Note : Bonjour, bonsoir ! Alors voilà, comme prévu un chapitre (que voulez-vous que je vous dise ?) dont le titre en a intrigué plus d'un-e-. Normal, il est lui-même plutôt explicite mais vous devriez commencer à savoir comment je fonctionne après 24 ch., non ? ^.^
Et puis pour les anti-Amélie (que je devine nombreux), désolée, moi je l'aime bien. :p
Sur l'honneur des Serpentards
ou
Tous les Serpentards sont des menteurs
Chapitre 24 : « Il est à moi ! ».
Drago ramena un peu plus sa capuche sur son visage, les quelques autres mangemorts présents à Poudlard et convoqués à ce meeting étaient attroupés derrière lui. Harry n'en faisait pas parti, fait qui ne surprit nullement l'héritier Malefoy. En réalité, cette nouvelle le faisait presque rire, Potter n'était finalement qu'un lâche comme tous les autres membres de l'Ordre mais une pointe d'amertume l'empêchait de trouver la blague complètement drôle.
Lui et les autres mangemorts réussirent à quitter le château sans encombre, cachés parmi un groupe d'élèves en sortie nocturne à Pré-au-lard. Une fois hors des remparts, ils transplanèrent jusqu'au manoir Malefoy. Ils arrivèrent telles des ombres parmi des ombres dans la salle de meeting, les élèves se fondirent immédiatement dans la masse, cachés par les piliers. Drago quant à lui retira sa capuche et prit place à côté de ses parents, le visage aussi fermé que possible. Il ne leur accorda qu'un simple regard, ils avaient l'air tendus et fatigués mais abordaient toujours cette attitude quelque peu hautaine si typique des Malefoy.
Le Seigneur des Ténèbres arriva quelques minutes plus tard, apparaissant sur son siège dans un nuage de fumée noire. Il parcourut l'assemblée de son regard perçant et tous baissèrent les yeux. Finalement, il constata de sa voix sifflante :
« Potter n'est pas là ? »
Un léger murmure monta de l'ombre des piliers, le Lord Noir eut un sourire mauvais.
« Tant pis, j'espère qu'il aura une bonne explication la prochaine fois. »
Drago sentait dans son dos l'excitation de Pansy qui, face à l'absence d'Harry, était prête à s'attirer les faveurs de son Maître en lui amenant le brun sur un plateau d'argent. Le blond serra des dents espérant qu'elle ne vienne pas se mettre en travers de ses plans. Il se dit qu'au pire il pourrait toujours l'écarter sans scrupule si nécessaire tant cette fille le débectait.
Le brun n'étant pas là pour servir de défouloir, le Seigneur des Ténèbres commença son meeting par une de ces biens connues crises de nerfs, tuant presque tous ceux qui avaient le malheur de se trouver sous la pointe de sa baguette. Finalement, il se calma un peu et après un moment, il termina le rassemblement par les affectations de chacun à leur poste et une question :
« Quelqu'un à quelque chose à ajouter ? »
Trop habitué à n'avoir qu'un silence pour réponse il allait partir lorsque Pansy sortit de l'ombre et s'inclina profondément.
« Maître si je peux me permettre- »
Drago ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase, la stoppant d'un geste et lui jetant un regard noir. La sorcière fronça les sourcils un instant et se tut. Le blond reprit alors pour elle :
« Veuillez l'excuser, mon Maître, il n'est pas nécessaire de vous alerter pour le simple problème qu'est celui-ci. Il semble que Parkinson n'est pas confiance en ma capacité à le régler seul et elle fait fausse route. »
Le Seigneur des Ténèbres jeta un œil au jeune Malefoy qui baissa les yeux mais continua de faire taire Pansy. Le blond frissonna, une sueur froide coulant le long de sa colonne vertébrale, puis soupira presque de soulagement lorsque le Lord Noir haussa les épaules et conclut de sa voix sifflante :
« Dans ce cas, je ne veux jamais entendre parler de cette histoire. Suis-je bien clair, Drago ?
- Transparent, Maître. »
Le magicien noir sembla se satisfaire de la réponse et disparut dans un nuage de fumée. L'instant d'après la salle était déjà à moitié vide.
