Abandon

Batsutousai

Traduit par Lilith Lliane Myrddin

Merci à tous mes revieweurs précédents. Vos review me vont droit au cœur et me motivent pour traduire. En parlant de ça, je suis désolée du temps que j'ai mis à poster ce chapitre. Je crains que les délais ne s'arrangent pas. Je vous promets en revanche de ne pas abandonner cette traduction. Bisous à tous et encore merci à onarluca, Lunicorne, zaika, Leïla, Ariane Malfoy Shinigami, Egwene Al'Vere, tchaye, satya, 666naku, potterXmalfoy, Vif d'Or, Eowyn Malefoy, Sahada, karasu666 et Keurjani.

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Chapitre 23
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Harry laissa la porte des toilettes de Mimi Geignarde se fermer avant de se tourner vers les lavabos.

"Qu'est-ce que tu fais ici, cette fois ?" demanda Mimi.

"Rien, Mimi."

Il y eut une explosion contre la porte des toilettes. "Je sais que tu es là, Potter !" hurla Terry Boot. "Espèce de fille !"

Harry roula des yeux et se positionna face au lavabo qui n'avait jamais marché, le chemin qui descendait vers la Chambre des Secrets. :Ouvre. : ordonna-t-il froidement.

"Oooh... Tu te caches." Réalisa Mimi alors que le lavabo tournait. "Es-tu sûr que tu ne veux pas te cacher dans mes cabinets ?"

"Merci, mais non." Répondit Harry. "Tu peux, cependant, ne pas dire à cet idiot où j'ai disparu."

"Ouvre la fenêtre." Suggéra Mimi avant de retourner dans la cuvette des toilettes.

Harry laissa échapper un soupir de soulagement et se dépêcha d'ouvrir une fenêtre avant de sauter dans le toboggan qui menait aux passages secrets. C'était vraiment un jour super. D'abord, Tom a dû se rendre à une réunion de Mangemorts, ensuite, je suis interdit de Pré-Au-Lard parce que je me suis battu avec Boot, qui me pourchasse vu qu'il est aussi collé. Tom a eu une bonne idée, je pense. Harry grogna, arrivant au bas de la chute avec un 'bruit sourd.'

Il se leva et chassa la poussière alors qu'il se dirigeait vers le passage secret. Comme il marchait, il remarqua les gravures dans les murs, étant trop pressé pour les voir la première fois, et trop occupé à parler avec Tom pour les noter la dernière fois.

Le temps passe vraiment vite. On est déjà fin novembre. Wow…

Il laissa ses doigts tracer le contour des gravures alors qu'il continuait à descendre dans le passage secret, n'ayant en fait rien de mieux à faire.

"Qu'est-ce que tu fais ici ?"

Harry se retrouva nez à nez avec la forme fantomatique de Salazar Serpentard. "En train de me cacher de Serdaigles meurtriers, si vous devez savoir."

Salazar cilla plusieurs fois avant de laisser échapper un sourire. "Et qu'as-tu fais au Serdaigle, petit Gryffondor ?"

Harry se renfrogna. "Je l'ai ensorcelé parce qu'il insultait Tom. Bien sûr, Snape devait justement me suivre, encore, et m'a vu. Donc je suis collé dans l'école pendant que les autres sont à Pré au Lard."

Salzar renifla. "Et où est Marvolo ?" demanda-t-il faisant signe à Harry de continuer à marcher avec lui vers la Chambre.

"Réunion avec ses Mangemorts, en train d'endoloriser Queudver jusqu'à l'enfer pour se débarrasser du stress, et d'organiser des raids, donc il peut avoir d'autres raisons de leur lancer des Doloris quand ils échouent…" Harry haussa les épaules. "Qu'est-ce qu'il est supposé être en train de faire ?"

Salazar fronça les sourcils en réponse à l'adolescent alors que Harry ordonnait à la porte de la Chambre de s'ouvrir pour eux. "Petit Gryffondor, à quoi ressemble ta famille ?" demanda le Fondateur alors qu'il commençait à traverser la Chambre, vers la statue.

Harry cilla vers son compagnon fantomatique. "Ma famille ?" répéta-t-il sèchement.

"Oui."

Pourquoi pas l'enfer. Harry haussa les épaules. "Et bien, ma mère et mon père sont morts quand j'avais un an, quand Tom est venu pour me tuer. Mon parrain est mort il y a deux ans quand sa cousine l'a ensorcelé à travers le Voile. Ma tante et mon oncle me haïssent et adorent leur fils qui est un petit tyran."

