Je ne devais poster que demain, mais j'aurais trop de travail pour le faire alors j'avance ça de quelques heures. Ne suis je pas gentille :) ne répondez pas ce n'est pas la peine lol :)
Quelques réponses à mes anonymes et aux dernières revieweuses de la journée.
Mmev: J'espère que ce chapitre te plaira également :)
alice: Bella est suicidaire pas vraiment courageuse lol. À peu de chose près on pourrait confondre mais non bien des tendances suicidaires lol. Tu me diras si tu as changé d'avis sur Jasper à la fin de ce chapitre ;)
Adeline. L: Tu as raison il vaut mieux avoir la version du Major pour mieux se situer.
Mrs Esmee Cullen: La réponse à ta supposition dans ce chapitre.
Marmotte 38: Tu as raison il lui reste une toute petite part d'humanité. Pour Jasper tu auras ta réponse dans ce chapitre. Mais pense aux raisons pour lesquelles il ne supportait ni Edward, ni Alice et mets toi à sa place maintenant qu'il croit sa compagne morte ;) Pour Bella effectivement ça la conforte dans son point de vue et ça renforce également son degrés de colère et de rancœur contre Jasper.
Lady's Jasper Cullen: Je voulais finir avec toi pour les réponses reviews. J'ai voulu te répondre comme je le fais normalement mais tes paramètres bloquent les messages privés. Pour Ben effectivement il y a peu d'informations sur lui et ses sentiments, c'est voulu et non un oublie de développer son personnage. J'y reviendrais plus tard dans deux chapitres précisément on va commencer à en parler un peu plus. Et malheureusement je ne dévoilerais rien de ce que tu souhaites car ce serait te dire la fin de cette fiction avant certains événements qui vont faire tourner cette histoire. Si tu arrives à être un peu patiente il reste en tout et pour tout 12 chapitres, celui inclus. Tu auras dans ce chapitre quelques informations concernant tes questions sur le Major et particulièrement la raison pour laquelle il a renouvelé ses vœux avec Alice. J'espère que cela calmera un peu tes frustrations que je comprends :)
Aller bonne lecture à toutes.
Chapitre 23 : Espoir inattendu.
Pov Jasper.
J'étais tranquillement installé dans cet hôtel grand luxe Parisien le Meurice, enfin tranquillement ce n'était pas vraiment le mot, car j'entendais et sentais Emmett en train de s'exciter sur une console vidéo. Sérieusement venir à Paris pour rester enfermer dans une chambre d'hôtel à jouer à la console il avait besoin d'une bonne greffe de matières grises. Quoique je me permettais de porter un jugement mais j'étais moi-même dans notre chambre d'hôtel. Alice et Rose étaient parties faire le tour des grandes boutiques Parisienne. J'étais heureux de savoir qu'Alice pouvait subvenir toute seule à ses besoins de part ses investissements boursier car je suis certain qu'à l'allure où mon épouse dépensait dans cette ville, la totalité de mes comptes en banque n'y auraient pas suffit.
Nous étions tous présents dans la capitale française sauf Esmé et Carlisle qui profitaient de se retrouver un peu seuls. Nous avions prévu que notre départ leur donnerait un peu d'intimité, et cela les ravissaient autant que le reste de la famille. Et je crois qu'ils en avaient besoin entre les tensions, le drame de la perte de ma compagne, de leur fille et notre renouvellement de nos vœux, ils avaient besoin de se retrouver un peu seuls.
Nous étions à Paris depuis deux jours et autant dire que je vivais un Enfer entre Alice et Rose. Emmett, Edward et moi avions décidé de les accompagner seulement aux défilés de soirée. Pour le reste du temps nous nous occupions comme nous le pouvions et surtout comme nous le souhaitions, nous avions déjà été obligé de venir à cette fameuse fashion-week, mais bien sûr pas sans avoir négocié notre semi liberté.
Cette ville me rappelait le début du voyage de Bella, et j'avais dans l'idée de refaire son parcours pour lui rendre hommage. Elle avait voulu le faire avec moi et j'aurais tellement souhaité être avec elle dans cette ville si intéressante et pas pour le côté romantique je ne le suis pas de toute façon, mais plus pour ses aspects culturel et historique, pour son art, pour elle.
Mais cela n'était plus possible alors j'allais refaire son parcours que je connaissais par cœur, son journal de voyage qui ne me quittant jamais. Quand je l'avais ouvert la première fois et que j'avais lu le nom qu'elle lui avait donné j'avais compris toute l'ampleur du manque qu'elle ressentait, elle avait écrit dans ses pages comme si elle s'adressait à moi. Et du coup à force de le lire je connaissais par cœur, bien qu'une seule lecture avait suffit pour arriver à cet effet avec notre mémoire photographique. Je connaissais chaque courbes de sa calligraphie maladroite, chaque virgules, chaque espaces, chaque points, j'avais même repéré les endroit où ses larmes avaient imbibé le papier. C'était dans cette ville qu'elle avait réalisé que nous étions plus que deux amis, et aujourd'hui j'y revenais avec une autre, avec mon épouse qui n'était malheureusement pas elle. Parce qu'elle m'avait abandonné, elle avait refusé la transformation, elle avait préféré sa vie d'humaine à moi, non elle avait choisi la mort que sa vie d'humaine pouvait lui offrir à moi. Je n'étais pas grand chose à côté de cet espoir et aujourd'hui je vivais dans un mal être permanent avec un vide incommensurable dans ma poitrine. Comment avais-je pu en arriver là tout ça à cause de cette salope de Victoria. Je repensais à cette période où j'avais décidé de la traquer.
Flash back
Nous avions commencé notre recherche par Seattle puis nous avions sillonné tout l'état de Washington en vain pas une piste de cette salope rousse. Nous étions aussi frustrés l'un que l'autre. Installés dans une forêt communale, nous venions de finir de chasser et nous réfléchissions chacun de notre côté à ce qu'il conviendrait de faire et où orienter nos recherches.
-Jasper tu devrais peut-être ouvrir la lettre d'Alice.
-Je n'ai pas vraiment envie de lire ses excuses.
-Ce n'est peut-être pas que cela, tu connais Alice elle a dû voir que ce n'est pas ce que tu voudrais lire. Je suppose qu'il doit y avoir autre chose, elle ne ferait jamais ce que tu ne veux pas. Et qui de mieux placé qu'elle pour savoir à l'avance ce qu'il nous faut.
-Tu as peut-être raison, acquiesçai-je en prenant la lettre qu'elle m'avait écrite dans la poche arrière de mon jean, après l'avoir décacheté j'entrepris la lecture.
Jasper,
Je sais qu'il t'a fallu les conseils d'Edward pour que tu ouvres cette lettre. De toute façon rien d'autre ne te l'aurait faite ouvrir avant. Et j'en suis peinée, je pensais que tu me connaissais mieux que cela. Je ne vais pas te faire un long discours sur mes regrets concernant le drame qui nous touche, parce que je ne sais pas encore quoi en penser, je n'ai pas d'avis propre encore concernant cette situation, en fait je ne sais toujours pas à quoi m'en tenir. Je tenais seulement à t'informer que tu trouveras les indices que tu recherches dans la ville de Libby dans le Montana. Tu devras y chercher un certain Riley, vampire transformé par Victoria. Il sera en mesure de t'apporter les réponses aux questions que tu te poses. Au moment où tu ouvriras cette lettre il te restera trois jours avant qu'il parte de cet endroit.
