Hello minna-san ! Oui, je sais, vous m'en voulez : Comment ai-je pu ne pas poster la semaine dernière sans rien dire ? C'est impardonnable et je suis définitivement damnée. Pour essayer de me purger un peu de ma lourde peine, voilà le Chapitre 23. -Cette fois-ci, j'inscris les mêmes numéraux dans le titre et dans la présentation ^^'.- Pour tout vous dire, je ne suis qu'à moitié satisfaite de ce chapitre. Mais bon, dans ces cas là, il suffit de se dire que le prochain chapitre déchirera sa race, n'est-ce pas ?
Shiratsuki Yukihime : Hello à toi ! Héhé, mais c'est mon job de vous faire languir, voyons ! En plus, si ça peut te rassurer, l'auteure est comme toi : elle s'excite sur sa chaise à chaque fois qu'elle écrit un nouveau chapitre. ^^ Voilà, j'espère que ce chapitre comblera tes exigences. Bonne lecture.
Remerciage intensif à : Freak666chaos, Plew A.E (le retour), et Manga-over-dose. (La nouvelle. ^^)
Allez, je vous laisse lire en paix.
PdV Gray.
Je me réveille lentement, et reconnais tout de suite le plafond de la pièce : je suis chez le Pervers au Bob. Je me relève un peu difficilement pour m'asseoir dans le futon, quand je constate qu'une certaine touffe orange a passé la nuit la tête sur ma jambe gauche ce qui explique aussi l'engourdissement de cette dernière. Le squatteur se réveille à son tour, et se relève.
« Comment tu vas ?
-J'ai une légère migraine.
-On peut dire que tu as de la chance. Je t'assure qu'après ta chute d'hier, j'ai paniqué.
-(Je fronce les sourcils, et répond d'un ton amer.) Tu n'as pas à t'inquiéter, surtout qu'au final, c'est de ma faute si toute la mission a échoué. Je ne suis vraiment pas digne de confiance, quand je pense que, c'est moi qui me suis permis de promettre au frère d'Anzu que je prendrais soin d'elle et que rien ne lui arriverait avec moi, je me suis surestimée. »
Je me relève doucement, mais mes jambes sont encore un peu faibles et je vacille. J'entreprends de faire un pas vers la porte de la chambre quand une poigne m'attrape le bras pour solidement me retenir. Je me tourne aussitôt, et ouvre un peu plus large les yeux devant l'air franchement agacé/embarrassé que le rouquin affiche. Sa poigne se resserre davantage autour de mon poignet.
« (Il me regarde droit dans les yeux mais pas longtemps car je sens bien qu'il est embarrassé.) Bien sûr que je m'inquiètes ! Et si tu veux tout savoir, tout le monde ici s'est inquiété aussi. A ton avis, pourquoi je ne suis pas en cours et je me réveille ici ? J'ai passé la soirée à attendre que tu te bouges, que tu te réveilles et que tu me dises un truc du genre, "Allez, on reprend l'entraînement, on a pas le temps de bavasser !"
Tu n'es pas responsable de ce qui arrive à Anzu, le seul fautif c'est Aizen, alors arrête de tout prendre sur toi et faire comme si tu t'en fichais.
-Je… (Je recule d'un pas. Et sentant mes nerfs me lâcher, je dois partir avant d'éclater, seulement le rouquin n'en a pas décider ainsi.)
-G-Gray, oy, ça va ?
-(Je baisse la tête et articule d'un ton étouffé.) Lâche-moi, s'il te plaît.
-Tu… Pleures ?
-(Je relève la tête un air mi-figue mi-raisin étant donné que je sais que mes yeux doivent être très brillants.) A qui tu crois parler, sale fraise, Gray Raven ne pleure jamais, maintenant laisse moi partir.
-Comme si j'allais t'écouter. T'es vraiment chiante, hein ? »
Et le voilà qui, sans que je ne me rende compte, passe ses bras autour de moi. Je me raidis aussitôt et écarquille les yeux très fort. Aussi loin que je me souvienne, les câlins ce n'était que moi qui les donnés et à part Anzu et mes petits frères et sœurs, personne n'y avait droit.
Je suppose que c'est pour cette raison, que je n'ai jamais eu à résister devant quelqu'un. J'aimerais pouvoir le repoussé, et lui dire que je ne pleure toujours pas, mais pour ça, c'est un peu trop tard. Tandis que je fonds en larmes, j'agrippe son t-shirt. –Il va être trempé, bien fait pour lui qui se mêle de mes problèmes !- La tête enfouie dans son torse, j'articule de façon à peu près audible :
« Mais, Kurosaki ?
-Hm ?
