HELLO :)
Désolée de ce léger retard dû à une semaine de voyage bien chargée...
Merci beaucoup pour votre soutien sur cette histoire, et bienvenue aux nouveaux followers ! J'en profite d'ailleurs pour faire un petit coucou à ceux qui me suivent depuis le début sans pour autant laisser de reviews :)
Delphys : j'espère que ce chapitre un peu plus long que la normale satisfera ta soif de lecture ;)
Sakiie-chan : gros bisous au Canada hihi.
MMSSR : merci de toujours laisser une review (même quand tu es pressée)
Miluzine96 : tu as bien raison de t'interroger sur l'avenir d'Anna, mais je ne dévoilerai rien ! (a)
Helliarys : tu le sais déjà, mais je suis vraiment flattée par l'intérêt que tu portes à cette histoire et à mon écriture, merci !
Et merci à Manelor pour sa patiente et son travail assidu :)
Concours :
Aujourd'hui pas de tirage au sort, car un événement historique s'est déroulé...
J'AI ATTEINT LA 100e REVIEW ! (sourire jusqu'aux oreilles)
Je dois avouer qu'elle s'est un peu fait désirée celle-là...
BREF, la gagnant est donc YumeNoGensou, une toute nouvelle lectrice ! J'attends donc ta question (auquelle je répondrai en fin de chapitre)
Bonne lecture !
Chapitre 25 : Le Rohan
Le soleil a atteint son apogée et amorce lentement sa descente dans le ciel. De fins nuages sont chassés par une brise légère. Nous ne nous arrêtons guère durant toutes ces longues heures à parcourir le Rohan, tantôt marchant à bon train, tantôt courant presque plus vite que le vent lui-même.
Nos capes elfiques se fondent parfaitement dans le gris-vert des plaines. Loin sur ma gauche, j'aperçois les silhouettes ombragées de montagnes enneigées. Toute la journée, les traces des orques s'étendent droit vers le Nord-ouest, vers l'Isengard. Je suis, comme à mon habitude, à l'arrière avec Gimli, dont la respiration haletante commence à m'inquiéter.
- Il faut respirer ! Dit le Nain en suffocant. C'est la clé. Respirer.
Le jour commence à décliner et, dans la pénombre, les traces de nos ennemis se font de plus en plus indistinctes et difficiles à suivre, surtout sur ce sol dur et sec. Je m'étonne quelque peu de cette absence de vie en ces plaines nous n'avons vu ni bêtes ni Hommes sur notre route. Il règne en ces lieux un calme suspect et une tranquillité étrange.
Nous faisons une halte au crépuscule, et je repose mon corps las contre un rocher. Une brume presque surnaturelle s'abat sur les alentours, mais la lune dispense une légère lumière, me permettant de distinguer partiellement où se trouvent mes compagnons.
- Nous ne devrions pas nous attarder, déclare Legolas.
Il se fout de nous ?!
- Les orques voyagent rarement en terrain découvert et de jour, et pourtant ceux-ci l'ont fait. Ils ne se reposeront surement pas cette nuit. Ils courent comme si les fouets de leur maître étaient à leurs trousses.
A cet instant précis, j'ai bien envie d'étrangler l'Elfe. Je ne serais jamais capable de courir encore cette nuit !
- Alors, partez ! Continuez sans moi, dis-je dans une complainte volontairement dramatique tout en esquissant un geste de la main. Je survivrai ... enfin, j'crois.
Mes compagnons me regardent avec des yeux ronds.
Bon d'accord, mes nerfs sont en train de me lâcher ...
Mais l'expression étonnée de Legolas est si drôle que j'explose de rire. Ce n'est pas arrivé depuis que Merry et Pippin ont été capturé.
- Même moi, Nain rompu aux voyages et non le moins endurci, je ne peux faire tout le trajet jusqu'à l'Isengard sans aucune pause !
- Je suis fatigué comme je l'ai rarement été, ajoute Aragorn. Fatigué comme aucun Rôdeur ne devrait l'être avec une piste claire à suivre ...
- Alors, dormons ! Dis-je en me laissant glisser au pied du rocher.
Je n'ai pas le temps d'entendre ce que les autres disent, je sombre dans un sommeil profond à peine mes yeux se ferment.
