DISCLAIMER: Hum...trop fatiguée pour trouver une autre façon de le dire...Quoique si vous voyez l'état de mon compte en banque après ce shopping de fou, vous comprendriez que je ne possède définitivement pas cette série...

Author Note: Merci infiniment à Clmence (n'oublie pas de me dire ce que tu en as pensé ensuite hein...Merci en tout cas pour ta fidélité), à Lolocat (Bienvenue à toi dans cet univers de fou et j'espère que la suite te divertira et te surprendra aussi si possible), à For3v3r ( merci d'avoir pris sur toi pour me laisser ce charmant message. Cela m' a fait énormément plaisir. J'espère que la suite va te plaire!) pour vos reviews au précédent chapitre et bien sûr à vous mes autres reviewers qui partagez avec moi vos impressions :)

Bonne lecture à vous et on fait un grand coucou à miss bêta une fois de plus!


Chapitre 25 : Le loup dans la bergerie


Tous les éléments étaient présents pour que la soirée soit idéale.

Le ciel était dégagé, noir et parsemé d'étoiles scintillantes qui additionnés à la légère brise et aux sons de la nature, donnait un petit côté féérique à ce soir de décembre. La température était fraiche et incitait à se blottir contre l'autre, à la recherche de toute chaleur résiduelle, mais pour les couples lovés l'un contre l'autre bien au chaud dans leur voiture fermée, il s'agissait tout simplement d'une excuse comme une autre pour se rapprocher toujours plus.

L'endroit était tout ce qu'il y avait de sympathique et une trentaine de voitures était alignée en rang d'oignons les unes à côté des autres mais avec chaque fois un peu retrait en décalage avec la voisine de sorte à ce que nul ne puisse réellement voir ce qui se passait à côté. L'écran était géant et la qualité de la rétroprojection était loin de ce qui avait été fait lors de ces premiers évènements sur Lima.

Dans la jeep des Hummels, on pouvait entendre de la musique que diffusait la station de radio sur laquelle était diffusée la bande sonore du film et de la musique pendant les intermittences. De là, où ils étaient garés, on pouvait voir le grand M du fastfood le plus connu au monde où bon nombre de couple présent s'était alimenté et la petite bâtisse à une centaine de mètres où on pouvait trouver des toilettes et une machine à boisson chaude et encas.

C'était le parfait scénarii pour une parfaite soirée avec la parfaite personne.

Alors si on avait un jour dit à Kurt qu'il se trouverait dans cette parfaitement imparfaite situation, il ne l'aurait pas cru et pour cause.

Avoir son petit ami entre les jambes, les cheveux ébouriffés, les lèvres rouges et gonflées par les baisers échangés, la chemise ôtée et laissant une vision d'un torse légèrement musclé et doux au toucher, était ce que jusqu'à présent Kurt jugeait être une vision de rêve. Ce n'était pas un moment dont il avait rêvé car dans le temps, le summum de ses rêves représentait un simple effleurement de ses lèvres contre celles d'un visage à la forme floue. Pourtant cette situation même où votre aimé semblait vouloir vous envoyer au septième ciel sans rien demander en retour, ce n'est pas vraiment la mer à boire tout de même. Cependant, Kurt ne s'était jamais senti plus mal à l'aise dans ses pompes qu'à cet instant précis, où la main de Blaine se glissait doucement mais surement sous sa chemise en prenant la direction de sa ceinture, accessoire non indispensable à la bonne tenue de son jean plus que serré sur ses hanches parfaites.

Perdu entre les réactions de son corps qui envoyaient à son cerveau une multitude de signals de plaisirs et son cerveau qui tentait tant bien que mal de rationnaliser les choses, il avait l'impression d'être tiraillé entre deux. Pourtant son cerceau prenait le dessus l'empêchant de vivre pleinement ce moment qui revêtait l'allure du supplice de tantale... Que devait-il faire ? Que pouvait-il faire ? Que voulait-il faire ? Jusqu'où pouvait-il aller ?

Et c'était ainsi que l'on le trouvait, les iris dilatées, le souffle court, un suçon violacé dans le creux du cou, les idées sens dessus dessous alors qu'il fit la seule chose qu'il n'avait pas voulu et même redouté de faire depuis l'attaque de son cher et tendre.

Acculé, il n'eut d'autres choix que de le repousser…non pas une, ni même deux, mais à trois reprises.

Quelques heures plus tôt :

-La trousse de secours se trouve maintenant dans le petit meuble de la salle de bain, juste à côté de la pharmacie de base, disait Carole aux trois jeunes hommes qui lui faisaient face.

-On a plusieurs pharmacies, lui demanda son fils avec un air songeur.

