Bonsoir !

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Merci à Lily pour la correction !

Bonne lecture !


POV Bella

Il était 6h quand je me levai. Sans faire de bruit, je sortis du lit et de la chambre. La maison étant plongée dans un silence profond, c'est en essayant de faire le moins de bruit possible que je me servis un petit-déjeuner. Pendant que mon café coulait, j'allai dans la salle de bain du bas afin de me préparer pour ma journée de travail. C'était mon dernier jour aujourd'hui. Il était temps je dois dire, je commençais à ne plus en pouvoir.

Habillée et coiffée, je retournai dans la cuisine et me servis une tasse fumante de café. Je tartinai mes toasts de nutella et de beurre. Tranquillement, je pris mon petit-déjeuner, en silence. Enfin jusqu'à ce que j'entende des pas venir vers moi, je me tournai pour voir Elena arriver en se frottant les yeux.

- Qu'est-ce que tu fais debout si tôt ?

- Je suis allée aux toilettes et j'ai vu la lumière alors je suis venue te voir.

- Il est très tôt chérie. Un câlin et retourne te coucher.

- Je pourrais aller avec papa ?

- Oui.

Je la pris contre moi et l'embrassai.

- Allez ma puce, retourne dormir, tu as école.

- Oui. À ce soir maman.

- Je t'aime, à ce soir.

Un dernier bisou plus tard, elle repartit rejoindre son père dans notre chambre. Ça faisait 2 ans que j'avais définitivement déménagé chez Edward. Peu de temps après ma demande en mariage, le soir du concert de l'école de musique, mon immeuble avait subi un énorme dégât des eaux. Contrainte de quitter mon appartement au moins durant le temps des travaux, Amy et moi avions posé nos valises chez Edward. Puis nous y étions restées, même quand l'immeuble avait été de nouveau habitable.

Tout se passait bien depuis l'accident de la coupe de cheveux d'Amy, il n'y avait eu aucun problème. Les filles étaient redevenues complices entre elles, un peu trop même parfois. Edward et moi étions sur la même longueur d'onde sur tous les plans, je l'aimais toujours autant et il m'aimait aussi fort en retour.

1 ans après mon aménagement chez lui, quand les filles eurent bien pris leurs repères et qu'Elena ne grimaçait plus quand Amy appelait Edward « papa » et inversement quand Elena me disait « Maman », Edward avait fait sa demande en mariage. Bien plus romantique que la mienne. Nous nous étions donc mariés, en petit comité, juste notre famille et nos amis proches. Même ma mère était venue et malgré qu'elle ait fait la tête toute la journée, elle n'avait créé aucun scandale. La journée avait été parfaite.

Et me voilà maintenant, enceinte de 8 mois. La grossesse n'était pas prévue mais maintenant, nous avions hâte d'accueillir notre petit garçon. Les filles avaient plutôt bien pris la nouvelle, il n'y avait eu aucune crise ni rien. Elles s'étaient même investies dans la préparation de l'arrivée de leur frère, que ce soit du doudou au choix du prénom.

Quand j'arrivai à l'hôpital, je me changeai et trouvai Alice qui été déjà là en train de lire les notes d'un dossier. Alice vivait désormais avec Jasper, ils étaient eux aussi mariés, mais pour le moment pas de bébé en route, je ne crois pas que c'était en projet.

- Salut Alice.

- Salut ma grosse. Quoi de neuf ?

- Rien, dernier jour pour moi.

- Je t'en veux à mort ! Tu m'abandonnes.

- Je reviendrai vite, je ne peux pas prendre trop longtemps. On en a déjà parlé.

- Je sais. Pfff, on aurait dû faire un bébé en même temps.

- Je n'ai rien prévu !

Elle sourit et la collègue dont je prenais la relève arriva et me briefa sur ses patientes. Ma journée de travail se passa bien. Je venais de finir mes transmissions quand Carlisle arriva vers moi.

- Bonsoir Bella.

- Docteur Cullen.

- Alors, c'est fini ?

- Je reviendrai vite. De toute façon, je suis sûre qu'on se reverra avant mon retour dans le service.

- Oui, quand je t'accoucherai.

- Non, non. Et Edward est d'accord. Trop bizarre.

- Pourtant j'aimerais beaucoup faire naître mon petit-fils. D'ailleurs, comment va-t-il ?

- Il me bat. Mais ça va.

