Disclaimer et Avertissement : CF Chapitre 1
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Réponse review anonyme sur mon forum: --nonof--
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Merci à Mistycal, ma Bêta.
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Douche Suédoise 2/2
Acte 6 : Terreur Nocturne
Draco
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Je marche dans un couloir sombre, dans lequel je croise des belettes qui courent dans tous les sens… C'est une vraie invasion ma parole !
C'est bizarre, on dirait le Manoir Malfoy, mais ce n'est pas lui. Je le sais, parce que rien n'est à sa place et qu'il y a un tableau, représentant un homme ressemblant à mon prof de Potion, mais en beaucoup plus beau, qui fait des sourires et des compliments à une jolie jeune fille qui, elle, ressemble à Madame de Paimpont…
J'entends du bruit à l'étage. Alors je monte l'escalier de marbre, suivi par tout le cortège de belettes et par le portrait aussi. Et à mesure que je monte les marches, des ombres descendent. On dirait des Détraqueurs, mais sans le froid qui les accompagnent. Ils laissent seulement un brouillard très épais derrière eux…
Maintenant, d'autres sons se mêlent au bruit, que j'identifie comme un grincement. Les sons, eux, me semblent être des sanglots étouffés… Et une bouffée d'angoisse m'étreint la poitrine…
Maman… C'est Maman qui pleure ! J'en suis certain !
Alors je cours…
Je cours très vite, de plus en plus vite, ouvrant toutes les portes à mon passage… Et j'arrive enfin devant la dernière… Oui… C'est ici que se trouve Maman… Mais elle n'est pas seule… J'entends une voix, une voix honnie… Salazar ! Salazar est avec elle !
Je tends la main et je tourne la poignée, mais elle résiste… Alors je secoue la porte ! Je frappe à grands coups de poings dedans ! Je me lance contre elle, hurlant :
« Maman ! Maman ! »
Et toutes les belettes se précipitent, elle aussi contre la porte, une femelle toute ronde en avant, sifflant, griffant le bois avec tant d'énergie et de violence que des éclats s'en détachent !…
Mais derrière cette porte cent mille fois maudite, le rire aigu et fou de Salazar retentit, accompagné de celui tout aussi fou de tante Bellatrix. Et par-dessus ces rires, les hurlements de douleurs de Maman me glacent le sang !
Et je hurle moi aussi : « Non ! Maman ! Maman !
Soudain, la jeune fille dans le tableau prononce une formule magique que je ne comprends pas et la porte vole en éclat. Je me précipite dans la chambre, qui ressemble à celle de Maman…
Salazar est là, tournant sa face de serpent vers moi. Il est nu, la queue dressée et tante Bellatrix, habillée comme la soubrette du restaurant dans lequel mon père m'emmenait à chaque retour de Poudlard, se presse contre son flanc, lui caressant la poitrine et le sexe, de ses longs doigts écartés…
« Tu es venu jouir du spectacle mon petit Ange ? » me siffle-t-il par-dessus les hurlements de Maman, l'air moqueur, s'écartant pour que je puisse voir le lit derrière lui…
Oh ! Maman ! Maman ! Maman ! Maman !
Maman, écartelée, bras et jambes en croix, subit les assauts monstrueux de Greyback, qui s'est transformé en Loup-garou !
Et elle hurle, les joues ruisselantes de larmes, sous le rire fou de sa sœur Bellatrix…
Je me précipite vers elle, essayant de toutes mes forces de l'arracher à son bourreau, tandis que les belettes, toujours la femelle toute ronde en tête, sautent sur le Loup-Garou, le mordant et le griffant sauvagement.
Soudain, Maman tourne son visage vers moi et me dit en sanglotant :
« C'est trop tard Draco… Trop tard mon chéri… »
Et Nagini glisse vers elle, l'engloutissant, tête la première…
« Non ! Maman ! Maman ! »
Mais deux bras forts me saisissent et me secouent :
« Draco ! Réveille-toi ! Draco ! Allez mon vieux ! Réveille-toi ! » me somme la voix de Harry.
« C'est un cauchemar… Réveille-toi la fouine… Allez ! » m'exhorte aussi celle de Ron.
« Maman… Il va la tuer Harry… Et il va la donner en repas à Nagini ! » m'écrie-je, pleurant et m'accrochant à lui.
« Allez viens la fouine… Tu vas nous raconter ton cauchemar puis tu dormiras avec nous » décide Ron, en me soulevant aussi facilement que le vent soulève une plume…
Il me dépose presque aussitôt au milieu de leur lit, à Harry et lui, puis ils m'entourent tous les deux et m'encouragent à parler…
Et nous parlons, ils me rassurent et Ron finit même par me faire rire… jusqu'à ce que le sommeil m'emporte à nouveau, dans une fin de nuit sans rêve cette fois.
Et quand je me réveille, je quitte le lit doucement, prenant soin de ne pas les déranger, ni soulever le drap… le sourire aux lèvres en pensant au conseil que j'ai reçu de Ron…
Après tout, il dit peut-être vrai…
On ne sait jamais…
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Acte 7 : Dialogues Matutinaux
Molly
Debout, les bras ballants, je regarde tout ce qu'il y a sur la table : Crêpes et beignets ; Rognons et haricots à la tomate ; Œufs et bacon ; Saucisses et toasts ; Salade de fruits et compotes ; Flans et entremets; confitures et marmelades…
J'ai cuisiné toute la nuit et je me sens soudain le cœur au bord des lèvres et une envie de pleurer que j'ai bien du mal à contenir. Ce monceau de nourriture m'écœure et me bouleverse, maintenant que je suis désœuvrée...