Quant à moi je sais déjà ce qu'il va te dire, c'est l'une des raisons qui font que je quitte la famille pendant quelques temps j'ai besoin de me retrouver et de savoir où j'en suis et ce que je veux pour mon avenir. Quand je reviendrais je ne reparlerais plus jamais de Bella et je ferais comme si elle n'avait jamais intégré la famille, quand les autres en parleront je ne répondrais jamais, je veux l'oublier. Je sais que cela te fera du mal quand tu liras cette lettre et que tu seras en colère après moi, mais je crois que c'est ce que j'ai de mieux à faire, en tout cas pour ma santé mentale. Bien sûr cela ne concerne que moi, je crois qu'en y réfléchissant tu pourras comprendre ma position.
Je te dis à bientôt Jasper, prends soin de toi. Et toi aussi Edward, excusez-moi tous les deux.
Affectueusement Alice.
-C'est déroutant, mais je la comprends quelque part elle a beaucoup souffert de cette situation, elle aussi, commenta Edward.
-Edward je n'ai pas vraiment envie de débattre sur le bien fondé où non du mutisme ou de la politique de l'autruche qu'Alice a l'intention d'adopter. C'est peut-être égoïste mais pour le moment je m'en fous. Elle vient de me donner un indice que je dois suivre et je ne m'en tiendrais qu'à ça, parce qu'il n'y a que ça qui compte aujourd'hui.
-Comme tu le souhaites, dit-il en se relevant.
J'imitais son geste et nous partîmes en direction du Montana. Je ne doutais pas de ce qu'Alice avait dit, j'aurais mes réponses là-bas. Ce qui me laissait perplexe c'est qu'elle pointait du doigt le fait que je retourne chez les Cullen ce qui me surprit car je n'avais pas l'intention de retourner avec eux pour le moment, trop dur et trop de souvenirs douloureux. Je décidais de ne pas me tourmenter plus que nécessaire et j'aviserais une fois que je serais devant ce Riley. Ce qui nous prit deux jours, vu nous avions décidé de parcourir les états à pieds. Nous arrivâmes dans la ville de Libby nous attendîmes la nuit pour partir à sa recherche c'était un jour d'une grande clarté. À la nuit tombée nous sortîmes de notre hôtel et nous n'avions pas eu à attendre longtemps avant de lui tomber dessus il était dans une ruelle avec une jeune fille complètement saoule dans les mains. Il n'avait pas encore eu le temps de commencer son festin. Il grogna bien évidemment en nous sentant arriver, il protégeait sa proie comme si nous allions la lui prendre.
-C'est toi Riley ? commençai-je. Il fut surpris, puis son humeur passa de la surprise à la suspicion.
-Nous voulons seulement te poser quelques questions, si tu sais rester civilisé il ne t'arrivera rien, reprit Edward. Je n'étais pas forcément d'accord avec son point de vue mais si cela me permettait d'avoir mes renseignements, soit.
-Que voulez-vous ? demanda le vampire en face de nous.
-Oui nous sommes les Cullen, et non ce n'est pas nous. Raconte nous s'il te plaît. S'il y avait bien une chose dont j'avais horreur avec Edward c'était le fait qu'il devance toutes les discussions parce qu'il puisait et prenait ce qu'il avait besoin dans l'esprit des autres, nous n'étions pas tous télépathe.
-Apparemment Victoria serait morte et il croyait que c'était nous les responsables, avança Edward prudent.
-Comment ça, morte, m'énervai-je. C'était à moi de tuer cette salope ! Qui a fait ça ? hurlai-je après le vampire en face de moi.
Bien évidemment je ne retins pas ma rage et il reçut de plein fouet toute ma haine et ma rancœur. Il grogna prêt à me sauter dessus, je remplaçais ses émotions par de la crainte je voulais qu'il me réponde avant qu'il ne m'attaque et que je le tue. Ce qui fit son effet il se soumit face à mon autorité il devait avoir quitté son statut de nouveau-né depuis peu, car il se comportait comme tel.
-Réponds qui a tué cette salope ? Je le sentis s'irriter lorsque j'avais insulté sa créatrice, mais je n'en avais que faire de ses états d'âmes.
-Je croyais que c'était vous, vu qu'elle en avait après votre humaine.
-Non ce n'est pas nous. Peux-tu repasser ce que tu te rappelles que je puisse voir par moi-même, peut-être aurais-je un quelconque indice.
-Trouve quel est le bâtard qui a osé m'ôter la satisfaction de venger Bella, il me fallait un responsable, je devais reporter ma souffrance et ma colère sur quelqu'un. Au bout de quelques minutes où je sentais Edward en prise avec sa colère et sa frustration, il se résigna.
-Non il ne sait rien, il a rien vu. Il a découvert le bûcher, il a seulement pu en identifier le contenu qu'à cause des lambeaux de la veste de Victoria qui restaient près du bûcher.
-Putain c'est pas vrai ! hurlai-je de dépit.
-Calme-toi Jasper tu vas attirer l'attention, m'intima Edward mais j'en avais rien à foutre.
Qu'est-ce que j'allais faire si je ne pouvais même pas venger ma compagne ? Que me restait-il pour me maintenir dans cette putain de vie ?
-Nous Jasper. Il te reste nous ta famille. Nous n'allons pas te laisser et tu le sais.
-Ce n'est pas ce que j'ai envie d'entendre Edward, avouai-je avec colère.
Depuis la mort de Bella plus rien ne comptait pour moi, même blesser mon entourage m'importait peu. J'étais en colère contre la terre entière.
-Et qu'est-ce qu'on fait de lui ? demandai-je en pointant Riley qui venait de tuer sa proie sans même l'avoir bu juste parce que ses sanglots l'agaçaient.
-C'est toi qui vois. Juste pour que tu saches il a été transformé par Victoria dans le but premier de traquer Bella. Et s'il n'était pas tombé sur les loups il l'aurait tué, il est même entré chez Charlie pour récolter des indices pendant qu'il dormait. Je sais que c'est une maigre compensation mais au moins il ne restera vraiment plus rien de Victoria si tu l'élimines.
-Ce n'est pas une mauvaise idée, répondis-je alors que le trouillomètre de Riley descendait en flèche.
-Vous aviez dit que vous ne me feriez rien, tenta le vampire.
-C'était avant de savoir que tu avais pénétré chez le père de ma compagne, arguai-je.
-Attends l'humaine n'était pas sa compagne à lui ? demanda l'inconscient.
Il ne m'en fallut pas plus pour le réduire en morceaux suite à quoi nous récupérions ses restes pour aller les brûler à l'extérieur de la ville nous aurions eu dû mal à expliquer les raisons d'un bûcher en plein centre ville.
Fin du Flashback
Le temps s'était écoulé et cette salope de Maria ne m'avait pas appelé. Alice revint environ deux mois plus tard. Comme elle l'avait expliqué dans sa lettre elle ne reparla plus jamais de Bella, ni même aucune allusion, quand il arrivait à Rose, Emmett ou encore aux autres membres de la famille de venir à aborder son sujet elle quittait simplement la pièce. Je sentais toujours sa rancœur concernant Bella et ses sentiments me révulsèrent et souvent nous nous disputions à cause de cela. Je comprenais qu'elle puisse lui en vouloir mais j'avais dû mal à supporter des sentiments négatifs concernant ma compagne. Elle faisait en sorte de se contrôler la plupart du temps ce qui me soulageait, et puis le reste de la famille voyant que cela faisait naître des conflits entre nous évitait d'en parler. Bientôt le prénom de Bella devint presque tabou en la présence d'Alice. Mais avec Edward et Emmett principalement nous en parlions même si c'était encore difficile pour moi. Je ne voulais pas que le prénom de ma compagne finisse dans l'oublie, elle méritait plus que ça.