Comme à son habitude, c'est Legolas qui nous réveille en nous pressant de repartir. J'étire mon corps fatigué et avale quelques bouchées de lembas. Sans le merveilleux pain elfique, je doute fortement que j'aurais pu arriver jusqu'ici. Il semble me donner de la force supplémentaire, même quand mes muscles n'en peuvent plus. Courir ainsi pendant quatre jours m'a permis de vaincre quelque peu mon chagrin. C'est étrange, mais l'effort physique m'épuise tellement que je n'ai plus l'énergie pour penser à Boromir. Mes pensées se dirigent toutes vers Merry et Pippin. L'aube se lève seulement derrière les lointaines collines.
- Un soleil rouge se lève, dit Legolas, le regard braqué vers l'horizon. Beaucoup de sang a dû couler cette nuit.
Méditant sur ses paroles, nous repartons presque aussitôt. Vers midi, nous atteignons des pentes vertes au sol sec et à l'herbe courte. Lorsque nous arrivons au sommet de ces collines, Aragorn s'accroupit et repère des traces dans la terre. L'Elfe à côté de moi se tend. Il observe l'horizon, sa main longue et mince protégeant son regard perçant des rayons du soleil. Je jette un coup d'œil vers la plaine et distingue une tâche noire au loin, qui se déplace rapidement. Le Rôdeur se relève et nous fait signe de nous cacher. Je le suis rapidement derrière un haut rocher et me baisse légèrement.
- Des cavaliers, chuchote Legolas juste derrière moi. Il y en a cent cinq. Ils ont les cheveux blonds et des lances brillantes.
- Vous avez une sacrée vue ! dis-je à l'Elfe, bouche-bée.
Il m'adresse un sourire et nous nous taisons, attendant la venue des cavaliers. J'entends le bruit lointain des chevaux au galop. Des voix fortes et claires résonnent à travers la plaine. Je ne peux me retenir de frissonner d'inquiétude et me rapproche involontairement de l'Elfe. Mon dos frôle son torse. Soudain, les cavaliers arrivent dans un bruit de tonnerre sur la colline, et je les vois passer devant notre cachette improvisée à une vitesse folle. Ils portent des cottes de mailles et des casques brillants, et dans leurs dos des boucliers peints. Ils sont à la fois terrifiants et beaux à voir, un curieux mélange. Aragorn se lève brusquement et je retiens de justesse un cri de surprise. Le Rôdeur sort de derrière le rocher et se dirige vers le milieu du sommet.
- Cavaliers du Rohan ! Quelles nouvelles des Hommes de la Marche ?!
Je reste ébahie quelques secondes, mais suis entrainée à la suite du Rôdeur par Legolas et Gimli. Les cavaliers arrêtent leurs chevaux avec une rapidité étonnante, font demi-tour, et reviennent à la charge, droit sur nous. J'esquive un mouvement de recul, mais suis une nouvelle fois stoppée par le torse dur de l'Elfe. Nous nous retrouvons bientôt au centre d'un cercle formé par les cavaliers, leurs lances pointées dans notre direction, à seulement à quelques centimètres de nous. Certains ont même un arc à la main, flèche encochée. Je lève mes paumes, en signe de soumission. Un des chevaux s'avance de quelques pas, alors que son cavalier s'adresse à nous :
- Que font un Homme, un Elfe, un Nain, et ... une jeune femme dans le Riddermark ? Répondez !
- On m'appelle Grands-Pas, répond Aragorn. Je viens du Nord. Je chasse des orques.
- Ce n'est pas un nom d'homme que vous donnez ... dit alors Eomer, en s'approchant l'air suspicieux. Et votre habillement est curieux. Pourquoi ne parlez-vous pas, vous autres ?
- Donnez-moi votre nom, dresseur de cheveux, et je vous donnerai le mien !
Je vois une lueur de colère passer dans les yeux du cavalier. Il confie sa lance au soldat à côté de lui, et descend de sa monture. L'homme est particulièrement grand, je suis très intimidée. Il s'avance d'un pas puissant vers nous, fixant Gimli d'un regard mauvais. Je pose alors ma main sur l'épaule du Nain, comme pour le protéger.
- Je vous couperais volontiers la tête, Nain, si elle sortait un peu plus du sol.
