Coucou !
Alors là… Waw ! J'ai dépassé le stade de la 100e review… Si je m'étais attendu à ça en commençant cette fiction !
Et cette review n°100 m'a été postée par Kimlovetom, et j'ai décidé de maintenir ma première idée :
Tu peux choisir un thème, une situation, pour une fiction (à priori un OS, mais si je suis inspirée, on ne sait jamais, pourquoi pas une longue fiction ? ;-) ) et je ferai de mon mieux pour l'écrire ! (bon, je ne te promet pas qu'elle sera prête le lendemain, hein !) Juste, je débute seulement dans cet univers de fictions, donc essaie peut être de ne pas faire un truc trop bizarre, du genre Rogue-Sirius, même si c'est sympa à lire, je ne suis pas certaine d'arriver à en écrire une qui soit bien… Mais si c'est ce que tu veux, je le ferai ! J'attends tes « ordres » ! ;-)
Merci à tous les autres revieuwers/euses !
Bonne lecture !
Malefoy ricana, puis jeta un coup d'œil autour de lui. Ils ne se trouvaient pas vraiment dans une pièce à proprement parler cette fois-ci, mais plutôt dans une sorte de couloir, qui se divisait plus loin en plusieurs embranchements.
-Est-ce que c'est… ?
Il plissa le font et haussa les sourcils.
-… un labyrinthe ?
Labyrinthe
Hermione acquiesça, rayonnante, alors que le Serpentard restait méfiant. La seule fois où il avait eu affaire avec ce genre de chose –quoi que « affaire » était un bien grand mot-, c'était lors du Tournoi des Trois Sorciers (qui en compta cependant quatre, si l'on omet le fait que Digory ai été tué ensuite par le Seigneur des Ténèbres) et même s'il haïssait Potter –et que c'était réciproque ! il n'aurait pas voulu être à sa place. Vraiment pas.
« Surtout quand on sait qu'Hagrid avait veillé à mettre des sales bestioles dans ce foutu truc ! »
La brune du deviner ses pensées ou en tous cas se douter que quelque chose clochait car elle le rassura :
-Évidement, le but du jeu n'est pas que tu te fasses dévorer par un scroutt à pétard planqué au détour d'un couloir. Quoique… ajouta-t-elle rien que pour le plaisir de voir la figure du blond s'allonger. Je plaisante. Le but est juste de s'amuser.
Elle redevint sérieuse.
-C'est notre dernière séance, Malefoy. Une fois encore, tu vas devoir me faire confiance. Alors… soit tu me suis –et je te promets que tu ne serviras pas de casse-croûte à aucune acromentule, telle qu'elle soit- soit ça s'arrête ici, et tu peux partir, dit-elle d'une traite, s'appliquant à garder un air serein, détaché, mais croisant les doigts dans son dos, poings serrés.
Malefoy mit quelques instants avant de répondre, comme s'il évaluait chacune des options possibles ; comme s'il s'agissait d'un cruel dilemme. Rester ? Partir ? Rester ne l'engageait pas vraiment à grand-chose, sinon témoigner qu'il ne la méprisait pas. Qu'il lui faisait confiance. Et qu'elle n'était donc plus une Sang de Bourbe. Il aurait pu prendre la deuxième option, pour la faire enrager, les blesser. Rien de plus facile. Visage de marbre ; demi-tour… et le tour est joué ! Mais en réalité, ça ne lui aurait pas plu. Plus maintenant. Et puis, il voulait savoir ce qui se cachait dans ce labyrinthe, ce que la Gryffondor lui avait réservé. Et puis, aussi il s'était toujours bien amusé avec, et ça lui faisait du bien d'oublier ses soucis. Parfois, il avait presque l'impression d'être avec une amie.
Il n'y avait pas d'insultes, pas de haine ou de préjugés venant d'Hermione. Malgré les années qu'ils avaient derrière eux. C'était agréable de passer du temps en compagnie de la jeune fille, même si ça signifiait aussi de longues nuits de doutes, de peurs… peut être aussi d'espoir ? Il ressortait de la Salle sur Demande et ne pouvait s'empêcher de penser à la réaction qu'aurait son père s'il savait. A celle qu'aurait Voldemort s'il l'apprenait un jour.
