Comme j'ai coupé le dernier chapitre dans un moment crucial (mouhahahahaha!) et que je suis sympa (que je veux me faire pardonner par ceux qui n'ont toujours oas digéré mon absence...) je publie sur le champ ce chapitre très... je vous laisse le découvrir ^^

Petite précision: les passages assez lyriques et oniriques qu'ils m'arrivent de placer en début de chapitre sont, pour ceux qui ne l'auraient peut être pas compris, des "préludes" ou "prophéties" aux évènements qui vont zvoir lieu dans le chapitre en dessous ou à venir. Donc, faites travailler votre imagination et dites moi ce qu'ils vous inspirent, voir si vous vous rapprochez de mes "projets" =)

Bonne lecture à tous!

Reviews:

Ewynona: mais pourquoi t'excuses-tu? J'ai trouvé cette compraison très judicieuse et même flatteuse, si c'(est le fait que Luana n'apprécie pas, c'était pour le côté role play! mais pourquoi t'excuses-tu? j'aims que meslecteurs aient quelquesmoments d'hilarités devant cette fics! =D Pour ce qui est de Boromir, faut pas lui en vouloir, c'est que àa le travail l'anneau, etila pas confiance en Luana, alors avoir confiance en ceux qui ont confiance en elle... je me comprend. Avec Frodon et legolas, aragorn est l'un des personnages avec lequel la relation qu'il a avec luana est la plus travaillée. C'set un perso que j'apprécie particulièrement, alors je le fait ressentir dans ma fic ^^ Heu... nan pas vraiment, juste que notre prince veut faire découvrir une des fiertées à notre nauro, qui plus est qu'elle (on) n'a pas de superbe foret par chez prochaine chapitre... je te laisse lire, voir s'il répond à tes attentes... ;)

Lalolyen d'Eryn Vorn: ouf sauvée de cette folle... heu de cette fan je veux dire! heu... hum, oublie... ^^, Merci ça fait plaisir. Et oui, les ténèbres, c'est leur cryptonnique, parcequ'elle remplissent l''space qu'il y a entre consicence et inconscience, les bloquant l'une de l'autre, qui en ont une peur bleue. Il tente... peut être, peut être pas... on ne sait pas trop, sans doute a-t-il dit cela juste pour larassurer, on ne sait pas... ^^ Oui c'est de moi, j'aivoulut jouer les poètes, surtout que les quatres premiers vers metournent en tête depuis plusieurs années déjà, je leurs ait enfin trouvé une place quelque part =)

SLASHAGOGO: qui va mourir? eux ou les orques? ^^ Boromir... je sais toujours pas quoi faire de lui pour être franche, va falloir que je me décide et vite! Bah, is vont carrément avoir le droit à un séjour là bas alors... ;)

VegetaYouShoulveComeOver: quel enthousiasme! ça fait plaisir à lire =D tkt je vais essayer d'expliciter çaplus tard (il y a déjà un début de réponse dans ma réponseà Laloyen d'Eryn Vorn) mais pourquoi vous voulez m'étriper? si vousme tuez, il n'y aura plus de suite, alors réfléchissez y! x)

Roselia001: C'est pas bien, mais tellement bon! (niarkniarkniark!) la fin de gandalf? ha bon? mince, j'ai dut me planter quelque pa... oups, j'ai rien dit! ^.^ idem, j'aurais trop aimé voir ça (quoique, dans la bo de Bilbo le Hobbit, les nains chnatent super bien en vrai!) J'ai l'impression que tout le monde préfère la tdm à notre monde, je comprend pas pourquoi! ;) arachnophobique? hum... interessant (mouhahahaha! XD ) pour ce qui est de Legolas et sa réaction... le pourquoi exact reste à deviner ^^ . Meuh nan! tu as pas bien interprété ce passage. Luana est contente qu'il interrompe ses sombres pensées, donc elle répond avecenthousiasme! =) et Legolas est fier de pouvoir monter un joyau de son peuple! (je ne veux pas qu'il tourne à la roméo et juliette ;) ) c'est pas role si c'est trop simple! =)


Chapitre 25: ce tombeau sera votre tombeau

"Ce tombeau sera votre tombeau!"

