Merci pour vos reviews et joyeux Noël tous.
Je ne sais pas quand je pourrai publier le prochain chapitre car je déménage juste après noël. Tout dépendra de la vitesse à laquelle je récupère internet, ce qui a l'air sacrément mal barré pour l'instant. (Une légère envie de frapper les trois personnes toutes plus incompétentes les unes que les autres que j'ai eu au téléphone…)
Du coup au cas où, je vous souhaite aussi bonne année, bonne santé et tout ce qui va avec !
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Chapitre 24 : Attaque à Poudlard
Quelques jours plus tard, Sirius Black attaquait la porte de Griffondor en déchirant le portrait de la grosse dame. Malgré leur arrivée rapide, les professeurs n'avaient pu le rattraper. Pire, personne ne l'avait même aperçu. Seule la grosse dame était témoin, et elle en était pour le moment traumatisée.
« $ Harry ? $ » L'approcha Keirey le lendemain matin.
« $ Oui ? Qu'est ce qu'il y a ? $ »
« $ L'intrus. J'ai bien senti son odeur. S'il revient dans le coin, je serais capable de le retrouver.$ » Lui appris le couatl.
« $ C'est vrai ?! C'est génial. Si jamais tu le sens n'importe où, préviens moi ou Mat immédiatement ! $ » Lui lança le brun avec espoir.
Le traitre ne savait pas à qui il s'attaquait. Mais s'il continuait comme ça, il allait bientôt l'apprendre. A ses dépends.
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Le premier match de Quidditch, Griffondor contre Poufsouffle devait avoir lieu aujourd'hui. N'importe quel autre jour, il n'y aurait probablement eu personne dehors par un temps pareil, mais pour le plus grand sport sorcier (et un des seuls d'ailleurs) personne ne manquait. La tempête se déchainait, mais chaque joueur était prêt.
« Et souvenez-vous, rappelez-vous les entrainements ! Le temps n'a aucune importance ! » Les motiva Dubois. « Harry, trouve le vif le plus rapidement possible. Les autres, marquer des points. Aller on y va ! »
Et après le salut réglementaire, chacun décolla. Au moins, les matchs contre les blaireaux étaient fairplay. Combattre des Serpentards par ce temps aurait été un véritable enfer. Tenir sur son balai et résister aux bourrasques demandaient bien assez d'énergie aux joueurs, sans en plus devoir parer des coups tordus. Malgré leur passion, tous les joueurs n'avaient qu'une envie, que le match se finisse rapidement et qu'ils puissent aller se réchauffer dans leur salle commune.
Harry essayait de voler en cercle à la recherche de la petite balle dorée. Mais par un temps pareil, il ne voyait quasiment rien, alors un vif d'or… Soudain, alors qu'il apercevait un éclair doré à la périphérie de sa vision, un froid intense s'empara de lui.
Il reconnu instantanément cette sensation, accompagnée des hurlements de sa mère priant pour que Matteo soit épargné, et le mur de flammes s'éleva dans son esprit. Mais une partie de sa concentration devait restée sur son vol, et sa protection ne suffisait pas. Alors qu'il se sentait près de tomber dans les pommes, des pics de glace se rajoutèrent à son mur flamboyant, le stabilisant au lieu de l'affaiblir comme de la glace l'aurait normalement fait avec son élément contraire. Il reconnu sans mal la présence de Mat, et grâce à lui, put atterrir en catastrophe, mais indemne. Là seulement, il se permit de s'écrouler à genoux.
Des l'arrivée des créatures noires, Dumbledore avait sorti sa baguette, et avait réussi à les faire fuir. Il fut rapidement au chevet du jeune Griffondor avec une barre chocolatée.
Harry lui assura pouvoir remonter sur son balai, et le match repris. Mais ce dernier était laborieux. Le temps était toujours contre eux, et les joueurs étaient démotivés par l'interruption des détraqueurs. Personne ne pouvait dire si le froid qu'ils ressentaient était plus mental ou physique à cause de la pluie. Mais enfin, le brun attrapa le vif de justesse, s'étalant presque en atterrissant, pressé de quitter les lieux. Matteo était d'ailleurs quasiment dans le même, surtout après avoir aidé son frère.
