Hum... J'suis pas mal en retard hein ? *évite de justesse des méduses* Carrément en retard même, ok o.o Mes excuses. Normalement, je devrais pouvoir reprendre un rythme normal à partir de ce chapitre, si y pas une autre catastrophe pour me tomber dessus n.n ("sûr que deux pneus de vélos crevés, le truc qui revient tous les mois, plus les lunettes qui cassent en moins d'une semaine... - Et le pire, c'est qu'on croit que j'invente. Si seulement...")

Bref, j'ai réalisé un de mes fantasmes, j'en ai chié dessus, et j'espère que ça vous plaira !

Apocalypse Time !


Pov Luffy

"Ace, tu m'apprends à conduire ? Demandé-je, agrippant le dos de son siège pour mettre ma tête à sa hauteur.

- Sabo, tu peux pas tenir un peu ton frère ? Il m'empêche de me concentrer là. Marmonne Ace en me poussant la tête pour me renvoyer sur la banquette arrière.

- C'est aussi le tien j'te signale, et j'vois pas pourquoi je devrai l'empêcher de t'emmerder. Je serai même pour l'encourager tu vois.

- Sauf que s'il me fait trop chier, on finit dans l'décor. Partant ?

- C'est bon, j'serai sage !" Balancé-je en croisant les bras, la mine boudeuse.

Ace soupire de soulagement en exagérant bien la chose, tandis que Sabo me tapote la tête en riant, m'énervant encore plus. Il le comprend et m'adresse un grand sourire, avant de murmurer :

"T'en fais pas, c'est juste qu'en vrai, il sait pas t'expliquer comment on fait.

- Sabo, j't'entends tu sais !

- Ouais ouais, j'suis au courant, merci. J't'apprendrai Luffy, ça vaut mieux.

- Ah ouais, pourquoi ? L'interrogé-je, intrigué, tandis que le concerné passe ses nerfs sur les boutons de l'autoradio.

- Tu veux pas lui expliquer ? Hein monsieur "j'apprends à conduire en piquant des voitures sur les parkings" ?

- J'les ai rendues après les bagnoles ! Se justifie-t-il, tandis qu'une des touches de l'appareil se retrouve éjectée hors de son emplacement.

- Tu m'expliques ou je demande à Sabo ? Lancé-je innocemment.

- Ecoute, j'me suis tapé deux trois séances de code, ça m'a fait chier de devoir savoir que, dans le cas où une mamie se jette limite sous mes roues, j'dois pas klaxonner pour la prévenir ! Pas lui faire peur à la p'tite vieille, qu'elle nous fasse pas une crise cardiaque ! DONC J'FAIS QUOI, J'LUI ROULE DESSUS C'EST ÇA ? AU MOINS ELLE LE FERA PAS SON PUTAIN D'INFARCTUS !

- Oh là, tout doux. Fait son pote en lui tapotant l'épaule. Bonbon à la menthe ?"

Ace lui grogne carrément dessus, et on explose de rire. J'en pleure tellement sa tête est tordante, et mon grand frère n'est pas en reste. Oh ce que c'est bon de le pousser à bout comme ça ! J'devrais vendre des tickets tiens. Je finis quand même par avoir un peu de pitié pour lui et l'embrasse doucement sur la joue.

"Crois pas te faire pardonner comme ça toi.

- Si j'te suce, ça marche ?"

Sabo s'étouffe avec sa salive, et les joues d'Ace virent au rouge pivoine, tandis que je m'écroule à nouveau de rire devant la scène.

"Ace, c'toi qui lui a appris à parler comme ça ? Parce que là, je vais devoir t'empêcher de dévergonder plus notre petit frère.

- Oh que non, il a appris tout seul comme un grand.

- J'ai un bon prof aussi !"

