Réponses aux RAR à la fin du chapitre
Chapitre 25 : Un amour retrouvé et un couple atypique
Sitôt la porte de l'appartement franchie, les deux hommes se jettent l'un sur l'autre comme deux affamés, prouvant à n'en pas douter, que l'envie de l'autre n'est pas l'apanage du plus expérimenté des deux. Les langues retrouvent vite leur marque, s'emmêlant avec voracité l'une dans l'autre, sans jamais vouloir se séparer. C'est peu dire que le besoin de l'autre les pousse à dépasser leur capacité à tenir en apnée.
Et après la bouche, la mémoire du corps et des gestes fait son office. Les mains de Sosûke se sont instinctivement ancrées sur les hanches d'Ichigo. Pourtant, elles n'ont pas eu besoin de le coller à lui, le jeune homme s'étant cramponné de lui-même au corps plus grand. Accroché comme une ventouse, il a enroulé ses bras autour du cou du brun, tenant en danseuse sur la pointe des pieds, sans espoir de desserrer sa prise. Les mains qui sont posées sur lui commencent à bouger, glissant comme une caresse sur le jean, pour atteindre les fesses qu'elles pelotent avec bonheur. Un régal, à en croire le gémissement appréciateur qu'Ichigo lâche dans la bouche de Sosûke lorsque les doigts se mettent à malaxer la chair dodue. A pleines mains, le brun les remonte, incitant par ce geste Ichigo à enrouler ses jambes autour de sa taille.
Pour Sosûke, le jeune homme ne peut être plus près de lui. Suspendu comme un koala, il compte le conduire plus facilement vers sa chambre. C'est sans compter la ténacité d'Ichigo à monopoliser sa bouche, ce qui l'empêche de se repérer dans son propre couloir. Heureusement qu'il connait son appartement par cœur. A cette difficulté s'ajoute une autre, et de taille. Ichigo s'est mis à se frotter contre lui, exacerbant son érection déjà bien présente et les faisant tanguer comme deux ivrognes. Pas facile de marcher avec un poids qui ne cesse de gesticuler, tout en ayant la gaule.
Enfin en vue de la porte qu'il avait laissée ouverte, il accélère le pas pour pénétrer dans la pièce, puisque qu'il sait que rien ne lui fera plus obstacle. Il se laisse tomber sur le lit en mettant sa main droite en avant pour amortir leur chute. Dès que le dos d'Ichigo entre en contact avec le matelas moelleux, il dénoue ses jambes, redonnant plus de liberté à Sosûke. Ce dernier n'hésite pas à en profiter. Il peut s'affranchir des lèvres pour plonger dans le cou et le sucer la peau fine. Il a retrouvé son amant et compte bien le marquer aux yeux de tous. Un geste de propriété qui n'a pas l'air de chagriner Ichigo.
La vérité, c'est que celui-ci est bien trop pris dans le plaisir de frotter son entrejambe contre celle du brun, au point qu'il vient arquer son dos qui se décolle par moment du matelas. Et surtout que les choses ne vont pas assez vite à son goût. Le besoin sexuel lui donne des ailes et, avec toute l'audace de sa jeunesse et la dextérité du travailleur manuel, il s'attaque à la ceinture qui ne lui résiste pas deux secondes. Éberlué, Sosûke qui œuvrait à lécher avec application le cou offert à sa bouche, se retrouve avec un pantalon ouvert une main flattant son érection.
- « Serais-tu pressé ? »
- « Oui. Tu as décidé de me torturer avec ta langue, je prends les choses en mains. Et j'aime bien ce que je touche là », répond le rouquin avec un sourire en canaille.
Décidément, son amoureux semble avoir mûri et ne plus être aussi passif avant. Pas que ça le gêne, mais s'il continue à le masturber avec autant d'adresse, Sosûke va venir dans son pantalon. Il n'y tient pas, question d'hygiène. Il se mord la lèvre inférieure, pour retenir un gémissement indécent et ferme les yeux quelques instants, vacillant entre se laisser faire ou reprendre les choses en mains.
- « Laisse-moi… ôter mes vêtements…. », parvient-il à déclarer.
- « Très bonne idée ! »
Ichigo relâche brusquement son sexe, puis le repousse sans douceur. Il bondit sur ses pieds et commence, lui aussi, à se débarrasser de ses vêtements qui volent un peu partout. Ahuri par sa vivacité, Sosûke se contente de le regarder. Il a maigri, mais pas assez pour ne plus être à son goût. Il a toujours cette ligne élancée, cette chute de reins qu'il veut viscéralement soumettre. Il ressort de ses pensées au moment où le jeune homme s'apprête à enlever son boxer, alors que lui n'a même pas commencé son effeuillage. Pour gagner du temps, il dégrafe les deux boutons du haut de sa chemise, en écartant le col rond de son pull, et ôte les deux d'un coup. Son pantalon est déjà sur ses chevilles et Ichigo à genoux devant lui pour abaisser son slip et l'aider à se dépêtrer des deux vêtements.
