Oui, je sais, ce chapitre a le même titre que le chapitre 8. Et alors ?
Sinon, contente de vous retrouver pour la suite, j'ai fait de mon mieux pour les retrouvailles, mais j'ai plus de facilités à écrire du triste que du joyeux, alors je ne me suis pas trop étalée. Enfin je crois.
Merci à tous pour vos reviews, sans vous la fic n'en serait certainement pas là aujourd'hui. I love you guys :D
Et bonne lecture :)
XXV. Retrouvailles
Dès qu'il avait entendu le nom de son ami, le Furie Nocturne avait craqué, et s'en était allé en courant vers la maison de Gothi. Il avait peur. Il avait hâte. Il voulait le retrouver. Il n'avait senti aucune inquiétude ni gravité dans le comportement de Gueulfor, mais il était sûr d'une chose : il devait absolument rejoindre Harold. Il culpabilisait d'être parti. Mais la blonde l'y avait presque forcé, alors il avait fini par se laisser faire. Il n'avait pas réussi à réellement se changer les idées. Ses pensées de dragon étaient sans cesse ramenées vers le garçon, l'empêchant de profiter de sa liberté. Il se moquait de pouvoir désormais aller et venir comme bon lui semblait sans risquer de se faire attaquer par un viking si Harold n'était pas là pour l'accompagner. En plus, sans lui, il ne pouvait même pas voler. Alors quel intérêt ? Il aurait mieux fait de ne jamais partir.
Ses puissantes pattes le conduisirent rapidement chez l'Ancienne. Il poussa violemment la porte en manquant de l'arracher, ce qui fit sursauter Gothi. Elle lui lança un regard mécontent, que le dragon ne remarqua même pas ; il était déjà dans la chambre d'Harold.
Le viking était encore sous le choc de ce que venait de lui annoncer Gueulfor – la mort du père d'Astrid – et ne réalisa pas tout de suite qu'il n'était plus seul. Toutes sortes de sombres pensées traversaient son esprit quand il releva la tête, et le fait de croiser le regard de son dragon ne parvint pas immédiatement à lui redonner le sourire.
Mais Krokmou n'en avait cure. Il sauta sur le lit en en faisant dangereusement craquer le bois, et entreprit de lécher joyeusement chaque partie du viking qui était à la portée de sa langue. Le garçon lâcha finalement un rire, et enfouit son visage dans l'étreinte humide de son meilleur ami.
« Krokmou… tu m'as tellement manqué… »
Dans son élan d'enthousiasme, le dragon commença à sautiller, et posa malencontreusement une patte sur le ventre d'Harold. Le garçon se plia aussitôt en deux en gémissant.
« Aïe ! Hé, fais doucement, tu contrôles plus ta force ! »
Le dragon descendit du lit et fit un tour sur lui-même en grognant, puis revint se poster près de son maître, qui lui gratouilla chaleureusement la tête. Harold se perdit dans les grandes pupilles noires de son Furie Nocturne, où il pouvait apercevoir le reflet de son visage écorché. Son expression changea quelques secondes, puis Krokmou le poussa doucement du museau en couinant, le ramenant à la réalité.
« Alors, comment ça va toi ? »
Le dragon renifla le visage de son ami.
« Oui oui, moi je vais bien. Je suis content de te retrouver, c'est fatiguant de dormir autant. »
Le garçon faillit rire tout seul.
« Gueulfor m'a dit que tu t'étais inquiété pour moi. »
Krokmou ne semblait pas réagir aux paroles du viking, et continuait de le renifler. Il en était maintenant à ses jambes.
« Arrête, ça chatouille… » dit Harold en riant.
Indifférent à ses protestations, le dragon attrapa la couverture entre ses dents, et la repoussa pour totalement découvrir les jambes du garçon. Le sourire d'Harold se mua en un rictus étrange, presque embarrassé, tandis que l'animal continuait ses reniflements en se concentrant à présent sur sa jambe amputée.