- C'est un Cullen.

- N'importe quoi. Bon, ce n'est pas que je ne vous aime pas, mais je voudrais rentrer chez moi.

- Bien sûr. Repose-toi bien, embrasse les filles et mon fils pour moi.

- Je n'y manquerai pas.

Il me souris, m'embrassa sur les deux joues avant de me laisser partir. Après m'être changée, je fis le trajet de la sortie avec Alice.

- Tu viens me voir, hein ?

- Je t'appellerai tous les jours. Je vais m'ennuyer sans toi.

- Mais arrête.

- Mais si.

- On se voit dimanche pour ta crémaillère.

- J'espère bien ! Allez ma Bella. Prends soin de vous deux !

- Promis. À dimanche.

Je l'embrassai et la serrai dans mes bras avant de la quitter pour gagner ma voiture. Edward ne voulait plus que je conduise ma camionnette, du coup depuis mes 6 mois de grossesse, c'est lui qui la conduisait et moi j'avais le luxe de la Volvo. En arrivant à la maison, je les trouvai dans le salon en train de regarder «Le monde de Narnia »

- Salut vous trois.

- Maman ! On regarde Narnia !

- Je vois ça.

J'embrassai Amy qui était très enthousiaste en regardant Narnia, puis Elena et enfin mon mari.

- Bonsoir chérie. Ça va ?

Je me laissai tomber sur le fauteuil le plus poche de moi en posant mes pieds sur la table basse devant moi.

- Oui ça va. Je suis contente d'avoir fini !

- Ils t'ont fait une fête d'adieu ?

- D'adieu... je vais y retourner. Non, je n'ai rien eu. C'est pas plus mal, je ne recherche pas les fêtes et les cadeaux. Le repas est prêt ?

- Non.

- On commande ?

- Si tu veux. Quoi ?

- J'ai envie de trucs Chinois.

- Ok. Les filles c'est bon ?

Les filles approuvèrent et Edward se chargea de passer commande.

- Bella ? Tu peux venir s'il te plaît ?

- Achète une grue pour me soulever et me transporter.

- Mon amour... ma femme chérie. C'est important.

- J'arrive.

Je soupirai et avec courage, je me levai pour suivre mon mari dans le bureau. Edward ferma la porte derrière lui et tira le fauteuil pour que je puisse m'asseoir.

- Alors ? Quoi de neuf ?

- J'ai reçu ça ce matin...

Il me tendit un dossier que j'ouvris. C'était les papiers pour lancer la procédure d'adoption des filles. J'adoptais Elena et Edward adoptait Amy.

- Oh ! Cool, on va pouvoir s'y mettre. Tu as eu l'avocat ?

- Oui, il m'a dit de remplir les documents au plus vite et de lui renvoyer le tout. Il m'a dit aussi que ça pouvait aller vite.

- D'accord. On commence demain ? Je suis bonne à rien ce soir.

- T'es en congés maintenant.

- Mais je suis toujours enceinte de 8 mois, il se fait lourd et faut que je le sorte de là. Ensuite c'est un autre combat.

- Tu es un vrai rayon de soleil ce soir. Comment va-t-il ?

- Il se lève. Comme je disais à ton père, il m'a battue toute la nuit. Je ne l'ai pas senti de la journée mais là, il commence. Si ça continue, il va confondre le jour et la nuit.

- Arrête de dire qu'il te bat... pauvre bonhomme.

Edward se pencha pour poser ses mains sur mon ventre.

- Coucou bébé. Alors tu te lèves ? Hey, oui, je te sens bouger... c'est papa. Tu dis papa ?

Je souris et posai mes mains sur les siennes. Nous restâmes un moment comme ça, à sentir notre bébé bouger. Même si Edward ne le montrait pas, je le savais très stressé par la grossesse. Il avait sans cesse peur que l'accouchement vire au drame. J'essayais de le rassurer au maximum mais il avait déjà perdu la mère d'Elena à la naissance de cette dernière. Malheureusement, lors de sa grossesse, la maman d'Elena avait développé de graves complications, l'issue de sa grossesse aurait été tragique dans tous les cas de figure. La mienne se passait très bien, je n'étais pas malade, j'étais relativement en forme. Or j'étais bien placée pour savoir que même la plus fabuleuse des grossesses pouvait parfois très mal se terminer.

- Edward, ça va aller. Tu le sais, hein ? J'ai besoin que tu sois confiant.