Et ce doute, cette incertitude qui le rongeait et l'empêchait de dormir la nuit. Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, il ne doutait plus. Il savait qu'il n'était pas du côté du Mage Noir, même s 'il n'était pas certain d'être de celui de Potter. Il aurait voulu, que cette guerre l'oublie, le laisse de côté. C'était comme jouer à un jeu dont les dés sont pipés… Il n'y avait pas de réel choix ; juste faire de son mieux… Ou perdre.
Il avait cessé de se demander si ce qu'il faisait était justifié. Il savait que non, désormais, même s'il s'appliquait à ne pas y réfléchir. Ne pas penser qu'il faisait tous ses efforts pour une cause qui n'était pas sienne. Qui ne l'était plus. Qui le répugnait presque aujourd'hui. Il n'était pas un assassin, et il ne voulait pas le devenir, malgré le mépris pour les sangs qui n'étaient pas des siens ; héritage de son père, qui pouvait encore altérer son jugement.
Il ne voulait pas que la brune sache ce qu'il préparait, car il en avait honte. Honte de trahir sa confiance. Elle l'acceptait comme jamais encore personne ne l'avait fait, lui qui l'avait toujours traitée comme une moins que rien ; et lui complotait contre les « sangs de bourbe » et Dumbledore –qui était certes un vieux fou gâteux, mais bien moins que le Seigneur des Ténèbre dont la folie dépassait l'entendement.
Mais dans ces cas-là, il pensait à sa mère, sa vie ; s'il ne faisait rien, c'était à lui qu'il s'en prendrait, à sa mère qui était enchaînée par la vie, par les principaux familiaux dans lesquels elle était née, par la folie de cet homme ; son mari, qu'elle ne pouvait s'empêcher d'aimer quand même. Il devait tout faire pour lui épargner plus…
Le visage d'Hermione lui apparut soudain, un peu crispé.
Il sursauta. Elle attendait toujours sa réponse, bras croisés, se mordant légèrement la lèvre inférieure, les yeux inquiets à présent.
-Oui, dit-il. Je reste.
Elle soupira. Et lui sourit. Un vrai sourire, un sourire rayonnant, de ceux qu'on ne contrôle pas. Et cela lui fit à la fois douloureusement battre le cœur plus vite, devant ce spectacle attendrissant –« Non, Herm…heu ! Granger, n'est pas attendrissante. Elle est juste mignonne à sourire comme une gamine devant le sapin de Noël… Non ! Elle n'est pas mignonne avec son grand sourire qui n'a plus ses dents de castor en puissance… Bon, cesse de penser, Draco, tu vas finir par devenir un cas plus désespéré que la Belette… »- et naître une pointe de culpabilité au creux de son estomac, qu'il chassa loin de ses pensées.
-Les dames d'abord ! s'exclama-t-il, galant, s'inclinant légèrement.
-Ooh, Malefoy, deviendrais-tu gentleman ?
-Non, c'est juste que tu seras la première à être dévorée s'il y a un scroutt à pétard dans ce labyrinthe, répliqua ce dernier.
-Je me disais bien que c'était anomal, fit Hermione en riant.
Puis elle passa devant lui, confiante, mais prit un air très sérieux, un peu mystérieux, et lui glissa à l'oreille :
-Mais qui te dit qu'il ne va pas attaquer par derrière… ?
Les deux jeunes gens s'engagèrent dans l'étroit couloir aux murs ocre ; jaune terreux, jusqu'à la première bifurcation. Au centre de celle-ci se trouvait un grand cercle de couleur tracé au sol, et divers objets posé à cet endroit.
-Viens, enchaîna Hermione alors que Malefoy le regardait d'un air dubitatif. Voici ton scroutt !
Vexé, il la suivit en grommellent. Elle le fit asseoir sur un gros coussin –vert bien sûr- et lui expliqua :
-Voilà, nous sommes dans un labyrinthe…
-Nooon, souffla Malefoy, frondeur, ce qui ne lui apporta que les gros yeux d'Hermione.
