Chapitre 24 : Vérité révélée et Bal de Noël
Le jour suivant, avant le petit déjeuner, Vagnarov appela toute la délégation dans le bateau. Ils s'assirent dans l'une des pièces les plus larges du bateau et Vagnarov se leva de la table ronde pour leur parler, « Comme je vous en ai informé la semaine dernière, le bal de Noël aura lieu dans deux jours. Il commencera à vingt heures le soir de Noël et finira à minuit dans le grand Hall. C'est une partie traditionnelle du Tournoi des Trois Sorciers et une opportunité pour nous de faire connaissance avec d'autres sorciers et sorcières étrangers. Je vous encourage à prendre cette occasion et à vous faire des contacts qui pourraient vous être utiles dans le futur. Maintenant, le bal sera accessible qu'à partir des élèves de quatrième années, et vous pourrez y aller avec un étudiant d'Hogwarts ou Beauxbatons si vous le souhaitez. Vous porterez les capes de Durmstrang et je m'attends à ce que vous fassiez honneur à nos étudiants, » Il regarda Orion et ajouta, « Traditionnellement, les champions et leurs partenaires ouvrent le bal. J'attends de toi que tu sois prêt. »
Orion hocha la tête même si intérieurement il maudissait la providence. Il avait complètement oublié le bal ! Maintenant quand pourrait-il aller dans la Chambre ? Peut-être le lendemain, tout le monde avait la tête au bal, il pourrait facilement s'échapper dans les toilettes des filles. Mais pour le moment il devait trouver un partenaire ! Il s'était attendu à aller avec Lezander mais ils ne se parlaient plus. Pendant les deux semaines après leur dispute, Lezander avait essayé de lui parler mais Orion l'avait complètement ignoré. Depuis la nuit de leur bagarre, il avait résigné son esprit sur le fait que c'était pour le mieux, il avait besoin de se concentrer sur d'autres choses et Lezander serait mieux sans lui. Orion jeta un regard en coin à Lezander et vit qu'il était assis le dos droit et qu'il regardait avec détermination l'espace vide face à lui. Le cœur d'Orion se serra. Il avait été très sec avec Lezander et Lezander avait finalement abandonné l'idée de lui parler quelques jours auparavant. Mais il lui manquait énormément. C'était réellement très dur de prétendre de ne pas s'inquiéter de lui lorsqu'il était proche, de s'empêcher de lui prendre la main, de l'embrasser, de l'enlacer… Sa compagnie lui manquait, son toucher toujours gentil, et leurs longues conversations. Mais il se sentait toujours blessé de ce qu'avait dit Lezander.
Orion soupira et regarda Calypso, « Avec qui tu y vas ? »
Calypso se tourna pour lui faire face et dit « C'est une surprise. »
Orion haussa un sourcil et dit d'une voix inquiète alors qu'il lançait un regard vers Lezander, « Qui tu vas inviter ? »
« Je ne sais pas, » répondit Orion en haussant ses épaules, « J'avais totalement oublié le bal. »
« Tu devrais lui parler, » dit Calypso d'une voix sévère, « Je ne sais pas pourquoi vous vous êtes disputés, mais je pense que vous devriez résoudre vos problèmes. Vous agissez comme une paire de crétins immatures… »
Orion l'interrompit durement en se levant, « Ce n'était pas moi qui ait commencé cette dispute et en plus il m'a dit en avoir marre de moi ! Je pense que c'est parfaitement clair que je ne l'intéresse plus ! Il n'y a rien à résoudre ! »
Il se tourna pour rentrer à Hogwarts pour le petit déjeuner lorsque Lezander arriva derrière lui et attrapa fortement son bras en disant furieusement, « Je n'ai pas dit que j'en avais marre de nous, Orion ! Tu as mal interprété mes mots ! J'ai essayé de m'expliquer mais tu as continué à m'ignorer ! »
Orion se tourna pour lui faire face et dit avec acidité, « Et qu'est-ce que tu voulais dire, Lez ? Je me souviens que tu ais dit que ça devenait réellement lassant ! Et tu sais quoi, j'y ai pensé et je pense que c'est pour le mieux ! Tu ne comprends pas toutes ces choses que je dois faire et c'est injuste de ma part de te demander d'être là pour moi. » Il enleva son bras de la grippe de Lezander et le regarda dans les yeux. Ce n'était pas une chose très sage à faire. Sa colère commença à s'envoler alors qu'il regardait dans les yeux bleus pales de Lezander et ses résolutions s'écroulèrent. Il secoua sa tête et dit doucement avant de sprinter vers Hogwarts. « T'es mieux sans moi, Lez. »
Quand il atteignit le Grand Hall, presque tous les étudiants étaient là à manger leur petit déjeuner. Aussitôt qu'Orion entra, des chuchotements, des gloussements et des regards lui vinrent. Il fronça les sourcils et s'assit à côté de Draco. Pansy lui envoya un regard meurtrier de l'autre côté mais Draco semblait être plutôt content il mangeait joyeusement son petit déjeuner, ignorant les regards que certains lui donnaient. Orion le regarda confus. Pourquoi les gens le regardaient Draco et lui avec des regards impatients ? Puis il vit un groupe de fille lisant le Daily Prophet alors qu'elles lui envoyaient des regards et en gloussant. Il découvrit rapidement ce qu'il se passait.
Le Daily Prophet fut jeté dans son assiette et Lezander se trouvait devant lui. Il dit furieusement, « Est-ce que c'est la vraie raison pour laquelle tu m'as ignoré ces dernières semaines, Orion ? »
Et là, la première page du Daily Prophet, Orion vit une large image de lui-même et deux autres photos à ses côtés. Il y avait un immense cœur qui regroupait ces trois photos ensemble et le titre de l'article disait : Le Champion de Durmstrang partagé entre son amour pour l'Héritier Malfoy et la star internationale de Quidditch Viktor Krum.
Quand le choc initial fut passé, il commença à fulminer et maudit silencieusement Rita. Orion se retourna pour faire face à Lezander. Il avait ses bras croisés sur sa poitrine et ses yeux étaient dangereusement plissés, mais Orion pouvait voir la douleur en eux.
« Lez, je ne sais pas ce que… » tenta de dire Orion.
« Tout ce temps j'ai essayé de faire en sorte qu'on revienne ensemble, » l'interrompit Lezander furieusement, « Et pendant tout ce temps tu le voyais lui ! » Cracha-t-il en pointant Draco du doigt.
Orion se leva et secoua sa tête, « Non, Lez ! Je ne sais pas de quoi parle cet article, mais Draco n'a rien à voir avec le fait que je t'ignorais… »
« Ne me mens pas ! » siffla Lezander furieusement, « Je ne suis pas aveugle ! J'ai vu la façon dont il te regarde ! »
Orion cligna des yeux sans comprendre et Draco se leva rapidement pour faire face à Lezander et ricaner, « Ecoute, Lez, Orion ne veut apparemment plus rien à voir à faire avec toi. Il a finalement réalisé que tu n'en valais pas la peine. Donc, pourquoi tu ne le laisserais pas tranquille et si tu retournais à ton dor… »
« Reste en dehors de ça, Draco ! » Cingla Orion avec impatience.
Lezander s'avança de façon menaçante vers Draco et Orion se dépêcha de lui attraper le bras et dit d'une voix suppliante, « Lez, s'il te plaît, écoute-moi. Je ne suis sorti avec personne. » Il regarda autour et vit que la plupart des étudiants les regardaient avidement et ajouta, « S'il te plaît. Sortons et parlons-en. »
Lezander baissa les yeux sur lui et hocha rapidement la tête avant de se retourner et de sortir du Grand Hall. Orion soupira et le suivit. Aussitôt qu'il passa les portes du Grand Hall, Lezander l'entraîna dans une salle de classe vide et lança des sorts de silence autour d'eux.
Il agrippa l'avant bras d'Orion et cingla furieusement, « Est-ce que tu sors avec Draco ? »
« Non ! » dit Orion avec exaspération.
Lezander plissa ses yeux, « Il ne t'intéresse pas ? »
« Par la baguette de Mordred, non, Lez ! » s'exclama Orion, « C'est ridicule. Pourquoi croirais-tu ce que dit ce stupide article sur moi ! »
« Et bien à quoi t'attendais-tu ? » Cracha Lezander, « Tu ne faisais que m'éviter ! »
« Parce que nous nous sommes disputés ! » s'exclama Orion, « Parce que tu as dit que notre relation te lassait ! »
Lezander secoua sa tête et dit frustré, « Je suis désolé, ok ! Je ne voulais pas dire ça comme ça ! » Il prit le visage d'Orion en coupe et ajouta doucement, « Je ne suis pas las de toi, Orion. Je veux que nous soyons ensembles. Ce que je voulais dire l'autre nuit c'était que j'étais fatigué de toute cette situation, pas de toi. »
Orion regarda dans ses yeux et jaugea sa sincérité et demain incertain, « Tu veux toujours être avec moi ? »
Lezander lui sourit chaudement et dit doucement, « Oui. N'en doute jamais. »
Puis Orion secoua sa tête et dit tristement, « Mais tu as dit que tu étais fatigué de cette situation liée, comme tu l'appelles, et c'est une partie du problème, Lez. J'ai le lien. Et ça ne partira jamais. Et je vais l'utiliser à mon avantage… »
« Mais je peux le supprimer, » dit Lezander en le regarda calmement.
Orion leva les yeux sur lui, confus, « Quoi ? »
Lezander caressa lentement sa mâchoire en verrouillant leurs regards et dit doucement, « Si nous nous lions, je pense que le lien disparaitra. Mon sang te donnera des barrières naturelles, rien ne pourrait aller au-delà. »
Les yeux d'Orion s'écarquillèrent, « Lien ? Tu veux t'unir à moi maintenant ? »
Lezander lui sourit, « Oui, pourquoi attendre ? Je t'aime, Orion. Je veux que tu sois mon compagnon. Il n'y a pas de doutes en moi, je sais que nous nous appartenons. »
« Mais nous sommes trop jeunes, » dit Orion nerveusement, « Je… je ne sais pas si j'y suis prêt et tes parents, Lez ! Que diraient-ils… »
« Une fois qu'ils te rencontrerons, ils t'accepteront, » répondit Lezander calmement.