- J'essaye chérie. Je te le jure mais...

- Tout ira bien. Il va être en super forme et moi aussi.

Il me sourit, déplaça ses mains de mon ventre à mon visage et m'embrassa, je lui rendis son baiser quand la sonnette retentit. Les filles se mirent immédiatement à crier « papa » et « Maman » comme si nous n'avions pas entendu la sonnerie. Edward se leva alors pour réceptionner ce qui devait être notre dîner. Après avoir rangé les papiers d'adoption, j'allai rejoindre tout le monde dans le salon.

- Hum, ça sent bon ! Je meurs de faim !

- Tu crois que le bébé aime les nems maman ?

- Oui. Il aime tout ce que je mange.

- Donc moi, quand j'étais dans ton ventre... j'aimais les haricots verts ?

- Oui. Tu adorais ça.

- Beurk ! Bah j'aime plus.

Je ris et l'embrassai avant de m'attaquer à mon plat.

- Bon alors l'école, les filles ?

Elena prit la parole.

- J'aime pas les maths. Je comprends rien. Mais papa a dit que tu m'aiderais parce qu'il n'était pas très doué.

- Bah alors papa ! On est nul en math ?

- Non, mais tu es meilleure que moi et plus patiente.

- Bien sûr. On regardera ça, promis princesse.

- Cool !

- Et toi Amy ?

- Moi rien... une journée normale.

- Ah ok, bon.

Edward haussa les épaules et je terminai de manger; j'étais en train de débarrasser la table quand une nouvelle fois, la sonnette d'entrée retentit.

- Tu attends quelqu'un, Edward ?

- Non.

- C'est qui, maman ?

- J'y vais, monte te brosser les dents avec Elena. J'arrive pour te coucher.

Amy hésita mais finit par monter. J'allai ouvrir la porte et fus surprise de voir mon père.

- Papa ?!

- Bonsoir ma chérie. Je ne vous dérange pas trop ?

- On était en train de coucher les filles mais tout va bien. Entre. Je ne m'attendais pas à te voir.

- Je sais oui. Désolé.

Mon père me prit dans ses bras et embrassa ma joue. Mon père avait pris une place importante dans ma vie et celles des filles. C'était un grand-père fabuleux, aussi bien avec mes enfants qu'avec Ethan, le fils d'Emmett.

- Charlie, bonsoir !

Edward venait de nous rejoindre et serra la main de papa. Ils s'entendaient bien tout les deux, Edward avait même été pêcher avec mon père une fois ou deux.

- Bonsoir Edward. Pardon d'arriver à l'improviste comme ça.

- Non, avec plaisir. Vous voulez boire quelque chose ? Une bière ?

- Je ne serais pas contre.

J'entendis des bruits de pas dans les escaliers, je relevai la tête au moment où Amy criait en dévalant les marches pour aller dans les bras de son grand-père.

- Papi !

- Oulà, doucement dans les escaliers, jeune demoiselle.

- Désolée ! C'est trop cool que tu sois là ! Tu restes longtemps ? Tu viens voir petit haricot ? Il est pas né, tu sais...

- Oui, je le sais bien. Je dois parler à maman et à Edward et je pourrai répondre à toutes tes questions.

Je fronçai les sourcils en regardant mon père puis Edward, qui se contenta de hausser les épaules. Je décidai de prendre la parole.

- Tu ne devrais pas être au lit, toi ?

- Si, mais je venais voir pourquoi tu étais longue.

- Mais dis donc ! Allez zou, file avant que je t'attrape.

Elle rit, embrassa mon père, fit un câlin à Edward avant de remonter dans la chambre.

- Je te laisse avec Edward. J'arrive. Tu as mangé ?

- Oui, oui, ne t'inquiète pas. Prends ton temps.

J'acquiesçai et je me dirigeai en premier vers la chambre d'Elena. J'entrai.

- Hey chérie. Un bisou ?

- Oui. Charlie est là ?

- Oui, c'est une surprise.

- C'est chouette, je l'aime bien moi. Il va rester ?

- Un peu oui, je pense.

- Ok. Demain tu nous amènes à l'école ?

- Oui, avec papa. Tous les deux !

- Trop cool.

- Allez à demain trésor. Je t'aime.

Je l'embrassai. Elle me sourit et caressa mon ventre.

- A demain petit frère ! Oh il bouge.

