Auteur : ben l'auteur de cette histoire, c'est moi, Sabou \*o*/
Correcteur : Harley A Warren (chapitre 22 à ?)
Avertissement : cette histoire contient des relations homosexuelles, c'est-à-dire qu'il y aura des relations entre hommes ainsi que des relations entre femmes. Si cela vous dégoûte, vous pouvez revenir en arrière et choisir une autre histoire. Sinon, il y a une petite croix rouge en haut, à droite de votre écran pour fermer la page. Je ne vous en voudrais pas puisque comme on dit, chacun ses goûts et ses couleurs, et qu'il faut de tout pour faire un monde ;-) Et il y aura aussi du M-preg ce qui signifie une grossesse masculine *o*
Disclamer : à ce qu'il paraît, faut le faire et donc, je ne peux y échapper. Juste prévenir que tous les personnages de Harry Potter ainsi que les lieux ne sont pas les miens mais qu'ils appartiennent à l'auteur J.K. Rowling et ce, malgré les nombreuses négociations que nous avons eues pour que je puisse les prendre pour moi et qui se sont soldées par des échecs. Même si la plupart des personnages et des lieux lui appartiennent, j'en ai quelques-uns qui sont les miens dont les enfants de nos héros du monde sorcier ainsi que le lieu où ils vivent leur vie pleinement (pour certains), sans oublier deux ou trois personnages qui aideront à faire avancer l'histoire de nos protagonistes ^^
Genre : romance, famille, …
Rating : M pour les lemon qu'il y aura *w*
Pairing : en principal, Drarry, il y aura d'autres couples également (mais c'est une surprise donc pchuteuh :3) et OOC.
Résumé : Comment faire lorsque l'on devient parent alors qu'on est soi-même encore un adolescent ? Alors que notre éducation n'est pas encore terminée et qu'il faut faire celle de son enfant ? Comment notre entourage réagit face à cela ? Comment concilier notre vie d'ado à celle de parent ? Telles sont les questions que tout jeune se pose lorsqu'il se trouve dans ce genre de situation et qu'il faut y faire face sans possibilité de retour en arrière. C'est ce que nos héros vont découvrir…
Note de l'auteur : Je remercie Harry-Snape-Malfoy, Miss Homme Enceinte 2, brigitte26et MisiNat pour vos reviens. Je remercie également vous tous qui continuez à lire mon histoire ^^ Et comme je le fais habituellement pour les non-logués, j'ai répondu aux vôtres sur mon blog dont l'adresse se trouve sur mon profil ^^ Je ne suis toujours pas atteinte d'amnésie depuis le premier chapitre donc je n'oublie pas non plus toutes les personnes qui ont mis mon histoire en follow et en favoris :D Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, on se retrouve en bas ^^
/ !\ Attention, chapitre non corrigé. Je changerais de chapitre une fois qu'il sera corrigé. / !\
Est-ce que tu regrettes ?
Chapitre 25 : Et le temps file…
J'y crois pas… Comment cette vieille harpie peut penser que je mens ? Et pourquoi elle me met en retenue toute une semaine ? Je la hais… Je sens qu'elle va pas passer l'année si elle continue comme ça… Qu'elle crève, qu'elle aille en enfer, qu'elle brûle, qu'elle meurt, qu'elle subisse le supplice de Prométhée, tiens… Ça nous fera des vacances de la voir ailleurs qu'ici… Sale garce… Et il y a déjà trop de devoirs à faire… Faut que je les commence ce soir, comme l'a suggéré Snape… En y repensant, c'est étrange de me dire qu'il me donnera un cours de potions… Bon, là, je vais manger, je meurs de faim…
Lorsque Harry entra dans la Grande Salle, après avoir pesté durant presque une heure contre cette Umbridge, tous les regards des élèves présents convergèrent vers lui. Des chuchotements quant aux propos déclarés durant la classe de Défense le suivirent tout du long. Quand il s'assit, il fit mine de ne pas apercevoir les bribes de phrases ni même leurs regards avides d'en savoir plus. Il ne souhaitait pas écoper une autre retenue, en plus de celle du crapaud rose. Souriant à son amie qui venait tout juste d'arriver, il se remplit une assiette de ragoût de bœuf, accompagné de purée et de petits pois, le tout nappé d'une bonne dose de sauce. Du coin de l'œil, il vit le tube de mayonnaise sur la table. Sans vraiment savoir pourquoi, il le prit puis recouvrit son repas sous une généreuse couche.
Son attitude ne passa pas inaperçu aux yeux d'Hermione. Elle trouva ce comportement des plus suspects mais elle n'allait pas non plus lui faire de remarque. Après tout, il mangeait avec un bon appétit. Ce qui n'était plus arrivé depuis très longtemps. Ils discutèrent de tout et de rien, taisant les sujets discrets. Comme le disaient si bien les Moldus : les murs ont des oreilles. Aussi, ils finirent leurs desserts puis rejoignirent leur salle commune. Sur le chemin, Harry put enfin relâcher la pression qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir. Ce que cela pouvait être épuisant de ne rien laisser paraître. Dès qu'ils arrivèrent dans la tour des Gryffondor, ils allèrent s'asseoir au coin du feu.
Ils sortirent de leurs sacs des parchemins, de l'encre, des plumes et plusieurs livres. Pendant près de quatre heures, ils firent leurs devoirs, faisant abstraction des élèves qui fixaient Harry, comme s'il s'agissait d'une bête de foire. Ils enchaînèrent le devoir de potion ainsi que celui d'histoire de la magie et de celui de défense. Quand ils eurent enfin terminé, ils s'étirèrent avant de remarquer qu'ils étaient les derniers dans la salle. Curieux, ils cherchèrent à savoir quelle heure il pouvait bien être. Lorsqu'ils avisèrent de l'heure tardive, ils comprirent pourquoi tout le monde était parti se coucher. Ils firent de même.
