Bonsoir à tous !
Voici enfin la suite, malgré un léger retard.
Les choses bougent et j'espère que les changements de comportement des personnages vous paraîtront logiques. Je ne veux pas faire de simples caricatures, tout le monde peut faire ses choix.
Bonne lecture et merci pour les reviews.
Disclaimer : Harry Potter est à J.k. Rowling, Audrey est à moi.
Chapitre 25 : Des choix déterminants
- Qu'est-ce qu'un Horcruxe ? demanda Sirius, intrigué.
Harry haussa les épaules. Audrey lui en avait très brièvement parlé dans le train, mais elle était restée évasive, car elle avait préféré être loin de toute oreille indiscrète pour en parler.
Maintenant qu'ils étaient attablés dans le salon au 12 Square Grimmauld, ils pouvaient parler plus calmement. Les trois sorciers s'étaient mis à l'aise, sortant les bouteilles de bierraubeurre.
C'est Audrey qui parla la première, ses yeux dorés scrutant les réactions des deux autres, tandis que sa langue goûtait l'appréhension qu'ils exhalaient par toutes les pores.
- Le livre traite de la façon de créer un Horcruxe, expliqua la demi-basilic. Pour faire simple, il s'agit d'un objet dans lequel un sorcier dissimule une partie de son âme. Il existe un sort, que je refuse de révéler, qui permet d'extraire un fragment de son âme déchirée. L'unique moyen de mutiler son âme est de commettre un meurtre, puis d'extraire le fragment et de le sceller dans l'objet en question.
- C'est ignoble, grimaça Harry.
- C'est bien pire que ça, poursuivit sa servante. C'est un acte absolument contre-nature, puisqu'un Horcruxe est l'inverse d'un être vivant. Si une âme peut survivre sans corps, comme le font les fantômes, l'Horcruxe est immédiatement détruit si l'objet le contenant l'est également.
Sirius était dégoûté par l'idée de fractionner son âme. Au vu de la famille sombre qu'il avait et du fait qu'il avait baigné dans la magie noire depuis son enfance, il en fallait beaucoup pour le choquer. Cependant, il voulait savoir à quoi ça servait exactement.
- C'est un moyen d'accéder à l'immortalité, poursuivit-elle. Tant qu'une partie de l'âme d'un sorcier reste ancrée dans ce monde, il ne peut pas mourir. Chaque Horcruxe ancre une personne dans ce plan, empêchant son âme de se rendre ailleurs. Une âme est censée rester entière et cette division va tellement à l'encontre des lois de la nature, que l'esprit d'un mort restera aussi uni qu'il le peut. Tant qu'une personne dispose d'un Horcruxe, il reste vivant. Enfin, je pense qu'une telle existence est si abominable, que la mort semble préférable. Le fait d'exister sous une forme spirituelle incomplète ne mérite pas d'être qualifiée de vie.
- Je suppose qu'il y a des risques, demanda Harry. Ce serait trop facile, sinon.
- Selon Herpo, chaque division affaiblit l'âme et le potentiel magique. Si une personne fracture trop son esprit, les conséquences peuvent être terribles. Entre les crises de folie et les risques de diviser sa puissance magique au point d'en devenir un cracmol, le prix à payer est très élevé. Pour cette raison, l'auteur recommande de ne pas aller au-delà de deux Horcruxes.
Tous étaient plongés dans un mutisme profond. Alors que la pendule tictaquait, Harry releva la tête.
- Il en a fait, c'est ça ? demanda t-il, plus sur le ton de la résignation que sur celui de l'interrogation. C'est pour ça que Voldemort est toujours en vie, il a fait des Horcruxes.
La femme hocha la tête, confirmant les pires pressentiments de Harry.
- Il en a fait plus que deux. Etant donné son potentiel, ainsi que son obsession pour l'Arithmancie, j'estime qu'il ambitionnait d'en faire sept.
Sirius s'étouffa et moucheta la nappe de whisky pur feu. Fallait-il que Jedusor ait si peur de la mort pour qu'il aille aussi loin sur le chemin de l'abjection.
- Comment supposes-tu ça ? demanda le brun avec une voix étranglée.
- Par quelques calculs simples. Au delà de quatre Horcruxes, l'âme est irrémédiablement mutilée et ses tessons sont désormais incapables de communiquer entre eux. Une personne qui n'aurait fait qu'une seule division saurait au plus profond de lui même si son fragment était détruit, la douleur serait plus terrible que le pire doloris. Dans notre cas, Voldemort n'a même pas ressenti la destruction de ses fragments, ce qui confirme mes doutes. En plus, sept est le chiffre le plus puissant. Lui même disait ...
- Il n'y a pas de bien ou de mal, coupa Harry en se souvenant de sa discussion avec l'abomination qui habitait le crâne de Quirrell en première année. Il n'y a que le pouvoir et ceux qui sont trop faibles pour le rechercher.
Sirius hocha la tête, l'air grave. Jamais il n'avait paru aussi sérieux de toute sa vie.
- Fort heureusement, nous avons déjà détruit deux d'entre eux, poursuivit Audrey. J'ai détruit celui dissimulé dans le diadème perdu de Serdaigle, caché dans la Salle sur Demande et tu as détruit le journal intime, il y a deux ans.
- Alors, comprit Sirius, le venin de basilic peut détruire les Horcruxes. Cependant, si tu dis vrai, il reste encore cinq fragments à trouver.
- Mais ils pourraient être n'importe où ! explosa Harry. Ca pourrait être des morceaux de verre, des boites ou je ne sais quoi !
Sirius éclata de rire.
