Hello les chatons :) Comment allez-vous ?

J'ai l'impression que vous êtes assez partagés sur la nouvelle règle, entre ceux qui la trouvent bien et ceux qui sont dégoûtés que Clarke et Bellamy soient séparés… En tout cas, merci à ceux qui m'ont laissé leur avis.

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira, bonne lecture :)


Chapitre 25 : Suspense

« Quoi, encore ? »

Cela fait maintenant une heure que la mise en place de la règle de séparation a été annoncée. Quand le message de Claudius Templesmith a été diffusé, Lincoln a été surpris d'entendre un grondement sur la Grand-Place du douze, comme si la population osait protester contre une décision du Capitole. Les amis de Bellamy se sont regardés sans comprendre ce revirement de situation. Pourquoi casser un duo qui plaît sans aucun doute au public du Capitole ?

Depuis une heure, Bellamy avance donc seul à travers la forêt et Octavia, crispée, ne veut pas lâcher la main de Lincoln. La jeune fille est presque en train de lui broyer les doigts, mais il ne dit rien et ne se plaint pas. Il la laisse faire. Il sait qu'elle a besoin de s'accrocher à quelque chose. Elle avait l'air un peu plus apaisée depuis deux, trois jours, mais son calme semble s'être envolée.

- Jusqu'où est-ce que tu penses qu'ils vont l'envoyer ?, chuchote-t-elle à son petit ami.

- Le plus loin possible des cinglés du un et de la fille du trois, j'espère, souffle Lincoln.

Octavia hoche lentement la tête, sans détacher son regard de l'écran, qui est séparé en sept, afin de suivre la progression de chaque tribut. Bellamy avance en direction des montagnes, à un pas rapide. Clarke est un peu plus lente et tâte régulièrement son épaule blessée, comme pour s'assurer que la plaie ne se ré-ouvre pas.

Lincoln et Octavia – comme leurs amis - sont tellement concentrés sur l'écran géant qu'ils n'entendent pas et ne voient pas que Thelonious Jaha se dirige vers eux. Le père de Wells – camarade de classe de Bellamy et meilleur ami de Clarke – est aussi le premier conseiller d'Abby Griffin. Il l'aide dans toutes les tâches administratives et sociales qui lui incombent en tant que maire.

- Octavia ?, demande-t-il doucement, faisant sursauter de surprise tout le petit groupe.

- Oui ?, s'enquit la jeune fille sans lâcher la main de Lincoln.

- C'est Abby qui m'envoie. Tu es demandée à l'hôtel de ville.

- Pour quoi faire ?

- Les journalistes du Capitole veulent t'interviewer.

- M'interviewer ?, répète Octavia.

- Oui, ils interrogent toujours les familles des tributs qui vont loin dans les Jeux. Et comme tu es la seule famille de Bellamy…

Lincoln perçoit le regard inquiet, presque paniqué, de sa petite amie.

- Je viens aussi, affirme-t-il.

Thelonious le regarde un moment, semble hésiter, se gratte la barbe.

- Il peut, n'est-ce pas ?, demande Octavia, plus pour une confirmation que pour une réelle autorisation.

- Je suppose que les journalistes seront contents de t'interviewer également, dit finalement Jaha.

- Parfait.

Lincoln se lève, aussitôt imité par Octavia. Sous le regard des habitants du douze, ils traversent ensemble la place centrale, main dans la main, à la suite du conseiller d'Abby. Au moment où ils pénètrent dans l'hôtel de ville, qui trône au bout de la Grand-Place, Lincoln a le temps d'apercevoir que l'écran s'est maintenant concentré sur Lexa, la fille du district un, qui est en train de se battre violemment avec une espèce de singe.

Sans lâcher la main de sa petite amie, le jeune homme avance à travers le hall de la mairie. Il n'est venu ici qu'une fois, quand ils ont fait leurs adieux à Bellamy. Il revoit encore la scène. Il était abasourdi, surpris d'avoir été moissonné et choqué que le frère d'Octavia se porte volontaire à sa place. Et surtout, il était honteux. Honteux d'être la raison du départ de Bellamy, qui causerait tant de peine à Octavia.

Il est interrompu dans le cours de ses réflexions par Thelonious Jaha – qui est resté silencieux durant tout leur petit trajet. Le père de Wells ouvre une porte au bout du long couloir qu'ils viennent de remonter et les invite à entrer dans la pièce, un petit salon très semblable à celui où Bellamy les attendait après la Moisson.

