuer à faire comme si je n'étais pas là, comme si nous ne connaissons pas ? ajouta la voix sur un ton blessé. Bien puisque tu le prends comme ça, je vais discuter avec ce cher Severuuuuuuuus et tes autres amis, menaça la voix. Et avec un peu de persuasion, je suis certain de parvenir à les attirer à moi.

_ Si tu fais ça, je demande à mère de te placer dans la cage, siffla Harry en retour sans ralentir pour autant.

Bordel ! Elle est encore loin cette satanée porte ?! Pesta intérieurement Harry en maudissant sa foutue malchance à défaut de sa sournoise de mère. Parce qu'à n'en pas douter, cette dernière avait certainement fait exprès de positionner la Salle Des Chandelles et Le Puits Des Âmes sur leur chemin. Etait-ce là sa manière à elle de le punir pour avoir échoué à protéger la carte même si elle disait qu'elle ne lui en voulait pas pour ça ? songea Harry avec dépit. La connaissant, c'était probablement le cas, car même si son échec était prévu d'avance, la Faucheuse restait une entité revancharde qui avait la mauvaise habitude d'aimer donner des leçons à ses enfants et serviteurs. Harry poussa un long soupir de dépit en se demandant ce qu'il pourrait faire pour revenir dans les bonnes grâces de sa mère. Sauver le monde de son extinction suffirait-il ? se questionna-t-il sérieusement.

_ Potter ! Potter ! cria la voix avec haine, après un temps de silence. Je te maudiiiiiis !

Après ce cri haineux, la voix se tue.

_ Harry… mon garçon, revint alors à la charge la seconde voix.

_ Désolé directeur, mais je ne peux rien pour vous. Ce sont vos actes égoïstes qui vous ont conduit ici, et si vous continuez à les nier, vous ne sortirez jamais du puits, lâcha Harry en se retenant de crier de joie lorsqu'il vit la prochaine porte se dresser à quelques mètres de lui.

_ Mes actes ont tous été pris en fonction du plus grand bien, mon enfant . Pour le plus grand bien. Et sache que je n'en regrette aucun, même les plus horribles, car c'est grâce à eux que…

Harry n'écouta pas la suite des divagations de la seconde voix. À la place, il allongea un peu plus son pas, allant même jusqu'à foncer pour parcourir les derniers mètres. Et ce fut en courant qu'il franchit la porte suivante. Il déboucha dans une pleine désertique. Le sorcier se laissa tomber sur l'herbe en poussant un profond soupir de soulagement. Les autres le rejoignirent quelques minutes après.

_ Potter ! s'exclama immédiatement Snape. Ne me dites pas que ces deux voix étaient celles d'Albus et de Voldemort !

_ Eh bien, je ne vous le dis pas, répondit Harry d'une voix fatiguée, mais insolente.

Snape leva les yeux au ciel avant de dire.

_ Je veux bien comprendre que le seigneur des ténèbres ait atterri en enfer, mais Albus…, ce n'est pas ici que j'aurais songé à le chercher.

_ Professeur, ne me faites pas croire que vous ne vous êtes jamais posé des questions sur la justesse et la moralité de certaines des décisions de Dumbledore, répliqua Harry.

Snape ne répondit pas, car au fond de lui, il avait toujours su que certains des actes de Dumbledore étaient répréhensibles, et parfois, même digne de Voldemort.

_ Gamin, s'éleva soudainement la voix de Grincheux. Il est proche. Le fils Flamel est très proche, je peux sentir sa présence.

_ Potter, je dois avouer que je ne m'attendais pas à vous trouver en ces lieux, dit une voix venant de partout et de nulle part à la fois, quelques secondes après la déclaration de Grincheux. Mais étant qui vous êtes, cela ne m'étonne pas vraiment, poursuivit la voix.

À la fin de cette énonciation, un homme d'une vingtaine d'années se matérialisa.

_ C'est le sorcier qui nous attaqué et enlevé Jacob ! s'écria Sam.

_ C'est l'homme de ma vision, souffla Emmett en regardant Alexander Flamel avec Horreur et crainte.

_ Je vais te tuer, Harry Potter, déclara Alexander calmement. Je vais te tuer toi ainsi que tous ceux que tu aimes.

Après avoir dit ça, il fit un mouvement de la main, et une forme recroquevillée sur elle-même et gémissant pitoyablement apparue à ses pieds.

_ Et je vais commencer par lui, dit-il en pointant une baguette qui venait d'apparaître dans sa main droite, en direction de la forme.

_ Jacob ! hurla furieusement Edward en s'élançant vers Alexander.

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Un petit com' pour la route…

!PROCHAINE PUBLICATION : le 17 mars !