Tout d'abord, merci à toutes celles et tous ceux qui me lisent.
Merci pour vos reviews et vos encouragements…
Je n'ai malheureusement pas le temps et surtout le courage de répondre, ça devait être fait ce matin, mais mon père est décédé… Je vous laisse imaginer que ça ne va pas fort…
Merci à mes campeuses qui sont là pour moi, je vous adore les filles.
Ma voisine adorée, merci pour aujourd'hui…
Le chapitre 24 était prêt, alors je vous le laisse lire.
Je ne sais pas quand vous aurez la suite, mais je peux vous promettre que cette fic ira au bout !
Les personnages (sauf monsieur Davis) appartiennent à S. Meyer…
Bonne lecture et on se retrouve à la fin de se long chapitre (bien 1pages ½ de plus que d'habitude…)
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Chapitre 24
(Point de vue de Nessie)
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On était vendredi, cela faisait un peu plus de trois jours que Matt était venu à ma rencontre, que Jake avait ouvert la porte des vestiaires et était tombé sur nous dans une position qui pouvait porter à confusion. Trois jours que Matt revenait vers moi sans trêve, trois jours que je n'écoutais même plus ce qu'il me disait. Trois nuits que mes cauchemars avaient refait leur apparition… La fatigue était bien présente, je me forçais à manger pour ma famille, bien que le sang aurait été une meilleure façon d'apporter à mon corps un semblant de réconfort, je n'étais vraiment pas en état de chasser, chose que ma famille n'eut aucun mal à accepter, car pas un seul ne me proposait de parties de chasse...
Comme chaque soir depuis cette fin d'après-midi catastrophique, après m'être forcée à ingurgiter quelques gâteaux, j'allais m'enfermer dans la chambre de mes parents, la seule pièce de la maison à être insonorisée… Je m'allongeais et enfouissais mon visage dans les coussins pour laisser mes sanglots, trop longtemps retenus, s'échapper de mon corps. Et encore une fois, le sommeil me gagna sans m'avoir prévenu, ni même avoir attendu la fin des sanglots que mon corps pouvait encore m'offrir.
Une nouvelle fois, j'étais dans la pièce, c'était la même depuis le tout premier cauchemar, une chambre, toujours aussi floue, toujours si familière. La voix dans ma tête m'appelait de nouveau et encore une fois, je sortais du lit, un peu comme un marin attiré par le chant d'une sirène, je ne pouvais résister à la voix qui m'appelait.
«Viens à moi Nessie»
Muette, aucun de mes cris ne pouvaient être entendus. Je ne pouvais qu'obéir et trouver cette voix. Mon corps le voulait, ma tête le voulait…
«Viens, j'ai besoin de toi, Nessie, tu dois venir à moi»
Cette voix toujours mystérieuse et douce, elle inspirait la confidence et de toute façon, je n'avais pas le choix.
J'étais debout, tout me semblait si haut, si grand. Mes vêtements posés sur une chaise, je les pris, laissant ma chemise de nuit tomber sur le sol au bas de la chaise qui avait accueilli mes vêtements.
Puis, j'avançais… J'étais finalement habituée à toutes ces images.
«Nessie, je suis là, viens à moi»
La poignée de la porte… Le couloir… Une autre porte… Tout est toujours aussi haut, m'obligeant à chercher la tête levée vers les objets à atteindre… Mes pieds nus foulèrent le sol froid, je ne ressentis aucune gêne, le froid ne me dérangeait pas. Je devais avancer, retrouver la personne à qui appartenait cette voix…
Tout était toujours plus grand… Pas à pas, je m'enfonçais dans l'obscurité. La voix était toujours là, me pressant un peu plus à chaque pas.
Puis, le froid, des bruits, la peur, m'enveloppèrent… Je courais, vite, évitant de justesse un arbre, puis un deuxième, j'étais poursuivie, une longue chevelure, voilà tout ce que je pus voir juste avant de tomber. Mon cri s'étouffa, je ne voulais pas me réveiller, je voulais savoir… Le noir se fit, effrayant… Des bras? Oui, des bras me soulevaient…
Inconsciemment, je savais que pour comprendre, il fallait que mon cauchemar se poursuive.
Mes yeux devaient être fermés, car seul le froid et la désagréable sensation d'ongles enfoncés dans ma peau me revenait.
Un souffle sucré taquinait mes narines.
Je voulais poursuivre, en savoir plus, mais l'air me manqua, la panique s'empara à nouveau de moi et je me réveillai une nouvelle fois avec un cri et de la sueur ruisselant de mon front.
Cette nuit là, comme les deux nuits précédentes, personne ne m'avait entendu. L'idée d'Esmé avait été formidable et mes parents adorables de me laisser ce havre de paix. Me sentant collante, j'empruntai un jogging et un débardeur dans le dressing de ma mère et me rendis dans la salle de bain attenante à la chambre.
Après une douche et le réconfort apporté par le vieux survêtement, j'eus une subite envie de quelque chose de chaud. L'appétit étant rare depuis quelques jours, je me devais d'assouvir la demande de mon corps. Je me rendis donc sans attendre dans la cuisine mais me figeai en m'approchant du salon. C'était son odeur? Oui, elle faisait partie de moi, elle était ancrée dans ma peau! Je ne pouvais pas me tromper, je pense que j'aurais pu la reconnaitre parmi des dizaines d'autres. Jake…
- Maman?
Elle était certainement assise sur le canapé, un livre à la main. En entendant mon appel, elle me rejoignit devant la porte de la cuisine.
L'odeur était partout sur elle, me prenant au cœur et aux tripes.
- Jake… Commençai-je.