« Molly ? » m'appelle dans mon dos la voix inquiète de Nally
« Je n'ai pas pu dormir Nally… J'ai cuisiné toute la nuit. » dis-je machinalement, sans me retourner, le regard toujours fixé sur la montagne de nourriture.
« Je vois cela… » constate-t-elle doucement, s'approchant pour venir se placer à mes côtés et me prendre la main.
Je la regarde et cette fois, je ne puis plus retenir mes larmes, contenues toute la soirée et toute la nuit.
Des larmes de colère contre Voldemort et ses adeptes, des larmes de peur pour les miens, Harry et le jeune Malfoy, des larmes de tristesse pour tout ce que nous avons à souffrir à cause de la guerre, des larmes de deuil, pour Regulus, Lily, James, Sirius, pour Fabian et Gideon mes frères morts au combat et cette pauvre fille, cette Perséphone que je ne connaissais pas…
Et tant d'autres… Tant d'autres....
« C'est monstrueux Nally ! Comment un homme peut-il devenir ainsi ? Comment peut-on vivre en ayant autant de mal en soi ? » m'écrie-je, révoltée et douloureuse.
Au bord de m'effondrer...
« Il ne vit pas Molly… Il subit sa folie. La magie noire lui a rongé le cerveau, le cœur et l'âme. Il ne vit pas… Il survit seulement en faisant le mal… » répond-elle, chuchotant presque et me serrant la main entre les deux siennes.
« Ne pouvez-vous rien faire ? Avec toutes vos connaissances et votre puissance vous devez pouvoir le neutraliser… Et Albus, doit pouvoir le faire lui aussi ! » m'écrie-je, presque suppliante.
Mes genoux tremblent et je vacille. La tête me tourne et je dois inspirer profondément pour garder conscience de ce qui m'entoure, me concentrer, pour entendre sa réponse...
« Je suis désolée Molly. Je ne peux l'approcher. Je combattrais à vos côtés, mais je ne peux approcher Voldemort. Sa magie me serait fatale… Et Albus, bien qu'encore vaillant, n'a plus la puissance et le pouvoir nécessaire pour le vaincre définitivement. » s'excuse-t-elle, le regard et la voix triste
Elle souffre de cela elle aussi. Je le sais, mais cela n'apaise pas mon angoisse.
« Vous allez donc tous les deux laisser Harry se débrouiller seul ! » m'écrie-je encore durement, sur un ton de reproche plein d'amertume.
La colère me gagne... Elle monte par vagues puissantes, m'envahit sans que je puisse la raisonner, ni la contrôler et ma magie commence à crépiter, mais Nally ne lâche pas ma main, ne s'éloigne pas...
« Il n'est pas seul Molly. Il nous a tous et il a ses amis. » me répond-elle, toujours aussi douce.
Comment peut-elle rester ainsi, calme et gentille alors qu'elle doit ressentir toute la colère que j'éprouve contre elle et Albus…
Toute ma peine et mon chagrin…
« Mais il sera seul, face à ce monstre ! » m'écrie-je encore, terriblement angoissée à cette pensée…
Au bord de la panique... Nauséeuse.
« Non. Nous serons tous avec lui à l'heure du combat. Il aura avec lui, la force de notre amour et de notre amitié pour lui. Et cela affaiblira Voldemort… Harry est bien plus puissant que vous ne le voyez Molly et à chaque jour qui passe, ses pouvoirs et sa puissance se développent encore… » m'assure-t-elle, plantant son regard serein et confiant dans le mien.
« C'est encore un enfant à mes yeux… » admets-je, radoucie par la vague de chaleur et de confiance dont elle m'enveloppe…
Nally sourit en penchant la tête de côté.
« Dans votre cœur oui… Mais vous savez, vous l'avez reconnu hier, qu'il a beaucoup grandi et mûri… Il est solide Molly. Il est fiable. Il est puissant… Et c'est un guerrier presque accompli maintenant. » me fait-elle gentiment remarquer
« Un guerrier… Je vous en veux pour cela… » lui avoue-je, mais sans rancœur cependant.
Ma colère presque évanouie...
« Je le sais… » répond-elle en souriant doucement et sans aucun reproche non plus.
« Ce n'est pas raisonnable… Je ne devrais pas vous en vouloir. Je devrais au contraire vous remercier de veiller sur eux… » admets-je, consciente qu'elle fait ce qui doit être fait.
Et qu'elle donne bien plus de chances de s'en sortir vivants, qu'ils en auraient autrement, à Harry, à mes enfants et les autres …
« Merci à vous Molly… Vous avez une bien belle famille… Et j'espère un jour en avoir une aussi belle… » me dit-elle encore, m'aiguillant vers mes craintes, ma plus grande peur, ma plus grande terreur…
Pour que je les exprime à voix haute…
Je le sais. Et je lui réponds.
« Oui… Mais combien seront encore en vie à la fin de cette guerre ? »
« Je ne peux répondre Molly » admet-elle doucement…
Comment le pourrait-elle ?
Je le sais et je lui suis reconnaissante de ne pas tenter de me rassurer avec des banalités d'usage, assurant que tout ira bien quand tout va mal et alors que nul ne peut prédire avec certitude quelle sera l'issue des évènements qui s'enchaînent…
« L'espoir n'est-ce pas, c'est ce qu'il nous reste… » dis-je dans un souffle et me mordant la lèvre pour retenir une nouvelle déferlente de larmes.
« L'espoir oui… Mais pas seulement… Nous avons la stratégie, nous avons la magie, nous avons le cœur, nous avons l'unité… et la force, la volonté… » énumère-t-elle en me serrant contre elle.
Je ne me souviens même pas, quand elle m'a pris dans ses bras…
« Oui… Espérons que cela suffise… » réponds-je, refusant de me laisser aller à davantage d'espoir.
