Bonjour tout le monde ! ^^

Alors, je remercie toutes celles et ceux qui prennent le temps de poster des reviews et de continuer à lire cette fiction.

Laurie : Salut ! :) Eh bien, je ne peux pas vraiment te le dire, ça gâcherais la surprise de la suite. Mai la réponse est dans les prochains chapitre que tu vas lire ! ;)

Sur ce, je vous souhaite une très bonne lecture ! ;D


Chapitre 23 : Faith.

P.O.V Jacob :

Je me retourne sans même jeter un regard derrière moi. Comment peut-il se laisser mourir ? Il n'a plus conscience des réalités, mais je crois avoir bien fait mon travail de « meilleur ami », en lui ouvrant les yeux. J'ai fais ce qui était juste, même si j'aurais dû aider Embry bien avant. Je n'aurais jamais imaginé que le départ de Mégane puisse le résoudre tant au désespoir. Enfin, je n'ose même pas imaginer ce qu'il se passerait si Nessie venait à partir. Non je ne peux pas ne serait-ce que l'imaginer.

Le provoquer à ce point n'était peut-être pas correct, mais c'était la seule solution envisageable qui fonctionnerait; Et puis, les aider à se retrouver est aussi un peu une manière de m'excuser auprès de Mégane et de lui rendre la pareille, pour avoir protégée ma Nessie. Malgré mon altercation avec elle, je ne la déteste pas. Au contraire. Certes, je n'irai pas jusqu'à dire que je l'aime, mais je l'apprécie. Le remuer un peu n'était pas vraiment un choix de toute façon, je ne vais pas laisser Embry dépérir à petit feu parce qu'il a fait une erreur de jeunesse, il ne mérite pas cela. Aucun loup ne mérite de perdre sa moitié. Je suis bien certain qu'il a droit au bonheur, comme n'importe lequel des Quileute de notre tribu.

Je continu de marcher d'un pas rapide vers la maison des Cullen durant encore quelques minutes, plongé des mes réflexions, mais en même temps torturé par le besoin de voir Nessie. J'aperçois enfin la grande bâtisse dont profite la famille Cullen, et ne tarde pas à y entrer. Je monte presque instinctivement à l'étage, et je rejoins Renesmée sans prêter grande attention aux regards des Cullen. Mes yeux se posent d'eux même sur ma moitié, et je ne peux m'empêcher de réprimer un frisson face à tant de beauté. Ils semblent tous vraiment soucieux de savoir si il y a une chance de revoir Mégane, ou si l'espoir de la faire revenir à Forks est définitivement révolu. Tout le monde est bien conscient que ce choix ne repose entièrement que sur les épaules d'Embry... et de Mégane, bien sûr. Je dois dire qu'elle s'est faite beaucoup d'amis, même chez nous, les Quileute. En peu de temps, elle devenue quelqu'un de très cher à nos yeux, et personne ne pourra oublier ce qu'elle a fait aussi bien pour les meutes, que pour les Cullen. Edward s'est arrêté provisoirement de jouer du piano pour me laisser parler, ainsi que Jasper s'est arrêté de lire et Rosalie de chahuter avec Emmett. Leur grand respect de la politesse est cette fois-ci encore la bienvenue. Seuls Carlisle et Esmée sont déjà à mon écoute. Comme à mon habitude maintenant depuis quelques temps, je prends la main de Nessie dans la mienne, puis je finis par ouvrir la bouche, sous les regards particulièrement interrogateur des parents Cullen, de Nessie, ainsi que de Alice et Bella. Non pas que les autres soit insoucieux, mais ils le sont bien moins.

- Embry va en France. Je dis sans détour.

- Il faudra qu'elle l'écoute. Lance Bella.

Je ne dis rien, mais j'acquiesce intérieurement à sa réflexion. Si Mégane renie l'imprégnation, ni l'un ni l'autre ne pourront être heureux. Je sens Nessie plonger sa tête dans mon cou, tandis que les Cullen reprennent leurs activités, ou en commence de nouvelles. Sans attendre, je l'encercle de mes bras afin d'approfondir notre échange. Respirer son odeur me fait du bien.