Mon grand frère foudroie Ace du regard, et ce dernier fait de même dans ma direction, et je lui décoche un grand sourire plein d'innocence, en songeant que Zoro serait mort de rire en voyant ça. Avant de me rouler en boule en me rappelant qu'il ne pourra plus jamais voir ce genre de choses. Que je n'entendrai plus jamais son rire, ni ne sentirai son odeur si réconfortante, qui commence déjà à s'estomper dans mon esprit. Zo... Des larmes commencent à me monter aux yeux, quand je sens l'un de mes frères m'embrasser sur le front. Je relève la tête et sourit en voyant Sabo se foutre de la gueule d'un Ace rougissant, qui marmonne toutes sortes de jurons, faute de mieux, puisqu'il doit se concentrer sur la route.

Quand on commence à arriver près de la frontière, la voiture se met à ralentir, signifiant que l'on est bientôt arrivé chez mon grand frère. C'est pas tant pour trouver la lettre que je voulais venir ici, mais pour explorer sa maison, sa vie. Savoir comment il a vécu avant que je ne le rencontre.

"Luffy, je préfère te prévenir. La chambre d'Ace, c'est... Quelque chose. Ne t'aventures jamais sous le lit. Ceux qui l'ont fait ne sont jamais revenus.

- L'écoute pas, il exagère. Bougonne le concerné en se garant.

- Comment ça j'exagère ? Mec, j'ai vu un cafard sortir de dessous, avec un slip dont l'odeur n'avait rien à envier à celle d'un bon vieux maroille bien fait.*

- J'ai rangé depuis, merci !

- Par ranger, tu entends tout foutre dans le placard et le refermer ?"

Mon amant lui adresse un joli doigt d'honneur, tandis qu'il affiche un sourire satisfait, bien évidemment sous mes éclats de rire.

On sort de la voiture, Sabo restant à l'intérieur pour surveiller, avant de marcher un moment pour arriver jusque chez Ace. Pas possible de se garer juste à côté, trop voyant, et c'est pour ça qu'on doit se taper un peu de marche. Par chance, pas de cadavres ambulants en vue, on est bien trop proche de chez les porte-feuilles à pattes pour ça. Juste avant d'entrer, Ace me vole un baiser et chuchote, avant d'ouvrir la porte :

"Pour me donner du courage."

C'est sûr, ça doit pas être une partie de plaisir que de retourner chez lui. J'ai bien compris que cet endroit lui rappelle une période de sa vie qu'il voudrait oublier.

Cette baraque ! C'est exactement du même acabit que chez chez Vivi, si ce n'est plus. Rien que l'immeeeense entrée, avec un lustre en or, et des toiles d'araignées démesurément grandes, qui surplombent la pièce. Et le sol est carrelé de manière impeccable. J'attrape Ace par le bras et hisse ma tête jusqu'à son oreille pour souffler :

"T'as vraiment vécu là dedans ?

- Ouaip. Et avant que tu ne me poses la question, non, les chiottes ne sont pas en émeraudes. Et pas de papier PQ en vison non plus.

- Roooh, j'serais presque déçu tiens." Souris-je.

Il m'invite à le suivre et je le suis sans discuter dans un dédale d'escaliers, pour arriver jusqu'à ce que je suppose être sa chambre. Il ouvre la porte et me fait signe d'entrer en disant :

"Après toi."

Je le remercie en esquissant un révérence, ce qui le fait sourire, avant de pénétrer dans l'antre de la bête. Et on peut dire que sa chambre semble sortie d'une autre dimension pour cette maison. Elle a tout d'une chambre classique d'ado bordélique en pleine rébellion contre le monde entier. Le lit est complètement défait, des fringues en tout genre jonchent le sol, et les murs sont presque impossibles à voir tant il y a de posters accrochés dessus. Eh ben, vu notre sens du rangement à tous les deux, la cohabitation promet. Je tousse un peu à cause de la poussière que je soulève à chaque pas, et m'approche d'une guitare posé contre le mur, sous le regard amusé d'Ace.

"Tu joues ?

- Ouais, et plutôt bien sans m'vanter. Y avait rien de mieux pour accrocher les filles.

