La grande aventure !

chap. 25 : Les avis de recherche ! L'équipage entre enfin dans la légende !

Info : Camille et Pierre-André ont quitté Shell Town et débuté leurs aventures en tant que pirates. Ils ont rencontrés Kemi, qui est devenue leur navigatrice. Ils rencontrent par la suite Antoine et Alexandre qui rejoignent l'équipage en tant que archéologue et tireur d'élite. Ils voguent ensuite jusqu'à une île ou un nouveau nakama les rejoint, Morgan. Mais l'équipage est au plus mal, et nos amis ont besoin de voir rapidement un docteur. Le seul médecin de cette ville a une histoire en rapport avec leur dernière aventure a l'île d'Ohma. Une attaque de pirate entraîne un excès de colère et Alexandre tire sur Kemi.

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Le sabreur qui les avaient aidés se retourna. Il évalua rapidement Alexandre et Kemi et, ne voyant en eux aucun intérêt, fit la même chose pour Morgan et Pierre-André, qui étaient pour leur part toujours en train de danser.

« -Encore toi ? S'énerva le couple. Mais tu vas nous laisser tranquille oui ? Ça va faire

-une semaine que tu nous traque ! A ce niveau, c'est plus de l'amour, c'est de la rage ! »

Le jeune homme grimaça dans un sourire, et avança vers eux, ses deux sabres scintillants sous le soleil de 3 heures.

« -J'ai un boulot alors je vais jusqu'au bout. »

Il les rabaissa d'un geste précis.

« -Et je ne vous aime PAS. »

Il fonça sur les deux amoureux, qui tentèrent de réagir avec une attaque du nom de "Saut de l'ange", mais ne purent pas esquiver. Le garçon stoppa sa course, et les ennemis s'effondrèrent derrière lui, un peu ensanglantés, mais sans blessure extérieure apparente.

« -Il est super balèze. Siffla Alex.

-Oui. Mais est ce qu'il est avec nous ? »

Toujours muet, le sabreur alla vers les deux pirates qui chantaient encore et leur donna une tape sur la tête avec ses armes. Immédiatement, ces derniers se réveillèrent et se repoussèrent mutuellement.

« -Mais qu'est ce que tu faisais collé à moi ?

-T'approche plus comme ça le macaque blond ! J'ai horreur de ça ! »

Et ils partirent en une bagarre verbale. Le sabreur se rapprocha des tireurs impressionnés.

« -Ce sont vos potes ?

-Heum... Murmura Kemi. À nous ?

-Oui. »

Il avait une voix qui n'incitait pas à la confession, mais son apparence intimidante finit de les convaincre.

« -Oui oui, ce sont nos amis.

-C'est normal qu'ils soient comme ça. Les renseigna-t-il en désignant les garçons qui se cherchaient des poux mutuellement. »

Voyant qu'ils ne semblaient pas comprendre, il continua :

« -Normalement, le cerveau régule tout seul les sentiments comme l'amour et l'agressivité. Mais leur pouvoir. Il montra du bout de son sabre Marie et Morton. Met en avant l'amour. Donc ils doivent dégager leur excès de haine après. Vous inquiétez pas pour eux, ils redeviendrons normaux d'ici peu. »

Il rangea ses sabres à sa ceinture, et prit le duo par le tee-shirt, s'apprêtant à partir comme il était venu.

« -Pardon mais, l'interrompit Alexandre, qui êtes-vous ? Et pourquoi vous nous avez aidé ?

-Je ne vous ai pas aidé, je suis chasseur de prime, et j'avais pour ordre d'arrêter ces deux-là. C'est tout. Adieu.

-Et... Et comment vous appelez vous ? L'apostropha Kemi, avant qu'il ne disparaisse. »

Mais c'était trop tard, le jeune sabreur avait déjà disparu. Où il ne l'avait pas entendue, où il avait fait exprès de ne pas répondre.

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En dehors.