« J'ai pas envie de te parler de ça maintenant. »
Le dragon effleura le moignon du bout de son museau. Harold recula sa jambe. Il se sentait de nouveau mal.
« Tu sais sûrement ce qui est arrivé, t'étais avec moi. Et puis t'as dû entendre les autres en parler, quand je dormais. »
Krokmou gémit. La blessure semblait vraiment l'intriguer. Harold attrapa les draps et les remonta jusqu'à son buste, masquant cette partie de lui qu'il ne voulait pas voir.
« Arrête avec ça. J'ai pas envie d'y penser. »
Le dragon sembla enfin comprendre, et abandonna son étude du membre amputé pour se rapprocher de la tête d'Harold. Le garçon passa ses bras autour du cou de son dragon.
« Viens-là mon grand. »
Krokmou se laissa faire, et comprit quand il sentit des gouttes venir mouiller ses écailles. Il lécha la joue de son maître.
« Ecoute, Krokmou, commença Harold en reniflant, je suis vraiment désolé, mais… »
Il se mordit la lèvre. C'était aussi difficile à imaginer qu'à formuler.
« Ma jambe… Elle… Je sais pas si je pourrais un jour revoler avec toi. »
Voilà. C'était sorti. Harold n'était même pas certain que le dragon était en mesure de comprendre, mais il avait besoin de lui en parler. Il était le premier concerné.
« Et tu peux être sûr que… »
Il réprima un sanglot. Il en avait assez de geindre. Depuis son réveil, il avait l'impression d'avoir plus souvent eu envie de pleurer que de sourire.
« Je crois que je préfèrerais mourir plutôt qu'être cloué au sol jusqu'à la fin de mes jours. »
Krokmou posa sa tête sur ses cuisses. Son souffle chaud lui chatouilla le ventre à travers son vêtement. Laissant son regard vagabonder dans la pièce, le viking tomba soudain sur la prothèse que lui avait faite Gueulfor, posée sur la table en face de son lit. Il réfléchit.
« Tu crois que… »
Krokmou tressaillit légèrement en entendant sa voix.
« Tu crois qu'il y aurait un moyen que… je trafique la prothèse pour pouvoir la glisser dans la pédale ? »
Le dragon redressa la tête.
« Peut-être que c'est possible… Si je parviens à me rapprocher de la forme d'un pied, et que j'adapte la pédale en conséquence… »
Le changement de ton d'Harold interpela Krokmou, qui inclina sa tête, affichant une expression intriguée. Mais le viking fut coupé dans sa réflexion par le grincement de la porte. Il tourna la tête, et aperçut une silhouette qu'il connaissait bien. Il la fixa quelques secondes, puis lui sourit.
« Astrid. »
« Harold est réveillé. Il veut vous voir, toi et… Krokmou… dit Gueulfor en regardant en direction du village, où le dragon venait de disparaître.
- Ça fait longtemps ? s'enquit Astrid.
- Depuis ce matin.
- Pourquoi tu ne m'as pas prévenue avant ? lança la jeune fille sur un ton un peu trop agressif à son goût.
- J'ai préféré lui laisser le temps de revenir à la réalité avant d'attirer du monde. »
Mais ça n'était pas n'importe quel monde. C'était Krokmou et elle, Astrid. Son meilleur ami et… sa… petite amie, supposa-t-elle.
« Et puis… je pense que j'étais le mieux placé pour lui annoncer… tu sais… » continua Gueulfor en jetant un regard à sa jambe amputée.
Astrid hocha la tête. En effet. Elle ne savait même pas comment elle aurait tourné la chose. Finalement, elle était plutôt contente que Gueulfor s'en soit occupé.
« Et il l'a pris comment ? questionna-t-elle.