Orion déglutit et secoua sa tête, « J'apprécie l'offre, Lez, mais je pense que c'est trop tôt. » Il vit la douleur dans les yeux de Lezander et le rassura rapidement, « Je t'aime aussi, Lez, mais nous devrions y penser prudemment et j'aimerais avoir le consentement de tes parents avant de le faire. » Puis il ajouta avec un soupir, « Et il y a toujours trop de choses entre nous, Lez. Que tu l'aimes ou non, je veux avoir ce lien avec Voldemort pour l'instant. C'est un cadeau utile. »
Il leva les yeux sur Lezander et ajouta calmement, « Je t'ai évité parce que je pensais que tu ne voulais plus être avec moi, mais ce n'était pas tout. Tu sais qui je suis, tu sais que j'ai besoin de faire pas mal de choses, mais tu ne comprends pas, Lez. Tu t'es mis en colère seulement parce que j'ai utilisé le lien une fois. Ce n'est rien en comparaison de ce que je ferai dans le futur. Je rencontrerai Voldemort régulièrement et je serai dans des situations dangereuses fréquemment. Cette nuit, après notre dispute, j'ai réalisé que je ne devrais réellement pas avoir de petit ami, pas avec tout ce qu'il se passe. Ce n'est pas juste pour toi, Lezander. Tu n'as rien à voir avec Voldemort et en étant avec moi, tu vas être impliqué. Tu ne devrais pas t'en faire pour moi. Ce que je t'ai dit avant était la vérité, tu es vraiment mieux sans moi. »
Lezander fronça les sourcils et resta silencieux. Puis il dit, « Voldemort est toujours un problème entre nous, n'est-ce pas ? Je sais que tu veux te battre pour ton genre et je sais que je ne pourrai pas te persuader du contraire, mais je déteste toujours autant te voir souffrir à cause de ce lien que tu partages avec lui. » Orion tenta de l'interrompre mais Lezander l'arrêta d'une main et continua, « Je sais que tu es sur le point de dire que le lien est utile et qu'il vaut ta douleur, et peut-être que oui. » Il soupira et ajouta, « Malgré tout, je veux toujours que nous soyons ensembles. J'essaierai de ne pas m'opposer à tes décisions concernant Voldemort. Je te soutiendrai mieux. Et je me fiche d'être indirectement impliqué dans la guerre à travers toi. Je ne suis pas mieux seul qu'avec toi. Tu m'as tellement manqué. Je ne peux pas supporter d'être simplement ton ami. Je veux que tu sois toujours avec moi, même si tu dois participer à cette guerre. »
« En es-tu sûr, Lez ? C'est beaucoup t'en demander… » dit Orion avec incertitude même s'il ne pouvait pas empêcher le sourire de se montrer sur son visage.
Lezander le lui rendit et répondit, « Je suis sûr. » Puis il embrassa Orion profondément et Orion se perdit volontairement dans le baiser pensant que peut-être ils arriveraient à s'en sortir. Si Lezander le soutenait réellement sans se mettre en colère face aux choses qu'il devait faire, alors tout se passerait bien. Et par Morgane, combien les baisers de Lezander lui avaient manqué!
La nuit suivante, Orion et Calypso sortirent de leurs dortoirs avec leurs balais pour l'aventure dans la Chambre des Secrets. Orion s'était battu avec lui-même pour en parler avec Lezander. Mais au vu de leur récente réconciliation, il ne voulait pas retirer sur la corde sensible en lui disant qu'ils avaient trouvé l'endroit où Voldemort avait été revenu d'entre les morts et avait obtenu un corps.
Après avoir effrayé Mimi Geignarde une fois encore avec l'image du Baron Sanglant, ils annulèrent leurs charmes d'illusion et Orion rangea la carte des Maraudeurs et s'assura que le médaillon était bien caché dans sa poche intérieure. Il siffla et l'entrée s'ouvrit une fois de plus. Orion et Calypso se tenaient juste au dessus de l'entrée que le tuyau formait et ils baissèrent les yeux avec trépidation. C'était assez grand pour qu'ils utilisent des balais mais ce serait difficile, spécialement pour Calypso, pour le faire en descente.
« Je pense que tu devrais y glisser en première, » dit Orion, « Je dois passer derrière avec le balai pour fermer l'entrée une fois que tu seras dedans, juste au cas où quelqu'un irait dans les toilettes. Je prendrai ton balai, ça devrait être plus simple pour toi. »
Calypso fit une pression sur sa main et dit doucement, « Tu y arriveras. Je serai juste derrière toi. »
Elle redressa ses épaules pour regagner sa confiance et se baissa lentement vers le tuyau, puis elle se laissa aller.
Il y eut un son de précipitation et il perdit la vue de Calypso. Il monta son Firebolt, tint le balai de Calypso de sans autre main et entra dans le tuyau. Arrivé à mi air, il siffla, « Ferme-toi, » et une fois que le cercle de lumière au dessus de lui disparut, il continua sa course. Le tuyau était complètement sombre maintenant. Orion essaya de continuer à voler dans le tuyau mais c'était extrêmement difficile sans être capable de voir. Il avait besoin d'effectuer une descente en plongée mais il ne pouvait pas voir si le tuyau tournait puisque ses mains étaient déjà occupées avec les balais et en plus il ne pouvait pas sortir sa baguette pour lancer un Lumos. Donc il descendit de son balai et tomba durement dans le tuyau et commença à glisser. C'était comme tomber dans une glissoire sombre, infinie et étroite. En tenant fermement les balais contre son corps d'un bras, il utilisa l'autre pour lancer un lumos. Maintenant il pouvait voir que des tuyaux partaient dans toutes les directions, mais aucune n'était aussi large que celui-là qui avait commencé à faire des loopings et à tourner, et il sut qu'il s'enfonçait bien plus profondément que les donjons de l'école. Puis, alors qu'il avait commencé à s'inquiéter de ce qu'il se passerait quand il toucherait le sol, le tuyau s'éleva et il atteignit la fin avec un bruit humide et sourd, atterrissant sur le sol humide et froid d'un tunnel sombre et assez large pour que l'on puisse y être debout.
Calypso était debout dans un petit cercle de lumière qu'elle avait formé autour de sa baguette, ses robes étaient sales et en désordre, mais elle n'était pas blessée et portait une expression excitée sur son visage.
Alors qu'elle récupérait son balai, elle dit, « Nous devons sûrement être dans les fondations même d'Hogwarts, Orion. C'est impressionnant. Je te parie n'importe quoi qu'il y a une autre entrée à la Chambre. »
Orion ne répondit pas. Il savait qu'il y avait une autre entrée. Il avait vu comment Voldemort l'avait ouverte dans sa vision il y a des années de cela. Mais cette entrée était dans les environs d'Hogsmeade et il ne pouvait pas la rechercher parce que son absence pendant leur journée à Hogsmeade aurait créé des soupçons. Et il n'aurait pas pu demander l'aide de Calypso parce qu'il n'avait aucune façon de lui expliquer comment il le savait, puisqu'elle ne connaissait pas son lien avec Voldemort.
Il prit son balai après s'être relevé et leva sa baguette, qui brillait toujours, il regarda autour de lui. Le tunnel était si sombre qu'il ne pouvait voir que très peu loin et le sol était couvert d'os de petits animaux. Orion ouvrit la marche et à côté d'un virage dans le tunnel, il y avait quelque chose de long, courbé et immense couché droit devant. Ca ne bougeait pas. La lumière révéla la peau gigantesque d'un serpent, qui était vert, vivide et vénéneux.
« Par la barbe de Merlin, c'est de la peau de basilic ! » dit Calypso avec excitation alors qu'elle s'approchait pour l'examiner, « C'est un ingrédient de potions qui n'a pas de valeur ! »
Orion leva les yeux au ciel et dit avec consternation, « Calypso, on ne va pas s'arrêter pour découper la peau ! »
Calypso renifla de dédain et d'indignation et Orion rajouta pour faire un compromis, « Tu pourras en prendre un peu une fois une que nous reviendrons, ok ? Allons-y. »
Ils marchèrent dans le tunnel sombre, alors que Calypso murmurait des choses sur le fait que les gens ne reconnaissaient pas des ingrédients uniques lorsqu'ils en avaient sous les yeux, puis, alors qu'ils continuaient d'avancer ils virent un autre virage, Orion vit un mur solide devant lui, sur lequel deux serpents étaient gravés, leurs yeux étaient des émeraudes.
Il se mit en face d'eux et siffla, « Ouvrez »
Les serpents se séparèrent et le mur s'ouvrit.
« C'est magnifique, » hoqueta Calypso.
Orion acquiesça. Ils étaient au bout d'une chambre longue et peu éclairée. Des piliers de pierre étaient gravés de plus de serpents et s'élevaient jusqu'aux hauts plafonds pour se perdre dans les ténèbres, ils étaient longs, très longs.
Ils dirigèrent leurs baguettes, droit devant eux et s'avancèrent le long des colonnes serpentines. Chaque pas se répercutait fortement dans les murs. Puis, alors qu'ils approchaient de la dernière paire de piliers, une statue aussi grande que la chambre elle-même se fit voir. Orion l'avait vue avant, dans sa vision, la statue de Slytherin. Et entre ses pieds, reposait un corps avec des cheveux roux flamboyants.
« C'est la fille Weasley, » dit Calypso de façon impassible en regardant le corps, « Son corps semble avoir été parfaitement conservé. Ca doit être dû à isolation et à la température plutôt froide de la Chambre. Que devons-nous faire d'elle ? »
Mais Orion l'écoutait à peine. Là, près du corps, se tenait un livre noir et ouvert. Le journal qui avait aidé l'autre partie de l'âme de Voldemort à regagner un corps. Finalement il aurait un indice sur comment Voldemort avait réussi ça.
« Je vais faire un tour, Orion, » dit Calypso, « Pour voir si y'a des pièces cachées. »
Orion hocha la tête absent et il s'agenouilla devant le journal. Il utilisa sa baguette pour lancer plusieurs sorts de révélations mais il n'y avait rien. Le journal n'avait pas de magie en lui. Il commença à tourner les pages et fronça les sourcils en voyant qu'elles étaient toutes blanches. Cela n'était-il pas supposé être un journal ? Alors pourquoi personne n'avait écrit dedans ? Et pourquoi il n'y avait pas de magie ? Surtout si ça avait aidé Voldemort à revenir pourquoi c'était un simple livre avec des pages blanches ?
Il le prit et le ferma. La couverture était en cuir. Il le tourna dans tous les sens et sur sa couverture, dans l'un des coins, il vit dans une écriture petite et élégante : T.M.R.
