Hello !

Allé, j'ai laissé les gars en très bonne compagnie, voyons voir combien de temps dure cette alliance... 5 minutes ? 2 heures ? Bon, j'avoue, ca risque de pas durer un max xD

Et see you samedi pour le dernier lot de chapitres de cette histoire !

o.O.o

aerinechan : Hmm c'était amusant de faire avancer le couple sans les faire sortir ensemble aussi : ) (bon ok, y en a qui ont l'air de plus supporter les cases avec Heiji justement à cause de ça mais moi ca m'amuse :p). Oui, j'ai aimé faire un Kogoro 'intelligent' (bon, au max de ses capacités hein^^) qui, avec un tout ptit peu d'effort, arrive enfin à mettre le doigt sur ce gros secret : ) Maa, le bateau est à peine parti, ils n'y sont pas encore en Russie... Mon ptit doigt me dit même qu'ils risquent de pas l'atteindre, la Russie d'ailleurs xD Allé, ca met du piquant, tout serait trop facile pour nos boys sinon :p


Chapitre 25 : Confrontation


Les adolescents suivirent avec précaution l'homme dans les profondeurs du navire. Vu la taille du bateau et avec seulement huit hommes à bord, cela signifiait qu'il n'y avait que peu de gardes dans les couloirs mais en croiser un leur apporterait déjà bien assez d'ennuis, ils devaient faire preuve de prudence.

« - Comment avez-vous trouvé cet endroit au fait ? » demanda Shinichi dans un murmure à l'agent de l'Organisation juste devant lui.

"- Un de ses sous-fifres a préféré mon argent au sien...

- Et vous êtes venu seul ? " insista le détective, toujours suspicieux car il n'arrivait pas vraiment à imaginer un agent en noir faire cavalier seul, pas quand il avait réussi à convaincre l'ensemble de l'Organisation que sa cible devait être tuée.

"- Il s'est décidé assez tard à trahir son employer alors j'ai dû improviser, sinon je n'aurais jamais été en mesure de monter sur ce navire... Chut maintenant, nous y sommes presque » signala Kummel en lui faisant signe de se taire avec la main.

Le groupe posait maintenant le pied sur un escalier menant à une large salle de stockage qui occupait tout le bas de la coque du brise-glace.

Les escaliers étaient coupés en deux par une plate-forme menant à un couloir qui donnait sur une série de portes, les cabines de l'équipage sans doute.

L'homme, par ses gestes, indiqua ces cabines : si Hikari était quelque part dans les parages, elle serait là.

Et en effet, ils entraient à peine dans le couloir que la porte la plus proche s'ouvrit pour dévoiler le visage du médecin.

Sentant qu'il ne pouvait pas faire confiance à Kummel, même avec son engagement comme quoi il ne ferait pas de mal à la femme, le détective aux yeux azurs fit un pas vers elle pour mener la conversation.

« - Rendez-vous, Takaishi. » a-t-il ordonné en sortant son arme pour la pointer vers la jeune fille.

« - Tes parents ne t'ont pas appris à te présenter d'abord quand tu abordes quelqu'un, surtout une dame ? » observa-t-elle, bronchant à peine à la vue de l'arme. "Monsieur... ?

- Mon nom ne vous intéresse pas, c'est insignifiant, vous n'en avez pas l'utilité » rétorqua le Tokyoïte, ne voulant pas se présenter devant Kummel, un des membres de l'association qui était son ennemie.

« - Je crois au contraire que cela pourrait être assez intéressant de le savoir... Kummel. »

Entendant un grognement de douleur, Shinichi fut forcé de jeter un œil derrière lui, craignant le pire, et ce qu'il vit n'eu rien pour le rassurer.

« - Hattori ! » appela le détective de l'Est quand il vit que son ami était maintenant sur ses genoux, le souffle coupé et la main crispée sur ses côtes alors que l'agent de l'Organisation le tenait par les cheveux, une arme à feu collée contre sa tempe.