- J'espère qu'elle reviendra. Elle est la seule amie que j'ai.

Sa voix sensiblement triste me fait froid dans le dos. J'ai horreur de la voir comme ça et je donnerais tout ce que j'ai pour la voir sourire de nouveau. C'est avant tout pour elle, que je veux que Mégane revienne.


Mégane :

Deux semaines, déjà. La douleur que je ressens semble certains jours moins présente, mais le manque et le trou béant que cause l'absence d'Embry dans ma poitrine sont inaltérables. Je parviens depuis peu à contrôler mes émotions devant Gloria, je ne veux pas l'inquiéter d'avantage, la pauvre est déjà tant angoissée. Toutefois, me divertir d'une quelconque façon m'est impossible. Je ne suis pas résolue à me donner la mort, je me raccroche encore à l'espoir qu'il vienne, malgré ce qu'il a fait. Le temps commence tant bien que mal à panser ma blessure. Les conseils de Gloria m'ont beaucoup aidée à revivre ces deux dernières semaines, car même si elle n'aime pas expressément Embry, elle sait qu'il est bien plus qu'un amour de jeunesse. Je ne parle presque pas, ou en cas d'extrême nécessité, d'ailleurs il est parfois difficile de communiquer correctement avec Gloria. Mais au moins, je me sustente et arrive à exécuter assez de singularité quotidienne pour ne pas sombrer dans le profond abysse qu'est la dépression.

Il est toujours présent, dans chaque mouvement que je fais, dans chaque parole que je prononce, dans chaque rêve, dans chaque pensée. Embry ne me quitte jamais, malgré la haine que je prétends lui vouer. Forcée de reconnaître que j'ai promptement abandonnée une partie de moi en décidant de quitter Embry. J'ai cessée de passer en boucle dans ma tête et dans mes songes la scène écœurante à laquelle j'ai assistée. Celle ou je le vois avec cette maudite louve, Jean. Je souffre encore beaucoup, je souffrirai peut-être même éternellement si cela continu, et bien que l'avouer à qui que ce soit me fais trop honte pour le reconnaître officieusement, Embry... me manque. Son odeur, sa voix, ses mains chaudes, ses tendres caresses. Tout me manque en lui, mais j'ai bien trop de fierté pour lui pardonner. D'ailleurs, chaque fois que mes pensées dérivent sombrement sur cette duperie dont j'ai été victime, la douleur s'accentue. Ma tante peine ardemment à me sortir de cette impasse émotionnelle, mais je crois bien que ce qu'elle dit est vrai, qu'il n'a fait qu'une erreur et que perdre un tel bonheur par fierté est rigoureusement stupide.

J'ai pris soin d'emporter avec moi une photo de lui lorsque je suis partie. Je l'avais prise lors de notre sortie au restaurant, peu après notre première rencontre. Sur celle ci, il sourit comme un enfant qui serait heureux de se rendre dans un parc d'attraction. Je m'assieds sur mon lit, la photo en main. Je détaille un peu plus ses traits, si bien définis et si parfaitement dessinés. Une larme roule sur ma joue, glisse sur ma peau et finit sa course sur la photo, humidifiant ainsi le doux visage du loup que j'aime. Je me relève et doucement, je dépose la photo qui m'est si chère sur mon bureau. Je souffle un inaudible « je t'aime » adressé à Embry avant de fermer les yeux, priant pour que tout redevienne comme avant. Je ne veux pas croire qu'il m'ait trompé, et bien que je sois désireuse de savoir si cela cache un secret plus enfouit, je me refuse à le détester ou bien même à lui pardonner. Pour le moment, je n'ai pas d'avis sur le sujet. Je remets cette histoire d'imprégnation en cause, car je ne sais pas ce que je dois croire. Je devrais peut-être parler avec lui pour savoir de quoi retourne cette affaire qui nous concerne, mais lui faire face se révèle être une épreuve douloureuse bien que rassurante.

