Voici un petit POV d'Edward. Premier depuis le soir du bal. Ça a été assez compliqué à écrire puisque je ne savais pas exactement comment exprimer les sentiments d'Edward maintenant qu'ils sont en couple.

Malgré tout, il me semblait qu'Eddy avait lui aussi besoin d'une bonne conversation pour aider au décoinçage.

C'est court, comme à chaque POV d'Edward, mais j'espère que ça vous plaira. Ce moment a lieu le mardi soir, après qu'Edward est quitté la maison de Bella.



Une fois que Bella eut fermé la porte, je me dépêchai de rentrer chez moi. La nuit commençait à tomber, et même si je n'étais pas une fillette sans défense - comme je l'avais dis à Bella - je préférais ne pas m'attarder dans la rue la nuit.

C'était assez étrange de me retrouver seul après avoir passé la plupart de mon temps greffé à Bella ces trois derniers jours. En même temps nous n'avions pas tellement le choix, sa mère n'aurait sans doutes pas apprécié que Bella reste chez nous, juste pour mon plaisir. Je pouvais aussi comprendre qu'elle lui manque depuis dix jours de séparation. La semaine qu'elle avait passé à New-York avait été affreuse pour moi. J'avais les cours, j'avais Emmett et Jasper, mon père de temps en temps, mon oncle et ma tante si je m'ennuyais trop à la maison, mais ça n'avait en rien remplacé le temps que je passais habituellement avec Bella.

J'avais faillis ne pas aller courir puisque je ne courrais plus seul depuis quatre mois, mais avec le match qui approchait ça n'aurait pas été responsable vis-à-vis de l'équipe. Et même si Bella ne disait pas un mot lorsque nous faisions notre jogging, sa présence seule chassait tout sentiment de solitude.

Mais maintenant elle était rentrée de New-York et tout depuis ce moment là avait fonctionné impeccablement. Je me fichais bien du fait qu'elle m'ait évité toute la journée du samedi puisque j'avais finalement pu lui parler le soir.

"Ah ! Voilà notre âme en peine." Commenta ma sœur lorsque je passai la porte.

"Alice ..." Résonna la voix de ma mère depuis la cuisine.

"Non mais sérieusement regarde le maman. Ça fait à peine 10 minutes qu'il l'a quittée et il est déjà en décomposition." S'exclama-t-elle avant d'éteindre les lumières du salon autour d'elle, ne laissant que la cuisine pour éclairer la large pièce. "Il erre sans but, marchant au hasard là où le mènent ses pieds. Le Edward que tu as connu n'existe plus, il n'y a plus que son corps. Une enveloppe charnelle vide de tout, une simple coquille, son essence a disparu, emportée par Bella. Elle lui a prit son cœur mais aussi son âme." Reprit-elle d'une voix éraillée se voulant mystérieuse. Cette fille est vraiment dingue ... Voilà qu'elle se prend pour Madame Irma !

"Je crois qu'on a comprit Alice." La stoppa ma mère.

"Oui on a saisis." Confirmai-je avant de me pencher vers Alice. "Et pour ta gouverne Lili, elle n'a pas prit mon cœur ... Je le lui ai donné." Chuchotai-je avant de m'éloigner vers les escaliers pour rejoindre ma chambre.

Mais c'était sans compter ma frangine qui me collait aux basques en lâchant un grand « oooooh » attendri.

Levant les yeux au plafond, je me dirigeai vers la porte de ma chambre et me retournai sur ma sœur quand elle entra après moi.

« Où est-ce que tu comptes aller au juste ? » Lui demandai-je.

« Dans ta chambre. » Répondit-elle sur le ton de l'évidence. « Je sais que tu as besoin de parler Edward. » Ajouta-t-elle d'une voix sans réplique.

« Et pourquoi est-ce que je parlerai avec toi ? » M'enquis-je en riant à moitié, ne prenant même pas la peine de nier le fait. J'avais vraiment besoin de parler.