« Dray ! S'exclama alors Pansy. Qu'est-ce que ça veut dire ?! »
Le blond se leva de sa chaise et se planta face à elle.
« Un seul mot de cette histoire à qui que ce soit et je ne donne pas cher de ta peau, lui murmura-t-il sur un ton sans appel. Il est à moi. »
Pansy se tendit visiblement, poings serrés sur les côtés, le corps légèrement penché en avant. Elle allait exprimer dans un murmure de colère toute son incompréhension mais les mots se tarirent dans sa bouche lorsqu'elle croisa le regard du blond et y lut toute la force qu'il mettait derrière ses mots. Quelque chose avait changé chez le jeune Malefoy, quelque chose qui allait le pousser à agir, et elle n'était vraiment pas prête à se mettre en travers de son chemin. Frustrée, elle frappa un pied au sol et jeta les bras en l'air avant de lui jeter un dernier regard en coin et de partir en silence.
.o0°0o.
Assis sur un banc dans la douceur de la nuit tombante, Harry soupira. Il leva les yeux vers les étoiles en serrant un peu plus Amélie contre lui, se forçant à apprécier la chaleur qui émanait de son corps comme s'il n'existait rien d'autre sur Terre. Il tenta d'oublier ces deux semaines qui lui avaient parues longues comme l'éternité, coincées entre les nouvelles réformes, le combat avec Pansy, le silence et le comportement étrange de Malefoy, les regards interrogatifs de Ron et d'Hermione et l'arrivée d'Aurors au château. Il avait appris par Elioth que les Aurors avaient été officiellement dépêchés par le Ministère sous la pression parentale pour renforcer les défenses de Poudlard. Officieusement, l'un d'eux était un membre de l'Ordre et avaient pour seconde mission de trouver les armoires qui se cachaient quelque part dans l'école.
Toute cette histoire prenait bien plus d'ampleur qu'il n'aurait pu l'imaginer le jour où il avait fait la bêtise de suivre Théodore, Blaise, Pansy et Drago dans l'Allée des Embrumes. Il était dans une merde noire, pour poser les choses poliment. Il soupira une nouvelle fois puis commença à bouger gentiment son épaule pour qu'Amélie se redresse.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-elle en cherchant son regard. »
Harry lui sourit faiblement et l'embrassa sur le front.
« Rien, dit-il en se levant. Je suis juste fatigué, je crois que je vais aller me coucher.
- Tu ne veux pas rester encore un peu ? Insista-t-elle sur un ton chargé de sous-entendus. »
Harry se tourna vers elle et elle lui fit un clin d'œil en rejetant une mèche en arrière. Il ne put retenir un petit rire plein de tendresse avant de se pencher vers elle et de l'embrasser langoureusement.
« Pas ce soir, conclut-il en se reculant. Bonne nuit, Amélie.
- Bonne nuit, répondit-elle avec une moue boudeuse. »
Le Serpentard rentra dans le château, laissant sa ''petite-copine'' seule sur ce banc dans la nuit tombante. A vrai dire, peu importait combien il tenait à elle, il avait du mal à la considérer pleinement comme telle. Certes, lui et la Préfète des Serdaigles étaient officiellement couple, ce qui avait failli tuer les amis de la jeune fille par crise cardiaque lorsqu'ils l'avaient appris, mais l'amour qui semblait si réel entre eux était faux. Leur relation n'était qu'un tissu de mensonges auxquels ni l'un ni l'autre n'était dupe. Non, ils ne s'aimaient pas réellement mais ils étaient trop seuls et trop en manque d'affection pour pouvoir s'ignorer complètement. Il y avait comme une espère d'accord tacite entre eux qui disait « Je ne veux pas ton cœur, je veux juste le soigner. ».
Harry traversa les cachots froids même par cette douce nuit de printemps puis pénétra dans sa salle commune plutôt remplie malgré l'heure avancée. Il ne put retenir un soupir de soulagement lorsqu'il claqua finalement la porte de sa chambre.
