VampireJunkie: Wahou. Juste... Wahou. Merci. Merci énormèment. Tout ce que tu m'as dis m'a beaucoup touché, j'ai lu ta review plusieurs fois avec un sourire béat. Et c'est de moi que tu parles. De moi. Et avec tes mots je n'arrive pas à y croire. Merci beaucoup, j'espère que cette suite sera à la hauteur de ce à quoi tu t'attends.
Lise: A toi aussi, merci beaucoup. Ce que tu m'as dit m'a beaucoup plu et touché. Tu perçois "mon" histoire comme j'en ai envie. Tu me comprends. Tu me suis. Et pour te répondre, non je ne compte pas me lancer dans l'écriture d'un livre réellement. Je n'ai pas cette "prétention" (j'admire ceux qui y arrive, ce n'est pas une critique !). Je m'en sais incapable.
Butterflied75: Je n'ai pas de mot. Alors je t'envois juste un petit coeur d'amour. 3 Vois comment la solution va être trouvée :). Il n'est pas un criminel. Mais il est un menteur. Bisous
Rania: Voili voilou pour te contenter ! Bisous
MselleMiya: Ahah ! Voilà les réponses à tes interrogations !
Yayalia: Et là voici ! Bonne lecture !
: Merci :) J'espère que tu vas aimer !
Bellardtwilight: Haha, ravie ! Serait-ce toujours le cas après ce chapitre ?
IsabellaMasenCullen: Eh bien tu l'as :)
EstL: Wahou ce que tu m'as écrit c'était extra ! J'espère ne pas te décevoir sur ce chapitre. Il est important pour moi. Surement un des plus important.
Anne-Lise: Merde, alors toi t'es pas croyable ! Que veux-tu que je te dise à la fin ?! Que je t'aime et que tes reviews me mettent une boule dans la gorge et les cils humides et le coeur battant à tout rompre ?! Eh bah voilà, c'est fait ! Tu es mon oxygène.
Anayata: Tu vas pouvoir découvrir tout ca :)
x8-twilight-8x: Si tu savais... Je te le fais pas dire !
Edward
J'ouvre la bouche, la referme. Je sens son regard me scruter. L'air râcle mes poumons et j'ai la gorge sèche. J'aimerais lui dire que mon vrai monde à moi est le sien.
-Bella, écoute. Je ne pensais pas que tu l'appre...
-Quand allais-tu me le dire? Me coupe-t-elle. Avais-tu seulement l'intention de le faire!
Sa voix, auparavant si douce, était inondée de colère.
-Oui... Bientôt.
-Bientôt? Bientôt! Ce bientôt dure depuis cinq mois! Tu aurais pu me le dire! Tu aurais du! Encore plus depuis que nous sommes ensemble!
-Et pour quoi faire? Qu'est-ce que ça change que je sois membre d'un groupe? Qu'est-ce que ça change entre nous? Rien du tout! Ce soir là, au terrain de foot, tu ne m'as pas reconnu. Tu as appris à m'apprécier et à m'aimer sans savoir qui j'étais! Tu m'as aimé pour ce que j'étais vraiment! Alors est-ce que ça change vraiment quelque chose que je sois cet Edward Cullen que tu viens de découvrir?
-Ça change tout! Je t'aimais plus que tout! Tu savais tout de moi! Je pensais qu'une relation amoureuse devait être baser sur la confiance! Comment as-tu pu un seul instant croire que j'allais changer de comportement vis-à-vis de toi parce que tu étais célèbre! Hurle-t-elle.
-Bordel Bella c'est ce que tu es en train de faire!
-Parce que tu ne me l'as pas dit justement!
Je ne pouvais m'empêcher d'entendre le passé qu'elle avait utilisé. Tout était trop brutal. Sa voix était blessée, ses paroles blessantes.
-Comment as-tu pu faire durer cette mascarade aussi longtemps!