- Oui, depuis que tu as confondu ton comprimé de vitamine avec un puissant antalgique. Cette pharmacie est pour vous, la deuxième est dans ma chambre. Si vous ne vous sentez pas bien, ou qu'il se passe quelque chose d'inhabituel, j'ai laissé le numéro de l'hôpital, de notre médecin traitant et celui de notre chambre d'hôtel.

-On y va, demanda Burt en prenant la main de sa femme et essayant de la tirer alors que Kurt roulait des yeux devant l'attitude de mère poule de sa belle-mère.

-Oui, oui dit celle-ci en ne bougeant pas d'un pouce.

Son regard passa de l'un à l'autre comme si elle hésitait encore à les abandonner le temps d'une petite escapade.

-J'ai préparé plusieurs plats que j'ai mis au congélateur pour ces deux jours. J'ai fait le plein de fruits et de légumes. La police est prévenue et accentuerons leur surveillance. Mais si quoi que ce soit, et je dois bien n'importe quoi d'inhabituel devait survenir….

-On n'hésitera pas une seconde Carole avant de vous le signaler, crois-moi, l'interrompit Kurt.

-Arrête de stresser ma chérie, tout se passera bien, essaya tant bien que mal Burt de la rassurer en la serrant dans ses bras.

Le léger tremblement de son corps lui indiqua à quel point elle était stressée de laisser sa petite tribu seule dans ce moment de crise mais avec le stress qu'ils avaient subi ces derniers temps, il était nécessaire pour leur couple, pour le cœur de Burt et pour le bien être de tous qu'ils s'accordent cette pause avant d'affronter la première audience du procès à venir.

Soupirant bruyamment, Carole s'approcha de Kurt et le serra dans ses bras, lui glissant au passage un billet de 50 dollars en cas où. Elle se dirigea ensuite vers Finn et lui embrassa la joue droite avant qu'il ne l'écrase contre son torse. Ils murmurèrent un moment et Carole lui donna 20 dollars sachant qu'il se ferait surement livrer quelque chose à manger au cours des 48 heures à venir. Il ne restait donc que Blaine qui la fixait sérieusement depuis la veille, comme s'il voulait imprimer chacun de ses traits, de ses courbes dans son esprit, en une photographie ineffaçable.

Elle se rapprocha de lui et lui prit les mains entre les siennes.

-Je reviendrai, tu sais, lui dit-elle sur le ton de la conversation mais en le regardant sans ciller, droit dans les yeux.

Blaine serra ses mains à lui faire mal mais elle ne broncha pas, se contentant de l'attirer dans ses bras maternels et de le serrer tout en entonnant une berceuse qu'elle avait pris l'habitude lui chantonner quand il se réveillait encore de temps à autre, en pleine nuit suite aux cauchemars qui le tourmentaient. Elle le relâcha au bout d'un moment mais il se jeta sur sa main comme pour la retenir et elle ne sut que faire. Kurt s'approcha de son petit ami et posa ses mains sur ses épaules. Il suivit ensuite la ligne de ses épaules avant de descendre sur ses bras puis avant bras pour finir par emprisonner ses doigts en les entrelassant aux siens.

Son petit corps compact s'affaissa contre le torse du fils de Burt, qui les regardait avec un sourire aux lèvres et exhortait sa femme à sortir. Avant de sortir, il donna une accolade au policier en fonction et lui redemanda de bien garder un œil ouvert avant de s'élancer excité comme un jeunot vers sa voiture, l'esprit déjà ailleurs, serein suite à discussion avec le père Anderson que tout se passerait pour le mieux. Quant Carole se fut installée à ses côtés, il l'embrassa tendrement avant de lancer :

-Prête ?

Un hochement de tête et un sourire à 80% excité, 20 % anxieux lui était renvoyé avant que Carole ne sorte son téléphone de son sac et ne s'apprête à appeler la maison alors qu'il n'était pas à plus de 2 kilomètres de leur lieu de départ. Burt lui intima de ne pas appeler mais sentit monter en lui une grande vague de chaleur qui l'embrasa, parce que l'amour inconditionnel et entier de sa femme était l'une de ses plus grandes qualités et l'une des raisons pour lesquelles il l'aimait par-dessus tout.


A des milliers de kilomètres de cette scène amoureuse, dans une grande ville où des milliers d'âmes se mouvaient en masse vers les enseignes de restauration à l'heure du déjeuner, au beau milieu d'un appartement d'apparence banale, se trouvait une jeune fille métissée au physique agréablement musclé. Elle portait un vieux jogging et avait attaché banalement ses cheveux en une queue de cheval placé au sommet de son crane. De taille moyenne et dotée d'une allure fine et fragile, elle avait pour seul attribut physique hors du commun, ses yeux verts grisés qui contrastaient singulièrement avec sa peau couleur caramel. Passant en revue les gros titres des journaux qu'elle avait ramenés du tas conséquent qui s'accumulait chaque jour et qu'elle récupérait tous les week-ends de son petit boulot de serveuse dans un restaurant huppé, elle feuilletait le tout en émettant de temps à autre un soupir fatigué.