« Bonsoir Potter, salua alors Drago depuis un des sièges. »
Le brun ne s'autorisa qu'un frisson de la tête aux pieds avant de se barricader derrière ses protections mentales. Sa main encore sur la poignée de la porte loqua le verrou sans attendre et il murmura un sort de silence. C'était un réflexe car il ne savait que trop bien ce que la présence du blond dans sa chambre à cette heure-ci signifiait. En toute sincérité, ce n'était pas la première fois en deux semaines qu'ils s'étaient trouvés dans cette situation.
Feignant l'ignorance, il laissa sa cape de sorcier glisser de ses épaules et commença à se débarrasser de ses vêtements en traversant la pièce jusqu'à sa salle de bain. L'eau d'abord glaciale de sa douche était à peine devenue bouillante qu'il entendait déjà la porte s'ouvrir. Un courant d'air frais lui caressa le dos lorsque Drago ouvrit la cabine de douche pour se glisser à l'intérieur. Harry sentit alors deux mains presque froides glisser le long de ses côtes puis des bras se refermant autour de sa taille. Il devina alors le souffle du blond dans sa nuque puis il sentit son nez contre son cou, son menton contre son épaule, ses cheveux maintenant mouillés contre sa joue. Cette gestuelle anormalement douce surpris le brun au point de presque souffler ses barricades d'un seul coup et, peu importait combien le geste lui ferait du mal plus tard, il se laissa faire. Quelque part en lui, il était bien trop heureux que l'autre Serpentard ne se contente pas de le prendre contre un mur puis de filer en douce sans un mot.
Malheureusement, l'instant passa. Les mains du jeune Malefoy continuèrent leur descente allant et venant sur son sexe sans se presser, glissant entre ses cuisses, remontant à plat sur son ventre plat puis recommençant. Harry sentait toujours ses lèvres suçant son cou et réalisa après un moment avec quelle intensité le blond suivait ses mains du regard. Une bouffée de chaleur accompagna se constata, d'autant plus qu'il sentait clairement un début d'érection contre ses fesses. Un gémissement lui échappa quand Drago le prit enfin à pleine main, imprimant un rythme plus marqué à son érection.
Harry se laissa complètement aller dans les bras de l'autre Serpentard, oubliant le temps d'un instant tout le reste, ne cherchant plus à savoir ce que le blond voulait réellement en agissant ainsi. Il s'autorisa à fondre totalement dans le plaisir car c'était la seule chose qui existait entre eux. Bien évidemment le brun voulait plus, beaucoup plus, mais il voulait quelque chose qu'il se savait incapable d'obtenir. Oui, il voulait ce cœur que le blond avait enfoui au plus profond de lui-même, empêchant quiconque de l'atteindre. Alors la seule chose qui permettait à Harry de ne pas craquer c'était Amélie. La Serdaigle comblait en partie ce vide que Drago laissait un peu plus derrière lui après chacune de leurs rencontres nocturnes. Elle le savait et elle savait aussi que ce gouffre était encore plus profond que ce que le brun voulait bien laisser entrevoir.
Harry se laissa glisser contre la paroi froide de la douche le temps de reprendre son souffle. Le blond partait une fois de plus, lui tremblait encore de plaisir et Drago n'était déjà plus là. Prenant une grande inspiration et se forçant à ignorer ce pincement au cœur, Harry se releva. Le Préfet reviendrait, il revenait toujours, il n'avait qu'à attendre jusque-là.
Une fois sur pied, il éteint le jet d'eau et sortit de la douche. Lorsqu'il releva les yeux, il aperçut son reflet dans le miroir, il se fit honte lui-même. Il aurait aimé être plus fort, ne pas afficher ce teint encore rougi de désir ou toute cette tristesse dans ses yeux, mais il n'en pouvait plus d'aimer le jeune Malefoy, ça ne faisait que deux semaines que leur petit manège durait et il était déjà à bout. Toute l'étrangeté de la situation ne faisant qu'ajouter à sa frustration grandissante qui se transformait éventuellement en colère.
Il commençait toujours par s'en vouloir d'être triste puis s'en énervait parce qu'il savait que Drago reviendrait vers lui. Il s'en prenait ensuite à ses sentiments pour le blond, ces putains de sentiments à sens unique qui ne s'estompaient pas avec le temps. Et cette colère lui faisait mal, il se faisait mal tout seul à cause d'un autre homme qu'il ne pouvait et qu'il ne voulait pas oublier. Alors pourquoi se prendre la tête une fois de plus sur un sujet qu'il connaissait déjà par cœur ? Pourquoi !