Le rouquin se remet sur ses pieds, alors même que Sosûke pensait qu'il le sucerait. D'ailleurs, la surprise lui fait passer à côté de l'air coquin du plus jeune, qui ni une, ni deux, le pousse sur le matelas, avant de venir le surplomber.
- « Tu es tout à moi ! », lance Ichigo avec un air gourmand.
Sosûke ne s'attendait pas être dominé. Pour faire bonne mesure, il prend en coupe le visage qui le surplombe et l'attire avec force vers lui. Le baiser est batailleur, et lorsque les deux hommes se séparent, un filet de salive les relie le temps qu'il disparaisse, lapé par la langue mutine du rouquin. Sosûke est subjugué par cette nouvelle facette de son amant. Il fait passer ses mains de sa tête à sa taille, cherchant à obliger le rouquin à s'étendre sur lui, pour ensuite d'un roulé-boulé reprendre le dessus. La manœuvre échoue. Le jeune homme est en roues libres et ne compte pas se laisser soumettre à nouveau. D'ailleurs, il hoche la tête de droite à gauche, souriant comme on lance un défi.
- « Tu ne veux plus te coller à moi ? », susurre la voix hypnotique, alors que les mains vicieuses cherchent encore à saisir l'insaisissable garnement.
- « Nan, j'ai une bien meilleure idée. »
- « Qui est ? »
Ichigo le fixe encore un instant, faisant durer le plaisir. Un peu trop. Pour une fois, Sosûke use de sa force supérieure à celle du rouquin, pour le renverser habilement et le plaquer sur le matelas, le dominant de toute sa stature.
- « Ehhh ! C'était pas censé se passer comme ça ! »
- « Je n'en doute pas une seconde. Je reprends les rênes, tu n'y vois pas d'inconvénient ? »
- « Bien sûr que si… mmm… »
Un rien machiavélique, Sosûke vient de se coucher sur le corps gigotant de son amant. La rencontre de leurs deux érections immobilise le plus jeune qui se perd dans la sensation de friction, qu'en bon tourmenteur, Sosûke alimente en bougeant de bas en haut avec une lenteur de tortionnaire.
- « Quelque chose à ajouter ? »
- « Mmm… tu perds rien pour… mmm… plus vite… »
- « Quelle impatience, amour. Nous avons toute la nuit. »
La bouche est recouverte, l'empêchant de répondre. Les bras sont relâchés pour lui permettre de bouger, ce qu'il se hâte de faire en posant ses mains en appui sur les fesses pour venir écraser l'autre corps sur lui. Sosûke continue pourtant à onduler, mais c'est insuffisant pour Ichigo. Les rêves érotiques qu'il n'a cessés d'avoir chaque nuit après le départ du brun l'ont laissé insatisfait. Maintenant, il est dans ses bras et peu importe qu'il n'ait pas pu jouer avec ce corps, plus précisément avec une partie bien dure de ce corps. Il est prêt à se soumettre encore et encore. Il veut se libérer entre ses mains ou dans sa bouche, ça lui est égal. L'essentiel, c'est qu'il le fasse sien encore une fois. Cette idée tourne en boucle dans sa tête, l'éloignant soudainement de cet instant spécial, pour le ramener dans un état proche de celui dans lequel il végétait au plus fort de sa déprime.
- « Je ne veux pas que ce soit encore un de ces foutus rêves… », finit-il par lâcher d'une voix sanglotante.
Sosûke fronce les sourcils. Il délaisse l'oreille qu'il était reparti explorer et fixe son regard sur les iris ambre qu'il découvre embués et presque clos.
- « Ichigo ? »
Il répète le nom et enfin, Ichigo ouvre grand les yeux.
- « Ichigo, je ne suis pas un rêve. »
- « Je suis désolé, Sosûke » Désormais, les larmes coulent sur ses joues, sans qu'il puisse les arrêter. Une partie de lui sait qu'il est en train de se ridiculiser devant l'homme qu'il aime. Une autre sait que c'était inéluctable puisqu'il ne fait que sortir de sa dépression. Et une troisième, plus lubrique, a toujours envie de prendre son pied. « Si tu savais comme tu m'as manqué… »
- « Je le sais, Ichigo. Le manque que tu ressens, je l'ai aussi vécu. »
- « Je suis ridicule », fait Ichigo en essuyant ses larmes de ses mains.
Sosûke saisit sa main et la retourne faisant apparaitre la cicatrice sur le poignet qu'il embrasse en fixant Ichigo dans les yeux.
- « Tu ne l'es pas. Tu as toutes les excuses et je n'en ai aucune. Je me suis laissé dicter par mes émotions. Mais je vais me faire pardonner en te faisant l'amour toute la nuit pour rattraper le temps perdu. Je vais te faire jouir comme jamais. »
- « Prouve-le », défie le rouquin en affichant un sourire lumineux.