La nuit commence à tomber. J'applique le rituel que j'ai mis en place tout les soirs depuis maintenant deux semaines. Je prends mes affaires afin de me doucher et une fois ceci accomplit, je me glisse dans mon lit, en proie aux réflexions les plus approfondies quant à ma situation. Les longues heures qui me sont appropriées pour m'endormir me paraissent quelques fois interminables, et le sommeil léger dont j'ai le secret n'arrange rien à mon état, surtout lorsque mes rêves sont revisités par une étrange femme, qui se mêle à mes cauchemars ou Embry en est le centre. Ce soir encore, je prie pour trouver le sommeil rapidement, mais mes prières ne semble pas avoir été exaucées.

J'ouvre les yeux brusquement en me réveillant en sursaut. Désormais assise dans mon lit, le cœur palpitant et les sueurs froides se baladant sur mon visage et mon corps, je repense à ce rêve. Encore cette femme. Elle se fait de plus en plus présente ces temps-ci. Je tourne la tête vers la fenêtre, je peux remarquer que la nuit n'a toujours pas dissipée son autorité. Je soupire bruyamment, car cela m'arrive parfois. Sans Embry à mon réveil, j'ai l'impression que la nuit est toujours maussade et pleine de reproche. D'ailleurs, je me rappelle que cette nuit est la pleine lune, alors je jette un œil à celle-ci. En levant les yeux vers le ciel sombre, je croise sa douce lumière argentée. Je ne peux m'empêcher de repenser à lui, et tout ce qui fait de moi une fille heureuse. Je décide après mur réflexion de descendre au salon afin de me rafraîchir un peu. Le lit n'en est pas trempé, mais les sueurs froides qui m'ont été retirés durant mon sommeil sont quelque peu désagréable. Arrivée dans la cuisine, je me sers un grand verre d'eau et le finis d'une traite rapide. Avant de remonter dans ma chambre en silence, je m'arrête à la table du salon. Y est écrit un petit mot à mon attention, certainement laissé ici par les soins de Gloria.

Je suis partie voir si il n'y a personne dans la forêt.

Je reviens bientôt.

Est-il possible qu'elle fasse allusion à des vampires vagabonds? Si c'est le cas, je suis bien sûr qu'elle s'en sortira sans dommage, comme toujours. Gloria ne rentrera pas cette nuit, la forêt est si étendue. Je remonte dans ma chambre après avoir fait un rapide détour dans la salle de bain pour me rafraîchir, mais une fois arrivée dans ma pièce de confort personnelle, un étrange spectacle s'offre à moi. Je peux voir cette femme, celle qui me hante depuis quelques temps, dos à moi en train de jeter un œil observateur par la fenêtre. Je mets un pas discret dans la chambre, puis un autre. Mais elle semble m'avoir remarquée.

Une douce voix cristalline retentit alors dans la pièce.

- Bonjour Mégane. Lance t-elle.

Elle dit cela en se retournant vers moi, les bras croisés. Mon regard croise le sien, et je peux voir ses yeux d'un rouge intense au milieu de son visage pâle me fixer avec ambiguïté. Je ne saurais dire si ses yeux arbore de la froideur, ou simplement un mélange de curiosité et de méfiance trop prononcés. Elle paraît si réelle que je jurerais qu'elle est présente. Sa chevelure d'un blond très foncé – elle me paraissait plus claire dans mes précédentes visions - et soyeuse, ses vêtements et même sa voix sont autant d'indicateur de sa réelle présence. Mais je ne sens pas son odeur, et la translucidité qui traverse parfois son être instaure le doute sur ce qu'elle est. Après quelques secondes passées dans le silence à nous regarder, je finis par prendre la parole pour mettre fin à mes interrogations devenues trop oppressantes.

- Qui es-tu? Je demande sur un ton méfiant.

- Je m'appelle Faith. Faith Logan. Finit-elle par me répondre.

Sans vraiment que je le désire, je m'approche d'elle doucement tout en restant sur mes gardes. L'envie de la toucher pour voir de quoi elle est faite se fait de plus en plus forte sur le respect que je devrais avoir envers cette... chose. Elle ne semble pas vouloir reculer lorsque je lève ma main pour toucher son visage. Quelle est ma surprise lorsque je vois doucement ma main traverser son visage. Je ne m'y attendais pas. La sensation que je ressens en faisant cela me paraît semblable à essayer de toucher la fumée d'un feu de camp. Tandis que je la vois se brouiller de plus en plus à mon contact, je retire vivement ma main et recule de deux pas afin de mettre de la distance entre elle et moi. Elle regagne peu à peu sa réalité.