Les mois défilèrent et j'avais encore dû mal à me sortir de ma dépression toute la famille essayait de m'aider et de m'épauler mais rien n'y faisait et dire que je devais vivre avec ça pour le reste de ma vie. L'expression l'Enfer sur Terre prenait tout son sens.
Cela faisait presque un an que Bella était morte et mon chagrin ne faiblissait pas. J'arrivais à supporter les autres avec un peu plus de facilité et certaine fois j'arrivais même à rire des blagues d'Emmett même si je n'étais plus vraiment aussi franc et entier que je l'avais été par le passé. Je n'étais plus complet non plus, il me manquait ma meilleur moitié, je crois que cela pouvait aisément se comprendre. Alice avait tenté un rapprochement et je dois bien avouer que son enthousiasme légendaire arrivait à me faire du bien de temps à autres. Cependant certaine fois je la sentais plus vide, un peu comme moi. Je me demandais souvent si elle en voulait beaucoup à Bella, et si quelque part au fond d'elle il ne lui restait pas un peu de sympathie et un peu d'amour pour celle qui lui avait ravi son mari. Était-ce peut-être à cause de ça qu'elle paraissait si triste quelques fois, car elle savait maintenant que Bella était mon âme sœur. Peut-être qu'avec le temps elle apprendrait à lui pardonner bien qu'il n'y ait rien à pardonner. On ne peut pas rejeter l'attraction de deux âmes sœurs, on peut essayer et je crois que nous y étions assez bien parvenu Bella et moi, nous nous étions voilés la face longtemps. Mais au bout du compte nous nous étions retrouvés et si cette putain de malchance qui s'obstinait à la suivre ne l'avait pas rattrapé elle serait encore vivante aujourd'hui.
Avec Alice nous étions presque de nouveau aussi complice qu'avant, en fait je crois que c'est ce qui pourrait être le plus proche de ce que nous avions été autrefois. Car la confiance que nous nous étions témoignés par le passé était belle et bien révolu que ce soit pour l'un comme pour l'autre, nous nous étions fait beaucoup de mal réciproquement.
Mais quoi qu'il en soit nous avions renouvelé nos vœux. Nous savions pertinemment que nous n'étions pas des âmes sœurs, en tout cas moi je le savais. Je savais également qu'un jour Alice allait trouver son véritable compagnon, mais en attendant je m'emploierais à essayer de la rendre heureuse, je lui donnerais tout ce que je n'ai pu donner à ma compagne, car elle aussi le méritait et si je ne pouvais vivre avec mon âme sœur, Alice était celle avec laquelle j'avais beaucoup partagé que ce soit des sentiments ou la vie tout simplement. Et je pense que je me devais surtout de réparer tout le mal que j'avais pu lui causer également, je vivrais pour la rendre heureuse puisque pour moi c'était trop tard.
Nos vœux furent prononcés et Alice était aux anges, c'était presque comme si rien n'avait jamais eu lieu, elle était heureuse, elle transpirait la joie de vivre, elle exultait littéralement. Par contre nous avions discutés concernant le côté plus intime de notre relation, et pour le moment ni l'un ni l'autre n'étions prêts à reprendre une activité sexuelle ce qui je dois dire m'avait soulagé. Je pense quand sans cette clause tacite dans notre contrat de mariage je n'aurais pas accepté. Depuis ma dernière fois avec Bella je n'avais plus eu de rapport sexuel que ce soit avec Alice ou même solitaire, j'étais bon pour rentrer dans un monastère, je n'aurais jamais pensé que je pouvais avoir une période d'abstinence aussi longue et quelques fois je me faisais penser à Edward.
Les mois s'écoulèrent lentement la notion de temps est assez aléatoire surtout pour nous vampires mais je dois dire que je n'avais jamais été aussi pressé qu'il s'écoule. Pour quelle raison ? Tout simplement parce que j'attendais impatiemment le coup de téléphone de Maria qui me permettrait d'aller rembourser ma dette et qui sait peut-être laisserais-je ses merdes de seconds me tuer pour que je puisse aller rejoindre ma compagne. Mais elle tardait à m'appeler car elle avait apparemment et d'après les rumeurs, trouvé un nouveau second presque aussi sanguinaire que je l'étais. Mais le jour où elle le ferait, serait ma délivrance, je sais que je suis uni à Alice mais je n'arrivais pas à ne pas penser à Bella, pas un jour ne passait sans qu'elle ne vienne me hanter. Et je repensais régulièrement à nos trois semaines de bonheur j'en déprimais que d'avantage, et je n'avais même plus mon meilleur ami pour en discuter.
J'avais appelé Peter et Charlotte la première fois pour les informer du décès de ma compagne. J'avais entendu Peter s'écrouler au sol quand j'avais sorti cette putain de phrase fatidique, j'avais entendu ses gémissements qui signifiaient qu'il pleurait ma compagne. Ce n'était pas dans le tempérament de Peter ça. Peter était un peu comme moi il était fort et fier jamais il ne se serait mis dans un tel état s'il n'avait pas aimé Bella profondément. D'ailleurs j'avais même été jaloux de leurs rapports, ils s'étaient liés tellement facilement tous les deux, et encore si je n'avais pas été empathe je n'aurais jamais pu imaginer qu'ils puissent s'aimer aussi intensément et surtout aussi sainement. Cela s'était fait instantanément, si nous avions pu nous aussi nous reconnaître aussi facilement nous n'en serions pas là aujourd'hui, je ne serais plus seul et même si aujourd'hui j'étais marié avec Alice et que nous avions renouvelés nos vœux, je me sentais seul et j'étais seul.
La seconde fois où j'avais appelé Peter et Charlotte depuis la mort de ma compagne s'était pour lui annoncer la cérémonie avec Alice. Je l'avais bien entendu appelé, bien qu'Alice m'avait signifié qu'ils ne viendraient pas puisqu'elle ne les avait pas vu dans l'une de ses visions concernant la cérémonie. Mais j'étais loin de penser que Peter le prendrait aussi mal. Il m'avait littéralement insulté, et traité de tous les noms, il m'avait même dit de ne le rappeler que quand j'aurais récupérer mon cerveau, s'il avait été en face de moi je crois que j'aurais été capable de le tuer pour m'avoir manqué de respect de cette façon. Et depuis je n'avais plus de nouvelles, je savais qu'il n'était pas fan d'Alice mais de là à la rejeter parce qu'elle prenait la place de Bella, c'était excessif même si je le comprenais.
Bella n'était plus, elle m'avait abandonné. Elle avait préférée sa putain de vie d'humaine, enfin elle avait préféré se choisir une mort humaine c'était vraiment différent. Car ce n'était pas la vie que Bella convoitait, elle convoitait sa mort elle l'avait toujours préférée à n'importe quoi, même mon amour n'était pas assez fort, et pour cela je lui en voulais.
Aujourd'hui le seul qui avait aimé Bella et qui ne me tournait pas le dos de par mes choix était Edward. Car même quand Alice était là il en parlait et jouait sa berceuse, lui non plus ne voulait pas la laisser tomber dans l'oublie, et cela me rassurait et me faisait du bien.
J'étais en train de penser à tout cela, je pensais à ma Bella quand Edward fit sentir sa présence.