Sa gorge s'assécha, son estomac flancha et il sentit le sang se retirer de son visage. Immédiatement des centaines de pensées entrèrent son esprit, comme si quelque chose s'était cassé en lui. Il était à peine capable de le supporter alors que son esprit assimilait ces centaines de pensées qu'il avait eu par le passé, les soupçons, les conclusions atteintes, tout ce qu'il avait oublié jusqu'à maintenant. Il chancela et tomba au sol, alors que tout se mettait en place dans son esprit : la puissance du médaillon lorsque Tom se mettait en colère… les connaissances de Tom sur Voldemort et la façon de travailler des Deatheaters… la défense de Tom face aux idées de Voldemort et ses actions… l'héritage des Gaunt de Tom et Voldemort… leur ancêtre partagé : Slytherin… leurs traits ressemblants… leurs manières similaires et l'inflexion de leurs voix… et finalement… la réalisation que Tom avait été et était Lord Voldemort…
Orion laissa tomber le journal, prit sa tête entre ses mains et laissa échapper un cri perçant de rage, de douleur et de trahison.
Calypso avait couru à ses côtés et le secouait par les épaules, « Orion, que s'est-il passé ? Est-ce que tu vas bien ? »
Orion leva les yeux sur elle, inconscient des larmes qui coulaient de ses yeux verts, et il dit d'une voix rauque, « Je vais bien. Je… j'ai juste… » Il secoua sa tête et dit sèchement, « Est-ce que tu as trouvé quelque chose ? »
Calypso le regarda inquiète, mais répondit, « Non, rien. Pas de chambre cachée ou de placards, pas même un placard à balais. »
Orion avala durement, pour que sa gorge sèche s'humidifie, et dit calmement, « Tu devrais aller chercher la peau de basilic maintenant, Calypso, pendant que je fais un tour. Comme ça on ne perdra pas plus de temps. Je te verrai là-bas. »
« Tu es sûr, Orion ? » demanda-t-elle incertaine, « Tu n'as pas l'air d'aller bien… »
« C'est bon, Calypso ! » cingla Orion, « Juste vas-y ! »
Elle lui lança un dernier coup d'œil avant d'aller chercher ses ingrédients. Aussitôt qu'elle fut partie, Orion ordonna à la porte de la Chambre de se fermer, et avec des doigts tremblants il sortit le médaillon et l'ouvrit brusquement.
Tom avait son regard sur lui et demanda inquiet, « Qu'est-ce qui t'est arrivé ? »
Orion le perça de ses yeux plissés et siffla furieusement, « Comment as-tu pu, Tom ? Comment as-tu pu me faire ça ? » Puis il hurla alors que les larmes coulaient de nouveau, « JE TE FAISAIS CONFIANCE ! J'AI PARTAGE MA VIE ENTIERE AVEC TOI ! ET TOUT CE TEMPS, TU ME MENTAIS. TOUT CE TEMPS, TU ETAIS LUI ! »
« De quoi tu parles ? » fit Tom les yeux écarquillés et surpris de cet éclat.
« TU ES PUTAIN DE LORD VOLDEMORT ! » hurla Orion. La mâchoire de Tom en tomba alors qu'Orion continuait furieusement, « EST-CE QUE TU M'ESPIONNAIS POUR LUI ? QUELS ETAIENT TES PLANS ? QU'EST-CE QUE TU ES ET QU'EST-CE QUE TU AS FOUTU AVEC MON ESPRIT ? »
Tom était extrêmement pale et semblait incapable de répondre. Orion agrippa le médaillon plus fermement, sortit sa baguette et la dirigea sur le visage de Tom. Il dit sauvagement, « Donne-moi une bonne raison, Tom ou par Morgane si tu ne réponds pas de suite, je te détruirai maintenant sans hésiter ! »
« Comment as-tu… comment l'as-tu découvert ? » dit Tom doucement et prudemment en regardant la baguette.
« CE N'EST PAS TOI QUI POSES LES QUESTIONS ! C'EST MOI ! » gronda Orion, « ET REPONDS MAINTENANT ! »
Tom regagna sa froideur et dit calmement, « J'étais Lord Voldemort mais je ne t'ai pas espionné. Il ne sait pas que tu m'as et je n'ai pas de connexion avec lui. Je suis seulement son portrait… »
Orion rit avec hystérie et dit, « Est-ce que tu penses sincèrement que je suis si idiot ? » Puis il hurla, « JE SAIS PARFAITEMENT QUE TU N'ES PAS UN PORTRAIT ! TU ES AUTRE CHOSE ! ALORS ARRÊTE AVEC TES CONNERIES ET DIS MOI LA VERITE ! »
Tom secoua sa tête et dit sincèrement, « Je ne t'espionne pas. Il ne sait réellement pas que tu m'as et je n'ai aucun moyen de communiquer avec lui. »
Orion le sonda et perçut malgré sa fureur qu'il disait la vérité. Il plissa des yeux et cracha, « ET QU'AS-TU FAIT A MON ESPRIT ? »
Tom le contempla et répondit, « Tu dois comprendre que c'était dangereux pour toi de savoir que j'étais Lord Voldemort. J'ai lancé une toile de secrets dans ton esprit, pour verrouiller dans un coin de ton esprit tous les soupçons que tu avais sur moi. Tes pensées étaient là, tu étais simplement inconscient qu'elles y étaient. Bien que je suppose que tu as découvert quelque chose d'assez conclusif pour que ton esprit détruise la toile. »
« Qu'est-ce que tu étais capable de faire d'autre ? » demanda Orion enragé, « QUE M'AS-TU FAIT DE PLUS ? »
« Rien de plus ! » s'exclama Tom sincèrement, « Je ne suis pas capable de faire autre chose ! J'étais seulement capable de faire la toile de secrets parce que je pouvais fréquemment regarder dans tes yeux et c'est comme ça que je la récréais au fur et à mesure, mais sinon je ne peux pas lancer d'autres sorts ! »
« Est-ce que tu as déjà utilisé la Légilimencie sur moi ? siffla Orion en colère.
Tom secoua sa tête, « Non, je ne peux pas le lancer sans baguette… »
Orion cingla, « Tu n'as pas besoin d'une baguette ! Voldemort n'a pas besoin d'une baguette pour lancer le sort ! »
« Je n'ai pas ses pouvoirs ! » cria Tom, « Pas alors que je suis juste… » Il ferma sa bouche et ne continua pas.
« Pas alors que tu es juste quoi ? » rétorqua Orion. Puis il gronda fortement, « QU'EST-CE QUE TU ES BON SANG ? »
Tom ne répondit pas. Orion respira lentement pour se calmer et penser clairement. Il ferma ses yeux et revécut ses pensées, les redécouvrit en les mélangeant à ce qu'il savait déjà. Tom lui disait la vérité d'après ce qu'il voyait. Il avait de la magie, il était capable de faire un type de magie mais rien de plus. Voldemort avait été Tom Riddle… Orion sentit un pincement très douloureux au cœur à cette pensée, mais il l'écarta pour un instant… Tom n'avait pas voulu qu'il le découvre… il ne voulait pas qu'il entre dans la Chambre des Secrets… le journal ! Bien sûr ! C'était ce que Tom avait peur qu'il découvre, parce qu'il aurait vu ses initiales… le journal qui avait aidé l'âme de Voldemort… Orion hoqueta… Non ! Le journal qui avait détenu l'âme de Voldemort ! C'était pour ça qu'il n'avait plus de magie ! L'âme avait été abritée dans le journal et quand l'âme en était ressortie et avait regagné un corps, le journal s'était vidé, un journal normal. La fille Weasley n'avait pas été possédée comme Quirrell, elle avait utilisé le journal et l'âme avait utilisé sa force vitale pour récupérer son corps ! Que Morgane les aide tous ! Quelle sorte de magie était-ce ? Il n'avait jamais lu ou entendu quoi que ce soit dessus, c'était si puissant, si sombre. Et Tom… un portrait dans un médaillon… un médaillon avec une magie inexplicable… un journal avec une magie puissante…Orion se glaça… Un médaillon et un journal… Les expériences de Voldemort dans sa recherche de l'immortalité… un journal qui détenait une âme… un médaillon qui détenait une âme…
Les yeux d'Orion s'écarquillèrent et il vit Tom lui rendre son regard et hoqueter, « Tu es son âme ! »
Tom blanchit et ses yeux s'écarquillèrent et Orion dit sèchement, « Ne cherche pas à le nier ! Je le sais. J'en suis certain ! Ce n'était pas une question mais une affirmation. »
Puis Orion se souvint et dit curieusement, « Il y a autre chose que tu es capable de faire. Tu aurais pu utiliser ma force vitale pour revenir à la vie. Pourquoi tu ne l'as pas fait ? »
Après un long silence pendant lequel Tom regagna sa prestance, il répondit, « J'avais besoin d'évaluer la situation en premier. J'étais en sécurité entre tes mains, tu m'as gardé secret, tu m'as gardé caché. Personne ne m'aurait trouvé avec toi et tu n'aurais laissé personne me voler ou me détruire. Puis tu m'as dit que Lord Voldemort avait regagné un corps, et je pouvais le sentir aussi, donc je n'avais plus besoin de revenir à la vie. »
« Et s'il n'était pas revenu ? » demanda Orion avec acidité dans sa voix, « S'il n'avait pas réussi, est-ce que tu m'aurais utilisé et tué dans le processus pour revenir à la vie ? »
Tom ne répondit pas et Orion ferma ses yeux alors que des larmes formaient des sillons sur ses joues. Le silence de Tom disait tout.
Orion entendit Tom dire doucement, « Orion, je ne le ferais pas aujourd'hui. Pas maintenant que je te connais et que tu m'importes… »
Orion ouvrit les yeux et cingla furieusement, « Tu te fiches de moi, Tom ! N'essaye pas de m'embobiner ! Ce que tu as fait… est impardonnable ! Tu es Lord Voldemort ! Tu es son âme ! Je peux à peine y croire ! Par Mordred ! J'en suis venu à t'apprécier, t'aimer même ! Et tu es lui ! C'est un sorcier vicieux et sans sentiments et il a tué mes… » Il secoua sa tête et dit tristement avec une douleur vive au cœur, « Que t'est-il arrivé, Tom ? Comment es-tu devenu lui ? Qu'est-ce que tu t'es fait ? Tu as fracture ton âme en trois pièces… je ne sais même pas comment tu t'es massacré toi-même ! Ton âme, Tom ! La partie la plus pure et la plus importante d'un sorcier, et tu l'as détruite en morceaux ! »
« Je l'ai fait pour atteindre l'immortalité, » dit Tom calmement, « C'était la seule façon et c'est un piètre prix à payer pour ça. » Il marqua une pause et continua, « En dépit de ce que tu peux penser de moi, crois-moi au moins ça : je t'apprécie, Orion. »
Orion verrouilla son regard dans le sien et vit la vérité nue dans les yeux bleus sombres de Tom et son cœur se serra. Orion ferma les yeux et chuchota d'une voix tremblante, « Que Morgane m'aide, je t'apprécie aussi… malgré tout. » Il laissa sortir un sanglot étouffé.