- Olalaaaaa, mais qu'elle est belle !, lance une voix stridente. Qu'il est beau ! Qu'ils sont beauuux !

Lincoln ferme plusieurs fois les yeux et secoue la tête pour prendre conscience de ce qui se tient devant lui. Il a déjà vu des gens du Capitole, que ce soit des gens de l'organisation au district ou des habitants à la télévision. Mais la femme qui se tient face à eux est plus excentrique que tout ce qu'il n'aurait jamais pu imaginer.

Très haute, elle doit probablement culminer à 2 mètres. Lincoln, qui est grand et bien bâti pour son âge, se sent soudainement petit et frêle, ce qui ne lui arrive jamais en temps normal. La journaliste n'est vêtue que de toutes petites pièces de tissu argenté : l'équivalent d'un mini-short et d'une brassière. Et ceci, pour mieux dévoiler sa peau, qui est teintée d'un véritable arc-en-ciel, se répétant sans cesse, de ses pieds jusqu'au haut de son front. Ses cheveux sont de couleur blanche, chargée de paillettes roses.

Lincoln échange un coup d'œil effaré avec Octavia. Il constate immédiatement que la jeune fille se retient de rire devant l'allure ridicule de la journaliste, qui s'avance vers eux avec empressement. Elle les serre tour à tour dans ses bras, avec double ration pour Octavia, en leur répétant à quel point ils sont beaux. Lincoln lit dans le regard de sa petite amie qu'elle ne prend pas forcément bien les compliments d'une femme arc-en-ciel.

- Vanina, laisse les respirer un peu, lance une voix trainante derrière eux.

Vanina – puisque ça semble être son nom – s'écarte du jeune couple, qui découvre un autre journaliste. Malgré ses cheveux bleu marine, ses ongles couverts de vernis noir et son costume jaune pâle, il paraît presque normal. Surtout en comparaison de Vanina.

- Enchanté, je m'appelle Ireibeiti, se présente-t-il.

Il leur tend une main, que Lincoln et Octavia serrent par politesse.

- Vanina et moi allons interviewer Octavia à propos de Bellamy, annonce-t-il.

Le journaliste détaille du regard le jeune homme qui lui fait face.

- Serais-tu d'accord que nous t'interrogions également, Lincoln ?, lui demande Ireibeiti en souriant.

Lincoln se tourne vers sa petite amie, qui hoche la tête. Il se doutait qu'elle voulait qu'il l'accompagne là-dedans, mais il voulait une confirmation.

- Pas de problème.

- Gé-nial !, lance le journaliste de sa voix posée, alors que Vanina pousse des petits cris extatiques.

Les deux intervieweurs sont diamétralement opposés. Là où Ireibeiti semble calme et réfléchi, son acolyte parait complètement hystérique.

- Installez-vous, leur propose l'homme aux cheveux bleus.

Lincoln et Octavia prennent place dans le petit canapé gris qu'il leur désigne. Pendant qu'Ireibeiti installe les caméras et fait quelques réglages qui semblent compliqués – il parle notamment de « balance de blancs », ce qui provoque une grimace d'incompréhension chez le jeune couple – Vanina entreprend de les maquiller légèrement.

- C'est pour que vous n'ayez pas l'air blancs à l'image, leur explique-t-elle dans un éclat de rire, alors qu'il n'y avait rien de drôle.

Octavia lâche un souffle. Lincoln la sent agacé, alors il lui prend la main pour l'apaiser. La jeune fille se détend à son contact.

- Parfait, vous êtes magnifiques !, s'exclame Vanina en regardant l'écran de contrôle de la grosse caméra qui leur fait face.

- Je vais poser les questions pendant que Vanina gérera la partie technique, leur indique Ireibeiti en se plaçant à droite de la plus grosse des machines. Ne stressez pas, oubliez les caméras et regardez-moi. Discutez avec moi comme vous discuteriez avec des amis. Je vous rassure, vous n'êtes pas en direct, tout sera diffusé un peu plus tard.