- Oui, il te répond. À demain Elena. Je t'aime.

Je la bordai et sortis de la chambre pour aller trouver Amy.

- Coucou miss rebelle.

- Coucou maman.

- Sous les couvertures et que ça saute ! Allez, à demain mon ange. Demain, c'est Edward et moi qui vous emmenons à l'école.

- Chouette, tous ensemble.

- Oui. À demain, je t'aime.

- Je t'aime maman. Salut petit haricot !

Je ris tandis qu'elle caressait mon ventre. Elle l'avait surnommé comme ça depuis l'annonce de ma grossesse et ça lui était resté. Je l'embrassai, sortis de la chambre pour retrouver Edward et mon père dans le salon. Je m'installai près d'Edward qui passa tendrement son bras autour de mes épaules. J'observai mon père, il avait l'air terriblement fatigué, je le trouvais amaigri et soucieux. Quelque chose n'allait pas.

- Comment va le petit bonhomme ?

Edward se mit à sourire et posa sa main sur mon ventre, le pied de notre fils tapa en plein dans sa paume.

- Il va bien. Bella aussi, je ne l'entends pas se plaindre.

- Parce que je ne me plains pas. Tu as une femme parfaite. Alors papa ? Qu'est-ce qui se passe ? Je sais qu'un truc ne va pas.

Mon père s'affaissa dans son fauteuil, il prit une gorgé de sa bière avant de se gratter la nuque et de parler.

- J'ai... quitté ta mère. J'ai aussi déclenché la procédure de divorce.

- Oh papa...

Je me redressai et pris les mains de mon père. Reprendre contact avec Amy et moi avait dégradé le couple de mes parents. Ma mère restait butée sur ses opinons me concernant, elle n'avait pas accepté que papa ne partage plus les idées qu'elle lui avait imposées. Je savais qu'ils se disputaient beaucoup, que papa avait essayé de la raisonner, en vain.

- Ne t'inquiète pas, ça va Bella. Avec son comportement, cette issue était inévitable.

- Emmett le sait ?

- Non, pas encore. Mais je suppose que ta mère va appeler Rosalie pour lui dire.

- Emmett ne t'en voudra pas, tu sais.

- Je sais, oui. Ça fait quelques temps que je pense à tout ça. J'ai demandé ma mutation pour Seattle. On me l'a accordée. Écoutez, je sais qu'il y a les filles et que vous allez avoir un bébé mais...

- Bien sûr que tu peux venir vivre ici en attendant, papa !

Je lançai tout de même un coup d'œil à Edward pour être certaine, mais ce dernier acquiesça d'un hochement de tête et d'un sourire. Mon père parut soulagé et pressa ma main en souriant.

- Merci... j'avais du mal à concevoir de vivre à côté d'une discothèque. Je vous aiderai bien sûr. C'est temporaire, le temps que je retombe sur mes pieds.

- Il n'y a pas de problème, papa. Tes affaires sont déjà là ?

- Dans la voiture, oui. Mais je ferai ça demain. Les filles dorment et il est tard.

- D'accord. Comment maman a pris la nouvelle ?

- Je suis ici avec toutes mes affaires, ça peut résumer les choses.

- Je suis désolée que ça se termine comme ça, papa...

- Ne t'inquiète pas ma chérie. Et je t'interdis de penser que c'est de ta faute ou je ne sais quoi ! Je suis heureux d'avoir mes enfants et mes petits-enfants auprès de moi.

Je souris et Edward prit la parole.

- On vous trouvera bien une nouvelle petite copine dans le coin.

- Oh Edward !

Je lui frappai la cuisse sous le ricanement de mon père qui terminait sa bière.

- Maman ?

Je levai les yeux au ciel. C'était Amy qui m'appelait de sa chambre.

- Maman ? J'arrive pas à dormir !

- Edward, tu peux y aller ?

- Amy ! Dors à trois ! Un... deux... trois !

Je l'entendis rire avant de répondre.

- Non ! Ça marche pas papa !

Edward sourit avant de se lever et de monter à l'étage. Je restai face à mon père.

- Papa...

- Je ne veux pas que tu t'inquiètes. Je vais bien.

- Mais tu aimes maman...

- J'ai aimé la femme qui aimait son fils autant que sa fille. J'aimais la femme qui ne faisait aucune différence entre eux.