Et aussitôt, il pousse un cri de pur bonheur. Sosûke semble décidé à tenir ses promesses et à passer à la vitesse supérieure. Il a plongé sa bouche sur son téton droit et enroulé sa main autour de sa queue, enserrant la base pendant quelques secondes, avant d'y appliquer des frottements lents sur toute la longueur. Ichigo gémit à ne plus pouvoir s'arrêter, sa tête dodelinant d'un côté puis de l'autre. Les dents qui croquent le petit appendice de chair sur son torse sont un calvaire et lorsque la langue de Sosûke vient les lécher, il se retrouve au supplice. Et la main qui monte et qui descend, de plus en plus vite, comme le plaisir qui croit en lui.
Pourtant, les mouvements s'arrêtent le temps d'un grondement de sa part. Le temps, pour le brun de relever sa jambe pour accéder à son anus. Comme beaucoup d'autres dans sa position, Ichigo sent une sorte de fébrilité l'envahir. Un mélange d'envie et d'appréhension. Cette impression duale qui vous fait rechercher ce moment et le redouter en même temps. Le premier doigt est inséré avec tant de douceur, qu'il s'en aperçoit à peine. Le deuxième, il le sent passer. La grosseur n'est pas aisé à ignorer, encore moins les mouvements d'étirement qu'il implique. Voilà pour le désagrément.
Prendre son mal en patience. Jusqu'à ce que la sensation de nirvana se diffuse dans votre corps. Jusqu'à oublier l'instant d'avant. Jusqu'à…
- « Aah ! »
Jusqu'à ce que Sosûke mette le doigt dessus. Lui aussi n'attendait que ça. Voir ce corps si tentant trembler sous lui et trembler pour lui. Il appuie encore et se repaît d'admirer cet homme qui est désormais le sien. Il enlève ses doigts et se met à genoux, le torse redressé. Il saisit un oreiller au-dessus de la tête d'Ichigo et l'embrasse au passage.
- « Lève tes fesses. »
Le jeune homme obtempère et vient reposer ses fesses sur le coussin moelleux. Sosûke lui écarte les jambes et s'immisce entre elles. A l'aide de sa main, il guide son sexe vers le petit trou fripé. En appui sur un bras, il pousse son sexe à l'intérieur, progressant avec lenteur en suivant les stigmates de douleur sur le visage d'Ichigo.
Lorsqu'il s'est enfoncé jusqu'à la garde, il patiente, épiant le moindre signe du jeune homme qui semble se détendre en soufflant et en expirant assez fort, aidé par les frictions sur sa queue érigée. Il tente de bouger de lui-même, arrachant un grondement à Sosûke.
- « Viens », lui lance-t-il entre deux respirations laborieuses.
Le brun est lancé, sortant puis revenant, sortant de nouveau et revenant taper contre la prostate d'Ichigo qui exulte son plaisir par des cris, des gémissements, des suppliques plus ou moins compréhensibles. Les râles du plus vieux sont une douce musique aux oreilles d'Ichigo, un son qu'il n'a jamais réussi à reproduire dans ses rêves.
Pour bouger avec plus d'aisance, Sosûke écarte un peu ses jambes et s'offre ainsi la plus belle vue qu'il soit, celle de sa queue glissant entre ses deux joues musclées, et de cette verge qui tressaute en cadence. La vision d'Ichigo dans les brumes du plaisir, couplée à la voix gémissante, le fait accélérer encore le rythme de ses poussées. C'est tellement serré à l'intérieur qu'il pourrait jouir sur le champ. Mais il veut encore faire durer le plaisir de le pilonner, fort et profond. Il reprend de plus belle, agrippant les hanches et délaissant le sexe qui ne demande qu'à se libérer. Ichigo glisse sa main et commence à se branler à une vitesse vertigineuse, jusqu'au point de non-retour. Le dos cambré, il libère des jets de semence blanchâtre sur son ventre. Sosûke donne encore quelques coups mais l'étau autour de son sexe le fait éjaculer à son tour.
Il s'effondre dans les bras accueillants d'Ichigo qui après plusieurs minutes, lui murmure comme une provocation :
- « Pas mal pour un premier round, Aizen-san. »
Bien qu'à peine descendu de son orgasme, le brun relève la tête pour regarder son coquin d'amant. Un sourire vient ourler ses lèvres lorsqu'il répond comme une menace :
- « Tes fesses vont prendre cher, amour. »
Un peu plus tôt, en début de soirée, Zaraki arrive en bas d'un bâtiment d'aspect moderne. Il regarde autour de lui et s'avoue agréablement surpris. Lui qui s'attendait à voir du béton à perte de vue est conquis par la pléthore de végétaux. Pas quelques bosquets et un ou deux arbres plantés pour bien faire. Non, les concepteurs ont parfaitement réussi à intégrer les tours modernes dans des espaces verts de belle dimension, alternant parcs où il doit être agréable de se promener en toute saison, aires de jeux pour les enfants et espaces clos dédiés à mettre en avant l'expertise des jardiniers de la ville de Karakura.
