Bonjour,

Titre : Once Upon A Time...

Auteur : Typone Lady

Disclaimer : L'univers de One Piece ainsi que ses personnages ne m'appartiennent pas : ils sont à Eiichiro Oda. Je les emprunte le temps d'une histoire.

Rated: M

Genre : Romance, Hurt/Comfort, Song-fic, UA

Résumé : « Raconte-moi une histoire. Une histoire remplie d'émotion, avec des moments d'amour parsemé de rêve. Je veux oublier que dans la réalité les contes de fées et les '' ils vécurent heureux '' n'existent pas. » Yaoi.

Bêta correctrice : pommedapi

Note 1 : Merci à ma bêta pommedapi pour ses précieux conseils et aussi pour avoir corrigé ce chapitre ;). Un grand merci aussi à ma p'tite sœur qui ma aider à écrire le résumé et qui a aussi fait mon image de couverture. ^^

Note 2 : Merci à Taylor pour son commentaire.

Réponse au commentaire :

Coucou !

C'est difficile pour Ace de lutter contre ces démons et d'aller contre sa nature. Mais s'il est comme ça c'est avant tout parce qu'il s'inquiète pour ces amis, il veut pouvoir aider. Il se met trop la pression des fois en pensant que le bonheur des autres peut dépendre un peu de lui. Il c'est quand même amélioré…un peu faut pas trop lui en demander trop, trop vite.

Kid comprend certaine chose, il sait qu'il ne doit pas attendre trop de Jewerly, il n'est pas amoureux d'elle donc ça va mais il ne cache pas le fait qu'il serait pour une histoire - aventure - entre eux. Lors du baiser que Bonney et Kid ont échangé Jewerly n'a pas vraiment protesté, elle a participé un peu au baiser avant de se réveiller – et que le bon souvenir de Law se rappelle à elle – et a repoussé Kid après un petit moment se rendant compte de son erreur. Pour Kid c'est pas tromper car un baiser c'est rien. Pas sûr que Law pense la même chose…

Si Ace a si mal réagit chez Law c'est surtout parce qu'il a été blessé par la réaction de Law qui l'a complètement ignoré. Il a pris sur lui pour venir s'excuser et renouer mais la réaction de Law a été plus que mitigé. Ace a eu l'impression que Law préférait Jewerly à leur amitié et ça la blessée.

Ace a eu du mal à croire à la blague de Sabo qui l'a carrément laissé sur le cul, il voulait être sûr de ne rater aucune information. La nouvelle tombait tellement de nulle part…

Moi j'aime bien Roger sans barbe…il fait plus jeune. Ça fait un grand Ace, c'est mignon !

Encore un peu de patience pour la surprise Shanks – Mihawk. ^^

Merci pour ton commentaire !


Once Upon a Time n'est pas une fiction à l'eau de rose.

C'est juste une histoire.

Leur histoire.

Parce que la vie n'est pas un conte de fées...

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Chapitre 25

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« Nous n'arrivons pas à changer les choses selon notre désir, mais peu à peu, notre désir change »

Marcel Proust

Sabo


Dimanche 09 Avril 2017

-Nous avons déjà recueilli le témoignage de Monsieur Portgas D. Ace.

-D'accord.

Le policier, un jeune homme aux longs cheveux blonds, prend place sur le fauteuil devant moi. Plutôt grand et mince – presque longiligne – il approche de la trentaine et a un style simple mais chic. Il s'appelle Hermep et c'est lui qui va prendre mon témoignage aujourd'hui.

J'ai reçu une lettre la veille m'informant que j'étais convoqué au commissariat dans le cadre d'une enquête pour agression. Il est vrai que je n'étais pas obligé de me rendre à cette convocation – pas parce que je bénéficie d'une immunité ou quoi que ce soit d'autre – mais parce qu'il s'agit simplement d'un complément d'enquête étant donné que la police bénéficie déjà de la vidéo de l'agression. Mon témoignage ne servira qu'à confirmer ce qu'il s'est passé et à savoir si je souhaite moi aussi porter plainte.

Je ne me voyais pas ignorer cette convocation alors j'ai décidé de m'y rendre. Bien que cela soit simple en théorie, un autre problème était néanmoins présent. Puisque je suis encore mineur, mon père devait être informé pour m'accompagner, ce qui bien entendu n'était pas pour me plaire.

Moi qui avais espéré le tenir éloigné de toute cette histoire…

J'ai préféré l'avertir immédiatement de peur de changer d'avis. Il était également de fort bonne humeur à ce moment-là et j'ai simplement saisi ma chance. Malheureusement, ça ne s'est pas bien passé. Après tout, apprendre que son fils est mêlé à ce genre d'histoire n'a rien de valorisant. Surtout pour un homme comme mon père.

Tandis que j'attends qu' Hermep finisse de réunir ses papiers, je me souviens.

Flash-Back

-Espèce de sale petit… !

Sans que je m'y attende, mon père m'a foncé dessus et m'a poussé contre un des murs de l'entrée de notre maison. Ses mains se sont enroulées autour de mon cou comme s'il voulait m'étrangler.

Je suis resté immobile, incapable de faire le moindre geste. Mes yeux fixaient les siens avec incrédulité, essayant de comprendre ce qu'il m'arrivait. Il avait été calme quelques secondes auparavant alors je ne m'expliquais pas ce soudain revirement de situation.

-Toute ton éducation est à revoir ! avait-il sifflé près de mon oreille. Alors comme ça, tu es mêlé à des histoires d'agression ?!

-Non.

J'ai enfin repris mes esprits et je l'ai repoussé, agacé par ses propos.

-J'étais avec Ace et on s'est fait agresser, c'est tout.

J'ai décidé à cet instant de lui dévoiler une petite partie de la vérité pour éviter toute gaffe s'il venait à être mis au courant de l'origine exacte de l'agression. Et puis ainsi, je pensais avoir moins de chances de m'emmêler les pinceaux.

-Comment ça, non ? Qu'est-ce qu-

-Au lieu de m'engueuler, tu ferais mieux de me remercier ! ai-je alors lancé.

Mon père m'a enfin relâché et fait un pas en arrière. Ses sourcils se sont froncés alors qu'il s'est mis à me toiser avec dédain.

-Roger aime beaucoup son fils contrairement à certains, ai-je continué avec un aplomb que je ne me connaissais pas.

Pourtant, ma pique n'a même pas semblé le toucher, me prouvant une fois de plus que Stelly et moi ne comptons vraiment pas pour lui.

-Récemment, je suis devenu assez proche de son fils, avais-je dit ensuite, hésitant sur le choix des mots.

-Et en quoi devrais-je te remercier pour ça ? Trainer avec une racaille pareille, quelle ignominie !avait-il craché, à moitié dégouté.

-Dans l'immédiat, rien, avais-je alors admis, de plus en plus nerveux.

J'avais ensuite pris une grande inspiration.

-Mais quand Roger apprendra que tu complotes contre lui pour lui voler l'achat du prochain comple-

Mon père ne m'a pas laissé finir et m'a fait taire d'une gifle bien sentie. Je l'ai fusillé du regard en passant ma langue sur ma lèvre supérieure heureusement intacte, soudain amer.