Harry ne put retenir un cri de rage et désespoir alors que son poing frappait le mur. Sans réfléchir, il se rhabilla puis quitta le dortoir des Serpentards aussi vite que possible espérant qu'ainsi ses pensées noires resteraient sur place alors qu'il allait de l'avant. Le subterfuge marcha un temps alors qu'il marchait dans les couloirs d'une foulée rageuse puis lentement des souvenirs en vrac lui remontèrent à la mémoire alors il se mit à courir. Il marcha, il courut, puis il courut encore plus vite, s'arrêta essoufflé et repartit à nouveau avant que ses pensées ne le rattrapent encore. Il courut jusqu'à ce que ses jambes ne puissent plus le supporter. Alors seulement, il s'arrêta. Harry se laissa finalement glisser contre un mur, transpirant, à bout de souffle et toujours aussi en proie à ses émotions. Le couvre-feu était déjà passé mais il s'en fichait. Il renversa sa tête en arrière jusqu'à la poser contre le mur, il fixa le plafond sans réussir à le voir.
Il était trop perdu dans ses pensées pour entendre les murmures qui s'élevèrent à l'autre bout du couloir :
« Non, Ron ! On retourne au dortoir… Maintenant !
- Oh, ne me dis pas que tu as peur, 'Mione ? On a déjà dépassé le couvre-feu autant en profiter encore un peu-
- Chut ! Murmura soudainement la petite-copine du roux. Il y a quelqu'un là-bas. »
Ils s'approchèrent prudemment de leur ami et lorsqu'ils le reconnurent, Ron ricana doucement :
« Tu vois, nous ne sommes pas les seuls à ne pas tenir compte du couvre-feu… Même les Préfets désobéissent.
- Allez-vous-en, leur répondit Harry d'une voix faible et enrouée.
- Harry ? S'étonna alors Hermione. Tu pleures ?! »
Le brun porta une main à sa joue et la trouva étrangement humide. Il essuya rageusement le coin de ses yeux, jurant tout bas. Qu'est-ce qu'il n'aimait pas cette faiblesse ! Avant qu'il n'ait le temps de dire ou de faire quoi que ce soit de plus, la brunette s'accroupit à côté de lui et le prit dans ses bras.
« Ok, j'en ai marre ! Murmura-t-elle la gorge nouée. Je n'en peux plus de te voir dans cet état, Harry ! Je t'en supplie, arrête de te faire du mal. Dis-nous ce qui ne va pas… Laisses-nous t'aider. »
Ron ne savait pas trop où se mettre. Il aurait bien ri de cette preuve de laisser-aller s'il n'avait pas su qu'elle était aussi rare qu'impensable. Jamais encore Harry n'avait craqué, encore moins en leur présence. Finalement, il ébouriffa les cheveux déjà bien dérangés du brun dans un geste amical. Hermione continua de murmurer tout bas des paroles rassurantes, se balançant légèrement d'avant en arrière, jusqu'à ce que le Serpentard se calme. Sans même s'en rendre compte, Harry parla. Après tout pourquoi pas ? Les roues du train de l'enfer étaient déjà en marche, le Seigneur des Ténèbres était en mouvement et rien ne pourrait l'arrêter s'ils continuaient tous d'agir dans leur coin. Il était temps de choisir son camp et il choisirait toujours ses amis.
Un flot de parole d'échappa de ses lèvres sans qu'il soit capable de s'en empêcher. Il commença une fois de plus son histoire par le début et contrairement au discours qu'il avait tenu aux membres de l'Ordre, il n'omis aucun détail. Peut-être était-ce la colère et la tristesse qui le tirèrent jusque dans le gore ou alors simplement le ras-le-bol le blaisait-il. Il leur parla même de Drago, de son attirance pour le blond et de leur relation. Lorsqu'il termina par les évènements du soir même et son impuissance face à la situation qu'il lui échappait, il réalisa qu'il l'avait fait. Aussi simplement et naturellement que cela, il avait parlé. Les mots l'avaient laissé vide et anxieux en attente de la réponse de ses amis mais étrangement calme à la fois. Lorsqu'il releva finalement la tête, Ron était tendu et tirait la grimace, probablement parce qu'il ne voulait pas imaginer son ami et le blond se touchant la nouille dans une douche mais qu'il l'avait fait malgré tout.