- Mieux que ce que j'avais pensé. Il s'y habituera doucement. Et je compte sur toi pour l'aider. »
La jeune viking lui rendit son sourire en acquiesçant. Evidemment qu'elle serait là pour lui. Harold n'était pas tout seul. Il était même plutôt bien entouré. Elle, Gueulfor, Krokmou… La jeune fille en était presque jalouse. Elle qui venait de passer trois jours à ruminer ses soucis sans personne à qui se confier…
Mais ça n'était certainement pas le moment de se plaindre.
« Bon, on y va ? » lança-t-elle à Gueulfor qui opina de la tête.
Une excitation joyeuse emplissait l'atmosphère, la rendant incroyablement réconfortante. De la bonne humeur, juste un peu de bonne humeur, voilà ce qui lui manquait… Et c'était encore une fois Harold qui la lui apportait.
Un sourire de plus en plus grand se collant à son visage, Astrid emboita le pas de Gueulfor qui la guida à travers le village. La jeune fille boitait un peu, mais sa jambe était bien la dernière chose de laquelle elle se souciait à ce moment-là.
En fait, elle se demandait si Gueulfor avait l'intention de rester avec elle. Il avait déjà vu Harold depuis son réveil, et elle aurait plutôt apprécié qu'il la laisse seule avec lui. Cependant, étant donné qu'elle savait parfaitement où était la maison de l'Ancienne, mais que le forgeron semblait tenir à l'y accompagner, la jeune fille en déduit que les retrouvailles avec son viking ne seraient pas aussi intimes qu'elle le désirait.
Tant pis, pensa-t-elle.
Elle pouvait bien attendre encore un peu, après tout ce temps. Même si elle s'en voulait un peu d'être partie ; elle avait passé ses journées et ses nuits avec Harold en guettant son réveil, pour finalement s'absenter pile à ce moment-là. Mais après tout, le principal était qu'il soit de retour.
Ils arrivèrent devant la maison de Gothi. Astrid avait terriblement hâte de revoir Harold. Elle allait enfin pouvoir retrouver la seule chose qui lui avait été inaccessible pendant tout ce temps : son regard. Ses yeux verts. Elle en était arrivée à avoir du mal à se les imaginer à force de ne voir que ses paupières. Elle pensa à Krokmou, déjà en haut, sûrement en train de faire la fête à son maître. Il était certainement celui qu'il attendait le plus. Même si la jeune fille espérait au fond d'elle-même qu'elle lui avait tout autant manqué.
Gueulfor s'avança. Astrid allait lui emboiter le pas, mais il s'arrêta avant de pénétrer dans la maison.
« Je vais te laisser, Astrid… »
La jeune fille en fut presque surprise. Mais elle était contente. Elle tâcha cependant de dissimuler sa satisfaction, et réprima un sourire.
« J'aimerais juste… m'excuser, avant, ajouta-t-il.
- De quoi ? demanda Astrid en haussant un sourcil.
- Je… j'en ai parlé à Harold. Pour la mort de… ton père. »
Ah. Ça.
La viking en voulut un peu à Gueulfor de lui rappeler ce qu'elle avait enfin réussi à oublier durant quelques instants.
« Il m'a demandé de tes nouvelles, et j'ai pas su mentir, continua le forgeron. T'aurais peut-être préféré lui annoncer toi-même…
- C'est bon, t'inquiètes pas pour ça. » répondit-elle.
Gueulfor se gratta la tête et fit quelques pas en avant.
« Je suis à la forge, si t'as besoin de moi. » lui lança-t-il finalement avant de s'éloigner.
Astrid resta quelques secondes sur le seuil de la maison, soudainement nerveuse. Elle avait peur de la réaction d'Harold, maintenant qu'elle savait qu'il savait pour son père. Elle ne voulait pas que la pitié gâche le premier regard qu'il lui lancerait. Elle voulait juste y lire du bonheur, celui de s'être réveillé, d'avoir retrouvé Krokmou, de l'avoir retrouvée. Elle n'avait pas envie qu'il en parle. Elle voulait juste oublier. Il était le seul capable de l'aider sur ce point.