"Dis m'en plus sur ta tante, ton oncle et ton cousin."

Harry jeta à Salazar un regard sombre. "Il n'y a rien de plus à dire."

"Il y a toujours plus à dire, petit Gryffondor. Comment te traitaient-ils ?"

"Ils me traitaient comme si j'étais un dangereux déchet, ok ?" Les yeux verts flamboyaient alors qu'ils semblaient découper en tranches le fantôme, comme s'il était solide, alors qu'ils arrivaient aux pieds de la statue. "Comme si je n'étais qu'un caillou dans leurs chaussures dont ils n'arrivaient pas à se débarrasser. J'ai hurlé, crevé de faim. J'ai un cousin trop gros qui me donne des ordre et me fait faire toutes les tâches de la maison." Dit-il en colère. "Autre chose que vous voulez savoir, Salazar?"

Le Fondateur haussa les épaules. "Ce n'est pas bon de garder toutes ces choses enfouies en toi, petit Gryffondor. D'après ce que j'ai entendu sur toi, tu portes le poids d'un monde ingrat sur tes épaules. Marvolo ensorcelle les gens pour aller mieux. Et il ne m'apparaît pas que tu possède un exutoire."

"Êtes vous en train de me dire que j'en ai besoin d'un ?" grogna Harry, essayant désespérément de contrôler sa colère.

"Bien sûr."

"Oh, et vous pensez que vous pourriez l'être ?"

"Petit Gryffondor, je ne serai pas blessé si tu cries sur moi, et j'ai entendu les histoire de beaucoup d'enfants troublés. La Maison Serpentard est connue pour avoir de tels étudiants. Peut être que si tu avais été à Serpentard, tu aurais pu avoir du soutien, mais tu as été réparti à Gryffondor. Crie sur moi, dis moi tes peurs, je les garderai, et c'est ce que j'ai promos à Marvolo." Répondit calmement Salazar. "Je suis dans la chambre." Et il partit.

Harry s'adossa au gros orteil de la statue avec un grognement. Bien sûr, Salazar avait raison. Il avait vraiment besoin de crier.

Il l'avait fait une fois avec Ron et Hermione, mais leur amitié n'était plus ce qu'elle avait été, et lui et ses nouveaux amis de Serpentard n'étaient pas assez proches pour supporter sa colère sans l'enfermer à double tour, de ça, il en était certain.

Ginny était sa meilleure amie, et sa confidente pour beaucoup de choses, mais il ne pouvait pas prendre sur lui d'aller crier sur elle et de laisser échapper ses frustrations.

Tom était souvent proche d'y arriver quand Harry venait le voir, mais ils ne parlaient jamais, se serraient juste l'un contre l'autre, et profitaient silencieusement de la compagnie de l'autre autant qu'ils le pouvaient.

Ce dont il avait besoin, c'était un confident pour beaucoup de choses avec qui il serait assez à l'aise pour pleurer. Cela aiderait si cette personne était habituée à de telles histoires et pouvait garder un visage sans émotions.

"Je déteste quand les gens comme vous ont raison…" grogna Harry en tournant sa baguette vers lui pour s'élever jusqu'à la bouche ouverte de Salazar.

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"Marcus?"

Tom se tourna et rencontra les yeux bruns d'une certaine Ginevra Weasley. "Gin."

"Qu'est-ce qui ne va pas?" Ginny se rapprocha un peu plus du Seigneur des Ténèbres alors que Tom regardait vers le couloir.

"As-tu vu Harry?"

Ginny secoua la tête. "Harry ? Non. Snape l'a pris en train de se battre avec Terry Boot et lui a interdit d'aller à Pré au Lard. Pourquoi ?"

Tom se maudit mentalement et passa une main dans sa chevelure. "Il a disparu."

"Disparu ?"

"Parti. Sans un souffle. Dumbledore m'a déjà demandé deux fois où il est. J'ai vu Severus chercher dans les donjons. Quelques uns des autres professeurs sont aussi en train de patrouiller dans les couloirs. Je ne peux pas non plus le joindre télépathiquement. Il apparaît qu'il m'a bloqué."

"Génial…" grogna Ginny. "Et pour Terry ? Il était probablement le dernier à avoir vu Harry."

"Et tu sais où le garçon pourrait être ?"

"Dans la Salle commune des Serdaigles. Je ne connais pas le mot de p-"

"Moi si." Tom se tourna et se mit en route d'un pas brusque vers le quartier des Serdaigles. " Et pourquoi étaient ils en train de se battre ?"