Dans un premier temps, le journaliste leur demande de se présenter et de rappeler le contexte des Jeux, en quoi ils sont liés à Bellamy, ce qu'ils font plutôt naturellement. La manière dont il parle à Octavia agace toutefois un peu Lincoln. Il la traite comme une petite chose fragile. Oui, elle est jeune. Oui, son frère l'a toujours couvée. Mais ils ne la connaissent pas. Ils ne savent pas ce qui bouillonne en elle et le potentiel qu'elle a. Elle est tout, sauf fragile.

- Octavia, ce n'est pas trop compliqué de travailler avec la mère de Clarke, qui est l'adversaire de ton frère dans l'arène ?, interroge Ireibeiti.

- Non, au contraire. Ça m'occupe l'esprit, c'est ce que Bellamy voulait. Et l'avantage, c'est que nous nous comprenons, elle et moi, parce que nous vivons la même chose.

- Il n'y a jamais de petites tensions ?, insiste le journaliste.

- Jamais, affirme Octavia. C'est une femme formidable.

Derrière sa caméra, Vanina semble presque déçue. Elle s'attendait à quoi ? Qu'Octavia raconte qu'elles se tapaient sur la figure à longueur de journée ?

- Je vois. Et tous les deux, qu'est-ce que vous pensez de la relation qu'entretiennent Bellamy et Clarke ?, leur demande l'intervieweur.

- Nous pouvons difficilement en dire plus que ce que vous avez déjà vu, répond Lincoln en haussant les épaules. On a toujours senti que Clarke plaisait à Bellamy. Mais il ne l'a jamais confirmé. Ce n'est pas le genre à parler de ses sentiments. Même à Nathan, qui est pourtant son meilleur ami, il n'a jamais rien voulu avouer.

- Comment l'avez-vous remarqué alors ?

- Quand il revenait à la maison après être allé vendre des fruits chez les Griffin, il avait toujours un petit sourire en coin, raconte Octavia. Comme s'il arrivait à ne plus penser, pendant un moment, à nos galères quotidiennes. Et je ne pense pas que ce soit le père de Clarke qui avait cet effet sur lui.

Vanina explose d'un rire strident, qui crispe Lincoln. Il choisit pourtant de l'ignorer.

- Et puis, Nathan nous a raconté comment ça se passait quand ils tombaient sur Clarke chez les Griffin, explique calmement le jeune homme.

- C'est-à-dire ?

- C'est-à-dire qu'il avait une attitude qu'il n'avait devant aucune autre fille du district, continue-t-il.

- Moins fanfaron, intervient Octavia. Plus… Lui-même. Et c'est ce que je retrouve quand je le vois dans l'arène avec Clarke. Il a ce côté plus renfermé, un peu pudique, mais très aimant, qu'il peut avoir avec moi.

Lincoln hoche la tête pour appuyer les paroles de sa petite amie, qu'il trouve très justes.

- En parlant de l'amour que Bellamy peut avoir pour toi, Octavia, j'ai une dernière petite question, commence Ireibeiti.

Vu son petit sourire en coin, Lincoln sent que sa requête va être particulièrement délicate.

- Si jamais ton frère devait choisir entre sauver Clarke et te sauver toi, qui est-ce que tu penses qu'il choisirait ?

Lincoln grimace intérieurement. Cette question est à double tranchant. Soit ils écornent l'image de grand frère protecteur, prêt à se sacrifier et à affronter les Jeux pour le bonheur de sa sœur, soient ils risquent de balayer l'histoire du petite couple doré du Capitole. Aucune de ces deux alternatives ne lui parait la bonne. Mais Octavia le prend de court et répond avant même qu'il n'ait le temps d'ouvrir la bouche.

- Il trouverait une solution pour nous sauver toutes les deux, assure-t-elle tranquillement, apportant ainsi la meilleure réponse possible.


Depuis qu'elle a quitté Bellamy, Clarke retient ses larmes. Elle ne doit pas craquer. Elle ne doit pas montrer au public qu'elle se sent perdue sans lui. Alors elle s'agrippe à sa petite balise, en continuant d'avancer en suivant la direction que l'appareil lui indique. C'est actuellement son seul point de repère.

Maintenant, elle est seule. Elle va devoir se débrouiller en solitaire. Il n'est plus possible d'avoir d'allié. La jeune fille passe en revue les tributs qui restent en course : Gustus et Lexa du district un, Indra du district deux, Costia du district cinq, Echo du district six, Bellamy et elle. De toute façon, son seul allié potentiel dans cette arène était Bellamy. Il aurait été hors de question de faire équipe avec Lexa ou Echo.