J'avais bluffé. J'avais vaguement cru voir des fiches relatives à cet achat la dernière fois que j'avais fouillé dans son bureau mais je n'avais malheureusement pas tout compris. Étrangement, tout m'était revenu d'un coup et j'ai vu en ces fiches secrètes un moyen de pression contre mon père pour qu'il arrête de me poser des questions. Je n'avais fait qu'interpréter, que supposer à travers les souvenirs qu'il me restait.

J'avais vu juste apparemment.

-Tais-toi !avait-il hurlé comme fou. Ne t'avise pas de tout faire rater !

Je l'ai senti anxieux puis pensif. Il avait caressé sa barbe, cherchant sans doute un moyen de s'en sortir. Il avait juré tout bas avant de me bousculer et de monter dans son bureau.

Fin du Flash-Back

Depuis cet incident, il n'est plus revenu sur le sujet et a accepté de m'accompagner sans un mot. Je ne sais pas si je dois m'en réjouir car j'ai le vague sentiment d'avoir fait du chantage à mon propre père… Enfin, ce qui compte, c'est que je sois tranquille pour l'instant. Mais pour combien de temps encore ?

Aujourd'hui, il ne me reste plus qu'à espérer que tout se déroule sans accroc. D'ailleurs pour le moment, ça semble bien parti : heureusement pour moi, même si mon père était tenu d'être présent, il n'était pas obligé d'assister à l'interrogatoire et il a sauté sur l'occasion pour m'attendre à l'extérieur. En effet, je suis juste entendu comme témoin et non pas comme potentiel coupable.

Être seul pour mon audition dans cette affaire d'agression à l'arme blanche me va très bien. Pour rien au monde je n'aurais voulu que mon père soit mis au courant des tenants et aboutissants de cette histoire. Qui sait ce qu'il serait capable de faire en apprenant le réel motif de notre agression…

-C'est Tashigi qui s'est occupée de lui et ça s'est très bien passé.

La voix basse du policier me sort doucement de mes pensées.

-Ce qui est très surprenant étant donné sa maladresse, poursuit Hermep en haussant les épaules. De toute façon, comme je suis meilleur, ça ne peut que bien se passer. Oh, d'ailleurs je ne me suis pas présenté !

Il enlève ses lunettes de soleil et affiche un sourire ravi.

-Hermep.

Je me triture les doigts, un peu gêné. Je n'ose pas lui dire que c'est au moins la troisième fois qu'il se présente. Sans doute a-t-il déjà oublié. A moins qu'il n'aime tout simplement prononcer son nom…

-Sabo, je finis quand même par répondre.

-Je sais, c'est écrit sur ta carte d'identité, me montre-t-il.

-Ah oui… C'est vrai…

Je me racle la gorge, essayant ainsi de retrouver une contenance.

-Bien.

Il allume son magnétophone numérique avant de me fixer de nouveau.

-Recueil du témoignage de Sabo.

Il marque une pause avant de reprendre.

-Peux-tu me raconter ce qu'il s'est exactement passé ?

-Eh bien, c'était un lundi matin et j'étais avec mon ami au parc. On séchait parce qu'on n'avait pas envie d'aller en philo, j'explique un peu honteusement. Nous étions tranquillement en train de faire de la balançoire quand un groupe de jeunes est venu nous aborder.

Hermep hoche la tête et je continue.

-Ils nous ont insultés. C'était principalement des insultes à caractère homophobe.

-Je vois. Y a-t-il eu échanges de coups ?

-Non. Ils nous ont juste insultés et on a d'abord essayé de calmer les choses mais ça ne marchait pas vraiment. On a alors décidé de partir avant de ne plus se contrôler et de complètement déraper.

-C'est là que le coup de couteau a été donné ?

-Oui.

Je reste silencieux pendant quelques secondes alors que des images d'Ace, blessé et inconscient, se rappellent à moi.

-Connaissais-tu l'un des membres du groupe ?

-Non, c'était la première fois que je les voyais.

-Très bien.

Il arrête l'enregistrement et ouvre un dossier avant de noter quelque chose. Il allume ensuite son ordinateur, effectue quelques clics, grogne une ou deux fois avant de tourner l'écran vers moi, me montrant ainsi une photo.

-Le reconnais-tu ?

-Oui, c'est celui qui a attaqué Ace ! dis-je en fronçant les sourcils.

-Bien. Je pense que ça va suffire.

Il éteint son ordinateur avant de rouvrir le dossier de tout à l'heure et d'ajouter quelques mots.

-Il va être arrêté ? Qu'est-ce qu'il va se passer exactement ? je demande.

-Toutes les preuves l'incriminent donc il sera jugé et à ce stade-là, le verdict ne fait aucun doute. Cependant, il est mineur. Il aura certainement une grosse amende et des travaux d'intérêt général. Sans doute une mesure socio-éducative aussi.

-Ah… D'accord.

Je n'en reviens pas. Je suis vraiment déçu.

Lundi 10 Avril 2017

Comme la plupart des élèves présents ici, je fais semblant d'écouter Doflamingo. A vrai dire, j'ai arrêté de l'écouter quand il a commencé à parler d'argent et de valeurs... Après ce qui est arrivé à Ace, j'ai eu la bonne idée d'arrêter de sécher et de surtout l'entrainer avec moi. Il semble donc que je sois condamné à subir les inepties de mon prof de philo. Mais les choses sont sûrement mieux ainsi. Je ne veux plus jamais que ce genre d'évènement se reproduise.

Alors que je me mets à rêvasser, je croise le regard d''Ace. Ça ne dure que quelques secondes mais je trouve cela étrange. Depuis ma petite blague de samedi, je n'ai pas vraiment eu l'occasion de le voir et encore moins de lui parler. Je pensais pourtant le trouver chez lui en venant donner cours à Luffy mais ça n'a pas été le cas. Une grande déception s'est emparée de moi en apprenant qu'il était absent. Il était sorti avec Roger m'a-t-on dit.

J'ai été surpris par cette réponse car je sais qu'Ace a du mal à accepter Roger. L'envie de poser des questions et d'interroger Luffy à ce sujet s'est immédiatement manifestée en moi mais je me suis abstenu. Avec difficultés, mais je me suis abstenu. Sans doute cela ne me regarde-t-il pas. Et puis, j'étais venu pour voir Luffy. Même si j'avoue aisément que j'aurais apprécié pouvoir passer du temps avec mon beau brun…

Et alors que je ne pensais pas avoir de nouvelles de lui avant lundi, Ace m'a appelé dimanche dans la matinée juste avant que je n'aille au commissariat pour me dire qu'il était retourné dans sa ville natale dans le but de voir sa mère. Nous n'avons pas parlé longtemps. Peut-être cinq minutes, sans doute moins. Mais pendant ces quelques minutes, j'ai surtout ressenti son trouble et son air préoccupé. Il n'avait vraiment pas l'air dans son assiette. Il était limite grognon. J'ai d'ailleurs pensé pendant un court instant que c'était à cause de ma blague. Pourtant, à bien y réfléchir, ce n'est pas le caractère d'Ace d'être rancunier sur ce genre de choses.

