Os 365 jours. Date :
J'étais trempée et malgré la pluie qui tombait à verse et l'orage qui grondait de plus en plus, je fis demi-tour. J'avais oublié mon trousseau de clés au club et je devais me dépêcher avant que Jasper s'en aille et que je me retrouve comme une conne devant mon palier, sans fringues pour me changer, ni abri pour la nuit.
Lorsque je tournai au coin de la rue qui menait au club où je bossais comme serveuse et parfois comme strip-teaseuse, je vis qu'il y avait encore de la lumière. Alléluïa j'étais sauvée ! J'allais pouvoir rentrer chez moi et prendre une douche bien chaude avant de me glisser sous mon plaid avec une bonne pizza au fromage et un chocolat chaud. J'ouvris la porte d'entrée et traversai le hall à la hâte afin de rejoindre la salle de spectacle qui se situait derrière un rideau de perles multicolores. Alors que j'allais l'entrouvrir pour y accéder, j'entendis des gémissements qui me stoppèrent net dans ma course. Je croyais avoir rêvé mais en tendant l'oreille plus attentivement, je me rendis compte que tout cela était bien réel. Je tentai de voir quelque chose sans toucher au rideau mais je ne pus qu'apercevoir des formes bouger sans rien vraiment distinguer.
J'hésitai à avancer pour rejoindre le vestiaire du personnel et récupérer mes clés pour quitter cet endroit mais je restai paralysée par la curiosité. Les gémissements s'étaient faits plus forts et mon cerveau et mon bas-ventre ne m'ordonnaient pas les mêmes choses. Je me glissai entre les perles du rideau en essayant de ne faire aucun bruit et me retrouvai rapidement dans la pénombre de la salle principale du club. Je me dirigeai vers le comptoir flanqué juste à ma droite et m'y cachai comme une voleuse. Je me mis à quatre pattes et rampai en suivant les cris étouffés des deux personnes qui se donnaient du bon temps. Je me demandai qui Jasper pouvait se taper comme ça, juste après la fermeture du club. J'imaginai bien Tanya ou Lauren l'attendre dans un coin et lui sauter dessus comme des bêtes affamées.
Plus je me rapprochais plus je trouvais la situation glauque. Je n'étais pas une voyeuse mais là, j'avais envie de savoir. Lorsque j'arrivai au bout du bar, je jetai un œil à la vitre située juste à côté pour sonder l'espace. Apparement, ils étaient allongés sur la grande banquette en velours rouge située sur le devant la scène. Le vestiaire était juste à ma droite et je pouvais facilement m'y engouffrer et repartir sans que personne ne se soit aperçu de rien. Je fis ce que mon cerveau m'indiquait et une fois les clés remises à l'abri dans mon sac, je repris ma planque derrière le bar. Un grondement sourd se fit entendre suivi d'un murmure et c'est à ce moment-là que je devinai que ce n'était ni Tanya ni Lauren. Jasper était avec un homme, j'en étais à présent plus que certaine.
Piquée par la curiosité, je quittai le bar pour ramper le plus rapidement et le plus doucement possible vers une autre banquette assez large pour me cacher. De là, j'avais une vue imprenable sur Jasper, lequel était en train de tailler une pipe à un de nos strip-teaseur. La tignasse rousse que je distinguait ne pouvait être que celle d' Edward, le petit nouveau fraîchement arrivé ! Mes doutes furent envolés lorsqu'il se redressa de sa couche pour agripper les cheveux de mon patron et le forcer à accélérer et accentuer ses mouvements sur son membre très... viril. J'aurais pu faire concurrence au loup de Tex Avery tellement ma mâchoire était décrochée alors que je participais malgré moi à ce spectacle saisissant. Mon bas-ventre se tordit à nouveau et je sentis poindre une once d'excitation en moi. J'étais pétrifiée et ne pouvais plus bouger. Je voulais regarder même si ma conscience me disait de m'en aller.