-Ouuh la gryffy se rebelle ! fit-il en mimant l'effroi.
Hermione soupira, et continua, mine de rien –la vérité, c'est qu'elle n'avait pas de bonne réplique en stock.
-Le but est bien sûr d'en sortir… vivant, ajouta-t-elle tout bas, une lueur d'amusement dans les yeux.
-Ha. Ha. Trop drôle, marmonna le blond.
-Moi-même, je ne connais pas le chemin, précisa la brune. Pour en sortir, il faut passer de petites « épreuves » qui sont dispersées un peu partout dans ce labyrinthe. Voilà, énuméra Hermione. Prêt ?
Il prit un air fataliste et résigné, comme un héros qui sait d'avance qu'il va mourir mais accepte son destin, et la Gryffondor fit mine lui donner une tape sur la tête, ce qui eut pour effet de lui faire prendre un air martyrisé.
-Méchante Granger, geignit-il.
-Pauvre petit bout de chou, se moqua gentiment Hermione. Je sens que je vais te battre à plates coutures !
C'était LA phrase à dire, car il se redressa, soudainement attentif, toute trace de grimace enfantine disparue de son visage. Elle lui présenta d'un air solennel une sorte d'énorme grille, criblée de trous ronds et réguliers, ce qui laissa le Serpentard… de marbre.
-C'est quoi, ce truc ? lâcha-t-il tout de même.
-Ce « truc » est un Puissance Quatre géant, expliqua Hermione comme si elle répondait à une question posée en classe par un professeur. C'est un jeu moldu qui consiste à mettre quatre pièces -elle désigna des ronds de bois, verts et rouges (et oui, on ne se refait pas)- d'affilée, horizontalement, verticalement ou obliquement. Chacun joue à son tour et le premier à avoir un « puissance quatre » à gagné.
Malefoy fixa le jeu d'un air dubitatif, mais engagea tout de même la partie.
Qu'il perdit très vite.
En à peine quelques coups, Hermione avait gagné, avant même que celui-ci ne s'en soit rendu compte.
-Pff il est nul ton jeu, fit Malefoy avec dédain.
-Dis surtout que tu as perdu, répliqua Hermione en insistant sur le dernier mot, sachant parfaitement quel serait le résultat ; escompté, d'ailleurs.
-C'est juste que je n'avais jamais joué ! s'écria le blond. Je suis certain de te battre à présent, dit-il, d'une mauvaise foi imparable qui fit sourire Hermione intérieurement.
S'engagea donc une seconde partie, qui fut bien plus palpitante. Hermione redoublait de stratégies alors que Malefoy les parait avec brio, il fallait le reconnaître, et enchaînait avec toute la concentration dont il était capable, front plissé, moue pincée. Car si les Serpentard ne sont pas les plus intelligents –il suffit de demander à Crabbe et Goyle !- ils sont néanmoins rusés, comme le prouva l'héritier des Malefoy, tandis qu'il formait une ligne oblique de quatre pièces vertes, alors que la partie atteignait son paroxysme et que la lutte était si serrée que l'un et l'autre s'attendaient à un match nul.
-Bravo reconnut Hermione, qui ne lui avait pourtant épargné aucun coups, alors que le blond jubilait et paradait –dans une bonne imitation de Ron Weasley dans ses moments de gloire d'ailleurs- et reconnaissait dans sa grandeur que ce jeu n'était en fin de compte « pas si mal que ça »
Ils se relevèrent, pour continuer leur chemin. Trois choix s'offraient à eux : le couloir de gauche, qui prenait une teigne rougeâtre –Malefoy l'exclu d'office- tout droit ; qui semblait être un couloir interminable, et à droite ; option que choisi Malefoy. Hermione elle-même ne connaissait le bon chemin et décida donc de suivre le blond.
Second carrefour : à gauche toujours. Le couloir tournait ensuite jusqu'à… un cul de sac.
