Disclaimer: Twilight est la propriété de Stephenie Meyer. L'histoire appartient à wmr1601 (lien sur mon profil), je ne fais que traduire.

Bonsoir tout le monde! Comment ça va?

Merci à toutes pour vos reviews et les nouvelles mises en alerte/favori =)

lilison, larsand, Guest, aussidagility et nana10: Merci beaucoup les filles, j'espère que vous aimerez ce nouveau chapitre. xoxo

Un grand merci à ma bêta, Missleez :)

Beaucoup moins d'attente pour ce chapitre qui je l'espère, vous plaira.


CHAPITRE 25 : Passion et intuition

Bella

On était dimanche après-midi, et une semaine s'était écoulée depuis que nous avions dit au revoir à ma mère à l'aéroport, se promettant de se parler et de se voir bientôt. J'étais dans la cuisine de l'appartement, Edward était dans le salon. Nous avions chacun plusieurs grands cartons, certains étaient déjà fermés et d'autre étaient méthodiquement en train d'être remplis. Je n'étais pas complètement sûre de ce qui lui arrivait, mais quelque chose semblait se passer dans son esprit parce qu'il était terriblement silencieux. J'étais nerveuse d'emménager dans la maison et vu son humeur, ça avait probablement à voir avec son travail ou l'ennui de faire les cartons alors je décidai de lui poser la question plus tard si son humeur n'avait pas changé. Et donc, avec ses pensées d'emballage à l'esprit, je remplis des cartons.

Je détestais faire ça, mais la cuisine était la seule pièce dans laquelle ça ne me dérangeait pas de travailler. Je pensais à Edward, essayant d'abord de déchiffrer à quoi il pensait si fort puis je me contentai de penser à l'homme génial qu'il était et à quel point j'avais de la chance de l'avoir et ceci me fit penser à quel point j'étais fière de son engagement et de son dévouement à son choix de carrière. Je veux dire, j'aimais mon travail et j'étais bonne, mais rien de comparable à à quel point Edward prenait son rôle de médecin à cœur. Il était phénoménal, et il avait commencé à visiter quelques uns des patients à l'hôpital après le travail, même si spécifiquement ils n'étaient pas ses patients. Depuis qu'il commençait plus tôt et finissait donc plus tôt et que ça me prenait plus longtemps pour rentrer à la maison après le travail (il avait dû comparer son heure d'arrivée à la mienne vu qu'il avait insisté pour me rejoindre), il prenait sur son temps libre pour aider les autres. Il avait commencé un incroyable petit programme, tout seul, mais néanmoins, j'aimais le fait qu'il aidait les gens à se sentir mieux, pas juste physiquement mais émotionnellement aussi, juste en étant là.

Je venais juste de terminer d'emballer les assiettes dans du journal et je les empilais soigneusement dans le carton quand je sentis les bras d'Edward autour de ma taille alors qu'il me soulevait du sol, où j'étais assise, et il me mit debout face à lui. Je haletai légèrement à l'intrusion soudaine puis je souris, j'étais un peu fatiguée d'emballer la vaisselle de toute façon. Il prit mes mains et avec une serviette humide il nettoya les traces d'encre avant de la jeter au sol à côté de lui, puis il bougea ses mains pour les placer autour de ma taille. Mais avant que je puisse parler, je vis le regard dans ses yeux jades envoûtants : du pur désir charnel. Et juste au moment où je traitais le désir ardent là, sa bouche prit la mienne pour un baiser urgent. « Bella, » grommela-t-il, « est-ce que tu as une idée d'à quel point je te le veux là maintenant ? Je n'ai pas pu détourner mes yeux de toi de toute l'après-midi. Et maintenant, je ne peux plus attendre. Je veux, non, j'ai besoin de toi maintenant. Ici. » Il saisit mes fesses, me provoquant un cri de surprise. Il me retourna afin que je sois dos à lui, il glissa sa main dans mon pantalon de yoga et prit mon derrière en coupe, donnant une légère pression suivit de caresses sur mes fesses, méthodiquement des petits cercles. Puis il déplaça sa main autour de moi et glissa ses doigts entre mes plis chauds et commença à me masser, d'abord doucement, puis plus vigoureusement, alors que j'étais de plus en plus excitée par son toucher. Son autre main se faufila sous mon t-shirt et il pressa l'un de mes seins par-dessus mon soutien-gorge, puis il l'écarta soudainement comme s'il était offensé par sa présence. Ses doigts saisirent mes tétons durcis, d'abord l'un puis l'autre, pinçant et roulant en tandem avec ce que son autre main faisait plus bas.