Je me demande s'il s'est passé quelque chose dimanche avec sa mère ou si ça remonte à plus longtemps. Et s'il était déjà dans cet état samedi ? Inquiet, je me mords l'ongle de mon pouce droit alors que de mon autre main, je caresse les touches de mon clavier. Si ça remonte vraiment à samedi et que, comme un imbécile, je lui ai fait une blague qui n'avait aucune raison d'être, je m'en voudrais énormément... Mais peut-être que je me trompe ? Je n'ai rien remarqué de bizarre quand on s'est parlé au téléphone samedi. Je ne sais pas… Le mieux serait que je lui en parle directement. Au moins, je serais fixé.

-Sabo ? m'interpelle soudain Doflamingo.

Je marque un petit temps d'arrêt, surpris. Certaines personnes me regardent, se demandant sûrement ce que j'ai fait pour être ainsi pris à partie. J'arrête de me mordre l'ongle du pouce et me racle la gorge.

-Concentre-toi, ce n'est pas en rêvassant que tu vas réussir dans la vie, me lance-t-il alors.

-Désolé…

Je rougis de honte et baisse la tête.

Le prof hoche la tête, satisfait, et continue son pseudo cours. Cette fois-ci, j'essaye d'avoir l'air plus intéressé et fais attention de ne pas montrer de façon trop flagrante mon ennui. Malgré ma concentration, je sens pendant tout le reste de l'heure le regard d'Ace se poser sur moi et je dois dire que ça me déstabilise. Son attitude m'étonne. La plupart du temps, Ace a la tête ailleurs en cours de philo. Il lui arrive régulièrement de pianoter sur son portable ou de regarder par la fenêtre. Je me demande si je suis la cause de son trouble...

Un petit soupire m'échappe quand Doflamingo désigne une personne pour lire le document qu'il a projeté au tableau. Je me sens soudainement las. Je ne comprends pas pourquoi le directeur de Marie-Joa garde un homme comme lui ici. J'ai l'impression que c'est juste une grosse mascarade. Je me sens oppressé et angoissé à chaque fois que je suis dans la même pièce que lui.

A l'inverse, les lundis précédents, lorsque je séchais avec Ace, j'étais bien. Apaisé et rassuré. Et puis, c'était la première fois. Pour la première fois, on s'est comporté en couple dehors et non pas dans l'intimité de sa chambre. On se fichait bien des regards. D'ailleurs, je crois même qu'il n'y en a pas eu ou alors je n'ai rien remarqué, trop pris par mon euphorie. Si seulement tout ça ne s'était pas mal fini !

Déjà au début, j'étais tombé sur mon père et ensuite, Ace a reçu un coup de couteau. J'espère que pour notre premier vrai rendez-vous, nous n'aurons pas ce genre de désagréments… Si premier rendez-vous il y a ! Je sens que je vais devoir travailler Ace au corps pour y avoir droit. Lui, ce n'est pas le romantisme qui l'étouffe !

Quelques minutes plus tard quand le cours de philo se termine, je m'empresse de ranger mes affaires. A croire que mes précédentes mésaventures m'ont servies de leçon.

-Restez à vos places, nous arrête aussitôt Doflamingo.

Surpris, nous nous rasseyons.

-J'ai quelque chose à vous annoncer.

Il marque une pause et nous observe attentivement, comme pour donner plus de poids au discours qu'il s'apprête à faire.

-D'ici la fin du mois, vous aurez un nouveau professeur de philosophie, reprend-il enfin. J'espère que vous n'oublierez pas tout ce que je vous ai appris et que vous serez toujours autant appliqués dans vos leçons.

Seul le silence lui répond et un étrange sourire se dessine alors sur son visage.

-Ne soyez pas trop triste. Quelque chose me dit que dans un futur plus ou moins proche, nous serons amenés à de nouveau nous croiser !

Il balaie de nouveau l'assemblée du regard, ses yeux cachés derrière ses verres nous scrutant juste un peu plus. Le silence se prolonge encore, signe que personne ne s'attendait à cette annonce de sa part.

-Vous pouvez partir.

Je me lève lentement et, sans pouvoir m'en empêcher, le fixe. Je ne comprends pas. Ce n'est pas une blague? J'ai du mal à y croire. Pourquoi partir maintenant ? Il ne s'est encore rien passé. Il n'a encore rien fait. Pourquoi être venu si c'est pour repartir aussi vite ? Que cache-t-il réellement… ?

Peut-être l'a-t-on obligé à partir ? C'est une hypothèse comme une autre après tout. Une divergence d'opinion avec le directeur, des parents qui se plaignent des cours que reçoivent leurs rejetons, la pression d'une tierce personne,… Les possibilités sont multiples et variées.

Mais tout cela demeure des suppositions. Saurais-je la vérité un jour ?

Quelque chose me dit que non.

Mais après tout, qui sait…

Ace me touche discrètement le bras et je me retourne vers lui. Perdu dans mes pensées, je n'ai pas remarqué que nous étions déjà dans le couloir.

-Je vais fumer. Tu viens ?

Je grimace, pas très emballé par l'idée mais je finis tout de même par acquiescer.

-Une fois de temps en temps ne va pas me tuer, je présume…

-Tu présumes très bien.

Il me sourit et glisse sa main dans la mienne avant d'entrelacer nos doigts. On se dirige alors vers son petit coin secret.

Ça me fait bizarre de revenir ici. C'est un endroit assez particulier pour moi, même si c'est avant tout l'endroit où Ace fume. Je lui rappelle d'ailleurs à cette occasion que s'il se fait prendre, il pourrait avoir de sérieux ennuis.

C'est à cet endroit-là exactement qu'on a échangé notre premier baiser de couple. Un sourire un peu niais m'échappe et alors qu'Ace s'adosse contre le mur, il me lance un regard un peu étrange.

-Pourquoi tu souris comme ça ?

Il sort son paquet et coince une de ses cigarettes entre ses lèvres.

-Je pensais à de bonnes choses, je réponds simplement.

-T'es bizarre des fois…

Il sort son briquet et allume sa cigarette. Joueur, il me lance ensuite sa fumée en plein visage. Je grimace, dégouté, alors qu'il rigole, fier de lui.

-Quand tu fais des trucs comme ça, je me dis que je n'ai pas envie, mais alors pas du tout envie, de revenir t'accompagner fumer !

Je soupire et viens me poser à côté de lui.

-T'énerves pas, ricane-t-il.

Il me donne un petit coup d'épaule et on échange un regard puis un sourire.

C'est très calme ici. Le silence a quelque chose d'apaisant. J'ai l'impression que c'est notre petit coin à nous. C'est mignon.

-Dis.

-Quoi ? je demande, un peu surpris par sa soudaine prise de parole.

-Y a quoi avec Doflamingo ?

Instinctivement, mes sourcils se froncent en signe d'incompréhension.

-Comment ça ?

-Il s'est passé un truc avec lui, pas vrai ?

Il tire sur sa cigarette et son regard capte le mien. J'y lis de la suspicion et de l'inquiétude. Je me sens soudainement mal à l'aise. Ace a-t-il déjà tout découvert ? Il me semble alors que je n'ai pas été assez prudent. Il a dû sentir que quelque chose n'allait pas et que la présence de Doflamingo était loin de me ravir.

C'est ma faute, j'aurais dû être plus prudent et ne pas l'entrainer avec moi dans mes bêtises ! Je ne sais pas quoi répondre. Je n'ai pas envie de mentir mais en même temps, j'aurais trop honte de lui avouer toute la vérité. Je n'oserai jamais lui dire que Doflamingo m'a embrassé de force – quel horrible souvenir – et puis surtout, il ne comprendrait pas pourquoi je lui ai caché la vérité aussi longtemps.