« C'est bien plus, que ce qu'a Voldemort… » assure-t-elle encore.
« Il a des monstres assoiffés de sang à ses côtés Nally ! » m'écrie-je presque, encore une fois, ma voix se cassant sous l'effet de la peur.
« C'est vrai… Mais chacun d'eux est seul avec sa soif… Quand nous nous protégeons les uns les autres, ils s'attaquent les uns aux autres. Tout n'est que méfiance et défiance entre eux. Ils se perdent dans les complots et conflits internes, ne se soucient que de leur intérêt propre et de leur vie, de leur confort personnel… » me rassure-t-elle, en posant sa joue sur le sommet de ma tête…
Elle est si grande, je ne l'avais jamais remarqué… Et elle m'enveloppe complètement… Et cela me rassure aussi. Et je comprends toute la confiance qu'elle a en nous tous, en notre force, celle qui nous pousse à nous protéger les uns les autres…
« Il nous faut rester groupés et solidaires, comme depuis toujours… » dis-je, en un simple constat
« Oui… » acquiesce-t-elle…
Et je sens son sourire dans sa voix.
Et je sais, que je vais pouvoir me reposer un peu maintenant.
Parce qu'il y a toujours, parmi nous, quelqu'un pour veiller sur les autres…
J'ai le droit de baisser la garde de temps à autre, le droit de me reposer sur les autres moi aussi…
« Bien… Je vais essayer de dormir un peu maintenant… »
Et je sais que je vais pouvoir dormir, dès que j'aurais rejoint Arthur dans notre lit.
« Prenez le temps Molly… Je vais retarder l'heure du réveil pour les autres… » me sourit encore Nally, en m'accompagnant dans la clarté du petit matin qui se lève.
« Merci Nally » murmure-je, avant de gagner ma yourte, et respirant à plein poumon l'air frais qui dissipe les dernières volutes de mes craintes...
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Draco
L'aube est claire et belle quand je sors de la yourte.
Je regarde autour de moi, admirant encore ce paysage qui sera toujours le plus beau de tous à mes yeux.
Parce qu'il a été le théâtre de mes premiers pas vers ma liberté…
Les premiers pas du vrai Draco Malfoy, celui qui sommeillait en moi depuis onze longues années…
« Déjà debout Draco ? » m'interpelle en souriant Madame De Paim… Snape… qui vient de me rejoindre dans ma promenade le long des arbres de la forêt.
« Oui, Madame. Mais j'ai bien dormi… Enfin, après le cauchemar… » lui réponds-je, en appréciant la douceur et la fraicheur de l'herbe humide de rosée, sous mes pieds nus
« Oh… » fait-elle simplement, en réglant son pas sur le mien.
« Oui… Mais c'était différent cette fois… C'était horrible, bien sûr, mais je n'étais pas seul pour me débattre dans ce cauchemar… » me sens-je obligé de préciser.
Et souriant à la vue d'une lapine qui file avec sa marmaille sous le couvert des arbres.
« Oh ! Bien ! » commente ma prof, avec un sourire qui m'encourage à poursuivre
« Oui… Les Weasley étaient là… Enfin, c'était une famille de belettes dans le rêve… Mais je sais que c'était eux. Et vous y étiez aussi, avec le professeur Snape » explique-je encore, en écartant la branche basse d'un arbre, de notre chemin
« Je suis heureuse que tu nous fasses assez confiance pour nous emporter dans tes rêves… » dit Madame Snape avec douceur et les yeux pétillants
« Et moi, je suis heureux que vous me fassiez confiance… » lui réponds-je, me rendant compte que je suis toujours étonné de la simplicité avec laquelle les membres de l'Ordre m'ont accepté parmi eux.
Enfin, excepté Maugrey, bien sûr... Mais je me charge de lui démontrer que je suis digne de foi...
« C'est tout naturel Draco… » affirme l'épouse de mon Parrain, en inclinant la tête vers moi.
Naturel…
Comment peut-elle dire que c'est naturel quand ce ne l'est pas pour moi, quand on sait comment j'étais jusqu'à présent…
Je ne sais pourquoi, mais cela me noue l'estomac de penser à cela…
Puis, je me souviens que je voulais lui parler à propos des réflexions qui me sont venues suite au souvenir des mois que j'ai vécu après la mort de Thilda
« Non, ça ne l'est pas… Je veux dire… J'ai été odieux et plus qu'infect… Je savais que mon père n'était pas quelqu'un de bien… Il me battait constamment quand j'avais 5 ans. Je le détestais alors et je ne voulais pas lui ressembler. La peur que j'avais de lui, d'être battu et humilié, ne justifie en rien que je me sois soumis à ses ordres. Que j'aie oublié en grandissant ce qu'il m'avait fait et que je ne voulais pas lui ressembler ! Que j'aie tout fait pour devenir comme il voulait que je sois ! J'aurais dû… J'aurais dû garder cela en mémoire, après tout, il me battait encore de temps en temps, et me détacher de lui bien avant aujourd'hui, au lieu d'en faire mon modèle et mon idole… » dis-je, tentant de lui expliquer pourquoi il m'est difficile d'admettre que l'on soit si gentil avec moi, que l'on m'accepte si facilement, quand j'ai du mal à accepter ce que j'étais avant…
Madame Snape se tourne vers moi, m'engageant à m'arrêter et à la regarder dans les yeux.