Tout comme la veille, Harry suivit Hermione jusqu'au dortoir des filles. Elle vérifia que ses camarades de chambrée dormaient puis lui fit signe d'entrer. Ils parcoururent la petite distance les séparant de l'entrée au lit de la jeune fille sur la pointe des pieds. Toujours sans faire de bruits, ils grimpèrent sur le lit. Hermione jeta les sorts pour sécuriser son espace contre les indésirables. Lorsqu'ils furent sûrs qu'ils ne réveilleraient personne, ils soufflèrent de soulagement. Ils se changèrent rapidement – Harry était encore gêné de le faire devant son amie mais il n'avait pas le choix – puis se couchèrent.
Le lendemain matin, l'aube d'une couleur de plomb était aussi pluvieuse que la veille et, à l'heure du petit-déjeuner, Hagrid était toujours absent. L'anxiété de Harry s'accentua de plus belle. De plus, les viennoiseries, les divers jus de fruits, les céréales, etc. tout ce qui se trouvait sur la table dégoûtait le Gryffondor. Ce qu'Hermione ne savait pas, c'est qu'il avait vomit dans les toilettes, peu après s'être changé. Mais ça, il ne le lui dirait jamais. Sinon, elle l'enverrait à l'infirmerie sur le champ. Alors autant prendre sur lui et éviter de poser son regard sur la nourriture. Il avait un simple verre d'eau à la main.
À la fin du repas, Hermione et Harry rejoignirent leurs camarades de Serdaigle pour le double cours de sortilèges. Le professeur Flitwick passa le premier quart d'heure de sa classe à faire un discours sur l'importance des B.U.S.E.
« Ce que vous devez toujours avoir en tête, couina le professeur Flitwick, perché comme toujours sur une pile de livres qui lui permettait de voir par-dessus son bureau. C'est que ces examens peuvent influencer votre avenir pour de longues années ! Si vous n'avez pas encore sérieusement pensé à la carrière que vous choisirez, il est temps de le faire. Et en attendant, je le crains, il nous faudra travailler plus dur que jamais pour être sûrs de mettre toutes les chances de vote côté ! »
Ils passèrent ensuite plus d'une heure à réviser les sortilèges d'Attraction qui, selon le professeur Flitwick, allaient sûrement leur être demandés à l'épreuve de B.U.S.E. Il termina le cours en leur donnant la plus grande quantité de devoirs qu'ils n'aient jamais eue en classe de sortilèges. La même chose se produisit, en pire peut-être, au double cours de métamorphose.
« Vous ne réussirez jamais vos B.U.S.E., annonça gravement le professeur McGonagall. Sans une application, une pratique et une étude du plus grand sérieux. Il n'y a aucune raison pour que quiconque dans cette classe échoue à l'épreuve de métamorphose, si vous donnez le meilleur de vous-mêmes, dit-elle tandis que Neville eut une petite exclamation incrédule. Mais oui, cela vous concerne aussi, Londubat, assura-t-elle. Votre seul défaut dans le travail, c'est le manque de confiance en vous. Bien… aujourd'hui, nous allons commencer l'étude des sortilèges de Disparition. Ils sont plus faciles que ceux d'Apparition que l'on n'aborde qu'au niveau des A.S.P.I.C. Mais ils représentent quand même des exercices magiques les plus délicats parmi tous ceux qui vous seront demandés à votre épreuve de B.U.S.E. »
Et elle avait raison. Harry trouva le sortilège de Disparition d'une difficulté épouvantable. À la fin du double cours, il n'avait pas réussi à faire disparaître son escargot sur lequel il s'entraînait. Seule Hermione avait réussi son exercice et fut donc dispensée de devoir. Durant l'heure du déjeuner, ils mangèrent tranquillement. Harry put avaler un peu de pâtes sans être dégoûté. Toutefois, l'attitude du Gryffondor intrigua Hermione : il lisait un livre tout en mangeant. Le voir agir de la sorte ainsi fut une surprise. D'ailleurs, elle lui fit la remarque sans se douter un instant de la réaction de son meilleur ami.
« Et alors quoi ? Ça te gêne tant que ça que je fasse mes devoirs en même temps que je mange ? Tu as peur que je fasse mieux que toi ? s'énerva Harry avant d'abandonner sa fourchette encore pleine et son assiette à moitié vidée. »
Il fourra toutes ses affaires dans son sac puis partit précipitamment, laissant une Hermione pantoise. Qu'avait-elle pu dire pour qu'il prenne la mouche ? C'était complètement ahurissant. Sans faire de cas, elle termina son repas, se saisit de plusieurs fruits et partit au cours de soins aux créatures magiques.
Le temps était devenu frais. Il y avait du vent, et le long du chemin qui descendait en pente douce vers la cabane de Hagrid, elle sentit sur son visage quelques gouttes de pluie. Le professeur Gobe-Planche attendait les élèves à une dizaine de mètre de la cabane. Devant elle, une longue table à tréteaux était recouverte de brindilles. Quand Hermione vit son ami, assis en bout de table, elle le rejoignit, faisant comme si rien ne s'était passé tantôt. Prenant place à ses côtés, elle eut la surprise de voir les larmes accumulées aux coins des yeux. À en croire ses joues rougies, il tentait de ne pas pleurer devant tout le monde. Ses mains tremblaient sous l'effort et ses dents esquintaient sa lèvre inférieure.
Attristée de le voir dans cet état, elle sortit discrètement un mouchoir puis le lui tendit. D'un geste tremblant, Harry le prit et la remercia. Il se moucha avant d'essuyer ses yeux. Dans un murmure afin de ne pas être entendu de tous, il s'excusa.
« Je suis désolé. Je ne voulais pas dire ça. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Pardon !
- Ce n'est rien. C'est déjà oublié, rassura Hermione en lui tendant les fruits qu'elle avait pris tandis que les Serpentard arrivaient. »
Ils s'assirent face à eux car il n'y avait plus aucune place de libre. Silencieusement, ils s'observèrent puis se détournèrent les uns des autres pour écouter le professeur Gobe-Planche.
« Tout le monde est là ? aboya-t-elle quand tous les élèves furent arrivés. Alors, on s'y met. Qui peut me dire commet s'appelle ce qu'on voit sur cette table ? »
Elle montra les petites branches entassées et la main d'Hermione se leva aussitôt. Tout à coup, les branches se mirent à bondir dans les airs. Elles avaient soudain pris la forme de minuscules lutins de bois, dotés de bras et de jambes noueux, de deux doigts en formes de brindilles à l'extrémité de chaque main et d'une drôle de tête plate semblable à de l'écorce, avec deux petits yeux étincelants comme des scarabées.
