Avant de commencer, je suis désolée d'avoir traîné pour poster les chapitres suivants. Je n'ai Internet, aujourd'hui je squatte chez mes grands-parents. ^^' J'écris quand même grâce à mon bloc-note, mais je ne peux rien poster sans connexion... Voilà, j'espère que le Dieu de la connexion voudra bien être gentil avec moi dans pas longtemps...
Je ne possède pas Inazuma Eleven Go.
Chapitre 25
Hein ? Nous allions affronter la Royal Academy ? Mais comment était-ce possible ? Le Cinquième Secteur avait-il le droit de changer les règles, comme ça ? Riccardo dut deviner ma perplexité car il s'expliqua :
- Le Cinquième Secteur se réserve tous les droits.
Je serrai les poings. Alors en plus de régir le football, et ainsi de rendre malheureux tous les joueurs, le Cinquième Secteur avait le droit de faire tout ce qu'il voulait ?! L'injustice me nouait le ventre. Ce n'était vraiment pas mon genre de détester des gens. J'avais plutôt tendance à voir le bien partout. Mais là, je ne pouvais pas m'en empêcher, je détestais cette organisation. Cependant ce n'était pas très logique : je n'avais rien contre les impériaux... Étais-je en train de devenir paradoxale ?
En relevant les yeux, je m'aperçus que Mme Hills était en train d'être réconfortée par M. Evans. Jude Sharp était parti. Ca aussi, ça m'énervait. Comment un joueur tel que Jude Sharp, qui était réputé pour adorer le football, pouvait être un partisan du Cinquième Secteur ? Je commençai sérieusement à me demander s'il existait une quelconque logique dans ce bas monde... Alors que je commençai à ruminer de sombres pensées, Ever posa sa main sur mon épaule, me ramenant ainsi à la réalité. Elle sourit et déclara :
- Peu importe si Jude Sharp n'est pas dans notre camp. Nous sommes une équipe unie, nous l'emporterons, quelque soit l'adversaire !
- Ever a raison ! l'approuva Riccardo en se tournant vers l'équipe. Nous gagnerons ce match ! Et pour cela, je pense que développer une nouvelle tactique spéciale nous aidera beaucoup.
- Surtout que la défense de la Royal Academy est réputée pour être redoutable ! ajouta Gabi.
- Exact ! reprit notre capitaine. Pour franchir cette défense, je ne vois qu'une seule solution : le Tonnerre Ultime !
Des murmures s'élevèrent parmi les anciens de l'équipe. Le Tonnerre Ultime... Cela devait être une de leurs anciennes tactiques, car je n'en avais jamais entendu parler. Mais elle devait être puissante, si Riccardo la jugeait capable de percer la défense de la Royal Academy ! Je me tournai vers Arion, et faillis éclater de rire en voyant sa tête. Il avait ouvert des yeux ronds et sa bouche ressemblait à celle d'une carpe, c'était trop drôle ! Riccardo pouffa en l'apercevant, puis expliqua :
- Le Tonnerre Ultime est une tactique consistant à créer un passage dans la défense adverse. Nous formons deux lignes, deux joueurs de chaque côté, et un attaquant avance au milieu. Nous nous faisons des passes, et ensuite c'est au tour de l'attaquant d'envoyer le ballon vers les défenseurs adverses. Le ballon alors rempli d'énergie fait reculer les défenseurs, c'est de là que vient le nom Tonnerre Ultime.
- Le hic, continua Michael, c'est que le ballon est tellement rempli d'énergie qu'il devient quasiment impossible à renvoyer...
- Il faut qu'on essaye ! les encouragea Arion, des étoiles dans les yeux.
- Allez les gars ! insistai-je. Si on s'entraîne dur, je suis certaine qu'on peut y arriver !
Prise d'un élan soudain, je me penchai et tendis ma main devant moi. Je regrettai aussitôt, et s'ils me trouvaient trop faible pour me suivre ?! J'aurais peut-être dû laisser les autres gérer le moral de m'équipe, mais je ne sais pas, j'avais envie d'aider ! Mes doutes fondirent comme neige au soleil quand Riccardo posa sa main sur la mienne, immédiatement imité par Arion, Ever, Adé, et tout le reste de l'équipe.
- On va gagner ! s'écria Riccardo.
- OUAIS ! cria tout le monde, moi y compris, en choeur.