" – J'imagine que tu feras attention à tes manières maintenant?" sourit Hikari en s'approchant vers lui, confortée dans sa supériorité quand Abe sortit d'une autre cabine, une arme à la main et le même sourire qu'elle sur son visage.

Ils les attendaient, il n'y avait aucun doute là-dessus...

« - Alors, tu vas me répondre ? » recommença-t-elle, maintenant toute proche de lui. "Quoique j'ai déjà ma petite idée sur ce le sujet... Tu travailles avec cet Hattori, ces yeux bleus insolents..." fit le docteur, toujours souriant, ses doigts touchant maintenant son visage. « Kudô Shinichi. »

Le Tokyoïte fit un pas arrière pour s'éloigner de son contact et détourna les yeux, ne voulant pas que son regard le trahisse, sachant qu'elle était plus que douée pour lire le langage corporel de par son métier. Mais il était déjà trop tard.

« - On dirait que j'ai raison ! » rit-elle doucement. "Je vois que tu as réussi à récupérer ton corps assez rapidement, je dois dire je suis très intéressée de savoir comment...

- Vous manipulez Kummel » déclara Shinichi de but en blanc, désireux de changer de sujet.

"- Oui... Il commençait à être du genre harceleur alors je lui ai fait croire que l'un de mes hommes m'avait trahie et lui ai dit où me trouver... Il avait une expression plus que surprise tout à l'heure quand il m'a vue, non pas seule, mais aussi accompagnée de quelques-uns de mes hommes. Mais bon, je savais qu'il pourrait m'être d'une certaine utilité alors je ne l'ai pas tué...

- Vous nous attendiez... ? " demanda Heiji maintenant qu'il était capable de respirer de nouveau malgré sa position inconfortable.

« - Maa, je m'attendais à quelques visiteurs... Quand Abe m'a expliqué ce qui s'est passé à l'hôpital, cela ressemblait assez à une diversion, les chances d'avoir des petites souris à l'arrière de son hélicoptère étaient assez élevées... » expliqua Takaishi, toujours souriante, sûre d'elle-même et de son raisonnement. "Donc j'ai ordonné à Kummel de se cacher à l'arrière du navire et j'ai laissé la zone volontairement sans réelle surveillance. Il y avait de bonnes chances que tout hôte indésirable pense que ce serait l'endroit le plus sûr pour se cacher... Kummel avait comme ordre de l'aider, par tous les moyens, et de l'amener ici.

- J'arrive pas à y croire... " refusa d'accepter l'Osakien, secouant la tête en signe d'incrédulité. Cette femme était si...

« - Tu devrais t'habituer au fait que je suis plus maline que toi, Hattori, ce n'est pas la première fois que je me joue de toi... » souligna le médecin avec une expression arrogante.

« - Espèce de fout... »

L'insulte de l'adolescent à la peau sombre resta coincée dans sa gorge quand Kummel tira ses cheveux plus fort, sentant qu'il voulait bouger.

"- Mais ce sera la dernière fois..." conclut Hikari, son sourire disparaissant pour laisser son visage impassible en dehors de ses yeux froids. « Ton ami m'amuse toujours mais toi, plus vraiment... Kummel. »

Shinichi était resté calme et immobile jusqu'à présent mais il n'allait pas rester inactif alors qu'ils voulaient tuer son meilleur ami !

Il tourna rapidement sur lui-même et appuya sur la gâchette de son arme après l'avoir orientée vers l'agent de l'Organisation. Le Tokyoïte s'attendait que quelque chose arrive, mais ce qui se produisit réellement n'était vraiment pas ce qu'il attendait : son arme fit comme exploser dans ses mains dans un nuage de fumée blanche, lui provoquant une quinte de toux, le métal brûlant ses mains et la fumée brûlant ses poumons.

"Elle avait même prévu ça..." siffla-t-il alors qu'il serrait ses dents pour contrôler la douleur, comprenant désormais pourquoi l'homme avait été si rapide à leur donner une arme à feu, rien de surprenant vu qu'elle était piégée...