« Un peu moins de bruits, s'il vous plaît, mesdemoiselles ! dit sèchement le professeur Gobe-Planche suite aux nombreuses exclamations des jeunes filles. »
Elle répandit une poignée de ce qui ressemblait à du riz complet parmi les créatures en forme de branchages qui se jetèrent immédiatement sur la nourriture.
« Alors, quelqu'un connaît-il le nom de ces animaux ? Miss Granger ?
- Ce sont des Botrucs, dit Hermione. Ils gardent les arbres, surtout ceux dont on se sert pour fabriquer les baguettes magiques.
- Cinq points pour Gryffondor, annonça le professeur Gobe-Planche. En effet, il s'agit de Botrucs et comme le dit si justement votre camarade, ils vivent généralement dans les arbres dont le bois est utilisé dans la confection de baguettes magiques. Qui peut me dire ce qu'ils mangent ?
- Des cloportes, répondit précipitamment Hermione. Mais aussi des œufs de fée quand ils peuvent s'en procurer.
- Très bien, cela vous fera cinq points de plus. Ainsi, lorsque vous avez besoin de feuilles ou de branches d'un arbre dans lequel vivent des Botrucs, il est sage d'emporter des cloportes pour les distraire ou les calmer. Ils ne paraissent peut-être pas très dangereux, mais quand on les met en colère, ils essayent d'arracher les yeux des humains avec leurs doigts qui sont très pointus, comme vous pouvez le constater. Croyez-moi, il n'est pas du tout conseillé d'en laisser un s'approcher de votre œil. Bien, alors, maintenant, vous allez tous prendre quelques cloportes et un Botruc – il y en a à peu près un pour deux élèves – afin de l'étudier de plus près. Je veux que, d'ici la fin du cours, chacun de vous me fasse un dessin de la créature en indiquant très précisément toutes les parties du corps. »
Hermione prit une de ces petites choses puis alla dans un coin en compagnie du jeune Potter. Accroupis devant le Botruc, ils sortirent de quoi le dessiner. Ils s'efforçaient tant bien que mal de convaincre ce maudit animal magique de rester tranquille suffisamment longtemps pour qu'ils le dessinent mais rien à faire. Cette créature ne semblait pas vouloir leur faciliter la tâche. Elle ne cessait de bouger, d ese coucher dans l'herbe, de courir partout autour d'eux. Même les cloportes ne le calmèrent pas. Ils allaient abandonner quand Harry tenta quelque chose, sans avoir trop d'espoir de réussite.
« Bonjour Monsi… Aïe, il m'a piqué ! Ce truc m'a piqué, s'exclama-t-il alors que la créature boudait.
- Je crois que c'est une fille, répondit Hermione, se retenant de rire. Et de toute façon, tu essaies de faire quoi, là ? De lui parler ? Tu crois qu'il va t'écouter ? demanda-t-elle, sceptique quant à l'idée de son meilleur ami.
- Ben quoi ? Essayons au moins ça ! bougonna Harry. Je voulais dire, Bonjour Mademoiselle le Botruc, ne pourriez-vous pas cesser de bouger un instant ? Juste le temps que nous puissions vous dessiner ? »
Ils patientèrent quelques secondes, fixant le Botruc qui avait croisé ses bras. L'animal leva ses petits yeux étincelants, observa Harry avant de baisser son regard sur l'abdomen de l'adolescent. Les deux petites billes se plissèrent un court instant puis elle s'appuya contre une pierre, non loin d'eux, et cessa tout mouvement. Sa réaction surpris les deux Gryffondor mais ils ne s'attardèrent pas là-dessus. Ils prirent leurs plumes et parchemins et dessinèrent le Botruc. Ils finirent au moment même où l'écho lointain de la cloche retentit dans le parc. Harry allait rouler son parchemin pour le ranger quand il lui fut retiré des mains. Le jeune homme posa ses yeux sur le Botruc femelle qui regardait son dessin sous tous les angles.
« Heu… Je suis désolé mais j'en ai besoin. Il s'agit de mon devoir, dit Harry en tentant de récupérer le parchemin mais en vain. »
Elle ne cessait de se soustraire pour que le papier soit hors de sa portée. À ses côtés, Hermione ricanait de l'attitude de la créature, sans toutefois l'aider dans sa tâche. Un peu fâché contre elle, il essaya une nouvelle fois de reprendre ce qui lui appartenait lorsqu'il vit le Botruc admirer son dessin. Elle émettait des bruits admiratifs des plus étranges. Le professeur Gobe-Planche les rejoignit, leur faisant remarquer qu'il était temps de se rendre au prochain cours.
« On voudrait bien, professeur, mais ce Botruc a pris mon dessin et elle a l'air de l'admirer, expliqua Harry, de plus en plus perplexe.
- Ça par exemple, s'exclama le professeur. C'est bien la première fois que je vois une telle chose se produire. N'avez-vous rien fait pour que le Botruc agisse de la sorte ?
- Rien. Il a juste demandé qu'elle arrête de bouger pour qu'on la dessine, répondit Hermione.
- Elle ?
- Elle a piqué Harry quand il a dit « Monsieur » ! précisa la Gryffondor.
- En attendant, comment je fais, moi ? se plaignit le brun qui essayait encore de reprendre son dessin.
- Laisse-lui une copie, dit Hermione en haussant les épaules.
- Pas bête, approuva Harry tandis qu'il se tournait vers le Botruc. Madame le Botruc, puis-je récupérer mon dessin un instant ? Je vous le rends immédiatement après, lui promit-il, croisant les doigts pour que cela fonctionne.
La petite créature jeta un œil suspicieux envers lui mais consentit tout de même à lui tendre le parchemin. Cependant, elle le fixa tout le temps qu'il avait le papier dans les mains. Un peu nerveux d'être le centre d'attention d'un petit lutin de bois, il demanda l'aide d'Hermione pour pouvoir faire un doublon du dessin. Elle lança le sort qui dédoubla la feuille. Satisfaisant toutes les parties, Harry donna la copie au Botruc qui fut heureuse de retrouver son bien. Les deux adolescents s'en allèrent au prochain cours pendant que le professeur Gobe-Planche continuait d'observer la créature, fascinée.