Les félicitations se firent bien à l'abri, et les Griffondors firent la fête une partie de la nuit.
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Dès le lendemain, les jumeaux se mirent d'accord. Ils devaient voir le professeur Lupin pour apprendre à se défendre contre ces choses. Même combinées, leurs forces étaient insuffisantes pour leur faire face. Harry avait pu atterrir, mais si le directeur n'avait pas été là à temps, cela aurait été une catastrophe. Remus Lupin accepta finalement de leur donner des cours particuliers sur le patronus.
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Lors de la sortie à Pré au Lard, les événements se précipitèrent. Les jumeaux se trouvaient seuls avec leurs familiers dans leurs vêtements. Ils avaient laissé Hermione, Neville, Ron, Kassy, Luna et Ginny ensembles. Les trois jeunes filles étaient amies depuis le début de l'année, et formaient un trio soudé. Ron accompagnait Neville comme ça lui arrivait parfois. Les deux garçons de Griffondor s'entendaient bien, et s'étaient encore un peu rapprochés depuis l'arrivée d'Harry dans le dortoir.
Mais les frères avaient envie de passer un peu de temps tous les deux. Ils n'étaient pas dans le même dortoir, et n'avaient pas toujours cours ensembles même si leurs options étaient les mêmes. Ils voulaient donc en profiter un peu.
Quand soudain, Keirey sortit la tête du manteau du brun, sa langue goutant l'air.
« $ Son odeur est là.$ » Leur apprit-il.
Les jumeaux se regardèrent, se comprenant instantanément. Ils ne pouvaient pas manquer cette opportunité. Personne ne serait blessé à cause d'eux et du fou furieux qui les suivait. La grosse dame suffisait.
« $ Guide nous.$ » Siffla doucement Harry.
Ils s'éloignèrent du chemin, et se rapprochèrent de la cabane hurlante, suivant les instructions du couatl.
« Par où on rentre ? » Chuchota le brun.
Matteo fit le tour de la construction, et aidé de Scyllan, il trouva un passage. « Par là, regarde. »
Les jumeaux finirent par pénétrer dans la cabane, et se retrouvèrent immédiatement face à Sirius Black. Ce dernier, surpris, repris vite ses esprits, et s'apprêtait à bondir sur eux quand un cobra noir se dressa face à lui.
Son regard passa du serpent aux jumeaux, et ces derniers le virent prendre une décision.
« Harry ! Matteo ! Ce serpent n'est pas normal, fuyez ! Faites moi confiance, je vous expliquerais après ! »
Sa voix était rauque, comme s'il n'avait pas parlé depuis une éternité. Et alors qu'ils le regardaient ahuris, ce dernier essaya de se rapprocher pour se mettre entre Keirey et eux. Le serpent pencha alors la tête, et se mit à siffler en direction des plus jeunes.
« $ Je ne sens pas de mensonge en lui. Il veut vraiment vous protéger de moi… Ce n'est pas le comportement d'un traitre…$ »
Sirius blêmit d'une façon impressionnante quand il entendit Harry répondre au reptile de la même manière.
« Tu. Tu. Fourchelangue… » Il était clairement choqué devant ce qu'il avait entendu.
« Cadeau de Voldemort. » Se contenta de répondre le brun-roux. « Mais ça peut être utile. Keirey et Scyllan sont de loyaux compagnons. »
« Pourquoi veux-tu nous protéger d'eux après avoir essayé de nous tuer ? » Intervint Harry.
« Je n'ai jamais rien fait de tel. » Se défendit l'évadé. « Je n'étais pas le gardien du secret ! Vous devez me croire ! » Les supplia-t-il en faisant de grands gestes.
« $ Il ne ment pas…$ » Siffla à son tour en Scyllan en se montrant.