Edward poussa un juron alors que Jasper engloutissait totalement son membre, provoquant à son employé des sousbressauts et des cris de plaisir qui emplirent toute la pièce. Je sentis ma culotte s'humidifier alors qu'Edward jouissait dans la bouche de mon patron, tout en lui caressant les cheveux tendrement. Son corps se calma petit à petit tandis que sa respiration hachurée ne semblait pas vouloir arrêter de s'emballer. Jasper embrassa son membre une dernière fois, avant de laisser traîner sa langue sur son ventre puis dans son nombril. Il continua à le lécher sensuellement, sans le quitter des yeux, s'attardant sur ses magnifiques plaques de chocolat puis sur ses pectoraux. Edward jura lorsqu'il mordilla ses mamelons et grâce aux miroirs qui tapissaient la pièce, je pus constater que son érection était déjà de retour, prête pour un second round. Je devais avoir les yeux ronds comme des billes, suivant sans relâche ce délectable spectacle. À présent, leurs corps se frottaient l'un contre l'autre et ils mêlaient leurs sueurs de manière sensuelle. Jasper, apparement très excité par la petite gâterie qu'il avait offerte à Edward, faisait durer le plaisir. Je n'avais plus froid à présent, j'avais arrêté de greloter depuis un moment déjà et mon corps s'était réchauffé en moins de temps qu'il ne faut pour dire « ouf ». Mes seins étaient durs et je me tortillais dans tous les sens pour faire disparaître la tension entre mes jambes.
Alors que je me débattais avec mes sentiments, je vis Edward se retourner pour se mettre à quatre pattes sur la banquette. Jasper se leva et se positionna derrière lui tout en continuant à le caresser. Leurs respirations étaient rauques et je tentais tant bien que mal de dissimuler la mienne. Mon patron déchira un carré d'aluminium sur lequel était inscrit le nom du club et en sortit une capote qu'il glissa sur son membre long et dur. Je passai ma langue sur les lèvres en le voyant faire et ne pus réprimer un petit gémissement. Je me traitai intérieurement d'idiote mais soufflai de soulagement lorsque je vis qu'ils n'avaient rien remarqué.
Jasper caressa les fesses d'Edward avant de le pénétrer doucement. Le strip-teaseur émit un juron, suivi d'un cri de plaisir, puis d'un deuxième. Je dus devenir rouge comme une pivoine car je sentis mes joues devenir très brulantes. Jasper grogna alors qu'il s'enfonçait en lui jusqu'à la garde et se retirait aussitôt pour entrer à nouveau.
- Putain Edward c'est trop bon, l'entendis-je dire depuis ma cachette.
- Encore ! Fut tout ce que son amant lui répondit.
Jasper ne se fit pas prier et commença une série de va-et-vient tantôt brutale, tantôt douce et sensuelle. Voir son sexe coulisser ainsi était un spectacle auquel je n'aurais jamais pensé assister un jour. Ma langue lécha ma lèvre supérieure à nouveau et j'aurais donné n'importe quoi pour pouvoir me rapprocher un peu plus, voir me joindre à eux. À cette pensée, mon cœur s'affola un peu plus et mon string fut définitivement foutu.
Edward, emporté par la frénésie de Jasper, empoigna son sexe et se mit à se caresser en suivant le même rythme que son amant. Leurs voix, leurs cris et leurs souffles se mêlaient à présent et l'air devint rapidement étouffant. Jasper avait posé ses mains sur les épaules d'Edward et donnait toute sa puissance pour le pénétrer, faisant bander tous ses muscles. Son corps était digne de celui d'un Apollon et je ne pouvais me résoudre à ne pas en suivre chaque ligne et chaque contour. Des gouttes de sueur perlaient sur sa peau mate et dégoulinaient doucement le long de ses bras et de son dos. Le jeu de miroir me permettait de tout regarder, de tout épier et de tout suivre sans ne rien manquer. C'était foutrement excitant et s'il était possible de jouir juste en regardant un tel tableau alors je l'aurais certainement fait à plusieurs reprises.
Edward avait accéléré les mouvements sur sa queue et sa respiration fut subitement plus saccadée. Jasper continuait de le marteler sans relâche, cognant contre ses fesses, elles aussi musclées à souhait.
- Plus fort, Jasper ! Hurla Edward, ce qui eut le don de me faire sursauter.
Il grogna et s'exécuta alors qu'Edward redoublait d'intensité, se masturbant alors que Jasper le pénétrait encore et encore. Puis soudain, Jasper se figea et il cria son plaisir alors qu'il éjaculait à l'intérieur d'Edward. Ce dernier jouit sur ses mains en criant le prénom de son amant juste au moment où mon patron s'écroulait sur lui, épuisé mais ravi du spectacle dont il pouvait lui aussi profiter grâce au miroir situé juste en face d'eux.
Jasper se retira lentement d'Edward, se défit de la capote qu'il jeta dans une poubelle puis attrapa des lingettes qu'il tendit à son partenaire. Ils se couchèrent sur l'immense banquette et s'enlacèrent avant de s'embrasser à en perdre haleine. Leurs yeux ne trompaient pas : ils s'aimaient et depuis un sacré bout de temps. Jamais je ne l'aurais découvert si je n'avais pas bêtement perdu mes clés.
Il faut croire qu'être étourdie a parfois du bon...