-Désolé mon frère mais tu sais que c'est un sujet pour lequel je ne me lasse pas, me dit-il chagriné.
Je savais qu'il aimait venir se réfugier dans mes souvenirs de Bella, même si quelque fois cela lui faisait mal. Mais il avait besoin de la voir avec mes yeux car elle était belle, souriante et épanouit enfin jusqu'à ce jour maudit où ils sont venus lui et Alice.
-Pour ça aussi je suis désolé si j'avais su je crois que j'aurais même pu vivre en sachant qu'elle serait à toi plutôt que de vivre son manque chaque jour.
-Moi aussi je m'en veux, je savais ce qu'elle ressentait, je savais que je la blessais et la trahissais. Sa plus grande peur était de s'attacher pour être abandonnée de nouveau, et c'est exactement ce que j'ai fait en toute conscience. J'aurais dû être égoïste j'aurais dû écouter ma putain de bête qui me disait de la garder pour moi de la transformer de force, de tout foutre en l'air et de tout envoyer chier. Mais je ne l'ai pas fait j'ai voulu respecter son choix et regarde aujourd'hui à quoi nous en sommes réduits. Nous sommes pitoyable autant l'un que l'autre.
-Ouais mec t'as raison vous êtes pitoyables et pathétiques, reprit Emmett qui venait à son tour d'arriver.
-Ton idée était bonne. Si nous faisions tous les trois son parcours à Paris que nous allions dans les lieux qu'elle a visité et qu'elle a aimé. Pour lui rendre hommage.
-Ça c'est une putain de bonne idée, avança Emmett heureux de repasser sur les traces de sa sœur préférée.
Car si tout le monde se doutait de l'attachement qu'il éprouvait pour Bella, moi je savais qu'elle était sa sœur préférée. Et que le jour où Edward nous avait obligé à partir de Forks il était le seul à s'être levé pour dire haut et fort que nous nous trompions qu'elle faisait partie de la famille et que nous ne pouvions pas la laisser livrer à elle-même, il s'était fâché contre tout le monde. Il avait eu le cœur brisé quand Rosalie avait dû intervenir sachant qu'il ne pourrait aller contre son âme sœur. Elle l'avait menacé de partir sans lui et elle l'aurait fait. Mais sa joie avait été si intense quand il a su que nous allions la revoir à Hanover et ce n'est rien en comparaison de ce qu'il a ressenti quand elle avait décidé de lui pardonner. J'aurais pu me nourrir de son allégresse et de son bonheur jusqu'à la fin de ma vie. Emmett était un cœur pur il était entier et honnête avec lui même et ses sentiments.
-Et dans ses pensées également, renchérit Edward qui n'avait rien perdu de la direction qu'avait pris mon esprit.
-Bon alors vous restez à bavasser les filles ou nous allons rendre un dernier hommage à ma petite sœur.
-Très bien on y va ma libellule, le repris-je, ce qui le fit grogner.
Et c'est ainsi que je pris le journal de Bella, même si je n'en avais pas besoin le connaissant par cœur c'était un peu comme si elle était avec nous, une partie d'elle l'était tout du moins et c'est le mieux que l'on pouvait espérer malheureusement à l'heure actuelle. Je portais le livre à mon nez, mon odeur imprégnant encore la reliure.
-Oui, elle l'était, fit Edward attristé en réponse à la question muette d'Emmett.
-De quoi parlez-vous ? demandai-je.
-Il se posait la question de savoir de qui Bella était la compagne, et sa supposition l'a amené à penser qu'elle était tienne.
-Tu le savais ? demanda Emmett incrédule.
-J'en ai pris conscience quand je me suis aperçu que je souffrais moins que lui, alors je me suis posé les bonnes questions et j'ai dû me forcer à être honnête avec moi. Je suis dans vos têtes en permanence, et cette vénération qu'il lui vouait celle-là même qui me rendait jaloux était assez identique à celle que tu voues à Rose ou Carlisle pour Esmé. C'était seulement trop difficile pour moi de l'admettre, mais je te jure que je l'ai aimé de toute mes forces et de toute mon âme, finit-il.
-Je le sais, Edward. Seulement toutes ces erreurs les miennes, les tiennes font qu'aujourd'hui je suis en manque, un manque éternel qui ne pourra jamais être comblé, ni remplacé. Et même la présence d'Alice dans ma vie ne suffit pas à atténuer son manque et ce que je ressens, conclus-je.
-Je sais et je m'en voudrais pour le reste de mon éternité. Si seulement je pouvais retourner en arrière pour tout recommencer je le ferais et je te la ramènerais.
-Je le sais Edward, allez en route nous avons pas mal d'endroit à visiter. Tu vas regretter d'avoir voulu venir Em, Bella adorait l'histoire de cette ville et de ce pays. Elle a visité pratiquement tous les musées et les sites historiques de Paris.
-J'ai l'impression de passer pour un inculte avec vous deux. Ce n'est pas parce que je préfère les jeux vidéos que je ne m'intéresse à rien d'autre, se renfrogna-t-il sous nos sourire amusés malgré la situation solennelle.
Nous partîmes alors et nous avions refait le parcours de Bella en respectant l'ordre de ses visites nous attardant sur ce qu'elle avait préféré, et même Emmett se prenait au jeu. Nous nous rappelions des anecdotes que nous avions partagé avec elle et chacun appréciant les histoires des autre, même lorsque Edward parlait de ses nombreuses visites nocturnes et de leurs longues conversations, je n'étais pas jaloux, enfin je me contrôlais assez aisément, ce qui lui tira un sourire satisfait. Nous étions au musée du Louvre donc à peu près à la moitié du programme de Bella quand mon téléphone sonna je ne pris même pas la peine de regarder qui tentait de me joindre dans mon esprit il ne pouvait s'agir que d'Alice. Mais celui d'Edward sonna en même temps ce qui me surprit. Nous nous regardâmes et décrochions ensemble.
-Salut Major !
-Peter ? Je t'ai déjà dit d'arrêter de m'appeler comme ça.
-Ouais mais je préfère « ça ». Dis voir je t'appelle pour savoir où tu es ? J'aurais besoin de te voir rapidement.
-À Paris, c'est la fashion-week, lui répondis-je d'un air blasé.
-C'est clair tu n'es définitivement plus le Major Whitlock, pour aller à ce genre de niaiserie.
-Et toi ou es-tu ? demandai-je. Dans le même temps j'avais la réponse dans la conversation qu'Edward avait avec Carlisle.
-Putain Peter tu es chez Carlisle !
-Ouais mec et je t'attends, je ne repars pas sans t'avoir vu. Je vais leur coller au train comme une mouche sur le cul d'une vache.
-Putain tes métaphores sont toujours aussi minables soldat. Et pourquoi est-ce que tu veux me voir ?
-Je ne peux rien te dire et encore moins par téléphone. Ramène juste ton cul ici et rapidement.
-Je devrais être furax contre toi de m'obliger à interrompre mon pèlerinage. Mais le fait d'échapper aux défilés te sauve la vie, plaisantai-je satisfait de voir que notre dernière discussion avait été digérée des deux côtés.
-Je le savais que tu n'étais pas totalement perdu. Allez rapplique rapidement, tes... parents sont assez mal à l'aise à l'idée que nous nous installions ici avec eux.
-Putain Peter dégage de chez eux, va à l'hôtel j'arrive.
-Certainement pas mec. Je te l'ai dit je leur colle au train je ne veux pas risquer de ne pas te voir, ce que j'ai à te révéler est de la plus haute importance.