Avant d'avoir le temps de comprendre ce qu'il se passe, une flèche se retrouve pointée directement vers la tête de l'étranger. Du coin de l'œil, j'aperçois le regard féroce de Legolas, qui a bandé son arc si rapidement que tout le monde semble surpris.
- Vous seriez mort au moindre geste, siffle-t-il d'une voix menaçante.
Toutes les lances se dirigent vers l'Elfe, et un frisson d'effroi me parcourt l'échine. Aragorn se précipite entre eux et baisse l'arc de Legolas, mais se retrouve aussitôt menacer par l'épée d'Eomer, pointée sur sa poitrine.
Les choses commencent à vraiment mal tourner ...
- Donnez-moi une bonne raison pour ne pas vous tuer, étrangers, lance alors Eomer d'une voix vibrante de colère.
- C'est Aragorn que vous menacez ! Dis-je, alors paniquée. L'unique héritier du trône du Gondor !
Une lueur de surprise et d'étonnement passe alors dans les yeux du Rohirrim, avant qu'il ne baisse sa lame, hésitant. Des murmures s'élèvent dans les rangs des soldats qui nous entourent.
- C'est la vérité, poursuit alors le Rôdeur. Je suis Aragorn, fils d'Arathorn. Voici Gimli, fils de Gloïn, Legolas du royaume Sylvestre, et Anna de Fondcombe.
Le cavalier nous scrute tour à tour, et je soutiens fermement son regard.
- Nous sommes des amis du Rohan, poursuit le Rôdeur. Et de Theoden, votre roi.
- Theoden ne reconnaît plus ses amis de ses ennemis, répond l'homme en ôtant son casque orné d'une queue de cheval. Pas même les siens.
Je découvre alors entièrement sa tête. Ses cheveux blonds encadrent son visage, d'où émane une certaine noblesse. Une barbe de quelques jours recouvre ses joues et son menton. Son armure de cuir et de métal accentue sa puissance et son aura charismatique.
On dirait une sorte de viking.
- Je suis Eomer, fils d'Eomund, Troisième Maréchal du Riddermark, poursuit-il. Saroumane a empoisonné l'esprit du roi Theoden et a revendiqué la suzeraineté de ces Terres. Mes cavaliers sont loyaux au Rohan, c'est pour cela que nous avons été bannis.
Un court silence s'en suit, et je perçois l'étonnement de mes compagnons.
- Le Magicien Blanc est rusé, dit alors Eomer en nous scrutant à nouveau du regard. Il va et vient à ce que l'on dit, vieillard enveloppé d'un manteau à capuchon, et ses espions se faufilent partout au travers de nos filets.
Il achève sa phrase en plantant son regard froid dans les yeux de Legolas. Je n'ai jamais vu l'Elfe aussi menaçant.
- Nous ne sommes pas des espions, dis-je soudain d'un ton sévère. Nos amis ont d'ailleurs été enlevés sous les ordres de Saroumane.
Le cavalier me fixe alors de son regard intense et me détaille des pieds à la tête. Je me sens très mal à l'aise, et aurais préféré ne jamais avoir pris la parole.
- Nous pourchassons un groupe d'Uruk-Haï en direction de l'Ouest, poursuit Aragorn, que je remercie intérieurement. Ils ont emmené captifs deux de nos amis.
- Les Uruk ne sont plus un problème, nous les avons massacrés pendant la nuit.
- Mais il y avait deux Hobbits ! S'exclame Gimli. Avez-vous vu deux Hobbits avec eux ?
- Des Hobbits ? Demande Eomer. Qu'est-ce que cela ?
- Des Semi-Hommes, dis-je, étonnée qu'ils ne soient pas connus dans le Rohan.-
- Il serait petits, des enfants à vos yeux, ajoute le Rôdeur d'une voix inquiète.
- Il n'y a pas de survivant.
L'annonce d'Eomer se solde par un silence pesant. Mes compagnons ont l'air abattu tout à coup, comme si la fatigue des derniers jours s'écrasait soudain sur leurs épaules. J'ai envie de leur dire que tout va bien, que Merry et Sam sont en vie. Mais je ne peux pas. En tout cas, pas maintenant.
- Nous avons empilé leurs carcasses et les avons brûlées, dit alors Eomer en pointant du doigt un point dans la vallée.