Les possesseurs de fruit du démon étaient assis dans l'herbe, attendant impatiemment que leurs amis sortent de la ville. Bien sûr, ils leur faisaient confiance, et savaient, espérant secrètement qu'ils n'auraient pas trop de blessures, que tout se serait bien passé. Antoine avait un sentiment bizarre. Rester là, sans rien pouvoir faire était insupportable. Il faut dire qu'il n'avait pas fait grand chose en tant que combattant récemment. À part sur son île natale, il n'avait été d'aucune aide ni à Ohma, ni ici. Dégoûté de lui même, il regarda le sol. Des fourmixophones s'agitaient dans tout les sens. Il leur barra la route et les regarda s'affoler avec un rire nerveux. Déjà lassé, il releva la tête. Camille fixait le trou dans le mur d'un air indescriptible. Elle aussi devait se maudire de ne pas pouvoir aller les aider. C'était presque ça. En fait, elle était plongée dans ses pensées. La maigre fumée s'élevant du village lui rappelait Shell Town, et tout les mauvais souvenirs qui allaient avec. La silhouette sortant de la ville la tira hors de sa transe. Mais ce n'était pas un de leurs amis.

C'était un garçon à l'aspect froid. Elle se releva, prête à se battre. Antoine agrippa le bras de sa capitaine.

« -Qu'est ce qu'il y a ?

-Les deux personnes ligotés qu'il transporte... C'était nos ennemis.

-Alors il est avec nous ?

-Peut-être. Peut-être pas. Reste prudente. »

Mais l'inconnu ne fit que passer à coté en jetant un regard appuyé sur la capitaine. Il disparut dans la forêt.

Peu après, le reste de l'équipage vint voir Antoine, et fut surpris de voir leur amie avec lui. Le médecin les rejoignit aussi. Pour sa part, il avait eu beaucoup de mal a se débarrasser de son duo. Ils se séparèrent quelques minutes plus tard, car ils devaient refaire des provisions avant de pouvoir repartir vers la prochaine île. Camille et Antoine allèrent au bateau. Les cinq autres pénétrèrent dans la ville qui recommençait à peine à s'animer. Les villageois sans défense sortaient de leurs maisons. Ils les accueillirent en héros.

« -C'est eux !

-Ils ont réussit !

-Ouais ! *sifflements. Ouaiiiiiis ! »

Le docteur leur dit aurevoir, prétendant qu'il avait des malades qui l'attendaient. L'avantage à faire des courses après avoir sauvé des vies, était que les habitants reconnaissants faisaient des prix et offraient des tonnes de produits. C'est donc beaucoup plus encombré que prévu qu'ils rentreraient ce soir au Dragon Khan. Ils avaient décidé de lever l'ancre uniquement cette nuit, pour ne pas attirer trop l'attention. En attendant, ils passèrent l'après-midi en ville. Pourtant, ils ne revirent ni la petite Émilie, ni sa mère, ni le docteur, et encore moins le garçon étrange apparu pendant la bataille et disparut en même temps. Bref, la journée se passa de commentaire.

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« -Pierre, souffla Sophie de sa chambre. Viens s'il te plait.

-J'arrive. »

Le garçon se précipita vers la petite pièce. Sophie était couchée et semblait bien mal. Elle lui sourit.

« -C'était des pirates n'est ce pas ?

-Oui. Mais ils n'ont pas encore quitté le village.

-Là voila ta chance. Lui dit-elle en tentant de se redresser. Va vite sur leur bateau avant qu'ils ne partent, ou tu le regrettera.

-Quoi ? S'indigna-t-il. Non. Je ne peux pas vous laisser. Papa passe ses journées au village et tu resterais seule. Et maman... Non Sophie, tu as besoin de moi.

-Allez, je sais que tu mœurs d'envie de quitter cette ville minuscule et cette petite cabane perdue ! Très peu de navires passent dans le coin et encore moins ne débarquent. Prends celui-ci et tu t'en trouveras un autre à leur prochaine escale, un qui ne sera pas un bateau de pirate.

-Non. Je ne bouge pas d'ici. »

Sophie réfléchit alors que Pierre changeait la serviette sèche de son front. Il la fit se recoucher et posa la serviette humide à la place de l'ancienne.

