Coucou tout le monde ! :D Comme promis, voici le chapitre 25 ! Pour info, je pars vendredi soir et je reviens le dimanche suivant au soir. En gros : j'essayerai d'écrire pendant mes vacances pour que vous aillez un beau grand chapitre ! 3 Par contre, je ne sais pas si je saurai poster le chapitre suivant dès mon retour ^^'' (pas frapper !) Bref, on verra ! (Au fait, je ne sais pas si vous êtes au courant mais… Le héros du film « Pompéi » (génial soit dit en passant) s'appelle… Milo ! *O* Rien qu'avec ça, ils avaient gagné une fan XD (en plus, l'acteur c'est celui qui fait Jon Snow dans « Game of Thrones » : beau gosse en vue… *µ*)
Qwan'Hei : Haha ! XD Le suspense est l'arme des auteurs sadiques ! :D Evidemment que ce sont les champignons ! D Vous aurez bientôt la réponse X) Courage ! (Shaka power !) A la base, j'avais décidé qu'Aphro serait le méchant principal mais… J'ai changé d'avis ! :3 (Je sais pas pourquoi mais pour moi, Aphrodite c'est d'office un espèce d'hystérique éfféminé O.O) Pauvre Hyoga… Il m'énerve en général mais j'ai décidé de le rendre un peu plus attachant ) Courage courage ! Et encore merci pour ta fidélité ! Gros bisous et à après les vacances ^^
Nahieah : :( Méchant Aphro' ! Méchant ! Que veux-tu, Milo est une vraie bourrique ! ) Mais il se décide enfin à obéir ! ^^ Enfin ! Il n'est jamais trop tard XD Allez, à bientôt ! Et encore merci ! 3
HayliaMani : XD Noon ! Ne te suicide pas ! La vie est déjà trop courte ! (J'adore Winnie l'ourson moi ! :D « Tout petit, tout doux, tout rond et tout mignon… » Bon j'arrête X)) Milo, pour une fois, obéi à Shaka X) Evidemment le jour où il aurait peut-être mieux fait de ne pas le faire -_-'' cruel destin ! Pauvre Camus : l'éducation qu'il a mit tellement de temps à façonner réduite à néant !
Pour ce qui est de Mû et Kanon : ils arrivent ) Et pour Shaka… Surprise )
Et oui, hélas, je ne saurai pas poster dimanche :'( et ça m'attriste ! J'aimais bien nos rendez-vous moi XD Mais courage, je serai vite revenue ! 3 Sur ce, à la prochaine ! (
(Ps : google traduction est mon ami mais… Pas trop XD (la traduction ne ressemble à rien) Je suppose que je peux me permettre de répondre « Arigato » vu le peu d'infos données par internet X))
Leia26 : Merci beaucoup ! ^/^3
Aller, sur ce, je vous laisse ! Gros bisous et à très vite !
Mû dormait du sommeil du juste lorsqu'un bruit lui fit ouvrir les yeux. D'abord légèrement engourdi, le jeune homme aux cheveux mauves se redressa à demi, prenant appui sur son coude. Il cligna des yeux, tendit l'oreille et se rallongea avec un soupir. Il sourit et repoussa délicatement une mèche de cheveu noir qui barrait le front clair de sa bien-aimée. Elsa sourit dans son sommeil et Mû déposa un baiser furtif sur ses lèvres. Puis il se redressa légèrement pour recouvrir les épaules de la jeune femme avant de fermer les yeux en…
-Crr
Mû rouvrit promptement les yeux, le cœur battant : cette fois il en était sur, il avait bien entendu un bruit !
Il se redressa en position assise et tendit l'oreille, le corps en alerte. Lorsque le bruit se répéta, il comprit qu'il venait d'en bas. De la salle à manger.
Mû déglutit et serra les dents. Il se glissa hors de son lit et se leva aussi discrètement que possible pour ne pas réveiller Elsa. Le jeune homme aux yeux de jade enfila une chemise et ouvrit la porte de leur chambre. Jetant un coup d'œil dans le couloir, il fronça les sourcils lorsqu'il aperçu une faible source de lumière émaner de l'étage en dessous. Mû entendit un bruissement et il se tourna vivement vers sa droite, la main en avant comme son professeur d'arts martiaux lui avait apprit. Il esquissa un sourire attendri lorsqu'il aperçu une petite silhouette se détacher sur le blanc du mur et il souffla :
-Kiki : qu'est-ce tu fais debout ?