Ginny le rejoignit avec un soupir, marchant rapidement pour essayer de se mettre à la hauteur de ses longues jambes. "Toi. Terry a dit que Voldemort était une pute et une brute maléfique. Comme toujours, ce cher Harry a explosé. Il a fait passer un sale quart d'heure à Terry." Le large sourire qui naquit sur les lèvres de Ginny le faisait dire combien elle trouvait amusant le choix des insultes du Serdaigle sur la personne du Seigneur des Ténèbres lui-même, si ce n'était la bagarre.

"Ces enfants ont vraiment besoin d'un sérieux encadrement des classes." Marmonna Tom dans sa barbe, provoquant un rire chez sa compagne. "Nous y sommes. Asticots." Dit-il à la peinture d'un superbe aigle doré. Il s'engouffra dans le passage libéré par le portrait. "M. Boot, puis-je vous emprunter ?"

"Bien sûr Professeur." Terry Boot le suivit dans le couloir, se glaçant quand il vit Ginny qui le regardait haineusement.

"Terry où est Harry ?"

"Je ne sais pas." Répondit Terry trop rapidement.

"Terry, tu mens."

"Nous devons savoir, M. Boot. Le Directeur veut lui dire un mot." Coupa calmement Tom.

"Pour ce que je sais, il se cachait dans les toilettes des filles du deuxième étage." Répondit Harry, sa voix indiquant clairement ce qu'il pensait de Harry et de l'endroit où il se cachait.

"Merci M. Boot." Tom secoua la tête et conduisit Ginny à travers et loin des oreilles du Serdaigle. "Je vais le chercher, alors."

"D'accord. Je prétendrai être encore en train de le chercher auprès des Gryffondor, mettant les professeurs dans le panneau."

"Vous, Miss Weasley, êtes quelqu'un de merveilleux." Respira Tom.

"Oh, va chercher Harry, espèce de grand sot" répliqua Ginny avec un grand sourire, avant de décamper vers la Tour Gryffondor.

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"Quelqu'un vient juste de descendre ici." Dit soudainement Salazar d'une voix sourde.

"Qui est-ce ? Vous le savez ?" demanda Harry regardant le fantôme par-dessus sa tasse de thé.

"Il n'y a que deux personnes qui peuvent descendre ici, petit Gryffondor." Répondit Salazar, amusé.

"Ah… oui…" Harry se frotta l'arrière de la tête, se sentant très stupide. "Je me demande quelle heure il est…" Il regarda sa montre cassé qui était rentrée dans un mur la semaine passée et qu'il n'avait pas eu le temps de remplacer."

"Qui se soucie du temps ?"

"Les personnes qui vivent."

Salazar jeta un coup d'œil à l'adolescent. "Ce qui n'est pas exactement mon cas."

"Tom, si. C'est probablement l'heure de dîner ou quelque chose comme ça."

"Non, non. Je t'aurais dit s'il y avait été temps de remonter, comme pour aller dîner."

"Comment auriez-vous pu me le dire ?" demanda Harry, faisant une grimace.

"Les portraits des étages."

"Je ne savais pas que vous les utilisiez."

"Spécialement pour ça."

"Vous voulez dire que vous les manipulez juste spécialement de cette manière."

"Aussi."

Harry roula des yeux et reposa sa tasse alors que la poignée de la porte tournait. "Salut !" s'écria-t-il vivement alors que Tom entrait.

Tom se renfrogna. "As-tu la moindre idée d'à quel point j'étais inquiet pour toi ?"

"Pourquoi tu t'inquiétais pour moi ? Je peux prendre soin de moi." Rétorqua Harry.

"Harry, la moitié de l'école est en train de te chercher."

"Et ?"

"Et ? Je ne pouvais pas te joindre. Pour tout ce que je savais, un de mes idiots de Mangemorts aurait pu s'enfuir avec toi, ou tu aurais pu te faire tabassé par un Serdaigle complètement furieux qui voulait te rendre la monnaie de ta pièce pour l'avoir ensorcelé !"

Harry soupira. "Désolé. Je suis descendu ici me cacher du dit Serdaigle et j'ai perdu la notion du temps."

"Comment peux-tu perdre la notion du temps !"

Harry lui mit sous les yeux sa montre cassée. "Cassée, tu te souviens ? Et Salazar ne croit pas aux horloges, du moins, pour ce que je peux en dire…" Il jeta un regard au Fondateur.