Il est devant la grande entrée vitrée. Il tape le code communiqué par Aizen, avant d'entendre le clic signifiant le déverrouillage de la porte. Il la pousse et pénètre dans le hall gigantesque. Il repère tout de suite sur la gauche les deux ascenseurs, et appuie sur le bouton d'appel. Instantanément l'un des deux ouvre ses portes. Il entre et appuie sur la touche 5.
Arrivé au cinquième étage, il découvre trois portes. Une face à lui et deux de chaque côté, ce qui l'amène à penser que les appartements doivent être spacieux vu que le bâtiment est plutôt grand.
Il se plante devant la porte numéro 2 et presse la sonnette. Il entend des bruits de pas et suit des yeux le battant de la porte s'ouvrir.
- « Ouais, c'est pour… ? »
La question reste figée sur les lèvres de Grimmjow qui s'attendait à la visite de l'un de ses deux voisins. Le digicode à l'entrée étant inviolable, il s'est dit que c'était forcément quelqu'un de l'immeuble.
- « TOI ? Putain, mais tu fais quoi ici ? Qui t'a donné mon adresse ? »
- « J'ai apporté le dîner », répond Kenpachi en levant un sac à hauteur des yeux du bleuté.
Celui-ci le regarde avec des yeux exorbités.
- « Je m'en tape de ton dîner ! Qui t'as donné mon adresse ?... mais au fait, comment t'as pu entrer en bas ? »
- « Ton pote le brun m'a tout refilé. Bon, je peux entrer ? »
- « Le brun ? Sosûke ? »
- « Je connais pas son petit nom, mais c'est le petit copain d'Ichigo. »
- « Quelle enflure ! »
La colère fait perdre toute raison à Grimmjow. Il ne réalise même pas que Zaraki a d'ores et déjà glissé son pied dans l'embrasure de la porte, et qu'au moment où il voudra la refermer, il en sera incapable.
- « Bon, c'est pas que je me les gèle, mais j'aimerais entrer pour réchauffer le dîner. »
- « Il est pas question que tu rentres chez moi ! », crache le bleuté et claquant violemment la porte qui, comme prévu, reste ouverte.
- « Putain, enlève ton pied ! »
La montagne de muscles ne semble pas vouloir bouger d'un millimètre. Pire encore, elle reste sans réaction, excepté ses yeux noirs qui fixent avec précision le bleuté, qui commence à craindre de ne pouvoir s'en débarrasser. Soupirant presque de défaite, il tente de la raisonner.
- « Ecoute mec, j'ai passé une soirée, non une semaine de merde. J'suis pas d'humeur, tu piges ? Alors, toi et ton dîner, si vous pouviez rentrer gentiment chez toi. »
- « Si tu veux, tu peux me parler pendant que je réchauffe le dîner. Moi, j'ai rien contre. J'suis pas trop parlote, mais je peux écouter. J'ai l'habitude, j'ai une adolescente à la maison. »
Grimmjow a dépassé tous les stades de l'ahurissement. D'ailleurs, il est bord de la crise de larmes, ou de nerfs ou de rire, c'est selon. Dans son esprit en ébullition, il est en train de se monter un vaste de plan impliquant un mauvais karma et une vengeance particulièrement vicelarde qui lui foutrait dans les pattes cet énergumène qui s'avère aussi collant que les pommes d'amour vendues lors des foires et dont il raffole.
- « Tu lâcheras pas l'affaire ? », demande-t-il à tout hasard.
Le hochement de tête négatif finit de l'achever. Il ouvre la porte en grand et tourne les talons. Zaraki s'empresse de rentrer et referme derrière lui. Il le suit dans le petit couloir jusqu'à ce que l'autre tende le bras sur la droite en lançant : « La cuisine est là ! »
Le brun pénètre dans une pièce de bonne taille où est agencée une cuisine dernier cri du meilleur goût et surtout de très bonne qualité. Le spécialiste qu'il est, repère au premier coup d'œil les deux fours superposés dont un à vapeur. Sa petite merveille serait-elle un fin cordon bleu ?
Il pose son sac sur le plan de travail et commence à sortir les Tupperware qu'il ouvre les uns après les autres. Il a beau cuisiner du lundi au samedi soir, cela ne l'empêche pas d'en faire autant le dimanche. La cuisine, c'est sa passion, et quand on aime, on compte rarement ce que ça coûte.
Il commence à ouvrir les placards pour dégoter des plats adaptés pour réchauffer le bœuf à la tomate qui a mijoté pendant deux heures et le gratin dauphinois. Les gamelles en plastiques, c'est pratique pour le transport, mais surtout pas pour chauffer.