Ils arrivèrent juste à temps pour le cours de botanique. Essoufflés d'avoir couru, ils entrèrent après l'autorisation du professeur Chourave. Tout comme ses collègues, elle commença la classe par un discours sur l'importance des B.U.S.E. Cela n'étonna personne. Harry, quant à lui, aurait bien voulu que les professeurs abandonnent cette manie. Il commençait à éprouver un sentiment d'anxiété qui lui contractait l'estomac. À la fin du cours, alors qu'ils eurent droit à un nouveau devoir, tous étaient fatigués et sentaient fortement la bouse de dragon, l'engrais préféré du professeur de botanique. Ils rentrèrent au château, en silence. Personne n'avait très envie de parler. La journée, cette fois encore, avait été longue. Et Harry se rendit compte que ses paupières se faisaient de plus en plus lourdes.
Malheureusement, il ne put se rendre à la salle commune puisqu'il avait sa première retenue avec le professeur Umbridge. Il partit donc dîner avant de rejoindre le crapaud rose. Il s'assit et au même moment, Angelina l'apostropha, lui reprochant d'échapper aux essais du vendredi soir. S'en suivit un flot de paroles débité à une vitesse ahurissante de la part de la capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Elle termina ses reproches en lui demandant – plutôt lui ordonnant serait plus exact du point de vue de Harry – de trouver un moyen de se libérer vendredi soir, puis elle partit. Il soupira, posant durement sa tête contre la table. Il se redressa et se saisit d'une côtelette ainsi que du riz et des carottes au beurre, et mangea le tout rapidement. À dix-sept heures moins cinq, il prit congé, salua Hermione et alla sans entrain effectuer sa retenue.
« Entrez ! dit-elle de sa voix sucrée, lorsqu'il eut frappé à la porte. »
Il s'avança prudemment en regardant autour de lui. Harry avait connu ce même bureau du temps de ses trois précédents occupants. À l'époque de Gilderoy Lockhart, les murs étaient tapissés de portraits de lui qui adressaient au visiteur un sourire rayonnant. Du temps de Lupin, on avait toutes les chances d'y trouver de fascinantes créatures enfermées dans des cages ou des aquariums. Enfin, lorsque le faux Maugrey s'y était installé, il l'avait rempli de toutes sortes d'instruments bizarres destinés à détecter méfaits et mensonges.
Mais aujourd'hui, il était devenu méconnaissable. Des étoffes ornées de dentelles recouvraient tout, des vases de fleurs séchées étaient posés sur de petits napperons et un mur entier était occupé par une collection d'assiettes ornementales qui représentaient des chatons aux couleurs criardes, chacun portant autour du cou un nœud différent. Les assiettes étaient si laides que Harry, pétrifié, ne put en détacher son regard jusqu'à ce que le professeur Umbridge prenne à nouveau la parole :
« Bonsoir, Monsieur Potter, dit-elle, faisant sursauter Harry qui se tourna vers elle. »
Il ne l'avait pas tout de suite remarqué car elle portait à présent une robe à fleurs tapageuses qui semblait se fondre entièrement avec la nappe recouvrant son bureau, juste derrière elle. Avec raideur, il lui répondit alors qu'elle lui demanda de s'asseoir en indiquant une petite table drapée de dentelles devant laquelle elle avait installé une chaise à dossier droit. Un morceau de parchemin vierge, posé sur la table, paraissait l'attendre. Mais avant de faire quoi que ce soit, il prit son courage à deux mains et posa la question pour la retenue du vendredi soir. Cependant, avant même de terminer sa phrase, il sut quelle serait la réponse.
« Oh non, répondit-elle avec un large sourire qui lui donnait l'air d'un crapaud ravi d'avoir avalé une mouche particulièrement juteuse. Oh, non, non, non. Vous êtes puni parce que vous répandez des histoires détestables et malfaisantes dans le seul but d'attirer l'attention sur vous, Monsieur Potter, et les punitions ne sont pas faites pour être adaptées aux convenances du coupable. Non, vous viendrez ici à dix-sept heures demain et le jour suivant et vendredi également, et vous accomplirez vos retenues comme prévu. Je pense qu'il est excellent de vous priver d'une chose à laquelle vous teniez véritablement. Cela ne fera que renforcer la leçon que j'essaye de vous donner. »
Harry sentit le sang lui monter à la tête et un bruit sourd palpita à ses oreilles. Ainsi, il racontait des histoires détestables et malfaisantes dans le seul but d'attirer l'attention. Vraiment ? Il se retint de lui balancer qu'elle avait tort, repensant aux avertissements des professeurs Snape et McGonagall. Pendant qu'il luttait contre le besoin d'extérioriser sa colère, le professeur Umbridge l'observait, la tête un peu penchée, en souriant toujours largement comme si elle savait très bien ce qu'il pensait et attendait de voir s'il allait à nouveau perdre son calme. Au prix d'un effort colossal, Harry détourna son regard, laissa tomber son sac à côté de la chaise et s'assit.
« Très bien, dit Umbridge d'une voix douce. On parvient déjà mieux à contrôler son humeur, n'est-ce pas ? Maintenant vous aller me copier des lignes, Monsieur Potter. Oh non, pas avec votre plume, ajouta-t-elle en voyant Harry se pencher pour ouvrir son sac. Vous allez vous servir d'une de mes plumes personnelles. Voilà, déclara-t-elle en lui tendant une longue plume mince et noire dont l'extrémité était anormalement pointue. Je veux que vous écriviez : « Je ne dois pas dire de mensonges, » poursuivit-elle à mi-voix.
- Combien de fois ? demanda Harry d'un ton qui imitait d'une manière assez convaincante celui de la politesse.
- Oh, autant de fois qu'il le faudra pour que le message rentre, répondit Umbridge de sa voix doucereuse. Allez-y. »
Elle alla s'asseoir à son bureau et se pencha sur une liasse de parchemins qui semblaient être des copies à corriger. Harry leva la plume noire et pointure puis se rendit compte qu'il manquait quelque chose.