Elle me sourit avant de me dire avec douceur :
« Tu l'as gardé en mémoire Draco. C'était juste caché, pour pouvoir revenir le jour où tu serais suffisamment fort pour affronter la vérité et te rebeller. Tu n'aurais pas pu survivre sans cela… Tu aurais constamment été déchiré entre tes désirs et la réalité. Tu aurais désobéi et aurais été battu bien plus souvent et bien plus durement. Tu serais peut-être mort ou devenu fou à cause de cela… C'est ton instinct de conservation et de survie qui a parlé durant toutes ces années Draco… Et puis, souviens-toi de ce que Arthur a dit tantôt: L'important, c'est qu'aujourd'hui tu es ici et que tu puisses être fier de toi-même… »
Ce qu'elle dit me semble juste et fait écho avec ce que j'ai vécu cet été…
Combien de fois me suis-je retourné dans mon lit, partagé entre mes convictions passées et mon désir de rompre avec elles ?…
Partagé entre la haine que je commençais à ressentir pour mon père et Voldemort et la peur, la terreur que j'éprouvais à l'idée de leur déplaire… d'être battu à mort, d'être livré en pâture à Greyback...
Et puis, lors de la retenue, lorsque tout a été définitivement chamboulé par le comportement de Harry envers moi, lorsque tout a pris des proportions si effrayantes que j'ai cru en devenir fou et que j'ai voulu mourir…
Et maintenant… Cette difficulté que j'ai à me sentir stable dans mes émotions… Cette propension à osciller entre colère et euphorie, larmes et rires…
« Mmmm… Oui… C'est vrai que j'ai eu l'impression de devenir fou pendant la retenue… Et depuis, je n'arrête pas d'alterner entre le rire et les larmes… Est-ce que je vais retrouver un équilibre Madame ? » m'enquiers-je, un peu inquiet à l'idée de rester instable…
« Tu l'as trouvé Draco… La vie est ainsi faite, entre les rires et les larmes… Le bonheur et la tristesse… » me fait remarquer Madame Snape, avec ce sourire qui m'emplit toujours de confiance et de chaleur…
Rassurant…
Je réfléchis un cours instant…
Et je me fais la réflexion que je ne suis guère différent dans mes réactions, de Harry, Ron et Hermione… Eux aussi sont passés des larmes aux rires et des rires aux larmes depuis que je suis arrivé…
Et cela me rassure totalement.
Comme eux, je rebondis sur les évènements… Je deviens un Gryffondor, me dis-je… Et cela me fait sourire. Et me rappelle autre chose aussi, dont je ne peux m'empêcher de faire part à mon professeur, avec une certaine fierté et de la tendresse aussi…
« Oui. Vous avez raison. Et j'ai trouvé plus aussi. J'ai des amis et une famille maintenant… Enfin, presque… » déclare-je, me sentant sincèrement heureux à cette idée, même s'il persiste une pointe d'anxiété...
Petite... Minime... Infime pointe...
« Effectivement. Tu vas pouvoir partager tout cela avec eux maintenant… » confirme-t-elle dans un sourire chaleureux et satisfait.
Et cela achève de débloquer le nœud que j'avais à l'estomac depuis tantôt…
« Oui, c'est vrai… Mmmm… J'ai un peu faim… Je vais aller me faire quelque chose à manger… En voulez-vous Madame ? » dis-je, me sentant vraiment affamé soudainement.
« Je te remercie Draco, mais je me sustenterai plus tard… Ceci dit, Molly a préparé quantité de bonnes choses pour le petit déjeuner dans la grotte… Bon Appétit Draco ! » déclare ma prof, en fourrageant dans mes cheveux…
C'est un geste qu'un adulte n'a jamais eu pour moi et il me met encore plus en appétit…
Et le cœur en joie.
« Merci Madame… A tout à l'heure ! » lui dis-je avec un immense sourire
Et je prends le chemin de la Grotte, d'un pas guilleret et en sifflant…
Les mains dans les poches, les cheveux au vent…
C'est bon, de se sentir libre !
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Eh ben !
Pour cuisiner, elle a cuisiné Mme Weasley ! Il y a tellement de bonnes choses à manger que je ne sais que choisir !
Que prendre ? Saucisses ou Rognons ? Crêpes ou Beignets? Compote ou Marmelade ? Comment choisir quand votre estomac crie famine et que cela sent si bon !
Je me décide à goûter un peu de tout, quand Hermione entre à son tour dans la grotte dont j'ai laissé le rideau grand ouvert.
« Hello ! » fait-elle, enthousiaste et joyeuse
« Hello ! » réponds-je, sur le même ton.
« Je peux me joindre à toi ? » demande-t-elle, pour le principe, car elle se saisit déjà d'une assiette.
« Bien sûr ! » réponds-je, désireux quand même de lui communiquer que sa compagnie ne me dérange absolument pas…
Au contraire, je suis très heureux de partager ce repas avec elle. Très heureux aussi, de pouvoir faire davantage connaissance, hors du contexte qui m'a amené ici...
« Ne me dis pas que c'est toi qui as préparé tout cela ! » s'exclame hermione, l'air d'être complètement dubitative.
« Je ne le dirais pas… C'est Madame Weasley… » réponds-je, en lui souriant tout en nous versant deux bonnes tasses de thé fumant
« Oh ! Cela lui ressemble bien… » dit-elle alors, suspendant son geste et laissant la confiture de fraise des bois couler en tas sur sa crêpe.
Le ton de sa voix est un peu chagriné et je me tourne vers elle, sourcils froncés...
« Vraiment ? » m'enquiers-je, un peu curieux d'en apprendre davantage, sur cette femme généreuse et émotive.
Hermione étale sa confiture et replie délicatement sa crêpe, avant de placer un peu de bacon et un œuf au plat sur le coté opposé de sa grande assiette, qu'elle complète de deux toast beurrés.