- T'étais un sacré séducteur dis moi. Me moqué-je gentiment en continuant mon exploration.

- Un vrai tombeur même pour être honnête. J'étais le bad boy un peu ténébreux dont elles rêvaient toutes.

- J'admirerai toujours ta modestie naturelle..." Dis-je en commençant à ouvrir une armoire, avant d'hurler en voyant des tas de trucs me tomber dessus.

J'émerge de sous une pile de vêtements, propres dieu merci, pestant contre la lâche attaque des bouts de tissu, et croise le regard moqueur d'Ace, assis en tailleur sur le lit, paquet de clopes et briquet à la main,

"C'était ta vengeance pour chez moi hein ?

- Possible."

Son expression est rieuse et ses yeux pétillent alors qu'il allume l'une des cigarettes avec son briquet. Je me love dans ses bras et attrape ce qu'il tient, tandis qu'il caresse mes cheveux.

"Tu veux bien me rendre ma clope Lu' ?

- Nan. J'veux pas qu'tu fumes.

- Ça, c'est pas toi qui décide. Balance-t-il en me l'arrachant des mains, avant d'en avaler une bouffée et de la recracher.

- J'embrasse pas un type qui pue d'la gueule. Boudé-je.

- Ah ouais ?" Lance-t-il, sur un ton plein de défi en me plaquant sur le matelas.

Là dessus, il attrape mes poignets pour les placer au dessus de ma tête, entrelaçant ses doigts aux miens, pour ensuite capturer sauvagement mes lèvres. J'ai un mal fou à respirer, perdu entre sa langue qui s'amuse avec la mienne et son corps toujours aussi brûlant contre le mien. Mais qu'est-ce qu'il est doué ! Je gémis de plaisir, absolument pas dérangé par le léger goût de tabac que je sens en plus de son parfum habituel. On reste comme ça de longues minutes, savourant ce moment rien qu'à nous, avant de le briser d'un commun accord.

"Tu disais ?

- Etouffe toi avec ta fumée va."

Il se marre devant ma tête, avant de m'embrasser tendrement sur le front et de me rassurer :

"T'en fais pas, j'fume presque jamais. Juste de temps en temps pour me détendre. Ou dans le cas présent, pour te faire chier.

- Promis ?

- Promis idiot."

Il se relève et s'étire, jetant un coup d'oeil autour de lui, avant de constater :

"Bon, la lettre est pas ici. Mais il manque pas que ça, donc c'est pas sûr que ce soit le Gouvernement qui soit en sa possession.

- Il manque quoi d'autre ?

- Des jouets. Et du fric, je suppose, mais ça c'est logique. La plupart de ceux qui étaient ici sont plus là. Ils ont dû les fourguer aux gosses de riches.

- Et hum... Ça t'dérange pas ? J'veux dire, c'était tes affaires, tu devais y tenir..."

Il affiche une expression douce avant de me serrer bien fort contre lui, enfouissant sa tête dans mon cou et respirant avidement mon odeur, avant de me répondre :

"Un peu. Mais j'ai mon doudou perso donc ça compense.

- J'pourrais m'vexer tu sais. Bougonné-je, mi-agacé, mi-attendri.

- Ouais. Mais je sais aussi que tu le feras pas.

- Et tu t'bases sur quoi ?

- Sur le fait que je sois irrésistible ? Affirme-t-il en plantant un baiser sur ma nuque.

- Tu triches."

Ça le fait marrer, et je fais très vite de même, avant qu'on ne se mette à se chamailler et à rouler sur le sol, moi au dessus de lui. Je l'embrasse avec tendresse, pour ensuite demander contre ses lèvres :

"Tu m'laisserais... ?

- J'pourrais ouais... Rougit-il. T'y vas doucement hein ?

- Promis ! Lancé-je, aux anges.