« Vous ne m'avez pas donné d'encre.
- Oh, mais vous n'en aurez pas besoin, répondit le professeur Umbridge avec quelque chose dans la voix qui évoquait vaguement un rire. »
Sceptique, Harry posa la pointe de la plume sur le parchemin et écrivit : « Je ne dois pas dire de mensonges. » Il étouffa alors une exclamation de douleur. Les mots s'étaient inscrits sur le parchemin dans une sorte d'entre rouge et brillante. Mais au même moment, ils étaient également apparus sur le dos de sa main droite, tracés dans sa peau comme avec un scalpel. Tandis qu'il regardait la coupure encore étincelante de sang, la peau se referma peu à peu et l'inscription s'effaça en ne laissant qu'une marque légèrement rouge et lisse au toucher. Il se tourna vers Umbridge qui l'observait, sa large bouche de crapaud étirée en un sourire.
« Oui ?
- Rien, répondit Harry à mi-voix. »
Il regarda à nouveau le parchemin, y reposa la pointe de la plume et recommença à écrire : « Je ne dois pas dire de mensonges. » Aussitôt, il ressentit la même douleur cuisante au dos de sa main. Cette fois encore, les mots s'étaient inscrits dans sa peau. Et, comme tantôt, la coupure se referma d'elle-même quelques secondes plus tard. Le même phénomène se répéta ainsi. Harry écrivait inlassablement les mêmes mots sur le parchemin non pas avec de l'encre mais, comme il ne tarda pas à le comprendre, avec son propre sang. Et à chaque fois, les mots s'inscrivaient au dos de sa main, disparaissant lorsque la plaie guérissait puis réapparaissaient dès qu'il reposait la pointe de la plume sur le parchemin.
Derrière la fenêtre du bureau, l'obscurité tombait dans le parc. Harry ne demanda pas quand il pourrait s'arrêter. Il ne regarda même pas sa montre. Il savait que le professeur Umbridge l'observait, guettant le moindre signe de faiblesse. Mais il n'avait pas l'intention de laisser voir quoi que ce soit, même s'il devait rester là toute la nuit à s'écorcher la main avec cette plume.
« Venez ici, dit-elle au bout d'un moment. »
Il lui semblait que des heures entières s'étaient écoulées. Il se leva, la main douloureuse. En y jetant un coup d'œil, il vit que la coupure s'était refermée mais que la peau à cet endroit avait à présent une couleur rouge vif.
« Votre main, ordonna-t-elle derechef. »
Il la lui tendit et elle la prit dans la sienne. Harry réprima un frisson lorsqu'elle le toucha avec ses épais doigts boudinés entourés d'horribles vieilles bagues.
« Mmm, il me semble que je n'ai pas encore réussi à faire grande impression, dit-elle avec un sourire. Eh bien, nous n'aurons qu'à recommencer demain soir, n'est-ce pas ? Vous pouvez partir. »
Harry quitta le bureau sans dire un mot. L'école était déserte. Il était sûrement plus de minuit. Il parcourut lentement le couloir puis, après avoir tourné le coin et s'être assuré qu'elle ne l'entendrait pas, il se mit à courir à toutes jambes. Il arriva à sa salle commune vide. Il tenta de reprendre son souffle. Quand cela fut fait, il regarda l'heure. Soupirant, il sortit ses devoirs. Il savait qu'il devrait aller dormir mais s'il ne faisait rien concernant les travaux donnés par les professeurs, il prendrait énormément de retard. Malgré la fatigue qui le frappait, il renonça à aller se coucher.
Sur une table, il avisa plusieurs livres traitant de divers sujets se rapportant à leurs énoncées de devoirs. Reconnaissant envers Hermione – il était sûr que c'était elle qui avait fait cela – il prit les volumes puis entreprit de faire des recherches pour terminer son dessin du Botruc en notifiant toutes les parties du corps. Grâce à l'aide d'illustrations de la créature présentes dans un chapitre d'un livre, il put compléter rapidement son dessin. Ensuite, il s'exerça au sortilège de Disparition. Il mit presque une heure pour parvenir à faire disparaître totalement son escargot. Enfin, il chercha longuement un contre-sortilège pour le professeur Flitwick. Lorsqu'il pensa en avoir trouvé un, il nota sur un bout de papier afin de le soumettre plus tard à Hermione pour avoir son avis.
Bâillant à s'en décrocher la mâchoire, il jeta un œil à sa montre pour se rendre compte qu'il était quatre heures et demie du matin. Il était tellement épuisé mais il lui fallait encore écrire quelque chose dans ce stupide journal des rêves de Trelawney. Il sortit le carnet, trempa sa plume dans l'encre puis griffonna deux rêves des plus quelconques. Pour le premier, il inscrivit avoir rêvé de pâquerettes, puis les avait vues pousser avant qu'on en ne lui en donne. Et le second, il marqua avoir nagé avec tout un banc de poisson. Ces deux songes étaient peut-être bizarres cependant, il avait pu au moins rédiger quelque chose. Il bâilla une nouvelle fois avant de ranger ses affaires dans son sac à dos. Ne sachant comment se rendre au dortoir des filles, il se coucha sur le canapé, devant le feu qui ronflait tout en dégageant une douce chaleur. Il s'emmitoufla dans une couverture toute douce trouvée par là et s'endormit aussitôt.
La journée fut à nouveau pénible pour Harry. Le manque de sommeil dû à une nuit courte, la fatigue qui l'assommait de plus en plus, l'irritabilité, les sautes d'humeur pour la moindre petite chose, l'anxiété, les nausées qui ne cessaient, les reproches d'Angelina quant à son absence lors des essais, cette stupide retenue avec Umbridge, tout ça commençait à faire beaucoup. Il ne savait pas quand tout s'apaiserait mais il espérait bientôt. Car là, il n'arrivait plus rien à contrôler. Tout partait en vrille. Le point le plus dérangeant était le fait qu'il pleure pour un oui ou pour un non. Que ce soit parce qu'il était en colère ou tout simplement de tristesse. Heureusement que la plupart du temps, il était seul. Sinon, bonjour les nouvelles rumeurs quant à son état mental.