« Oui… Madame Weasley cuisine toujours quand elle est angoissée… Je suppose qu'après la séance d'hier, il y avait de quoi l'être… » m'apprend-elle, avec gravité
Je considère de nouveau le monceau de nourriture, avec un autre œil cependant…
« Oui… Je le conçois… Je l'étais assez moi aussi… Enfin, tu en sais quelque chose… » dis-je, chuchotant presque au souvenir des moments les plus difficiles que nous avons partagés hier.
« Oui… » acquiesce-t-elle simplement.
Un petit silence s'installe et nous repoussons comme nous pouvons les nombreux plats et saladiers pour libérer un petit coin de la table, pour pouvoir nous asseoir et manger confortablement.
Puis, mû par le désir de rompre ce silence un peu appesanti par nos souvenirs désagréables, autant que par la reconnaissance que j'éprouve à son égard, je m'adresse de nouveau à elle.
« Je voulais te remercier Hermione… Tu m'as accueilli bien mieux que je ne l'espérais… Et tu m'as donné quelque chose qu'aucune fille avant toi ne m'a jamais donné : de la sincérité, de l'amitié et du réconfort…désintéressé » lui dis-je, sincèrement ému
« Mmmm… Oui… Je suppose que c'est une notion qui échappe à Pansy Parkinson… » me répond-elle, en me faisant un petit clin d'œil complice.
Nous pouffons tous les deux et je lui confie :
« Oh ! Ça ! C'est le moins qu'on puisse dire ! Je ne la supporte absolument plus ! »
« Cela ne doit pas être drôle tous les jours dans votre salle commune… » fait-elle remarquer avec une curiosité que je trouve finalement bien légitime.
Je m'empresse d'avaler la délicieuse bouchée de beignet à la marmelade d'orange amère que je mastique, pour lui répondre, tandis qu'elle-même porte délicatement sa fourchetée de bacon.
« Non… C'est même le contraire… Mais cela pourrait le devenir, je crois… » déclare-je, mû par le désir soudain de partager quelque chose, un secret, avec cette fille qui m'horripilait autrefois et qui, maintenant, me semble la meilleure des amies que l'on puisse avoir parmi la gente féminine…
« Oh ! Raconte… » s'exclame-t-elle, l'air aussi intéressé et curieux qu'un Kneasel*
« Quoi ? Tu fais partie des Miss Pipelettes en Chef maintenant ? Tu veux des ragots ? » dis-je, pour plaisanter et asseoir ma complicité avec elle.
« Draco ! Je ne colporte pas les rumeurs moi ! Je recueille juste des informations !… » s'exclame-t-elle, entrant dans le jeu en prenant un air faussement scandalisé et agitant un index menaçant, comme je l'ai vu faire hier avec Harry et Ron…
Et cela plus que tout, me confirme si besoin est encore, qu'elle m'a vraiment accepté en ami…
Et me conforte encore davantage dans mon désir de lui révéler ce que j'ai appris récemment de Théodore Nott…
« Bon… Ok… Alors écoute bien… Mais promets-moi de ne rien dire aux autres pour l'instant… » déclare-je, complice et solennel en même temps, en reposant ma tasse de thé sur la table.
« Oh ! Un secret ? » s'exclame-t-elle, fronçant les sourcils et prenant un air conspirateur.
Entrant complètement dans le jeu, je tourne la tête dans tous les sens, comme pour m'assurer que nous sommes bien seuls, puis je me penche vers elle et je lui chuchote :
« Oui… Et j'ai besoin d'un conseil… Voilà… Nott est amoureux… »
« Tu veux jouer les cupidons ? » chuchote-t-elle également et souriant à pleines dents, avant de finir sa crêpe.
« Bah… Peut-être… » réponds-je toujours sur le même ton, et reprenant nonchalamment une gorgée de thé.
« Et quel est le problème ? » demande-t-elle en haussant un sourcil
« Comment sais-tu qu'il y en a un ? » m'enquiers-je, étonné qu'elle ait deviné.
« Tu n'aurais pas besoin de conseils s'il n'y en avait pas… » me fait-elle remarquer avec logique, avant de nous servir une seconde tasse de thé.
« Oh ! Bien sûr ! Suis-je bête ! » m'écrie-je, à voix toujours basse cependant et me donnant un petit coup du plat de la main sur le front.
« Nan… Tu es un garçon… Les garçons sont toujours ennuyés quand il s'agit d'amour… » déclare-t-elle en me faisant un clin d'œil.
« Pas les filles ? » m'enquiers-je, haussant un sourcil interrogatif et dubitatif en même temps.
« Non… Du moins, la plupart du temps… Enfin, moins que les garçons… » assure-t-elle, en faisant un geste impatient, comme pour me signifier de passer sur le sujet.
« Moui… Mais en l'occurrence, il y a vraiment un Gros Problème ! » assure-je, chuchotant sur un ton qui n'admet pas qu'elle mette ma parole en doute.
« Lequel ? » demande-t-elle, vivement intéressée.
Une fois de plus, je tourne la tête en tout sens dans un simulacre de vérification que personne n'est à l'affût, mais je l'invite cette fois, elle, à venir coller son oreille très près de ma bouche pour lui murmurer, sous le couvert de ma main :
« Il est amoureux d'une Gryffondor… »
Hermione se redresse et hoche la tête d'un air entendu, puis elle se penche de nouveau vers moi.
« Oh !… Effectivement… C'est même un méga problème ça ! » commente-t-elle, avant de siroter son thé brûlant à petites gorgées prudentes.
Puis, la mine réjouie et curieuse, elle demande « Qui ? »
Je fais mine de réfléchir intensément et de jauger sa fiabilité
« Tu jures de ne rien dire hein ? » demande-je, en plissant les yeux, comme soupçonneux.
« Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !… » déclare-t-elle avec emphase, une main sur le cœur
« Hein ? » m'enquiers-je, sincèrement étonné.