-Ça va j'ai compris, mais attention à toi. Tu les laisses tranquille si j'apprends que...
-Je ne leur ferais rien. Je sais me tenir, j'ai moi aussi des bonnes manières. Mais je dois te voir le plus vite possible.
-OK j'avance mon retour. Juste une question est-ce que Carlisle et Esmé courent un risque ou un danger quelconque ?
-Non personne ne risque rien, enfin moi certainement par la suite. Mais je ne te dirais rien par téléphone et ramène ton cul rapidement. Bon je te laisse je vais tenir compagnie à Carlisle.
-Putain Peter tu... il avait raccroché, le salaud m'avait encore raccroché au nez.
Je restais assez intrigué par son comportement il n'était certainement pas comme cela en temps normal. Il ne s'imposait pas comme il le faisait en ce moment en tout cas j'espérais sincèrement pour lui qu'il se comporte correctement en présence d'Esmé et Carlisle car autrement ami ou pas il allait se souvenir de comment réagissait le Major quand il était contrarié.
-Ouais c'est bizarre ? renchérit, Edward.
-Par contre qui l'annonce aux filles parce que moi je vous jure que je ne le ferais pas, lâcha Emmett suintant la peur. Mon téléphone sonna de nouveau.
-Apparemment tu n'auras pas à le faire, constata Edward.
-Jasper c'est quoi ce bordel ? Pourquoi est-ce que vous voulez rentrer plus tôt ?
-Tu n'as rien vu ? demandai-je surpris.
-Non je n'ai rien vu d'autre à part ton échange de billet pour repartir ce soir, dit-elle énervée.
-Peter vient de m'appeler il est chez Carlisle et Esmé et il m'attend.
-Il ne peut pas revenir la semaine prochaine ? Après tout nous l'attendons toujours pour le mariage nous ! Argua-t-elle contrariée.
-Apparemment non. Il ne veut même pas quitter la maison d'Esmé sans m'avoir vu, elle grogna, je savais qu'elle ne portait pas Peter et Charlotte dans son cœur non plus.
Ils étaient trop simples pour elle, sans fioritures, brut de décoffrage et pour Alice cela était embarrassant et comparé à un manque de savoir vivre et de bonnes manières. Ce qui la gênait le plus c'était le langage peu raffiné qui avait tendances à fleurir nos discussions lors de nos rencontres, de vieilles habitudes difficile à perdre, surtout lorsque nous nous retrouvions.
-Bien fais comme tu veux mais il est hors de question que je rentre avant la fin de cette semaine. Va voir ce qu'il veut si tu veux mais ne compte pas sur moi pour interrompre cette semaine que j'ai planifié depuis des mois.
Dans un sens j'étais soulagé, car avoir Alice agressive contre mes amis pour lui avoir fait rater son séjour dans la capitale de la mode, la semaine de la fashion-week, c'était presque signer leurs arrêts de mort. J'avais espéré et même prié pour ne pas avoir à gérer ça.
-OK je vais aller voir ce qu'il veut et j'avise une fois sur place, je vis Edward me faire signe qu'il m'accompagnerait. Et Edward vient avec moi également.
-Je m'en serais douter. Pour Emmett dis lui de voir directement avec Rose je ne suis pas un messager,dit-elle furieuse.
-Alice ça va aller et puis de toute façon c'est pas comme si notre présence était obligatoire. C'est un truc que Rose et toi pouvez faire ensemble entre fille ce qui est bien mieux que de traîner avec vous trois mecs qui s'en foutent royalement, tentai-je de la calmer.
-C'est sûr que c'est moins passionnant que la visite de Paris en bateau mouche ou celle de Notre-Dame ou encore du Louvre. Je suis désolée de ne pas avoir les mêmes centres d'intérêts qu'elle, a-t-elle craché blessée.
-Alice s'il te plaît ne réagit pas comme ça. Tu sais pourquoi nous l'avons fait.
-Oui je suis désolée Jasper c'est juste que je me faisais une joie de rester entre nous cette semaine. Cela nous aurait permis de nous retrouver un peu plus, mais tout est foutu en l'air.
-Tu ne sais pas ce qu'il veut me dire ? demandai-je.
-Non c'est assez flou en fait je n'arrive rien à voir de concret. Je crois qu'il ne veut pas que je sache tout de suite, répondit-elle en grognant.
-Bien j'irais voir ce qu'il veut et nous revenons avant la fin de la semaine. Comme ça on passera un moment ensemble rien que tous les deux, je l'entendis souffler de soulagement.
-On fait comme ça. Il y a un avion qui décolle dans deux heures si vous partez maintenant sans prendre de bagage vous pourrez l'attraper et dis à Emmett d'appeler Rose je vais lui expliquer, mais il faut qu'il l'appelle sinon elle ne se calmera pas.
-Je le ferais, répondis-je.
-Jasper je t'aime, me dit-elle.
-Je sais, lui répondis-je incapable de lui retourner cette simple phrase.
Pas que je ne l'aimais pas, parce que j'avais des sentiments pour Alice. Mais j'avais connu le véritable sens de ces quelques mots et je ne pouvais me trahir et être aussi cruel pour les dire à Alice alors qu'ils n'avaient pas la même profondeur pour elle que pour moi.
Emmett prit son téléphone et appela Rose, il se fit incendier pendant un bon quart d'heure mais il refusa de passer le reste de la semaine ici si nous étions pas avec lui. Rose prit mal le fait qu'il la laisse à Paris sans lui. Il promit de revenir avant la fin de la semaine pour passer un moment romantiques tous les deux. Ce qui parut calmer la furie Rosalie. Ce qu'il y avait de sûr c'est que je n'aurais jamais eu ce genre de souci avec Bella, elle se foutait de la mode comme de sa première culotte. Edward s'amusa de ma réflexion.
Nous avions abandonné le Louvre et nous nous trouvions à l'aéroport, Edward se chargea de nous prendre les billets et effectivement nous n'avions pas eu longtemps à attendre. Je pouvais dire que certaine fois le don d'Alice était pratique, souvent en fait les seuls fois où il m'agaçait prodigieusement c'était quand je voulais essayer de lui faire une surprise.
Nous avions débarqué dans le Vermont à Bulington il nous restait environ 320 kilomètres à parcourir, heureusement pour nous la Volvo d'Edward nous attendait dans le parking qu'il avait loué le jour de notre embarquement pour la France.
La route me parut extrêmement longue, je me demandais ce qu'il avait pu arriver à Peter pour débarquer comme ça à l'improviste et surtout à s'incruster comme il le faisait ce n'était décidément pas dans ses habitudes, encore moins sa façon d'insister lourdement pour que je rentre. Et puis il avait dit que lui risquait sa vie, quand je lui avais demandé si Carlisle et Esmé risquaient eux quelque chose.
-Ne te tourmente pas nous arrivons bientôt tu auras tes réponses.
-Ça ne me rassure pas.
-Tu crois que quelque chose se trame contre nous, pour que tes amis restent avec Carlisle et Esmé ? demanda Emmett
-Non il m'a répondu qu'ils ne couraient aucun risque. Mais j'ai un mauvais pressentiment. La dernière fois que j'ai eu Peter au téléphone nous nous sommes brouillés et là il débarque s'installe chez Carlisle et exige que je rentre sur le champs. Il y a quelque choses de louche.
-On va le savoir très vite, dit Edward en prenant une petite route à l'extérieure de la ville nous enfonçant dans la foret. Ils ne sont pas seuls il y a une femelle avec eux.