Tom lui sourit chaudement mais au fond, Orion était déchiré entre des émotions conflictuelles. Tom, son mentor, son confident, son compagnon le plus vieux, était Lord Voldemort. Le sorcier qui avait tué sa mère, qui avait essayé de le tuer, et qui le tenterait une fois encore lorsqu'il découvrirait qu'il était Harry Potter. Le Lord Noir avait tué tellement d'autres sans l'ombre d'un remord et il torturait ses propres partisans sans cligner des yeux. Le Tom qu'il aimait était devenu la terreur du monde sorcier. Et il savait maintenant qu'il aimait Tom d'une certaine façon. La douleur perçante qu'il ressentait dans sa poitrine le confirmait.
Orion regarda Tom, les yeux brillants de larmes retenues, et dit calmement, « Mais ça ne change pas le fait que tu m'as déçu, Tom. Et ça, je ne peux pas le pardonner… »
Tom plissa des yeux et l'interrompit, « Et toi tu ne l'as pas fait ? »
« Non… » commença à dire Orion.
« Quel petit hypocrite, tu fais, Orion, » ricana Tom en colère, « Maintenant que nous nous révélons enfin à l'autre, tu pourrais au moins essayer d'être honnête. »
Orion était surpris, « Je ne sais pas à quoi tu fais référence, je… »
« Tu es intelligent et perspicace, Orion, » l'interrompit Tom froidement, « Mais tu oublis que je le suis aussi. Tu ne t'attendais certainement pas à ce que je le découvre, certainement ? »
Orion se tendit et demanda, « Découvrir quoi ? » Il y avait plusieurs choses qu'il cachait à Tom, à quoi faisait-il référence ?
Tom le regarda glacialement et répondit, « Que tu es Harry Potter, évidemment. Ne me dis pas qu'il y en a plus. »
Orion hoqueta et fit tomber le médaillon, choqué. Sur toutes les choses possibles, celle-là il ne s'y était pas attendu.
Quand il revint à lui, il récupéra rapidement le médaillon.
Tom lui lançait un regard noir et dit sarcastiquement, « Oh, merci de m'avoir fait tomber, parce que je n'ai pas eu assez d'émotions pour ce soir. »
Orion cingla férocement, « Tu as utilisé la Légilimencie sur moi ! »
« Non ! » siffla Tom pareillement, « Je t'ai déjà dit que je ne pouvais pas ! »
« Alors comment… » commença à dire Orion secoué.
Tom lui sourit narquoisement, « Réellement, Orion, je te connais depuis que tu as onze ans. Les éléments étaient là, crois-moi. Je doute que quelqu'un d'autre aurait pu les mettre en relation, mais encore une fois, je ne suis pas quelqu'un d'autre et je sais des choses sur toi que personne d'autre ne sait. Tu as été capable de m'ouvrir, ce que seul moi pouvait faire tu es un fourchelang alors qu'aucun Black n'a jamais eu cette capacité tu es capable de savoir ce qu'il se passe lors d'une réunion de deatheaters et tu n'as jamais expliqué comment Harry Potter a survécu à l'Avada Kedavra avec une cicatrice, une unique cicatrice maudite… qui expliquerait tes capacités de fourchelang et peut-être aussi pour toi une façon de pouvoir voir à travers les yeux de Voldemort et c'est ainsi que tu pourrais espionner les réunions, et ça expliquerait aussi ton urgence pour apprendre l'Occlumencie Harry Potter s'est enfui de ses gardiens muggles quand il avait dix ans puis il a disparu, cela au même moment où ton père s'est échappé d'Azkaban et qu'il t'a pris avec lui tu m'as dit que tu avais vécu dans un orphelinat muggle où ils abusaient de toi, alors qu'en réalité tu vivais chez des parents à toi muggles et j'imagine que c'était ton oncle qui te battait et qui a tenté de te violer et c'est pour cela que tu t'es enfui et tu hais Dumbledore parce que c'est lui qui t'a placé là-bas il y a aussi ton opinion sur les nés de muggles, qu'aucun sang-pur ne partagerait, mais qui est compréhensible vu que ta mère était Lily Potter ton père était Sirius Black, je n'en doute pas, tu as les traits des Black, mais ta mère devait être Lily Potter puisque tu a vécu avec elle quand tu étais bébé et elle est morte en te protégeant, seule une vraie mère aurait fait ça ce qui explique aussi pourquoi tu étais opposé aux méthodes de Lord Voldemort, puisqu'il l'a tuée. » Il marqua une pause et demanda, « Je suppose que tu utilises un glamour de sang pour cacher ta cicatrice ? »
Orion hocha la tête, stupéfait, puis il revint à lui et demanda calmement, « Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu le savais ? »
« J'espérais qu'un jour tu te confierais à moi, » répondit Tom pareillement, « En plus je n'aurais rien gagné à te faire savoir que j'avais deviné. »
« Est-ce que tu penses que Voldemort le sait ? » demanda Orion avec appréhension.
« Non, » dit Tom assurément, « Il t'aurait déjà confronté s'il l'avait su. Mais si tu passes de longues périodes près de lui, il pourrait le découvrir. »
Orion fronça les sourcils, « En passant du temps avec lui ? Pourquoi ? »
Tom ignora la question et dit sévèrement, « Tu devrais le lui dire. »
Orion cingla, « Tu es fou ? Il me tuerait ! »
« Pas en sachant que tu es de son côté dans cette guerre, » dit Tom calmement.
Orion réalisa, « Tu t'es d'abord assuré que j'étais fermement du côté des Ténèbres. C'est pour ça que tu m'as demandé si j'aurais aimé que Dumbledore me sauve des muggles et si j'aurais préféré être élevé par une famille de la Lumière. »
Tom hocha la tête, « J'en suis certaine maintenant, avec tout ce que je sais sur toi, tu ne retourneras jamais ta veste pour la Lumière. »
« Mais Voldemort ne l'est pas, » fit remarquer Orion, « Je veux dire, il sait que je veux être du côté noir mais s'il découvre que je suis Harry Potter, je ne sais pas combien ça va peser. Et je ne suis pas encore prêt. »
Tom soupira fatigué, « Tu devras le lui dire au bout d'un moment. »
« Seulement quand je serai prêt, maintenant c'est trop tôt, » répondit Orion avec détermination et il cingla, « Et je ne te donnerai pas à lui si c'est ce à quoi tu penses. »
Tom arqua un sourcil, « Je n'allais pas demander cela. Tu ne peux pas me donner à lui tant que tu ne lui as pas dit que tu es Harry Potter. »
« Exactement, » répondit Orion courtement, « Et même là je te garderai peut-être. »
Tom lui sourit narquoisement, « Je te manquerais hein ? »
« Pas quand tu deviens suffisant comme ça, » cingla Orion en lui envoyant un regard noir.
Orion fit courir sa main dans ses cheveux et soupira tristement, « Je ne peux pas croire que tu es lui. Tu es si différent… »
« Nous sommes les mêmes, » dit Tom sévèrement. « Tu as des préjugés contre lui. J'ai toujours essayé de te faire voir qu'il n'est pas un monstre, pourtant tu refuses de reconnaitre… »
Orion plissa des yeux et dit furieusement, « Espèce de démon de peu de connivence. J'avais oublié tout ça ! Toutes ces conversations sur Voldemort et tu te jetais des fleurs ! »
Tom ne semblait pas le moins du monde gêné, « Tu avais besoin de voir les choses objectivement. »
Orion toussa, « Tu voulais que je voie les choses de ton point de vue. »
Tom arqua un sourcil, « Et alors ? Qu'est-ce qui ne va pas avec cela ? »
Orion leva les yeux au ciel et dit sévèrement, « Je dois y aller maintenant. J'ai mis trop de temps. Mais ce n'est pas terminé. Tu n'es pas pardonné encore. »
Tom eut un sourire narquois, « Toi non plus. Après tout, tu ne peux pas m'en vouloir de garder mon identité secrète quand tu fais pareil. »
Orion lui envoya un sale regard et ferma le médaillon. Il se retourna pour regarder le journal au sol. Il était inutile maintenant et il était dangereux que quelqu'un d'autre le découvre parce qu'il y avait des initiales dessus. Même s'il était le seul capable d'ouvrir la Chambre des Secrets, il préférait ne pas prendre de risques. Il conjura les flammes noires dans sa paume et les dirigea vers le journal. Il le regarda brûler et devenir poussières. Il jeta un coup d'œil sur le corps et décida de le laisser où il était pour le moment.
Quand il rencontra Calypso cachée par la mue du basilic, elle l'attendait impatiemment et il conjura un grand sac qu'ils remplirent de peau. Il lui dit qu'il avait été vraiment minutieux dans ses explorations de la Chambre et que c'était pour ça qu'il avait pris tant de temps. Ils utilisaient les balais pour remonter le tuyau et ils atteignirent finalement les dortoirs sans se faire détecter.
La dernière pensée d'Orion avait de s'endormir était que Tom lui cachait encore quelque chose. Après tout, comment Voldemort pourrait découvrir qu'il était Harry Potter juste en passant de longues périodes près de lui ? Et pourquoi était-il capable d'ouvrir le médaillon quand seul Voldemort le pouvait ? Est-ce que le lien avait quelque chose à voir avec ça ? Mais ça n'avait pas de sens c'était seulement une connexion mentale, pas une connexion de sang ou quelque chose du genre.
Le soir suivant, Orion était debout devant le miroir alors que les autres parlaient avec animation du bal de Noël. Il attacha la cape de Durmstrang au dessus de ses robes que Narcissa lui avait envoyées. Ses robes de bal étaient d'un vert riche – Narcissa insistait toujours sur le fait que le vert était sa couleur – et de délicates bandes argentés autour de ses poignets et à son col. Les robes étaient d'une qualité telle qu'il était extrêmement plaisant de les porter sur la peau. Il était en train de donner à ses cheveux un style élégant, comme il avait vu son père le faire de nombreuses fois, quand il sentit quelqu'un l'attraper au poignet par derrière et ronronner, « Tu es magnifique. Ne pense même pas à t'éloigner de moi ce soir. »
Orion verrouilla son regard au reflet de Lezander dans le miroir et lui sourit doucement. Il se tourna et jaugea son petit ami. Il portait des robes bleues sombres qui mettait en valeur ses yeux bleus pâles et lui faisait ressembler au prince charmant, bien que le charmant était surplombé par le sourire malicieux de Lezander. Et Orion adorait ça.