- Il est parti se coucher. Tu dormais quand il est arrivé et…
- Maman il est revenu!!! La coupai-je.
- Oui, il est là Nessie.
Elle avait un sourire radieux. Je ne savais plus quoi faire ou dire. Jake était de retour! Je me précipitai alors dans les bras de ma mère. Plus de larmes, mon corps avait décidé qu'il y en avait suffisamment versé. Ma mère rigolait et me berçait, l'odeur de Jacob m'enivrait.
- Maman, je dois y aller! Dis-je décidée en brisant notre étreinte.
- Mais Nessie, il doit dormir, il était si fatigué et toi aussi tu l'es! Il sera là à ton réveil, ton père me l'a affirmé, il ne compte pas repartir.
- Non, maman, je dois y aller tout de suite.
Je me dirigeais vers la porte, laissant ma mère à l'entrée de la cuisine, mon envie de quelque chose de chaud était totalement passée.
- Chérie, ne sois pas trop dure avec lui. Il ne voulait pas tout ça, il s'en veut vraiment beaucoup.
- Je vais faire ce qu'il me semble correcte de faire.
La nuit était noire, le temps couvert empêchait la lune et les étoiles de nous offrir leur lumière. Je regrettai un peu de ne pas m'être couverte un peu mieux, mais je me refusais de faire demi-tour, j'avais peur de ne pas revenir si jamais je le faisais.
En sortant, mon regard se posa automatiquement vers l'endroit où devait être garée sa voiture. Elle était bien là, belle et parfaitement à sa place, elle m'avait manquée.
Il me fallut quelques secondes pour me rendre à la dépendance. L'odeur de mon loup était partout et j'inspirai profondément, me délectant des sensations qui parcouraient mon corps. Ma main se porta plusieurs fois sur la porte sans la toucher. Maintenant que j'étais devant cette maison, tout me revenait en tête et je me retrouvai entre deux sentiments, la joie de le retrouver, il m'avait tant manqué, trop manqué pour un simple ami. Puis la colère… Oui, il m'avait abandonnée, sans nouvelles et surtout sans me laisser le temps de lui expliquer. Il avait fui et je le détestais pour ça.
Je fis quelques pas en arrière, fixant la porte, ça aurait été plus facile s'il m'avait entendue ou sentie arriver, il aurait ouvert la porte et j'aurais était contrainte de réagir.
Après quelques minutes de tergiversation, mes poings se serrèrent. Je fis à pas décidés les quelques mètres me séparant de la porte, ma main s'y cogna lourdement. J'y étais, c'était le moment. Rien aucun bruit ne vint perturber le silence de la nuit. Ma main sans réellement lui en avoir donné l'ordre donna de nouveaux coups, plus forts cette fois. Cette fois ci, des bruits me parvinrent, envoyant un stress démesuré dans tout mon être. Les secondes me semblèrent des minutes, voir même des heures, puis enfin, la porte s'ouvrit et il était là, devant moi, mal réveillé. Il écarquilla les yeux et nous restâmes un moment dans le silence, impossible pour moi d'en mesurer la longueur. Aucun de nous ne bougea, se contentant de s'observer, c'était comme si on tentait de percevoir un élément prouvant que le moment n'était pas réel. Puis je vis sa bouche s'ouvrir, amorçant quelques paroles, mais alors, mon corps se précipita à la rencontre du sien, le coupant dans son élan. Il mit quelques secondes avant de répondre à mon étreinte et passer ses bras dans mon dos pour approfondir notre contact. J'étais bien, retrouvant la sécurité que j'avais perdue il y a de ça quelques jours. Savourant tout ce que son corps m'apportait.
Mais peu à peu la joie d'être dans ses bras laissa place à la colère face à ce qu'il m'avait fait subir, ce qu'il avait fait subir à ma famille. Je me dégageai alors de sa douce étreinte, le fixant intensément avant que ma main s'abatte sur sa joue. Mon geste me surprit, mais je n'en avais aucun remord. J'y avais mis toute ma force, ma condition de semi-vampire me permettant de tels gestes sans dommages pour ma main.
Son regard toujours ancré au sien, il porta lentement sa main à sa joue rougie et certainement douloureuse. Reprenant la contenance qui me quittait peu à peu, je me mis à pointer mon doigt sur son torse.
- JACOB… BLACK… SI… TU… TIENS… A… TA… VIE…JE… TE… JURE… QUE… TU… N'A… PAS… INTERET… A… REFAIRE… UNE… CHOSE… PAREILLE…!!!
J'avais fait mon regard le plus noir possible, enfonçant mon doigt dans son torse pour ponctuer chaque mot qui sortait de ma bouche. Je le vis même grimacer à la fin de ma tirade, il faut dire que là encore, j'avais mis toute ma force dans ces gestes. Je vis enfin toute sa peine et ses larmes déborder, laissant une trainée humide sur ses joues. N'y tenant plus, mes doigts attrapèrent son tee-shirt et le tirèrent vers moi, l'obligeant à se pencher et rapprochant ainsi nos deux visages. Son souffle était doux, chaud et subitement, sous l'ordre de mes envies, mes lèvres s'écrasèrent contre les siennes. (Note de moi : Vous êtes contentes mes campeuses adorées?) Il y avait de l'urgence dans mon geste, mais mon premier baiser était fantastique. Il lui avait fallu quelques secondes pour répondre à ma sollicitation, mais il m'attira à lui, ne quittant pas mes lèvres ne serait-ce qu'une seconde. Nos lèvres se firent plus douces les unes contre les autres, jusqu'à ce qu'après de longues minutes, mon côté humain et le sien nous rappellent à l'ordre, c'était donc haletante que je me séparai de lui. Mon cerveau se repassa la scène inlassablement, sans un mot, je m'éloignai, je ne sais pourquoi, mais je devais rentrer, retrouver ma maison. A mi-chemin, je me retournai tout de même, il était toujours là, immobile.