- C'est de ma faute si c'est arrivé. Si j'avais été plus prudente...

- Non ! Ne regrette rien, Bella. Amy est une fillette formidable, tu as une belle famille. Tu as un très beau métier. Sans ta première grossesse, tu n'en serais pas là, Isabella. Je n'ai pas honte de toi, au contraire, je suis fier de ma fille.

Je me levai, papa imita mon geste et me prit dans ses bras. Mon bébé donna même un coup, mon père s'en amusa et posa ses mains sur mon ventre.

- Salut bonhomme. C'est papi ! Alors tu boxes là-dedans ?

- Il n'arrête pas. Le soir et la nuit, il est en pleine forme mais la journée il dort.

- Tu vas accoucher dans ton service ?

- Oui.

- Ton beau-père est ton médecin ?

- Non. Ça serait trop bizarre. Edward et moi sommes d'accord sur ce point.

- Vous êtes en désaccord sur d'autres ?

- Pas du tout. Nous sommes sur la même longueur d'onde sur tout.

Mon père me sourit et embrassa mon front. Edward redescendit les cheveux ébouriffés.

- Qu'est-ce que tu as fait ?

- Amy m'a attaqué.

- Oh... il faut qu'elle dorme.

- Oui, je sais, mais c'est bon maintenant.

Je souris et mon père prit la parole.

- Je vais vous laisser. Je suis fatigué. Et toi aussi Bella, tu as l'air à bout.

- Je vais bien. Je suis en congés. Tout va bien. Tu veux la chambre du bas ?

- Oui, d'accord.

Je conduisis mon père dans la chambre qui serait la sienne, Edward apporta des serviettes et des produits de toilette pour la salle de bain et nous nous dîmes bonne nuit. Je montai ensuite jusqu'à ma propre chambre le temps que mon mari ferme la maison. Il me rejoignit quand j'allais entrer dans la douche.

- Je peux venir ?

- Je suis déjà accompagnée. Désolée chéri.

- M'en fiche, je viens quand même.

Je souris et il se déshabilla avant de me rejoindre.

- Les filles dorment, je viens d'aller voir.

- Ok. Amy voulait quoi ?

- Juste un câlin et un bisou.

- D'accord. Tu t'y attendais pour mon père ?

- Je pense que ça devait arriver un jour ou l'autre, oui. Pas toi ?

- Je refusais d'y croire.

- Je te connais et je suis d'accord avec ton père, Bella. Ne crois pas que c'est ta faute. C'est juste la vie. Ta mère a été assez prévenue, elle a eu sa chance plusieurs fois, mais rien n'y a fait.

- Je sais. Ça m'attriste, c'est tout. Ce sont mes parents tout de même.

- Je sais oui. Mais ça va aller.

Je souris et terminai de me doucher. Une fois couchée, je m'installai contre mon mari, ma tête sur son torse, mon ventre calé sur sa hanche. Il entoura mes épaules d'un bras et posa son autre main sur mon ventre qu'il caressa doucement.

- Tu crois que ma mère va me reprocher le divorce ?

- Possible oui.

- Je m'y attends.

- Mais tu sais que tu n'as rien à te reprocher. Tout le monde est de ton côté. Pense plutôt à notre fils, il reste un mois, concentre-toi sur lui.

- Oui, je sais, tu as raison. Tu te souviens que dimanche c'est la crémaillère d'Alice et Jasper ?

- Oh putain, ouais... j'avais zappé.

- Tu ne veux pas y aller ?

- Si, si, si. Mais j'avais juste oublié. Non mais c'est bon. Hey bébé C ! Tu cognes fort. Pauvre maman...

Je l'embrassai sur le torse. J'étais vraiment épuisée de ma journée puis l'arrivée de mon père et son annonce m'avaient chamboulée.

- Dors ma chérie. Je t'aime.

- Moi aussi je t'aime. Je suis triste, on ne s'est pas vus aujourd'hui.

- On va se rattraper.

Je me relevai et il captura mes lèvres, je lui rendis son baiser en caressant sa joue. J'aimais éperdument cet homme.

- Bonne nuit mon amour. Je t'aime.

- A demain madame Cullen. Je vous aime d'un amour ardent aussi.

Je ris et me réinstallai au mieux possible pour ma nuit. Demain serait un autre jour.


Et voilà...

Qu'en dites-vous ?

A la semaine pour la suite.

Bientôt la fin.

Bise