« Parce que je ne te vois pas parler de ça avec les parents, ce qui laisse Emmett ou moi. » Dit-elle victorieuse.

Non je n'en parlerai pas à mes parents. Qu'ils sachent que Bella et moi étions ensembles était largement suffisant, il n'avaient pas besoin de connaitre les détails de notre relation. Je ne me voyais absolument pas parler avec Jasper, je n'aurais pas pu m'empêcher de penser à ce que lui et Alice - ma petite sœur - faisaient ensembles. Je n'étais définitivement pas assez proche de Rosalie. Et en ce qui concernait Emmett …

« Okay assied-toi. » Me rendis-je en me laissant tomber sur mon lit.

Toute guillerette, Lili ferma la porte derrière elle et sauta à genoux sur le pied de mon lit avant de me fixer silencieusement mais souriante.

« Alors ? » Finis-je par m'impatienter quand elle n'eut toujours rien dis après quelques secondes.

« C'est franchement pas trop tôt Edward ! » S'exclama-t-elle en me claquant le bras au niveau de l'épaule. « Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas dis que tu voyais Bella de cette manière ?! J'aurais pu t'aider ! »

« Je te connais Alice, je ne voulais pas que tu terrifies Bella et qu'elle refuse de me parler pour le restant de sa vie. » Me moquai-je.

« Sauf que Bella me l'a dit elle. Et elle m'a fait promettre de ne rien faire. Vous êtes vraiment des chieurs tous les deux. » Accusa-t-elle. « Mais bon le principal c'est que vous ayez réussi à vous trouver finalement. Je commençais franchement à désespérer. Je crois bien que tout le monde s'était rendu compte qu'elle en pinçait pour toi, sauf toi évidemment. T'es toujours à côté de la plaque quand il s'agit des filles. »

« Ça ira Lili … » Grognai-je.

« Bon maintenant la question est … as-tu des questions ? »

« Pourquoi j'aurais des questions ? » M'étonnai-je en fronçant les sourcils.

« Edward … je viens de le dire. » Dit-elle tout doucement comme si elle parlait à un gamin de six ans. « T'es toujours à côté de la plaque quand il s'agit des filles. » Expliqua-t-elle avant d'éviter le coussin que je lui lançai. « Je sais de source sure que Bella et toi avez un peu de mal à vous bécoter. Bien qu'il y ait eu quelques progrès aujourd'hui. Je t'ai trouvé moins réservé. »

Je grognai de nouveau. Autant parce que ça m'énervait que Alice soit au courant de ça, que parce que c'était la vérité.

Évidemment, ma sœur était la meilleure amie de Bella et il aurait été étrange que Lili n'est pas réussi à apprendre ce qu'elle voulait savoir. Voilà donc la raison du kidnapping de Bella dimanche soir …

« C'est pas une tare Edward … quoi que … Mais le truc qu'il faut que tu te dises c'est que c'est pareil pour Bella ! » S'exclama-t-elle, comme si ça allait m'aider de savoir ça. « Je te connais Edward, j'ai étais la personne la plus proche de toi ces treize dernières années, je sais comment tu fonctionnes aussi bien que je sais comment je fonctionne. Tu es un gars timide et un vrai gentleman par-dessus le marché. C'est génial ! Les filles adorent ça ! » S'exclama-t-elle comme pour se défendre alors que j'allais l'interrompre. « Bella apprécie beaucoup mais il va falloir penser à passer la vitesse supérieure mon pote. Ta copine est peut-être dingue de toi mais si tu persistes à te tenir à une distance digne des convenances, elle va mourir de frustration. »

« C'est pas si simple Alice. On a un passé différent de ce que toi et Jasper aviez quand vous avez commencez à sortir ensemble. »

« Et c'est justement là que tu fais erreur Edward ! Votre histoire devrait être bien plus simple ! » S'exclama-t-elle et je m'attendis presque à l'entendre dire cqfd.