Malefoy soupira, mais Hermione lui désigna un grand cercle jaune pâle tracé au sol, où se trouvait une sorte de grosse bâche plastifiée, pliée plusieurs fois sur elle-même. Le blond remarqua également que les murs avaient prit une teinte légèrement rosée.
Un peu déçu de ne pas avoir prit le bon chemin, Malefoy fit une moue boudeuse en demandant de quoi il s'agissait.
-C'est encore un jeu moldu, expliqua la jeune fille. Tu vas voir, c'est très amusant !
Elle déplia soigneusement le « plateau de jeu », sous le regard sceptique de garçon, qui s'avéra être une toile de plastique blanche, décorée de ronds de couleurs ; jaunes, rouges, verts et bleus. Un détail attira l'attention du blond, qu'il n'avait pas encore remarqué; deux sortes de montres géantes à aiguilles mobiles, dont les chiffres avaient été remplacés par des pieds et des mains pour l'une, et des couleurs pour l'autre.
-Enlève tes chaussures et chaussettes, ordonna-t-elle. Je vais t'expliquer les règles.
-Heu…
Malefoy avait à présent l'air très mal à l'aise. Ses joues étaient marbrées de rouge et il se tortillait nerveusement.
-C'est obligé ? demanda-t-il, essayant de masquer sans grand succès sa gène.
Peine perdue, en fait. Hermione fronça les sourcils, se demandant ce qui ne tournait pas rond chez ce Serpentard.
-Malefoy ? Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien, rien ! finit par répondre ce dernier, retirant se chaussures avec lenteur, comme si c'était un supplice.
La brune, elle, avait déjà depuis longtemps ôté ses tongs, lorsque Malefoy se retrouva pieds nus, tentant maladroitement de les cacher l'un derrière l'autre. Hermione jeta un coup d'œil aux petons de Malefoy, mais ne voyait pas ce qui clochait. Ils étaient fins et pâles, ils n'étaient pas verts, ne possédaient ni griffe ni pustules purulentes… Non, décidément, elle ne voyait pas ce qui gênait tant le Prince des Serpentards, d'autant plus qu'aucune odeur nauséabonde n'avait effleuré ses délicates narines.
-Voilà, c'est bon ? demanda-t-il, agressif.
-Heu, oui… Mais quel est le problème ?
-Oh, ça va ! Je sais bien qu'ils sont malformés, pas la peine de jouer à ce petit jeu avec moi, fit le blond, l'air passablement irrité.
Hermione, quant à elle, avait l'impression de nager dans la quatrième dimension. Elle ne comprenait décidément rien du tout à ce qui se passait. Mais vraiment pas. De quelle malformation voulait-il donc parler ?
-Heu, je ne vois pas vraiment ce qui cloche, pour être honnête…
-Mes orteils ! hurla-t-il presque.
Observant de plus près, Hermione remarqua que Malefoy avait un orteil plus grand que le gros orteil, pour chaque pied.
-Ne me dis pas que…, commença à pouffer la brune.
Malefoy lui lança un regard noir, qui en aurait certainement fait trembler plus d'un. Mais Hermione, elle, avait le plus grand mal à garder son sérieux.
-C'est ça, ta malformation ?
-Je t'interdit de te moquer ! fit Malfoy.
Mais la Gryffondor explosa littéralement de rire, ce qui ne calma pas le blond, qui se méprenait d'ailleurs sur la raison de ce fou rire.
-ça te plait de voir un défaut chez moi, c'est ça ? Ah oui, ça te fait plaisir de voir que les Malefoy ne sont pas parfaits ! marmonna le blond. Pff comme si je ne savais pas que ce serait une terrible honte… si mes parents avaient vu ça… heureusement qu'ils n'y ont jamais fait attention… Quelle honte, enfin ça aurait pu être pire… sur mon visage par exemple…
Le Serpentard, dans ses pensées, ne se rendait pas compte qu'il parlait à présent tout haut. Hermione avait reprit son sérieux et écoutait sa tirade, médusée.
-Malefoy, ne me dis pas que tu te tracasse juste pour ça, dit-elle d'une voix douce, le faisant sursauter.