-T'es vraiment chiant toi aussi, hein ? »
À ce moment, j'entends le concerné rire doucement. Je souris intérieurement il est vraiment trop chiant !
Fin PdV Gray.
Pendant ce temps, dans le Hueco Mundo.
Il me semble que je n'avais jamais passé de nuit blanche avant aujourd'hui. En même temps je ne le regrette pas, je sais à présent que c'est extrêmement fatiguant. En plus, quand on stresse parce qu'on est enfermé, ça n'arrange rien. À bout de forces, je sens que je m'évanouis. Lorsque je crois me réveiller, je m'aperçois que le décor est différent. Je me trouve de nouveau dans la plaine blanche de mes rêves. Je me relève, puis une fois arrivée devant le lac, je constate avec une certaine appréhension que mon reflet ne s'y trouve plus. Un peu paniquée –bien que sans en connaître la raison-, je sursaute quand une voix rauque me parvient de derrière.
'Je suis sorti du lac.
-J'avais cru comprendre, oui. Pourquoi ?
-Tu as l'air fatiguée. Tu as des cernes épouvantables.
-Et c'est pour ça que tu es sorti ?
-Non. En fait, ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour ça mais, il faut qu'on ait une petite discussion. Que sais-tu déjà ?
-Tu dois être mon Zampakutô, n'est-ce pas ? Et cette plaine représente mon monde intérieur, je me trompe ?
-C'est presque tout juste. Seulement, je ne suis pas ton Zampakutô… Pas complet du moins.
-Comment ça, il y en a un autre que toi tu veux dire, comment c'est possible ça ?
-Entre autres, c'est de cela que je voulais discuter. Je m'excuse de te demander ça alors que tu te trouves dans un état pareil mais tu vas devoir écouter tout ce que je vais te dire attentivement car c'est important. Ne m'interromps pas, si tu veux me poser une question, tu le feras après, d'accord ?
-Je ne comprends pas tout, mais d'accord.'
Je me réveille lorsqu'une porte –en l'occurrence celle de ma cellule- s'ouvre dans un crissement horripilant. L'espada cuarta me rejoins en deux enjambées et me rattache. Il m'emmène ensuite avec lui. Tandis que nous marchons dans un interminable couloir menant –je présume- à la grande salle d'hier, je ne peux m'empêcher de fixer intensément Ulquiorra. D'ailleurs au bout de dix minutes, celui-ci s'arrête et me regarde, de son regard vide d'émotion.
« Puis-je savoir ce qui t'intéresse tant dans mon visage ?
-Rien.
-Dans ce cas-
-L'absence d'émotion totale de ton visage est étrange. Je sais que tu n'as rien d'humain et donc que peut-être tu ne fonctionnes pas comme nous, mais je trouves ça triste.
-Triste ? Pourquoi ?
-C'est un peu comme si tu t'étais fermé au monde. J'ai du mal à croire qu'il soit réellement possible de le faire. Je suppose que dans le fond tu t'en fiches, n'est-ce pas ? (J'incline la tête et lui sourit faiblement.) »
Il ne répond pas et l'on se remet en marche. De toutes façons, je me sens bien trop fatiguée pour essayer de lui parler. Après quelques minutes, nous entrons finalement dans la salle où, du haut de son trône, Aizen m'attend. Je constate qu'à sa droite se trouve Tôsen et à sa gauche Gin sont également présent Grimmjow et Inoue, attachée tout comme moi. Ulquiorra me fait m'arrêter devant le traître, mais je m'en recule de trois mètres environ.
« Serait-ce de la crainte que je perçois ? (Me demande-t-il, un petit sourire satisfait sur les lèvres.)
-Prudence est plus exacte, car vous ne percevez rien du tout. (Son regard me fusille sur place, mais je m'efforce de le soutenir.)
-Alors, chère Anzu, aurais-tu par hasard trouvé, ce que je veux ?
-…C'est Han que vous voulez, n'est-ce pas ?
-C'est exact. La puissance de cette chose m'intéresse. Aussi, j'ai pensé que le plus simple serait, pour toi comme pour moi, que l'on s'associe. Qu'en penses-tu ? »
Vous vous en doutez, les personnes ici présentes sont toutes étonnées à leur façon, moi comprise. –Sauf le cuarta, lui, est fidèle à lui-même.- Je serre les dents et réfléchis. Alors c'est vraiment elle qu'il veut ? Mais pourquoi veut-il que l'on s'associe, qu'est-ce que ça change au fond… Et soudain, tout devient évident. Je relève la tête vers le traître. –Ce n'est pas le moment pour s'évanouir de nouveau, mais j'avoue que la situation ne m'épargne pas.- Des yeux décidés, je le toise.
« (J'avale ma salive difficilement.) J'accepte. À une seule condition. »
De retour sur Terre.
