Petit blabla : La semaine dernière, je disais joyeux Noël, et cette semaine... c'est bonne année ! Plein de bonheur, tout ça, des bisous et du champagne ( bon pas pour moi je supporte pas l'alcool amis osef u.u ) En tout cas, je suis désolé de vous dire que je n'ai toujours pas reçu les petits personnages en cadeaux donc ils ne m'appartiennent pas. J'espère que de votre côté, vous avez en tout cas passé de bons moments ! Autrement, j'ai le plaisir de vous dire que je dois avoir huit chapitres d'avance à peu près, et toujours pas le début d'une fin... mais elle va arriver, je vous jure, un jour où l'autre ! En attendant, voilà quelques réponses de reviews :

harriet : Awwwwnn merci tellement, je suis contente qu'il te plaise !

mamy 83 : Aaaaah, je ne saurais jamais comment te remercier assez, alors voici un nouveau chapitre ( et moi non plus, je sais toujours pas comment ça va se finir )

Voilà voilà ! Bon chapitre à tous, et encore bonne année !


Caché derrière une étagère – enfin, j'étais plutôt simplement accoudé derrière des livres -, j'observais avec attention mon Oméga. J'avais limité l'expansion de ma magie et de mon âme de manière à ne pas le déranger, et, il fallait bien l'avouer, pour pouvoir le regarder sans qu'il ne se rendre compte de ma présence. En fait, j'étais tout simplement curieux de savoir comment se débrouillait Harry avec Severus.

Cela faisait une bonne semaine, exactement neuf jours qu'il avait commencé à travailler avec mes Mangemorts tous les jours, et même si mon Oméga me racontait comment se passait ses journées, l'observer directement n'était pas la même chose.

Enfin, visiblement, Severus avait réussi à mettre de côté ses… rancœurs pour le père de Harry, puisqu'il parvenait à rester avec lui, dans une même pièce, penché au dessus d'un livre, et ce, depuis plus de trois heures sans qu'il n'en viennent aux mains – ce qui n'avait pas été le cas de la première fois.

Un sourire à la fois désespéré et amusé effleura mes lèvres lorsque je me remémorai comment mon Oméga était rentré comme une furie dans mon bureau, trois jours auparavant.

J'étais tranquillement en train de travailler sur des plans du Ministère quand une tornade avait fait irruption, me faisant sursauter. J'étais assez pris dans mes papiers, et si j'avais bien senti une petite irritation du côté de mon Oméga, je n'y avait pas réellement fait attention – après tout, je savais qu'il était avec Severus, et je savais également que les choses pouvaient être… explosives entre eux.

Cependant, je devais bien avouer que s'il y avait une chose à laquelle je ne m'étais pas attendue, c'était bien celle-là. Parce que, tout de même, voir Harry rentrer dans mon bureau, la magie crépitante, suivi de Severus qui avait passé la porte dans un tourbillon de robe, ce n'était définitivement pas quelque chose que l'on voyait tous les jours.

Après des piques et des piques de sarcasmes, j'avais finalement compris de quoi leur problème retournait, et, par Merlin, pendant un instant, j'avais cru me trouver entre deux gosses qui se battaient pour un morceau de pomme. Je m'étais mordu l'intérieur de la bouche pour ne pas rire - ou déprimer, je n'étais toujours pas sûr -, bénissant le fait que mon Oméga soit trop occupé par foudroyer mon Mangemort des yeux pour s'en rendre compte. Néanmoins, leur dispute avait été, de mon avis, assez… mémorable. Et dire que tout cela avait été causé par un malheureux chaudron.

Je revins sur terre en secouant la tête pour chasser ces souvenirs, me concentrant à nouveau sur mon Oméga qui tentait tant bien que mal de suivre les explications du professeur de potions. Je voyais bien Severus prendre sur lui pour ne pas envoyer le livre dans la tête de Harry, mais de là où je me situais, je pouvais également affirmer que mon Oméga faisait des efforts.

Et Severus le remarquait aussi.

Et je pouvais dire que ça l'agaçait de voir qu'il s'était trompé sur Harry. Oui, le maître de potions détestait avoir tord.

J'en étais là dans mes pensées et observations lorsque mon Oméga demanda prudemment.

- Hum, pro – Severus ?

- Oui ?

- Tom n'a raconté que vous aviez crée une potion pour lui rendre son apparence normale. Comment est-ce que ça a pu être faisable ? Je ne savais pas que l'on pouvait réussir à faire ça.

