Le début de l'enfer

POV Jared :

Je tenais toujours Kim contre moi. Ma douleur et mon désespoir étaient à son comble. Je venais de perdre la femme de ma vie. Car je n'avais pas sût la protégée. A cet instant précis, je voulus la rejoindre. Ce qui me fit revenir à la réalité fut l'apparition d'une quantité de sang importante entre ses jambes.

-Carlisle ! Mais qu'est-ce qui se passe ?

-Son cœur ne fonctionne plus. Ça ne devrait pas se produire, à moins que ….

Et un bip retentit. Le cœur de Kim venait de repartir. Une joie incroyable s'empara de tout mon être. Je la tenais toujours. A cet instant, elle ouvrit les yeux et souffla « moi aussi je t'aime »

A ma vue son corps fut prit de convulsion. De panique, je la lâchais. Carlisle prit le relais et lui administra un calmant et elle repartit aux pays des songes.

Son rythme cardiaque était maintenant constant, je me tenais près d'elle à attendre son réveil avec impatience. Carlisle m'avait indiqué que sa réaction à son réveil, était une réaction normale. Que je ne devais pas m'inquiéter. Par contre, il confirma mon autre crainte, le bébé n'avait pas survécus.

L'annonce de cette perte me déchira le cœur, mais voir Kim respirer devant moi apaisa ma douleur.

Je restais à son chevet, ne pouvant pas la quittée plus une seule minute. Tout était arrivé par ma faute. Toute cette maudite soirée passait en boucle dans ma tête. Le moindre regard sur elle, me faisait imaginer la voir tenant dans ses bras notre bébé mais pire qu'un boomerang la vérité me frapper que cela n'arrivera jamais.

Après 24h d'attente, elle commença à se réveiller. Quand elle commença à bouger, je me précipitais à la porte et appeler Carlisle.

Il passa devant moi et courut à son chevet. Elle avait les yeux enfin ouvert. Son regard se posa sur moi et je vis la peur se tracer sur son visage. Son corps commença à réagir sa façon violente, il se soulevait et elle hurlait « Non, non, non ! ». Je m'approchais d'elle en courant, son corps réagit encore plus violemment. Je voulais la tenir dans mes bras, la calmer.

-Jared, sors tout de suite !

-Non, c'est ma femme !

Je venais de hurler cette dernière phrase. Edward me repoussa et fit barrage devant moi. Carlisle était auprès de Kim, il essayait de l'apaiser par la parole, mais son corps convulsait toujours.

-Edward! Fait sortir Jared stp!

Edward lâcha:

-Jared, Kim te repousse, car ton regard lui rappel le bébé.

Je luttais quelques secondes après cette annonce, mais la douleur qui émanait de mon imprégnée et ma propre douleur me fit battre en retraite. Je sortis, je m'adossais au mur et la douleur me fit glisser à terre.

Ma douleur était à son summum maintenant. Je réalisais que mon univers venait de s'écrouler, je venais de perdre ma Kim, notre bébé, ma vie.

Les semaines qui suivirent furent les remakes de ce réveil. Ma présence auprès de Kim avait été constante, mais à chaque tentative d'approche, elle me repoussait. Elle ne parlait pas, ne manger plus, ne me regarder pas…

Notre bulle n'excitait plus, je ne ressentais plus notre lien, toutes les sensations, les connexions qui se produisaient entre nous autrefois, étaient partis avec elle.

Son regard errant vers la fenêtre devenait de plus en plus difficile à admettre, je venais donc de moins en moins souvent la voir.

La voir souffrir par ma faute était une sensation qui me transpercer à chaque instant le cœur. Mais être loin d'elle était aussi quelque chose d'impossible, c'est pourquoi je me glissais la nuit dans sa chambre. Pendant que son sommeil était au plus profond, pour me poser à ses cotes et à l'observer.

Cette nuit là, fut plus agiter que les autres. Elle m'appelait et je dus lutter pour ne pas la prendre dans mes bras. Elle faisait un cauchemar avec moi, je ne pouvais plus le supporter. Je sortis par la fenêtre et me précipiter chez Sam.

J'arrivais chez Sam, qui revenait de patrouille, les autres étaient tellement claqués, qu'ils dormaient tous comme des loirs. Je m'asseyais à la table de la cuisine, Sam me préparait du café.

-Si tu attends encore 5 petites minutes, tu pourras manger de merveilleuses viennoiseries. Emily est partie en chercher.

Sam essayait de détendre l'atmosphère dès qu'il était seul en ma présence. Mais ma décision était enfin prise.

-Sam, c'est trop difficile maintenant, je veux partir.

-Est-ce que tu crois que la fuite va régler ton problème Jared ?

-Oui ! Si Emily te repoussait, comme Kim me repousse, tu ferais quoi ?

-Je crois que je partirais.

-C'est la meilleure des choses à faire pour elle, que je parte, elle me là fait comprendre. Peut être que les esprits se sont trompés sur nous. On ne devait pas être ensemble…

-Jared, tu dis vraiment n'importe quoi…La souffrance te fait perdre la tête. Je sais qu'au plus profond de ton cœur tu l'aimes et ne me dit pas le contraire. Je sais que juste la pensée d'être loin d'elle te terrifie, mais bas toi ! Mets-toi à sa place ! Enfin à ton avis, qu'est ce qu'elle pense elle ? Elle a perdu votre bébé et la faute à qui ?

-De ce connard !

-Pas forcément Jared. Dans sa tête, elle se dit peut-être que c'est sa faute à elle !

-Mais non ! Elle ne peut pas penser ça ! C'est lui qui la droguer ! Elle, elle n'est que sa victime…

-Jared réveille toi, pourquoi elle te repousse comme ça ?

-Edward m'a dit que mon regard était celui du bébé et qu'elle ne le supportait pas.

-Justement ! Peut être qu'elle a peur de toi, car elle a perdu ton bébé Jared ! Est-ce que tu lui pardonnes ça ?

-Mais bien sûr, Kim est ma vie, ma moitié, mon univers….

-Jared, explique toi avec Kim, parle lui de tout ça. Dis lui ce que tu ressens, force là à t'écouter et si elle refuse là, tu pourras partir.

-Merci Sam !

Un calme apaisant venait de s'installer dans la petite cuisine, quand Emily fit irruption.

-Et les garçons, qu'est-ce qu'il s'est passé avec Kim ?

-Pourquoi ?

-Je viens de l'apercevoir qui courrait en pleurant.

-Non ! Mon cœur, mon amour, je retrouvais notre lien. Nos cœurs, nos sens étaient de nouveaux connecter, je ressentais enfin sa souffrance, elle était enfin sortie de sa bulle, je devais la retrouver.

Je la localisais très vite par mon odorat. Non ! Elle partait en direction de la falaise. J'arrivais enfin, je l'aperçu, elle sauta.