Hey !

Comme convenu, le second OS a été supprimé. Mais on continu avec un nouveau personnage.

(Merci pour tout, et bonjour à notre visiteur venus du Vietnam !)


Lune de feu.

Michael était le Premier née, le Porteur de la Lame, le Défenseur du Paradis, Prince de la milice Céleste des anges du Bien et Défenseur de la Foi.

Lucifer était l'Etoile du Matin, le Porteur de Lumière, le Fils de l'Aurore, le Diable, le Préféré de Dieu et le Déchu.

Gabriel était le Messager de Dieu, la Force de Dieu, la main gauche de Dieu, l'ange aux cheveux d'or et le Dernier des Archanges.

Ils étaient les trois grands, les trois enfants chéris de Dieu. Les trois qu'on observaient avec désir et dédain, même au sein des cieux. Ils étaient enviés, vus, aimés, détestés et arborés. Ils étaient les désirés et les repoussés. Ils étaient les trois grands archanges. Ceux qui avaient leurs rôles à jouer. Et jamais personnes ne remettraient leurs rôles et leurs forces en question.

Lui n'était que l'oublier, le troisième né qui n'avait jamais haussé la voix mais n'avait le rôle d'un Michael pour montrer sa majesté. Lui n'était que celui qui restait reclus, protégeant silencieusement sa famille et leurs devoirs d'un mouvement sans fioritures.

Mais il n'en avait jamais eu cure. Il avait garder son visage fermé et dur. Même lorsqu'il avait perdu Lucifer, qu'il avait chuté sous la colère de leur Père. Même lorsque sa grâce avait hurlé, les flammes de son essence s'éteignant en voyant ses deux aînés se battre, leurs visages crispés de haines et de douleurs. Même lorsqu'il n'avait plus sentit les filaments de la grâce de son cadet, qu'il avait laissé la peur et la douleur se déchaîner dans sa grâce, il n'avait esquissé le moindre sentiment.

Il n'avait montré la moindre chose, préférant se taire, répondre aux demandes farfelues de Dieu et ses désirs sans but. Simplement étriquer la moindre de choses qu'il avait ressentit, un peu, pour ne plus que laissé l'efficacité d'un soldat.

Mais il y avait eu l'Apocalypse. Il y avait eu Michael qui cherchait Lucifer. Il y avait eu Lucifer qui cherchait Michael. Et il y avait eu le faible pouls de Gabriel dans l'air.

Et il avait reprit espoir. Il y avait de nouveau cru. Il avait voulut croire que de nouveau, leur famille reviendrait à ce qu'elle était. À ces jours tendre qu'ils avaient connus des millénaires plus tôt, dans la chaleur des premiers volcans de la Terre et des premières combustions d'étoiles.

Mais il y avait eu le cri déchirant de Gabriel pleurant sur son grand-frère, demandant pourquoi. Il y avait eu la violence du cri de Lucifer quelques secondes plus tard, répercussion sourde dans chaque grâce alors qu'il serrait le corps de son petit-frère.

Et il y avait eu leur guerre, il y avait eu la chute de ses aînés.

Pourtant, cette fois, ce fut la haine qui prit le pas sur son cœur. Ce fut le hurlement souffrant de sa grâce qui résonna dans les dédales du Paradis et des Enfers. Et ce fut sa résolution. Ce fut sa seule résolution.

Il n'avait jamais accueillit la mort plus doucement que ce jour là. Qu'en plongeant ses yeux dans ceux de Castiel. Dans ces deux orbes pleines de souffrances et de peines, de folies et d'amours. Et il avait accueillit à bras ouverts les bras froids et filandreux de sa fin.

Pour se retrouver dans les bras chauds et robustes de la grâce de Gabriel. Son odeur sucrée et son sourire taquin. Pour se retrouver entourés de tout ceux qu'ils avaient perdus. Pour finir par retrouver sa famille. Pour ne plus ressentir l'animosité qui stagnait sur les plaines détestables de la Terre.

Et Raphaël, Guérisseur des Anges et Annonciateur de l'Apocalypse, se contenta de redevenir ce qu'il avait toujours été : l'étrange ange dans le silence, qui dispensait soins et tendresse.

Et il redevint le léger battement qui maintenait ses frères et sœurs ensemble.