« -Tu sais, j'ai entendu dire qu'il existait une plante qui pourrait guérir ma maladie. Elle pousse sur une des îles de Grand Line.

-Grand Line ? Une plante qui pourrait te guérir ? Répéta Pierre, plein d'espoir. Ou as tu entendu ça ?

-C'est... De papa. Mentit la jeune fille. Il parle dans son sommeil.

-Mais... Je ne peux vraiment pas. Et il faut que je demande à papa. »

Il hésitait. Sophie fouilla dans un des tiroirs et en sortit un papier qu'elle glissa dans la main de son frère.

« -Tiens, avec ça, tu devrais pouvoir partir sans problème. »

Il s'attarda sur l'objet, sourit en retour a sa sœur, et prononça d'une voix tremblante :

« -D'accord, alors... Je vais y aller. »

Il prit un sac et y mit quelques unes de ses potions, ainsi que du matériel pour en faire d'autres qu'il piqua au labo de son père. Il se changea aussi. Il mit un haut blanc rayé de rouge, avec un blason marqué "king" et un pantalon dont le coté était un dégradé de noir. Juste avant de sortir, il alla dire aurevoir à Sophie, la serrant tendrement et lui promettant de revenir dès qu'il aurait le remède.

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Morgan et Pierre-André remontèrent l'ancre sur le bateau. La nuit était tombée et ils avaient pu se faufiler discrètement hors de la ville.

« -Camille ? Demanda Kemi. On va où ?

-Droit sur Grand Line !

-T'es sérieuse ? Mais on va se faire ratatiner ! On n'a même pas été au niveau des adversaires d'aujourd'hui ! »

Mais la capitaine chantonnait déjà "Grand Line ! Grand Line !". Kemi vérifia donc sa carte et se prépara à indiquer le chemin. Ils attendirent Morgan qui était encore en ville. Il avait rencontré des gens qu'il avait déjà croisé sur une autre île et les avaient prié de l'attendre, car ils étaient des amis chers. Soudain, ils entendirent des bruits de pas dans la forêt. Cela devait être Morgan. Antoine alla voir. C'était bien lui mais il était talonné par Émilie, la petite fille qui savait qu'ils étaient des pirates ! Morgan monta sur le Dragon Khan et Émilie grimpa derrière lui. Elle fut arrivée avant qu'ils n'ai pu trouver une solution.

« -Ouah ! S'émerveilla-elle. C'est votre bateau ? Il est grand hein ! »

Antoine et Morgan voulurent la retenir, mais elle avait filé vers les cabines.

« -Et là c'est quoi ? C'est la salle ou vous entreposez vos trésors ? »

Elle partit juste avant qu'Alexandre n'ai pu l'attraper.

« -Il est grand votre bateau ! S'écria elle en courant de long en large. Et votre voile c'est vous qui l'avez faite ? »

Avant qu'elle puisse dire un mot de plus, Pierre-André la coinça et la souleva de terre, de manière à ce qu'elle ne trottine pas partout :

« -Je suis désolé, mais tu vas devoir partir. On n'est pas des pirates, on a juste trouvé un bateau et...

-Vous inquiétez pas ! Je le dirais a personne ! »

Pierre-André commença à s'énerver :

« -On te dit que...

-Mais non ! Le coupa une deuxième fois la fillette. Regarde c'est marqué là que vous êtes des pirates ! »

Elle lui tendit un papier et il la reposa à terre pour lui prendre des mains. Elle s'en alla en riant, leur précisant qu'ils pouvaient les garder. Les autres se rapprochèrent.

« -C'est... C'est nos...

-Oh non ! Moi aussi ?

-Cool ! Enfin un peu d'reconnaissance !

-Génial !

Ensemble -C'est nos affiches de recherche ! »

Camille s'approcha de Pierre-André et lui arracha des mains. La première représentait une fille dos tourné, avec un chapeau de cow-boy rayé de jaune et s'appuyant sur un grand bâton. Elle était en train de regarder un bâtiment brûler devant elle mais avait tourné la tête comme si elle savait que le photographe était là.

« -C'EST MOI ! Lança elle, plus heureuse que jamais. Et je suis a 50 000 000 de Berry ! Haha !