-Est-ce que je dois prendre ton silence pour un oui… ?

La voix d'Ace est basse, presque sans émotion. Le vent se lève soudainement, faisant virevolter mes mèches devant mes yeux et je passe ma main dans mes cheveux pour me donner une contenance. Ça me permet aussi de gagner du temps avant de lui répondre. La dernière fois, j'ai dit à Stelly que s'il avait des problèmes, il devait en parler, que se murer dans le silence n'allait rien arranger.

Pourquoi est-ce que je doute alors ? J'ai enfin la chance de pouvoir me confier, de partager ma peine et de trouver du soutien. Mais est-ce que je peux faire prendre ce risque à Ace ? Je ne dois pas oublier que Doflamingo est un homme dangereux… Il va quitter le lycée mais ça ne veut pas dire qu'il va pour autant me laisser tranquille. Simplement que je subirai moins quotidiennement sa présence.

-Bah alors, réponds ! s'écrie-t-il brusquement en me poussant contre le mur.

Il se presse contre moi, m'emprisonnant, m'empêchant ainsi de m'échapper. Ses yeux sombres ne quittent pas les miens. Il est inquiet, je le sais, mais son attitude a quelque chose d'irréelle qui me fait presque peur.

-Je… C'est…

J'ai du mal à parler. Les mots me manquent. J'avale difficilement ma salive et détourne le regard, n'arrivant pas à supporter ce que je lis dans le sien.

-Ça va mieux maintenant, je souffle alors, la voix tremblante.

-Comment ça « maintenant » ?

Je ne réponds pas et il me saisit le visage. Ses deux mains sur mes joues me forcent à affronter son regard mais il n'y met pas trop de force. Il veut juste savoir.

-Ce n'est vraiment pas important, tu sais, je tente de le rassurer.

-C'est à moi d'en juger.

Ace se fait soudainement plus doux et vient déposer un tendre baiser sur mes lèvres. Sans vraiment m'en rendre compte, mes bras s'enroulent autour de lui et il me serre à son tour.

-Il était juste bizarre. Au début, j'ai pensé qu'il s'intéressait à moi parce qu'il a travaillé avec mon père…

Je marque une pause et je sens Ace passer ses mains sous mon pull pour me caresser gentiment.

-Je sais pas vraiment si je peux appeler ça du harcèlement mais… Il était souvent derrière moi et il a fait des choses qu'il n'était pas censé faire…

Ace commence à s'écarter de moi, certainement dans le but de protester et de me montrer sa véhémence à l'encontre notre prof mais je le retiens fortement et plonge mon nez dans son cou.

-Ce n'est pas aussi grave que ce que tu penses, Ace. En plus, c'est fini maintenant et je n'ai plus envie d'y penser alors on n'en parle plus, OK ?

-…

-Ace ?

J'insiste, voulant être sûr qu'il ne compte pas faire n'importe quoi.

-Tu ne peux pas me demander de faire comme si de rien n'était, Sabo.

-Je te le demande quand même. S'il te plait, Ace.

Énervé par mes propos, il me repousse brutalement. J'essaie de le retenir mais rien n'y fait.

xXx

-Sanji ?

Mon ami ne m'entend pas et continue à fixer son café d'un air perdu. Je fronce les sourcils, intrigué par son comportement. Ce n'est pas le genre de Sanji d'être si apathique. Il est bizarre. J'ai l'impression qu'il est préoccupé.

-Sanji ?

Je lui touche le bras et il sursaute. Nous sommes assis sur un des canapés du fond de la cafétéria. Les autres élèves présents dans la salle ne font pas attention à nous.

-Est-ce que ça va ? Tu es bizarre, dis-je, inquiet pour lui.

-Hum…

Il soupire et je ne sais pas comment je dois prendre cette réponse.

-C'est Nami ? je tente.

-Nami ? répète-t-il, étonné, si bien que j'en viens à me demander s'il m'écoutait jusqu'à présent.

-Est-ce que ça a un rapport avec elle si t'es comme ça ? Pas bien, je prends soin de préciser.

-Non, tout va bien avec Nami.

Il m'a répondu normalement alors que d'habitude, il a des étoiles dans les yeux quand il parle de sa chérie. Là au moins, je suis sûr que quelque chose ne va pas.

-C'est par rapport au Baratie ?

-Non. Écoute, Sabo, tout va bien, reprend-il quand il voit que je m'apprête à le questionner de nouveau. C'est juste que ma famille est revenue à Goa et… Voilà, ça ne m'arrange pas trop, souffle-t-il enfin.

-Quoi ? Depuis quand ?! je demande, pressant.

-Quelques jours seulement, m'informe-t-il.

-Et ça va ?

Je connais très peu la famille Vinsmoke. Elle est assez secrète et très puissante. Quand j'étais petit, j'allais très souvent jouer chez Sanji mais un jour alors qu'on s'amusait dans le jardin, Jajji Vinsmoke est rentré plus tôt du travail. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas apprécié de voir son fils s'amuser au lieu de s'entrainer à faire je ne sais quoi. Il l'a frappé devant moi et m'a hurlé de dégager sur le champ. J'étais terrorisé et je suis parti horriblement inquiet pour mon ami.

Le lendemain, Sanji avait l'air d'aller bien. Évidemment, il était énervé contre son père et sa famille entière l'écœurait. Trop sévère, trop injuste, trop tellement de choses...

Je comprends donc que devoir vivre avec eux à nouveau ne l'enchante pas. Pendant quelques mois, il a réussi à avoir un peu de liberté car le reste de sa famille était partie à Germa dans North Blue.

-Tu sais que si t'as besoin, je suis là. La porte de ma maison est grande ouverte.

Je pose ma main sur son épaule gauche et exerce une légère pression dessus. Je lui souris et il fait de même.

-Merci mais t'inquiète pas, ça va aller.

-T'es sûr ?

-Ouais. Jajji va juste me faire chier pour pas que j'aille bosser au Baratie mais c'est tout. De toute façon, je ne compte pas l'écouter. Je ferai ce que je veux et il lâchera vite l'affaire. S'ils sont revenus, c'est bien pour une raison. Ils n'auront pas tellement le temps de s'occuper de moi.

Rassuré pour lui, je souris et me détends. Mine de rien, la nouvelle du retour de la famille Vinsmoke ne m'enchante pas vraiment non plus.

xXx

-L'entrainement est fini ! Vous rangez et après, vous pourrez aller vous changez.

-Oui, coach !

Le coach Ruyma acquiesce et s'en va dans son bureau. Comme d'habitude, la moitié des élèves ne prennent pas le temps de ranger, préférant aller directement au vestiaire pour prendre une bonne douche. L'autre moitié, des secondes et quelques terminales, s'attèle à la tâche.

Alors que je suis en train de passer la serpillère, un seconde m'accoste. Je le reconnais comme étant celui qui, il y a quelques mois, avait affirmé avoir couché avec Alvida. Il s'en vantait à son ami dans les douches.

-Je voulais m'excuser, commence-t-il, mal à l'aise.