¡Mierda! Pourquoi pensait-elle à cette foutue réplique de film? Après tout ils étaient juste enfermées dans un mausolée, pris au piège comme des rats et devant faire face à une armée d'orques, avec du un contre dix, au bas mot…

" Luana, l'ironie ne te vas pas"

Elle le savait bien! ¡Joder! Mais c'était pour elle la seule façon de ne pas céder à la panique! Devant eux, la porte commençait à montrer des signes de faiblesse, le bois craquait sinistrement tandis que des haches le faisait voler en éclat par-ci par-là, les charnières grinçaient à chaque assaut, comme si elles suppliaient qu'on les arrache une bonne fois pour toute plutôt que de les tordre ainsi. Et les cris, toujours plus nombreux et perçants, qui résonnaient e l'autre côté, lui faisant imaginer une horde monstre hideux et grouillants! Le peu d'images et de représentations des orques qu'il lui avait été donné de voir à Fondcombe l'avait fait frissonner, alors se retrouver face à ses créatures… rien que leur odeur, qui lui parvenait par vague, lui évoquait les relents fétides d'un charnier en pleine canicule, sous un soleil de plomb. Pour son odorat de louve, c'était un véritable supplice! D'ailleurs, maintenant qu'elle avait retrouvé ses sens lupins, l'odeur de mort lui emplissait les narines, tandis qu'un autre fumet, celui de la fumée et du souffre, lui brulait la gorge, et que de sa vision magique, elle percevait, bien au-delà des portes et de l'armée qui se tenait derrière, elle percevait, avec difficulté, une immense masse d'énergie noire, un peu comme une ombre parmi les ombres.

" Luana! Concentres-toi sur ce qui se trouve juste devant toi! Le reste peut attendre!" gronda Naurofána.

La Nauro s'exécuta, se focalisant sur les portes, tentant de chasser l'angoisse sourde qui prenait le dessus sur sa peur du combat à venir, préférant de loin cette crainte fondée dont elle connaissait l'origine, à cette lointaine menace dont elle ignorait tout. Elle resserra ses mains moites sur la poignée de son épée, tentant de maitriser sa respiration sifflante et rapide, priant tous les dieux des deux mondes de bien vouloir lui venir en aide.

Et si la peur la figeait? Et si elle n'était pas capable de bouger? De se battre? Et si elle échouait à protéger les Hobbits? Et si…

" Ne craint rien, le moment venu, tu seras en mesure de te défendre, et tu sauras quoi faire. Et n'oublies pas, tu n'es pas seule, et je serais là pour te guider."

C'était vrai, elle n'était pas seule. Au devant des portes, Legolas et Aragorn se tenaient prêts à tirer leurs flèches meurtrières, Boromir attendait de pieds fermes que ces immondes choses ne viennent danser sur le fil de son épée, Gimli trépignait d'impatience à l'idée de leur faire tâter de sa hache, Gandalf faisait barrière devant elle, tandis que dans son dos, les quatre Hobbits se préparaient à l'assaut, malgré la même peur qui les tourmentait.

Non elle n'était pas seule, ils étaient tous là, pouvant compter les uns sur les autres. Tout du moins l'espérait-elle.

S'exhortant au calme, Luana ferma les yeux durant une brève seconde, respirant profondément, calmement. Une sensation de paix l'envahit, chassant l'angoisse, la culpabilité, la peur, tous les sentiments qui l'empêcher de rester concentrée sur son objectif: survivre, et protéger les autres. Naurofána n'y était pas tout à fait étrangère, mais pour une fois la laissait-elle au moins faire le vide par elle-même.

À son tour, elle était prête. Elle rouvrit les yeux au moment où Legolas tirait une flèche, visant une faille béante dans le bois de la porte, qu'une hache agrandissait. Un cri de surprise et de douleur répondit au claquement de la corde de l'arc, suivit par un gargouillis d'agonie.

À cet instant, la porte céda dans un vacarme assourdissant, vomissant un flot d'orque tous plus hideux les uns que les autres. Que le carnage commence!

L'Elfe et le Rôdeur tirèrent une salve de flèches, atteignant à chaque fois leur cible, fauchant en plein vol les créatures putrides, l'une à la gorge, une autre à la tête… une hécatombe.

Puis vint le combat au corps à corps.

Gimli rugit, distribuant à la pelle les coups, tranchant à tour de bras dans les chaires, brisant les os, arrachant des membres entiers, quand ce n'était pas la tête qui était fracassée.

Boromir usait de son bouclier aussi bien que de son épée, repoussant ses adversaires pour mieux les transpercer de la pointe de sa lame.

Gandalf, que la vague offensive n'avait pas encore atteint, se jeta à sa rencontre avec un cri de guerre, brisant son élan tel un écueil dans une mer de violence.