En plissant des yeux, je distingue un nuage de fumée blanche à quelques kilomètres, non loin de la forme sombre d'une forêt. Legolas baisse les yeux au sol, et la tristesse est visible sur le visage d'Aragorn, qui a les traits tirés. Moi-même je me sens soudain accablée par la nouvelle alors que je sais pertinemment que mes deux amis sont vivants. La fatigue de ces derniers jours de course infernale semble peser soudain sur nos épaules.
- Brûlées ? Répète la voix nouée de Gimli.
- Je suis désolé, répond doucement Eomer, que la suspicion semble enfin avoir quitté.
L'homme se dirige ensuite vers un Rohirrim, lui aussi à terre. Il lui parle discrètement avant que le soldat donne des ordres aux Rohirrims. Ces derniers commencent à se disperser, et je respire enfin pleinement en voyant que nous ne sommes plus encerclés. Eomer revient vers nous, suivi par deux autre soldats qui nous tendent gourdes et morceaux de viandes avant de partir eux-aussi. J'ouvre une des gourdes et en bois une gorgée. Aussitôt ma gorge brûle et je m'étouffe, grimaçant de surprise. La liqueur épicée me réchauffe tout le corps, et je sens celle-ci descendre jusque dans mon estomac.
- Toutes vos paroles sont étranges Aragorn. Pourtant, vous dîtes la vérité. Ne voulez-vous pas parler plus en détails du but de votre étrange compagnie, de façon à ma permettre de juger que faire ?
- Nous sommes partis il y a bien des semaines d'Imladris, répond le Rôdeur. Boromir de Minas Tirith nous accompagnait. Notre but était d'aller à cette cité pour aider les siens dans la guerre contre Sauron. Notre guide était Gandalf le Gris.
J'essaie de ne rien laisser transparaître à l'entente du mensonge d'Aragorn.
- Gandalf ? S'exclame le Rohirrim. Gandalf Maison Grise est bien connu au sein de la Marche. Et Grispoil, le plus précieux coursier du roi, lui est devenu fidèle.
- Hélas, Gandalf ne chevauchera plus, dit alors Legolas. Il est tombé dans les mines de la Moria et ne reviendra pas.
Pas si sûr ...
Mes compagnons baissent à nouveau les yeux à la pensée du magicien, tombé pour nous sauver. Je suis la seule à présent à soutenir le regard clair du Rohirrim. Il a l'air intrigué, étonné, et me détaille une nouvelle fois des pieds à la tête.
- C'est là une dure nouvelle, dit-il alors.
- Une nouvelle cruelle en effet, répond Aragorn. Ça a donc été mon rôle de guider notre compagnie. Nous sommes venus par la Lorient et les chutes de Rauros. Là, Boromir fut mortellement blessé par ces mêmes orques que vous venez de tuer.
Ma gorge se noue et je sens à nouveau des larmes perler au coin de mes yeux. Cette douleur va-t-elle cesser un jour ?
- Ces nouvelles sont bien mauvaises pour la Terre du Milieu ! Cette mort est un grand mal pour Minas Tirith, comme pour nous tous. C'était un homme digne. Quand est-il tombé ?
- Il y a quatre jours ... Et depuis, nous poursuivions ces orques.
- A pied ?! S'écrie Eomer.
- Oui. Nous devons nous hâter. Chaque heure diminue notre espoir de retrouver nos compagnons ...
Eomer se retourne alors vers ses hommes restés en arrière et siffle.
- Hazufel, Arod ! Appelle-t-il.
J'entends des bruits de sabots, et deux chevaux apparaissent devant nous. Le premier est une grande bête grise, tandis que le second, légèrement plus petit, est reconnaissable grâce à sa belle robe marron. Aragorn et Legolas récupèrent chacun une bride et remercient Eomer d'un signe de tête.
- Puissent ces chevaux vous apporter meilleures fortunes qu'à leurs premiers maîtres. Adieu.
L'homme du Rohan remet ensuite son casque et se dirige vers sa monture. Une fois en selle, le cavalier s'avance vers nous.
- Cherchez vos amis, mais n'ayez pas trop d'espoir. C'est peine perdue sur ces Terres ... Vers le Nord ! crie-t-il ensuite à ces hommes.