Dans sa main droite, sa balise émet un petit bip strident. Elle jette un coup d'œil à l'écran, où il n'y a plus de flèche matérialisée. Elle doit être arrivée au point de l'arène où l'équipe d'organisation des Jeux voulait l'emmener. Clarke regarde autour d'elle et reconnaît l'endroit où elle a tué Artigas, le Carrière du deux, par accident.

Elle frissonne en resserrant le col de sa veste molletonnée autour de son cou. Il fait toujours aussi froid dans cette arène. Peut-être encore plus que quand ils y sont entrés. Mais désormais, il n'y aura plus personne avec elle pour l'aider à se réchauffer. La jeune blonde commence à analyser les alentours, pour essayer de trouver des plantes comestibles, quand l'hymne des Jeux est joué.

- Quoi, encore ?, murmure-t-elle, passablement agacée.

La voix de Claudius Templesmith, devenue si désagréable à ses oreilles, résonne.

- Chers tributs, vous êtes maintenant tous arrivés au point indiqué par votre balise. Vous êtes libres d'aller où vous le souhaitez. Mais désormais et jusqu'à nouvel ordre, c'est chacun pour soi. Si l'un d'entre vous rencontre l'un de ses concurrents, il n'y aura pas d'alliance possible entre vous. Soit vous passez votre chemin, soit vous le tuez.

Clarke grimace, en priant de toutes ses forces pour ne pas tomber sur Bellamy.

- Et puisse le sort vous être favorable, conclut Claudius Templesmith sur son habituel ton guilleret.

La jeune fille pousse un souffle et regarde sa montre. Il est déjà 16h. Elle sait que le jour va bientôt tomber. Elle doit se dépêcher pour trouver de quoi manger, ainsi qu'un endroit où dormir. Avec sa longue marche à travers l'arène, les baies et les biscottes avalées le matin même avec Bellamy lui paraissent bien lointaines.

Tout comme le baiser échangé avec lui.


Au milieu de la salle de commandement des Hunger Games, Cage Wallace se délecte en voyant les membres de l'équipe d'organisation désactiver les balises des sept tributs encore en jeu.

- Tout est coupé ?, demande-t-il à ses assistants.

- Tout est coupé, lui répond l'un de ceux installés au premier rang.

- Nous allons voir comment ils se débrouillent maintenant, lance-t-il avec un sourire sadique, provoquant les rires des organisateurs.

Cage sait que cette nouvelle règle peut être à double tranchant. Évidemment, elle relance totalement l'intérêt des Jeux, en rebattant complétement les cartes. C'est comme si une nouvelle partie se mettait en route, une nouvelle édition des Hunger Games commençait. Et avec elle, de nombreuses questions pour le peuple du Capitole. La principale étant : comment vont s'en sortir Clarke et Bellamy, le petit couple doré ?

Il sait que les spectateurs sont partagés. Certains le détestent d'avoir séparé leur duo fétiche. D'autres le voient comme un héros, capable de tous les revirements de situation possibles. Mais une chose est sûre : ils s'emballent, ils n'en peuvent plus de toutes ces interrogations et de ces doutes. Surtout, ils sont captivés par cette 53e édition des Hunger Games. Et tout cela, c'est grâce à lui.

Quant à savoir si Clarke et Bellamy se retrouveront, Cage n'en sait rien. Il n'a pas encore pris sa décision. Alors, même pour lui, le suspense demeure entier.


Bellamy est d'une humeur massacrante. Les Juges et l'équipe d'organisation du Capitole ont pris un malin plaisir à le renvoyer vers l'ombilic glaciaire où il avait passé une nuit avec Clarke, Charlotte et Maya. Mais dans son esprit, cet endroit reste surtout comme celui où la tribut du onze n'a pas hésité à les trahir, en tuant sa première alliée.

Ces rochers lui rappellent trop de mauvais souvenirs. Le jeune homme ne veut pas rester là. Alors, quand Claudius Templesmith leur annonce qu'ils sont libres de bouger dans l'arène, il se hâte de quitter l'ombilic. Il reste toutefois prudent. Connaissant le côté sadique de l'équipe d'organisation, le tribut sait que Gustus pourrait très bien se trouver à quelques mètres seulement de lui.