Ce fut pour Luana le signal, le déclic qu'il lui fallait pour savoir quoi faire: foncer. Elle poussa un rugissement presque bestial, tandis qu'au fond d'elle Naurofána annihilait toute fatigue et toute peur, aiguillonnant sa rage de vivre et de vaincre. L'épée brandit devant elle, elle se jeta sur l'orque le plus proche. Elle ne le laisserait pas s'approcher ne fusse que d'un pas de plus des Hobbits, même si les clameurs qui s'élevèrent derrière elle lui apprirent que les semi-hommes s'étaient eux aussi lancé dans le combat. Elle ne laissa pas pour autant cet orque trop hardi avancer plus loin: plongeant sur le côté, elle esquiva de justesse le cimeterre qui siffla à quelques centimètres de son épaule, et tandis qu'elle tombait, elle glissa sa lame le long des jambes de son adversaire. La force de sa chute et le poids du métal firent le reste. Un bruit écœurant accompagna le métal qui s'enfonça dans les muscles, avant que ne résonne un sinistre craquement lorsque l'os se brisa. L'orque poussa un cri en s'effondrant, cri qui mourut au moment où Luana, qui avait roulé sur le flanc et s'était redressée à genou, lui transperça le cœur avant même qu'il ne touche le sol. Un sang noir, poisseux et immonde, gicla de la plaie lorsqu'elle en retira la pointe de son épée, la souillant de son impureté, maculant la peau de son visage et lui engluant les cheveux. Mais elle n'en eu cure. Même si c'était loin d'ouvrir l'appétit de la louve au fond d'elle, cela suffit à l'exalter. La peur de tuer ou d'être tuée s'était envolée, il ne restait plus que la victoire qui lui donnait le droit de vivre.

Jetant un rapide regard autour d'elle, elle vit chez ses compagnons la même volonté de survivre. Les mugissements d'intimidation des orques semblaient ridicules face aux clameurs de rage et de détermination de la Communauté toute entière. Les Hobbits se faufilaient entre ses bêtes repoussantes, assénant de-ci de-là quelque estocade bien placée, infligeant de lourdes blessures. Legolas n'avait pas lâché son arc, et continuait de déverser sur leurs assaillants une pluie de flèches mortellement efficace. Aragorn avait saisit son épée à son tour. Exécutant de grands moulinets, il exécutait une danse funeste, distribuait la mort à tout va. Et Luana se joignit à cette danse.

Mais très vite, elle s'aperçut que combattre n'était pas aussi facile, et que l'effet de surprise avait été son principal atout lors de son premier assaut. Alors qu'elle chargeait un second orque, un troisième l'attaqua par le flanc. Elle détourna la lance de la pointe de son épée, mais pas assez. Le fer transperça ses vêtements, lui entailla légèrement la peau juste sous les côtes.

Ce n'était qu'une estafilade, mais cela suffit à lui rappeler le danger, et à mettre en évidence sa plus grande faiblesse: peu importe les leçons, elle maîtrisait toujours aussi mal une épée. Ses doigts étaient malhabiles à la manier, trop raides pour que les mouvements soient fluides, trop mous pour assurer une bonne prise sur la garde. Elle avait la sensation d'avoir non pas des mains, mais des pattes de loup, maladroites et incapable de saisir quoique ce soit.

L'orque revint à la charge, décrivant de la pointe de sa lance une large courbe descendante dans sa direction. Luana para à nouveau, présentant le fort de sa lame au fer de lance, mais si mal que son épée se retrouva bloquée sous la hampe, et entrainée vers le bas, lui tordant le poignet. Elle la lâcha, se retrouvant désarmée. Son assaillant ricana perfidement, persuadé de l'avoir à sa merci. Mais Luana ne se laisserait pas avoir si facilement! Elle s'apprêtait à tenter le tout pour le tout et à plaquer son adversaire, lorsque ce dernier émit un gargouillis sanglant, le sang lui dégoulinant des lèvres, enfilé sur une lame.

- Vous me faites honte, moi qui fus votre professeur.

Le fer fut extirpait des viscères, laissant glisser à terre le cadavre, et révélant un Boromir goguenard. Luana ramassa d'une main un épais crochet qui trainait sur le sol, l'autre tendue au devant d'elle, et bondit sur lui. Elle n'eut que le temps d'entrapercevoir la surprise sur le visage de l'Homme qu'elle sentit la morsure froide et cruelle de l'acier, son bras gauche appuyé sur l'épaule de Boromir, l'autre au dessus de sa dernier.