-C'est qui ? demandai-je.
-J'en sais rien il ne pense pas à elle. En fait ils pensent tous à leurs proies apparemment ils me cachent la raison de leur visite, dit-il frustré.
Au plus j'avançais au plus je fus saisi par les émotions qui régnaient. Ça variait entre la peur, presque de la terreur venant de celle que je ne connaissais pas, de la peur, du contentement de l'appréhension et une joie incommensurable venant de Peter et Charlotte. De l'incrédulité du questionnement et de l'angoisse venant de Carlisle et Esmé. Ce qu'il y avait de surprenant avec des âmes sœurs c'est que leurs émotions allaient en général par paires lorsqu'ils étaient ensemble confrontés à une situation inhabituelle.
Nous rentrâmes Esmé nous enlaça chacun notre tour Edward leur ayant dit lors que nous rentrions sans les filles, elle ne posa pas la question. Carlisle nous salua également. Mon regard se porta aussitôt sur Peter et Charlotte ainsi que sur leur compagne, les sentiments de Peter et de Charlotte pour elle étaient surprenant, je ressentais de la reconnaissance en grande quantité.
Charlotte fut la première à venir m'enlacer.
-Jasper tu m'as tellement manqué, me dit-elle.
-Pas tant que ça sinon vous seriez venus à mon mariage, ne pus-je m'empêcher de rétorquer amer.
-La seconde plus grande connerie de ta vie, si tu veux mon avis, rétorqua Peter nonchalamment restant assis sur le canapé. Je grognais, s'il m'avait fait venir pour régler nos comptes il allait vivement le regretter et très vite déchanter.
-Tu es là pour quoi au juste ? un pic d'excitation d'espoir et d'incrédulité extrême s'empara d'Edward.
-Repasse cette pensée tout de suite ! ordonna-t-il autoritairement en direction de la nouvelle. Un ton que je ne lui avais jamais entendu auparavant et qui choqua toute notre famille. Elle eut un mouvement de recul.
-Pour ça ! dit simplement Peter en désignant la femelle.
De nouveau de l'excitation, de l'incrédulité, de l'espoir démesuré, une joie immense m'engloutit joie provenant également de Peter, Charlotte et même de la nouvelle. C'était quoi ce bordel.
-Elle est vivante Jasper ! hurla Edward. Elle a été transformée, elle est vivante. Bella est vivante ! il exultait littéralement et attrapait la femelle dans un hystérie peu commune en la serrant contre lui. Moi j'étais choqué et encore le mot était faible.
-C'est quoi cette histoire ? Vous ne tenez pas à la vie pour me faire un coup pareil, grognai-je.
-Bella est bien vivante, intervint la nouvelle.
-Annabelle c'est son nom, m'informa Edward. Elle était avec Bella apparemment.
Je grognais de nouveau je ne savais dire si c'était de rage, de colère ou d'incrédulité. Je sentais l'espoir s'insinuer en moi et j'avais peur de le laisser prendre le pas sur ma raison. Moi Jasper Whitlock, j'avais peur.
-Je t'assure qu'elle est en vie par contre elle n'est plus la Bella que nous avons connu mais elle est en vie, tenta de me rassurer mon frère.
-Nous l'avons vu Major, c'est bien elle je peux te l'assurer je l'ai même serrer dans mes bras il n'y a pas de doute.
Pouvais-je laisser l'espoir me contaminer ils étaient tous sincères, Peter l'avait vu, il l'avait senti, il l'avait étreinte. Il ne pouvait pas se tromper. Tout le monde se laissa submerger par l'espoir Esmé qui se jeta dans les bras de Carlisle, Emmett qui attrapa Charlotte pour lui faire un baiser sonore sur la joue sous les grognements de Peter.
-C'est vrai elle est en vie ? demanda Esmé qui avait le même appréhension que moi.
-Je vous assure qu'elle l'est, affirma Peter déterminé.
-Raconte-moi ce que tu sais, ordonnai-je à celle qui venait de dévoiler les images à Edward.
Je pense que c'était la raison de sa présence, Peter devait avoir peur de venir sans preuve pour m'annoncer une nouvelle pareille, j'aurais pu le tuer, et il en était conscient.
-Non ce n'est pas la raison mais elle est bien là pour apporter son témoignage parce que Peter a fait une promesse, qu'il ne peut pas trahir. Il te racontera après. Raconte-lui Annabelle s'il te plaît, dit Edward soudain plus calme. Je pouvais même dire que cette fille l'intriguait mais j'avais bien assez de mes émotions à gérer pour le moment.
-Tu projettes Jasper, fit Emmett en proie aux doutes et à l'ivresse.
-Désolé.
-Je suis comme Peter et Charlotte, je viens du Texas d'où je me suis enfuit. J'ai été transformée par Maria pour devenir soldat dans son armée. Il y a peine près de quatre ans, je grognais, j'avais peur de ce qu'elle allait dire, putain faite qu'elle ne soit pas là-bas.
Emmett vint à mes côtés et me posa sa main sur l'épaule en guise de soutien alors qu'Annabelle se statufia terrorisée. Je comprenais pas sa réaction je ne lui avais rien fait.
-Elle va te l'expliquer par contre prépare-toi Jasper et contrôle-toi, putain il venait de confirmer ce que je pensais, il ferma les yeux pour affirmer.
-Elle est là-bas elle est un soldat ? demandai-je redoutant sa réponse.
-Non elle n'est pas un soldat elle est le second de Maria, me corrigea Annabelle.
-Putain mais c'est pas vrai ! C'est pas possible ! Pas ma Bella, elle ne peut pas ! hurlai-je.
-Je t'assure qu'elle te dit la vérité Major. Je l'ai croisé il y a quelques mois...
-QUOI ! Tu sais depuis tout ce temps qu'elle est en vie et tu m'as laissé sans rien dire, tu savais que j'étais misérable et tu ne m'as rien dit, grognai-je alors que je m'apprêtais à lui sauter dessus.
Emmett tenta de m'attraper pour m'enserrer dans sa poigne de fer mais je lui décrochais un coup dans l'abdomen qui le propulsa et l'envoya directement sur la grande table d'Esmé qui bien évidemment se brisa et rendit l'âme sous l'impact. Peter se mit en position devant Charlotte, et Annabelle bien que terrorisée prit la même posture comme s'ils pouvaient m'arrêter. Je sautais sur Annabelle qui était mon premier obstacle, je l'éjectais rapidement Edward la rattrapa au vol. Peter était juste devant moi je lui projetais une douleur atroce car je connaissais ses aptitudes aux combats, de plus la maison d'Esmé n'y aurait pas survécu, et pour finir je devais compter avec les aptitudes de Charlotte également. J'étais sur Peter je le relevais d'un seul bras, j'avais rarement atteint une colère pareille. Il savait que ma compagne était en vie et il ne m'avait rien dit et il savait qu'elle était mienne et il avait gardé le silence.
-C'est Bella qui lui a fait promettre ! hurla Edward pour me détourner de Peter et de ce que j'allais lui faire.
Ce qui m'arrêta instantanément. Dire que j'étais décontenancé était un euphémisme. Comment ma compagne pouvait lui avoir dit de ne pas m'avertir ? Pire pourquoi ne pas vouloir me retrouver, elle devait savoir maintenant que j'étais son compagnon ? À moins qu'il ne faille qu'elle me voit maintenant avec ses nouvelles capacités de compréhensions pour s'en rendre compte et l'accepter.