Même d'où j'étais, je pus voir Severus se redresser pourtant imperceptiblement, comme à chaque fois que l'on abordait avec lui ce qui touchait à des potions d'un niveau assez avancé.

- Et bien, pour régler les problèmes d'apparence, la potion de base prise par la plupart des sorciers et sorcières est la potion de beauté. Ce sont principalement des adolescents qui la prenne pour camoufler et régler l'acné, grâce au Bubobulb. Cependant, dans le cas de Tom, c'était quelque chose de beaucoup plus compliqué qui ne pouvait pas se modifier par une simple potion de beauté, et ce, même si elle était prise à intervalle régulier. Les tissus de sa peau étaient abîmé en profondeur et paralysés, ce qui empêchait toute régénération cellulaire, commença par expliquer Severus.

Accoudé contre mon étagère, j'écoutais le tout avec la plus grande attention, et mon Oméga avait l'air totalement passionné par ce que disait mon Mangemort. Il fallait bien avouer que Severus, lorsqu'il parlait de potion en dehors de ses cours, semblait devenir quelqu'un de totalement différent.

- A cause de ces tissus paralysés, il fallait prendre une base différente d'une potion de beauté classique. Celles-ci sont crées en utilisant principalement des ailes de fées.

- Des ailes de fées ? S'étrangla Harry.

- Oui, des ailes de – par Merlin, Potter, pas des ailes de fées vivantes ! Ce sont les mues de leurs ailes que nous récupérons.

- Donc on ne les tue pas ?

- Mais si, bien sûr, nous en faisons même de la chair à pâté, dit mon Mangemort, sarcastique, et cela piqua ma magie un instant. Évidemment, que nous ne les tuons pas ! Les fées sont une part existentielle de l'écosystème magique. Enfin, au lieu d'utiliser leurs ailes, il fallait donc commencer par soigner la paralysie des tissus de son hypoderme. Une idée, peut-être ?

- … Il a fallut utiliser une potion anti-paralysie comme on trouve au chemin de traverse comme base pour la potion ? Hésita mon Oméga.

- Il fallait une potion de meilleure qualité, renifla Severus, mais oui, c'est cela. Le problème était que l'utilisation de cette potion ne permettait pas aux tissus de son hypoderme de reprendre immédiatement leur force, et il était donc nécessaire de la coupler avec une solution de force, sauf que la poudre d'ongle de Griffon se stabilise mal avec les ingrédients de la potion anti-paralysie. Mais, les crins de licornes présents dans la potion de beauté, s'il l'on en met une quantité suffisante, permettent de pallier au problème. Après, il était simplement nécessaire d'accorder les trois potions aux ingrédients de la potion Capillours, en modifiant les quantités et les qualités des ingrédients ainsi que la magie insufflée à la potion.

- La magie ?

- Oui, la magie. En cinq ans de cours, Potter, j'ose espérer que vous avez au moins retenu cela !

Je ressentis tout à fait clairement le malaise qui habita soudainement mon Oméga, et visiblement, par le simple fait de l'avoir vu détourner les yeux, mon Mangemort compris également la non-réponse de Harry.

- Par pitié, Potter, dites-moi que vous plaisanter…

- Comment voulez-vous que le sache ? S'exclama-t-il, sa voix partant légèrement dans les aigus. C'est pas comme si quelqu'un me l'avait dit !

- Mais c'est l'évidence même !

- Ben pas pour moi !

Severus poussa un profond soupir en se massant les tempes, mais je décidai de me montrer, n'appréciant pas tellement le mélange de culpabilité – culpabilité pour quoi, par Merlin ? - et de déception envers lui-même qui habitait mon Oméga.

- Hum, hum, fis-je, relâchant ma magie et mon âme.

Le garçon se retourna immédiatement vers moi, ses émotions négatives disparaissant instantanément, et un grand sourire éclaira ses traits. Il tenta de le maîtriser en se rendant compte de sa réaction, mais cela ne fit que m'amuser légèrement.

- Tom ? Qu'est ce qui vous amène ?

La question de Severus me sortis de la contemplation de mon Oméga et je tournai la tête vers lui.

- Et bien, je voulais juste te rappeler que nous allons devoir faire rapidement le point pour la rentrée.

Il était vrai que j'aurais pu simplement lui transmettre le message par la marque, mais je n'avais pas résisté à l'envie de passer voir mon Oméga.

- Je pensais passer demain, mais nous pouvons faire cela aujourd'hui, si vous préférez.

- Non, non, dis-je en faisant un vague geste de la main, demain après-midi me convient parfaitement.