Nous commençâmes aussitôt l'entraînement. Je passai un quart d'heure à m'entraîner au dribble, avec Arion, puis Ever vint me trouver et nous travaillâmes sur notre technique en duo. Ce sera une technique de tir, et à chaque essai nous nous améliorions. Je croyais que je pouvais affirmer sans crainte de me tromper qu'elle serait prête pour le match contre la Royal Académie. Au bout d'une heure, Riccardo nous héla et nous le rejoignîmes au centre du terrain.
- Bien, maintenant on va passer au Tonnerre Ultime ! décida notre capitaine.
Nous hochâmes la tête. Ceux qui avaient déjà travaillé sur cette tactique se mirent en place, et Riccardo nous donna des instructions à nous les nouveaux. Le garçon aux cheveux gris me mit dans la formation, j'étais la deuxième joueuse à renvoyer le ballon. En revanche, Ever n'y était pas. Quand je lui demandai pourquoi, Riccardo répondit :
- Parce que je veux qu'elle essaye de renvoyer le ballon. Tu voudras tenter, toi aussi ?
Moi ? Oh, ça non ! Certes, j'avais déjà marqué, mais de là à prétendre que j'étais capable d'être le pillier d'une telle tactique... Je devais rester réaliste : je n'en étais pas capable. Je déclinai l'offre de Riccardo en le remerciant, et allai à ma place. Le premier à essayer de renvoyer le ballon fut Michael. Je pigeai très vite le truc ; quand Gabi me faisait la passe, je devais concentrer mon énergie afin de faire la meilleure passe possible au joueur suivant, Adé. Je me concentrai le plus possible, et fis une passe parfaite.
- Joli ! me complimenta Adé en la renvoyant à son tour.
Je rougis et le remerciai. Le dernier joueur avant Michael, Arion, eut le ballon, et enfin ce fut à Michael de jouer. Toutes nos énergies étaient rassemblées dans le ballon, je pouvais sentir la puissance d'ici. Mais j'avais confiance en Michael, j'étais certaine qu'il était capable d'y arriver ! Michael, concentré à son paroxysme, frappa dans le ballon. Il grimaça, ça ne devait pas être évident. Très vite, il lâcha prise, et chuta. Le ballon fut envoyé en direction de M. Evans, qui le rattrapa sans problème, il n'était pas l'un des meilleurs gardiens de but au monde pour rien.
- Tout va bien, Michael ? s'inquièta notre coach.
- Oui, oui... nous rassura l'attaquant à la peau mate. Je ne me souvenais pas que c'était aussi hard, ça va être chaud !
- Je peux essayer ? demanda Ever.
- Bien sûr ! répondit M. Evans.
Nous refîmes la même chose. Je réussis de nouveau ma passe, même encore mieux que la dernière fois, mais le résultat fut le même qu'avec Michael, même si Ever avait tenu un peu plus longtemps que ce dernier. Nous ré-esseyâmes plusieurs fois, et malgré mon refus Riccardo me fit tout de même essayer. Riccardo prit ma place dans la formation. Dés que Gabi eut passé à son meilleur ami, je me mis à courir. Déjà, rien que se caler sur le rythme des passes c'était loin d'être simple ! Je réussis cependant à me caler sur leurs passes, et fus en place à temps. Le ballon arriva vers moi. Dés que je le réceptionnai, je manquai de tomber à la renverse. L'énergie folle dégagée par le ballon me parcourut les jambes, et se répendit dans tout mon corps, me paralysant à moitié. Je ne devais pas me laisser faire comme ça ! Je résistai, et réussis à lever mon pied. Hélas, quand je frappai le ballon, il ne bougea pas, j'étais tellement occupée à résister à l'énergie que je n'avais plus la moindre force physique ! Mon pied glissa sur le ballon, et je m'étalai au sol. Je savais que je n'en étais pas capable ! Ils ne m'avaient pas écoutée, et voilà, je leur ai de nouveau prouvé que je n'étais pas aussi douée qu'ils le pensaient !
Nous continuâmes pendant une vingtaine de minutes, sans arriver à rien. Et la demi-finale qui avait lieu après-demain... Je ne voyais pas du tout comment nous pouvions faire. Alors que les autres cherchaient une solution, je me tenais inconsciemment à l'écart. Nous connaissions quelqu'un qui serait sans doute assez puissant pour y arriver. Mais allait-il être d'accord ? C'était quand même de Victor dont il s'agissait... Est-ce que je lui parle d'abord à lui ou d'abord à l'équipe ? Après quelques instants de réflexion, j'optai pour la deuxième solution. Je ne savais pas quand j'allais revoir celui qui faisait battre mon coeur, alors...