Je m'arrête de frotter le sol et passe mon bras sur mon front histoire d'essuyer la sueur s'il y en a. Je tire ensuite un peu sur mon bracelet éponge pour bien le replacer et ainsi cacher le plus possible ma cicatrice.

-Oh, tu sais, ce n'est pas grave pour tout à l'heure. J'étais marqué, t'as bien fait de ne pas me faire la passe. Ne t'inquiète pas pour ça.

Je lui souris, voulant le rassurer.

-Euh, c'est pas par rapport à ça…

Il se racle la gorge et se gratte la nuque, un peu gêné.

-Ah bon ?

-Ouais… En fait, je m'en veux pour tout ce que j'ai dit avant... J'ai bêtement suivi Vergo quand il te faisait la misère. Je m'excuse, tu méritais pas ça.

Je suis assez troublé par ce qu'il me dit mais je dois dire que ça me fait plaisir. Il reconnait son erreur et a même l'intelligence de venir s'excuser. Ca veut dire qu'il comprend que tout ça m'a fait du mal et que son comportement puéril n'avait pas lieu d'être.

Depuis que je suis revenu, Vergo continue à me faire chier mais la plupart des autres membres du club de basket sont lentement revenus vers moi pour essayer de récupérer une bonne ambiance dans l'équipe. Pourtant, ils n'ont pas jugé nécessaire de reparler de ce qui s'est passé ni même de s'excuser. Jusqu'à aujourd'hui.

-Merci.

Mon sourire s'agrandit et se fait plus franc aussi.

-Ça fait du bien d'entendre des choses comme ça.

-De rien.

Il se racle la gorge et finit par partir. Je reprends alors mon ménage.

Une dizaine de minutes plus tard, le gymnase est enfin propre. Je pars ranger ma serpillère et rejoins les autres dans le vestiaire. Je discute un peu avec Gin qui n'arrête pas de me charrier parce que je me suis pris un ballon dans la tête un peu plus tôt à l'entrainement. Nous sommes très peu dans le vestiaire. Rien d'étonnant à ça puisque tous ceux qui n'ont pas aidé au nettoyage sont déjà partis. Je sors mes affaires et c'est un peu anxieux que je commence à me déshabiller. Je me dirige vers la douche en boxer, mes affaires serrées dans mes bras. J'avoue aussi me cacher un peu derrière ma serviette…

Je suis toujours autant mal à l'aise concernant le fait de prendre des douches ici mais malheureusement, je ne peux pas toujours y échapper. C'est vraiment désagréable de rester avec des vêtements trempés de sueur… Je dois dire aussi que depuis que tout le monde sait que je sors avec Ace, j'avais un peu peur d'avoir des remarques déplacées ou qu'une gêne s'installe au moment de se changer. Mais je dois dire qu'à part ce qui m'est arrivé au tout début - avec Vergo qui cachait mes affaires et qui me demandait de me changer ailleurs – tout est plutôt normal. Je me contente juste de faire ce que j'ai à faire et personne ne me prête attention. C'est déjà mieux que rien. Et puis, il y a un vrai petit point positif : plus personne ne se balade à poil juste pour le plaisir de se balader à poil, ce qui était vraiment bizarre et gênant.

Comme je suis assez pressé, je ne prends pas vraiment le temps de me détendre sous la douche. L'affaire est vite réglée et je me rhabille en écoutant d'une oreille distraite les conversations. J'ouvre ensuite la petite poche de mon sac et en sors le bracelet – gourmette que m'a offert Ace. Après avoir regardé si personne ne faisait attention à moi, j'enlève mon bracelet éponge et le mets.

Je caresse alors le bijou pendant quelques secondes avant de soupirer, un peu déçu. Pour l'instant, Ace est trop énervé pour vouloir parler ou passer à autre chose.

J'espère que demain, ce sera différent.

Mardi 11 Avril 2017

Anonyme a écrit à 10h01 :

« J'ai cru que tu m'avais oublié, tu ne me donnais plus du tout de nouvelles… J'espère que tu n'étais pas fâché contre moi ? »

Straw Berry a écrit à 10h03 :

« N'importe quoi ! Tu sais bien que jamais je ne pourrais me mettre en colère contre toi ! Tu me soutiens beaucoup et tu me comprends comme personne. Mais assez d'éloges ou je vais encore en entendre parler pendant un moment... »

Anonyme a écrit à 10h05 :

« Mais non, continue ! Tu sais bien que j'ai la victoire modeste. J'aime t'entendre me parler comme ça... »

Straw Berry a écrit à 10h07 :

« C'est ça, oui. J'aimerais continuer de parler avec toi mais là, je ne peux pas. On peut peut-être continuer ce soir ou alors demain ? J'ai beaucoup de choses à te demander. Je suppose que tu sais de quoi je veux parler ? »

Anonyme a écrit à 10h09 :

« Je crois savoir. »

J'entends des pas – certainement le prof de math – et je range alors précipitamment mon portable sans prendre le soin de quitter l'application Piece.

Le professeur nous ouvre la porte et je m'empresse de rentrer pour avoir une place au fond. Je sais qu'il y a de grandes chances pour qu'Ace choisisse une des quatre places restantes à cet endroit. Quelques instants plus tard, je le vois rentrer, me jeter un coup d'œil, et alors que je pense qu'il va s'installer à côté de moi, il fait tout le contraire et part prendre une place devant.

On dirait qu'il n'est toujours pas disposé à me parler…

Je soupire et me dis que j'ai sans doute sous-estimé sa colère. J'essaierais de lui parler à la pause de midi s'il accepte de m'écouter.

Alvida s'assoit à côté de moi. Elle tire bruyamment sa chaise et se laisse lourdement retomber dessus. Un peu intrigué par son attitude, je lui demande si elle va bien. Grave erreur : plus énervée que jamais, elle me lance un regard noir et je m'excuse instantanément, comme pris en faute. On dirait qu'il n'y a pas qu'Ace qui est agacé. Ou alors, ce n'est pas ma journée…

Dépité, je décide de me concentrer sur le cours.

xXx

-Ace !

Certaines personnes me jettent des regards curieux, se demandant bien ce qui me prend de crier ainsi dans les couloirs. Ace quant à lui fait semblant de ne pas m'entendre. Énervé par son comportement puéril, je le rattrape enfin et le tire par le bras pour l'emmener dans un coin un peu plus tranquille. Il ne proteste pas, complètement déconnecté de la réalité. Je rentre alors dans les toilettes et Ace grimace quand la porte se ferme derrière lui.

-Je sais que tu es énervé mais je pense que m'ignorer comme tu le fais ne sert à rien, je commence, un peu déboussolé.

-OK.

Je fronce les sourcils, clairement surpris par sa réponse.

-OK ? je répète.

-Ouais. Je peux rien dire d'autre puisque de toute façon, tu fais toujours ce que tu veux. Alors OK.

-Quoi ? Mais c'est complètement faux ! Je te trouve un peu injuste, là !

Je croise mes bras et me mords la lèvre supérieure.

-C'est ça, donne-moi encore une fois le mauvais rôle…

-Mais merde, c'est quoi ton problème ? Pourquoi t'es si désagréable avec moi ?! je hausse le ton, excédé par son attitude. Je t'ai dit que c'était bon maintenant alors on va pas y revenir pendant 107 ans quand même !

-Et si moi j'ai envie d'y revenir ?