Orion eut un soupir déçu et dit, « Je suppose que je saurais m'en contenter. Trop tard maintenant pour trouver quelqu'un de mieux pour escorter le Champion. »
Lezander grogna joueur, « Je vais te montrer combien je te sied parfaitement après le Bal de Noël. » Et il le pressa fermement contre son corps, l'entourant de ses bras forts et il l'embrassa profondément.
Quand ils se séparèrent pour respirer, Orion dit l'air de rien, « Des promesses, des promesses… »
Ils furent interrompus par Krum qui les regardait amusé, « Nous devons y aller maintenant. Sir Vagnarov nous attend dans le bateau pour que nous entrions tous ensembles. »
Lezander prit sa cape et ils allèrent dans la salle commune où ils rencontrèrent les filles. Calypso était très jolie avec ses cheveux en chignon et une robe noire en satin que l'on voyait sous sa cape. Elle leur sourit quand elle s'approcha de Krum et prit son bras offert.
Orion arqua un sourcil et mima « Krum ? »
Elle lui sourit narquoisement et quitta la salle commune escortée de Krum. Lezander et Orion les suivirent derrière avec le reste de la délégation.
Quand ils atteignirent le bateau, Vagnarov les jaugea et sembla être satisfait. Ils marchèrent vers Hogwarts, Vagnarov menant le jeu, suivit par Orion et Lezander et le reste de la délégation. Quand ils atteignirent les grandes portes, elles s'ouvrirent et Orion vit que l'entrée était déjà bondée d'étudiants, attendant qu'il soit huit heures pour que les portes du grand hall s'ouvrent. Ceux qui avaient des partenaires de maisons différentes essayaient de se trouver à travers la foule. Vagnarov les quitta pour rencontrer les autres professeurs et Orion inspecta la foule.
Il vit Hermione escortée par Neville. Elle était vraiment différente de d'habitude. Elle avait fait quelque chose à ses cheveux, ils n'étaient plus hirsutes mais lisses et brillants, et ils étaient élégamment remontés dans un chignon dans sa nuque et quand elle sourit largement, Orion put voir que ses dents semblaient plus petites que la première fois qu'il l'avait vue, elle avait dû en choisir la taille après avoir été touchée par le sort de Densuago. Fleur était magnifique dans ses robes en satin gris argenté et elle était accompagnée par un garçon de Ravenclaw, et il vit Cédric avec une fille asiatique plutôt mignonne.
Il sourit quand il vit un groupe de Slytherins venir vers eux. Draco était devant il portait des robes en velours noir qui lui allaient réellement bien, et il marchait avec un air princier couplé de confiance et d'arrogance qui lui rappelait Lucius. Pansy Parkinson agrippait le bras de Draco avec un sourire satisfait sur son visage, elle portait une robe en froufrous rose pâle. Draco n'avait pas l'air satisfait de cela. Crabbe et Goyle les entouraient et Blaise était avec son copain Ravenclaw du moment. Théo escortait Millicent qui était plutôt jolie dans sa robe noire qui allait à sa forte constitution.
Avant qu'Orion ne puisse les voir, la voix de McGonagall appela les champions.
Il agrippa la main de Lezander et alla vers elle. McGonagall, qui portait une robe rouge tartan et qui avait arrangé ses cheveux dans un chignon laid autour de son chapeau, leur dit d'attendre d'un côté de la porte alors que les autres entraient ils allaient entrer dans le Grand Hall en procession tandis que le reste des étudiants s'asseyaient.
Fleur et son compagnon s'arrêtèrent près des portes le garçon plus âgé était étonné d'avoir eu la chance d'avoir Fleur comme partenaire qu'il avait du mal à lever les yeux d'elle. Cédric et la fille asiatique parlaient avec animation entre eux et Neville était nerveux. Orion fit un clin d'œil imperceptible à Hermione quand elle lui envoya un regard en coin. Elle lui fit un petit sourire en retour et essaya de rassurer son partenaire.
Quand les portes s'ouvrirent et que tous étaient installés dans le Hall, le Professeur McGonagall leur dit de se mettre par paires et de la suivre. Ils firent ce qu'elle avait dit, et tout le monde dans le Grand Hall les applaudit alors qu'ils entraient et commençaient à avancer vers une table ronde où les juges étaient assis.
Les murs du Hall avaient été couverts de givre argenté, avec des centaines de guirlandes et des lierres traversaient le ciel noir étoilé. Les tables des maisons n'étaient plus là à la place, il y en avait environ une centaine plus petite, et des lanternes les éclairaient. Une douzaine de personnes pouvaient s'asseoir à table.
Dumbledore sourit largement alors qu'ils s'approchaient des tables de devant et Orion réalisa que parmi les juges, un manquait. Crouch n'était pas là, à la place était assis pompeusement Percy Weasley.
Quand Orion atteignit la table avec Lezander, Vagnarov leur indiqua les sièges à ses côtés. Alors que la fête commençait, il entendit Percy Weasley se vanter de sa promotion et il disait que son patron, Crouch, ne se sentait pas très bien et qu'il se reposait, et c'était ainsi depuis le choc émotionnel qu'il avait eu pendant la coupe du monde de Quidditch et son elfe de maison. Alors que Fleur critiquait les décorations d'Hogwarts, son partenaire ne faisait qu'hochait la tête stupidement à tout ce qu'elle disait.
Quand toute la nourriture fut consommée, Dumbledore se leva et demanda aux étudiants de faire de même. Puis, il eut un mouvement sa baguette, toutes les tables se mirent contre les murs laissant le sol libre, et une scène apparut du côté droit de la pièce. Une batterie, plusieurs guitares, un luth, une cornemuse, et un violoncelle était dessus.
Les Bizarres Sisters étaient sur la scène sous les applaudissements de la foule enthousiaste elles étaient toutes avec beaucoup de cheveux et habillées de robes noires qui avait été déchirées artistiquement. Alors qu'elles prenaient leurs instruments, Orion et le reste des Champions se levèrent avec leurs partenaires et ils allèrent sur le dance floor brillant.
Les Bizarres Sisters entamèrent un slow Lezander prit l'une de ses mains et plaça son bras autour de sa taille. Ils commencèrent à danser lentement sur la piste de danse alors que le reste des étudiants se tenaient sur le côté pour les regarder et commenter. Bientôt le reste des étudiants vinrent sur la piste et Orion vit Calypso danser avec Krum. Pas loin d'eux se tenait Hermione qui regardait fréquemment ses pieds pour s'assurer que Neville ne lui marchait pas dessus et Vagnarov, Vagnarov était avec Madame Maxime. Il était tellement petit comparé à elle que le haut de sa tête atteignait à peine son menton cependant, elle bougeait avec beaucoup de grâce pour une femme si large. Moody, ou plutôt Barty, faisait deux pas de danse avec la professeur d'astronomie, qui évitait nerveusement sa jambe de bois.
Orion entendit la note finale et applaudit fortement alors que les Bizarres Sisters arrêtaient de jouer. Alors que Lezander leur apportait quelques boissons, il s'approcha de Calypso et Krum et lui demanda une danse.
Il la prit par la taille et commença à danser avec elle alors que le groupe recommençait à jouer.
Il baissa les yeux sur elle et dit taquin, « Alors… Krum ? C'était ton grand secret ? Qu'est-il arrivé au pauvre Snape ? »
Calypso leva les yeux au ciel, « Je peux difficilement demander à un professeur de m'accompagner au bal, non ? »
« Aaaah, donc il t'intéresse ? » demanda Orion avec un sourire narquois.
« Peut-être, » dit Calypso avec un petit sourire, « Peu importe, je suis venue avec Viktor parce qu'il voulait demander à cette Granger mais qu'elle avait déjà été invitée par Longbottom. Donc il me l'a demandé et j'ai accepté. Il est cool, pas que nos conversation soient profondes ou quoi, mais il est devenu notre ami, non ? »
« Oui, » répondit Orion, « C'est un mec bien. Nous n'avons pas parlé tant que ça à Durmstrang, mais nous sommes toujours avec des étudiants de notre âge, donc nous n'avions pas tant que ça d'opportunités. Mais il a vraiment montré son soutien. Il ne m'en voulait pas que je sois devenu Champion. »
Calypso hocha la tête et Orion dit taquin, « Donc dis-moi, quels sont tes plans de séduction pour envouter le Maître des Potions ? »
Calypso lui frappa la tête et gloussa, « Il est insaisissable, hein ? Je ne l'ai pas vu ici. Je me demande où il est. »
Orion ricana, « Probablement en train de donner des retenues à certains étudiants. » Puis il devint sérieux et demanda, « Tu es vraiment intéressée par lui ? Dis-moi la vérité. »
Calypso soupira, « Orion, c'est un homme plus vieux. Même si je le suis, il n'y a rien que je puisse faire pour ça. »
« Mais c'est la première fois que tu portes réellement de l'intérêt à quelqu'un. Si tu l'apprécies réellement, son âge n'a pas d'importance, » répondit Orion.
« Je me fiche de son âge, mais il ne s'intéressera jamais à moi, » dit Calypso, « Je suis juste une petite fille à ses yeux et en plus, je vais à Durmstrang et il est professeur ici. Après cette année je ne le reverrai pas. »
« Et bien, tu le verras quand tu seras plus vieille, aux réunions, tu sais, » répondit Orion, « Et puisque tu veux t'impliquer avant que tu sois diplômée, j'ose dire qu'il ne se passera qu'un an ou deux avant que tu ne le revois. Et à ce moment là, tu auras dix-sept ans et tu seras légalement une adulte. Donc tu pourrais commencer une relation avec lui. »
Calypso rit, « Tu es un tel romantique optimiste. Sûrement que dans deux ans il sera avec quelqu'un d'autre. Et il ne se souviendra même pas de moi. »
Orion dit pensivement, « Il n'a pas l'air d'avoir quelqu'un présentement et en plus, nous savons que les activités qu'il fait pour Lui sont dangereuses. Je ne pense pas qu'il ait tant de temps que ça pour une romance ou même qu'il soit disposé à cela. Et si tu veux qu'il se souvienne de toi alors va juste lui parler potions après les cours. Tu es l'une des étudiantes les plus brillantes en Potions à Durmstrang. Je suis sûr que vous auriez pleins de sujets sur quoi parler tous les deux. »
Calypso le regarda avec expectative et demanda, « Et pourquoi ça t'intéresse tant que ça que je sois avec lui ? Je pensais que tu le haïssais. »
Orion soupira et dit calmement, « Je ne le hais pas. Je ne l'aime pas non plus. Je le comprends simplement. Je pense qu'il a eu beaucoup de douleurs dans sa vie et comme tu l'as déjà dit plusieurs fois, il est brillant et puissant. Je pense qu'il mérite ce qu'il y a de mieux. En plus, je peux facilement t'imaginer avec lui. Je pense que vous iriez bien ensemble. Tu es très intelligente et mature pour quelqu'un de notre âge. Un garçon t'ennuierait facilement. »
« Tu as raison, » répondit Calypso, « Mais je pourrais dire la même chose pour toi. Je ne t'imagine pas avec quelqu'un de notre âge non plus. »
Orion baissa les yeux sur elle et fronça les sourcils, « Et bien, je suis en ce moment avec quelqu'un de mon âge et je peux te dire que je ne m'ennuie pas. »
Calypso fredonnait et dit, « Pas maintenant, mais avec le temps… »
« Tu ne penses pas que Lezander et moi faisons un beau couple ? » demanda Orion surprise.