- Je pense que Victor en serait capable, lâchai-je comme si cette idée venait juste de me traverser l'esprit.
Tout le monde se tourna vers moi comme un seul homme. Ils me regardèrent tous fixement, si bien que je finis par rougir. Bah quoi, je n'avais pas raison ? Avais-je encore dit une bêtise ? C'était malin ça, la prochaine fois je me tairais ! A ma grande surprise, Arion approuva mes dires au lieu de les décrédibiliser :
- Elle a raison, il serait parfait pour ce rôle !
- Hé les gars, intervint Eugène, vous ne croyez pas que vous vous emballez un peu ? J-je veux dire, Victor est quand même un impérial, malgré le fait qu'il nous a aidé lors du match contre la Foi-Toute-Puissante...
- Peut-être, commenta Arion, pourquoi je suis prêt à lui faire confiance quand même. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai l'intuition qu'il aime vraiment le foot, je suis sûr qu'il va finir par nous rejoindre !
Je n'en croyais pas mes oreilles. Je croyais être la seule à nourrir ce genre d'espoirs ! Quelque part, ça me faisait du bien de savoir que je n'étais pas la seule à avoir cette opinion, ça lui donnait un peu plus de crédibilité d'une façon ou d'une autre. J'ouvris la bouche pour dire à Arion que j'étais d'accord avec lui, mais je fus coupée par Michael :
- Réveille-toi, Arion ! s'énerva l'attaquant. On n'est pas dans un monde de Bisounours ! Victor est un impérial, point barre, alors arrête de te faire des films ! La seule chose à laquelle ça te sert, c'est à tomber de haut quand la vérité te reviendra en pleine face !
- Michael, tu devrais te calmer, intervint Wanli. Arion a le droit d'avoir son avis, quand même...
- Et moi je n'ai pas le droit d'avoir le mien, peut-être ?!
- Je n'ai jamais dit ça ! se défendit Wanli.
Michael leva les yeux au ciel, ignorant les appels de notre coach. Soudain prise d'une inspiration folle, voire à la limite suicidaire, je courus après lui. Il se dirigeait vers les vestiaires, il avait sans doute l'intention de se changer et de partir. Je piquai un sprint et le rattrapai.
- Fous-moi la paix Yuki, ordonna t-il d'un ton froid.
Je me rendis alors compte de quelque chose qui me semblait évident, maintenant : quelque chose n'allait pas. Quelque chose, qui, je pensais, n'avait rien à voir avec le football et le match d'après-demain. Son visage abordait une expression neutre, mais j'arrivais à distinguer les signes de nervosité. Mère faisait la même chose : elle avait tellement l'habitude de cacher toutes ses émotions que j'étais obligée de les deviner. A force, j'avais développer un talent pour détecter les sentiments des gens, en plus de celui de repérer les mensonges.
- Michael, si tu as un problème, tu peux m'en parler, tu sais, tentai-je.
- Quoi ?! s'écria t-il, ne s'attendant sans doute pas à ce que je le perce à jour.
Lancée, je ne le laissai pas continuer :
- Je peux voir qu'il y a quelque chose qui te tracasse, et j-je... On est amis, alors si tu as envie de te confier à quelqu'un, je suis là !
Il resta impassible quelques secondes, semblant se demander comment il devait réagir. Oh non, et si je m'étais trompée ? Si j'avais eu l'air complétement idiot ? Si il perdait la maigre estime qu'il devait avoir de moi ?! J'aurais peut-être dû jouer les carpettes, ça m'allait bien comme rôle finalement...
- Ca se voit tant que ça ? finit-il par demander.
A moitié soulagée car je n'avais pas dit de bêtises, a moitié inquiète pour lui, je secouai la tête. Qu'est-ce qui pouvait bien lui arriver ? Rien de grave, j'espérais...
- Non, le rassurai-je, c'est juste que ma mère passe sa vie à cacher ses émotions. Alors j'ai appris à lire entre les lignes, en quelque sorte, m'expliquai-je. Mais après, tu n'es pas obligé de m'en parler si tu ne veux pas, je ne te force pas...