Il fait quelques pas et j'ai l'impression que c'est sa manière à lui de se contrôler et de maitriser sa colère. Ce manège dure quelques secondes avant qu'il ne s'arrête et se dirige vers les lavabos.

Et puis, à mon grand étonnement, il se lave les mains. Je fronce les sourcils, complètement perdu, et alors que je m'apprête à le questionner sur le sujet, il reprend la parole, me coupant dans mon élan.

-T'arrêtes pas de faire ça ! Il t'arrive un truc grave mais tu dis rien sur le coup et tu m'en parles à la fin quand c'est trop tard ! C'était le cas pour ta scarification, c'était pareil pour ce qu'il se passait dans ton club et je te parle même pas de ce que tu m'as dit ce matin ! Ça faisait combien de temps que ça durait d'ailleurs ?

Il me jette alors un petit coup d'œil par-dessus son épaule. Je baisse la tête et garde les lèvres hermétiquement closes. Je ne peux pas lui dire… Je n'oserai jamais. J'ai vraiment trop honte.

-Putain !

Il actionne une nouvelle fois l'eau et reprend du savon pour se laver encore les mains.

-C'est ça, ne dis rien, mais n'oublie pas que j'ai essayé de te parler. Ne viens pas me voir seulement quand t'en as gros sur le cœur, que tu craques et que t'as envie de pleurer parce que je te préviens, je serais pas là pour te consoler. J'suis pas un mouchoir, Sabo ! Si tu ne veux pas de mon aide, tant pis. J'ai assez de problèmes comme ça et j'ai pas le temps de m'acharner pour quelqu'un qui refuse d'accepter mon aide. Alors continue à faire comme si c'était bon, comme si c'était réglé et que ce n'était pas grave du tout…

-Je n'ai jamais dit ça ! je réplique, piqué au vif par ses remarques.

-Si, c'est ce que tu fais ! Tu t'en rends même pas compte en plus !

-On est en train de parler sérieusement, tu ne pourrais pas arrêter de te laver les mains ? je m'agace alors.Ça devient franchement bizarre, là !

-De toute façon, tu ne peux pas comprendre, marmonne-t-il. Tu peux me laisser maintenant ? J'ai besoin de calme.

-Quoi ? Mais o-

-S'il te plait !

Je suis complètement déstabilisé par ce qu'il se passe et par ce que Ace me dit. Je ne comprends pas son soudain changement d'humeur. Il y a encore quelques minutes à peine, il était juste un peu bougon. Mais là, il ne me semble plus serein du tout. Ses gestes sont saccadés et répétitifs. Que lui arrive-t-il ? Il a l'air complètement désemparé et stressé.

-Ace…

Je m'approche lentement de lui et ouvre grand les yeux de stupeur quand je vois que ses mains deviennent rouges à force de les avoir frottées. Le robinet est ouvert au maximum et l'eau chaude qui s'écoule enlève doucement le savon. Ace se gratte l'intérieur des poignets tout en murmurant une litanie de chiffres. Quelque chose m'échappe clairement.

J'arrête l'eau sans vraiment savoir si c'est la bonne chose à faire.

- Calme-toi, d'accord ? dis-je, l'incertitude clairement perceptible dans ma voix. Je suis désolé si mes mots t'ont blessé… A-arrête, s'il te plait.

Je prends ses mains dans les miennes et j'attends qu'il me dise quelque chose mais il n'en fait rien. Ses yeux presque sans vie fixent nos mains.

-C'est bon, ça va, souffle-t-il, la voix tremblante plusieurs secondes plus tard. J'ai besoin d'être seul.

Il me lance un regard sévère avant de baisser les yeux et de se mordiller la lèvre inférieure.

-Ace… J-

-C'est bon, Sabo. Ça va.

Ses yeux fuient toujours les miens et je me demande s'il est sincère.

-Je suis allé un peu loin, je m'excuse, marmonne-t-il alors.

Je lâche ses mains, surpris par ses excuses. Je le regarde alors, les sourcils froncés, déstabilisé et inquiet. Lui ne me regarde toujours pas.

-Le concours approche et je suis sur les nerfs, c'est tout.

Je ne trouve rien à répondre à ça. Je ne sais même pas quoi faire. C'est vrai qu'il a l'air angoissé mais est-ce vraiment le concours de chorale qui le met dans cet état ? Je n'ai aucune raison de ne pas le croire mais je doute tout de même. Est-ce réellement pour cette raison qu'il est bizarre depuis dimanche ?

Comme il a l'air plus calme, je décide de lui laisser ses quelques secondes. Il a aussi peut-être besoin de faire le point seul et de se reprendre. Je n'ai pas l'impression de pouvoir faire grand-chose pour lui et je ne pense pas non plus qu'Ace me laisse faire… Ça me perturbe quand même de le laisser seul.

Est-ce que je prends la bonne décision ?

xXx

Anonyme a écrit à 18h47 :

« Je suis sûr que la journée a dû te paraître bien longue et que tu n'avais qu'une seule hâte, pouvoir enfin me parler. »

Straw Berry a écrit à 18h50 :

« Tu lis en moi comme dans un livre ouvert. Mais c'est parce que j'avais aussi beaucoup de choses à te demander. »

Anonyme a écrit à 18h52 :

« Je suppose que je suis obligé de répondre à toutes tes questions ? »

Straw Berry a écrit à 18h52 :

« Tu supposes très bien. Le problème, c'est que je ne sais pas si je peux en parler là… »

Anonyme a écrit à 18h54 :

« Ne t'inquiète pas. On peut parler à peu près normalement. Il faudra juste ne pas oublier de supprimer ces messages ensuite. »

Straw Berry a écrit à 18h57 :

« Tant mieux parce que je voulais te parler de l'Armée Révolutionnaire. J'ai effectué quelques recherches sur eux et malheureusement, je n'ai pas trouvé grand-chose. En fait, je suis tombé sur un site mais à peine avais-je commencé à lire les commentaires sur l'article qu'ils ont été supprimés ! C'était d'ailleurs assez étrange. J'ai quand même pu glaner quelques informations mais leur véracité reste tout de même à prouver. »

Anonyme a écrit à 19h05 :

« Le fait que tu aies eu du mal à trouver des informations sur internet ne m'étonne pas. Peu de personnes sont au courant de l'existence de ce groupe. L'État surveille particulièrement toute information sur l'Armée Révolutionnaire qui pourrait circuler sur internet. D'où la suppression du site. Quant à tes questions, je vais tacher d'y répondre le mieux possible car comme je t'ai déjà dit, je ne fais pas partie de ce groupe mais il m'arrive d'échanger avec certains de leurs membres. »

Straw Berry a écrit à 19h10 :

« Le chef de l'Armée Révolutionnaire est-il vraiment Monkey D. Dragon ?