« Et en quoi je te prie ? Éclaire ma lanterne. »

« Tu connais Bella par cœur, ou presque. Tu sais davantage de choses sur elle que moi, que Jasper qui la connait depuis presque trois ans. Plus de choses que sa propre mère, même, je pense ! Elle s'est confiée à toi ces derniers mois et tu en as fais autant avec elle. Je m'en suis rendu compte Edward, tu avais moins besoin de me parler. »

« Je t'ai laissée tomber et c'est pas cool Lili, je le sais bien mais tu avais Jasper et j'ai pensé que … » Commençai-je à m'excuser.

« Non, non je ne te fais pas de reproches ! Oui j'avais Jasper et j'étais moins disponible autant pour toi que pour Bella mais j'ai bien vu que vous vous entendiez de mieux en mieux et que vous arriviez à vous confier l'un à l'autre. Ne te reproche rien, au pire je suis aussi coupable que toi. » Se pressa de me contredire Alice. « Ce que je voulais dire par là, c'est que tu connais Bella et tu … tu peux savoir mieux que personne si elle va bien ou pas. Sans exagérer tu dois être la personne la plus douée pour lire ses réactions. Et grâce à ça tu as la possibilité d'agir avec elle. »

Je ne voyais pas exactement où voulait en venir ma sœur. Oui je connaissais Bella et Bella me connaissait, je ne voyais pourtant pas en quoi cela pourrait nous aider. Pour moi c'était plutôt un handicap puisque je ne pouvais m'empêcher de penser à elle comme l'amie qu'elle avait été ces derniers mois. Alice dû percevoir mes interrogations car elle se dépêcha de développer ses explications.

« Edward. » Dit-elle sérieusement - le plus sérieusement que je ne l'ai jamais vu je crois. « Ce que j'essaye de dire, c'est que quand tu agis avec Bella, tu sais presque exactement comment elle réagit. Ca devrait t'aider ! Grâce à ça tu peux savoir si tu en fais trop ou pas assez ! Tu es le premier à te rendre compte quand elle est mal à l'aise et ça, c'est franchement un plus. Comporte-toi comme tu meurs d'envie de le faire et si tu sens que ça ne lui convient pas vraiment, tu freines la bête et tu lui fais comprendre que tu attendras qu'elle soit moins gênée avant de recommencer. Sans t'excuser pour autant ! Si tu t'excuses elle va se sentir mal de te voir mal et vous allez être encore plus coincés. » Se hâta-t-elle de préciser.

Pas de doutes la dessus, Alice était belle et bien LA personne la plus à même de nous aider Bella et moi.

« Donc je me comporte comme j'ai envie de le faire et je vois si Bella est okay avec ça ou pas ? »

« Pas plus compliqué que ça Edward. » Conclu-t-elle en se levant de mon lit. « T'es franchement un cas désespéré. » Se moqua-t-elle de nouveau et je me levai, menaçant pour essayer de la faire taire. « Je me demande comment tu as réussi à fourrer ta langue dans sa bouche avec une retenue pareille. » Ajouta-t-elle.

Évidemment, si j'avais étais un peu plus malin, j'aurais fais comme si de rien n'était et je l'aurais envoyée bouler. Sauf que moi, j'ai décidé de m'arrêter net et de me tendre au milieu de ma chambre. Il ne lui en fallut pas plus pour comprendre.

« Oh mon Dieu tu lui as toujours pas roulé une pelle en quatre jours ! »S'exclama-t-elle horrifiée. « EDWARD ! Tu m'étonnes qu'elle trouve que vous avancez pas vite ! Mais t'attends quoi ? Tu sais pas comment on fait ? »

« Oh la ferme Lili. » M'énervai-je, me braquant complètement. « Je … je savais pas comment elle réagirait à ça. » M'expliquai-je ensuite devant son regard lourd.

« Et beh y a qu'une seule solution pour le savoir. Tu l'emballes et voilà ! »

« Tu passes trop de temps avec Emmett. » Grognai-je avant d'avancer vers ma porte pour descendre diner. « On passe tous trop de temps avec Emmett. » Me corrigeai-je.