Salazar renifla. "Je crois qu'on peut les utiliser si tu en as, cependant, je ne vois pas les raisons d'en avoir une puisque je n'ai aucune raison de garder une notion du temps. Achète-en une toi-même si tu en veux une quand tu descends ici."

"Je le ferais bien, mais, voyez-vous, Snape m'a interdit de quitter l'enceinte de Poudlard autant de temps qu'il le juge nécessaire, puisque j'attire tellement de problèmes." Répondit Harry ennuyé.

Tom fronça les sourcils. "Je pensais que Dumbledore ne le laissait pas habituellement s'en tirer avec ces foutaises."

"Dumbledore n'a habituellement pas de Mangemorts auxquels il ne fait pas confiance comme professeur." Harry se renfrogna. "Ce n'est pas comme si je ne peux pas prendre soin de moi, bien sûr. J'y ai passé longtemps. Qu'est-ce qui leur fait penser à tous que je voudrais aller à Pré-au-Lard et me faire tuer, de toute façon ?"

"Ta chance plus qu'inefficace." Dit Tom, pince sans rire, entendant un reniflement venant de Salazar et un rire de Harry. "Allez, viens, chenapan. Nous ne pouvons laisser Gin seule pour détourner les indices trop longtemps."

Harry se leva et s'étira, un air songeur sur le visage. "Tom ? Tu as une Cape d'Invisibilité dans ta chambre, non ?"

"Oh, non… Quel scénario complètement dingue as-tu concocté cette fois ?"

Harry souris narquoisement. "Tu verras."

Salazar rit alors que Tom grogna, cachant son visage dans ses mains. "Pourquoi moi ?"

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Dumbledore cherchait assidûment alors que le chapeau était enlevé de sa tête. "Peeves…"

"Cuisine, monsieur." Tom apparut derrière le Directeur, l'effrayant. "Désolé. Je ne voulais pas vous faire sursauter. Il lança au vieux sorcier un sourire d'excuse innocent.

"Pas de mal. Vous avez dit que Peeves est dans les cuisines ?"

"Bien sûr. La Dame Grise vient juste d'y passer. Elle cherchait le Baron Sanglant, je crois."

"Je vois…" se renfrogna le Directeur.

"Il y a quelque chose qui ne va pas, M. Le Directeur ?"

" Non, non."

Dumbledore passa devant son professeur de Défense Contre Les Forces du Mal d'un pas rapide, fronçant les sourcils.

Donjons ! appela Harry mentalement. Tu devrais donner du crédit à Dumbledore pour toujours porter les chapeaux les plus ridicules. Ajouta-t-il, regardant le chapeau qu'il avait frappé, qui avait des vaches violettes et des lumières roses dessus.

Certes…

Harry releva fermement le manche du balai qu'ils avaient emprunté alors qu'il embrassait la vue de la touffe de cheveux noirs et souriait narquoisement. Il vérifia que Tom était en vue avant de voler au dessus de Snape et de faire tomber le chapeau sur sa tête.

La plaisanterie était parfaite. Les sévères robes noires de Snape devinrent brusquement ornées de vaches violettes illuminée d'une lumière rose dans le dos. Le chapeau grandit dans une parodie du chapeau d'un fou, des clochettes pendait à chaque pointe. Sa peau devint rouge et ses cheveux blonds dorés.

Le cri de Snape suivit Harry et Tom jusqu'aux donjons où ils s'envolèrent, Harry riant comme un fou.

Toi, Harry Potter, tu es parfaitement diabolique.

Et bien, merci. C'est un vrai compliment, venant du Seigneur des Ténèbres lui-même.

Tu as besoin de plus de pratique pour devenir aussi maléfique que moi, bien sûr

Alors laisse moi commencer maintenant ! Harry souffla une poudre sur le visage de Tom avant de partir à toute allure, riant toujours comme un dément.

"HARRY POTTER ! JE VAIS TE TUER !" cria Tom, dont la voix partait dans les aigus. Il se renfrogna à la vue de sa poitrine qui était définitivement plus grande. "Je vais assassiner ce morveux." Grommela-t-il. "Utiliser la Poudre de Changement de Sexe sur moi. Maudit soit-il."

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Harry entra dans la Grande Salle accompagné de Ginny, Draco, Blaise, Pansy et Théodore, souriant d'un air moqueur et essayant de ne pas regarder la table des professeurs.

"Qu'y a-t-il avec Snape ?" demanda Draco comme chacun se posait la question alors que Harry essayait de ne pas rire de l'infortuné professeur de Potions.