-Laisse-le s'expliquer Major, me supplia Charlotte pleine de peur et de tristesse.
-Explique-moi la raison pour laquelle tu ne m'as pas prévenu que ma compagne était toujours en vie, ordonnai-je autoritairement, en le lâchant.
Il se réajusta avec les lambeaux qu'il lui servait maintenant de veste.
-Il y a quelque mois quand tu nous as appelé pour nous faire part de ton remariage, elle était avec nous, elle a tout entendu.
-Merde ce n'est pas possible, me lamentai-je.
-Comme tu dis ! Et ça l'a achevée. Enfin pour en revenir à l'histoire c'est elle et Annabelle qui nous ont sorti de la merde avec les soldats de Nettie.
J'avais la sensation de me noyer, l'air qui ne m'était pourtant pas indispensable me manquait. Elle avait entendu que je me remariais avec Alice, mais merde pourquoi est-ce qu'il fallait que je fasse tout de travers. Il continua son histoire sans tenir compte de mon absence et c'est Edward qui me ramena dans la réalité en me posant sa main compatissante sur mon épaule.
-Ils étaient partis en recrutement, nous nous sommes pas méfiés quand nous les avons sentis nous avons continuer notre route avec Charlotte, puis ils nous ont encerclé, ils voulaient s'amuser avec Charlotte. Bien évidemment j'ai réagi mais ils ont rapidement eu le dessus sur moi. Bella est arrivée à ce moment là, elle les a distrait et puis je l'ai reconnu. J'étais tellement surpris que je l'ai appelé seulement elle est relativement connu dans le sud, ils ont su qu'elle était le second de Maria. Elle et Annabelle ont dû se battre pour éliminer les soldat de Nettie et je peux t'assurer que j'ai rarement vu plus redoutable et surtout plus sanguinaire que ta compagne, dit-il encore choqué, avis partagé avec Charlotte et Annabelle.
-Bella ne vit que pour tuer, elle prend plaisir à torturer et ne fait pas dans le sentiment. Je crois que je suis même la seule à pouvoir dire que j'ai pu bénéficier du peu de sympathie qu'elle possède. Elle m'a sauvé la vie deux fois, la première fois elle s'est opposée à Maria lorsque cette dernière lui a ordonné de tuer les troupes qui avaient plus de un an, et bien sûr je faisais parti de ceux-là. Elle a réussi à me sauver la vie, puis lorsque je suis revenue de mission je lui ai parlé de mon envie de vivre comme ses amis Peter et Charlotte, elle m'a dit de partir sur le champs de ne jamais revenir qu'elle avertirait Maria après que j'ai pris assez d'avance au cas où elle enverrait quelqu'un d'autre, ajouta Annabelle.
-Tu sais ce que cela signifie ? Tu sais quels risques elle a prit pour toi ? Aujourd'hui elle est peut-être morte pour t'avoir aidé à partir, arguai-je la peur au ventre.
-Je sais ce que je lui dois. C'est également une des raisons pour laquelle je suis ici. Je sais ce que tu représentes pour elle. Mais ne t'en fais pas elle est toujours vivante, Maria a trop besoin d'elle et de son pouvoir pour remporter la bataille contre Nettie. Comme je te l'ai dit Bella est très forte. Elle jouit d'une réputation digne du Dieu de la guerre lui-même, je comprends pourquoi elle est ta compagne, termina-t-elle.
-Comment ça elle n'est pas un bouclier ? demanda Edward surpris.
-Non elle est télékinésiste. Son pouvoir n'est pas général, mais il est redoutable. « Elle » est redoutable car son pouvoir associé à son sadisme, je vous assure que les ennemis se battent entre eux pour ne pas se confronter à elle, j'avais dû mal à croire ce que disait ce soldat.
Ma Bella n'était pas comme celle qu'elle me dépeignait, je commençais à douter de ce qu'elle avançait. Bella avait un cerveau tortueux et voire même vicieux mais de là à devenir la copie de ce que j'étais il y a un monde et surtout je n'y voyais pas ma compagne.
-Je peux t'assurer que c'est bien elle. Je viens de puiser des scènes dans l'esprit d'Annabelle ainsi que les tortures qu'elle a infligé à celui qui avait l'intention de... s'en prendre à Annabelle je t'assure que c'est elle. Et effectivement elle n'est certainement plus la Bella que l'on a connu.
-Ça je vous l'assure elle ne l'est plus, affirma Peter. Et comme le dit Annabelle elle tient dignement le flambeau de celui que tu as été Major.
-Putain comment a-t-elle fait pour se retrouver dans les griffes de Maria ?
-D'après ce que je sais. Maria était venue te chercher pour te demander ton aide dans la bourgade paumée où habitait Bella. Et elle l'a vu en train de résister à un vampire, avec son pouvoir à l'état humain.
-Et Maria l'a transformée après avoir tué le vampire, terminai-je.
-Qui était ce vampire ? demanda Emmett qui comme le reste de la famille était resté silencieux.
-Une femelle qu'elle connaissait mais Bella n'abordait jamais ce moment de sa vie. En fait il valait même mieux ne jamais lui en parler, répondit Annabelle terrifiée. Je ressentis un frisson de dégoût émaner d'Edward qui devait avoir certainement puisé une image dans la tête de la brunette.
-Maria l'a fait alors qu'elle venait de se réveiller lors de son premier entraînement. Et je n'ai pas fait long feu face à elle et pourtant j'avais de l'expérience. Apparemment elle avait… un ami auquel elle tenait, un certain Paul. D'après le peu que je sais il est mort pour avoir essayé de la protéger. Et je pense qu'elle culpabilise énormément, répondit Annabelle à ma question silencieuse.
-C'est possible en effet, admis-je.
En fait j'étais totalement déboussolé entre le fait de savoir qu'elle était en vie et je peux vous assurer que cette nouvelle me transportait de joie et le fait qu'elle était devenu ce vampire sanguinaire qu'elle et Peter me dépeignaient. C'était un peu trop pour moi. J'arrivais pas à avoir un raisonnement sensé et logique la seule chose qui me venait là tout de suite à l'esprit c'était d'aller la chercher. D'ailleurs c'est ce que j'allais faire, j'allais aller au Texas chercher ma compagne. Il était hors de question que je la laisse là-bas entre les mains de Maria. J'allais récupérer ma compagne quoi qu'il m'en coûte et même si je devais tuer Maria et sa merde qui n'était même plus second vu que c'est Bella qui avait ce poste.
-Je viens avec toi, lança Edward.
-Ce n'est pas un endroit pour toi Edward, tu n'es pas fait pour cette vie.
-Si Bella y est et toi tu y vas j'irais aussi. J'ai trop de mauvaises actions sur la conscience et je pourrais me rendre utile. Et puis j'ai l'occasion de pouvoir rattraper mes conneries du passé, je n'en aurais peut-être pas d'autre.
-Très bien de toute façon tu n'as pas l'intention d'abandonner ?
-Non, déclara-t-il d'une volonté sauvage, que je ne lui connaissais pas.
-Tu devras obéir à tout ce que je te dirais. Car connaissant Maria elle profitera de l'occasion pour m'enrôler, et je voudrais pas être obligé de devoir te soumettre comme je devrais le faire avec les simples soldats.
-Je ferais ce que tu diras ne t'en fais pas.
-Major, commença Annabelle mal à l'aise. Je ne t'ai pas tout dit.
-Parle alors, l'incitai-je agacé.