- Es-tu un... Je tente, hésitante.

- Non, je ne suis pas un fantôme! Tranche t-elle. Ce que tu vois là n'est qu'une projection de moi. En réalité, je suis en Angleterre.

Cette annonce me bouleverse quelque peu. Embry avait raison, il y avait bel et bien quelqu'un qui tentait de rentrer en contact avec moi. Cette femme au don de projection et que je prenais au début pour une hallucination est en faite quelqu'un de bien réelle. Une question me brûle soudain la langue.

- Contre quoi tentais-tu de me mettre en garde?

Elle prend soudain un air sérieux, certainement bien plus qu'auparavant.

- Contre ton père. Lâche t-elle. Tu dois absolument le rejoindre, et très vite.

A voir son manque de tact et la vitesse de ses principales annonce, je redoute qu'elle ne soit très pressée d'en finir avec cette discussion.

Ma réponse est aussitôt réfléchie, aussitôt dite.

- C'est hors de question! Je ne le rejoindrai sous aucun prétexte. Dis-je.

- Ton père est un grand visionnaire, Mégane. Ne sous estime pas ses moyens de persuasions. Avoue t-elle.

- Comment se fait-il que tu sois au courant de cela? Je lui demande, quelque peu étonnée.

Brusquement, ses airs de jeune femme se dissipent pour laisser place à la surprise. Une hypothèse me frappe bientôt, tandis qu'elle prend la parole pour ne faire que confirmer ce que j'ai en tête.

- Je fais partie des Velleck.

C'est bien ce que je pensais, elle fait partie du clan de Hadrien. Je ne peux donc pas lui faire confiance. C'est peut-être même Hadrien qui l'a envoyé pour me duper. Aucune possibilité n'est à écartée.

- Tu n'as rien à faire ici, dans ce cas. Je claque froidement. Les larbins de mon père ne sont pas les bienvenues chez moi.

- Mais je ne suis pas ton ennemie! Répond-elle presque instantanément. Mégane, tu dois me croire.

Son regard saurait indiquer à n'importe qui à quel point sa franchise n'est pas illusoire, mais bien réelle. Le doute s'installe alors en moi, mais je préfère tout de même rester sur mes positions.

- Hadrien compte s'en prendre à quelqu'un que tu connais. Un certain Embry. Dit-elle.

Ses paroles me transpercent littéralement sur place. Non, il n'a pas le droit de s'en prendre à Embry. Qu'il me tue moi, mais pas lui. Comment Hadrien peut-il jouer de tels manipulations?! Il n'est rien d'autre qu'un monstre, une créature avide de pouvoir. En fait, il me paraît plus semblable à Aro qu'à son tour. La seule pensée qu'on fasse du mal à Embry, surtout à cause de moi, me déchire de l'intérieur. Je ne peux imaginer qu'il souffre par ma faute. Je sens mon cœur battre de plus en plus fort, et la peur resserre son emprise sur ma voix, plus que ma colère.

- Je vous interdis de toucher à Embry. Je menace.

- Si tu ne veux pas que Hadrien s'en prenne à lui, tu vas devoir venir avec nous en Angleterre aussi vite que possible. M'annonce t-elle. C'est ta seule chance de le sauver.

Cette annonce me fait l'effet d'une bombe. Alors, je n'ai pas le choix. Je dois rejoindre les Velleck. Cette idée ne me réjouis pas, bien au contraire. Elle me dégoûte, surtout lorsque je pense à la seule idée de vivre parmi ceux qui ont tués mes meilleurs amis. Des frissons me parcourent le corps, quand je réalise ce que je viens de dire. Oui, mon père est un monstre, il n'y a pas d'autre mot. Je tourne le regard en serrant le poing de colère. J'ai pue brièvement et très étonnamment lire de la compassion dans son regard, avant que je ne détourne les yeux.