Mon coeur s'affolait, était trop à l'étroit entre mes côtes. Pourtant je savais que ce moment allait arriver. Une fois que tout cela serait expliqué, tout rentrerait dans l'ordre. Mais la distance entre nous m'était insupportable. J'avais besoin d'elle.
-D'ailleurs, est-ce que les autres savaient?
Je détourne le regard. Je ne voulais pas qu'elle sache ce qui allait suivre. Je savais que j'allais la blesser. Et je ne le voulais pas. Mais le mal était fait, et je me détestais déjà parce que je savais exactement l'horreur que j'avais faite.
-Mon Dieu... Carlisle et Esmée?
-...
-Répond moi!
-C'est moi qui leur ai dit de ne rien dire. Je ne voulais pas. Je leur ai dit que j'allais le faire moi-même. Ils ont accepté ma décision même s'ils trouvaient que c'était mal de ne t'avoir rien dit depuis tout ce temps.
-Emmet et Rose?
-C'est moi aussi...
-Alice?
-Elle a compris un peu après qu'elle avait déjà écouté des musiques du groupe à tout hasard. Je lui ai fait la même demande.
-Jasper?
-Alice l'a mis au courant, et elle lui a retransmis ma décision... C'est Alice aussi qui a mit Angela au courant.
-Mes parents?
-Les miens leurs ont dit. Ils ont acceptés ma demande.
-Athanaël?
-Il ne sait pas.
-Louise?
-Elle non plus.
Au fil des prénoms, sa voix était devenue suppliante, comme si elle aurait voulut que j'arrête.
Elle se mit les mains devant le visage et poussa un cri déchirant de rage.
-Toute ma famille! Tu as mis toute ma famille contre moi! Ils me cachent cela depuis le début et je n'ai rien vu! Comment as-tu pu...
Sa voix virait dans les aigus et des larmes coulaient sur son visage. Je voulais sécher ses larmes qui n'étaient là que par ma faute. Je m'approchais d'un pas mais elle reculait d'un même mouvement.
-Tu ne dois pas leur en vouloir. Ils ont fait ce que je leur demandais. D'ailleurs ils voulaient vraiment que je te le dise à présent. Ne leur reproche rien. C'est ma faute.
Elle se retourne et je la devine sécher ses larmes.
-Bella...
Elle se met à crier:
-Est-ce que tu t'ai servi de moi? (elle se retourne) Est-ce que c'est parce que je ne te connaissais pas? Était-ce si agréable pour toi de baiser avec une fille qui ne savait rien de toi, qui ne te connaissait pas? Tu sais ce qui craint quand une fille comme moi aime quelqu'un comme toi? C'est qu'on veut désespérément croire que cet amour est possible!
Elle hurlait sa haine contre moi.
Elle se retourne à nouveau et traverse la scène rapidement.
Et je comprends que Bella est en train de m'échapper, qu'elle me tourne le dos et me fuis. Qu'elle me laisse seul ici, sans elle. Et ce corps qui s'enfuit loin du mien, la distance qui se creuse, s'agrandit, me donne un avant goût de ce que serait ma vie sans elle. Son âme quitte la mienne, son corps se décroche du mien, sa bouche quitte mes lèvres. Le froid m'envahit. Je ne peux pas. Je ne veux pas. Si elle part, c'est toutes les couleurs qui deviendront ternes, c'est ma vue qui se brouillera, c'est mon coeur qui cessera.
Je cours, je la rattrape. J'ai besoin d'elle. Elle ne peut pas me laisser. Elle a besoin de moi. Je suis son équilibre, elle est ma lumière. Sans elle, je me cogne, je ne trouve plus mon chemin. Sans elle, tout s'éteint autour de moi.
Elle dévale les escaliers qui mènent aux coulisses et mes pieds dévalent les marches à mon tour. Nous quittons la scène, fin de l'acte 3, dernière scène. Tombé de rideau. La pièce est terminée. Histoire tragique.