Anonyme a écrit à 19h12 :

« Je n'ai jamais rencontré leur chef mais c'est ce qu'on m'a dit. Je ne veux pas me montrer trop suspicieux non plus mais ça pourrait tout aussi bien être faux ou alors simplement un nom d'emprunt. Ce serait une manière comme une autre de préserver la véritable identité de leur chef. Bien entendu, ça ne reste que des hypothèses. »

Straw Berry a écrit à 19h15 :

« Je prends note. Qui sont-ils exactement ? Des rebelles ? Des militants ? Des terroristes ou de simples citoyens qui ont refusé de se taire ? »

Anonyme a écrit à 19h17 :

« Hum, c'est assez compliqué… Je dirais que ce sont des personnes qui, parce qu'ils trouvent certaines choses injustes, décident d'agir. Pas toujours de la bonne façon mais jamais avec de mauvaises intentions. »

Straw Berry a écrit à 19h20 :

« Ce sont eux qui t'ont informé sur les crimes des Tenruybito ? »

Anonyme a écrit à 19h21 :

« On peut dire ça comme ça. »

Straw Berry a écrit à 19h25 :

« D'accord. Ça me fait bizarre d'apprendre ce genre de choses... »

Anonyme a écrit à 19h25 :

« Je comprends. Il vaut peut-être mieux continuer de parler de ça une autre fois. Prends déjà le temps d'assimiler toutes ces informations. Comment vas-tu, toi ? Plus de problèmes avec Doflamingo ? »

Straw Berry a écrit à 19h30 :

« C'est sans doute une bonne idée. Concernant Doflamingo, il semblerait que j'ai un peu de répit. J'aurais un nouveau prof après les vacances si j'ai bien compris. J'espère pouvoir retrouver mon ancien prof. C'était vraiment une bonne personne qui portait beaucoup d'intérêt à ses élèves. Il arrivait également à rendre ses cours très intéressants, tout le monde comprenait ! »

Anonyme a écrit à 19h45 :

« Que d'enthousiasme ! Souhaitons donc le retour de ce fameux professeur. »

Mercredi 12 Avril 2017

-Je ne te dérange pas au moins ?

J'enlève mes chaussons et monte m'asseoir en tailleur sur mon lit. Je pose ensuite mon portable entre mes jambes et mets le haut-parleur.

-Non, t'inquiète. Par contre, à 18h30, j'ai un entrainement de kendo donc je vais pas pouvoir te parler longtemps, me répond Zoro, apparemment peu surpris par mon appel.

-Pas de problème, je vais faire vite, je le rassure. En fait, c'est à propos d'Ace...

Je l'entends rigoler.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Non, c'est juste que le contraire m'aurait étonné.

Un sourire m'échappe alors que je m'appuie sur mes oreillers mais je décide de rester concentré sur ce qui me préoccupe.

-Est-ce qu'il s'est passé un truc le week-end dernier ? je lui demande alors.

-Un truc ?

-Ace est parti à Baterila ce week-end pour voir sa mère mais depuis qu'il est revenu, il est assez bizarre, je précise. J'ai un peu discuté avec lui et il m'a assuré que c'était par rapport au concours vendredi mais je ne sais pas… J'ai l'impression qu'il n'y a pas que ça.

-Ah, ouais, soupire-t-il.

Je fronce les sourcils, intrigué par son ton un peu fataliste. A en croire sa réaction, il s'est bien passé quelque chose. Je me sens soudainement très angoissé et commence même à imaginer le pire.

-Qu'est-ce qui s'est passé ? je le presse.

-Hum… En fait, Ace a vu Law dimanche.

-Ah ?

Je suis surpris par la révélation avant de me rappeler la discussion que j'avais eue avec Ace concernant son ami il y a de cela quelques jours maintenant. Cette nouvelle ne m'enchante pas vraiment. A tous les coups, c'est à cause de ça.

-Et ça s'est pas très bien déroulé, grommelle-t-il, comme désabusé. J'ai vu Law en début de semaine et il m'a parlé un peu de sa visite.

Je me sens mal pour Ace. J'ai l'impression de ne pas avoir assez pris en compte sa peine, d'avoir minimisé les choses en lui conseillant de ne pas trop se mêler des affaires sentimentales de son ami.

-T'sais, je pense pas tellement que Ace soit en tort mais sur ce coup-là, Law est assez buté aussi.

-Mouais…

-Le mieux serait qu'ils laissent cette histoire de côté et qu'ils recommencent à se parler comme avant. Si Jewerly trompe Law ou que Law décide de la quitter dans deux mois pour X raison, c'est pas grave. C'est pas nos histoires.

Je ne peux m'empêcher de m'attendrir en constatant l'empathie de cet homme envers ses amis. Zoro est vraiment unique en son genre.

-Tu pourrais peut-être essayer de parler à Law pour arranger les choses ? je tente.

-Si tu veux mais je suis pas tellement sûr qu'il m'écoute.

-Hum…

-Écoute, je connais bien Ace et je sais qu'il est pas du genre à craquer pour si peu. Il a tendance à se prendre trop la tête et à garder ses problèmes pour lui. Peut-être que c'est juste un ras-le bol. Il pète son câble, c'est tout. Faut qu'il décompresse et ça ira mieux après, m'explique-t-il ensuite.

-T'es sûr ? je demande, de plus en plus décontenancé par l'attitude du meilleur ami de mon copain.

-Ouais. Bon après, si dans deux semaines il a pas évolué, ça ira pas mieux tout seul. Un break l'aiderait sûrement à se relaxer.

-C'est bientôt les vacances, je murmure alors, pensif. Nami avait parlé de partir en vacances tous ensemble, ça pourrait être une bonne idée. Ma famille a une maison à South Blue dans le Royaume de Torino et on pourrait y passer une semaine là-bas.

-Tous ensemble ?

Il grogne à moitié, visiblement pas très heureux.

-Dans « tous ensemble », tu comptes le sourcil en vrille ?

-Évidemment, c'est mon ami ! Mais avant tout, il faut que je vois pour organiser tout ça. Avoir la maison, demander aux autres, prévoir un budget,... Ce genre de choses, quoi ! dis-je, soudainement très enthousiaste.

-Ouais, ouais, soupire-t-il. T'auras qu'à me tenir au courant...

-Pas de problème ! Bon courage pour ton entrainement !

-T'inquiète.

Je raccroche, le sourire aux lèvres, très excité par cette idée de vacances entre amis. Il y a quatre chambres dans la maison. Cinq si on reconvertit le bureau du deuxième étage en chambre. Elle fait 150 m² donc c'est largement faisable. Dans deux des chambres, on peut mettre trois personnes alors que dans les trois autres, on ne peut en mettre que deux. Donc 12 personnes en tout. Reste à trouver qui, même si j'ai déjà ma petite idée...

Il y a aussi le problème du transport ! Je verrais tout ça avec Ace ce week-end après son concours de vendredi. Il sera déjà moins stressé.

Mon sourire s'agrandit encore, devenant de plus en plus niais. Je m'allonge en travers de mon lit, les yeux rivés sur le plafond. J'ai trop hâte. J'espère que je pourrais avoir une chambre avec Ace. Ce serait peut-être enfin l'occasion de me servir des préservatifs...

Je rougis, gêné de penser à ce genre de choses. C'est peut-être une mauvaise idée. Après tout, on sera loin d'être seuls et on n'y va pas spécialement pour ça. Même si j'avoue que des occasions d'être ensemble de cette manière, on n'en aura pas souvent…

J'essaierais d'en parler avec lui ce week-end en espérant qu'il ne se moque pas de mes états d'âme…

xXx

Je claque la porte de chez moi, enfonce mes écouteurs dans mes oreilles et après avoir lancé ma playlist, je commence à courir. Je me dirige à petites foulées vers le parc alors que les premières notes de Greatest de Sia résonnent dans mes oreilles.