- C'est bon, je vais te le dire... Par contre, tu promets de ne pas te moquer de moi, hein ? Beaucoup pourraient me reprocher de m'inquièter juste pour ça...
- Promis, jurai-je, me demandant ce quel problème pouvait-il avoir pour qu'il me demande une chose pareille.
- En fait, mon chien est malade. Il va de plus en plus souvent chez le véto, et comme il commençe à être vieux, j'ai peur qu'il meurt, avoua t-il, l'air à la fois triste et gêné, il avait laissé tomber son masque sans émotions apparentes. Je sais, c'est bête de se faire du mourron pour ça, mais...
- Tu rigoles ! le coupai-je. C'est une excellente raison de se faire du soucis ! Ce n'est pas stupide du tout ! Je suis désolée pour ton chien, j'espère qu'il va guérir !
Il dut voir sur mon visage que j'étais sincère, car il sourit, et pas un de ses sourires sarcastiques qu'il nous servait à tout bout de champ lors des entraînements, non, mais un vrai sourire, même si celui-là était un peu triste. En même temps, ça aurait été étonnant que ce ne soit pas le cas... Le pauvre, j'espère vraiment que son chien va guérir, ça ne doit pas être facile de perdre un animal... Ca ne m'était jamais arrivé, Jewel n'ayant que 2 ans, mais je pouvais très bien l'imaginer, ce n'était pas très compliqué. Je pressai son épaule en signe de soutien et continuai :
- Je te soutiens, Michael. Mais ça ne sert à rien de t'isoler. Si tu est à cran, je te conseille la boxe contre l'oreiller. Je sais, dis comme ça c'est bizzare, le devançai-je en le voyant ouvrir la bouche, mais je te jure que c'est super relaxant quand tu as envie de te défouler !
Michael ne dit rien pendant quelques minutes, puis chuchota :
- Merci, Yuki...
- C'est normal, entre amis, souris-je.
Nous retournâmes auprès des autres. Michael s'excusa, les autres acceptèrent ses excuses une fois la première surprise passée, et nous nous entraînâmes encore un petit quart d'heure. Quelques joueurs me demandèrent même ce que je lui avais dit pour qu'il revienne s'excuser, mais j'éludai la question à chaque fois. J'étais sûre de moi en pensant que Michael n'aimerait pas du tout que je parle de son chien à l'équipe. Une fois l'entraînement fini, je saluai tout le monde et rentrai chez moi. Je pensai un peu à l'animal de Michael, j'espérai de tout mon coeur qu'il allait guérir. Puis, histoire de ne pas finir la journée déprimée, je me mis à penser à autre chose.
Une fois rentrée chez moi, je fis immédiatement les quelques exercices de maths et de français que j'avais à faire, préparai mon sac et mes vêtements pour demain, et m'assis sur mon lit. Que pouvais-je faire, maintenant ? Mon regard parcourut ma chambre, et s'attarda sur le placard où je rangeais les albums photos. Pourquoi pas, après tout ? Ca faisait longtemps que je ne les avais pas regardé. Je passai donc une heure à tous les regarder, me remémorant de nombreux souvenirs que ma mémoire avait commencé à enfouir. Mais j'avais oublié la photo. Celle que je pouvais toujours pas regarder, située dans le dernier album, celui où je mettais les photos les plus chères à mon coeur. Lorsque j'arrivai à la page où elle était, je restai paralysée. Ma joie fondit immédiatement, remplacée par une tristesse infinie. Je refermai vivement l'album et le rangeai avec les autres, mais le mal était fait. Moi qui voulait ne pas finir cette journée déprimée, c'était un échec sur toute la ligne !
Je me jetai sur mon lit et entourai mes genoux de mes bras, comme quand j'étais petite. Comme à chaque fois que je revoyais la photo, j'étais incapable de verser la moindre larme, mais étais tout de même envahie d'un profond désespoir. Ca faisait 5 ans, maintenant. Je me souvenais encore de lui, pourtant. A mon grand désespoir, la photo avait été abîmée, cachant son visage, que j'avais oublié. Mais je me rappelais encore de son prénom, de sa voix, de tout le reste le concernant... Et aussi, bien entendu, de la manière dont il avait disparu. C'était la blessure que je cachais au monde. Seul Mère était au courant de son existence. Ce n'était pas plus mal, je ne voulais pas embêter les autres avec ça. Il était mort, et rien ne pouvait le ramener. Je me souvenais du jour de sa mort comme si c'était hier...