Demanda-t-il se s'accroupissant. L'enfant se frotta les yeux et se rapprochant en trottinant pour finalement se jeter dans les bras de son grand-frère :
-J'ai entendu un bruit en bas… Et j'ai voulu venir près de toi.
Mû sourit et passa une main apaisante dans la tignasse rousse de son petit frère :
-Prends ta couette et ton oreiller et va te coucher dans notre lit : j'arrive.
-Tu vas où ?
S'étonna Kiki en écarquillant ses grands verts. Û hésita puis sourit :
-Je vais aller boire un verre d'eau. Je t'en ramène un ?
Kiki le serra contre lui en soupirant :
-Merci mon grand-frère d'amour que j'aime de tout mon cœur !
Le jeune homme aux cheveux lilas sourit et serra son frère contre lui, remerciant encore le Seigneur de les avoir épargnés et de…
Une petite voix lui chatouilla soudain l'oreille :
-Et est-ce que je pourrais aussi avoir un petit biscuit au chocolat ?
Mû ouvrit les yeux et esquissa un sourire rusé :
-Killian ?
-Oui mon grand frère adoré ?
Mû rit doucement et ébouriffa les cheveux de son cadet :
-Sacré chenapan va ! Allez, va pour cette fois ! Va vite te coucher, j'arrive.
Kiki sourit jusqu'à ses deux oreilles et s'en fut en trottinant vers sa chambre. Le jeune homme aux yeux de jade se leva et cessa de sourire. Fronçant les sourcils, il descendit silencieusement les escaliers.
Comme il s'en doutait, la lumière provenait de la salle à manger. Une douce lumière chaude et lumineuse, semblant parsemer la pièce de poussière scintillante. Une lumière surnaturelle. Et il était sûr et certain d'avoir éteint la bougie.
Mû s'adossa contre le mur et ferma les yeux, se concentrant sur sa respiration : il y eut un bruit de tasse que l'on déplace et il frissonna. Enfin, il déglutit et passa la porte, mains tendues :
-Pas un geste !
S'écria-t-il. Il s'arrêta immédiatement, ébahi, lorsque la personne qui se trouvait dans sa salle à manger se retourna lentement vers lui et lui offrit un sourire lumineux :
-Bonsoir Mû. Comment vas-tu ?
Le jeune homme écarquilla des yeux ébahis lorsqu'il se rendit compte que la lumière semblait émaner de l'homme. Mû ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois de suite, le doigt pointé sur l'inconnu qui :
-Que… Qu'est-ce que vous faîtes chez moi ?! Et qui êtes-vous ?!
L'homme esquissa un sourire et porta une tasse (de thé à la menthe ?!) à ses lèvres :
-Mon nom ne t'apportera rien si ce n'est le trouble. Et puis, ce n'est pas si important que ça.
Mû tiqua et désigna la tasse (Sa tasse !) du doigt :
-Est-ce que vous vous êtes servi une tasse de thé ?!
-En effet : tu es très observateur. Délicieux, soit dit en passant.
Sourit l'homme. Etrangement, Mû ne se sentit pas en danger un seul instant. Dès qu'il avait vu cet homme, il avait soudain été envahi par une vague de plénitude et il s'était senti…
Léger…
Il esquissa un sourire et désigna une armoire :
-Avec une madeleine c'est encore meilleur.
L'homme sourit, semblant amusé par le sens de la répartie et de l'adaptation de son hôte (forcé) :
-Avec plaisir.
Il posa un regard sur l'armoire qui s'ouvrit et dont s'échappa un petit biscuit rond. Mû en resta bouche-bée et il balbutia :
-Mais ! Mais ! Mais !
-Hm, tu as raison : ça lui donne un peu de douceur…
-Mais !
-Oui ? Tu as une question ?
-Mais ! Que ?! Comment ?! Vous ?!
S'énerva le pauvre Mû en agitant les mains, complètement perdu. L'homme posa sa main devant ses lèvres pour dissimuler un petit rire :
-Allons, calme-toi ! Ce n'est rien de si impressionnant.
Mû serra les poings, plus du tout amusé par cette situation plus que dérangeante :
-Je me vois dans l'obligation de vous demander de quitter les lieux. Vous êtes ici chez moi et je ne me rappelle pas vous avoir invité alors je…
-Saga est en danger.
Mû écarquilla des yeux horrifiés :
-Comment ?