- Je suis profondément désolée, Mégane. Je n'approuve pas souvent les décisions de ton père, alors je tenais à te prévenir avant qu'il n'arrive malheur à ton loup. M'adresse t-elle.

J'acquiesce rageusement car je n'ai pas le choix. Je dois le faire. Je sais que rien n'est de la faute de cette fille, mais je ne peux m'empêcher d'éprouver une petite rancœur à son égard. Ainsi, je suis destinée à rejoindre Hadrien. Mais je le ferai, sans hésiter. Je refuse qu'il arrive quelque chose à Embry. J'ai la possibilité de sauver sa vie et je n'hésiterai pas, le choix est déjà fait. Même si je dois sacrifier ma liberté pour lui, je le ferai pour le sauver.

Malgré la rancœur que je lui voue, je ressens le besoin de remercier Faith. Elle vient tout de même de me rendre un fier service en venant me prévenir.

- Merci. Je souffle. Merci pour ce que tu as fais.

Elle me gratifie d'un léger sourire, néanmoins jolie et sincère. Rapidement j'entends des bruits de pas et quelqu'un frapper à une porte en bois. Je devine rapidement qu'il ne s'agit pas de bruit provenant de ma maison, mais du lieu ou se trouve Faith. Il est d'ailleurs curieux que j'entende ce qu'il se passe chez elle, en Angleterre. Son pouvoir est vraiment fascinant.

- Je dois y aller, Therese et Meredith me surveille. dit-elle rapidement. Rends toi aussi vite que possible au York Cottage, dans le Norfolk en Angleterre.

Puis elle disparut, me laissant seule avec mon désespoir de rejoindre des meurtriers. Ma vie est un véritable enfer. Même si je le lui ai déjà dis, je remercie cette femme de m'avoir prévenue, elle sera peut-être la seule personne qui m'aidera lorsque je serais là bas, seule. Je me vêtis et rassemble mes affaires dans mes sacs aussi vite qu'il m'est possible de le faire. Je n'imaginais pas mon père capable de tant de cruauté. Je ne daigne pas verser quelques larmes, bien que l'envie ne me manque pas. Cela ne servirait pas à grand chose, sauf à m'épuiser d'avantage. Mais je ne pars pas sans rien. Je sais qu'Embry est en vie et le restera, c'est pour moi le plus beau cadeau que puisse m'offrir la vie. Je n'ai pas le temps de l'attendre, je préfère partir tout de suite. Je prends quand même la peine d'écrire une lettre d'adieu à ma tante, cela nous rassurera toute les deux.

Je te remercie pour tout ce que tu as fais, Gloria.

Je ne peux pas rester, car je dois partir ailleurs. Là ou seul le désespoir m'appelle. J'aimerais te dire à quel point je t'aime, mais je n'ai pas le temps. Ne me recherche pas, je ne veux pas qu'il t'arrive quoique ce soit.

Je ne t'oublierai jamais, maman. Adieu.

Mégane.

Je m'en veux de l'abandonnée comme je suis en train de le faire après m'avoir ramassée à la petite cuillère comme elle l'a si bien fait, mais je n'ai pas d'autres choix. Cette lettre me brise le cœur et je voudrais tellement ne jamais avoir à lui donner. La vie est si injuste.

Quelques heures me suffisent pour me rendre à l'un des aéroports de Paris. Une fois mon billet acheté, je n'ai plus qu'a patienter, dans la peur et l'angoisse. Je remarque qu'il ne me reste que très peu d'argent. Tant pis, là ou je vais, l'argent ne me sera plus d'aucune utilité. Tout cela va si vite, que je ne suis pas sûr de réaliser ce que je suis en train de faire.

C'est encore une nouvelle vie qui s'offre à moi, mais cette fois-ci bien malheureuse. Après tout, je ne mérite peut-être que cela.

Je garde en main la photo que j'ai emporté avec moi de mon loup et je ne peux cesser de la fixer. Son doux visage est la seule chose qui m'aide finalement à ne pas céder à la panique et aux larmes...