A force de farfouiller, il trouve enfin son bonheur et commence à transvaser les aliments, qu'il place dans le four qu'il avait eu la présence d'esprit d'allumer. Il commence à préparer la crème brûlée aromatisée au thé matcha. Cette fois, pas la peine de chercher un chalumeau, il a tout prévu. Pour l'entrée, c'est plus simple. Il sort deux assiettes couleur terre de sienne et insère deux tranches de pain aux céréales dans le grille-pain. Pendant ce temps, il dispose au centre des assiettes un lit de salade sur lequel il répartit les Saint-Jacques qu'il a poêlées avant de partir et qui sont encore tièdes. Il sort ensuite les deux belles tranches de foie gras qu'il finit par poser au centre sur le pain toasté. Il jette un dernier coup d'œil à la viande et au gratin qui réchauffe doucement, puis il sort de la cuisine en quête de son hôte récalcitrant.
Il le trouve dans la pièce principale, dans un recoin où est installé un bureau. Attablé, il tapote sur le clavier d'un ordinateur, les yeux rivés sur l'écran.
- « Ça va être prêt. J'la mets où la table ? Ici ? », demande Kenpachi en désignant la table en verre à gauche du salon.
Le bleuté daigne relever son nez de l'écran et le fixe avec énervement, avant de le regarder avec ironie.
- « Dis-donc, t'es une vraie petite femme d'intérieur, toi ? »
Le géant explose de rire.
- « Si tu crois m'vexer avec ce genre d'conneries ! D'une, j'adore faire la bouffe et c'est pour ça que j'en ai fait mon métier. De deux, j'élève une pisseuse depuis ses deux ans, et aujourd'hui elle en a seize. De trois, j'ai peut-être l'air d'un gros macho, mais je suis un as du ménage et de l'ordre, et chez moi, ça sent la rose. D'ailleurs », le brun regarde autour de lui et plus ça va, plus son sourire s'élargit, « j'crois que t'es comme moi. A moins que tu concoures pour le plus bel appart ? »
Rien ne sert de préciser que la raillerie est tombée à plat, et que monsieur Jaggerjack est encore plus de mauvaise humeur. Il se lève d'un pas rageur et, en bon méticuleux qu'il est, il va poser des sets de table pour la protéger, avant de sortir des serviettes. Entre-temps, Kenpachi a ramené les deux assiettes, une corbeille de pain et les couverts.
- « J'ai amené deux bouteilles de vin. Le blanc, c'est pour l'entrée et le rouge pour le plat. »
Sans un regard pour son invité imposé et ce qu'il a préparé, Grimmjow part en cuisine, et revient avec deux verres ballons et un tire-bouchon de compétition en alu brossé. Il ouvre la bouteille, puis s'assoit à côté de Kenpachi. En allant dans la cuisine, il a vu le contenu du four et les crème brûlée et s'est dit que son pot de colle ne se foutait pas de sa gueule. Autant dire que de découvrir, la composition de l'assiette, le fait saliver.
- « C'est quoi au centre ? Pas du foie gras quand même ? »
- « T'as l'œil, c'est bien. »
- « Tu m'as amené du foie gras, tu cherches à m'impressionner ? », persifle Grimmjow qui malgré tout, est super content.
- « J'en sers au resto, et du fait maison, s'il te plait. Quant à t'impressionner, il me semble l'avoir déjà fait cet après-midi. »
Zaraki ne s'est pas moqué en disant cela. Il lui tend la corbeille de pain, ajoutant que le pain aussi est fait maison, coupant l'élan du bleuté. Que peut-il lui reprocher ? La bouffe semble appétissante et l'est très certainement. L'homme est pour le moment un invité et aussi un parfait hôte, ce qui est le comble parce que Grimmjow est quand même chez lui. Et surtout, il dit vrai. Il l'a bien impressionné cet après-midi.
- « C'est très bon. J'aurais jamais associé des crustacés avec du foie gras. »
- « On appelle ça une assiette terre et mer. A propos, tu cuisines ? »
- « Nan, moi je me contente de manger. La cuisine, c'est pour la frime. Je m'en sers jamais. Kisuke l'utilise parfois quand mes potes viennent. » Grimmjow n'arrête net, les yeux un peu perdus, avant d'ajouter du bout des lèvres : Elle servira plus du tout maintenant…»
- « Moi, je m'en servirai. Et puis, tes potes ils t'en veulent maintenant parce que c'est tout chaud, mais ça passera. Faut dire que t'as grave déconné. »
Grimmjow ne décèle aucun blâme. Zaraki se contente d'énoncer les faits, simples et directs.
- « Ouais, je sais. Sosûke me reparlera probablement plus et le gamin doit me haïr à l'heure qu'il est. »
- « Penses-tu ! Il est pas comme ça Ichigo. C'gamin a l'cœur sur la main. J'l'ai senti très inquiet quand j'ai demandé ton adresse à ton copain. »
- « Il a dû se faire un plaisir de te la donner. »
- « Encore une fois, tu fais fausse route. Si je me rappelle bien, il a dit 'Malgré le mal qu'a pu nous faire Grimmjow, pourquoi devrais-je vous donner ce renseignement ? Nous avons un différent, mais c'est un ami et ce n'est pas un coup bas à faire à un ami' et blablabla. C'est qu'il cause bien, le professeur d'Ichigo. »
Grimmjow est amusé par son voisin. Il est aussi et surtout rasséréné par ses paroles. Sosûke ne le déteste pas. Il le considère même encore comme un ami. Finalement, il a bien fait de s'imposer ce foutu emmerdeur. Sa bouffe est un régal et sa compagnie plutôt agréable. Il le regarde à la dérobée, surpris par sa posture. Ce type a une prestance à table, qu'il ne lui aurait jamais soupçonnée.