« C'est une expression Moldue… Cela signifie que je le jure… » explique-t-elle, effectuant de nouveau le même geste impatient que précédemment.
« Ah ! Ok !… Bien…» dis-je, content d'apprendre une nouvelle expression, puis, après un nouveau rituel de vérification, je lui chuchote : « Ginny Weasley… »
« Non ! » s'exclame ma nouvelle amie en se redressant, l'air sincèrement surpris.
« Si ! » lui assure-je, confirmant mon affirmation avec force hochements de tête.
« Alors là ! C'est vraiment un Mega Gros Problème ! Il va falloir y réfléchir sérieusement… » affirme-t-elle à son tour, plus sérieuse que McGonagall elle-même
« Comme tu dis… » dis-je, en soupirant comme s'il s'agissait là d'une tâche Herculéenne…
********************
Severus
Un souffle tiède sur mon visage, puis deux lèvres douces qui effleurent les miennes.
Je garde les yeux paresseusement fermés et je murmure :
« Mmmm… Quel beau rêve… »
« Ce n'est pas un rêve… » murmure en retour la voix douce et tendre de Nally
« Les autres ne sont plus là ? » m'enquiers-je, cherchant sa joue pour la caresser du bout des doigts.
« Si… Mais ils ne peuvent nous voir ni nous entendre… » assure-t-elle dans un souffle
« Oh… La bulle… » fais-je, en ouvrant les yeux sur son regard océan
« Oui… La bulle… Bonne soirée ? » demande-t-elle, souriant et me piquant un baiser au bout de nez
« Excellente merci ! » souris-je en retour…
Elle s'est prolongée tard dans la nuit et nous avons non seulement échangé nos impressions concernant la séance, mais aussi évoqué des souvenirs et des anecdotes du passé…
Et nous avons rit surtout…
Beaucoup rit…
« Je n'y suis pour rien… » m'assure-t-elle
« Bien sûr que si… Si tu ne m'avais pas poussé à ôter mon masque… » dis-je, caressant maintenant sa taille
« Je n'ai pas eu beaucoup d'effort à faire… » fait-elle remarquer en fourrant son nez dans mon cou.
« Tu es revenue… » constate-je simplement
« Oui… » souffle-t-elle
« Je t'aime, Nally » lui dis-je, comme une vague d'amour me submerge
« Je t'aime Sev… » répond-elle en retour en se redressant pour planter son regard dans le mien.
Je cueille sa bouche et je la tire vers moi, pour que son corps épouse le mien et mes mains partent à la redécouverte de sa peau.
« Avons-nous encore un peu de temps ou dois-je prendre une douche froide ? » m'enquiers-je au bout de quelques minutes, mon désir d'elle embrasant mon bas ventre et mon cœur…
« Nous avons le temps… Et nous prendrons une douche ensemble plus tard… Chaude… » souffle-t-elle dans un sourire et ses mains invitant le drap à dénuder ma peau.
« Charmant programme… » souris-je, une main dessinant la courbe de son sein et mes lèvres parcourant son cou gracile.
« Tout à fait d'accord… » affirme-t-elle, enroulant ses jambes autour de ma taille, en une invitation sans équivoque…
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Draco
Tonks entre dans la grotte, au pas de charge, et s'avance sans cérémonie vers la table, souriante et claironnant :
« Salut Cousin ! Salut Hermione ! »
« Salut Cousine ! »
« Salut Tonks ! »
Elle se sert un verre de jus de citrouille, puis le pose pour prendre une assiette, mais dans sa précipitation, elle renverse son verre sur la table et le liquide dégouline aussitôt sur ma robe…
« Oh ! Flûte ! Désolée Draco… Je vais arranger ça… » s'exclame-t-elle, l'air confus et désolé.
« Ce n'est pas grave… Ce n'est pas un peu de jus de citrouille qui va me faire fondre et cela arrive d'être maladroit quand on est pas bien réveillé… » réponds-je, pour la rassurer…
D'un coup de baguette, je répare les dégats sur la table et sur ma robe.
« Alors je ne dois jamais être bien réveillée ! Parce que cela m'arrive constamment » me fait-elle remarquer en se seravnt un nouveau verre de jus de citrouille.
« Oh ! Ce n'est pas gênant pour une Auror ? » m'enquiers-je, étonné d'apprendre qu'elle est si maladroite.
« Bah… Non… Qu'est-ce que vous complotiez avant que j'arrive ? » demande-t-elle, sans fioriture, juste avant d'enfourner un morceau de crêpe fourrée à la compote de pomme dans sa bouche et mastiquant aussitôt avec énergie..
« Rien… » répondons-nous, Hermione et moi, affichant notre air le plus innocent.
« Oh ! A d'autres… Vous aviez de véritables mines de conspirateurs tous les deux quand je suis arrivée… » insiste-t-elle, haussant les épaules, d'un air de dire que nous ne pourrons pas la tromper.
Hermione et moi nous regardons et je vois, dans le regard d'Hermione, qu'elle a l'envie irrésistible de parler. Et j'ai beau faire des signes de dénégation, la traîtresse me lâche :
« Nott est amoureux… » déclare-t-elle, en souriant et en me faisant un clin d'œil.
« Hermione ! » m'écrie-je, scandalisé qu'elle trahisse si facilement notre premier secret…
« Bah… Elle ne dira rien… Motus et bouche cousue comme on dit chez les Moldus, n'est-ce pas Tonks ? » affirme-t-elle en se tournant vers ma cousine.
Celle-ci fait signe qu'elle se taira effectivement, mordant à belles dents dans un beignet cette fois. Puis, la bouchée avalée, elle demande :
« Nott… Le fils du Mangemort qui est à Azkaban ? »
« Oui… » répond Hermione, en piochant une grappe de raison dans la corbeille de fruits frais.