- Vous me faites honte, moi qui fus votre élève, siffla-t-elle entre ses dents serrées, tentant d'ignorer la douleur qui irradiait da sa paume ensanglantée.

Le Gondorien se retourna, pour se retrouver face à face avec un orque grimaçant, ferré tel un poisson à la gorge. Luana avait arrêté d'une main le cimeterre de ce dernier juste avant qu'il ne scalpe l'homme, l'embrochant de l'autre à l'aide de son crochet. Tirant d'un coup sec, elle lui arracha ce qui lui restait de cou, projetant dans son élan un morceau de trachée un peu plus loin, avant de se retourner vers le fils de Denethor. Il ouvrit la bouche, mais ce qu'il dit fut étouffait par un mugissement aussi déchirant que guttural.

- Un troll des cavernes, cria-t-il, tandis que tous se tournaient, emplis d'effroi, vers la porte dont le chambranle de pierre vola en éclat dans un fracas tonitruant.

À travers le nuage de poussière, Luana discerna deux orques tirant sur une chaine aux maillons épais, au bout de laquelle se trainait lourdement ais férocement une chose monstrueuse, un incroyable concentré de muscles, de laideur et de sauvagerie. On eu dit une affreuse gargouille de pierre de la taille d'un éléphant à qui l'ont aurait insufflé la vie et la folie de la destruction. Ses petits yeux fous et sanguinaires, son nez plat et quasi inexistant, ses crocs inférieurs aussi épais et long que des défenses lui conféraient des airs de sanglier enragé, en beaucoup plus terrible.

Legolas lui décocha une flèche en pleine poitrine, mais ce fut comme s'il lui avait envoyait une aiguille à coudre. Le troll chargea, et abattit avec violence son énorme massue sur Sam, qui plongea et se traîna entre les jambes du colosse pour éviter de finir broyer-haché-menu.

Le monstre chercha en tout sens, et une fois qu'il eut repéré sa proie, s'avança vers elle. Le Hobbit se retrouva acculait dans un coin, ne pouvant plus fuir.

Luana vit Boromir se précipiter sur les orques qui jusque là gardaient la "laisse" de la bête, et avec l'aide d'Aragorn, les occire, avant que tout deux ne s'emparent de la chaine et tirent vers l'arrière le troll, qui tentait d'écraser Sam de son pied comme on écrase un insecte. Cela le déséquilibra légèrement, juste assez pour le maintenir en équilibre précaire sur un pied et l'empêcher de faire de la bouillie de Hobbit, mais pas assez pour qu'il y renonce. Avec un rugissement à en faire pâlir un troll, Luana se jeta sur lui, puisant dans sa force et son agilité de louve, et escalada son large dos. Se retrouvant perché sur ses épaules, elle lui enfonça son crochet dans la narine et pesa de tout son poids en arrière. Le troll hurla de douleur, frappant l'air au-dessus de sa tête de ses grosses paluches, cherchant à l'atteindre, avant de faire violemment volte-face, la faisant perdre pied et la projetant contre un mur.

Luana sentit un craquement sous le choc, et une vive douleur lui courut le long du bras et de la colonne. Elle glissa au pied du mur sur ce qui ressemblait à une haute marche, qui faisait le tour de la salle, parsemait à intervalle régulier de pilier. Se trainant, elle alla se réfugier derrière l'un d'eux, et sonnée, ne pouvant pour le moment rien faire de plus, elle assista au combat. Boromir, lui aussi jeté à terre, fut sauvé in extremis d'un orque par Aragorn. Tous deux ne prirent pas le temps de se reposer sur leurs lauriers que déjà ils repartaient au combat. Frodon, Merry et Sam s'étaient regroupés, de l'autre côté de la salle, se couvraient mutuellement à coup d'épée et de poêle, tentant de fuir le gros de la mêlée.

Le troll s'attaquait à présent à Gimli, qui, ayant visiblement perdu sa hache, évitait peu gracieusement la massue du mastodonte. Ce dernier, loin d'atteindre sa cible, fauchait généreusement et involontairement tout orque qui tentait de s'en prendre au Nain. Mais lorsqu'il saccagea la tombe de Balin, le Nain se figea un bref instant, qui aurait put lui être fatal si Legolas, surgissant à quelques mètres de Luana, n'avait pas planté deux nouvelles flèches dans le cuir épais de la bête. Se frayant un chemin au milieu des orques à coup de dagues elfiques, il la rejoignit et se pencha vers elle d'un air inquiet.

- Êtes-vous blessée?