-Bella a comme qui dirait beaucoup de mal avec… euh... votre... euh, elle était paniquée et suintait la peur par tout ses pores.
-Bella ne veut plus te voir, termina Peter à sa place le plus naturellement du monde. C'est pour cela qu'elle m'a fait promettre de ne rien te dire. Elle a fait jouer le fait qu'elle m'avait sauvé la vie pour solliciter l'emploi de la dette d'honneur. C'est pour cela que je n'ai rien pu te dire j'essayais de trouver une solution mais je ne l'ai pas trouvé. J'ai seulement vu une opportunité lorsque Annabelle nous a retrouvé, elle ne lui a rien fait promettre. Bien que l'on sait que si Bella l'apprend avant de t'avoir pardonné elle risque sa vie tout comme Charlotte et moi d'ailleurs.
-Comment ça elle ne veut plus me voir ? demandai-je démoralisé par ses paroles.
-Elle pense que tu t'es servi d'elle. Elle pense que tu l'as séduite pour lui, dit Peter en désignant Edward.
-Elle devrait savoir maintenant qu'elle est vampire qu'elle est mienne.
-Je pense qu'elle le sait il y a votre photo dans sa chambre. Mais elle refuse cette idée, elle renie ce que tu représentes elle renie même ce qu'elle est. Elle nous appelle les sangsues, les parasites enfin toutes sortes de gentillesses de cet acabit, ce qui fit rire Emmett.
-On peut reconnaître la patte de Jacob là dedans, fit-il.
-De toute façon il ne sert à rien de polémiquer ou de discuter ici ça ne m'avancera pas au contraire je ne ferais que rajouter d'autres questions à celles que j'ai déjà en tête. Il faut que j'y aille et je pense qu'il est même grand temps, parce que dans ce que j'entends je ne reconnais pas ma compagne.
-Tu es mieux placé que n'importe qui pour savoir qu'elle a dû s'adapter, ne la juge pas trop sévèrement, intervint Charlotte.
-Je ne la juge pas et comme tu l'as si bien dit je suis mieux placé que personne pour savoir ce par quoi elle passe en ce moment. Et si j'ai pu m'en sortir elle s'en sortira également.
-Major tu ne comprends pas je pense. Elle hait vraiment ce qu'elle est et elle prend énormément de plaisir à tuer d'autres vampires. Fais attention à toi elle est redoutable et je t'assure qu'un combat entre vous deux avec son pouvoir je ne suis pas sûr de qui aura le dessus sur l'autre, avança Annabelle très sérieuse.
-Ne t'en fais pas elle ne peut pas me faire de mal je suis son compagnon.
-Je te le souhaite, dit-elle pas convaincu. Je la connais et je t'assure qu'elle est tout sauf compatissante et encore moins patiente. Et puis...
-Qu'y a t-il encore ? demandai-je irrité.
Elle me regarda et baissa les yeux. Puis elle regarda Edward, je vis qu'elle lui montrait certaines images apparemment choquantes car je sentis un profond désespoirs, de la peine et du dégoût émaner d'Edward.
-Parle Edward ! ordonnai-je.
-Elle t'en veut énormément. Le soir où elle est revenu de sa mission, peu de temps après avoir rencontré Peter et avoir entendu votre conversation téléphonique. Bella a été chassé, dit-il avec dégoût. Elle a choisi un jeune homme blond et marié, qui te ressemblait. Et elle a... elle...
-Elle s'est amusée avec lui et elle l'a tuer dans d'atroce souffrance, pour se venger de toi ! termina Peter moins dégoûté que mon frère.
Je sentis le profond désespoir d'Esmé, elle était accablée par le chagrin elle sanglotait des larmes sèches dans les bras de son époux.
-Ne t'en fais pas Esmé je la ramènerais et elle redeviendra celle qu'elle était avant toute cette merde.
-Je ne veux pas passer pour l'oiseau de mauvais augure mais tu comptes faire quoi avec Alice ? demanda Emmett.
-Qu'est-ce qu'on s'en fout ! rétorqua Peter sans tact. Emmett et Edward grognèrent de concert.
-Je vais l'appeler je vais en discuter avec elle. Mais de toute façon ma décision est prise je pars pour le Texas au plus tôt.
Mon téléphone m'indiqua que je venais de recevoir un message.
Tu es un salaud Jasper Hale. Avertis la famille que je ne rentrerais pas maintenant j'ai besoin d'un peu de solitude. Alice.
-Elle est déjà au courant, rétorquai-je en me levant et allant dans ma chambre pour préparer un sac à dos avec le strict nécessaire.
Edward fit comme moi il avertit Carlisle et Esmé qu'Alice ne rentrerait pas maintenant. Emmett appela Rose pour lui raconter ce qu'il se passait et elle lui dit qu'elle prenait le premier vol en partance de Paris pour rentrer, Alice était déjà parti de son côté. Je m'en voulais de faire souffrir Alice. Mais j'avais la chance d'avoir ma compagne encore vivante je ne pouvais laisser passer cette opportunité alors que je l'avais cru morte pendant deux ans. J'avais été moi même mort pendant deux ans. Je remerciais Annabelle qui s'était vu proposer de rester un peu plus longtemps à la maison par Esmé, cette attention la toucha et elle accepta. Elle regarda Edward peinée et je sentis l'affection naissante mais bien là que tous les deux se portaient. Ils venaient de se rencontrer et ils s'étaient déjà adoptés. Je me doutais qu'il pourrait y avoir plus qu'un simple rapport fraternel entre ces deux là car c'est la première fois que je sentais Edward nourrir des pulsions sexuelles pour une femelle ce qui pour moi ne voulait dire qu'une chose, l'ayant vécu moi même.
-Tu devrais resté Edward, insistai-je.
-Non je verrais ce que ça donnera en revenant, elle m'a dit qu'elle attendrait que je rentre avant de repartir si elle devait repartir. Mais je dois me racheter pour toi et surtout pour elle. Je suis responsable de tout cela.
-Tu sais ce que cela veut dire ?
-Je l'attendrais, intervint Annabelle. Je dois la vie à Bella par deux fois et je lui dois certainement plus que ça, dit-elle en plantant son regard dans les yeux d'Edward.
Je me sentais de trop je décidais de les laisser se dire au revoir en privé. Maintenant ce qu'il y avait de sûr c'est que je n'aurais plus jamais besoin de me soucier de surveiller Edward, il sait enfin ce qu'est le véritable amour et l'attraction d'une compagne, ou en tout cas il allait l'apprendre rapidement. Ce qui était remarquable c'était la façon dont ils s'étaient reconnus. Un peu comme Rosalie et Emmett, au premier regard. Pourquoi est-ce que cela n'avait pas été comme ça entre Bella et moi ? Pourquoi est-ce que l'on devait passer par toute cette merde pour nous retrouver et apparemment d'après les propos peu réjouissant de Peter et Annabelle la tâche ne serait pas aussi facile que ce à quoi je m'attendais. Mais peu importait, elle était vivante et j'avais l'opportunité et la chance de pouvoir la reconquérir. Et là je ne ferais plus de connerie je ne la lâcherais plus quoi qu'il puisse m'arriver. Je ne mourrais pas une seconde fois.
Alors vos réactions? Vous lui pardonnez à mon Jazzy chéri? Oui c'est le mien, j'ai été la seule à le soutenir pfff! lol. Trêves d'enfantillages. Vous savez quel est le prochain chapitre... On y est presque.
Aller déchainez vous les filles :) !