Comme il ne répondait pas, les joues rouges, elle continua :
-Enfin, Malefoy, c'est juste un orteil de Vénus…
-Un quoi ? demanda-t-il, soudain intéressé.
-Un orteil de Vénus. C'est comme ça qu'on appelle ta, hum, « malformation », fit elle en tentant de ne pas rire à nouveau. Ce n'est pas une malformation, c'est d'ailleurs assez courant.
-Tu… tu es sure ?
Toute trace d'agressivité avait maintenant disparue, et il y avait même un peu d'espoir dans sa voix. Hermione sourit un peu, attendrie. Ce Serpentard était décidément surprenant !
-Bien sûr, moi aussi j'en ai un.
Malefoy grogna ; ça ne semblait pas le rassurer outre mesure.
-Et je ne suis pas la seule, ajouta-t-elle, c'est très courant, je t'assure, c'est comme si tu avais… je sais pas moi, les dents qui ne sont pas parfaitement droites ; personne ne peut s'en vanter –sauf après être passé chez les parents -enfin je veux dire, le dentiste… Enfin, bref, tu ne dois vraiment pas t'en faire pour ça.
-Mruffp, grogna le blond, et elle supposa que c'était sa façon à lui de la remercier.
Il avait l'air très vexé. Il faut dire que ce donner en spectacle pour un orteil ne devait pas être dans ses habitudes… Pour ne pas rester sur cette note boudeuse, elle fit comme si de rien n'était et enchaîna avec son jeu.
-Hum, voilà, alors, à chaque tour, il faut tourner les deux aiguilles, là, et faire ce qu'elles indiquent. Par exemple, si elles te désignent « pied gauche » et « rouge », il faut que tu poses ton pied gauche sur un des ronds rouges. C'est facile. Mais tu ne peux pas faire autre chose. Tu dois rester sur les cases qu'on t'attribue et la difficulté et de rester sans tomber, d'autant plus qu'il y a une autre personne sur le plateau de jeu –moi, en l'occurrence. Le premier qui tombe a perdu !
Le blond la regarda d'un air sceptique. Il avait du mal à croire que ce jeu soi compliqué mais ne fit aucun commentaire. La suite prouva qu'il se trompait. Lourdement. Ce qui le confortait un peu de ne rien avoir dit.
Au début, ce fut simple. En plus, le Serpentard bénéficiait d'une chance scandaleuse, mais qui finit par tourner.
Main sur le rouge, pied sur le bleu. Facile. Main droite sur le jaune, à présent. Aïe. Plus compliqué, Granger avait déjà son pied sur la pastille jaune la plus proche. Mais bon, il suffisait de prendre celle à côté. Alors qu'il se trouvait dans une posture peu équilibrée, Hermione prit tout son temps pour regarder l'aiguille tourner –elle l'avait ensorcelée pour qu'aucun d'entre eu n'ai à le faire- et poser tout doucement son pied droit sur le rond rouge, qui se trouvait précisément à côté de son emplacement précédent, alors que Malefoy commençait à avoir mal aux bras. Lorsque ce fut –enfin- son tour, il voulut en profiter pour prendre sa revanche, mais cette chance ne lui fut pas donnée.
La seule façon d'ennuyer la brune était de placer cette foutue main gauche sur un rond bleu en bout de plateau, mais ce qui ne l'arrangeait, mais alors pas du tout, sauf bien sûr s'il voulait perdre après à peine quelques minutes de jeu –ce que son orgueil démesuré ne lui permettrait certainement pas !
La partie devint réellement compliquée au bout de 10 petites minutes de jeu. Hermione reposait en équilibre précaire, bras et jambes aux quatre coins de la bâche blanche. Malefoy était presque contrait d'enjamber la brune pour parvenir à un rond rouge, et encore, il ne savait que le toucher du bout des doigts. Cependant, en passant, il en profita pour souffler dans le coup de la Gryffondor, qui sursauta violemment, lui donnant par la même occasion un coup dans le tibia, et il faillit tomber –ce qui n'arriva pas, heureusement pour Hermione qui en aurait eu le souffle coupé puisqu'il se trouvait au-dessus d'elle.