Il fait beau aujourd'hui. Le soleil diffuse une agréable chaleur et le vent frais me fait du bien quand je cours. Je me laisse porter par mes pas et comme à mon habitude, j'oublie tout. J'arrive très rapidement au parc et je suis étonné de constater le monde qu'il y a.

J'aime la sensation du vent frais sur ma peau.

C'est comme une brise… Une douce caresse.

J'ai l'impression d'être coupé du monde, d'être seul au monde, avançant droit vers mon but.

Je vais courir pendant presque une heure où j'oublierai tout.

Où je me sentirai libre et serein.

-Ça fait du bien ! dis-je presque une heure plus tard alors que je m'essuie la bouche.

Comme j'ai oublié de prendre une bouteille d'eau, j'ai dû me contenter de la très bonne eau de la fontaine. C'est en marchant que je retourne chez moi, bien plus détendu qu'avant. Je suis seulement à quelques mètres de ma maison quand je tombe sur lui.

Veste blanche.

De longs cheveux noirs désordonnés.

Une allure un peu folle et un sourire qui fait froid dans le dos.

-Dr.César ?

-Oh, Sabo !

Je reste immobile, surpris par la présence de cet homme ici. Des souvenirs de mon enfance tortueuse entre faux semblants et peine me reviennent en mémoire. Je me sens flancher. J'ai l'impression de vaciller.

Une petite douleur se rappelle à moi, insidieuse et sournoise. Elle me remémore le petit garçon que j'étais, celui qui a été meurtri par ce que sa mère lui a fait subir mais aussi par l'indifférence de son père. Elle est toujours là, tenant compagnie au jeune homme que je suis à présent…

Elle ne partira sans doute jamais.

-Quelle coïncidence ! continue-t-il, me faisant brutalement reprendre pied avec la réalité.

-Oui, quelle coïncidence…, je fais maladroitement.

Il s'avance alors vers moi, tout guilleret.

-Je me promenais par là et puis je me suis soudainement rappelé que tu habitais par ici. Je me suis alors dis « Pourquoi ne pas passer lui dire bonjour ? ».

-C'est gentil à vous, Dr.César.

Je me gratte la tête, un peu embarrassé par cette entrevue.

-Nous pourrions discuter un peu, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu ! Je suis sûr que tu as plein de choses à me raconter !

Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il m'incite déjà à marcher d'une main dans le dos.

-Marchons un peu, il fait bon.

-Hum…

Je ne peux pas m'empêcher de jeter des coups d'œil à mon ancien psy. Je trouve sa présence ici assez bizarre. J'aimerais lui poser des questions, essayer de voir clair dans son jeu mais je n'y arrive pas. César a toujours été bon pour dissimuler la vérité derrière des sourires.

-Tu sais… Je ne pensais pas te revoir un jour, me dit-il, soudainement très sérieux.

-Ah bon ? Et pourquoi ça ?

-Parce que je ne pensais pas que tu aurais la volonté de vivre.

Je m'arrête, sonné.

-Ça te surprend tant que ça ?

Il sourit légèrement.

-Je… Po-pourquoi pensez-vous que… Je me serais suicidé ?

Je recommence à marcher, les yeux rivés sur le sol. J'ai l'impression de tomber.

-Tu n'y as jamais pensé ? me demande-t-il tranquillement.

Je ne réponds pas et ça semble lui suffire pour se faire ses propres conclusions.

Je me retiens de justesse de serrer mon poignet meurtri contre moi. Je sais très bien que ce genre de gestes n'échapperait pas à cet homme. Des fois, les cicatrices de mon passé me font mal alors que d'autres jours, tout va bien. J'oublie même qu'elles sont là.

Je m'en veux encore d'en être arrivé là mais malgré mon geste, je sais que je ne voulais pas me tuer. J'avais juste mal…Je sais que je ne recommencerai plus.

Pas besoin de revenir là-dessus.

-Je n'ai jamais été d'accord pour qu'on arrête nos séances, Sabo. Je savais que tu mentais quand tu me disais aller bien, reprend alors César.

-Pourtant, c'était le cas.

-Je n'aime pas le mensonge, Sabo.

Il secoue la tête, amusé.

-Ta famille te mènera à ta perte. Ta mère e-

-Ma mère, je l'interromps un peu sèchement, est partie dans un institut spécialisé pour se faire soigner.

Je vois les sourcils du Dr César se froncer. Il a du mal à croire à cette nouvelle qui semblait si irréaliste il y a quelques années encore.

-Je vois. C'est bien.

-Vraiment ? je lâche alors faiblement. Vous pensez vraiment que ça suffira pour qu'elle change ?

-Peut-être, ça ne dépend que d'elle. Si elle veut guérir alors elle guérira.

Mais est-ce qu'elle le veut vraiment ? J'en doute beaucoup. Ma mère se complait dans sa douleur. Elle veut rester dans sa souffrance et continuer à pleurer cet enfant depuis longtemps disparu. Elle refuse d'avancer. Seuls la colère et le désespoir l'animent.

-Et ton père ? demande encore mon ancien psy.

-Comme d'habitude, dis-je après quelques secondes de réflexion. Le travail, l'argent, son statut… Les choses qui lui importaient dans le temps n'ont pas vraiment changé, vous savez.

Je garde sous silence le fait qu'il a une maitresse. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de lui révéler ce genre de choses.

-Et toi ?

-Je vais bien.

-C'est ce que j'ai cru comprendre.

Je fronce les sourcils, pas sûr de savoir ce qu'il sous-entend. Alors que je m'apprête à lui poser des questions à ce sujet, il me devance.

-J'aimerais qu'on reprenne nos séances.

-Je suis désolé mais je ne pen-

-Réfléchis-y, Sabo. Il se pourrait que tu en aies besoin à l'avenir.

Il me regarde et je lis dans ses yeux qu'il sait quelque chose que j'ignore. Je ne peux empêcher un frisson de peur de remonter le long de ma colonne vertébrale tout à coup.

Je m'arrête et il fait de même. Nous nous regardons sans rien dire, déstabilisés par cette rencontre. Puis il se tourne et s'en va sans rien ajouter de plus.


Dans le prochain chapitre :

-Je suis désolé de vous déranger à une heure si tardive mais c'est que… J'avais besoin de vous voir…

Il hausse un sourcil et esquisse un léger sourire.

-J'ai de gros problèmes et j'ai besoin de vous…

-Entre, décide-t-il après quelques secondes d'hésitation.


Désolé pour ce petit jours de retards, j'ai mal gérer mon planning je me suis remise au dessin et bref j'ai pas vu le temps passer... Je me suis ensuite dit qu'il fallait mieux que je poste le chapitre le lendemain que de me dépêcher de le faire le soir alors que j'étais fatiguée, j'étais quasiment sûr d'oublier des trucs.

Chapitre avec un pov de Sabo qui pour la première fois commence à voir les tocs de Ace sans vraiment savoir ce que c'est réellement. L'idée de vacances prends aussi forme, ils ont en bien besoin les pauvres mais la meilleure nouvelle c'est le départ de Doflamingo, non?

Merci d'avoir lu!

Prochain chapitre le Dimanche 27 Aout 2017!