Astrid inspira profondément, et entra d'un pas décidé dans la maison. Passa la première pièce en saluant l'Ancienne, qui releva à peine la tête de sa marmite. Arriva devant la chambre où dormait Harold.
C'était maintenant. Sa main trembla quand elle poussa la porte. Elle était anormalement nerveuse.
Le bois grinça, et la pièce apparut. Harold tourna la tête. Son regard vert transperça la jeune fille. Il lui sourit.
« Astrid. »
Sa voix lui avait tellement manquée… Son ton était simple, calme, posé. Aucune excitation, aucune nervosité. Mais un sourire qui en disait bien plus.
La jeune fille fit un pas en avant. Tressaillit un peu quand son poids reposa sur sa jambe blessée.
Elle avait du mal à réaliser qu'Harold était vraiment là. Elle avait tellement de fois franchi cette porte en espérant le trouver éveillé, pour ne se heurter qu'à son sommeil. Mais cette fois-ci, c'était bon. Il était de retour.
« Harold… souffla-t-elle. Harold ! »
Elle hurla presque, la deuxième fois. Malgré sa jambe douloureuse, elle se sentit courir. En trois pas, elle l'avait rejoint. Elle sauta sur son lit, s'assit sur lui, et tint son visage entre ses mains, comme pour s'assurer qu'il était bien réel. Ses yeux verts brillaient. De joie, de larmes, de tout. Il était vivant. Sans réfléchir, Astrid posa ses lèvres sur celles du garçon. Elle retrouva une chaleur qui lui avait énormément manquée. Elle s'était une seule fois laissée aller à l'embrasser alors qu'il était inconscient, et ç'avait été horrible. Elle n'avait rencontré que des lèvres froides, sans vie. Mais celles qu'elle embrassait à présent étaient tout sauf mortes.
Harold agrippa sa nuque et appuya son visage contre le sien, lui rendant son baiser avec tellement de véhémence qu'elle osa y ajouter sa langue. Il répondit aussitôt, et bientôt les larmes d'Astrid vinrent se mêler à ce mélange de caresses humide. La jeune fille fut même obligée d'arrêter de l'embrasser tellement elle sanglotait. Jamais elle n'avait pensé pouvoir pleurer plus dans la joie que dans la tristesse. Harold en riait presque. Il essuya ses joues du bout des doigts, mais cela ne servait à rien ; elle pleurait trop.
« Hé, calme-toi… lui dit-il doucement. C'est moi qui te fais pleurer comme ça ? »
Elle lui frappa gentiment l'épaule, et répondit :
« Evidemment, imbécile. Tu m'as tellement manqué…
- Toi aussi… » ajouta-t-il avant de la serrer contre lui.
Astrid eut une folle envie de crier. D'extérioriser ce trop-plein de bonheur inattendu qui débordait d'elle.
Elle vit Harold faire un geste de la main. Se retournant, elle réalisa que Krokmou était avec eux depuis le début, sagement assis au bout du lit. Elle l'avait complètement oublié. Suivant les ordres que venait de lui donner son maître, il sortit.
« Il peut rester, tu sais, dit-elle à Harold. Je ne voulais pas le mettre à la porte.
- T'en fais pas pour lui, il reviendra bien assez tôt. On s'est déjà un peu parlé avant que t'arrives. »
Parlé. Ils avaient parlé. Le naturel avec lequel Harold avait employé ce mot la fit sourire.
« Mais maintenant, je suis à toi. » lui lança le garçon.
Astrid rit, et déposa un léger baiser sur ses lèvres.
« Par contre, si tu pouvais juste… descendre, dit-il en baissant les yeux sur ses cuisses. Tu me fais mal.
- Désolée. » s'excusa la jeune fille.
Confuse, elle se releva immédiatement, et s'assit à côté de lui, ses jambes à l'extérieur du lit.
« Comment tu vas ? questionna-t-elle après quelques secondes de silence.