Je n'avais jamais vu ce côté de lui avant, cette urgence soudaine, comme s'il était consommé par le désir. Il était complètement dans le désir chaud et frénétique. Je pouvais sentir sa faim dans son toucher, et mon propre désir bondit du plus profond de moi comme une flamme comme s'il m'avait transféré le sien à travers ses mains. Mon corps chauffait, pas comme mon rougissement normal, mais comme si un brasier faisait rage à l'intérieur de moi, emportant tous mes sens et ma raison et ne laissant rien sur son passage à part un besoin primitif et un désir complet d'Edward.

Comme s'il pouvait lire dans mes pensées, il choisit ce moment là pour s'appuyer contre mes fesses. Je ressens la même chose que toi, me dit-il en même temps. Je suis autant excité que toi. Son pouce continua à me masser pendant qu'il glissait deux doigts profondément en moi, les incurvant dans mon corps. Je haletai à nouveau, j'avais l'impression que je ne faisais que haleter depuis qu'il était entré dans la cuisine, mais les pensées cohérentes étaient absentes. Surtout ensuite, alors que ses mains continuaient à exercer leur magie sur les deux extrémités de mon corps, il posa sa bouche dans mon cou, mordillant et suçant. Ce fut assez pour me pousser sur le bord, et il marmonna sa victoire alors que je me resserrais autour de ses doigts. Les spasmes secouèrent tout mon corps, ce qui rendit mes jambes complètement inutiles. Je me tins au comptoir devant moi pour me préserver de toute chute, mais en même temps, la main d'Edward quitta ma poitrine, descendit jusque ma hanche, me tenant proche de son corps, me rappelant qu'il était encore très excité et aussi, tout le soutien dont j'avais besoin. Je sortis de ma vague alors qu'il continuait à se frotter contre mes fesses et je finis par lâcher le comptoir et plaçai mes deux mains contre ses cuisses.

J'étais à peine revenue sur terre qu'il me retourna pour que je lui fasse face, il retira mon pantalon et mon sous-vêtement et me souleva sur le comptoir. Mon besoin de lui fit un bond en moi, mon désir surgit de nulle part. Je descendis mes mains sur l'ourlet de son t-shirt et il le passa rapidement au-dessus de sa tête. Mes mains se crispèrent sur son corps, mes ongles griffèrent son torse et ses abdos. Il siffla quand mes ongles s'enfoncèrent dans ses muscles fermes. Sa bouche descendit sur la mienne alors que j'atteignais sa fermeture éclair.

Sa langue entra dans ma bouche, sans jamais perdre ce sentiment d'urgence. J'enroulai mes jambes autour de sa taille, le rapprochant aussi près de moi que le comptoir le permettait. Je déboutonnai et glissai la fermeture rapidement et pris une seconde de plus pour appuyer fermement la fermeture éclair contre son érection alors que je la descendais. Il siffla à la friction que ça causa. Baissant le pantalon, je pris soin de lui laisser son boxer un peu plus longtemps. Une fois que son pantalon eut rejoint mes vêtements sur le sol de la cuisine, je l'empoignai à travers le tissu mince en coton de son sous-vêtement. « Pas assez, » grommela-t-il, alors je glissai mon pouce en haut de son élastique, sentant le liquide pré-éjaculatoire qui s'était déjà accumulé. Je caressai son extrémité lisse avec le haut de mon pouce et il gémit. « Bella, » grogna-t-il, presque comme un avertissement.

C'était vraiment difficile pour moi de continuer à le taquiner, tout comme ça l'était pour lui à endurer, et au bout d'une seconde ou deux, il saisit mon poignet droit dans sa main gauche et abaissa son boxer avec la droite. Il l'envoya valser d'un coup de pied et replaça ma main exactement là où il voulait qu'elle soit. « Beaucoup mieux, » dit-il avec un sourire narquois. Il n'avait toujours pas retiré sa main au-dessus de la mienne, alors il la serra autour de son manche, me guidant de haut en bas exactement comme il le voulait.