« Hermione ! » m'écrie-je encore, mettant mes poings sur les hanches pour bien signifier mon mécontentement… amusé…
« Relax Draco ! Tonks va pouvoir nous aider… » affirme Hermione, me faisant encore un clin d'œil..
Et je comprends qu'elle me donne l'occasion de partager quelque chose avec ma cousine, de lier connaissance avec elle, de façon sympathique…
Et cela me fait plaisir.
« Je ne vois pas comment elle pourrait ! » m'écrie-je néanmoins, un peu provoquant, pour amener Tonks à entrer dans notre conversation et prolonger le jeu auquel nous nous adonnons depuis tantôt avec Hermione.
« Je suis une spécialiste en histoire de cœur… Enfin… Tant que cela ne me concerne pas… » affirme ma cousine, s'attaquant maintenant à une assiette remplie d'œufs au bacon et de saucisses et demandant, la bouche à moitié pleine encore : « Alors ! Est-ce que je connais la jeune demoiselle ? »
« Hermione ! » m'écrie-je, devançant une intervention de mon amie.
« Mais je n'ai rien dit ! » se défend celle-ci, l'air proprement choqué
« Tu allais le faire ! » assure-je, sur un ton ferme, faussement menaçant et boudeur.
« Bon… Cela signifie que je la connais… Et comme je ne connais pas beaucoup de filles à Poudlard ces derniers temps, j'en déduis que c'est soit une jolie rouquine, soit une blonde délicate… » déclare aussitôt Tonks, me soufflant par sa rapidité pour réduire le champ des investigations.
« Allez ! Dis-lui Draco ! » me pousse Hermione, en me donnant une petite bourrade que je lui rends tout aussitôt.
Et cela me donne l'impression que nous sommes deux gamins chahuteurs, qui n'osent pas avouer une bêtise à leurs parents…
« Grumf… C'est la Rouquine Explosive… » finis-je par capituler en prenant un air contrit
« Eh Ben ! Il n'est pas sorti du Chaudron Baveur le gaillard !… Il n'a pas choisi la facilité… C'est tout bon pour nous ça ! » s'exclame ma cousine Tonks, l'air positivement ravie…
Cela me paraît bizarre…
« Vraiment ?… » m'enquiers-je, haussant un sourcil dubitatif, car je ne comprends pas ce qu'elle trouve de réjouissant.
Tonks hoche la tête, tout en avalant la dernière bouchée de son petit déjeuner pantagruélique.
« Ben oui… Il va falloir qu'il choisisse son camp et fasse preuve de courage ! Et même avec cela, ce n'est pas gagné du tout… Il va devoir se surpasser le bonhomme !… Il est comment ? » dit-elle ensuite, me surprenant encore car elle est arrivée aux même conclusions que moi, sans que cela ne semble la choquer…
Décidément, les membres de l'Ordre ont vraiment l'esprit ouvert…
Enfin, à part Maugrey Fol Œil bien sûr…
Mais lui, c'est un cas à part…
Bon, c'est vrai aussi que je doute que les Weasley prennent la nouvelle de façon aussi cool si je la leur annonçais maintenant… Mais bon… Eux, c'est normal, c'est leur fille et sœur qui est concernée…
« Plutôt mignon… » répond Hermione à la question de Tonks.
« Plutôt effacé et taciturne… » réponds-je quant à moi.
« Mignon, effacé et taciturne… Et on sait quoi d'autre sur lui, à part que son paternel est à Azkaban ? » demande encore ma cousine, se servant maintenant une belle portion de salade de fruits…
Par Merlin ! Elle a un estomac sans fond ma parole !
« Rien… » lui réponds-je, déçu moi-même par la pauvreté des renseignements que je peux fournir.
« Bien sûr que si Draco ! » assure Hermione, levant son nez, puis commençant à énumérer, en faisant mine de compter sur ses doigts : « Il a de bonnes notes, même s'il n'est pas le premier de la classe… Il est persévérant et il n'apprécie pas Pansy Parkinson… Je dirais même, qu'il la déteste cordialement ! En juin dernier, il a eu l'air plutôt content quand il a su que son père était à Azkaban… Il a eu ce geste qu'il a toujours quand il est satisfait, à la lecture de son arrestation dans la gazette du sorcier. Et… »
« Comment peux-tu savoir tout cela ? » l'interromps-je, étonné des faits qu'elle énonce sur un ton ferme et sûre d'elle-même.
« Observation Draco, Observation… » me répond-elle l'air faussement condescendant, avant de se tourner de nouveau vers Tonks pour continuer : « Et il n'apprécie pas non plus Brandburgy. J'ai surpris son regard sur lui, l'autre soir, quand tu t'es accroché avec le petit blond Draco… Il y a eu une brève lueur flamboyante de colère dedans…Mais ça, c'est sans doute parce que ce petit sournois, s'en est pris à Ginny il y a quelque temps… Nott a dû l'apprendre… Voilà !… »
Ma cousine prend un temps de réflexion, puis elle nous regarde tour à tour, Hermione et moi et nous déclare :
« Mmmm… Il faut le tester l'animal… Vérifier ses convictions et ses intentions concernant la guerre… »
« C'est ce que je pensais faire… » lui apprends-je, heureux qu'elle soit d'accord avec moi, une fois de plus.
« Alors tu pensais bien Cousin.. » m'affirme-t-elle, en me donnant une tape amicale sur l'épaule.
« Ok… Je vais m'y coller alors… » assure-je, en souriant.
« Oh ! Ne fais pas cela sans moi ! » s'exclame Hermione, se tournant vivement vers moi.