- Non ça va, fit-elle e tentant de se relever en prenant appui sur ses mains.

Un cri de douleur lui échappa, tandis qu'elle se laissait retomber, agrippant d'une main tremblante son épaule. Elle sentit sous ses doigts et à travers le tissu un boule dure et irrégulière déformer la peau.

Legolas lui dénuda pudiquement l'épaule, s'en excusant. Un simple regard lui suffit:

- Vous avez l'épaule luxée.

- ¡Mierda! Cracha-t-elle, retenant un nouveau lorsque les doigts de l'Elfe palpèrent, avec une infinie précaution, l'épaule plus basse qu'elle n'aurait dut l'être, la même qui avait était sectionnée nette il y avait de cela plusieurs semaines.

- Ne bougez pas, lui dit-il en lui prenant doucement le poignet, lui écartant le bras du corps et le positionnant dans un angle donné.

- Attendez, qu'est ce que vous faites? Commença-t-elle à paniquer.

- Il faut la remettre en place sans perdre de temps.

Luana le dévisagea. Les traits délicats de son visage étaient tendus, ses yeux de glace lui demandant silencieusement son accord. Elle déglutit avec difficulté, avant d'inspirer une grande goulée d'air, puis de soupirer.

- Allez-y.

La poigne de l'Elfe se fit plus étroite autour de son bras. Un craquement. La douleur. Puis plus rien. Ayant serrait les dents et fermait les yeux, Luana les rouvrit incertaine, pour découvrir son épaule remise en place.

- Il vous faut éviter de bouger, lui conseilla-t-il en la forçant à s'adosser au pilier.

- Entendu.

Entendu, mais pas forcément agréé. Elle pouvait compter sur le pouvoir de Naurofána.

" Écoutes-le pour une fois. Mon pouvoir de guérison a des limites, plus encore lorsque tu te trouve sous ta forme humaine."

Un mugissement les ramena à la brutale réalité de l'instant. Legolas s'écarta d'elle, avant de devoir se pencher pour éviter d'être malencontreusement décapité par un fouet de métal. Le troll revenait à la charge et scindait l'air de sa chaine, prenant pour cible cette fois l'Elfe, qui s'écarta d'un bond pour éviter un nouvel assaut. Les lourds maillons s'écrasèrent dans la pierre, y creusant une profonde crevasse.

- Baissez-vous!

Luana obéit aveuglément à l'Elfe. La chaine lui passa à un cheveu de la tête, s'enroulant autour du pilier. Legolas la bloqua du pied, empêchant le troll de la dégager, et joua les équilibristes sur ce fil de fer improvisé.

La Nauro ne put admirer ce qu'il fit par la suite, car un orque venait de la repérer.

" Désolée, Naurofána, Legolas, mais je vais pas avoir d'autre choix que de jouer les rebelles."

" Vas, je ferai ce que je pourrais pour t'éviter de te retrouver avec un bras hors d'usage"

Avant qu'elle n'ait put se remettre sur ses pieds, l'orque était déjà sur elle, l'épée prête à frapper. Luana, virevoltant sur la pointe des pieds, fit passer la lame derrière elle lorsqu'il tenta de la taillader, et comme elle l'avait fait lors de sa rencontre avec Grands-Pas, balança son pied dans la face plate et grimaçante de son adversaire, qui lâcha son arme et recula sous le choc, le nez éclaté et en sang.

- Frodon! entendit-elle crier Aragorn.

À cet appel, Luana ne put s'empêcher de détourner son attention, cherchant désespérément du regard le Hobbit. C'était à lui qu'à présent le troll s'attaquait, jouant au chat et à la souris, pour finalement l'acculer et l'attraper par la cheville.

- Aragorn! Aragorn!

Se débattant désespérément, le semi-homme parvint à blesser le monstre et à le faire lâcher prise. Il tomba lourdement dans un coin sur un tas d'éboulis.

Elle fut soudain ceinturée à la taille, et se sentit basculer dans le vide. Elle est son assaillant chutèrent de leur perchoir et atterrir au beau milieu de la cohue. Ils luttèrent un moment, tous deux empêtrés dans les membres de l'autre, luttant pour prendre le dessus. Mais un cri du Rôdeur déconcentra la Nauro. L'orque, profitant de son inattention, l'enfourcha et lui plaqua une main sur la bouche, l'autre pointant un couteau terriblement près de son œil. De ses deux bras, elle retint l'arme tant qu'elle put, tandis que de ses dents, elle mordit violemment la main qui l'étouffait. Un liquide poisseux lui emplit la bouche, alors qu'un gout abominable lui retournait l'estomac. L'orque beugle de douleur, jetant son arme au loin, tirant pour récupérer sa patte immonde et encroutée de verrues. Luana relâcha la pression de ses mâchoires, pour mieux replanter les crocs, sectionnant les ligaments et broyant les os. Deux doigts, coupés jusqu'à la troisième phalange, lui restèrent coincés entre les dents, tandis que leur propriétaire s'effondrait en arrière, la libérant enfin.