Mais la petite explosion avait été suffisante pour distraite tout le monde et le criminel semblait assez désorienté alors Shinichi lui sauta dessus comme il put pour libérer Heiji, frappant à moitié l'homme alors que son poids les envoyait tous deux au sol.

Il était en train de le finir d'un coup de poing dans le visage quand il entendit la voix d'Hikari.

« - Tue juste celui à la peau foncée, Abe! » ordonnait-elle alors que son complice avait probablement sorti son arme.

« - Je ne peux pas garantir une précision exceptionnelle dans ce brouillard, Madame... » répliqua-t-il avec une voix que moitié énervée, moitié ironique.

Profitant du fait que la fumée ne semblait pas vouloir se dissiper trop vite, l'adolescent aux yeux azurs se précipita vers son ami et commençait à l'aider à se remettre sur ses pieds quand il sentit que ses propres jambes vacillaient sous son poids.

" - Merci... Oy, Kudô ! " demanda l'Osakien avec inquiétude quand il sentit qu'il soutenait désormais plus Shinichi que l'inverse.

« - C'est cette fumée... Je parie qu'il y avait un somnifère dans cette poudre..." réussit à articuler le Tokyoïte malgré la faiblesse qui s'emparait de lui. Il tourna la tête pour regarder le détective de l'Ouest et plongea son regard dans le sien. " Laisse-moi et file...

- Et puis quoi encore... " refusa le tanné avec des yeux blasés, incapable de croire que son ami ait ne serait-ce que proposer cette idée.

« - C'est pas moi qu'ils veulent tuer, baka! » rétorqua le détective aux yeux azurs, mettant autant de force qu'il le put dans sa voix et dans ses bras quand il poussa Heiji vers l'escalier.

L'autre adolescent le regardait encore avec surprise : s'enfuir en laissant un ami derrière lui dans la vague possibilité qu'il puisse revenir plus tard n'avait jamais été sa philosophie...

Mais le brouillard commençait à s'estomper et une première balle frôla sa joue, sous le regard paniqué de Shinichi.

« - Hattori, maintenant! » ordonna-t-il une fois de plus, malgré le fait que sa voix ne ressemblait plus qu'à un chuchotement.

Il venait de mordre sa lèvre inférieure pour rester éveillé, mais ses yeux étaient trop pressés de se refermer, il avait retardé sa perte de conscience d'à peine une poignée de secondes.

« - Raaah, 'tain ! Je vais revenir, t'as intérêt à rester en vie!" cria l'Osakien, de la rage dans la voix, avant de le lâcher et de filer vers les escaliers, zigzaguant comme qu'il put pour éviter les balles, plus précises à chaque seconde.

« - Rattrape-le et tue-le ! » ordonna Hikari à Abe, sa colère visible sur son visage.

Le Tokyoïte se mit autant que possible dans les pattes de l'homme, bloquant sa ligne de mire avec son corps pour que l'homme ne soit pas en mesure de faire feu mais cela ne dura guère longtemps : incapable de résister un instant de plus, il dériva vers l'inconscience.

o.O.o

Heiji ferma les yeux avec frustration quand il entendit un bruit sourd derrière lui, sans doute le bruit de son ami qui tombait sur le sol, mais n'osa pas se tourner pour le regarder, il savait qu'il ne pourrait pas s'empêcher de courir vers lui s'il le voyait inconscient sur le sol.

Une balle lui griffant profondément l'épaule lui rappela qu'il avait ses propres problèmes à régler. Abe était toujours plutôt sur le haut de l'escalier mais son passé comme un mercenaire était clairement visible vu comment il était précis avec une arme à feu.

Poussant son corps dans ses limites, le tanné courut tout droit vers la zone de stockage qu'ils avaient vue d'en haut et fit de son mieux pour s'enfoncer profondément dans ce dédale de caisses. Il s'arrêta un instant quand il estima qu'il était assez loin, essayant de reprendre son souffle, ses yeux regardant par réflexe les étiquettes sur les cartons en face de lui.