- Plus jamais ça! Lançai-je menaçante.
Me retournant pour reprendre mon chemin, je ne pus réprimer le grand sourire qui avait décidé de s'emparer de mon visage. J'allai alors rejoindre mon lit, m'emparant de ma boite secrète, je relus les petits mots de… Qui était-il à présent? Mon petit ami? Mon sourire ne me quitta pas jusqu'à ce que le sommeil me submerge.
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Ce matin là, je me levai un peu sonnée, mon cauchemar n'avait pas refait surface, mais d'autres choses étaient ancré dans mon esprit. Des images de ma visite à la dépendance la nuit précédente… Avais-je réellement fait cela? Avais-je giflé, puis embrassé Jake? Jake, celui qui avait pris soin de moi depuis ma naissance? Le meilleur ami de ma mère?
Finalement avec le recul (court recul d'une nuit), ce qui s'était passé semblait inévitable. En fait, je l'avais su depuis mes premiers pas en tant que "jeune fille", sa distance m'avait blessée, je n'avais tout simplement pas réalisé pourquoi j'avais été aussi blessée…
Après un rapide passage par la salle de bain, je descendis à la cuisine pour y retrouver mes parents en grand discussion… La tête dans les nuages, je n'avais même pas prêté attention au sujet de leur conversation. Mais je remarquai tout de même l'arrêt des bavardages au son de la porte de ma chambre se fermant et la gêne de mes parents à mon arrivée dans la cuisine. Mais je décidai de jouer la carte de l'innocence, de toute façon, je ne savais pas si j'avais réellement envie de savoir…
- Salut!
- Bonjour chérie. Alors, tu as bien dormi? Me demanda mon père pour lancer la conversation.
Il voulait se donner un air détaché, mais cela n'était pas très bien fait… J'ignorai tout de même cet état de fait.
- Bien, oui… Mieux que ces derniers jours.
- Oh… C'est… Je suis content pour toi. Répondit-il un peu nerveux.
Je remerciai mon instinct d'avoir érigé un mur empêchant mon père d'avoir accès à mes pensées…
- Et ta visite… à Jake? Me demanda timidement ma mère.
Et voilà, nous y étions… C'était tout ma mère et mon père ça, lui tournant sans dévoiler ses intentions et elle timide, mais allant finalement droit au but. Que devais-je leur dire? Il n'y avait pas grand-chose… Je l'avais embrassé et j'étais partie. Nous n'en avions même pas parlé.
- Je… Ca s'est bien passé. Mais nous avons à parler. J'y retourne après avoir mangé un petit quelque chose. Dis-je distraitement.
- Oh… Si tu as besoin d'en parler, je suis là.
- Je le sais maman, il y a juste rien à dire pour le moment.
Elle avait l'air déçu, mais ne poursuivit pas. Mon père quant à lui sondait mes pensées sans trouver son bonheur. Ces quelques jours au plus mal m'avaient permis d'apprendre à maitriser mes pensées voire même les bloquer totalement.
«Ce n'est pas grave, tôt ou tard elle oubliera de tout contrôler»
- Euh, papa, je t'ai entendu là! J'avais levé les yeux au ciel en faisant non de la tête.
Il baissa la tête, conscient d'être moins fort que moi à se contrôler. Si ne pas pouvoir avoir accès à mes pensées ne lui plaisait pas, le fait que moi j'avais accès aux siennes était comme un supplice pour lui. Je l'avais plusieurs fois entendu râler intérieurement de cette nouvelle faculté que j'avais développée. Pour ma part, la situation m'amusait beaucoup. Parfois, j'étais même "embauchée" par Emmett pour l'aider à gagner aux échecs face à mon père ou bien Alice. Si bien que le jeu avait finalement été rangé et plus ressorti depuis quelques jours. Je crois que finalement, Emmett était le plus heureux de l'évolution de mes dons.
Fouillant dans les placards, je tombai sur un brownie tout frais. Je pris le plat et me retournai vers mes parents, les interrogeant du regard, cela faisait des jours que ni l'un ni l'autre n'avait pas fait de cuisine.
- Jake aime bien… Grimaça ma mère.
«Jake, mais pourquoi voulais-je qu'il revienne déjà!?»
Je ne pus retenir mon rire en voyant mon père lever les yeux au ciel à son tour.
- Allez, avoues que tu l'aime bien ce petit loup papa! Dis-je en en réprimant mes rires.
- Oui, je l'aime bien!
Il avait dit cela en grimaçant et juste un peu trop fort, cette fois, ma mère se joignait à moi dans mon hilarité. Mon père avait accepté Jake comme un fils, mais un fils avec lequel il entretenait une rivalité certaine, il l'appréciait et avait été tout aussi peiné que ma mère ou moi de sa fuite.
Une part de gâteau engloutie avec un verre de lait plus tard, je sortis de la maison pour aller rejoindre Jake chez lui. Plus que quelques pas et j'allais savoir ce que représentait pour lui ce baiser que nous avions échangé cette nuit.
La porte était entrouverte, je la poussai de quelques centimètres, mais n'entrai pas.
- Jake? Je peux rentrer?
- Nessie?! Il arriva en courant devant moi. Je… je pensais que tu ne reviendrais pas.
- Pourquoi aurais-je fait cela?
- Après tout ce que je t'ai fait, tu en as le droit…
- Je le sais.
- Mais tu es revenue.
- Oh quelle perspicacité monsieur Black! Si ça peut te rassurer je ne suis pas un fantôme!