Harry sourit à la vue de l'homme. Il avait ensorcelé le chapeau pour qu'il reste sur la tête les trois prochains jours, et le reste de la plaisanterie allait de pair avec le chapeau. "L'homme saura maintenant dans quel sorte de problèmes je peux lui poser par mes propres stratagèmes." Mentionna-t-il doucement avec un clin d'œil avant de prendre furtivement sa place dans la Table des Gryffondor, essayant d'ignorer les regards mortels envoyé vers lui par Tom qui avait mis de plus grandes robes pour cacher son petit problème. Tu n'aimes pas quand les plaisanteries t'atteignent, Voldie ?

Attends juste un peu Potter.

Et je suppose que tu es aussi joyeux parce que tu n'as pas eu d'antidote, n'est-ce pas ?

Je te rendrai la monnaie de te pièce quand tu t'y attendras le moins. Menaça Tom comme Harry s'asseyait près d'Hermione.

Les Gryffondor ne cachaient pas leur joie de voir le nouveau look de Snape. Ginny s'assit en face de Harry secouant la tête avec respect. "Harry, rappelle moi de rester dans tes faveurs."

Les Gryffondor qui entendirent se tournèrent en s'étranglant vers Harry. "C'était toi, mec ?" demanda Ron dans un murmure impressionné.

"Marcus a un peu aidé." Répondit Harry, désinvolte.

"Combien de temps ça dure ?" demanda Dean.

"Encore jusqu'à mardi soir, vers l'heure du dîner." Répondit Harry avec un sourire de connaisseur. "A moins qu'il ne s'excuse et que je pense qu'il soit bien totalement honnête. Mais," les yeux verts brillaient froidement,"il ne sait pas ça. Que personne n'aille lui dire."

"Harry…" Neville secoua la tête. "Est ce que j'ai dit dernièrement que tu étais mon héros ?"

Harry piqua sa fourchette dans une nouille. "Pas récemment, non. Je sais simplement ça d'instinct."

Le groupe éclata de rire alors que Harry aspirait innocemment sa nouille.

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Plus tard dans la nuit, Harry surgit dans les appartements de Tom, aussi silencieux qu'il pouvait l'être. Dans ses mains, il y avait un petit vase avec un cœur gravé sur le côté. Il traversa l'appartement et entra dans la chambre de Tom, où le Seigneur des Ténèbres dormait presque paisiblement. Il dormait toujours nu, Harry le savait, et il devait se mordre la langue pour s'empêcher de rire. Je devrai me rappeler de lui dire ce qui fait une bonne demoiselle.

Harry posa le vase sur la table de nuit à côté de Tom, avec un mot qui s'excusait pour sa blague et disait qu'il aimait vraiment Tom, et qu'il était encore désolé d'avoir paniqué l'homme un peu plus tôt alors qu'il prenait le thé avec Salazar.

Puis le garçon se baissa pour déposer un doux baiser sur les lèvres de Tom avant de quitter silencieusement la chambre et de retourner à la Tour Gryffondor et dans son lit.

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"Aujourd'hui, n'est-ce pas ?"

"Cinq minutes." Acquiesça Harry à l'adresse de Ron qu'il regardait avec amusement alors que les Gryffondor s'étaient tous tourné pour regarder de nouveau Snape attentivement. Les yeux vert émeraude avaient constamment insinué que, quand le sort prendrait fin, quelque chose ferait que le chapeau, la robe, les cheveux et la peau sembleraient peu importants.

Tom lâcha un petit rire devant l'attention de la Table Gryffondor pour leur professeur de Potions et raconta la nervosité du professeur. Ils feraient mieux d'espérer qu'il ne soit pas assez nerveux pour partir plus tôt.

Je ne pense pas qu'il y aura de problèmes.

Oh ?

J'ai parlé aux elfes de maison pour être sur qu'il resterait là pendant tout le dîner.

Tu n'as pas…

Encore deux minutes.

Harry James Potter, je crois vraiment que je t'ai sous-estimé.

Au bout de tout ce temps, tu admets ça, répliqua Harry s'enfonçant dans sa chaise, ainsi il pouvait mieux voir Snape. Tom étouffa juste un rire.

"Ca sera plus long de combien ?" demanda Harry.

"Trente."

"Brillant. Que personne ne cille !" siffla rapidement Dean.