De plus, sa deuxième retenue avait été aussi pénible que la précédente. La peau, sur la main de Harry, s'irrita plus vite et devint bientôt rouge enflammée. Il pensa que la cicatrisation aurait de plus en plus de mal à se faire. Bientôt, la coupure resterait gravée dans sa main et Umbridge, alors, serait peut-être satisfaite. Il ne laissa pas échapper la moindre exclamation de douleur, cependant, et depuis le moment où il entrait dans la pièce jusqu'à celui où elle le renvoyait – cette fois encore après minuit – il ne prononçait aucune parole sauf pour saluer son professeur à son arrivée, et la saluer à son départ.
Lorsqu'il arriva à la salle commune, il renonça une fois encore à aller se coucher. Il devait terminer ses devoirs. Par ailleurs, son comportement lui paraissait des plus étranges. Il ne se connaissait pas une telle assiduité pour les études. Toutefois, il n'allait pas se plaindre. S'il pouvait éviter d'être en retenu pour devoirs non rendus, il n'allait pas se plaindre ni même chercher plus loin le pourquoi du comment. Il s'assit à la même place que la veille puis répondit aux questions que leur avait posées le professeur McGonagall. Ensuite, il s'attaqua au travail demandé par le professeur Gobe-Planche en écrivant quelques lignes sur la meilleure façon de s'y prendre avec les Botrucs.
Au moment où il mettait le point final à son devoir, Hermione apparu. Bâillant, elle invita Harry à la suivre, ce qu'il fit. Ils montèrent les escaliers jusqu'au dortoir des filles, se faufilèrent discrètement dans le lit de la Gryffondor puis lancèrent les habituels sorts pour être tranquille. Il se changea le plus vite possible et se pelotonna sous la couverture.
La fatigue le plongea dans une sorte de brouillard qui dura toute la journée du jeudi. La troisième retenue se passa comme les deux précédentes, avec la différence que les mots « Je ne dois pas dire de mensonges » ne s'effacèrent plus de la main de Harry mais y demeurèrent gravés, des gouttes de sang suintant de la blessure. Quand elle entendit le grattement de la plume sur le parchemin s'interrompre, le professeur Umbridge leva les yeux.
« Ah, voyons, dit-elle de sa voix doucereuse en contournant son bureau pour venir elle-même examiner sa main. Très bien. Voilà qui devrait vous servir d'aide-mémoire, n'est-ce pas ? C'est fini pour ce soir, vous pouvez partir.
- Est-ce que je dois quand même revenir demain ? demanda Harry alors qu'il ramassait son sac de sa main gauche, l'autre lui faisant trop mal.
- Bien sûr, répondit le professeur Umbridge avec un sourire toujours aussi large. Je crois qu'une soirée de travail supplémentaire permettra d'inscrire un peu plus profondément. »
Ce qu'il pouvait la haïr. Il sortit du bureau aussi vite que l'éclair et se dirigea vers sa salle commune. Sur le chemin, il ne cessait de pester contre cette harpie. Il lui imaginait tout un tas de châtiments corporels. Il la traita de tous les noms possibles et inimaginables. Comment pouvait-elle se dire professeur alors qu'elle obligeait ses élèves à utiliser une telle plume ? Cela devrait être interdit. Enfin, le seul qui serait ravi d'un tel traitement fait aux élèves serait Rusard. Ils faisaient la paire, tous les deux. Bon, plus le temps de penser à ça, il devait terminer les devoirs puis aller se coucher.
Le vendredi s'annonça aussi maussade et pluvieux que le reste de la semaine. Chaque fois qu'il entrait dans la Grande Salle, Harry jetait un regard machinal vers la table des professeurs. Mais il n'avait plus grand espoir d'y voir Hagrid et préféra se concentrer sur des problèmes plus immédiats, comme la quatrième retenue avec cette maudite Umbridge. Néanmoins, deux choses l'aidèrent à mieux supporter la journée. D'une part, le week-end approchait. D'autre part, il pourrait terminer ses devoirs puis dormir durant de longues heures.
À dix-sept heures, ce soir-là, il frappa à la porte du bureau d'Umbridge en espérant qu'il s'agirait bel et bien de sa dernière séance et fut invité à entrer. Le parchemin l'attendait sur la table recouverte de dentelles, la plume noire et pointue posée juste à côté.
« Vous savez ce que vous avez à faire, Monsieur Potter, lui dit Umbridge avec un sourire mielleux. »
Harry prit la plume et jeta un coup d'œil par la fenêtre. Il désirait vraiment voir les essais à défaut de pouvoir y participer. Aussi, s'il arrivait à déplacer sa chaise ne serait-ce que de quelques centimètres vers la droite, sous le prétexte de se rapprocher de la table, il pourrait alors jeter de temps à autre des coups d'œil sur le terrain. Avec peine, il y parvint. À présent, il voyait au loin l'équipe de Gryffondor voler de long en large au-dessus du terrain tandis qu'une demi-douzaine de silhouettes noires se tenaient au pied des trois bus, attendant apparemment que vienne leur tour de les garder. À cette distance, il était impossible de savoir qui était qui.
« Je ne dois pas dire de mensonges, » écrivit Harry. La coupure de sa main droite se rouvrit aussitôt et recommença à saigner. « Je ne dois pas dire de mensonges. » La blessure devint plus profonde, brûlante, cinglante. « Je ne dois pas dire de mensonges. » Un filet de sang coula sur son poignet.
Il risqua un autre coup d'œil par la fenêtre. Celui qui défendait les buts à cet instant, quel qu'il fut, n'était vraiment pas doué. Katie Bell marqua deux fois pendant les quelques secondes où Harry osa regarder. Il baissa à nouveau les yeux sur son parchemin constellé de sang.
« Je ne dois pas dire de mensonges. Je ne dois pas dire de mensonges. »
Il levait la tête à chaque fois qu'il pensait pouvoir le faire sans danger, lorsqu'il entendait le grattement de la plume d'Umbridge ou le bruit d'un tiroir qu'elle ouvrait. Le troisième candidat était assez bon, le quatrième épouvantable, le cinquième évita un Cognard avec une habileté exceptionnelle mais laissa passer un tir qu'il aurait pu facilement bloquer. Le ciel s'assombrissait et Harry songea qu'il ne pourrait sans doute rien voir des sixième et septième candidats.