L'homme avala une gorgée de thé et continua :
-Ton rêve de vengeance exaucé, revoir ton frère adoptif, retrouver cette maison que tu chérissais tant,… Je t'offre tout cela sur un plateau, ce soir. Il te suffit de te rendre à l'instant dans ton ancienne demeure, armé et déterminé.
Le jeune homme aux cheveux mauves tituba et se rattrapa en s'appuyant sur le mur, portant une main à son front :
-C'est… C'est insensé… Comment pouvez-vous le savoir ?
L'homme sourit, les yeux étrangement fermés :
-Je le sais. C'est tout.
Mû balbutia :
-Mais… Comment ?... Comment conaissez-vous mon nom ? Comment et pourquoi êtes vous entré par effraction chez moi et comment pouvez-vous faire… Ces… Ces choses ?!
L'homme sourit et avala la dernière gorgée de thé, semblant soudain devenir poussière :
-Merci pour le thé : c'était délicieux. Oh et Mû ?
Le jeune homme écarquilla les yeux et tendit la main :
-Attendez ! Ne partez pas !
-N'oublie pas le verre et le biscuit pour ton frère.
Sourit l'homme avant de disparaître, plongeant la pièce dans le noir. Mû resta silencieux un instant avant de serrer les poings et de se tourner vers un petit coffre. Il l'ouvrit et en sortit une courte dague effilée. Il ne doutait pas : cet homme n'avait aucune raison de lui mentir et puis, dès qu'il avait pénétré dans la pièce, Mû s'était senti infiniment bien. Il ne doutait pas de cet étrange personnage aux pouvoirs si mystérieux.
Il attrapa vite ses vêtements (qu'il avait laissé près du feu par chance), les enfila, enroula son long foulard rouge autour de son cou, rangea la dague dans sa ceinture et… Jeta un œil intrigué derrière lui : sur la table, trônaient un gobelet rempli d'eau ainsi qu'un petit biscuit nappé de chocolat…
$s$s$s$
-Debout !
Camus entrouvrit difficilement un œil, l'autre étant trop gonflé pour réagir. Il lui fallut un moment pour comprendre où il était : il avait perdu connaissance lorsqu'Aphrodite et ses comparses les avaient traînés hors du salon et il avait vaguement eu conscience d'avoir été transporté. Néanmoins, il faisait un noir d'encre dans la pièce et il ne parvenait pas à voir autour de lui.
Le Français s'humecta les lèvres et grimaça lorsqu'il se rendit compte que sa lèvre inférieur était méchamment ouverte : sans doute s'était-elle fendue sous les coups… Un coup dans la chaise où il était ligoté le fit grogner de douleur et il se redressa :
-Où suis-je ? (Il se dressa plus sur sa chaise et gronda) Où sont les enfants ?!
-Silence ! (Clama une voix face à lui) Tu n'as d'ordre à donner à personne, traître.
Camus fronça les sourcils et il sursauta lorsqu'une main se posa sur son épaule, furtive :
-Reste calme mon chou : Il n'est pas de très bonne humeur.
Camus se tourna vers la gauche, se tordant douloureusement la nuque pour tenter d'apercevoir celui qui venait de parler :
-Aphrodite…
Souffla-t-il en tremblant de rage. Le jeune homme aux cheveux bleus pouffa :
-He bien : il semblerait que ta mémoire ne te fasse pas encore défaut !
Comme il se penchait, la voix gronda :
-Laisse-nous Aphrodite : nous avons à parler.
Le jeune homme fit la moue :
-Mais j'ai envie d'écouter moi !
-Dehors !
Aphrodite pouffa devant l'agacement perceptible de son employeur et s'en fut en sautillant presque. Un bruit de porte de porte qui s'ouvre. Qui se referme. Camus se tourna devant lui et se dressa fièrement sur sa chaise :
-Qui êtes-vous ? Et que me voulez-vous ? Je vous préviens : si je disparais sans laisser de traces, on s'en inquiétera.
Il y eut un craquement et une allumette éclaira faiblement la pièce, allumant un cigare et éclairant faiblement un visage. Camus tenta de garder un visage neutre lorsque la voix de l'homme répondit, un sourire dans la voix :
-Je suis ton pire cauchemar, traître d'hérétique.
L'homme se pencha et s'appuya sur la table en grondant :
-Et si tu es ici, c'est parce que tu as pactisé avec le démon et que tu dois être châtié.