Puis devant les yeux de chacun, les robes et le chapeau disparurent alors que la couleur des cheveux et de la peau de Snape pâlissait. Le seul problème était que cela laissait Snape uniquement dans une paire de caleçon de soie noire.

Les Gryffondor, les Poufsouffle et les Serdaigle éclatèrent de rire tandis que les Serpentard essayaient de cacher leurs sourires et leurs ricanements.

Snape essaya de se lever, comme pour partir, mais il s'aperçut rapidement que ce n'était pas possible, comme si un Sortilège de Collage le maintenait en place. Ses yeux trouvèrent le Survivant et empalèrent l'adolescent avec le meilleur regard mortel qu'il puisse réussir à faire, en de telles circonstances.

Harry en profita pour se lever et saluer, alors que des rires et des applaudissements éclataient, ainsi, comme ça, toute l'école savait qui était derrière la blague. De ses mains, il demanda le silence à son audience.

"Professeur, la chaise vous laissera partir une fois que vous vous serez excusé de la façon épouvantable dont vous me traitez depuis six ans." Informa-t-il chacun.

Snape grinça des dents. "Je m'excuse pour mon traitement qui était uniquement basé sur votre père." Gronda-t-il avec reluctance.

Harry hocha la tête et agita sa baguette. Les robes noires du professeur apparurent sur lui et sa chaise le relâcha. Harry s'assit de nouveau sous le silence alors que la Grande Salle regardait le professeur de Potions qui partait.

Comme les portes se fermèrent derrière le professeur aux allures de chauve-souris, la grande Salle hurla bravo.

"Six années, et tu as finalement eu des excuses de l'homme." Soupira Hermione. "Quoique, tu devais vraiment le faire de cette manière ?"

Harry jeta un coup d'œil à sa meilleure amie. "Qu'est-ce que j'aurai pu faire d'autre ?"

Hermione secoua la tête alors que les étudiants se réunissaient autour de Harry pour le féliciter. "Je ne sais pas."

Harry sourit largement aux élèves autour de lui.

"UN PEU D'ORDRE ! UN PEU D'ORDRE !" cria Dumbledore. La Grande Salle se tut et chacun se tourna pour le regarder. Il ne semblait pas regarder très joyeusement Harry. "M. Potter, vous voudrez bien venir avec moi dans mon bureau, s'il vous plaît ?"

Harry se leva et se glissa à travers le silence vers les portes de la salle pour suivre le vieil homme.

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"C'était inapproprié et puéril." le réprimanda sérieusement Dumbledore aussi tôt qu'ils furent tous les deux assis. Il n'avait même pas offert un thé ou un bonbon au citron à Harry, mais ce n'était pas comme si l'adolescent les aurait pris s'il l'avait fait.

"L'attitude du professeur Snape envers moi durant ces six dernières années étaient inappropriée et puérile. J'avais l'intention de régler ça avant que je ne quitte l'école. Maintenant s'il sent le besoin de me regarder au point de faire un trou sur ma tête, il a une bonne raison." Jeta froidement Harry.

"Est-ce le professeur Brutùs qui t'a dit ça ?"

Harry rétrécit ses yeux. "Vous pensez que chaquechose que je fais de différent ou que vous ne voulez pas me voir faire doit avoir quelque chose à voir avec Marcus. Laissez-moi une pause. J'ai fait tout ça de mon plein gré." Ce qui n'était pas un mensonge complet, puisque Salazar avait seulement mentionné qu'obtenir de ses tourmenteurs des excuses le ferait sentir mieux.

"Harry, tu n'as jamais été connu pour attaquer les professeurs dans le-"

"Ah oui ? Et à propos de l'attaque du professeur Quirell pendant ma première année ? Ou le professeur Snape pendant ma troisième année ?"

"C'est très différent. C'est sérieux."

"Alors renvoyez-moi." Siffla Harry, les yeux brillant. "Je vous défie. Jetez-moi dehors. Donnez à Snape son juste dû et tout ça. Il est vraiment temps que vous arrêtiez de me favoriser Professeur. Je suis un grand garçon maintenant, et devinez quoi ?" Harry se leva en vitesse. "Je suis fatigué d'être Harry Potter, le Garçon-Qui-A-Oublié-De-Mourir. Je suis fatigué d'être naïf et de voir tout le monde autour de moi mourir. Ceci est le moi réel et vous pouvez traiter avec ça, juste comme n'importe qui d'autre." Et, sur ces mots, Harry tourna et sortit du bureau.

Dumbledore soupira. "Ceci ne faisait pas partie de mon plan…"

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A suivre…