- « Encore un peu de vin ? »
- « Ouais, il est délicieux. »
- « Un vin alsacien, un Gewurztraminer, un blanc ni trop fruité, ni trop sec. Parfait pour une salade terre et mer. »
La prononciation de Zaraki est juste. Il semble sacrément bien s'y connaitre.
- « Comment t'es venu à la bouffe ? »
- « J'suis comme toi, j'adore manger », répond l'autre entre deux bouchées. « Et puis j'suis aussi comme Ichigo, j'avais une grand-mère qui m'a transmis cette passion. Elle tenait une auberge dans la petite ville où j'ai grandi. J'ai appris et obtenu un CAP, puis j'ai bossé dans pas mal de restaurant. En fait, j'ai pas mal bourlingué avant d'avoir Yachiru. Yachiru, c'est ma fille. »
- « T'as été marié ? »
- « Nan, j'aime pas les femmes. Comme toi. C'était la fille de mes voisins. Sa femme et lui ont été tué dans une guerre entre deux clans de yakuzas. Comme la gamine n'avait plus de famille, je l'ai récupérée. »
Maintenant qu'il y pense, Grimmjow se rappelle que Kensei avait fait une allusion au fait que Zaraki serait plus ou moins un yakuza. L'idée ne l'effraie à proprement parlé, mais elle ne le met pas en joie non plus. Frayer avec ce monde-là, très peu pour lui.
- « En général, il laisse pas de témoin les yakuzas ? »
- « Oh, tu veux savoir si la légende est vraie ? Ma famille s'occupait d'une partie du domaine de l'un des clans les plus anciens. Mon père s'occupait de l'écurie, ils avaient à l'époque pas mal de chevaux. Qu'ils doivent encore avoir d'ailleurs. Mon oncle entretenait les jardins du manoir. Il était jardinier. Les parents de Yachiru avaient débarqué quelques mois avant le drame. La mère, elle s'occupait de sa gamine dans la petite maison que mes parents leur louaient. Lui bossait à la fabrique de cartons. Il a eu de mauvaises fréquentations et un soir qu'ils sortaient en couple et que j'avais accepté de gardé la gosse, ils ont été pris à partie par un gang rival et leur vie s'est arrêtée dans une ruelle sordide. Après ça, Yachiru voulait plus me lâcher, alors le clan pour qui travaillaient les parents, sont intervenus auprès des autorités et j'ai pu l'adopter. Mais j'ai jamais été l'un d'entre eux. Bon, je vais chercher la suite. »
Grimmjow comprend que le sujet est clos. Malgré ça, il est rassuré. Si un type comme Zaraki faisait partie d'un clan, il ne pourrait pas faire tourner sa boutique. Ça, c'est l'avis de Grimmjow. En même temps, il ne s'y connaît pas beaucoup en yakuzas.
Il oublie tous ses questionnements dès l'instant où apparaît sous son nez une assiette remplie d'un gratin et d'une viande baignant dans une sauce à la tomate. Le fumet qui se dégage de l'assiette lui ravit les papilles, l'aspect visuel finissant de lui donner envie de goûter. Armé de sa fourchette et de son couteau, il détache un morceau de viande sans aucune difficulté, la trempe dans la sauce et la porte à ses lèvres. Les saveurs exquises explosent dans sa bouche. Le fondant de la viande qui a dû cuire très longtemps et très doucement, le côté sucré des oignons grelots qui ont été confits et la touche d'acidité de la tomate, bref le plat est parfait. Il attaque maintenant l'accompagnement, et là encore, il est transporté par ce qui à première vue, ressemble à un vulgaire gratin de pommes de terre.
Les mains en l'air, munies de ses couverts, Kenpachi l'observe, interloqué par le regard extatique de son voisin, qu'il a déjà vu à deux reprises, dans des circonstances bien différentes. Sa merveille semble prendre autant de plaisir à manger qu'à faire l'amour. Déjà, au moment de l'entrée, il avait cru discerné dans les iris bleu lagon une sorte de bien-être.