PdV Gray.
Nous n'avons pas bougé d'un pouce lorsque le vice-capitaine de la sixième fait coulisser la porte. Il prend vite un petit sourire amusé. –Bien qu'étrangement déçu, non ?- Je me détache du shinigami remplaçant. Et m'empresse de me justifier, sans savoir pourquoi :
« Je… En fait… C'est pas ce que tu crois.
-(Renji arque un sourcil.) Et qu'est-ce que je crois ?
-Peu importe, euh, je vais me doucher ! »
Et dans un élan d'embarras, j'ai la force de me carapater loin de la chambre. Une fois dans la salle de bain, je m'enferme à clé et me laisse glisser contre la porte. J soupire profondément.
'Non mais, regardez-moi ça, on dirait une héroïne de shôjo…
-(Je relève la tête et affiche un air bien blasé.) Dis, je ne me rappelle pas t'avoir sonné ?
-Certes non. N'empêche, tu ne trouve pas ça bizarre ?
-De quoi ?
-Oh mais quelle empotée tu fais ! (Une veine apparaît à l'arrière de mon crâne.) T'as pas sentit la tension qu'il y avait là-bas ?
-Qu'est-ce que tu racontes encore… Quelle tension, pourquoi il y aurait de la tension entre Renji et… !
-Voilà ! Tu vois.
-Je crois que je vais me doucher. Tu délires et je commence à faire pareil.
-Je ne connais personne d'aussi bornée que toi. Franchement j'admire la façon dont tu te voiles la face des fois…
-Kin, lâche l'affaire, tu veux ?'
Je ressors de la douche toute propre et un beaucoup moins fatiguée. Je m'installe ensuite à la table basse du salon pour manger un bout. Seul s'y trouve le Pervers au Bob sirotant son thé vert. –Chouette.-
« Bien dormi Gray-chan ?
-Vous n'écoutez pas quand je parle alors pourquoi je vous répondrais ?
-Je ne t'écoute pas… ?
-Ne m'appelez pas Gray-chan. Enfin tant pis, en plus aujourd'hui j'ai besoin de votre aide. »
Je n'en suis en rien enchantée d'ailleurs. Le susnommé me regarde, une lueur intéressée dans les yeux. –Je ne vais pas le frapper, je ne vais pas le frapper.- Je repose mon bol de riz vide sur la table et y dépose mes baguettes avant de poursuivre.
« Peu importe vos méthodes, tout ce que je vous demande, c'est un coup de pouce. Bien sûr là je parle du Bankai.
-(Il réfléchit un moment.) N'as-tu pas déjà sollicité l'aide de Kurosaki-san à ce sujet, Gray-chan ? (Mais c'est qu'il me cherche !)
-Si, et je ne compte pas arrêter mon entraînement avec lui. Mais vu que je sais que vous lui avez permit d'atteindre le niveau qu'il a actuellement, il n'y a pas de problème pour en faire autant avec moi, n'est-ce pas ? »
Son regard se fait plus sérieux et je sens aussi qu'il devient plus réticent. Je le fixe intensément pendant plusieurs minutes. Ce n'est pas un caprice, c'est une question d'honneur bafoué, et surtout d'amies à sauver. Je me doute qu'implicitement demander à quelqu'un de réaliser sur vous une Hollowisation n'a rien d'amusant… Mais tout de dangereux. Notre échange visuel s'interrompt quand le rouquin et Renji nous rejoignent. Je change de sujet.
« Alors, prêt à m'entraîner sans relâche pendant une semaine ?
-Tu es sûre d'être guéries ? Sinon tu ferais mieux de te remettre.
-Bon, j'attendrais jusqu'à demain. Mais tu as intérêt à te pointer. »
C'est sous les mines légèrement étonnées de Renji et du rouquin que je me lève et retourne dans ma chambre. Le Pervers au Bob lui n'a pas cillé. Je me rallonge dans mon futon, essayant de ranger les dizaines de questions qui se tamponnent les unes contre les autres dans mon cerveau.
Verdict ? Dîtes-moi ce que vous avez pensé globalement du chapitre... Moi je n'en suis pas très convaincue U.U.
Vous avez aimé le début avec Gray et Ichigo ? J'ai eu un mal fou à l'écrire de façon correcte. Je pense toujours que j'aurais pu rendre ça mieux, mais bon, là ça va... Et Anzu s'associe avec le traître, gros CHOC, n'est-ce pas ? (Ou pas...) Mais pourquoi accepte-t-elle, et quelle est cette unique condition ?
J'espère que ça vous plait toujours autant, je ferais de grands efforts pour le prochain chapitre.
Bonjour chez vous,
Sid.
