Pou-poudoum, voilà Ela qui élargit de plus en plus son champ de publication… Ne tapez pas, je ne suis pas un robot, je l'ai jamais été, et j'aurais du mal à l'être un jour. Comprenez : continuez à taper et rager, ça a l'air de marcher =D

Je tiens à préciser que la fin de cette fic a été écrite tout en donnant mon avis sur une autre fic pire que parodique, et que si quelques bizarreries finissent dans mes paragraphes, c'est que je n'ai pas pu les retenir ^^'

Rosine : Bravo, bonne réponse \o/ Mais, euh, p't-êt' pas Minerva au pouvoir, parce que, bon… Elle fait peur, quoi… ^^'

Camille13 : Ah, ça, au moins, c'est un bon principe pour ne pas être en retard, je devrais essayer u_u Mais bonne réponse, en tous cas \o/

Schrou : Oui, schrou. A vos ordres, schrou. Bien, schrou. Je peux faire une pause, schrou ? Non ? Bon… T-T (*bouhou, on me martyriiiiiiise…*)

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Severus Rogue faisait l'inventaire de tous ses ingrédients – et Merlin sait combien il était méticuleux à ce travail. Tous les pots, sachets et bocaux avaient été descendus de leurs étagères en vu d'une inspection de leur contenu, qualité comme quantité, avant d'être rangé à nouveau, parfois à un endroit différent. Un interminable parchemin rendait compte de chaque détail, et sur un autre était noté, comme une liste de courses, la liste des ingrédients à acquérir. La sous-directrice attendait ce dernier le lendemain.

On frappa trois coups discrets à la porte. Rogue fit mine de ne pas remarquer, mais on frappa à nouveau. Il soupira :

- Entrez.

Victoire entra.

- Tu aurais quelques instants pour moi, Vaàdi ?

Il ne réagit pas, occupé qu'il était à compter ses bézoards. Victoire attendit patiemment, les mains jointes. Il nota quelques mots sur ses parchemins et fit voleter le bocal jusqu'à une haute étagère. Enfin, il se tourna vers sa fille.

- J'ai besoin d'aller acheter une robe, pour le bal. Pourrais-tu me signer une autorisation pour aller à Pré-au-Lard ?

- Inutile, répondit-il simplement.

Victoire resta muette de saisissement quelques instants. Elle allait défendre son droit d'aller au bal à coups d'arguments cinglants, dans sa langue maternelle s'il le fallait, mais le maître des Potions se détourna et agita sa baguette. Un tiroir, au bas d'une petite commode dans un coin reculé, s'ouvrit, et une grande boîte plate voleta jusqu'à une table non loin de la jeune fille.

Yeux écarquillés, Victoire regardait alternativement la boîte et son père, qui avait repris ses occupations comme si rien d'anormal ne venait de se produire. Et puisqu'il était évident qu'elle ne tirerait rien de plus de son père pour le moment, elle alla ouvrir la boîte.

Entre les plis d'un papier-tissu bleuté, elle pouvait discerner un autre tissu, noir profond, d'une matière soyeuse et douce, rien qu'au regard. Elle le frôla du bout des doigts, et l'impression de ses yeux se confirma. Sans se presser, elle fit sortir l'habit de son rangement.

La robe était magnifique. Un simple bustier, ourlé d'un mince liseré de perles noires, elles aussi, se détriplant pour former des bretelles tombantes, et une large et longue jupe, comme un nuage noir, presque aérien.

- Estè lè arayä… murmura-t-elle. Elle est magnifique…

Rogue ne réagit pas, comme attendu. Il pesait des sciures de bouleau, indifférent aux mouvements de sa propre fille. Il rangea le sachet de cuir et se pencha pour saisir un autre bocal, et Victoire en profita pour poser une bise sur sa joue. L'homme se redressa vivement et, bien qu'aucune expression de marquait son visage, on pouvait aisément l'imaginer surpris, voire choqué.

- Mellÿndià, Vaàdi, dit la jeune fille. Merci.

Elle retourna vers la table et rangea précautionneusement sa robe toute neuve. Elle souleva la boîte et s'apprêta à partir, puis se ravisa :

- J'aimerais tout de même l'autorisation d'aller à Pré-au-Lard, dit-elle avec un petit sourire angélique.

Severus Rogue, qui n'avait pas bougé, leva sa baguette et donna un coup en l'air. Un bout de parchemin griffonné apparut juste devant la brune. Elle s'en saisit, prit la boîte et sortit, non sans avoir souri une dernière fois à son père, ma foi bien généreux sans en avoir l'air.