- « Dis-donc, t'es toujours comme ça quand tu manges ou c'est juste réservé à mes petits plats ? »
- « Bon sang, j'ai rarement mangé des trucs aussi bons. T'es réputé dans le métier ? Je crois que j'ai jamais mangé dans ton resto. En fait, j'en ai jamais entendu parler. »
- « Ça fait un an et demi que j'suis installé. Et ma réputation commence à s'faire par le bouche à oreille. J'veux pas faire de la pub. Si les gens sont contents, ils le feront savoir. Et s'ils sont comme toi, je deviendrai bientôt l'meilleur resto de Karakura. »
Le brun s'esclaffe avant de se mettre à son tour à manger, interpellant Grimmjow sur son implication dans cette quête de la première place au rang des restaurants de la ville. Et surtout pourquoi Zaraki s'est fendu comme un pendu. Il continue néanmoins à vider méthodiquement son assiette, tout en cherchant à comprendre. La réflexion n'étant pas son fort, il opte pour l'attaque directe.
- « Qu'est-ce que t'as voulu dire ? »
- « Quand tu manges mes plats, t'as l'même regard que quand tu jouis », explique le brun avant de décréter : « Ça m'plait ! »
Les yeux exorbités, Grimmjow pose bruyamment sa fourchette.
- « Putain, mais arrête de dire des trucs comme ça ! T'es vraiment obligé de m'rappeler que j'ai mal au cul à cause de toi ? »
Zaraki l'imite et pose lui aussi ses couverts contre son assiette. Il pose ses coudes sur la table et croise ses doigts, mastiquant énergiquement la nourriture. Quand il a avalé, il se tourne pour faire face au visage courroucé du bleuté.
- « Tu veux qu'on ait cette conversation maintenant ? Parce que si c'est l'cas, la viande va refroidir. Tu veux pas plutôt attendre après le dessert ? »
Zaraki soutient le regard de Grimmjow, sans aucune moquerie. Au contraire, le sérieux dans sa voix et dans son attitude générale amènent le bleuté à penser qu'il ne va pas aimer cette discussion, mais qu'il n'y échappera pas non plus. Un soupir plus loin et il recommence à manger, imité aussitôt par son cuisinier-invité.
Le repas se poursuit dans le silence, seulement dérangé par le bruit des couverts. Alors que le brun emmène les assiettes vides dans la cuisine, Grimmjow continue à siroter le vin rouge qu'il trouve particulièrement à son goût, s'empêchant de penser au sujet que l'autre veut aborder. Lui, il ne veut pas parler de ce qu'il s'est passé. Il veut juste que le brun se tire.
Zaraki revient avec les deux ramequins en terre cuite. La croûte des crèmes est maintenant recouverte d'une couche miroitante de couleur caramel. Grimmjow n'a jamais mangé un truc comme ça, alors il observe le brun prendre sa petite cuillère et casser le dessus, qui se fendille en craquant. Et là encore, la dégustation de la crème brûlée au thé matcha ravit le palais de Grimmjow autant que les yeux de Zaraki.
Ils sont désormais installés dans le canapé, côte à côte, une tasse de thé dans la main. Le silence est presque oppressant et c'est Zaraki qui ouvre le feu.
- « T'as aimé, dis pas le contraire. »
- « Ouais, surtout le dessert », répond Grimmjow avec un air gourmand au souvenir de la texture veloutée de la crème et du caramel.
- « Je parle du sexe qu'on a eu. J'avais bien compris que la bouffe t'avais aussi aimée. »
- « N'importe quoi ! Tu m'as eu par surprise et si ç'avait pas été le cas, tu m'aurais jamais pris ! »
- « Je dis pas le contraire. Mais le fait est que même si t'étais pas partant au début, t'as quand même aimé. »
Jusqu'à maintenant, Zaraki regardait droit devant lui. Grimmjow pouvait bien paraître décontenancé, ça n'était pas gênant. Cette fois, il se retourne, et Grimmjow qui est avachi dans le canapé, est mal à l'aise face aux yeux sombres qui le scrutent. Il tente bien un haussement d'épaule pour minimiser les propos de l'autre, mais rien y fait. Difficile de reprendre contenance quand l'on vous met face à vos actions, et particulièrement face à vos sentiments.
Et comme très souvent lorsqu'il est acculé, Grimmjow passe à l'attaque.
- « Tu veux que j'te félicite ? Ouais, t'es un bon coup, voilà t'es content ? »
Il pose sa tasse sur la table et se renfonce dans le sofa en croisant les bras d'énervement, regardant par la baie vitrée et ignorant le brun. Ce dernier l'imite avec plus de délicatesse, en reposant lui aussi la tasse désormais vide. Puis il se penche au-dessus de l'autre, ses bras appuyés contre le dossier de chaque côté de lui.
- « EH tu crois faire quoi ? Écarte-toi. »
- « La ferme ! »
Le ton est suffisamment sec pour que Grimmjow ronge son frein, même si son cerveau projette très prochainement de 'transformer la gueule de c'connard en punching-ball !'