« Si tu es là, ça va foirer… » lui assure-je, l'air contrarié et boudeur
« Non… Parce qu'il ne me verra pas… Ecoute… Nous y réfléchirons après Halloween… Apparemment, bien qu'il ne fasse pas partie de ma Maison, je le connais bien mieux que toi, du moins, dans ses réactions… Et puis, nous pourrons aussi demander à Madame Snape ce qu'elle en pense… » déclare Hermione, déterminée à participer à l'aventure…
Ce qui me réjouit bien sûr !
« Je n'osais pas le faire… » confie-je, un peu contrit.
« Eh bien il faut oser Draco ! » s'écrie-t-elle me menaçant de son fameux index
« Ok… Je le ferais… En attendant, je vais aller me baigner dans la crique… » déclare-je, me levant aussitôt pour m'exécuter.
« Nous venons avec toi ! » s'exclament les filles…
Et je suis ravie qu'elles aient pris cette décision…
Voilà une matinée qui s'est fort bien engagée pour moi !
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Harry
« Oh ! C'est bon ça ! Continue mon cœur ! » murmure-je dans un soupir de satisfaction, à Ron qui s'occupe agréablement de moi depuis que nous sommes réveillés, il y a trois minutes exactement.
« Mmmm… Cela me plairait bien mais je ne vais pas pouvoir… » me souffle-t-il dans le creux de l'oreille, provoquant un frisson tout le long de ma colonne vertébrale…
« Pourquoi ? » m'enquiers-je, déçu.
« Tu n'entends pas ? Quelqu'un approche… » m'assure-t-il, relevant la tête vers moi.
Je me redresse et tends l'oreille vers l'extérieur.
« Oh ! Merde ! Je suis bon pour la douche froide moi ! » m'écrie-je, un peu rageur contre l'importun…
J'étais si content que Draco ait eu la discrétion de s'éclipser dès son réveil et si bien dans les bras de mon Ron !
« Moi aussi Bébé, moi aussi… » affirme Ron… en s'allongeant sur le dos de telle façon que je peux effectivement constater l'état de ses…attributs masculins…
« Merde ! Le lit ! » m'écrie-je encore, affolé à la pensée que quelqu'un puisse nous surprendre, ensemble dans le même lit et avec une érection d'enfer…
A peine ai-je prononcé ces mots, que le lit se sépare en deux…
« Suffisait de demander… J'aurais seulement préféré ne pas être au milieu au moment où le matelas s'est séparé… Heureusement qu'il était par terre, sinon je me serais pris un bon gadin… » constate Ron, grimaçant et se frottant le dos, tout en se réfugiant sous les couvertures de son nouveau lit.
« Désolé » dis-je, camouflant du mieux possible l'état de mon entrejambe, car les pas approchent dangereusement.
« Pas grave… » murmure-t-il, adoptant lui aussi, la position la plus innocente possible.
« Salut les gars ! Je dérange ? » claironne Charly en ouvrant grand la porte.
« Nan… Salut Charly ! Bien dormi ? » lui répondons-nous en coeur.
« Si l'on considère que les jumeaux ont eu une idée lumineuse en plein milieu de la nuit et qu'ils ont chuchoté durant des heures pour mettre au point leur nouvelle farce… Non !… » déclare-t-il, en fourrageant dans sa tignasse mal coiffée.
« Désolé… » fais-je, mais satisfait au fond de moi, car je me sens vengé d'avoir été dérangé dans mes agréables activités physiques matinales…
« Mmmm… Ça ira… J'ai connu pire… Malfoy n'est pas avec vous ? » dit-il, regardant autour de lui, comme pour s'assurer qu'il n'a pas manqué de voir Draco en entrant.
« Ben il a dormi ici mais il s'est réveillé avant nous semble-t-il… Pourquoi ? » lui répond Ron.
« Je voulais juste le prévenir que les jumeaux le cherchent pour tester leur nouvelle trouvaille… » nous renseigne Charly
« Oh ! Bah laisse tomber… » dit Ron, appuyant ses paroles d'un geste nonchalant.
« Ce n'est pas très gentil ça Ron… » fait remarquer son frère aîné.
« C'est leur façon de l'intégrer à la famille… Nous en avons tous fait les frais… A son tour… » explique Ron, que je sens sincère dans sa déclaration.
« Moui… Vu sous cet angle… Bon… Je vous laisse… Oh ! Les gars… N'oubliez pas de vous occuper de vos attributs masculins avant de sortir… Il y a des jeunes filles dehors… » déclare finalement Charly en éclatant de rire juste avant de sortir…
« Idiot ! » ne peut s'empêcher de lui crier Ron, bien que Charly ne puisse déjà plus l'entendre…
« Ouais… S'il ne nous avait pas dérangés, il n'y aurait plus lieu de s'en occuper de nos attributs masculins… » renchéris-je, boudeur.
« Ça c'est vrai bébé ! Mais c'est trop tard maintenant… A la douche froide ! » s'exclame Ron, se levant et me soulevant du lit pour m'entraîner sous la douche.
« Grumpf… » réponds-je dans une tentative de protestation mais empêché de le faire, puisque sa langue est déjà dans ma bouche…
Et je devine que la douche ne sera pas froide…
Au contraire, elle sera même chaude…
Très chaude…
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* Kneasel = Fléreur
Cette créature féline très intelligente peut détecter les personnes louches ou peu recommandables. Cependant lorsqu'un Fléreur s'attache à un sorcier ou une sorcière, il devient un excellent animal de compagnie. Le Fléreur a une fourrure fournie, de grandes oreilles, et la queue d'un lion
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…Titre du prochain chapitre: Espions Traqués...
…Votre avis m'intéresse vivement…
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