Calypso le regarda et dit prudemment, « J'adore Lezander, ne t'y trompe pas, mais je t'ai vu avec lui, et même si tu es heureux, tu n'es pas amoureux de lui. Je pense que c'est un engouement… »
« Je suis amoureux de lui, » l'interrompit Orion avec conviction.
Calypso le regarda et dit perceptivement, « Peut-être que tu crois réellement que tu l'es mais qu'au fond ce n'est pas cela. Je pense que tu le réaliseras quand tu rencontreras celui avec qui tu es supposé être. Dans ta relation avec Lezander, il est habituellement celui qui vient vers toi. Celui qui veut toujours être avec toi et tu l'acceptes, tu aimes ces attentions mais tu ne le recherches pas activement. Et en plus, tous les deux vous avez des avenirs différents. Je ne sais pas si vous y avez pensé, mais que ferez-vous quand il devra rentrer dans son Clan et que tu devras te battre dans cette guerre ? Vous êtes de deux mondes différents. Vous n'êtes pas fait pour être ensembles. »
« Pourquoi tout le monde continue de dire ça ? » s'exaspéra Orion, « Ces choses peuvent être résolues par des accords consentis. Lezander et moi avons parlé de nos avenirs et il soutient mon implication dans la guerre. Enfin, maintenant oui. Et peut-être qu'il ne comprend pas entièrement mais il est d'accord pour me laisser accomplir mes buts. »
« Mais c'est ça, » répondit Calypso, « Il ne comprend pas tes ambitions ou l'importance que cette guerre a pour nous. Il vit ça de l'extérieur et leur genre ne veut pas être impliqué. Et comme tu l'as dit, il t'autorise à remplir tes ambitions. Ne vois-tu pas comment ça sonne ? Tu aurais besoin d'expliquer constamment les raisons de ton implication dans la guerre et je pense qu'il continuerait à tenter de t'en éloigner. » Elle soupira et ajouta, « Orion, je pense qu'il est quelqu'un de merveilleux mais la réalité de la situation est que tu es un sorcier noir et seuls les sorciers noirs peuvent comprendre. Seul un autre sorcier noir comprendra ce qui te motive. »
Alors qu'Orion était dans ses pensées par rapport à ce qu'il avait dit, Draco arriva vers eux. La musique venait juste de s'arrêter et une autre chanson était sur le point de commencer.
Draco regarda Orion et dit calmement, « Est-ce que tu m'accorderais cette danse ? »
« Euh… oui, » dit Orion surpris dans ses pensées.
Calypso s'éloigna d'Orion et regarda l'un puis l'autre et dit calmement à Orion, « Je vais trouver Lez et lui demander de danser avec moi. » Puis elle partit.
Draco prit la main d'Orion et encercla sa taille de son bras et commença à le mener sur la piste de danse.
Orion pouvait voir que la table au devant était maintenant vide Dumbledore dansait avec McGonagall, Madame Maxime avec Hagrid, Ludo Bagman avec la professeur de Botanique, et Vagnarov était nulle part en vue.
Orion leva les yeux sur Draco et vit qu'il le regardait intensément. Il sourit narquoisement au garçon plus grand et dit, « Alors… Pansy, hein ? Et tu m'as dit que ce n'était pas ta petite amie. »
Draco grimaça et répondit, « Elle m'a fait chanter. Je n'avais pas le choix. Heureusement, j'ai réussi à échapper à ses grippes. »
Orion rit avec le cœur, « Elle t'as fait chanter, toi ? Le prince des Slytherin ? La, la, elle devait avoir des informations juteuses pour accomplir cela. »
Draco lui envoya un regard noir et dit sarcastiquement, « Content de voir que mes problèmes t'amusent. »
Orion gloussa et dit joyeusement, « Ouais, ouais. » Puis il pencha sa tête sur le côté et demanda, « Qu'est-ce qu'elle a sur toi ? »
« Rien de bien important, » dit Draco nonchalamment.
Orion arqua un sourcil sceptique mais laissa passer.
« Donc tu es revenu avec Lezander ? » demanda Draco tendu.
« Oui, » répondit Orion avec bonheur, « Nous avons résolu nos problèmes et ça va maintenant. C'était réellement stupide. J'aurais dû l'écouter plus tôt. »
Draco ne fit pas de commentaire mais dit calmement, « Tu réalises que c'est la première fois que nous dansons ensembles ? »
Les sourcils d'Orion s'élevèrent de surprise, « Tu as raison. Je n'y avais pas pensé. » Puis il lui sourit, « Mais je suis content que nous dansions. Tu es vraiment excellent. Juste aussi bon que Lezander et c'est un compliment. »
Draco leva la tête avec arrogance, « Je suis un bien meilleur danseur que lui. » Et pour lui prouver cela, il fit tourner Orion et le rattrapa expertement dans ses bras.
Orion rit, « Ok, je te crois maintenant. »
Draco lui sourit, « Tu es un bon danseur aussi. Peu peuvent suivre mes pas autant de fluidité que toi. Je pense que nous faisons une bonne paire. »
« Oui, » Répondit Orion avec un large sourire. Puis il demanda, « Est-ce que tu as reçu un hibou de tes parents récemment ? »
« Oui, » répondit Draco, « Je suppose qu'ils t'ont dit que nous irons au Manoir Malfoy à Moscou pour la saison hivernale ? »
Orion hocha la tête, « Oui, ta mère m'en a parlé. » Puis il soupira, « Je suppose qu'il y aura des bals et tout ça… »
Orion gloussa, « Pourquoi tu n'aimes pas les bals quand tu danses comme ça ? »
« Je ne les aime pas, » répondit Orion sincèrement, « C'est juste que parfois, c'est ennuyant et fatiguant. Et j'aime passer des vacances au calme, avec des activités familiales, plutôt qu'avec des étrangers complets. »
« Je comprends, » dit Draco avec un hochement, « Mais je ne pense pas que tu pourras y réchapper cette fois. » Il regarda autour et sortit subtilement sa baguette et lança des sorts de silence sur lui et Orion. Puis il murmura, « Il y a pleins d'activités faites pour rallier plus de supporters à notre cause et les bals sont fait pour cela. »
Les sourcils d'Orion s'élevèrent et il chuchota dans le cou de Draco, « Comme ce qu'il s'est passé à mon bal d'anniversaire ? »
« Similaire mais sur une échelle plus grande, » répondit Draco dans un petit murmure, « Ils sont intéressés par les étrangers donc un plus grand nombre de personnes seront invités. Et je pense qu'il y aura des réunions secrètes dans des salles adjacentes pendant le bal. »
« Et fera-t-Il une apparition ? » demanda Orion dans un murmure quasi inaudible.
« Oui, » répondit Draco calmement, « Il est celui qui a ordonné à ma tante et à mon oncle de mettre cela en place. »
« Et bien, voilà qui est intéressant, » murmura Orion, « Je suis content de voir que les choses progressent. Penses-tu que nous serons inclus ? »
« Je ne sais pas, » chuchota Draco, « C'est vraiment à Lui de décider. Mais je sais que Père veut que nous apprenions comment mener les négociations. »
« Il t'a dit cela ? » demanda Orion surpris, « Lucius veut que nous apprenions leur diplomatie ? »
Draco hocha la tête et dit calmement, « Oui. Comme tu me l'as dit, il me prépare et maintenant il veut aussi que tu l'apprennes. »
« Et il ne pense pas que nous sommes trop jeunes ? » chuchota Orion sceptique.
« Pas pour ça, pas pour les techniques de politique, » répondit Draco calmement, « Plus tôt nous apprenons et le mieux c'est. Et je suis plutôt content de ça. J'aime la politique et la diplomatie. Père me l'a appris depuis que j'ai dix ans mais je n'ai jamais été inclus dans de réelles négociations avant. Ca sera une grande expérience si on nous permet de regarder. »
Orion hocha la tête surpris, « Tu as raison, ce serait super. » Puis il demanda inquiet, « Mais n'est-ce pas dangereux d'avoir un tel rassemblement de sorciers noirs à un seul endroit ? Si un seul des invités ouvre sa bouche à la mauvaise personne ça pourrait être catastrophique. »
Draco secoua sa tête et chuchota, « Il y a des mesures de sécurité. Pour commencer, les manoirs où les bals se tiennent ont des protections anciennes qui repoussent les attaques, les invités seront en sécurité à l'intérieur. Même ceux qui se sont échappés d'Azkaban seront là. Une autre mesure est que tous ceux qui acceptent l'invitation devront signer un contrat magique qui ne leur permet pas de discuter des réunions avec d'autres personnes. Ils ne peuvent pas parler de ce qui a été dit ou de ceux qui étaient présents ou d'où ça a prit place. »
Orion fronça les sourcils et demanda, « Et qu'est-ce qui arrive à ceux qui brisent le contrat ? »
« La mort, » chuchota Draco.
Orion hoqueta et répondit incrédule, « Et des gens signent ça ? Quand ils savent que leur propre magie va les tuer s'ils brisent le contrat ? »
« Oui, » répondit Draco calmement, « Ca sert aussi à identifier ceux qui ne nous soutiennent pas réellement. Une fois que tu as ouvert l'invitation, tu dois sois signer le contrat, en acceptant l'invitation, ou signer ton refus. Ceux qui signent leur refus sont liés par un sort qui ne leur permet pas de dire qu'ils ont reçu une invitation, pour qu'ils ne puissent pas révéler les réunions de sorciers noirs. Donc personne ne verra que nous sommes en train de recruter. »
« Wow, » dit Orion ébahi, « Ils ont vraiment tout planifié. »
« En effet, » rétorqua Draco avec un sourire malsain, « Ils ne prennent pas de risques. »
A ce moment, quelqu'un fit une petite tape sur l'épaule d'Orion et il se retourna pour se retrouver face à un Lezander au regard noir. Orion écarquilla des yeux et réalisa que pendant toute la conversation, Draco et lui étaient restés très proche l'un de l'autre chacun d'eux chuchotant à l'oreille de l'autre. Parce que même si Draco avait lancé un sort de silence, on était jamais trop prudent en parlant de ces problèmes là. Il s'éloigna de Draco et utilisa sa baguette pour annuler les sorts.