Sirius blêmit encore plus si c'était possible, son teint se rapprochant sérieusement de la craie. Mais il se reprit assez pour articuler d'une voix étranglée. « Qu'est ce qu'il dit ? »
« Que tu ne mens pas. » Lui répondit honnêtement Matteo.
« Ah. Euh. »
Pour le coup, il se retrouvait un peu sonné de voir un serpent le soutenir. Mais s'ils pouvaient l'aider en sentant le mensonge et confirmer ses dires, il ne cracherait pas dessus. Ses filleuls semblaient leurs faire confiance. Il commença alors son histoire, racontant tout ce qu'il savait, dénonçant Pettigrow et sa trahison.
«$ Donc en gros, ce que nous devons chercher, c'est un rat ? $ » Résuma Keirey d'un sifflement interrogatif.
« Euh, c'est pas pour vous déranger hein, mais… Vous pourriez traduire ? » Demanda Sirius ne pouvant s'empêcher de quitter des yeux le serpent. Comment ses filleuls avaient pu être en relation avec eux ? Il avait décidément raté beaucoup de choses…
« Keirey, Scyllan. Vous pourriez pas changer de forme, qu'on arrête de se répéter sans arrêt. » Finit par demander Matteo d'une voix un peu agacée.
Les deux couatl se regardèrent sous l'œil curieux du prisonnier, et prirent forme humaine devant son air ébahi.
« Désolé. Ce n'est pas un réflexe. » S'excusa Scyllan, possédant toujours un accent reptilien.
Sirius, lui, manque tomber sous le choc. « Qu. ?! »
Mais c'était quoi ces serpents à la fin ?! Ca commençait sérieusement à faire trop pour lui. Il allait finir par se croire réellement cinglé. Et les ricanements des jumeaux n'aidaient pas.
« Ce ne sont pas de simples serpents si tu veux savoir. Enfin bref, ce sera plus simple comme ça. »
« Donc c'est un rat que l'on doit chercher. » Repris Scyllan. « Tu as quelque chose qui lui appartienne humain ? Que l'on puisse trouver son odeur. »
« Non… Ca fait bien trop longtemps. »
« Attend. » Intervint Keirey. « Ce rat, tu as dit l'avoir vu sur une photo dans le journal. »
« Oui ! Il était dans les bras du gamin Weasley. »
« Ron ? » Se regardèrent les jumeaux d'un air interrogatif.
« Aah, ceee rat là. » Ricana de contentement Keirey. « Dans ce cas, il ne sera pas bien dur à trouver. Sa puanteur est partout dans le dortoir d'Harry. Je pensais que ça venait juste de sa nature magique, mais si c'est un sorcier ça explique tout. »
« Vous savez vraiment où il est ?! » S'enthousiasma Sirius, ne pouvant cacher son excitation.
« Il ne faut pas le tuer. » Prévint Matteo, ayant parfaitement entendu l'envie dans la voix de son parrain.
« Et pourquoi ça ? » S'énerva ce dernier. « C'est à cause de ce rat que j'ai passé 15 ans en prison. Que Lily et James sont morts ! » Termina-il en hurlant.
« Oh mais il doit payer. » Assura le brun-roux. « Mais il doit être trouvé, et tout le monde doit le savoir. Sinon tu ne seras jamais innocenté. »
« Quel est l'intérêt d'être évadé et de t'être vengé si tu es toujours recherché. Tu ne pourras jamais en profiter, jamais te poser. » Ajouta judicieusement Harry, laissant sans voix l'adulte.
Les gamins se souciaient de lui. Il ne put s'empêcher d'en être heureux, même dans la situation dans laquelle ils se trouvaient. Mais une partie de son esprit se demandait aussi comment ils pouvaient se montrer si matures à leur âge. Il n'eu pas le temps de s'interroger beaucoup plus. Les jumeaux devaient rentrer à Poudlard. Ils lui conseillèrent de bien rester cacher et de ne pas faire de vagues pour le moment. Keirey et Scyllan trouveraient le rat.
La chasse était ouverte.