« Je ne dois pas dire de mensonges. Je ne dois pas dire de mensonges. »
Le parchemin luisait à présent du sang de sa blessure qui lui brûlait douloureusement la main droite. Lorsqu'il leva à nouveau les yeux, la nuit était tombée et le terrain de Quidditch n'était plus visible. Il sursauta légèrement quand la voix du professeur Umbridge résonna à ses oreilles. Il attendit qu'elle vérifie sa main avant de le laisser s'en aller. Dès qu'il fut dans le couloir, il rejoignit la salle commune en moins de cinq minutes. Il fut accueilli par un joyeux vacarme. À en croire la bonne humeur de Ron, ce devait être lui, le nouveau gardien de l'équipe de Gryffondor. Il fut pris en aparté par Angelina qui s'excusa puis lui avoua à voix basse ce qu'elle pensait réellement du choix pris.
« Écoute, je sais que c'est ton meilleur copain mais entre nous, il n'est pas vraiment fabuleux, dit-elle sans détour. Enfin, je pense qu'avec un peu d'entraînement, il ne s'en sortira pas trop mal. Il y a de bons joueurs dans sa famille. Pour te parler franchement, j'espère qu'à l'avenir, il aura un peu plus de talent qu'il n'en a montré aujourd'hui. Vicky Frobisher et Geoffrey Hooper ont mieux volé ce soir mais Hooper est un vrai pleurnichard, il n'arrête pas de se plaindre de n'importe quoi, et Vicky fait partie de tout un tas d'associations. Elle m'a avouée elle-même que si l'entraînement avait lieu aux mêmes heures que son club de sortilèges, elle ferait passer le club en priorité. En tout cas, on a une séance d'entraînement à deux heures demain après-midi, alors, cette fois, arrange-toi pour y être. Et s'il te plaît, essaye d'aider Ron le plus possible, d'accord ?
- J'essayerais, dit Harry peu sûr de lui. Oh, j'ai une retenue avec Snape, samedi, en fin d'après-midi, mentit-il car il ne souhaitait pas reporter le cours de potions ni même avouer qu'il avait droit à une aide de sa part.
- Mmm… Je pense qu'on aura fini à temps, réfléchit la jeune fille. Comme ça, tu pourras te changer et être convenable pour te rendre à ta retenue. »
Harry acquiesça d'un signe de tête et Angelina retourna auprès d'Alicia Spinnet. Comment pourrait-il dire à la jeune fille que lui et Ron ne s'adressaient plus la parole ? Comment devrait-il lui annoncer qu'il ne pourrait pas aider Ronald Weasley puisque tous deux étaient en froid ? Soupirant face à cet épineux nouveau problème, il chercha du regard Hermione. Lorsqu'il la trouva, assise dans un coin, somnolente, il alla auprès d'elle. Il posa son sac dans un bruit sourd, la faisant sursauter. Ils parlèrent de tout et de rien, attendant que la salle se vide petit à petit afin d'aller se coucher.
Le temps passa rapidement. Entre les nombreux devoirs, une nouvelle semaine de retenues avec le professeur Umbridge, les cours de potions supplémentaires avec Snape tous les samedis après-midi, les entraînements de Quidditch, les nausées qui n'avaient l'air de s'interrompre mais, au contraire, qui s'accroissaient de plus belle, l'anniversaire d'Hermione, les demandes à répétitions de celle-ci pour qu'il enseigne la défense à qui le souhaitait, Harry ne vit pas le temps filer. Aujourd'hui, soit le premier samedi du mois d'octobre, était leur première sortie à Pré-au-Lard. Tous les élèves depuis la troisième année étaient plus que ravi d'une journée de liberté hors des murs de Poudlard.
Pour une journée, ils pouvaient oublier les devoirs, ne plus penser aux examens ni même aux cours, et penser encore moins au fait que le ministère souhaitait réformer l'éducation et avait nommé Dolores Umbridge Grande Inquisitrice de Poudlard. Tout était oublié pour une douzaine heures. Les jeunes visitaient avec joie la confiserie Honeydukes, là où toutes sortes de sucrerie étaient vendues. Il y en avait pour tous les goûts tant le choix était vaste. D'autres, par contre, se rendaient chez Zonko, le magasin de farces et attrapes, l'endroit favori des élèves. D'autres encore allaient chez Scribenpenne, renouveler leur stock de plumes. Tandis que certains se cachaient du froid en se réfugiant au fameux pub : Les Trois Balais.
Justement, Harry remontait la rue principale pour rejoindre Hermione et les autres. Il faisait tellement froid qu'il avait remonté son écharpe jusque sous les lunettes, malgré le bonnet qu'il portait. Il marchait à vive allure, pressé de retourner au chaud. Plusieurs sacs étaient accrochés à ses avant-bras. Alors que ses mains étaient, quant à elles, emmitouflées dans des gants et cachées dans les poches de son manteau. Il passa devant Gaichiffon, un magasin de vêtements prêt-à-porter pour mages et sorciers. Il s'arrêta lorsque quelque chose l'intrigua. Il rebroussa le chemin de quelques pas puis se posta devant la vitrine, observant le mannequin qui présentait une tenue. Il resta de longues secondes figé à sa place avant d'entrer dans la boutique.
Le son d'une petite clochette tinta dans tout le pub. La patronne des lieux réussit à l'entendre malgré le vacarme présent. Elle posa son regard sur le nouvel arrivant avant de le laisser choisir une place pour qu'elle puisse prendre la commande. Harry chercha du regard Hermione. Dès qu'il la trouva, il se dirigea vers elle à travers la foule dense. Il eut un peu de mal à se frayer un chemin parmi tous les élèves surexcités mais il y parvint. Tout essoufflé et les joues rougies par le froid, il posa ses sacs, se débarrassa du manteau, du bonnet, de l'écharpe et des gants puis alla aux toilettes, non sans avoir demandé un thé quelconque.