J'attrape son bras et la retourne vers moi. Nos corps sont collés et elle lève son visage vers moi. J'hésite puis pose ma main doucement sur son visage. Elle se dégage un peu, détourne son visage. Je pose mon front contre le sien et murmure, suppliant.
-Bella. Notre... notre amour est possible.
Ses yeux me fuient. J'ai besoin que ses yeux se posent encore sur moi, que sont corps se collent encore au mien, que ses mains parcourent encore mon corps.
-Toi et moi nous ne sommes pas du même monde. On ne... peut pas s'aimer.
Je ne veux pas entendre ce qu'elle me dit. Je ne veux pas comprendre. Je rapproche encore mon visage du sien et je sens sa respiration erratique. Je murmure alors, mes lèvres frôlant les siennes:
-Ne me dis pas que c'est fini...
Mais c'est la seule chose que je ne veux pas savoir. Elle ferme les yeux.
Je ne veux pas de réponse. J'ai peur. J'ai besoin d'elle.
J'écrase mes lèvres contre les siennes. Ma main contre son visage se fait plus ferme et je passe l'autre dans ses cheveux. Mes lèvres buttent contre les siennes. Je la serre à l'en écraser contre moi. Ses lèvres ne réagissent pas à mon contact et son corps reste figé. Je grogne, j'ai besoin d'elle. Puis quelque chose change. Brusquement, son corps se colle contre le mien, elle passe ses bras autour de mon cou et ses lèvres se font pressantes. C'est un baiser chaotique, tumultueux. Ses dents s'entrechoquent aux miennes. Nos lèvres se trouvent et se lient dans des étreintes fiévreuses.
Se baiser a une saveur douloureuse, mais je ne peux pas m'arrêter car j'ai peur d'ouvrir mes bras, de libérer Bella et qu'elle s'évapore. Je tâte son corps; je ne pourrais pas vivre sans elle. Pas sans tout ce qu'elle m'apporte. Pas sans son amour pour moi.
Pourtant la fin du baiser est abrupt. Elle quitte mes lèvres et ses bras se décrochent de mon cou. Elle me repousse doucement mais fermement. Je repose cependant mon front contre le sien. Je rouvre les yeux et croise son regard fixe.
-Bella... Ne me dis pas...
-C'est fini.
Et elle me glisse entre les doigts, mes bras enlacent du vide. Elle part. Sa silhouette s'éloigne dans les couloirs.
Je ne comprends pas. Je suis hébété, je ne réalise pas la portée de ses paroles, tout ce que cela signifie pour moi, pour elle, pour nous, pour notre avenir qui paraît à présent loin l'un de l'autre.
-Bella! Non!
Mais je ne peux pas la laisser partir comme ça. Pas après tout ce que nous avions vécu -ou tout ce que nous n'avions pas encore vécu. Je cours derrière elle. Mon coeur me fait mal, tout en moi me fait mal.
-Bella! Arrête! Ne fais pas ça!
Un mètre seulement nous sépare. Elle tourne la tête vers moi, sans s'arrêter de marcher.
-On ne peut pas continuer comme ça.
Je vois la porte au bout du couloir se rapprocher. Si Bella passait cette porte, ce serait trop tard. La colère monte en moi. Alors, je crie, fou de rage:
-Qu'est-ce que tu veux dire!? Qu'on ne peut pas continuer à baiser cinq fois par jour, c'est ça?!
Bella s'arrête brusquement, juste devant la porte, en me tournant le dos. Tout n'est que silence autour de nous. Finalement, elle clenche la porte et ce bruit résonne autour de nous. Elle sort dehors, sans se retourner.
-Tu aurais du me laisser vivre ma vie! Hurlai-je, plein de rage.
Et la porte se referme toute seule, en claquant. Je me tourne, me retourne dans toutes les directions.
Je me met à crier et frappe dans le mur, me faisant mal en même temps.
Bella était partie et avait bousillé mon coeur en même temps. J'étais seul. Affreusement seul.
Où sont passés tous mes lecteurs ?