Mon rire, quitté il y a peu, revint devant l'air penaud que le visage de Jacob m'offrait. Malgré sa couleur de peau, je pouvais déceler des petites taches révélatrices de rougeurs.
- Tu veux que je te laisse en paix? Je peux partir tu sais! Me proposa-t-il le souffle court.
Ah, c'était donc ça l'exaspération que je voyais dans les yeux des femmes qui s'écriait "Ah les hommes" dans les films pour filles qu'Alice nous imposait…
Bon, il voulait le jouer comme ça… C'était donc à moi de me jeter dans la gueule du loup. J'inspirai, puis expirai pour me donner du courage. Lui était là, devant moi, les yeux rivés sur le sol.
- Non, certainement pas! (J'encerclai alors sa nuque de mes bras) Tu ne comprends donc pas?
Pas de réponse.
- Jake, je ne peux pas te laisser partir, j'ai besoin de toi! Je t'aime! Débitai-je avec conviction.
- Tu… Tu m'aimes? Me demanda-t-il les yeux exorbités et la bouche grande ouverte.
Sous la surprise, il s'était redressé, me surplombant ainsi d'une bonne tête. Je dus me pencher en arrière pour le regarder dans les yeux, je le fixai, en attendant une réaction plus claire… Mais le silence était trop pesant. Une nouvelle fois je prenais la parole.
- C'est si difficile à croire? Demandai-je en relevant les sourcils.
- Non, non, je… je t'aime aussi! Tu es…, je…
Il était trop marrant, totalement ahuri par ce que je venais de lui annoncer. Il avait tant rejeté ses sentiments par ma faute…
- Et si tu arrêtais de parler? Mon regard était accroché au sien et je n'avais aucune envie de le quitter de si tôt…
- Que… Quoi?
Trop mignon… Prenant son visage entre mes deux mains, je l'attirai contre le mien et posai délicatement mes lèvres contre les siennes.
C'était lui, nos deux cœurs chantèrent à l'unisson, instable sur la pointe des pieds, je me collais à lui autant que possible et lui m'entoura de ses bras pour m'aider dans mon entreprise et me stabiliser. Tout l'univers avait un sens, on était chacun la moitié d'un tout. Le baiser interrompu, nous restâmes enlacés un long moment, savourant le bonheur d'être l'un avec l'autre.
- Jake?
- Oui?
- Tu ne m'aimes pas comme tu m'aimais il y a quelques semaines?
- Non, tu étais un bébé! Tu le sais tout ça, je te l'ai déjà dit!
Il était énervé, il avait raison de l'être, j'étais stupide, oui, je savais tout ça… Mais je voulais qu'il me dise ce que j'étais pour lui… maintenant… ou plutôt depuis quelques minutes… C'était bien des minutes et pas des heures? Il faisait encore jour, c'était déjà ça…
- Et aujourd'hui?
- Tu es la plus belle jeune fille que je n'ai jamais vue! Et je t'aime!
- Plus que tu aimais ma mère?
Question stupide! Encore! Mais pourquoi tout sortait comme ça? Où était donc passé ma faculté à choisir mes phrases et mes sujets de conversation?
- Nessie, Nessie, Nessie…
Il leva la tête vers le plafond, mon visage était posé contre son torse, alors je ne vis pas le geste, mais le sentis.
- C'est bizarre. Toi, moi. Finit-il par dire.
- Ca ne te plaît pas? Une touche d'appréhension avait un peu fait dérailler ma voix.
- Si, peut-être trop.
Et pour accentuer ses paroles, il me serra un peu plus fort contre lui et en déposant un baiser sur le sommet de ma tête.
- Tu as peut-être besoin de t'y faire, je le comprendrais.
Je n'avais pas réellement envie de lui donner du temps, je nous en avais suffisamment fait perdre… Mais j'étais prête à lui accorder cela.
- Non, je ne te quitte plus. Il relâcha son étreinte, passa sa main sous mon menton, le relevant pour un nouveau baiser tout en douceur.
Il fallait tout de même deux Nessie pour faire un Jacob… mais malgré sa corpulence, il mesurait chaque geste, faisant attention à tout moment de ne pas me blesser.
Jake fut le premier à interrompre notre moment.
- Je pense qu'on devrait rejoindre les autres, je ne voudrais pas avoir à affronter ton père…
- Que tu es bête, il ne ferait jamais ça, il t'apprécie vraiment!
- Peut-être, mais en attendant, on va y aller! Ca doit faire deux heures que tu es arrivée ici, ils vont finir par s'inquiéter.
- Deux heures? Non?
- Hé bien si mademoiselle Cullen! Le temps passe vite dans les bras du plus parfait des petits amis! Me répondit-il tout sourire, toute sa surprise était passée, le laissant heureux et… fier? Oui, il avait l'air fier…
- Ca va les chevilles? Fis-je un peu taquine.
- Très bien, je n'ai pas mis de chaussettes aujourd'hui, j'avais prévu! Il me le prouva en levant la jambe.
- Que ne faut-il pas entendre! Je levais les yeux au ciel, encore… Jake et son assurance étaient de retour pour mon plus grand plaisir…
Il m'embrassa tendrement et me prit par la main afin de m'entrainer dehors. J'étais heureuse, parce qu'après tout ce qu'il s'était passé, tout avait repris sa place naturelle. Maintenant il ne restait plus qu'à passer le cap des parents… Bien sûr, je savais que mon père savait déjà tout, car si moi je pouvais lui interdire l'accès à mes pensées, Jake lui ne savait pas le faire…
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(Point de vue de Bella)
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- Pour l'amour du ciel Edward, trouves-toi une occupation et arrêtes de tourner en rond !