-Eh ! ça va pas non ! bougonna Malefoy, ronchon, en tentant de se frotter la jambe sans perdre l'équilibre –ce qui ne s'annonçait pas facile.
-Tu n'as que ce que tu mérites ! répliqua Hermione, rampant à moitié en dessous du bras du Serpentard pour atteindre le rond jaune libre, mais qui était loin… si loin. Tu n'avais qu'à pas essayer de tricher ! Mais… C'est vrai que tu es mauvais perdant, ajouta-t-elle pour l'ennuyer.
Réaction qui ne se fit pas attendre.
-C'est même pas vrai ! C'est juste que je gagne toujours et que tu es jalouse !
-Mais oui, c'est ça, bien sûr…, dit Hermione, levant les yeux aux ciel. Bon tu bouges oui ?
C'est en râlant –« Meuhpffmêmepasvraijesuispasunmauvaisperdantnimportequoigrgmlmlbl »- que l'héritier de la très digne famille des Malefoy bougea son pied gauche pour le placer sur un rond vert, mais dans la distraction et à cause du fait que ses bras étaient fatigués de rester écartelés et le maintenir, il trembla, et une fraction de seconde plus tard, il s'écroulait sur le plateau de jeu, sous les rires d'Hermione, qui elle-même faillit se planter à son tour.
-Mwahahah ! C'est juste que je gagne toujours et que tu es jalouse, répéta la brune d'une voix enfantine, heureusement que je ne gagne pas de la même manière que toi !
Malefoy, cramoisi, empêtré dans sa robe de sorcier, se releva péniblement et lui tira la langue, oubliant toute dignité, ce qui fit davantage rire Hermione.
Une fois que Malefoy se décida à sortir de son mutisme boudeur, et qu'Hermione cessa d'exploser de rire, revoyant la scène tout à fait ridicule dans sa tête, ils reprirent leur chemin. Ils firent demi tour et cette fois, Malefoy opta pour la bifurcation de gauche, qui s'avéra être tout droit pour eux. Au tournant suivant, ils optèrent pour le gauche –enfin Hermione suivit Malefoy- pour arriver à un nouveau carrefour, dont le sol comportait un grand cercle de couleur dorée. Il n'y avait qu'un petit bout de parier plié et deux gros coussins moelleux en son centre et Hermione l'invita à s'asseoir. Le blond l'interrogea du regard, et elle se dit qu'une démonstration serait plus efficace qu'on longue explication.
-Choisi un chiffre, l'enjoignit la Gryffondor.
-Mais… ?
-Aller, vas-y !
-Heu… j'sais pas, quatre ?
La brune fit alors bouger le papier entre ses doigts –qui s'avérait être une cocote- et le lui présenta, ouvert. Il y a avait quatre petits ronds de couleur.
« Décidemment, il n'y a que des ronds et des couleurs ! » fut tout ce que Malefoy put penser.
-Choisi une couleur, s'impatienta Hermione.
Le Serpentard voulait prendre vert mais elle n'était pas en option. Comme l'argenté n'y était pas non plus, il désigna orange à tout hasard.
La brune déplia le papier et lui demanda une dernière fois :
-Haut ou bas ?
-Mais c'est quoi ce machin ? geignit Malefoy.
-Haut ou bas ? répéta Hermione, imperturbable.
-Bas. Non ! Haut ! Enfin, je sais pas… Oui, haut c'est bien.
-OK. Chante le refrain d'une chanson que tu aimes bien, lut Hermione.
-Hein ? Quoi !? Mais… C'est quoi ce jeu !?
La brune soupira.
-C'est une cocote en papier. Tu choisis un chiffre, une couleur et entre haut et bas, puis tu as une question ou un gage à faire, c'est tout. Et le tien, c'est de me chanter une chanson, ajouta-t-elle, une leur malicieuse dans le regard.
-Mais… Je connais pas de chanson ! Je sais pas chanter ! Et je veux pas chanter !
