Nous faisons toujours trop court, nous en sommes conscientes mais nos rentrées, en prépa pour Chat et en fac pour Emmy sont chronophages au possible. Si quelqu'un qui fait LLCE Anglais se déleste de certains manuels de première année...Emmy est intéressée.


Chapitre 25

Pov John

L'antique méthode de rasage de Sherlock me fait doucement flipper, mais je me contiens, j'ai confiance en lui, après tout... J'avoue. Ma confiance à vacillé un instant à la vue de la lame tranchante du rasoir. Parce que j'ai beau l'aimer de tout mon cœur, j'ai quand même vu pas mal de films d'horreur, donc le "Barbier de je-ne-sais-plus-quelle-rue" qui finit par couper la gorge à celle qu'il aime parce qu'il n'aime pas aimer... Et... C'était assez gore comme film.

Mais le regard de Sherlock est doux au-delà de sa concentration. Je ne sais pas s'il me tuerait, j'espère que non, mais je l'aime quand même. Il passe la lame une première fois et je suis ... Je ne sais pas si c'est de l'étonnement positif ou négatif... En tout cas surpris qu'elle coupe aussi bien. C'est net, clair, précis, les zone ou passe la lame sont plus fraiche qu'avec un rasoir normal, ça coupe vachement mieux...

Sherlock est encore imberbe, et il n'a surement jamais dut faire autre chose que de regarder quelqu'un d'autre manier cet instrument, pourtant ses gestes sont fluides, appliqués, ses yeux gris fixés sur mes joues qui prennent une jolie teinte rouge sous la couche de mousse blanche qu'il a étalé dessus.

Ses mains sont douces sur mon cou, et je n'ose même pas imaginer un jour où il ne voudra plus de moi. Mais pour l'instant il agit en "amoureux", il me rase, assit sur mes cuisse, avec une attention que je ne mérite pas. Il passe sur mes joues, ma mâchoire, mon menton, le dessus de ma lèvre supérieure. Il laisse ensuite le rasoir dans le lavabo et plonge le nez dans mon cou, comme s'il réclamait un câlin. Je le lui donne, un peu étonné et il relève la tête pour m'embrasser.

Pov Sherlock

Comme un chat, je me blottis contre lui et je l'embrasse chastement. Je prends une serviette que j'ai imprégnée d'eau chaude et je la lui passe sur le visage pour apaiser la sensation de feu courant sur la peau après que l'on se soit rasé.

Dans l'armoire, je prends aussitôt un flacon d'après-rasage que j'applique avec douceur sur ses joues, il sent bon, il est bon, il est à moi. Oui, je suis possessif. Après avoir répondu à un autre de mes baisers, il me rappelle que l'on devrait peut-être commencer à faire notre exposé d'histoire pour la semaine prochaine.

C'est pas que ça m'enchante mais c'est vrai que je ne fais jamais mes devoirs mais je ne veux pas le pénaliser alors nous allons aller dans ma chambre, c'est plus pratique pour travailler même si elle est encombrée. Mais au moins, on dispose d'une connexion Internet et de ma bibliothèque.

Tout ce qui recouvrait mon bureau est repoussé dans un coin du gros meuble. Avant que John n'est le temps de glisser dessus , je repousse du pied les tubes à essais vides.

On se met studieusement au travail, même si j'admets passer du temps à observer John et ses mains qui s'activent pour compulser d'épais ouvrages. Je sors mon Waterman de sa trousse de marocain sombre et je noircis mon moleskine de notes sur ce que je trouve pertinent.

C'est parfaitement ennuyeux mais c'est à faire.


Réponses aux reviews anonymes :

MAPI : Merci beaucoup pour ta review. Et pour ce qui est de ce «tout va bien »… il nous faut avouer que ça va bientôt changer.