Draco croisa les bras sur sa poitrine et regarda Lezander taquin et Lezander lui envoya un regard mauvais avant d'attraper Orion par le bras et il l'entraina vers le hall d'entrée. Lezander resta stoïquement silencieux alors qu'ils franchissaient les portes de l'école et entraient dans les jardins de roses.
Les petites fées dans le jardin de roses les suivirent à travers le jardin. Ils se trouvèrent entourés de buissons de chemins ornementaux et de larges statues de pierre. Orion pouvait entendre l'eau qui sonnait comme une fontaine. Ici et là, des personnes étaient assis sur les bancs de pierre. Lezander l'entraina vers l'un des chemins à travers les roses et il s'arrêta et se tourna pour le regarder.
« C'était quoi tout ça ? » demanda Lezander glacialement.
Orion soupira et répondit prudemment, « Rien, Lez, nous parlions juste des vacances d'hiver. »
Lezander lui lança un regard noir, « Et ça méritait d'être pressé ainsi contre lui ? Ou de parler à l'oreille de l'autre ? »
Orion fit courir ses doigts dans ses cheveux, inconscient de la merde qu'il faisait et il dit fatigué, « Nous avons parlé de problèmes délicats que personne ne devait entendre. » Il regarda Lezander d'un air entendu, « Tu sais à quels types de problèmes je fais allusion. »
Lezander plissa des yeux et dit, « Tu t'attends à ce que je croie que tu chuchotais des choses à son oreille concernant la guerre ? »
« Oui ! » dit Orion exaspéré, « C'est exactement ce que j'ai dit et c'est exactement ce que je veux que tu crois. » Puis il ajouta fatigué, « Nous en avons déjà parlé avant. Je suis avec toi. Je ne veux personne d'autre. Donc tu devrais arrêter de suspecter que je vois quelqu'un dans ton dos parce que je ne te ferai jamais ça. »
Lezander était sur le point de rétorquer quand Orion entendit une voix familière et il couvrit instantanément la bouche de Lezander avec sa main alors qu'il tendait l'oreille.
« … je ne vois pas pourquoi tu t'agites, Vulcan, » dit Snape avec indifférence.
« Severus, tu ne peux pas prétendre qu'ils ne le recherchent pas et qu'il n'est pas en danger ! » La voix de Vagnarov sonnait anxieuse et basse.
« Ton ami a creusé sa propre tombe, » dit la voix de Snape froidement, « Il n'y a rien que toi ou quelqu'un d'autre puisse faire pour l'aider, Vulcan. Il sera puni, probablement tué et c'est ainsi. »
« Mais Igor n'a jamais voulu donné leurs noms, » dit Vagnarov sévèrement, « Il ne mérite pas d'être puni pour quelque chose sur lequel il n'avait pas de contrôle. Ils l'ont nourri avec de la nourriture emprunte de Veritaserum, Severus. Je te demande juste de le Lui faire savoir. »
« Il le sait mais il ne changera pas d'avis. La traitrise est la traitrise et en ça, Il considère que c'est impardonnable, » répondit la voix de Snape calmement, « Mon seul conseil est de lui dire de rester caché, comme il le fait maintenant. »
Snape et Vagnarov arrivèrent à un coin. Snape avait sa baguette sortie et fit un chemin entre les buissons de roses. Des cris perçants se firent entendre des buissons, et des formes émergèrent.
« Dix points en moins à Ravenclaw, Fawcett ! » cingla Snape alors qu'une fille le dépassait. « Et dix points en moins à Hufflepuff aussi, Stebbins ! » alors qu'un garçon lui courait après.
Juste au moment où Orion commençait à attraper le bras de Lezander pour se cacher, Snape les vit.
« Qu'êtes-vous en train de faire ? » dit Snape avec des yeux plissés.
Vagnarov, remarqua Orion, semblait légèrement décomposé de les voir là.
« Nous marchions, » répondit Orion vaguement, « Ce n'est pas contre la loi, si ? »
« Continuez, alors ! » Cingla Snape, et il les passa, ses longues robes tournoyant derrière lui.
Vagnarov s'avança vers eux et ordonna rapidement, « Pas un mot à personne de ce que vous avez entendu. »
Il fit un mouvement pour retourner au château mais Orion plaça une main sur son bras et dit calmement, « Sera-t-il en sécurité ? »
Vagnarov baissa les yeux sur lui et plissa des yeux et Orion continua doucement, « C'est juste qu'il m'a aidé une fois. Je ne veux pas qu'ils le trouvent. J'espère qu'il restera en vie. »
L'expression de Vagnarov s'adoucit et il répondit, « J'espère aussi. » Et avec ça il continua son chemin.
Orion soupira et Lezander, tous ses arguments oubliés, passa une main sur son épaule et demanda doucement, « Ils parlaient de Karkaroff, non ? »
Orion se tourna pour lui faire face et dit calmement, « Oui. Quand les Aurors le détenaient dans les cellules du Ministère, ils lui administraient de faibles doses de Véritaserum dans sa nourriture, ainsi le jour de son procès, il a donné les noms des Deatheaters qu'il connaissait. Les Lestrange, parmi les autres, ont été jeté à Azkaban grâce à son témoignage. Et maintenant, et bien, maintenant ils semblent le poursuivre. Mais Maître Vagnarov a raison, ce n'était réellement de la faute de Karkaroff. » Puis il ajouta avec appréhension. « J'espère réellement qu'ils ne l'attraperont jamais. Il ne mérite pas ce qu'ils lui feront. »
Lezander hocha la tête et il mit un bras autour des épaules d'Orion pour lui donner du réconfort, « S'il a été capable de se cacher tout ce temps, alors ses chances de survie sont grandes. Ne t'inquiète pas. »
Orion lui fit un petit sourire et hocha la tête. Mais il savait que Karkaroff serait découvert un jour, Voldemort n'abandonnerait pas ses recherches. Et il sentait qu'il devait quelque chose au sorcier après tout, il lui avait donné le portoloin des reliques de la mort et lui avait dit de les rechercher et d'entraîner sa magie noire et de ne jamais en avoir peur. D'une certaine façon, Karkaroff avait été celui qui l'avait le plus aidé. Au moins Vagnarov semblait aider Karkaroff d'une manière quelconque. Il ne savait pas que ces deux là étaient amis. Et Vagnarov avait demandé à Snape de plaider la cause de Karkaroff à Voldemort. Ce qui signifiait que Vagnarov n'était pas un deatheater. Mais d'un autre côté, il appelait Snape par son prénom donc ils se connaissaient. Il était probable que Vagnarov était un supporter qui n'avait jamais pris la Marque. Et bien, Vagnarov était un sorcier puissant qui pouvait se permettre de donner ses allégeances tout en refusant la Marque.
Orion et Lezander retournèrent au bal quand les Bizarres Sisters venaient juste de finir de jouer à minuit. Tout le monde leur donna une dernière salve d'applaudissement et commencèrent à s'éparpiller dans le hall d'entrée. Plusieurs personnes exprimaient le souhait de voir le bal continuer, mais Orion était parfaitement heureux d'aller au lit pas mal de choses s'étaient passées ces derniers jours et il était épuisé.
Quand il alla au lit, Lezander le suivit et ils s'installèrent confortablement dans les couvertures. Orion ferma ses yeux et fut content de sentir les doigts de Lezander dans ses cheveux. Lezander gloussa au petit gémissement qu'il eut et lui fit de petits baisers dans le cou et il continua sur son torse en déboutonnant son haut de pyjama. Orion grogna, le toucher de Lezander lui avait tant manqué, c'était magnifique. Il ouvrit les yeux et eut un sourire chaleureux pour son petit ami. Lezander lui rendit son sourire et enleva le haut de son pyjama et commença à le caresser. Orion grogna son accord une fois encore et l'enlaça fortement alors qu'il commençait à embrasser le cou de Lezander.
D'un mouvement léger, Lezander bougea au dessus de lui et l'embrassa passionnément. Orion retira lentement la chemise de son petit ami et fit courir ses doigts sur son dos, appréciant la sensation de la peau chaude de Lezander sous ses doigts. Cela faisait si longtemps qu'il avait touché Lezander. Combien il lui avait manqué. Il soupira avec bonheur et mordilla le lobe d'oreille de Lezander et recommença à embrasser son cou. Orion plaça ses bras autour du cou de son petit ami et l'entraina dans un autre baiser passionné. Alors que la langue de Lezander bougeait avec expertise contre la sienne, il le sentit caresser ses côtes, se dirigeant vers sa ceinture. Orion s'excitait alors que Lezander jouait avec sa ceinture de pyjama, tout en continuant de l'embrasser. Il sentit l'érection de Lezander contre la sienne et grogna alors que son petit ami commençait à s'accrocher à sa hanche. Il se pressa davantage contre le corps de Lezander et fit jouer ses hanches quand la main de Lezander passa sous son pantalon. Ils n'étaient jamais allés aussi loin mais c'était incroyable, il ne voulait pas s'arrêter, jamais. Les doigts de Lezander entouraient son érection et Orion arqua son dos alors qu'un gémissement s'échappa de sa gorge.
Lezander s'arrêta et regarda les yeux semi fermés d'Orion. Il dit doucement, « C'est bon ? Tu veux que je continue ? »
Orion hocha la tête perdu et dit d'une voix gutturale, « Oui, c'est magnifique. »
Lezander lui sourit et continua ses attentions alors qu'Orion l'embrassait profondément et mit ses bras autour de ses épaules. Orion pouvait à peine avoir une pensée cohérente. Les doigts chauds de Lezander autour de son érection le rendaient fous. Il se colla encore plus à Lezander et chuchota, « Lez, mords-moi, s'il te plait. »
Lezander lui sourit narquoisement et alors qu'il continuait de bouger sa main, il lécha le cou d'Orion et sans attendre plus longtemps, il plongea ses incisives dans la peau chaude et douce d'Orion. Il sentit le sang d'Orion dans sa bouche alors qu'il suçait gentiment et gémissait contre le cou d'Orion quand il goûta son sang exquis.