« Ouai et beh toi t'en passes pas assez apparemment. » Marmonna Alice dans mon dos.

Je fis comme si je n'avais rien entendu. Elle avait peut-être raison. Enfin c'est pas non plus parce que j'avais peur de brusquer Bella que j'étais un prude. Loin de là même. Comme tous les ados de dix-sept ans, la testostérone était une de mes fidèles amies. Et maintenant que, grâce à ma sœur, j'avais accepté de lâcher les rênes, j'allais devoir me méfier de moi-même pour ne pas brusquer Bella en me montrant passablement excité.

Alice me retint par le bras alors que j'arrivais en haut de l'escalier.

« Quoi ? » M'étonnai-je en fronçant les sourcils.

« Cette histoire de cœur que tu lui as donné … tu l'aimes vraiment ? »

« Évidemment que … »

« Non Edward. Je te demande si tu es vraiment amoureux de Bella, si tu en es certain. Ca pourrait être de l'attirance, je sais que tu l'aimes beaucoup, mais est-ce que tu l'aimes vraiment ? » Rectifia ma sœur.

Excellente question. Tout au long de leur semaine à New-York ou encore pendant cette longue après-midi avant le bal, j'avais beaucoup réfléchis à ce sujet, j'avais eu le temps. Je savais dès le départ que je voulais plus avec Bella, et ça depuis des mois, je savais que je ne pouvais pas continuer comme ça, et je savais aussi que si Bella me remballait, ça me ficherait un sacré coup. Alors j'avais étudié le sujet avec la méthode Edward Cullen, c'est-à-dire à grand renfort de musique.

« Comment veux-tu que je le sache Lili ? J'ai jamais été amoureux avant ça. » Lui rappelai-je en haussant les épaules. « Mais … je pense que oui. »

Alice me fixa, un sourcil relevé, l'air incrédule. J'avoue que pour elle, qui était certaine d'être folle amoureuse de Jasper, ça devait être bizarre de voir quelqu'un qui n'était pas sur mais qui « pensait » être amoureux.

« Okay ! » Soupirai-je, prêt à me lancer dans de plus grandes explications. « J'ai passé la plupart de mon temps libre à écouter la musique la semaine dernière. Je crois bien que tous mes disques, les tiens et un bon tiers de ceux des parents y sont passés. »

« Abrège Cullen. » S'énerva-t-elle alors que ma mère nous appelait à nouveau à table.

« Toutes les chansons qui expriment ce que je ressens pour Bella parlent d'amour. » Lâchai-je, venant directement à la conclusion de ma thèse d'une semaine.

« Alors je vois pas où sont les doutes existentiels et les questions ! » Répondit-elle en souriant et en commençant à descendre les marches. « Mon petit-frère est amoureux c'est trop choux ! » L'entendis-je ensuite soupirer avant de la suivre vers l'étage inférieur.

Alors d'après Lili c'était aussi simple que ça ? Parce qu'un mec chantait une chanson d'amour qui exprimait tout ce que je pensais de Bella … j'étais amoureux ?

Oui c'était plutôt logique après tout. Ça pouvait paraitre étrange mais de toutes façons je n'avais aucun autre moyen de qualifier mes sentiments pour Bella. Ce que je ressentais pour elle, je ne l'avais jamais ressentis pour personne d'autre.


Bon la fin a été modifiée. Au départ je n'avais pas du tout poussé Edward a déclarer ses sentiments mais bon … je préfère comme ça. Vous savez qu'il est sur de lui alors que Bella attend que ça lui tombe dessus. Espérons que ça tombera vite.

J'avais un deal avec Adeluska comme quoi je vous mettrai ce chapitre si j'arrivais à écrire au moins 3000 mots entre hier et aujourd'hui. Malheureusement pour moi je n'ai pas eu d'inspiration mais je culpabilisais de vous faire attendre donc …