- Ouais, ouais. Râla-t-il avant de reprendre l'arpentement du salon.
Depuis que Nessie avait quitté la cuisine pour se diriger vers chez Jacob, il y a de cela deux heures, Edward n'avait pas tenu en place une minute. Allant de la cuisine au salon, du salon au bureau, allumant un ordinateur et faisant quelques nouvelles recherches sur notre prophétie…
La prophétie… Elle avait pleinement réapparue dans nos priorités. Nous en avions longuement parlé durant la nuit et nous étions mis d'accord sur le fait que maintenant que tout était rentré dans l'ordre, il était temps de se reconcentrer sur les recherches. Mais ce matin n'était pas le bon moment pour Edward, il resta à peine cinq minutes devant l'ordinateur avant de monter dans notre chambre, pour en ressortir au bout de deux minutes. Ses va-et-vient commençaient sérieusement à m'énerver. Je pris alors les choses en mains, me plaçant devant lui, le stoppant ainsi. Ne réagissant pas, il me percuta assez brutalement avant de me regarder interrogatif et de s'épancher en excuses.
- Oh, pardon, je ne t'avais pas vu, je suis désolé… Je…
- Chut… Lui intimais-je de se taire en posant mon index sur sa bouche. Je me rapprochai alors de son oreille. Ca te dit un petit câlin ?
Il me regarda encore un peu plus perdu.
- Mais, Nessie et…
- Elle est chez Jake et donc entre de bonnes mains…
Grosse erreur de ma part, Edward se raidit d'un seul coup, posa ses mains sur mes épaules en me repoussant de la longueur de ses bras tendus.
- C'est bien ça qui m'inquiète ! Me dit-il le plus sérieusement du monde.
Je levais les yeux au ciel. Même si moi je n'avais pas la possibilité de savoir ce que nos deux jeunes faisaient en ce moment, j'avais une totale confiance en eux.
- Edward, tu parles de notre fille et de notre meilleur ami !
- Cela ne change rien !
- Tu savais que ça allait arriver, alors arrêtes un peu et fais leur confiance !
- Je ne peux pas supporter de les entendre !
- Tu les espionnes ?
J'avais haussé les sourcils, je connaissais la réponse, mais je voulais qu'il ait le courage de me l'avouer…
Je… Oui.
Il baissa la tête. Je mourais d'envie de lui demander de me dire ce qu'il savait, mais l'entendre de la bouche de notre fille était une idée autrement plus tentante…
Finalement, je le pris dans mes bras pour tenter de l'apaiser, mais cette étreinte ne dura que quelques minutes, nous entendîmes les bruits annonciateurs de l'arrivée de Nessie et Jake.
- Ils arrivent, promets moi de ne pas être un papa protecteur, c'est Jake, tu sais très bien qu'il ne lui fera jamais de mal…
- Il l'a déjà fait !
- Justement.
Je déposai un dernier baiser sur le coin de sa bouche et me retournai pour faire face à notre fille tenant par la main un Jacob plus que gêné… Un silence pesant s'installa avant que Nessie prenne la parole.
- Papa, maman… Je… On a décidé d'essayer de faire quelque chose de cette imprégnation…
- Je… Bella, Edward, je voulais que vous sachiez que je n'ai pas forcé Nessie à accepter la situation et je…
Je l'interrompis en le prenant dans mes bras.
- Il ne pouvait en être autrement Jacob, je suis contente que ce soit toi.
Il me serra dans ses bras, lâchant la main de Nessie, mais je savais que ce n'était pas mon approbation qu'il attendait, mais celle d'Edward. Je ne pouvais voir, mais je savais que son regard était sur mon mari, attendant sa bénédiction. Mais ce dernier ne réagissait pas.
- Papa ?
Je comprenais très bien que Nessie s'impatiente, tournant la tête vers mon mari, je vis ses lèvres bouger avant qu'un son n'en sorte.
- Je… Je vous préviens tout de suite, je ne veux pas être grand-père avant au moins cinquante ans ! Lâcha-t-il enfin en grimaçant. (Note de moi : totalement sortie de ma propre vie… et oui, mon père m'a fait ce coup là (bon, pas avec le 50ans…) ! Eh ben ça fout la honte !)
Sans le vouloir, il avait détendu l'atmosphère avec cette tirade toutefois un peu embarrassante. Nous nous mîmes à rigoler, Nessie prenant place entre les bras de son père et moi resserrant ma prise sur mon meilleur ami… Mon beau-fils Maintenant qu'ils avaient fait ce pas, j'étais certaine que ça allait durer…
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(Point de vue de Jacob)
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Après une bonne gifle dont la trace resta deux ou trois jours, elle m'avait embrassé, puis quitté sans plus de discutions. J'étais perdu, mais le lendemain matin, lorsqu'elle était venue me retrouver chez moi et qu'elle m'avait avoué qu'elle m'aimait, mon cœur en avait explosé. L'imprégnation était une particularité de ma condition dont je ne pouvais faire abstraction, mais elle avait le choix et elle avait finalement choisi d'être avec moi… J'étais certainement le plus heureux des hommes.
Le premier moment délicat fut l'annonce officielle à Bella et Edward. Dur moment, surtout l'attente de la réaction du père de l'amour de ma vie. Ce qu'il avait dit était mémorable, Nessie et moi, un bébé ? Non, on en était loin, très loin. J'avais déjà du mal à faire admettre à mon esprit que Nessie m'avait choisi…
Puis quelques heures après, ce fut au tour du reste de la famille. Alice était surexcitée et commençait déjà à planifier une petite fête pour fêter cette annonce, ce qui exaspéra aussi bien Nessie que Bella. Emmett était dans un grand jour, nous offrant du « grand Emmett », tout en paroles très fines et gestes délicats… A côté, la gêne causée par la petite mise en garde d'Edward était de la pacotille. Jasper quant à lui nous avait félicité avant de tenter de raisonner son petit lutin de femme qui, au fur et à mesure que les minutes passaient, imaginait une fête de plus en plus grande. Enfin, Rose fut la seule à ne pas prendre part à tout cela, préférant rester dans son coin, certainement pour ne pas se mettre à dos sa nièce adorée, tout en montrant sa désapprobation en faisant la tête.