Orion ressentit une chaleur étrange autour de l'un de ses doigts mais il en était à peine conscient alors qu'il sentait Lezander sucer son cou. Lezander commença à bouger sa main plus rapidement et Orion gémit fortement de plaisir. Orion était perdu dans toutes les sensations qui couraient dans son corps et n'était pas conscient de la brûlure insistante autour de son doigt. Il caressa la tête de Lezander alors que ses hanches bougeaient frénétiquement contre la main de Lezander qui le tenait fermement. Lezander arrêta de sucer son cou et l'état qu'avait entraîné le baiser du vampire commençait à s'évanouir, Orion réalisa finalement que son doigt le brûlait douloureusement. Il mit sa main devant lui et vit finalement la bague étinceler sombrement.
Lezander le regarda avec des yeux écarquillé et hoqueta, « Orion… »
Mais Orion n'entendit pas le reste de ses mots parce qu'à cet instant son corps se déplaça à travers l'espace et il tomba à genoux sur un sol froid non familier. Il était complètement surpris. Il n'était plus dans son lit. Où était-il ? Comment était-il arrivé là ? Il se leva en tremblant et secoua sa tête pour se remettre l'esprit à l'endroit. Il était toujours dur et il remit sa ceinture de pyjama plus haut alors que le froid de la pièce lui glaçait le corps.
Quand il put finalement regarder autour de lui pour déchiffrer où il était, il entendit une voix froide derrière son dos, « Je n'apprécie pas de devoir t'attendre lorsque je t'appelle. J'attends de toi que tu sois là instantanément la prochaine fois. »
Orion se retourna et hoqueta en voyant Voldemort debout devant son trône à quelques pas de lui. Non, pensa Orion désespéré, pas lui ! Pas maintenant !
Quand Voldemort le vit il plissa des yeux, « Et j'attends également que tu sois habillé plus proprement. »
Orion le regardait toujours avec une bouche semi ouverte et des yeux écarquillés. Le regard carmin de Voldemort le dévisagea lentement des pieds à la tête sans manquer un centimètre.
Orion enroula immédiatement ses bras autour de son corps. Il se sentait si exposé, si vulnérable… et il pria Morgane pour que l'érection persistante dans son pantalon s'en aille avant qu'il ne meure mortifié.
Voldemort s'approcha et Orion vit ses yeux rouges se verrouiller à son cou avant qu'une douleur intense se propage à travers sa cicatrice. Il mordit sa langue pour s'empêcher de crier et s'éloigna de Voldemort dont le visage arborait maintenant une expression meurtrière alors qu'il avançait vers lui. Orion toucha le mur derrière lui et leva des yeux apeurés sur Voldemort.
Voldemort agrippa sa gorge fermement et fit pencher sa tête sur un côté. Les yeux carmin de Voldemort brillaient de rage et il siffla furieusement, « Qu'est-ce que cela ? Tu as permis à ce vampire de te mordre ! »
Orion leva ses barrières mentales pour bloquer la douleur intense causée par la furie de Voldemort mais ce n'était pas assez. Il pouvait sentir son propre sang dans sa bouche alors qu'il mordait fortement sa langue pour s'empêcher d'hurler de douleur. Il avait l'impression que sa tête allait exploser en deux.
Voldemort agrippa férocement son épaule avec son autre main et le secoua contre le mur, « Réponds-moi ! Tu lui as autorisé de te mordre ? »
Orion cria désespéré, « Oui ! Maintenant arrêtez cela ! Vous me faites mal ! » Il essaya de retirer la main de Voldemort de sa gorge mais sa prise était trop forte. Puis il utilisa ses mains pour repousser Voldemort mais Voldemort agrippa ses poignets et les éloigna.
Voldemort relâcha sa gorge et le força à lever les yeux, alors qu'il tenait ses poignets douloureusement. Les yeux remplis de douleur d'Orion se verrouillèrent à Voldemort qui siffla furieusement, « Personne ne peut te marquer, tu entends ! Tu es mon partisan ! Personne d'autre que moi à le droit de te marquer ! »
Orion secoua sa tête et dit, « Ce n'est pas une marque ! Simplement une morsure… »
Voldemort le repoussa contre le mur et cingla, « Une morsure est une marque ! C'est la dernière fois qu'il te mord et tu vas arrêter de voir ce vampire ! »
Orion bougea furieusement ses poignets de la prise de Voldemort et essaya de le repousser en disant, « Je n'arrêterai pas de le voir ! Avec qui je suis ce sont mes affaires ! »
Voldemort attrapa l'avant bras d'Orion et dit enragé, « Ce ne sont pas seulement tes affaires ! Tu es le dernier de la lignée principale des Black et tu seras avec la personne que j'aurai choisie pour toi ! Et ce ne sera certainement pas ce vampire ! »
Orion plissa des yeux et cracha furieusement, « Je me marierai par intérêt parce que je suis à la tête de la Maison des Black mais je serai dans le même temps avec n'importe quelle personne que j'aurai choisie ! Et vous n'avez rien à y redire ! »
« Je suis ton Seigneur et tu vas m'obéir ! » Imposa Voldemort.
Orion siffla furieusement, « Vous êtes le meneur des Ténèbres et je suis du côté des Ténèbres mais vous n'êtes pas mon Seigneur ! Vous n'êtes pas mon Maître ! Je ne suis pas l'un de vos deatheaters rampants que vous pouvez commander comme bon vous semble ! Si vous me forcez à faire quelque chose que je ne veux pas, alors je ne vous apporterez plus mon soutien ! C'était notre marché ! »
Voldemort le perça de son regard et siffla furieusement, « Je ne tolère pas les menaces ! Si tu quittes les Ténèbres, je te tuerai ! »
« Votre côté est les Ténèbres et je ne les quitterai jamais, » répondit Orion sévèrement, « Donc il n'y a pas de raison de me tuer. Mais être du côté des Ténèbres ne signifie pas que j'obéirai aveuglément à vos ordres. Je vous l'ai déjà dit avant et je le répète, je veux être votre partisan mais je ne serai pas traité comme une possession ! »
Les yeux de Voldemort flashèrent et il dit calmement, « Oh, mais tu es une possession, MA possession. »
Orion s'hérissa et essaya de repousser Voldemort, « Je ne vous appartiens pas ! Je n'appartiens à personne ! »
Voldemort sourit narquoisement et caressa gentiment la mâchoire d'Orion et il siffla, « Es-tu bien ssssûr de cccccela ? » Puis il prit le visage d'Orion en coupe et siffla lentement en verrouillant leurs regards, « Sssssi je voulais te faire mien, je le pourrais faccccilement et tu ne t'y oppossssserais pas. » Il regarda Orion intensément et ajouta d'une voix de velours, « Tu voudrais que je te prenne et tu ssssserais incapable de m'arrêter. »
Les yeux d'Orion s'écarquillèrent bien que toujours verrouillés à ceux de Voldemort, et il ne put empêcher un frisson de courir à travers son corps aux mots de Voldemort. Et alors qu'il regardait le visage de Voldemort choqué, il vit la ressemblance de Voldemort avec Tom. Le même visage, la même voix, mais des yeux différents, des mots différents chuchotés à son encontre. Et alors qu'il prenait conscience que Voldemort était Tom, son cœur se serra de douleur, parce que ce n'était pas son Tom. Et pourtant, en regardant dans ces yeux carmins, il pouvait voir Tom en eux. Et ça le rendait confus parce qu'il méprisait Voldemort, il méprisait la façon qu'il avait de le traiter, mais quand Voldemort l'avait gentiment caressé, Tom avait de nouveau fait surface. Et combien de fois avait-il désiré que Tom soit réel ? Combien de fois avait-il désiré que Tom le touche d'une certaine façon ? Et sans s'en rendre compte, il atteignit le visage de Voldemort et toucha gentiment sa joue.
Les yeux de Voldemort s'écarquillèrent et il s'éloigna d'Orion. Il avait ressentit une joie plaisante quand Orion avait touché sa joue de façon inattendue. Pourquoi le garçon avait-il fait cela ? Pourquoi l'avait-il touché ainsi ? Il regarda dans les magnifiques émeraudes du garçon et vit de la confusion, de la douleur et une attente. Il ne comprenait ni ses réactions ni les siennes.
Les yeux d'Orion s'écarquillèrent quand il réalisa ce qu'il avait fait et sa main tomba à ses côtés. Il s'éloigna de Voldemort, horrifié par ses actions. Voldemort le regardait avec une expression indescriptible sur son visage.
Orion avala fortement et dit d'une voix tremblante sans regarder Voldemort, « Je… je suis désolé. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça… » Il inhala plusieurs fois pour se calmer. Après un petit moment, il se força à regagner sa prestance et il leva les yeux sur Voldemort. Puis il demanda calmement, « Vous m'avez appelé ici. Que vouliez-vous ? »
Voldemort se retourna et alla s'asseoir sur son trône. Puis il regarda Orion de façon impassible et dit, « J'ai une tâche pour toi. Je veux que tu observes Neville Longbottom et que tu me rapportes tout ce que tu trouves sur lui. Attache-toi à découvrir les capacités du garçon et ses pouvoirs. Je veux également que tu vois si Dumbledore l'appelle souvent dans son bureau. »
Orion hocha la tête, « Je peux faire ça. Ce sera facile. Je planifiais aussi de parler au portrait de Phineas pendant les vacances de Noël. Il sera capable de me raconter les réunions de Dumbledore avec Longbottom et ce dont ils discutent. Je vous ferai un rapport complet après avoir parlé avec le portrait. »
« Très bien, tu peux partir maintenant, » dit Voldemort impérieusement.
Orion fronça les sourcils et dit, « Je n'ai pas ma baguette. Je ne peux pas activer le portoloin. »
Voldemort se leva et s'approcha de lui, « Montre-moi ta bague. »
Orion tendit sa main et dit, « Euh… avant que vous me renvoyiez. Pourriez-vous me dire comment j'ai été transporté ici alors que je n'ai pas activé la bague ? »
« Quand tu ne répondais pas à mes appels, j'ai activé ton portoloin, » cingla Voldemort, « Que ce soit la dernière fois. »
Orion hocha la tête et dit avec un froncement de sourcils, « Y'a-t-il une façon d'activer le portoloin sans que vous m'appeliez ? Comme certains deatheaters avec leurs Marques ? »
« Pourquoi aurais-tu besoin de cela ? » demanda Voldemort suspicieusement.
« Pour venir à vous afin de vous faire mes rapports, » répondit Orion impassiblement, « Et bien, si quelque chose d'important arrive, il serait bénéfique pour moi d'avoir un moyen de vous contacter en premier. »
Voldemort pointa sa baguette sur le portoloin d'Orion et murmura un sort et la bague brilla de noir pendant un moment avant de revenir à son état normal.
Il dit sèchement, « C'est fait. » Et sans attendre plus longtemps, il pointa sa baguette sur lui une fois encore et activa le portoloin et vit Orion disparaitre de sa vue.
A suivre...