Ses lunettes sur le nez, Bellamy se rend compte que la température a encore baissé par rapport à leur entrée dans l'arène. Entre le froid et son estomac qui commence déjà à gronder, il se dit qu'il faut qu'il agisse vite. Silencieusement, le jeune homme ratisse donc les alentours à la recherche de quelque chose à manger. La nuit commence déjà à tomber. Il n'a donc pas le temps de chasser un petit animal et de le faire cuire. Le chasseur va devoir se contenter de la cueillette. Malheureusement, il ne trouve rien de plus que quelques racines.

C'est donc dépité qu'il grimpe dans un arbre, s'installant sur une branche, dos contre le gros tronc du chêne. Au-dessus de lui, le ciel est noir. Comme lors de ses premiers jours dans l'arène, le tribut enroule une bonne partie de son corps dans sa couverture de survie et utilise sa corde pour s'accrocher et éviter une chute dans son sommeil – si tant est qu'il arrive à trouver le sommeil.

Quand l'hymne des Hunger Games résonne autour de lui, Bellamy ne se fait pas trop de soucis. Aucun coup de canon n'a été tiré au cours de le la journée. Personne n'est donc mort. Clarke est toujours en vie. Le logo du Capitole s'affiche rapidement dans le ciel, avant de disparaître aussi tôt. Bilan vide. Ça ne fait pas de mal, de temps en temps

Sans grande conviction, le jeune homme fouille dans son sac à dos et met la main sur le sachet de viande séchée qu'il avait ramassé dans le Bain de sang. Il voulait les garder pour plus tard, mais il est trop affamé. Depuis le repas envoyé par Marcus et les quelques restes de viande froide, il y a trois jours, il n'a rien mangé de plus consistant que des baies, des carottes, du sapin et des biscottes. Quand il passe la main sur son visage, il sent que ses joues se sont creusées. Et maintenant qu'il est seul, il a beaucoup plus de temps pour penser à la faim qui le tiraille.

Bellamy avale donc quelques lanières de viande séchée – en se retenant de ne pas engloutir tout le contenu du sachet – qu'il accompagne des racines ramassées plus tôt. Ce n'est pas un festin, mais c'est mieux que rien. Qu'est-ce qu'il aimerait manger l'un des petits déjeuners qu'on leur servait dans le train entre le douze ou le Capitole. Ou les diners qu'ils avaient dans leur appartement du douzième étage. Ou même les repas à la cantine du centre d'entraînement…

Perdu dans ses pensées sur la nourriture, le jeune homme est surpris quand un coup de canon le ramène violemment à la réalité. Il se redresse immédiatement. Quelqu'un vient de mourir dans l'arène. Le bilan quotidien est déjà passé. Il va donc devoir attendre jusqu'à demain soir pour connaître l'identité du tribut tué. Bellamy déglutit. Et si c'était Clarke ?


Alors alors… Si vous avez des reproches concernant cette fin de chapitre, merci de les adresser à Kahoko. S qui m'a soufflé cette idée il y a déjà quelques temps, en me disant, je cite : « Je pense que ce serait bien de ne pas savoir ce que l'autre fait (…) On aurait grave du suspens ! Et grave la haine contre toi aussi, si il y avait un coup de canon. » ahah. Du coup, rendez-vous au prochain chapitre pour savoir si c'est Clarke ou quelqu'un d'autre qui a été tué… Sinon, qu'avez-vous pensé de l'interview Linctavia ? Et du petit passage sur Cage ? Let me know !

Un grand merci aux reviewers guest : Maria (merci beaucoup, tu es vraiment adorable ! J'ai plusieurs romans commencés puis abandonnés, parce que je les trouvais trop mauvais… Mais peut-être que ça viendra.), Caro (ma petite boulette ahahah. Non, promis, j'arrête de me moquer de toi. Mais boulette quoi :p), Cherry Boum (réponse à la fin, je ne veux pas te spoiler…), lila (sorryyy pour ton cœur !), katniss et Emilie (je suis contente que tu aimes Keenan héhé).

J'ai eu un peu moins de retours sur le dernier chapitre, j'espère que vous allez vous rattraper sur celui-là :) C'est super important pour les auteurs d'avoir des avis sur leur travail. Vous n'imaginez pas à quel point c'est motivant.

On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau chapitre, qui commencera avec une Abby Griffin en colère…

À lundi, gros bisous :)

Estelle