Les cavaliers s'élancent tous sur la pente de la colline, suivant leur chef. Les sabots font une nouvelle fois trembler la terre. Après quelques secondes, la compagnie est déjà petite dans le lointain, et nous sommes à nouveau seuls. C'est comme s'ils n'étaient jamais venus, excepté que nous avons récupéré deux grands chevaux. Legolas saute lestement sur le dos de l'animal nommé Arod, qui reste docile.
Il me tend ensuite sa main, que je finis par accepter après un moment d'hésitation. Je sens le rouge me monter aux joues alors qu'il m'aide à grimper derrière lui. Je parviens à me hisser sur le cheval, et ne me sens pas plus à l'aise que Sam dans une barque. Je me tiens aux bords de la selle.
- Je préfère aller à pied plutôt que de m'assoir sur le dos d'une si grande bête, grommèle alors Gimli.
Le Nain se tient debout à côté d'Hazufel sur lequel Aragorn a déjà grimpé.
- Mais vous nous retarderez, intervient le Rôdeur. Et le temps pour les Hobbits est peut-être compté.
Il faut quelques minutes pour convaincre Gimli de monter sur le cheval, et encore quelques minutes supplémentaires pour qu'il réussisse à monter dessus. Nos montures s'élancent ensuite à vive allure à travers la plaine.
Je manque de tomber en arrière, et enroule vivement mes bras autour de l'Elfe. Je me sens très gênée à cause de cette proximité soudaine. Sous mes mains, je sens son corps puissant bouger au même rythme que le galop du cheval. Je dois être rouge jusqu'aux oreilles ...
Tandis que nous chevauchons à travers les plaines vertes en direction de l'épaisse fumée blanche, des nuages gris et bas s'étendent au-dessus de nous. Les pentes sombres et boisées de Fangorn se rapprochent, et nous finissons par les atteindre vers la fin de l'après-midi. Une odeur horrible parvient à mes narines et je suis obligée de respirer par la bouche. Nous passons devant une grande tête d'orque coupée et empalée sur une lance de Rohirrim. Dégoutée, je cache mon visage dans la cape de Legolas.
Nos chevaux s'avancent jusqu'à un immense tas noirci et fumant. Je descends d'Arod à la suite de l'Elfe, et réalise que les silhouettes des orques sont encore bien visibles dans le brasier maintenant éteint. Je manque de vomir à la vue de la grande incinération, et préfère me détourner de ce spectacle macabre. Des casques, des boucliers fendus, des épées sont éparpillés un peu partout autour du brasier. Les autres inspectent de tous les côtés le champ de bataille. J'entends Gimli fouiller l'amas de cadavres avec sa hache.
- C'est une de leur ceinture, murmure-t'il.
Je me retourne et vois dans la main du Nain un morceau noirci provenant d'une ceinture elfique. Legolas baisse les yeux au sol, et marmonne des paroles en elfique. Je sursaute lorsqu'Aragorn balance un casque en criant de rage. Il tombe à genoux sur le sol souillé. Leur désespoir me prend aux tripes. Mes yeux s'attardent sur la forêt puis sur le sol alors que mon esprit tente de trouver une idée. Je cherche par tous les moyens un indice qui pourrait nous conduire vers Fangorn, où les Hobbits se sont réfugiés.
- Regardez ! Dis-je tout-à-coup.
Mes compagnons ne tardent pas à me rejoindre, alors que je soulève un morceau de corde du sol.
- Les Hobbits se sont libérés !
- Un Hobbit était allongé ici, dit Aragorn en examinant des traces au sol. Et l'autre là. Ils ont coupé leurs liens.
Le Rôdeur se relève et marche en suivant une piste. Nous le suivons tous, intrigués.
- … Ils ont couru par ici ... Les traces s'éloignent du combat ... Et vont vers la forêt de Fangorn.
Nous nous arrêtons à l'orée de la forêt, et je lève la tête en observant les arbres. Les bois sombres et inconnus, si proches, se font sentir comme une présence étrange.
- Fangorn ... Quelle folie les a conduits là ? Demande alors Gimli, brisant le silence de sa voix rauque.
Fin du chapitre.
J'attend vos avis ! Bisous à tout ceux qui lisent ces lignes :)
Sérieusement, plus de 400 visites en 2 jours et seulement 3 reviews ? Dois-je m'offusquer ?