Mon premier weekend en tant que petit ami de Nessie Cullen était passé vite, trop vite… Le samedi après-midi se passa merveilleusement bien. Emmett s'étant un peu calmé, Jasper ayant fait promettre à Alice de ne pas préparer quelque chose d'extravagant et Rosalie ayant enfin quitté son coin. Tout était finalement rentré dans l'ordre et nous avions tous décidé de reprendre activement les recherches concernant la prophétie…
Allant contre ma volonté de ne pas quitter Nessie d'une semelle, je restai avec les autres, les aidants du mieux que je pouvais. J'étais gêné, je ne pouvais pas être avec Nessie en leur présence. Je me contentai donc de baisers volés lorsque je la croisais dans les couloirs ou dans une pièce vide.
Le dimanche fut sensiblement la copie conforme du samedi après-midi. J'étais arrivé le matin pour le petit déjeuner, retrouvant avec joie ma Nessie qui m'avait terriblement manqué. Une chose différa tout de même, au repas du soir, alors que Nessie et moi étions à table devant un plat de pâtes en gratin, Edward aborda un sujet qui était parti loin de mes pensées. A vrai dire, j'étais sur mon petit nuage et j'avais tout oublié de ce qui n'était pas nous deux…
- Vous revoyez monsieur Davis demain, si je ne me trompe pas.
- Quoi ? Il m'avait sorti de ma contemplation de l'être le plus merveilleux qu'il m'ait été permis de rencontrer…
- Jake, atterris demain on retourne en cours !
Je la regardai hausser ses sourcils, me prenait-elle pour un fou ? Elle n'avait pas tord, j'étais fou d'elle. Quoi ? Les cours ? J'étais tellement loin de ça que cette nouvelle échéance me frappa de plein fouet.
- Quoi ? Oh… le lycée !
- Jake, Jake, Jake… Peut être que durant ta semaine d'exil tu l'as oublié, mais crois-moi il est toujours bien là ! Elle gloussa un peu avant de reprendre une bouchée de pâtes.
- Euh, Nessie n'a pas pu le faire durant mon absence ?
- Hey ! Râla-t-elle et me frappant le bras. J'étais un vrai zombi ! Et par ta faute en plus (et d'un coup de poignard, mérité certes…) et de toute façon, tu as dit que tu le ferais !
Elle me fit un grand sourire et me déposa un baiser sur la joue. Comment ne pas tout lui donner, pour elle, j'accepterais toutes missions.
- Tu as préparé une lettre ? Demandais-je à Edward qui avait détourné le regard un peu gêné par le fait d'être seul avec nous dans la cuisine.
- Oui, on en a parlé avec les autres, on s'est entendu pour mercredi soir, Jasper ne sera pas là, il préfère que nous en sachions plus avant d'être face à lui et donc à quelques choses près, à son reflet.
- Oui, je le comprends. Donc je dois réussir à lui donner demain.
- Le plus tôt sera le mieux, on ne peut pas se permettre de ne pas en savoir plus sur un vampire qui vit si proche de chez nous. La situation est assez inconfortable pour Jasper et puis si la prophétie se réalise, il vaut mieux avoir ce vampire de notre côté plutôt que de celui des Volturi.
- Très bien, ce sera donc fait demain. Je ne pense pas qu'il pose des problèmes, je l'ai observé et il me semble qu'être un vampire solitaire lui pèse, il a le même régime que vous, je ne pense pas que les italiens l'intéressent.
- Oui, je sais et Nessie n'a pas lu de pensées négatives, il semble aussi curieux que nous. D'après ce que j'ai compris, il aime lire, peut être qu'il a eu entre les mains des écrits concernant la prophétie…
- Oh, je n'avais pas pensé à cela ! Papa, ce serait merveilleux ! Nessie était rayonnante, maintenant, elle aussi pouvait amener sa contribution aux recherches.
- Ce serait fabuleux. Nous ne trouvons rien et le moral de ta mère s'en ressent. Son visage devint soudainement triste.
- Au fait, où est maman ?
- Chez Alice et Jasper, Alice avait une de ses créations à lui montrer.
On termina notre repas, puis débarrassa la table. Il se faisait tard, mais je n'avais aucune envie de retrouver à la maison, car cela était synonyme de m'éloigner de Nessie plusieurs heures.
Ce soir là, comme le soir précédant, je profitai des dernières minutes avec Nessie sur le porche de la maison, la serrant très fort contre moi. Non pas que la température négative nous gênait, mais j'avais besoin qu'elle soit contre moi.
- Hey ! Vous n'êtes pas encore couché ?
- Jacob allait partir maman.
- Je vois ça.
Elle rigolait, amusée par notre difficulté à se séparer. En passant près de nous, elle me souhaita bonne nuit en embrassant ma joue et entra dans la maison. Je replongeai alors mon regard dans celui de mon petit amour.
- Tu vas devoir y aller… Souffla-t-elle.
- Je crois que c'est inévitable. Fis-je en posant un baiser sur sa tempe.
- On retourne au lycée… Tout les deux…
- Oui et maintenant, attends qu'un de ces petits humains t'approchent et il aura à faire à moi !