- Sans déconner, je me fait un sang d'encre pour vous, je m'imagine les pires horreurs, tout ça pour voir mes deux frérots sur le point de faire les legos et de s'emboiter l'un dans l'autre. Génial. Vous avez pas autre chose à foutre franchement ?

- Franchement non, j'ai rien d'autre à foutre. Le cul de Luffy, y a pas mieux."

Je sens mes joues s'empourprer violemment à ses paroles, tandis que Sabo semble encore une fois désespéré. J'adresse un regard de reproche à mon amant, qui réplique en me léchant l'oreille, avant d'y souffler, charmeur :

"Ben quoi ? J'fais que dire la vérité. Le sexe avec toi, y a rien de meilleur.

- C'est pas une raison de sortir des trucs pareils devant Sabo.

- Parce que sans lui, j'peux ? T'es encore plus pervers que c'que je pensais petit frère."

Comment il fait pour toujours retourner la situation à son avantage comme ça ? C'est lui qui sort des trucs dégueux, et c'est moi qui passe pour un obsédé. Je boude en gonflant les joues, et Sabo vient me rejoindre pour appuyer dessus comme il le fait toujours, avant de me chuchoter :

"T'en fais pas, on trouvera un moyen de se venger.

- Il reste de la coloration rose. Couvre moi pendant que je m'occupe de ses sous-vêtements.

- Aucun problème. J'te fournis même des paillettes si ça t'chante.

- Avec plaisir. Réponds-je en lui serrant la main.

- Si c'est pour martyriser mes fringues, laissez tomber, elles sont sous clé. Balance Ace, très fier de lui.

- Si tu crois que ça va m'arrêter... J'cambriolerai une banque avec un sèche cheveux si ça pouvais t'faire chier nii chan.

- Je n'en doute pas. Malheureusement." Grimace-t-il.

On rigole tous les trois, avant que Sabo ne demande à son meilleur pote :

"Alors, résultat des courses ?

- La peluche est là, mais la plupart des autres jouets non plus. Tu penses qu'ils ont pu les prendre pour donner aux gosses de riches ?

- Plus que probable. Il y a un centre de garde d'enfants, et je pense qu'ils ont dû atterrir là. Et c'est assez problématique. On pourra jamais rentrer.

- Ben pourquoi ? Demandé-je, curieux. T'as les papiers pourtant.

- Ils ne laissent rentrer que les couples. C'est super strict là dessus.

- Mais Ace et moi on en est un ! Donc c'est bon !

- Hétéros et mariés les couples. Complète le blond, tandis qu'un sourire maléfique se dessine sur le visage de mon petit ami. Non Ace, tu ne penses quand même pas à...

- Oh que si." Répond-il, son regard prédateur désormais braqué sur moi.

Et je ne peux pas m'empêcher de déglutir en songeant à la catastrophe qui va s'abattre sur moi.


"Noooon, Ace, pitiiiiié ! Tout mais pas ça ! Je refuse de porter c'truc !

- Sauf que t'as pas le choix ! Puis il est super soft celui là, j'aurais pu t'en trouver un avec de la dentelle et des petites fleurs ! Réplique-t-il, avant de repartir dans son fou rire.

- Sabooooo, sauve moi ! Couiné-je en m'agrippant à lui, désespéré.

- La seule chose que je puisse faire, c'est sortir Ace de la pièce et m'occuper seul de toi. Rien de plus.

- Tu veux pas l'faire à ma place ? Ou l'autre idiot qui s'marre, il a qu'à le faire lui !

- Je peux pas, et Ace encore moins. On a pas la carrure pour ça, et tu le sais.

- Bon alors dégage le ! T'as vu comment il s'fout d'moi ? Demandé-je en foudroyant l'incriminé du regard, dont le rire redouble d'intensité.

- C'est bon, j'y vais, j'y vais. J'me taperai la crise de fou rire du siècle plus tard. À tout à l'heure Luffyko !

- Ace, tu pues !" Balancé-je alors qu'il sort de la pièce en pouffant.