Camus déglutit et toussa lorsqu'un nuage de fumée de cigare l'aveugla et lui chatouilla la gorge. Les yeux rougis, il gronda entre deux quintes de toux :
-Je ne comprends rien à ce que vous racontez ! Je ne suis coupable de rien ! Et je n'ai pas pactisé avec un quelconque démon ! Pourquoi donc pensez-vous ça ?!
Il se tut et glapit presque lorsque la main gantée de cuir de l'homme l'agrippa violemment à la gorge. Camus ne put même pas tenter de déserrer la poigne de fer de son geôlier et il ne put se débattre lorsqu'il feula :
-Tu mens et c'est là ton second péché : tu as pactisé avec un criminel. Un voleur et un assassin par-dessus le marché !
Camus déglutit et inspira profondément lorsque l'homme le relâcha. Il souffla et sentit un long filet de sueur froide rouler le long de son dos. Comme il ouvrait la bouche pour parler et défendre sa cause, son geôlier susurra :
-Néanmoins : sache que si tu nous dis où le trouver, nous te relâcherons ainsi que tes enfants.
Camus se redressa :
-Les enf… Où sont-ils ?! (s'écria-t-il soudain) Qu'avez-vous fait d'eux ?!
-Si tu nous dis où trouver le Scorpion, la réponse te sera donnée immédiatement et tu seras relâché sur le champ. Sain et sauf. Tu as tout à y gagner Camus.
-Mais puisque je vous dit que je ne comprends rien ! Je ne sais pas qui est le « Scorpion » ! Tout ce que je veux, c'est rentrer chez moi avec les enfants !
La gifle projeta sa tête sur la gauche avec violence, manquant presque de le faire tomber :
-Je te repose la question : « Où est le Scorpion » ?
Camus ne répondit pas, gardant résolument la tête haute et les lèvres pincées. L'homme sembla presque amusé :
-Bien. Si c'est la voie que tu choisis d'arpenter… Je tâcherai de réaliser ton souhait jusqu'à ce que tu te décides à parler.
Il leva la main et Camus sentit du sang gicler hors de ses lèvres pourtant fermées. Il ferma les yeux et s'empêcha formellement de crier.
Il n'offrirait pas un seul cri, pas un seul mot à ce malade.
Lorsque l'homme éclata d'un rire de fou, il rouvrit les yeux et balbutia :
-Mais… Vous…
-J'aime ta façon de résister Camus ! C'est à la foi courageux et ridicule ! Ca me plaît !
La lumière se fit soudain dans les yeux du Français et il pâlit, la lèvre et le visage en sang :
-Vous êtes…
L'homme ricana et secoua son cigare. La mince lumière qui éclairait la pièce disparut et Camus fut plongé dans le noir.
-Non…
Non loin, allongés dans une cellule noire et humide, Hyoga et Isaak se serrèrent en tremblant l'un contre l'autre lorsqu'un hurlement de douleur déchira l'obscurité de leur cachot…
$s$s$s$
-Señor Dragon.
Kanon répondit par un grognement et s'emballa dans sa couverture en grommelant vaguement :
-*Mgrbll* Quoi ?!
-Un homme vous demande Señor. Et il insiste.
Kanon soupira, bien déterminé à ne pas bouger de son lit :
-Est-ce trop demandé que de laisser les honnêtes citoyens dormir paisiblement ?! Remballe-le ! Et utilise la force s'il le faut !
-Mais Señor… (Balbutia le garde de l'autre côté de la porte)
-Et gare à toi si tu reviens m'emmerder ! Je suis vraiment pas d'humeur !
-Si Señor !
Le garde s'éloigna d'un pas pressé et Kanon remonta la couverture jusqu'à son menton en grommelant :
-Hmpf… Quel crétin ! Il sait pourtant très bien que le sommeil est sacré ! Abruti ! Quelle idée de venir me réveiller pour une connerie pareille ?!
S'énervant tout seul, Kanon trouva qu'il faisait soudain une chaleur insupportable dans la chambre. Sans ouvrir les yeux pour autant, il repoussa sa couverture d'un coup de pied rageur et se tourna vers la droite, les sourcils froncés. Il gronda et se retourna bruyamment sur le dos, puis sur la gauche, sur le ventre. Kanon serra les poings et se roula en boule :
-Putain de merde ! Impossible de se rendormir bien sûr ! Bordel, ce mec il va entendre parler de moi si je le retr…
-Heu… Señor Dragon ?...
Kanon tiqua et enfouit sa tête sous son oreiller, gémissant d'abord puis en grondant, au bord de la crise de nerf :
-QUOI ENCORE ?!