- Bien. Mieux depuis que je vous ai revus, répondit-il en souriant. Et toi ?
- Pareil. Beaucoup mieux même, depuis que tu es réveillé. »
Les deux adolescents lâchèrent simultanément un petit soupir. Ils savaient tous les deux qu'ils avaient beaucoup d'autres choses à se dire. Et ils savaient aussi qu'il leur serait impossible d'en parler sans amener avec des sujets plus délicats. Plus douloureux. Et aucun d'eux n'avait envie de gâcher cet instant.
Harold tendit sa main et la passa délicatement dans les cheveux d'Astrid. La jeune fille sourit.
« C'est marrant de te voir sans ta natte, remarqua-t-il.
- Oui, je sais, ça me fait bizarre aussi. En fait, je crois même que ça me dérange.
- Ça te va bien pourtant. Tu devrais laisser ça comme ça. »
Astrid envisagea une seconde de changer d'avis.
« Mais c'est pas pratique pour bouger, rétorqua-t-elle tout de même. Ça me retombe toujours dans les yeux.
- C'est toi qui vois... »
La jeune fille soupira, et attrapa la main du viking. Celui-ci posa ses yeux sur la brûlure de son avant-bras.
« Ça te fais mal ? lui demanda-t-il.
- De moins en moins.
- Gueulfor m'a parlé de ta jambe.
- Elle va mieux aussi, répondit Astrid. Je peux marcher, même si je boîte un peu. Elle va guérir. »
La jeune fille jeta malgré elle un coup d'œil à sa jambe à lui. La couverture la recouvrait de telle façon qu'elle en distinguait parfaitement les contours. Elle se sentit bizarre, et détourna aussitôt les yeux. Mais cela n'avait pas échappé à Harold.
« Non, ça ne me fait pas mal, la rassura-t-il. Pas en ce moment. »
Cette dernière précision voulait tout dire.
Je sais Harold, je sais que ça fait mal, pensa la viking. Tu n'as pas besoin de me le cacher. J'imagine parfaitement ce que tu es en train de vivre.
Harold entrelaça ses doigts à ceux de la jeune fille. Lui caressa la main du bout de son pouce.
« Gueulfor m'a dit, tu sais. » commença-t-il.
Le visage d'Astrid se ferma. Elle savait très bien de quoi il allait parler.
« Pour ton père. »
Elle ne répondit pas. Ne le regarda pas.
« Et je sais ce que tu penses. »
Ah oui ?
« Tu n'as pas à te sentir coupable, Astrid. S'il y a vraiment quelqu'un à blâmer dans tout ça, je crois bien que c'est mon père.
- Au moins, le tien est encore là. »
Harold tressaillit. C'était sorti tout seul.
« Désolée, je voulais pas dire ça… reprit Astrid.
- C'est bon. T'as raison. Viens-là. »
Il l'attira contre elle. La viking releva ses jambes et les plaça à côté des siennes. Il se décala vers la gauche, et s'allongea. Elle suivit le mouvement. Se colla contre lui. Apprécia son odeur. Lâcha un rire.
« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il.
- Tu sens le poulet rôti. »
Il joignit son rire au sien.
« J'en ai mangé tout à l'heure. Désolé, s'excusa-t-il sans avoir l'air désolé du tout.
- C'est pas grave, au contraire, rétorqua Astrid. J'adore le poulet rôti. »
Elle déposa un baiser sur sa joue, qui se tendit en un sourire.
Dehors, le soir tombait. Le bout de ciel visible par la fenêtre passa progressivement du rose au bleu foncé, puis du bleu foncé au noir. Parsemé de points lumineux.
Astrid ne savait pas combien de temps s'était écoulé quand elle constata qu'Harold dormait. Elle se concentra sur sa respiration lente et régulière, et ferma elle aussi les yeux. Savourant sa présence, qu'elle savait désormais bien vivante, elle sombra à son tour dans le sommeil.
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