C'est injuste ! Pourquoi je suis le seul à ne pas avoir une carrure d'homme respectable, et qui par conséquent, vais me retrouver à me travestir en femme hein ? Je vocifère des jurons tous plus imagés les uns que les autres, encore plus quand le blond me tend un soutien gorge, un sourire au lèvres. Lui aussi meurt d'envie de rire, mais il a au moins la décence de se retenir. Ou du moins d'essayer, contrairement à un autre crétin de ma connaissance.

"Désolé Luffy, vraiment. Mais on a pas le choix.

- On pouvait pas prendre Nami ou Robin plutôt ? Grommelé-je en me battant avec l'objet maléfique.

- Non. Moins on perds de temps, mieux c'est. Et j'suis certain que tu n'as pas envie qu'elles tournent autour d'Ace.

- ... Vas-y, torture moi." Soupiré-je, vaincu.

Il m'installe devant un miroir, avant de s'atteler à accrocher les attaches du soutien gorge, chose que je suis pas foutu de faire moi même. Il y arrive sans problèmes, tout l'avantage de sortir avec une fille, avant de commencer à le rembourrer abondemment avec du coton et d'autres trucs du même genre.

"C'est vraiment nécessaire ça ?

- A moitié. Sourit-il.

- Hiein ? Lancé-je, perplexe.

- Ça sera beaucoup plus convaincant déjà. Mais surtout, je vais faire de toi une femme tellement sexy qu'Ace sera incapable de se moquer."

Oh, vu comme ça. Et c'est uniquement pour l'infime possibilité qu'Ace bave devant moi que j'accepte les pires tortures, maquillage compris. Une fois la transformation terminée, Sabo siffle, tandis que je trouve le courage de me regarder dans le miroir. Et je dois reconnaître qu'il a fait un excellent boulot. Où qu'on regarde, je ressemble à s'y méprendre à une fille. Ma fierté masculine vient clairement de se faire émasculer.

"Luffy, si Ace te tombe pas dans les bras avec ça, je le décrète officiellement 100% gay. T'es sexy à en crever."

Je rougis, encore plus quand je me rends compte qu'il a raison. Cheveux en bataille structurée, chemise moulante rouge, mettant terriblement en valeur les formes crées pour l'occasion, mini short en jean et bottes en cuir noir. Sans parler du maquillage.

"Il va se foutre de moi, j'en suis sûr."

Le blond se contente d'un sourire amusé, avant de sortir de la pièce, me laissant seul à l'intérieur. Pas pour très longtemps certes, puisqu'Ace rentre, persuadé que le spectacle va être mortellement drôle :

"Alors petit frère, voyons voir le carn..."

Ses mots restent coincés dans sa gorge en me voyant, alors qu'il s'exclame, hébété :

"Oh putain. Luffy, t'es...

- Regarde pas ! M'énervé-je en détournant le regard, embarrassé.

- Mortellement sexy." Termine-t-il en m'enlaçant avec force.

Je ne l'ai même pas senti s'approcher. Sa respiration est courte, saccadée, et je sens son souffle contre la peau de mon cou. Et moi, je n'arrive pas à me calmer. Pas quand il est aussi proche de moi.

"J'le savais, ton truc, c'est les corps de femmes. Désolé, j'me ferai pas pousser d'nibar...

- Non. Me coupe-t-il sèchement. Mon truc, c'est toi. Juste toi.

- Ace... Commencé-je, le coeur battant, m'arrêtant quand il pose un doigt sur mes lèvres.

- Luffy, ferme les yeux." Ordonne-t-il.

Je m'exécute, tandis que les battements de nos cœurs se font écho, terriblement forts et désordonnés. J'ai l'impression que ma poitrine va exploser, encore plus quand je le sens attraper ma main gauche, pour y passer quelque chose à mon annulaire. Non. Il vient pas de... J'ouvre les yeux, pour le voir plus rouge qu'il ne l'a jamais été. Et fixer l'anneau doré à mon doigt.