Sa vie en ce moment était monotone, et elle n'avait eu entre les mains aucun contrat digne de ce nom, qui lui mettrait l'eau à la bouche. Considérée par ses collègues comme une tueuse d'élite, elle avait eu la chance d'avoir pu bénéficier d'un entrainement de sniper depuis qu'elle savait marcher. C'est pour cela qu'à 26 ans, elle vivait relativement confortablement bien qu'elle soit officiellement 'sans activité' depuis plus de deux ans. Pour expliquer sa stabilité du moment à son cercle de connaissance qu'elle gardait pour la couverture, elle évoquait la crise financière qui l'avait contrainte suite à son licenciement à travailler trois fois par semaine, au black, en début de soirée, dans un centre de tirs où elle donnait des cours. Additionnés aux pourboires plus ou moins généreux de son petit boulot du weekend de serveuse, ces faibles payes lui permettaient de survivre sans toucher au pactole qu'elle avait mis de côté depuis un petit bout de temps.

Sans être une beauté, la jeune femme avait un charme qui lui mettait les hommes à ses pieds. Sa petite taille et ses yeux pétillants lui donnaient un petit air mutin et sa bouche en forme de bouton de rose et ses cils noirs et longs rendaient son visage attrayant. Elle avait milles fois entendu son père se plaindre du fait que la nature avait été bien perverse pour avoir mis un démon dans un corps si angélique.

Pourtant depuis son plus jeune âge, sans que l'on puisse l'expliquer, la jeune tueuse avait eu en elle une soif de sang que l'on n'expliquait pas. Dans sa famille paternelle, certain parlait de réincarnation, d'autre encore de rééquilibre qui devait se faire dans la balance, mais aucun ne comprenait pourquoi elle n'avait jamais inclus un membre de leur communauté, pourtant bien impliquée dans le métier pour l'aider à mener à bien son 'œuvre'.

Ses victimes, elle les choisissait avec grand soin. Pourtant nul ne comprenait la grille de sélection qu'elle utilisait pour les trouver. Il n'y avait aucun schéma directeur, pas de tranche d'âge spécifique, pas de discrimination au niveau du sexe, de la nationalité ou de leur place dans la société. Certains avaient des contrats sur leur tête, d'autres pas et le seul point commun qu'avait trouvé la CIA pour le moment, était que les victimes n'ayant pas de famille à charge, offraient bizarrement et généreusement, déclaraient-ils ironiquement, leur pécule à la veille de leur mort à différents comptes suisse dont les banques gardaient jalousement le nom des propriétaires.

Certaines rumeurs disaient que petite, la jeune métisse voyait des 'choses' et parlait seule, alors qu'elle affirmait qu'une autre personne se trouvait avec elle, mais en grandissant elle avait perdu ses mauvaises manies.

Les heures, les jours ou les mois qui précédaient un grand coup, elle les savourait, ne sachant jamais quant une telle excitation s'emparerait de nouveau d'elle. Ces deux dernières années, malheureusement, avaient été une réelle traversée du désert. Aucun dossier n'avait attiré son attention, aucune mise à prix de criminel ne l'avait stimulé. C'en était au point où l'on plaisantait dans sa famille sur le fait qu'elle avait perdu sa 'flamme' en même temps qu'une partie d'elle-même. Celle qui lui permettait de sourire, de plaisanter, d'être un brin épanoui. Elle se sentait dépérir petit à petit, un comble pour une jeune femme de son âge en pleine santé.

Alors quand ses yeux s'étaient arrêtés sur l'édition de l'Ohio Daily Times qui avait à la Une de son édition du jour, une photo des familles Anderson et Magennis, son visage avait gardé son expression terne et ennuyé. Moins de deux minutes plus tard, ils s'étaient mis à pétiller et les mains tremblantes d'excitation, la jeune femme se précipita sur l'album de famille qu'elle avait et contempla pensivement une photo.

Au bout d'une heure d'incertitude, elle ne put résister au doute et elle la scanna. A l'aide d'un logiciel photo, elle vieillit les traits du jeune homme de plusieurs années avant de pousser une exclamation de joie pure.

Elle venait de trouver sa prochaine mission.


Le prochain chapitre abordera définitivement la soirée câline qui je pense vous plaira. Dans le style fleur bleue, vous serez gâté… Le titre 'Pas comme je l'avais imaginé'