Il entendit un bruit de chute et il ne put s'empêcher de ricaner en imaginant ce lourdeau de garde affalé sur son séant :
-C'est… C'est cet homme Señor ! Il refuse de partir et… Et…
-Et quoi ?! Bordel, parle !
-Il a dit que ça concernait votre frère…
Kanon ouvrit brusquement les yeux et se redressa d'un bond,… Avant de se laisser retomber assis sur son lit, la main perdue dans ses cheveux en broussaille :
-Mon frère tu dis ?
-Si Señor.
Kanon se leva, étouffa un bâillement et enfila un pantalon correct :
-Et qu'est-ce qu'il dit d'autre ?
-Rien Señor. Il a juste dit que vous comprendriez la gravité de la situation.
Le jeune homme aux cheveux azurs grogna et enfila une chemise propre avant de plonger dans ses bottines :
-Fais-le entrer.
-Si Señor !
Et le garde s'éloigna. Kanon bâilla et se laissa tomber sur une chaise. Il croisa ses pieds sur la table et déboucha une bouteille de cognac avec les dents, cracha le bouchon au loin et porta le goulot à sa bouche. Buvant avidement, il réfléchissait à qui pouvait venir le voir de la sorte et surtout pourquoi ! Comme il se torturait le cerveau (fatigué !), on frappa à la porte et il gronda :
-Fais-le entrer !
La lourde porte s'ouvrit sur le garde, accompagné d'un homme qui…
Kanon s'étrangla avec sa gorgée de cognac en le reconnaissant et il se leva d'un bond :
-Vous ?!
L'homme aux longs cheveux blonds esquissa un sourire :
-Navré de te réveiller de si bonne heure Kanon.
Le jeune homme aux cheveux azurs hésita puis congédia le garde d'un mouvement de main :
-Laisse-nous.
-Si Señor.
Le garde s'inclina et s'en fut, refermant la porte derrière lui. Kanon attendit un moment, fixant cet étranger avec un mélange de suspicion, de respect et de crainte. Après un moment, il désigna une chaise libre de la main :
-Bon ben : asseyez-vous.
-Nul besoin, je te remercie : le message que j'ai à te faire passer est assez court.
-Ok. Grouillez-vous parce que je suis crevé et sur les nerfs !
Shaka sourit :
-Ton frère est en danger.
-Et ?
-Comment ça « Et » ? (s'effara l'homme) C'est donc là l'unique réaction face au danger que cours Saga ?
Kanon ricana et se laissa tomber mollement sur sa chaise :
-Ecoutez : entre Saga et moi,… C'est un peu mort. Vous comprenez ? Il a failli me tuer cet enfoiré. Hors de question que je vole à son secours, qu'il se jette à mon cou en pleurant à quel point il est heureux de me savoir en vie, qu'on se réconcilie et ce genre de conneries. Vu ? Je n'irai pas l'aider. Qu'il crève, ça lui fera les pieds !
-Oh mais je ne te demande pas d'aller le sauver Kanon.
Le jeune homme aux cheveux azurs tiqua :
-Que voulez-vous dire ?
-N'est-ce pas ton plus grand rêve que de voir ton frère mourir de tes propres mains ? N'as-tu pas une vengeance à accomplir ?
Kanon se leva lentement :
-Attendez une seconde : vous venez me chercher pour me dire que mon frère est en danger et vous me motivez à aller le tuer ?! Ca n'a aucun sens car si le danger qui le guette est…
Souffla-t-il, de peur de comprendre. Shaka souffla, dissimulant une sorte de petit rire amusé :
-Ce n'est pas toi. Mais si tu ne veux pas que quelqu'un de mal intentionné de vole cette joie : tu ferais mieux de te dépêcher…
L'homme sourit et disparut, laissant Kanon complètement désemparé. Le jeune homme hésita puis s'appuya contre la table, la tête entre la main :
-Me… Voler ma joie?...
Un sourire pervers et carnassier étira ses lèvres et il ne put s'empêcher de ricaner :
-Jamais ! Si quelqu'un doit tuer Saga, c'est moi et personne d'autre !
Il s'enroula vite fait dans une longue cape sombre, attrapa un révolver et une épée et sortit, sans pouvoir s'arrêter de sourire :
-J'arrive Saga…
J'espère que ça vous a plu ! ) Review ?
Gros bisous et à bientôt ! 3 3