- Je pensais que tu connaissais ce mégalo, ajouta t-il en essuyant une fausse larme. Tu imagines Voldemort, ce fou furieux dont l'ego touche presque la lune, dissimuler sa si précieuse âme dans de vulgaires breloques ? Ses Horcruxes sont dissimulés dans des objets précieux ou dont la symbolique est extrêmement forte.
Harry hocha la tête, convaincu de cette idée. La discussion sur les Horcruxes tourna court, lorsque Kreattur frappa à la porte.
- Que veux-tu ? aboya Sirius.
L'elfe de maison se renfrognât lorsqu'il entendit le ton de son maître, mais il avança tout de même.
- Maître, la fidélité de Kreattur va au véritable Serpentard, dit-il en s'accrochant à Harry, alors Kreattur va tout vous dire. Kreattur a entendu votre conversation et si votre volonté est de détruire le Seigneur des Ténèbres, alors Kreattur vous aidera.
- Viens en au fait, s'il te plait, demanda gentiment Harry.
La servile créature sembla se détendre, ses oreilles semblables à des ailes de chauve souris se levant légèrement.
- Kreattur sait où se trouve l'un des Horcruxes du Seigneur des ténèbres, dit-il en sortant un lourd médaillon d'argent d'une des poches de sa taie d'oreiller crasseuse.
Tout le monde bondit à la vue de l'objet, alors que Sirius semblait bouillir intérieurement à l'idée que son elfe ait gardé quelque chose d'aussi abject.
- Maître Régulus avait demandé à Kreattur de le détruire, mais Kreattur a échoué. Pardonnez-moi maître ! dit-il en se frappant la tête contre la table.
- Arrêtes, demanda Sirius avec pitié. Dis-nous comment mon frère à obtenu cet objet.
Tandis que Kreattur contait la tragique fin de Regulus, le Mangemort repenti, Drago Malefoy était en pleine conversation avec sa mère.
Sa seule parente en vie lui importait beaucoup, au point qu'il n'imaginait pas pouvoir continuer sans sa présence.
Malgré la rude éducation qu'il avait reçue, faisant de lui l'héritier parfait pour les Malefoy, Drago n'était pas que l'insensible adolescent qu'il affectait être en public.
La visite qu'il avait reçue il y a peu de temps lui avait fait froid dans le dos et il tenait à en discuter avec sa mère.
Les deux aristocrates blonds s'étaient retrouvés dans un des petits salons de l'immense manoir dont il venait d'hériter et qu'il répugnait à quitter. Il y avait ses souvenirs, ses habitudes et il n'imaginait pas s'en séparer. S'il avait su que sa mère se sentait profondément solitaire et malheureuse, mais qu'elle restait ici seulement pour le bien être de Drago, il aurait immédiatement fait ses valises.
- Que faisons-nous, mère ? demanda t-il avec inquiétude, regardant sa mère qui feignait la confiance pour le rassurer.
- Les choses sont simples, il n'y a pas d'alternatives, comme la neutralité, possibles pour nous. Soit nous acceptons, soit nous refusons. Dans ce cas, nous pouvons protéger les lieux avec de nouveaux enchantements de Gringotts et nous pouvons demander de l'aide au seigneur de ma maison.
Drago grimaça. L'idée de laisser des gobelins aller et venir dans les halls de la maison de ses ancêtres au sang-pur le débectait, tout comme l'idée de solliciter une protection à Sirius Black, qui le pousserait à être cordial avec Potter.
En parlant de ça, Potter avait bien changé depuis qu'il était accompagné de sa servante.
Le brun semblait plus assuré, plus puissant et n'avait plus cherché les ennuis. C'était Drago qui multipliait les provocations et ce dernier se rendait compte qu'il ne pouvait plus agir en dégradant sa dignité de Lord. Ses menaces vaines et creuses ne faisaient que lui attirer inimitié et rires narquois, comme s'il n'avait pas les moyens d'accomplir ses ambitions. Il devait changer son attitude, pour être plus digne de la noble et ancienne maison Malefoy, ainsi que pour être digne d'être un Serpentard.
Il poussa un soupir et se rendit compte que Potter méritait bien son titre de Lord Serpentard. Il agissait d'une façon qui aurait fait honneur à Salazar.
Il prit sa décision. Il ne serait pas le meilleur ami du balafré, mais il essayerait d'être cordial avec lui.
Drago échangea ses idées avec sa mère, qui le conseilla du mieux qu'elle pouvait.
- Tu es sur de ce que tu fais, Drago ? demanda Narcissa. Il n'y a pas de retour en arrière possible.
- Mère, je pense que c'est le meilleur choix. Ce ne sera pas le plus facile, mais il ne sera pas dit que je me comporterais comme un lâche. Sans vouloir être un Gryffondor, je pense qu'il faut faire certains sacrifices pour conserver un minimum de dignité.
Narcissa savait qu'elle quittait la voie intermédiaire et qu'elle allait suivre celle d'une de ses sœurs. Bellatrix était fidèle au Seigneur des Ténèbres, elle était crainte, respectée et avait une position élevée dans l'ordre dissout. Seulement, l'idée d'être aussi servile et fanatique que cette folle qui l'effrayait par moments. Andromeda avait été bannie de la famille, mais elle avait vécue une vie heureuse, avec un homme qu'elle aimait réellement. Ce n'était pas comme avec Lucius, qu'elle avait fini par l'apprécier, suite à son mariage arrangé durant lequel elle avait fini par l'apprécier.
Narcissa contempla les flammes qui dansaient dans l'âtre et se décida. Dès demain, elle écrirait une lettre à son cousin Sirius.
- Drago, appela t-elle avec inquiétude. Que lui diras-tu ?
- La même chose que je vais vous dire, mère, affirma t-il avec une détermination rarement vue chez lui. Je ne compte pas être marqué comme un animal, ni même embrasser les robes de ce sang-mêlé.