- Jacob Black ! Tu n'as pas de soucis à te faire, alors je ne veux pas de réactions stupides !
- Très bien mademoiselle Cullen ! Je te fais confiance, tu sauras me retenir !
- Te retenir ?
- Ben oui, je ne suis qu'un loup à l'instinct protecteur.
- Loup ou pas, tu ne feras rien !
Elle était si attendrissante. Bien sur, j'allais tout faire, dans la mesure du possible, pour ne pas m'emporter contre les éventuels camarades un peu trop entreprenant.
L'embrassant une dernière fois, je me rendis à reculons jusqu'à mon chez moi, je ne voulais rompre ma vision qu'au dernier moment. J'avais à peine fermé la porte qu'elle me manquait déjà. Je pris une douche rapide et rejoignis mon lit, au plus vite je dormirai, moins longue me paraitra la nuit. Son image gravée dans mes pensées me permit de trouver le sommeil en un clin d'œil.
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(Point de vue de Nessie)
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Au levé ce matin là, j'étais euphorique. J'avais eu droit à mon petit mot de bonne nuit, le premier depuis ce qui m'avait paru un trop long moment… Il avait rejoint les autres dans ma petite boite cachée sous mon lit. Pourquoi cacher un truc à des vampires qui, de toute façon, s'ils décidaient de mettre la main dessus, ne mettraient pas plus de deux secondes ? Eh bien pour moi les cacher était un peu comme garder un petit jardin secret.
J'étais en avance, alors je pris tout mon temps pour sélectionner LA tenue idéale. Mon premier jour ! Bon pas le tout premier, mais le premier en tant que petite amie de Jacob Black… Je pouvais déjà imaginer la réaction des autres en nous voyant arriver main dans la main… Alors que quelques jours auparavant j'étais au trente-sixième dessous. Et Matt ! Peut être arrêterait-il de me poursuivre. Il ne faisait pas le poids face à Jake, il en aurait certainement peur et n'oserait pas m'approcher alors que Jake serait là… Tout du moins je l'espérais fortement, car retenir Jake et le calmer afin de l'aider à contrôler sa transformation n'allait pas être une mince affaire…
Finalement, j'avais opté pour un jean bleu foncé sur lequel j'avais passé de cuissarde noire et un pull col V noir sur une chemise blanche. J'étais belle et toute en simplicité, un maquillage sobre plus tard, j'étais prête à descendre retrouver mon petit ami au petit déjeuner…
Nessie tu fais quoi ? Vous allez être en retard !
Quoi ? Mais je m'étais levée plus d'une heure en avance ? Je regardai alors l'heure sur mon réveil et fus choquée d'y voir noter « 8 :15 ». Non, je ne pouvais pas avoir passé tant de temps à me préparer ? Je me précipitai donc à la cuisine d'où émanait des odeurs sucrées et surtout l'odeur de mon loup. Jake était déjà là et absorbée par ma recherche de La tenue, j'étais passée à côté de son arrivée !
Je me figeais au pas de la porte en le voyant assis à table, engloutissant un pancake dégoulinant de sirop d'érable. Il était tout simplement éblouissant.
- Salut tout le monde !
- Ce n'est pas trop tôt ! Je commençais à penser que je ne verrais pas ma fille avant de partir en cours !
- Maman, tu n'avais qu'un étage à monter pour me trouver ! Vous partez déjà ?
- Oui, on a cours plus tôt aujourd'hui.
Elle vint m'embrasser, suivie de très prêt par mon père. Nous entendîmes alors le klaxon du 4x4 d'Emmett.
- Vous partez avec Emmett ?
- Non, on le suit, on laisse cette corvée à Jasper et Alice. Ta mère et moi ne sommes pas fous à ce point.
- Oh, très bien. Fis-je en pouffant de rire.
Nous nous retrouvâmes donc seuls. Je me rendis alors compte que je ne lui avais même pas dit bonjour comme il se devait… Je m'approchai donc de lui avec un grand sourire jusqu'aux oreilles. Je passai derrière lui, plaçant mes bras sur son torse et déposant de petits baisers de la base de son cou à son oreille.
- Tu m'as manqué… Et euh… merci pour le petit mot, je crois que je ne me lasserai jamais des derniers mots.
Me penchant en avant, je prolongeai la course de mes baisers le long de sa mâchoire.
- Les derniers mots… je ne sais plus ce que c'était…
Je pus alors sentir son sourire se former alors que mes baisers arrivaient au niveau de la commissure de ses lèvres.
- Tu pourrais peut être me les dire…
- C'était : je t'aime. Murmurai-je.
- Oh… j'aurais donc marqué cela ? Je n'en ai aucun souvenir !
- Ah ? Donc tu ne m'aimes pas ?
- Je ne sais pas…
- Et si moi je te dis que je t'aime ?
- Alors là c'est une autre histoire ! JE T'AIME moi aussi !
Il tourna alors la tête me donnant pleinement accès à ses lèvres. Mais malheureusement le temps nous rattrapa, nous obligeant à rompre le contact.
- On va être en retard. Haleta-t-il.
- Oui.
Je pris deux pancakes natures et les posai sur un papier absorbant. Puis nous sortîmes main dans la main pour aller rejoindre la voiture.
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**********
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Le voyage fut silencieux, je crois que nous appréhendions tout les deux le regard de nos camarades, mais moi en plus des regards, j'allais devoir subir leurs pensées…
Une fois garés, Jake vint m'ouvrir la portière et me tendit la main.
- C'est parti !
