Au-dessus des nuages, le soleil...

Chapitre 25.

Flack attendit d'être dans le jardin pour enfin se retourner vers son ami :
- Mac, ce n'est pas la bonne maison...Ils ne sont pas ici...

Mais Mac ne l'écoutait pas. Il fixait un point sur l'horizon derrière le policier.
- Mac ! Mac, vous m'entendez ? Il faut retourner au labo !

Le scientifique ne répondait toujours pas. Il était dans son monde, comme paralysé. Ses yeux ne bougeaient plus.
Flack le secoua et Mac le regarda doucement.
- Flack, regardez là-bas !

Le policier se tourna sur lui-même et vit des champs à profusion.. Il scruta Mac comme s'il était devenu fou.
Mac s'expliqua :
- A l'appartement de Stella, le prêtre a laissé des empreintes de chaussures : sable et terre mêlés. Regardez ce champ derrière vous : le sol en est pourvu. De plus, j'ai la nette impression qu'une personne a essayé de s'y frayer un chemin à de nombreuses reprises. Les herbes sont écrasées, ça forme comme un petit chemin... Venez ! Suivons-le !

Flack ne voulut pas le contrarier mais le suivit presque à contrecœur. C'était un perte de temps... Stella n'était pas ici.
Ils traversèrent le champ et tout à ses pensées fort négatives, il ne vit pas Mac s'arrêter et lui rentra dedans.
- Désolé Mac.
- Regardez Don : du sable mélangé à de la terre. Continuons !

Il lâcha au sol la poignée ramassée et s'élança dans le chemin. Il courait à perdre haleine, écartant de ses mains les feuillages, évitant d'un saut les racines. Plus rien ne pouvait l'arrêter. Pas même Flack qui doutait toujours.

Ils arrivèrent enfin à destination et Mac se retint pour ne pas hurler de joie : devant lui se trouvait un bunker, sorte d'abri anti-atomique construit durant la guerre froide.

Il tourna autour et trouva enfin l'entrée, à demie camouflée dans le sol.
Doucement, il souleva la porte en acier et pointa sa lampe torche sur les escaliers de béton.

Le père Matthews se tenait debout face à Stella. Il admirait son corps nu si svelte, si beau, offert à lui..
Après s'être occupé d'elle, il la tuerait rapidement.. Il n'avait plus envie de la torturer finalement.
S'il croisait ses beaux yeux, il craignait de ne pas aller jusqu'au bout.
Or, elle devait mourir.
Bon dieu quel gâchis !

Il s'agenouilla à ses côtés. Il posa une main sur sa joue et la descendit lentement, caressant sa nuque, ses épaules...
Il prit un sein et l'embrassa, le suça goulûment puis il continue son exploration de la main. Il parcourut sa taille fine, son ventre plat et posa sa main sur sa culotte en dentelle.
Maintenant...Il ne pouvait plus attendre..

Il dégrafa son pantalon et se coucha sur Stella, posant sa bouche et ses mains sur son corps.
Il s'apprêta à lui ôter sa petite culotte en dentelle quand la porte s'ouvrit brutalement sur Mac, arme pointée sur le prêtre
- NYPD ! Lâchez-la !

Le père Matthews se pencha sur le côté pour attraper son couteau mais il ne fut pas assez rapide.
Mac lui offrit un superbe coup de pied au visage et entendit un sinistre craquement d'os.
Empli de fureur, il ne put en rester là. Il se rua sur le prêtre déjà inconscient et s'acharna dessus à coup de poings en hurlant. La rage l'envahissait et il voulait le tuer de ses propres mains.
Flack le tira par les épaules et l'éloigna du prêtre.
- Stop Mac ! je m'en occupe ! Stella a besoin de vous ! Elle est vivante Mac !

Flack emporta le prêtre tandis que Mac se précipitait vers sa compagne.
Il se laissa tomber à ses côtés.
La voir ainsi nue lui souleva le cœur... Il était arrivé à temps, avant l'irréparable.
Il referma les pans de son chemisier, essayant tant bien que mal de recouvrir sa nudité et se pencha vers son visage. Il tapota légèrement ses joues.

- Stella ! Stella c'est moi Mac... Mon amour réveille toi... C'est fini, c'est fini...

Il la releva doucement et examina l'arrière de sa tête. Il soupira soulagé : pas de blessures apparentes.
Le sang sur sa joue provenait de sa plaie sous l'œil, réouverte sous les coups. Il regarda son visage tuméfié et ses doigts bleuis.
Elle s'était défendue...

- Stella.... réveille toi... je t'en supplie...

Il ferma les yeux un instant, priant pour que l'ambulance ne traîne pas.
- Mac...

La voix était étouffée, gémissante mais c'était la sienne ! Il ouvrit les yeux heureux :
- Stella mon amour...C'est Mac... Je suis là.. C'est terminé, tu ne risques plus rien...

Elle ouvrit les yeux doucement et le fixa.
Il lui laissa le temps de retrouver ses esprits et sa mémoire. Il vit son regard se remplir de larmes alors il la prit dans ses bras.
Il la berça de longues minutes, tout en la rassurant...

Sa voix se fit plus assurée lorsqu'elle lui demanda, s'accrochant désespérément à lui :
- Emmène moi loin d'ici...

Il se leva, ôta sa veste et lui enfila. Il referma les boutons tout en la regardant avec amour.
La veste était assez longue pour cacher les sous-vêtements de Stella.
Puis il la prit dans ses bras pour l'emmener loin de ce lieu maudit.

Stella passa ses bras autour de Mac et enfouit sa tête dans son cou, ne désirant croiser aucun regard à la sortie...
Mac retraversa le champ, sa bien-aimée dans les bras et arriva devant la maison.
Toute son équipe était là et ils se précipitèrent tous vers lui.
- Mac ! Comment va-t-elle ?
- Elle est en vie.

Sans ralentir une seule seconde, il passa entre eux et porta Stella jusqu'aux secours.
Il la déposa doucement sur le brancard et monta dans l'ambulance à ses côtés.

Les portes se refermèrent et l'ambulance partit, sirène hurlante, sous le regard soulagé des scientifiques regroupés au milieu de la cour.

TBC...