Luana se redressa juste à temps pour assister avec effroi à l'un de ses pires cauchemars: Aragorn gisait inconscient, et debout à côté de lui, se tenait Frodon, que le troll transperça d'une lance. Lentement, elle vit le Hobbit s'effondrer, le souffle coupé, les yeux grands ouverts, comme s'il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, avant de tomber face contre terre.

Il y eut un instant de flottement, comme si le temps s'était arrêtée, comme si la terre avait cessé de tourner sur elle-même, incertaine quand à la marche à suivre face à cette tragédie.

Le temps et a terre reprirent enfin leur course quand soudain, une immense louve blanche se jeta à la gorge du troll. Sous l'effet de la rage, de la colère et du désespoir, Luana avait fait céder le barrage de la volonté de Naurofána, qui ne lui avait opposé aucune résistance, et s'était transformée.

Refermant ses mâchoires sur le cuir épais de la bête, Naurofána eut la désagréable sensation de croquer du marbre tant il était dur. Ses crocs s'enfoncèrent à peine, mais au moins cette action eut-elle le mérite de faire paniquer le troll, qui gesticula en tout sens pour tenter de la décrocher. Merry et Pippin se jetèrent à leur tour sur lui, s'agrippant à son dos, planta tant bien que mal leurs épées dans son cou.

Pendant qu'ils s'acharnaient à trois sur le troll, tous les autres membres de la Communauté encore debout redoublèrent d'efforts, achevant les derniers orques, avant de venir leur prêter main forte. Merry fut attrapé par l'une des immenses paluches et secoué en tout sens tel un hochet. Le claquement sec d'un arc fouetta l'air, une flèche fila se planter en plein dans la bouche béante du monstre. Ce dernier chancela, lâchant Merry, ayant brusquement perdu toute sa sauvagerie et sa barbarie Il émit de vagues vagissements, comme léthargique, avant de s'écraser en avant, manquant d'écraser la louve qui s'écarta au dernier instant, envoyant Pippin rouler sur le sol.

Tous restèrent figés, incertains, étourdis, la respiration rauque.

Puis Gandalf, suivit de Naurofána et Sam, se précipita vers l'endroit où gisait Frodon. Aragorn, revenu à lieu, se trainait jusqu'au corps inerte.

- Ho non, souffla-t-il.

Luana, qui a travers les yeux de sa louve, percevait le flux de vie des êtres alentour, ne put retenir un jappement étouffé.

- Il est vivant!

En effet, elle voyait pulser son cœur, battre vivement, irriguant son corps d'un sang chaud et vigoureux. Le Rôdeur, surpris, s'empressa de retourner Frodon sur le dos.

Le Hobbit gémit de douleur, mais ouvrit les yeux, haletant pour recouvrer son souffle, se tenant le flanc. Naurofána trépigna de joie et d'ivresse, et vint lui lécher le visage doucement.

- Il est vivant, répéta Sam en se jetant sur lui, des larmes de joie lui embuant la vue.

Frodon se redressa avec difficulté, sous les yeux ébahis de tous.

- Je vais bien, je n'ai rien, leur dit-il.

- Vous devriez être mort! S'exclama Aragorn, peinant à y croire. Cette lance transpercerait un sanglier!

- Il semblerait que ce Hobbit soit bien plus solide qu'il n'y parait, fit Gandalf en s'avançant.

Frodon passa les doigts entre les lacets de sa chemise, et les écartant, révéla une côte de maille étincelante.

- Du mithril, murmura Gimli, plus ahuri par cette apparition que par la survie miraculeuse de leur compagnon. Vous êtes très surprenant monsieur Sacquet.

Mais des clameurs grinçantes les coupèrent dans cette séquence émotion. Une odeur de pourriture et de chaires putréfiées effleura les narines de Naurofána aussi délicatement que des lames de rasoirs.

- Des gobelins!

- Au pont de Khazad-Dûm! Les exhorta le Mage Gris.

Tous se relevèrent et sortir en courant de ce mausolée qui ne serait pas le leur.