- « J'te parlais pas du sexe. Ouais, c'était bon et alors ? J'ai pas besoin que tu m'dises que j'suis un bon coup. Sans prétention, je sais que j'le suis déjà. Et je sais aussi que t'en es un. »
- « Alors… »
- « Tais-toi, j'ai pas fini ! » Le brun se rapproche encore, surplombant Grimmjow qui appuie tellement la nuque sur le dossier qu'il est carrément encastré dans le coussin. « Ce qu'on a fait après, c'était pas d'la baise. Quand on s'est embrassé, c'était pas du cul. Je sais que tu l'as ressenti aussi. »
- « Tu dis n'importe quoi ! J'ai rien ressenti… »
Après l'attaque, Grimmjow s'adonne à un autre de ses passe-temps favoris. Se mentir à lui-même. La remise en cause ne faisant pas partie de son vocabulaire, il est devenu un champion pour fuir certaines réalités.
- « Je sais c'que je dis. »
- « Et moi, je sais c'que je ressens ou pas, connard ! »
Kisuke serait présent, il lancerait l'une de ses remarques percutantes, du genre 'Essayer donc de faire entendre raison à une tête de mule', ce qui ne les ferait pas avancer d'un iota.
- « Tsst ! C'est pas toi qui va m'appr… »
En revanche, le nouveau Kensei adopterait sûrement la technique de Zaraki. Écraser sa bouche sur celle qui débite autant de conneries à la seconde qu'un robinet grand ouvert. Technique rodée par le grand escogriffe et validée par le plus petit retors. A la décharge du bleuté, le baiser n'est pas violent. Il n'est pas doux non plus. Il est neutre juste assez pour que Grimmjow ne le repousse pas et sensuel juste ce qu'il faut pour qu'il y réponde.
Lorsque Zaraki s'écarte, Grimmjow ne croise plus les bras. Il enroule sa main gauche autour du cou massif et approche le visage du sien.
Pour la première fois, il ne se pose pas de question.
Pour la première fois, il est l'initiateur du baiser.
Pour la première fois, il ne cherche pas à dominer.
Guidé par ses instincts, il laisse sa langue s'emmêler avec sa consœur de la bouche d'en face, sans s'offusquer du poids contre lui. Sa main est toujours sur le cou de l'autre homme et il lui sait gré de ne pas tenter plus que ça. Le manque de souffle les fait s'éloigner.
Comme si de rien n'était, Zaraki se rassied à sa place et se sert un peu de thé. Dans la tête de Grimmjow, tout se bouscule, sans qu'il ne sache quoi penser, quoi dire, comment agir. Il opte pour ce qu'il maitrise le mieux.
- « Tu vas m'dire quoi maintenant ? Qu'on est un couple et qu'on va s'installer ensemble ? », lance-t-il sur un ton railleur.
- « Parce que t'y crois toi à toute cette merde ? »
Grimmjow est surpris. Zaraki serait-il plus proche de lui qu'il ne l'aurait pensé ?
- « Tu veux quoi alors ? »
- « Faire un bout d'chemin ensemble », jette le brun sur un ton désinvolte. « J'crois pas à ces débilités du grand amour. Moi, j'pense que deux personnes peuvent s'entendre et vivre ensembles, c'est tout. Nous deux, on s'entend bien. On est pareil. T'aime ma bouffe et que j't'embrasse. Moi j'aime bien ton corps et encore plus ton mauvais caractère. C'est pas une déclaration et t'attend pas à que j'te dise je t'aime, c'est pas mon genre. J'te presse pas, mais je vais non plus t'lâcher. »
'Mon cul, que tu me presses pas !', songe Grimmjow. 'Et si c'est pas une déclaration que tu viens d'me faire, j'veux bien être damné !'
Le silence s'instaure entre eux. De toute façon, tout a été dit, ou presque. Jusqu'à ce que Grimmjow se lève du canapé.
- « J'commence tôt demain matin. »
- « Ouais, t'as raison, il est tard », renchérit le brun en se levant aussi et en emportant le service à thé vers la cuisine. « Au fait, j'peux dormir ici ? »
- « Pourquoi t'as pas de lumière sur ta bagnole ? »
- « Si, mais j'ai pas envie de me taper la route. »
- « Fais comme tu veux », lui répond Grimmjow en se dirigeant vers sa chambre.
Après quelques minutes, le bleuté se fond sous ses draps et éteint la lumière, complètement désintéressé de son invité. Bien mal lui a pris, puisque l'invité en question débarque à son tour dans la chambre et vient s'allonger près de lui.
- « Putain, mais on t'as jamais dit que t'étais un pot de colle ? »
- « J'te fais un repas digne d'un roi, tu peux bien faire une petite place. »
- « Une petite place ! T'as vu comment t'es bâti ? »
Réponses aux reviews anonymes :
Shinigami95 : l'analogie est certaine, même si les méthodes de Kenpachi sont aussi subtiles qu'un éléphant dans un magasin de porcelaines !
Heather30 : pas un coup de foudre, mais une vraie attirance et en même temps une sorte de défi. Kenpachi est un combattant, même si je le fais moins jouer de ses poings. Conquérir Grimmjow, si ça, ce n'est pas du combat !