"Imagine rien toi ! C'est pour faire mieux pour notre couverture ! Se justifie-t-il. C'pas comme si j'voulais vraiment... Fin tu vois quoi... Oh merde, j'suis pas crédible hein ?

- Pas du tout. T'es pire que moi là même. Ace, je...

- Dis rien, dis rien ! J'vais essayer de le faire un minimum dans les règles de l'art. Même si c'est mort depuis longtemps j'crois.

- C'est bon Ace, j'veux dire... Tenté-je.

- Ferme là j't'ai dit ! Luffy, tu es et resteras toujours mon précieux petit frère, quoi qu'il arrive. J'veux pas briser ça. Mais j'te l'ai dit, je t'aime et je veux vivre avec toi. Et j'ai cru comprendre que... Tu... Puis moi aussi, ça m'ferait plaisir en fin d'compte... T'es p'têt un peu jeune, tu penses p'têt qu'on se connait pas depuis assez longtemps, ou autre chose, j'en sais rien. Mais j'tiens quand même à te le demander. Parce que je sais que jamais je ne pourrai aimer quelqu'un autant que je t'aime toi, que j'veux passer ma vie avec toi, et que j'ai toujours voulu vivre sans regrets. Alors Luffy... Me ferais-tu l'immense l'honneur de porter mon nom et d'me supporter jusqu'à la fin de tes jours ?"

Ace vient de... J'arrive pas à y croire. J'veux même pas y réfléchir. Parce que je sais déjà quelle est ma réponse.

"Tu te rends compte que j'risque de te faire chier pendant le reste de ta vie ? Demandé-je, les larmes aux yeux.

- Je prends le risque. Sourit-il tendrement, alors que je chiale de joie dans son haut.

- Bien sûr que j'le veux crétin ! J't'aime et j'veux rester avec toi pour toujours !"

Je sens de l'humidité sur mon visage et relève la tête pour voir mon grand frère avec les larmes aux yeux et la morve au nez, comme moi. On colle nos fronts l'un contre l'autre, essuyant les larmes de l'autre en riant, heureux. Quelque chose attrape ma tête et plaque mes lèvres contre celles de mon amant, accompagné de ces mots :

"Vous pouvez embrasser le marié."

On se perd avec délice dans notre baiser, jusqu'à ce qu'Ace ne s'énerve contre un certain blondinet qui s'amuse à fredonner la marche nuptiale :

"Sabo !

- Y a quoi ? J'vous entraine, c'est tout. Lance-t-il en clignant innocemment des yeux.

- C'est vrai, autant qu'on soit prêt pour ton mariage avec Vivi, Sabo."

Retour à l'envoyeur. Je me serre contre Ace, essuyant de mon mieux les coulées de maquillage, avant de lui chuchoter :

"On s'fera pas chier avec tout ça hein ?

- Plutôt crever. Un peu d'blabla, on signe et on s'embrasse, point barre. La promesse de passer notre vie ensemble ne concerne que nous. Et Sab' à la rigueur. On se rattrapera sur sa pièce montée d'ailleurs, ça t'va ?

- Ouais ! Sabo, t'as intérêt à te marier vite !

- Bande d'estomacs ambulants. S'exaspère-t-il.

- Je remarque quand même que tu contestes pas. Pointé-je.

- Fais pas chier petit frère, si tu veux pas que j't'enfonce le mascara dans l'oeil en refaisant ton maquillage.

- Fais le chier petit frère, qu'il t'enfonce le mascara dans l'oeil en refaisant ton maquillage.

- Ace, c'est moche ça ! Couiné-je.

- Comme ta tête en c'moment !" Chantonne-t-il avant de se barrer de la pièce en courant, tandis que Sabo me retient fermement, bien décidé à ce que je n'abîme pas plus son travail.