Jake était serein, il m'entraina vers notre premier cours sans même un regard vers nos camarades qui pourtant n'étaient pas très doués pour cacher leur espionnage. Certaines pensées m'assaillirent, celles des gens que je fixais quelques secondes sans le vouloir. Je me crispai quand j'entendis une fille dire qu'elle ferait tout en son pouvoir pour éradiquer mon couple. Lâchant ma main, Jake me prit par la taille dans un geste de protection, il savait que j'avais besoin de sentir qu'il était là.
Ca va aller, ne les regardes pas et ne les écoutes pas, ce ne sont que des jaloux. Me murmura-t-il à l'oreille.
Je déposai un baiser sur sa joue.
Plus on avançait vers la grande entrée, plus les gens nous regardaient. Forcément, notre couple ne pouvait pas passer inaperçu, sans être en couple cela était déjà le cas… Les filles que nous croisions regardaient Jake avec envie et moi avec dédain. Les garçons eux, étaient un peu plus discrets, mais n'en pensaient pas moins.
- Je crois qu'on fait sensation !
- Tu ne t'imagines même pas ce qu'ils peuvent penser ! Promis, ce soir je te fais un compte rendu !
- J'y compte bien !
Sans plus nous attarder, nous nous rendions vers notre premier cours. La biologie était toujours aussi passionnante pour moi et barbante pour Jake.
- Alors, la biolo ?
- Ben pas mal. Mais je t'avoue que je n'ai pas écouté tout le cours, certains de nos camarades sont vraiment plus passionnants !
Je vis Jake déglutir, il ne devait que trop s'imaginer les pensées de nos charmants camarades.
- Tu devrais arrêter d'écouter tous ces mecs !
- Démon jalousie, sors de mon loup préféré. Chuchotai-je afin que personne ne puisse l'entendre, à part lui. Puis je déposai un baiser sur ses lèvres. Les réactions autour de nous fusèrent.
Nous arrivâmes alors dans la salle de littérature, monsieur Davis était déjà là, assis à son bureau faisant face aux élèves, il ne parlait pas, puis la sonnerie retentit et il alla fermer la porte.
- Très bien, aujourd'hui, nous allons parler de littérature étrangère ! Que de choses passionnantes, d'écrivains fascinants !
Il partit pour deux heures d'explications, il était si passionné, que ses élèves ne pouvaient que l'écouter et savourer chacune de ses paroles. Le cours fini, nos camarades trainèrent, comme s'ils étaient avertis de ce que nous comptions faire.
- Je ne vois pas pourquoi ils prennent autant de temps pour sortir de cette salle, on dirait qu'ils font exprès d'attendre que Davis soit sorti avant de se décider à partir ! S'énerva Jake.
- Euh, ben en fait, oui ils le font exprès.
- Comment ça ?
- Allo, je peux lire leurs pensées !
- Et pourquoi feraient-ils ça ?
- Tout simplement parce qu'ils ne comprennent pas pourquoi on intéresse un professeur qui n'a jamais parlé à aucun de ses élèves. En quelques sortes, ils sont jaloux, tu comprends, les vampires ont tendance à être charismatique, beaucoup d'élèves ont essayé de s'en faire au moins un ami, mais sans résultats.
- Donc, qu'il parle aux nouveaux c'est vraiment insupportable ! Pff, les humains sont si… Il n'y a même pas de mots !
- Calmes-toi, on y arrivera ! Tentais-je de l'apaiser. Je pense que ce sera plus facile si on se sépare…
- Quoi ? Il est hors de question que je te quitte !
- Du calme Jake, ce sera juste le temps d'avoir un court moment seul avec monsieur Davis. Je reste dans la salle, et toi tu le suis. Ils vont être si troublés nos chers camarades, que je pense que c'est jouable !
- Non, mais tu ne comprends pas, ils risquent d'en profiter si on se sépare… Il était si adorable avec sa petite grimace si craquante.
- Et par ils, tu veux dire nos camarades masculins je suppose ? Dis-je sarcastique.
- Bon, ok, va pour ton plan ! Acquiesça-t-il à contre cœur. Mais, je reste avec les ados pleins d'hormones et tu coures après Davis !
- Ok, pas de problème ! On va y arriver, j'en suis sûre !
Notre professeur quitta la salle, je laissai donc Jake là, devant les regards interloqués de nos camarades. Aucun ne sembla réagir au fait que je me lançais à la poursuite de notre professeur, c'était plus que ce que j'avais espéré.
- Monsieur Davis. Attendez-moi. Il était déjà au coin du couloir, mais s'arrêta en s'apercevant que c'était moi qui l'appelais. Monsieur, voilà, j'ai une lettre pour vous. Je lui tendis et attendis patiemment.
- Très bien mademoiselle Cullen et quand pourrions-nous organiser cela ?
- Et bien, si mercredi vous convient…
- Très bien, pas besoin d'y réfléchir, je suis trop impatient de rencontrer votre famille. Donc mercredi soir conviendra parfaitement. Je serais à l'adresse indiquée vers 19heures. Cela vous ira ?
- Très bien, mes parents en seront ravis. Bonne journée monsieur Davis.
Je le quittai, fière de moi, mon plan avait marché, pas un seul de nos camarades n'avait assisté à la scène. J'arrivai au niveau de la porte de la salle quand Jacob en sortit.
- J'ai réussi ! Lui murmurai-je à l'oreille.
- Parfait, tu es… C'est parfait !
Il me donna un baiser et me prit par la taille. Voilà, d'ici quelques jours nous en saurions plus sur le mystérieux professeur Davis !
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Et voilà, c'est fini !
Alors ? J'espère que vous avez aimé…
Vivement la lecture de vos reviews…
J'espère ne pas trop vous faire attendre, mais bon, là c'est plus dur que pour ma grand-mère, partir à 50 ans ne devrait pas exister…
A mon papa qui nous manque déjà…