-Rhooo aller Malefoy, après ce sera à mon tour.
Ça sembla beaucoup le réconforter car il eut un sourire très… malefoyien et se leva.
-heu… T'as pas une idée de chanson ?
Hermione leva les yeux au ciel.
-Prends une de celles que je t'ai fait écouter, tu dois bien te souvenir de quelques paroles.
Malefoy fit ensuite une prestation qui, jugea Hermione, aurait du être consignée dans les anales de Poudlard. Tenant un micro imaginaire, et prenant la pose, le Serpentard commença une interprétation chaotique de ce qui devait être « Un petit canard au bord de l'eau » ou « Il était un petit navire », enfin en tous cas un jolie mélange entre les deux qui donnait à peu près l'histoire d'un « petit bateau au bord de l'eau qui n'était pas moche et qui a finit par se noyer dans la rivière… » ou quelque chose du même genre. Le pire était sans doute qu'il n'avait pas prit une voix enfantine comme on n'en prend généralement pour chanter des comptine mais il ton grave et sérieux qui rendait la chanson totalement surréaliste. Assise sur son coussin, Hermione restait pétrifiée, imaginant la tête des bambins de maternelle si un prof leur avait fait cette interprétation pour leur chanson préférée, des larmes de rire silencieuses coulant sur ses joues.
Seulement, elle cessa vite de glousser car c'était à présent son tour.
« Pourvu que cette fichue salle ne me fasse pas un coup trop tordu » songea-t-elle en serrant les poings.
Heureusement pour elle –et dommage pour le Serpendard- la chance fut avec elle pour ce premier tour.
-Combien ? demanda le blond avec un large sourire sadique.
-Bof… deux, risqua Hermione. Bleu, ajouta-t-elle lorsqu'il lui présenta les couleurs.
-Hum… Haut… ou… bas, susurra lentement Malefoy.
-Haut, souffla la jeune fille.
-Es-tu amoureuse de quelqu'un ?
-Oui, répondit la brune, les joues écarlates.
-C'est nul comme question ! râla le blond. C'est le même que la fois passée ? demanda-t-il.
Hermione acquiesça, toujours aussi rouge, alors qu'il pestait contre cette « stupide cocotte »
-A moi ! s'exclama Hermione, soulagée de ne pas avoir eu pire. Alors ?
-Trois, jaune, et, heu, bas, cette fois, énuméra le blond.
-Très bien, alors… Dis à ta voisine qu'elle est la plus belle, la plus intelligente et fais tous ses désirs jusqu'à la fin de l'année.
-Quoi !? hurla presque le blond. C'est pas vrai ?
-Non, pouffa Hermione, tu dois juste danser la maccarena avec –elle fit un mouvement du poignet avec sa baguette et fit apparaître un chapeau péruvien coloré tout à fait ridicule- ceci. Mais ça n'est pas si terrible que ça, hein ?
-Mais pourquoi est-ce que j'ai des trucs rapport avec la musique ? Je hais la musique, se lamenta le blond, remerciant tout de même le ciel que ce genre de chose ne quitterait pas la Salle sur Demande… sa réputation serait sauve, au moins.
-Sinon, tu peux me dire que je suis belle, intel… commença Hermione dans un sourire malicieux.
-Non, ça ira, bougonna Malefoy.
Hermione pleura à nouveau de rire, mais elle trouva ça nettement moins drôle quand ce fut son tour d'effectuer l'ordre de la cocote. La Salle sur Demande devait avoir un esprit un peu bizarroïde… ou peut être s'ennuyer souvent ? Quoi qu'il en soit, Hermione se vit contrainte de faire trois fois le tour de Malefoy à cloche pied en imitant la poule. Autant dire que la brune crut qu'elle allait mourir de honte, alors qu'elle caquetait en agitant les coudes et que Malefoy se fichait franchement d'elle !
Valaaa ! Je m'arrête ici car sinon vous n'aurez pas ce chapitre avant une décennie, mais je me dépêche de vous écrire la suite. Et pi, il est quand même long cette fois mon chapitre non ?