"Des médocs... J'imagine qu'on sait comment elle les exporte de Russie maintenant... " conclut-il, heureux d'avoir cette information mais il n'était pas sa priorité du moment. Malgré tout, à y regarder de plus près, le nom des molécules fit apparaître un sourire sur son visage... "Diazépam ? Clairement, j'en connais un ou deux ici qui auraient besoin de se relaxer... "

Déchirant rapidement le carton devant lui, il empocha autant de boîtes que possible avant de se remettre à se déplacer, ne voulant pas rester immobile trop longtemps malgré sa fatigue, pas avec un tueur en cavale dans l'entrepôt.

L'Osakien se dirigea vers un côté de la salle de stockage, essayant de ne pas penser à son meilleur ami, sachant qu'il ne pouvait pas se le permettre, cela le perturberait trop dans sa tâche. Une fois qu'il eut finalement atteint la coque, il s'arrêta une fois de plus et mit son mouchoir sur le sol pour écraser quelques cachets dedans avec sa chaussure, essayant d'obtenir une poudre assez fine pour son adversaire puisse l'inhaler.

"Espérons que ça sera toujours aussi efficace comme ça..." pria-t-il, pas absolument sûr que ce type de médicaments fonctionnerait via les poumons et conscient que cela pourrait affecter le laps de temps nécessaire pour qu'ils agissent...

Le tanné empochait sa précieuse cargaison lorsqu'un bruit discret lui indiqua qu'il n'était plus seul dans la zone. Essayant de faire le moins de bruit possible, il grippa sur une pile de caisses en attendant qu'Abe passe à proximité de lui.

Et ce ne fut guère long : à peine quelques instants plus tard, l'ancien mercenaire était juste dans le passage au-dessous de lui, ne remarquant pas l'adolescent à quelques dizaines de centimètres de sa tête.

Profitant de l'occasion qui lui était offerte, Heiji bondit de sa cachette et se jeta sur l'homme, envoyant son arme loin par le choc. Voyant que le criminel avait le souffle coupé car il lui avait atterri sur le ventre, l'Osakien sortit son mouchoir et lui souffla tout dans le visage quand il vit qu'il reprenait sa respiration.

En dehors de la toux qu'elle avait provoquée, la poudre de comprimé n'eut pas d'autre effet visible et cela ne fut pas pour rassurer le détective aux yeux verts quand il le remarqua. Rapidement, il essaya de s'éloigner de l'homme, mais une main forte l'agrippa par le col et l'envoya au sol, les doigts serrés autour de sa gorge.

Voyant ce qui restait des bandages de l'adolescent à la peau foncée car il ne portait que sa veste, Abe sourit et commença à frapper la zone déjà blessée.

Le détective de l'Ouest se débattit comme il le put mais chaque coup rendait sa vision de plus en plus floue, amenant un goût métallique dans sa bouche. Il commençait à perdre conscience quand tout à coup les yeux de son adversaire roulèrent vers l'intérieur de son crâne et il s'affaissa sur le sol tout près de lui.

Ses ronflements étaient assez sonores pour rassurer Heiji sur le fait que l'homme était clairement HS pour un certain temps, ce qui lui permit de respirer un peu, le dos sur le sol, n'osant pas encore se déplacer, fermant ses yeux avec soulagement.

Mais sa pause s'avéra de courte durée car l'Osakien, sentant qu'il commençait à s'assoupir, se força à bouger. Il ne pouvait pas dormir là, sur le sol, alors que son meilleur ami était dans les mains de cette Takaishi, prisonnier dans un navire rempli uniquement de personnes hostiles.

En utilisant les caisses proches de lui comme support pour se lever, le détective regarda rapidement autour de lui et vit ce qu'il recherchait : le pistolet d'Abe. Tentant d'ignorer les pics de douleur que tous ses mouvements envoyaient dans ses côtes blessées, il se plia pour le récupérer.

"Tiens le coup un tout petit peu longtemps, j'arrive, Kudô." promit-il avec un visage déterminé en coinçant l'arme dans son dos dans la ceinture de son pantalon.