J'allais m'apprêter à ajouter quelque chose lorsque la porte de la bibliothèque s'ouvrit brutalement, et un de mes Mangemorts déboula à toute vitesse, avant de s'arrêter à deux rangées de nous, tentant de reprendre maladroitement son souffle. Instinctivement, je m'étais placé de manière à masquer mon Oméga : après tout, je ne l'avais toujours pas présenté au reste de mes Mangemorts, sentant, je ne savais pas réellement comment, que ce n'était pas encore le bon moment.

- Les… Les Malfoys ont été… attaqués… L'Ordre du Phoenix a lancé une offensive contre eux, et le Manoir est encerclé !

L'information ne mit que quelques millièmes secondes à atteindre mon cerveau, et, immédiatement, je me tournai vers Severus.

- Retrouve Rodulphus et Rabastan, ainsi que Bella, et récupérer les Mangemorts du troisième Cercle. Toi, dis-je en m'adressant au Mangemort qui nous avait prévenu, va récupérer les Portoloins qui donnent l'accès aux jardins du Manoir Malfoy.

Le jeune adulte hocha la tête avant de repartir à toute vitesse alors que Severus avait transplanté, et je me retournai vers mon Oméga qui me regardait avec une pointe de panique dans ses yeux verts. Je l'attrapai rapidement par la taille, le remettant sur pied d'un geste, et nous fit transplanter dans notre chambre d'une simple pensée.

- Chaton, attaquais-je d'emblée, il va falloir que tu restes ici pour le moment. Je ne peux pas prendre le risque de t'amener avec moi chez les Malfoys, et il serait trop dangereux que tu restes à te balader dans le Manoir sans que aucun de mes Mangemorts du premier Cercle ne soit présent. Il est toujours possible que cela soit un piège, et même si je suis plus que confiant dans les protections du Manoir, on est jamais trop sûr de rien. Et puis, je risque de devoir partir pendant plusieurs heures, je ne sais pas exactement combien de temps, mais cela risque de durer quelque peu et -

- Tom !

Le léger cri de mon Oméga m'interrompit et ne me rendis compte qu'à cet instant de l'inquiétude qui l'habitait, bien que je le voyais tenter de la refréner dessous de nombreuses couches de fausse assurance.

- Je… je vais tenir sans toi, dit-il après un léger balbutiement, relevant des yeux fermes dans les miens. Il faut que tu ailles aider les Malfoys, je sais que ce sont des puissants sorciers, mais s'ils ne sont que trois face à l'ordre du Phoenix, et encore, je suis pas certain que Malfoy – enfin, Draco, soit capable de se battre réellement et – enfin tu devrais y aller et je – juste, si tu réussi à te blesser, je te tue.

J'eus un léger instant de flottement avant d'avoir un léger rire, qui s'accentua lorsque je vis Harry se renfrogner. Sur un léger coup de tête, j'attrapai son visage entre mes doigts vivement pour lui donner un profond baiser. Mon Oméga gémit brutalement avant de se couler contre moi, et je sentis vaguement sa queue de chat entourer nos deux corps alors que je caressais ses pommettes de mes pouces.

Il y avait quelque chose de différent de d'habitude, un peu comme si Harry voulait me retenir, mais que d'un autre côté, il voulait me voir partir pour que je revienne le plus tôt possible. C'était toujours incroyable à quel point sa magie pouvait être expressive lorsque nous échangions un simple baiser.

Néanmoins, je finis par relâcher doucement les lèvres de mon Oméga, rouvrant les yeux, et déposa un léger baiser sur son front.

- Ne fais pas de bêtises, lui murmurais-je, avant de transplanter, faisant taire l'inquiétude qui commençait déjà à me ronger l'estomac.

C'était quelque chose à laquelle je ne m'étais pas encore habitué, et je n'étais pas sûr d'y parvenir un jour. Réapparaissant au dehors des barrières de protection du Manoir, je vérifiai en quelques gestes que tout était bien en place, et que personne de mal attentionné ne puisse les franchir. Il m'étais déjà arrivé d'avoir un ou deux Mangemorts, hum, déserteurs, et j'avais appris de ces échecs. Aussi, si auparavant, seules les personnes avec la Marque pouvaient rentrer dans le Manoir, j'avais modifié les barrières, et depuis, et bien, je n'avais plus eu de problèmes. Je m'assurai toutefois une dernière fois d'avoir bien scellé la chambre que je partageais avec Harry – il était au courant de cette mesure, après tout, je préférais éviter une crise – et transplantai au Manoir Malfoy, espérant pouvoir en finir avec cela rapidement.