Hermione, alors qu'elle était accompagnée de Ginny, Luna, Pansy, Blaise, Theo, Millicent et Draco, était restée sans voix. À aucun moment, il ne lui avait laissé prendre la parole. Il avait débité à une vitesse fulgurante ce qu'il souhaitait boire avant de fuir aux toilettes. Elle haussa simplement les épaules, habituée à ce genre de comportement de sa part. Elle leva la main afin de se faire voir dans toute cette agitation pour signifier à la tenancière de ces lieux qu'ils la requéraient.
Madame Rosmerta l'aperçut et alla vers leur table. Elle était une jolie femme aux courbes généreuses, ne laissant pas les hommes indifférents. Un à un, ils commandèrent des Bièraubeurre chaudes, du jus d'œillet, du soda de Branchiflore et un thé. Lorsqu'elle demanda quelle sorte de thé ils désiraient, ils se jetèrent des coups d'œil dans l'espoir que l'un d'entre eux sache quels étaient les goûts de Harry. Ce fut l'héritier Malfoy qui spécifia une infusion de mélange des fées à la surprise générale. Après avoir noté ce que chacun avait demandé, elle partit derrière le comptoir préparer les boissons. Harry revint peu après et se laissa tomber avec joie sur la chaise de libre.
Leur petite bande ne laissait pas les gens de marbre. Ils étaient toujours aussi surpris de voir les deux maisons ennemies être amies. En effet, depuis la fin septembre, ils en avaient eu assez de se cacher. Ils avaient donc décidé, d'un commun accord, de s'afficher en plein jour. Et tant pis pour les ragots. Au moins, ils montraient l'exemple auprès des autres élèves, en mettant en pratique les conseils donnés par le Choixpeau en début d'année. De plus, cela faisait du bien de pouvoir vivre librement, sans être dans la crainte constante de se faire repérer par les fantômes de l'école, les portraits accrochés aux murs ou encore par le concierge, Rusard, accompagné de sa maudite chatte, Miss Teigne.
« Et voilà vos boissons, les interrompit Rosmerta en posant les tasses et les verres devant eux.
- Merci, répondirent-ils en chœur.
- Bon ben, santé à tous. Et joyeux anniversaire en retard, Hermione, s'exclama Pansy. »
Elle fut suivie par tous les autres. Ils burent chacun une gorgée avant de reposer le tout sur la table. Hermione était un peu gênée d'être le centre d'attention mais s'en accommoda. Il avait été convenu qu'ils fêteraient son anniversaire lors de leur sortie à Pré-au-Lard. Aussi, les cadeaux se présentèrent à elle. Elle les déballa un à un, curieuse de découvrir ce qu'ils lui avaient offert. Elle vit plusieurs livres traitant différents thèmes, toute une panoplie de soins corporels d'une marque onéreuse dans le monde sorciers et plusieurs pulls plus somptueux les uns que les autres. Ne sachant où se mettre, elle remercia tout le monde pour ces merveilleux présents.
Harry fut le dernier à lui donner son cadeau. Il avait réfléchi durant de longues semaines pour lui trouver quelque chose qui lui ferait plaisir. Et ce n'était qu'aujourd'hui qu'il avait enfin trouvé. Il espérait juste que cela lui plaise. Alors il se triturait les doigts, anxieux quant à la réaction de sa meilleure amie tandis qu'elle ouvrait le paquet. Hermione retira le couvercle de la boîte pour découvrir une somptueuse robe longue couleur écru avec une double crêpe de soie et une ceinture façon dentelles en noir. Quelques broderies, noires également, parsemaient le tissu sous la taille.
« Harry, c'est… Wouah… Je ne sais pas quoi dire, dit Hermione, surprise.
- Ce n'est rien. Habituellement, je t'offre des livres mais cette année, je voulais t'offrir quelque chose de différent, répondit Harry, gêné.
- Potter, c'est incroyable. Tu ne sais pas choisir ni même comment t'habiller de façon convenable mais pour les autres, tu réussis à trouver de fabuleuses tenues. Franchement, tu es étrange, s'étonna Draco.
- En tous les cas, je sais quand tu pourras porter cette robe, intervint Pansy avant que Harry et Draco ne décident de se disputer, ce qui était la seule chose qui n'avait pas changé entre eux malgré qu'ils traînaient ensemble.
- Quand ça ? demanda la Gryffondor, intriguée et avide de savoir.
- Je te le dirais en temps voulu, dit énigmatiquement Pansy. »
Hermione fronça des sourcils. Pourquoi ne lui disait-elle pas tout de suite la réponse ? Avait-elle une idée derrière la tête ? Elle ne put en demander davantage car tous repartirent dans des discussions diverses. Pendant qu'ils parlaient, Harry savoura son infusion. En prenant une nouvelle gorgée, il ferma les yeux, appréciant le savant mélange des fruits exotiques : mangue, papaye et fruit de la passion. Il ne savait pas qui avait commandé pour lui mais qui que ce soit, cette personne connaissait ses goûts.
Désolée de vous poster le chapitre que maintenant. Mais je suis rentrée hyper tard du boulot et j'étais trop épuisée. Je me suis endormie dès que ma tête a touchée l'oreiller. De plus, entre les jours de boulot qui s'enchaîne car il y a plein de manifestations d'organisées, mes cours et révisions pour les examens ainsi que le TP à faire en groupe, je n'en pouvais plus Malgré tout, j'espère que ce chapitre vous a plu. J'aime bien le petit passage avec le Botruc ^^ Par contre, cette Umbridge est une sale garce qui mériterait de crever par une invasion de mouches (comme dans les sims quand on essaye de faire mourir les personnages de différentes manières XD).
Pour voir à quoi ressemble la robe d'Hermione offerte par Harry, elle sera mise en ligne sur mon site dont le lien est disponible sur mon profil. D'ailleurs, faudrait vraiment que je trouve du temps pour créer le compte facebook ^^' Sinon, dites-moi ce que vous avez aimé ou non dans ce chapitre, juste pour savoir vos impressions :p
Les choses sérieuses pour Harry commencent à arriver petit à petit. Que va-t-il se passer ces prochains jours ? Je vous donne rendez-vous le 15 mai pour découvrir la suite de ses aventures :)
À tout bientôt,
Sabou