-Bravo capitaine. Votre première promotion. Dit Kemi sur un ton plus apeuré qu'amical. Maintenant on sera deux fois plus recherchés !

-Je savais bien que j'avais pas rêvé ! Continua l'intéressée. J'lavais vu le flash de ce photographe !

-"Recherchée : Camille la Dragonne"Ça va, pas trop ronflant comme surnom ? Pointa Morgan.

-Hum... C'est peut-être à cause du drapeau ?

-Qui est le suivant ? Demanda Antoine, curieux. »

Ils changèrent de page. Un garçon semblait prit au piège dans un bâtiment de la marine. Il se battait avec une grande chaîne qu'il semblait bien savoir manier.

« -Oh, c'est Morgan. Fit Kemi.

-Ouf. Soupira celui-ci. Ils ont changé la photo.

-43 000 000 de Berry ! Mais je crois savoir que tu avais déjà une prime avant ? Sourit Camille.

-Oui. Elle était à 23 000 000 de Berry.

-Donc tu as augmenté de 20 000 000, c'est génial ! Souligna Pierre-André. J'aimerais bien avoir une grosse prime moi aussi.

-Allez, passons à la suivante. Supplia Morgan. »

Et ils passèrent à la suivante. Un garçon blond était en plein milieu, prèt à donner un coup de clé à molette au photographe.

« -"Pierre-André au bras d'acier". »

Alexandre finit sa phrase par un sifflement. Le mécano fit des coudes pour arriver à coté de Camille, qui tenait toujours les affiches.

« -Trop fort ! Je suis a 30 000 000 !

-Comment ça se fait que ta prime soit aussi élevée ? Demanda Antoine, un peu irrité.

-Il a repoussé un boulet de canon avec sa clé à molette.

-Tout seul ?! Firent les autres ensemble.

-Oui. Répondit Morgan calmement.

-Ok. Le suivant c'est qui ? Demanda Alexandre, exaspéré. »

Ils tournèrent. Un grand garçon avec des lunettes de soleil noires presque opaques, visait quelqu'un avec son sniper. Il était appuyé sur une chaise et était sur ce qu'on devinait être un bateau.

« -C'est toi ! Cria presque Camille.

-Quoi ? Je ? 27 000 000 de Berry ? C'est génial mais pourquoi ?

-Tu as battu Chelder je te rappelles ! Et tout seul !

-Moui c'est bien. Et ce surnom fait classe aussi. "Alexandre Full Gun". Mais je suis quand même dégoûté d'être plus bas que Pierre-André !

-Nananananèèèère !

-Ooooooh... Ragea Antoine. Il ne reste que Kemi et moi.

-Et alors ? Fit cette dernière.

-Tu n'as pas remarqué ? C'est par ordre de prime décroissant. On est les derniers...

-Ah oui ! Mais lequel de nous deux aura la prime la plus basse ? »

Ils se regardèrent en chien de faïence. Les quatre autres prirent les paris. Alexandre pria Camille de le laisser tourner. La suivante était la photo d'une fille à la peau mat, en position de combat.

« -C'est Kemi ! Ha ha ha !

-Quoi ? Pleurèrent Kemi et Antoine.

-Mais je veux pas être recherchée ! Pleura la cartographe. »

Antoine arracha la dernière affiche des mains de Camille. Il représentait un garçon avec un pistolet pointé vers le photographe. Il portait un foulard violet avec l'insigne des pirates du Dragon Khan.

« -Bouhou... je suis le dernier...

-Attends, regarde. Vous avez la même prime ! Souligna Pierre-André. »

En effet, les avis de recherche affichaient 18 000 000 de Berry chacune. Pas plus heureux, Antoine grimaça et retourna sur son affiche. Son surnom le fit changer d'humeur.

« -"Antoine la détente" ! Ah oui, j'aime ! C'est classieux !

-"Projectile Kemi". Lut cette dernière. Je ne sais vraiment pas quoi en penser. »

Ils rigolèrent un moment, regardant les affiches respectives de chacun, puis décidèrent de lever l'ancre, car il se faisait vraiment tard.