« C'est tout, conclut Harry. »
Il sentit alors l'étreinte d'Hermione se resserrer quelque peu autour de son cou. Le brun qui avait espéré une réponse de la part de ses amis en plaçant cette dernière petite phrase ne fut pas déçu. Ron murmura finalement quelque chose si bas qu'Harry n'entendit rien la première fois.
« Pardon ? Demanda-t-il.
- ''C'est tout'' ?! Répéta alors son ami oubliant totalement qu'ils n'étaient pas censés être dans les couloirs à cette heure-ci de la nuit. Putain, Harry, te rends-tu au moins compte de ce que tu viens de nous dire ?!
- Calme-toi, Ron, pria sa petite-amie la voix tremblante.
- Tout ça ! Toutes ces souffrances, tous ces silences ! Continua Ron sur le même ton. Pour quoi au final ?! »
Seule la nuit noire et silencieuse lui répondit. Il se força à prendre quelques grandes inspirations.
« Tu aurais dû nous en parler plus tôt, reprit alors le roux plus bas mais toujours en colère. A quoi sert-on sinon à ça ?! Tu-
- Je suis désolé, le coupa Harry. C'était vraiment dur de prendre ces décisions rien que pour moi et regarde où elles m'ont conduit… Je ne voulais pas qu'il vous arrive la même chose. Crois-moi, je suis désolé. »
Le brun caressa l'épaule de son amie et bougea doucement puis quand elle comprit, ils se relevèrent en silence. Ron le jugea durement dans la demi-pénombre avant de se frapper doucement le front de la paume de la main à plusieurs reprises. Finalement, il se passa la main sur le visage et planta ses yeux dans ceux de sa copine avant de revenir à Harry.
« Tu ne me refais plus jamais un coup comme celui-là, répondit-il avec un petit sourire à mi-chemin entre la déception et la complicité. Et je veux bien te pardonner parce que te voir t'excuser c'est encore plus rare que de voir Malefoy le faire. »
Hermione sourit alors tendrement à son petit-ami puis tourna un sourire plus pincé à son ami. Elle avait un air triste et fatigué peint autour de ses yeux pétillant d'intelligence.
« Et Amélie ? Demanda-t-elle après un moment.
- De quoi Amélie ? Répliqua Harry, confus mais fier que sa voix ne tremble plus autant qu'auparavant.
- Vous ne sortez pas ensemble ? Je veux dire, est-ce qu'elle sait que tu n'es pas sérieux avec elle ?
- Je crois qu'elle s'en doute, oui.
- Se douter et savoir sont deux choses différentes, soupira Ron sur le ton de celui qui a de l'expérience dans le domaine.
- Tout à fait ! Ce n'est pas à moi de te dire comment gérer ton couple mais il va falloir que tu le lui dises. Parce que le jour où tu devras choisir, c'est évident que ce n'est pas elle que tu suivras. »
Le brun réfléchit quelques instants à ce que venait de lui dire son amie. C'était simple et logique mais il n'arrivait pas à croire qu'il n'y avait pas pensé plus tôt.
« Mais le plus important, lança alors Hermione, coupant le silence qui s'installait. C'est que la prochaine fois, tu saches que tu peux compter sur nous.
- On sera toujours là, approuva Ron avec un signe de tête.
- Merci, murmura le Serpentard sentant une bulle de chaleur grandir en lui. »
Et en son for intérieur, il savait qu'il n'y aurait pas de prochaine fois.
... Fini sur un procédé que je n'emploie pas souvent : le... le... Ah, mayèrde* ! J'ai oublié le nom. Bref, un procédé, un machin, un truc qui permet de faire un allusion à des évènements futurs, que je n'aime pas trop d'ordinaire mais si je ne le mettais pas, j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose à ce chapitre.
* trad. : merde... Oui, oui, mayèrde = merde, c'est une longue histoire qu'il ne convient pas de raconter ici alors vous allez devoir me croire sur parole.