L'après-midi à Pré-au-Lard passa rapidement. Entre deux emplettes, les jumeaux l'emmenaient visiter les environs, de la Cabane Hurlante à la boutique de farces et attrapes, chez Zonko, qui relevait d'un monument historique aux yeux des deux Weasley.

L'intervalle entre cette après-midi et le bal de Noël fut encore plus court. C'était déjà le grand soir. Victoire avait étalé sur son lit toutes ses affaires. A porter avec sa robe, elle avait fait l'acquisition d'une paire de chaussures fermées, munies d'un talon de quelques centimètres (1), d'un pendentif en forme de fleur et de boucles d'oreille assorties, ainsi qu'un bracelet large sans ornement, ces trois derniers étant de la même couleur que le ruban offert par Charlie.

Pour tout maquillage, elle se contenta d'un trait de crayon sur les yeux et d'un peu de gloss, translucide et brillant. Elle lissa ses cheveux à la brosse et les replia sur sa nuque, liant cette boucle fragile avec le ruban de Charlie.

- Tu es prête ? demanda Padma derrière elle.

- Oui, je crois, répondit Victoire en lui faisant face.

- Tu es superbe.

La brune tourna au rouge pivoine.

- Tu descends avec moi ? poursuivit l'indienne.

Victoire hocha la tête et lui emboîta le pas. Dans les escaliers, elle s'intéressa au cavalier de Padma.

- Seamus Finnigan, un Gryffondor, répondit-elle. Il a d'abord demandé à ma sœur, mais elle y allait déjà avec Dean, un autre Gryffondor. Alors Parvati est venue me demander à moi, de sa part. Et comme personne d'autre ne m'a demandé…

- Il est bien, ce Seamus ? demanda Victoire.

- J'en sais rien. J'espère.

Victoire la dévisagea, sans comprendre. Cependant, elle s'abstint de tout commentaire, certaines mœurs anglaises lui échappaient encore.

Elles arrivaient à la Grande Salle. Harry Potter, quatre Weasley et plusieurs autres élèves attendaient devant les portes. Les jumeaux ne tardèrent pas à repérer Victoire et se portèrent à sa rencontre.

- Finalement, tu ne viens pas avec nous au bal, dirent-ils, tous sourires.

- Quoi ? fit-elle, interloquée.

- On ira l'un avec l'autre, ne t'en fais pas, plaisanta Fred.

- Mais il a insisté pour prendre notre place, ajouta Georges.

Victoire était perdue. Comment, quoi, qui ? Les jumeaux s'écartèrent, et derrière eux apparut, splendide dans son costume sombre, Charlie Weasley. Sans plus réfléchir, la jeune fille se jeta à son cou.

- Tu es magnifique, murmura le rouquin à son oreille.

Victoire se détacha de lui :

- Et toi, tu aurais pu me prévenir !

- Et renoncer à ma surprise ? Tu plaisantes !

Victoire rit et l'entraîna vers la Grande Salle.

- Ouais, vas-y, crièrent les jumeaux, il commence à y avoir trop de Weasley par ici !

La Grande Salle avait été richement redécorée pour l'occasion. Les tables avaient disparu, mais de jolies guirlandes aux couleurs des quatre Maisons mélangées ornaient les murs, une scène avait été montée pour accueillir les musiciens et au plafond… Au plafond, un millier de chandelles brillait, encore et toujours, flottant dans les airs comme un nuage magique et poétique…

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(1) Exercice de grammaire : accordez ces mots :

…elle avait fait l'acquisition d'une paire de chaussure[] noire[] à talon[] fermé[]…

(Vous noterez que, personnellement, j'ai reformulé xD)

Exo bonus :

…et de boucle[] d'oreille[] violet[] lavande[] assorti[]…

Au reste, miss bêta-readeuse, j'ai nommé Rosine, a commenté le fait que les Weasley passent Noël avec leur père, blessé. Visiblement, je ne suis pas claire, mais le bal se passe un peu avant Noël, je pense que ça peut passer ? ^^'

Ah oui, dans mon premier jet, Padma allait au bal avec Ron, et sa sœur Parvati avec Harry, comme l'année précédente. Puis, j'ai pensé à cette pauvre Hermione, qui n'avait plus personne avec qui y aller. D'où, Hermione y va avec Ron, Harry avec Cho (oui, ils sont ensemble à cette époque, j'avais oublié ce détail aussi), et Padma et Parvati y vont respectivement avec Seamus et Dean. Pffou !