Je finis par me résigner et m'assois sagement pour le laisser réparer les dégâts, mon regard revenant sans arrêt sur l'anneau doré que je porte. Il est beau, vraiment beau, et je ne peux pas m'empêcher de le retirer pour mieux l'admirer, me faisant remarquer une écriture à l'intérieur. Le nom de la mère d'Ace. Sabo surprend mon regard interrogateur et me demande doucement :

"Ça t'dérange que ce soit pas ton nom ?

- Bien sûr que non ! Mais c'est celle de sa mère ! J'peux pas porter un truc aussi précieux !

- Mais Ace veut que tu la portes. Parce que tu es la personne la plus importante de sa vie. Le vexe pas en lui rendant, tu veux ?

- J'y comptais pas. J'le mordrai s'il essayait de me la reprendre."

Je la repasse à mon doigt sous le sourire de Sabo, qui me signale un fait que j'avais complètement zappé :

"N'empêche qu'Ace il va devoir demander l'autorisation à ton père pour te kidnapper.

- Il est pas obligé, puis mon père en a rien à foutre de moi de toute façon.

- Du-Duuuut ! Mauvaise réponse petit frère. Il tient énormément à toi.

- Alors pourquoi ? Pourquoi il nous a abandonné ma mère et moi, hein ?

- C'est à lui de te le dire, pas à moi. Tu veux bien me promettre de l'écouter ?

- Parce que c'est toi. Bougonné-je.

- Voilà, c'est comme ça que j't'aime Luffy." Dit-il en m'ébouriffant les cheveux.

Ace arrive peu de temps après, un certain nombre de choses ayant changé chez lui, camouflage oblige, dont une qui m'interpelle plus que les autres :

"Ace, j'veux voir tes tâches de rousseurs !

- Pour que tu les relies encore une fois ? Dans tes rêves.

- C'est Sabo qui me donnait l'emplacement des numéros, j'faisais que le dessin ! Signalé-je.

- Déjà bien assez ! Allez fait pas chier et magne toi l'cul, on va pas tarder à y aller."

... J'veux pas.


*Et, expérience à l'appui, je peux vous dire que ce n'est pas rien.

Sabrina : Oh, mais pour ta santé mentale, il serait terriblement malvenu de ma part de critiquer, vu que la mienne est carrément dilettante x) ("Et c'est peu dire. - Rien que le fait que je te cause le prouve alors chut èwé") Et j'vois pas trop c'que tu peux faire avec 40 yens, m'enfin.

J'en avais besoin ! Qu'Ace se rende compte complètement de son addiction à Luffy et fasse ce qu'il a fait dans ce chapitre. Et au toooooout début, ça devait être Sab', mais j'aurais pas supporté je crois. Ace et Luffy non plus. Et confrontation Ace, Dragon, Luffy, ça arrive. Pas de Garp en revanche.

Ace est direct, pour comme tu le dis, ne pas laisser Luffy se bercer d'illusions, mais aussi tout simplement parce que c'est dans son caractère. Aucun tact ce type x) Chose que je tiens à préciser, Ace n'est en aucun cas jaloux de Sabo. La fois où il serrait Luffy contre lui était exceptionnelle. Ace et Sabo se font une confiance aveugle. Vraiment.

J'espère que ce qu'a dit Ace ici rattrape sa proposition un peu maladroite. Disons qu'il tatait le terrain le Portgas ^^ Et oui, Luffy était, et est toujours d'ailleurs, réellement triste. Ace est branchée fille oui, clairement, même s'il était pas contre un beau mec de temps en temps. S'tu lui demandais, il te confirmerait la chose. Mais Luffy a su toucher le point sensible et voiiiiilà. Le pouvoir de petit biscuit *^* Et pour l'histoire de première fois, c'est juste que Luffy sera au dessus ("c'est dedans le terme exact") pour la première fois, et Ace en dessous. En ce qui concerne les agissements de Law (j'prends le compliment au passage), Kidd s'en branle, mais alors puissant.

Un graaaaaaaaand merci à toi ma belle :)

Et la réflexion à propos du code, c'est la mienne ^^