« Edward, j'ai envie de toi. J'ai besoin de toi en moi, maintenant... ici, » gémis-je, répétant ses mots de tout à l'heure. Je commençai à le guider plus près de moi, mais au lieu de me laisser prendre le contrôle, il éloigna rapidement ma main et la posa sur le comptoir.

« Patience mon amour, » rit-il. Il posa ses mains de chaque côté de mes hanches et me tira en avant sur le comptoir afin que je sois juste au bord. Semblant avoir changé d'avis sur l'endroit où il voulait que ses mains soient, il descendit sa main droite pour saisir ma cuisse et accrocha sa main sous mon genou, remontant ma jambe un peu plus haut sur sa hanche. Il se prit dans sa main gauche et fit glisser la pointe velouté de son érection sur mes plis humides. Un frisson me parcourut alors que je gémissais dans sa bouche. Sa langue continuait à masser la mienne pendant qu'il appuyait contre mon entrée. Alors que je me préparais à sa pénétration, il s'éloigna légèrement et continua sa délicieuse torture.

« Edward, viens en moi. Maintenant, » bégayai-je contre ses lèvres. Je n'étais pas sûre de combien de temps je pourrais encore tenir.

« Tu m'as taquiné en premier, » me rappela-t-il, « et on peut être deux à jouer à ce jeu. » Un coup d'œil dans ses yeux, qui étaient encore plus foncés qu'avant, révéla la même expression sauvage qu'il avait tout à l'heure en entrant dans la cuisine, et je savais qu'il ne pourrait pas continuer à jouer plus longtemps que moi. Mais j'avais tort, vu qu'il frotta à nouveau son extrémité à mon entrée, sans jamais aller plus loin. Il se retira minutieusement comme s'il allait recommencer. Incapable d'endurer plus longtemps sa douce torture, je me redressai sur le comptoir et poussai vers lui. Son bout velouté luisant glissa juste à l'intérieur de moi et ma plainte de 'j'ai dit maintenant !' fut étouffé par un lourd grognement d'Edward. Alors que le grognement mourrait sur ses lèvres, ses mains se crispèrent sur mes hanches me maintenant toujours, pendant qu'il guidait son membre en avant, s'enfonçant au plus profond de moi.

Incapable de faire quoi que ce soit à part haleter, je retirai mes mains du comptoir et les plaçai sur ses épaules, le serrant comme si ma vie en dépendait. Je m'accrochai désespérément à lui alors qu'il gardait son rythme effréné. Ma tête tournait à la sensation qu'il poussait plus profond et plus fort qu'il ne l'avait jamais fait. Je glissai une de mes mains de ses épaules à la base de ses cheveux et tirai sa tête en arrière juste assez pour que je puisse voir ses magnifiques yeux, parce que je voulais qu'il voit non seulement ce qu'il me faisait mais aussi à quel point je l'aimais car je savais que c'était écrit sur mon visage. Lorsque Edward me regarda et sourit, je sus qu'il savait ce que j'essayais de lui faire passer et je ressentis également son amour pour moi. Je lâchai ses cheveux et descendis ma main sur sa nuque, il posa son front contre le mien et me regarda profondément dans les yeux. « Oh, Bella, » gémit-il, alors que ses lèvres se posaient sur les miennes. Une de ses mains glissa de ma hanche à mes fesses, me maintenant immobile, alors que l'autre remonta sur mes côtes et prit en coupe ma poitrine, puis il la glissa dans mon dos et me tira encore plus près de lui. Ses dents mordillèrent mes lèvres avant qu'il glisse sa langue dans ma bouche. Il avait tellement bon goût. Je ne pus me retenir plus longtemps et gémis bruyamment quand une vague de plaisir se propagea dans mes membres. Je pouvais sentir mon intimité commençait à se contracter autour de lui. « Edward, je suis si proche, » gémis-je, « s'il te plaît ! »

Edward arracha ses lèvres aux miennes. « Oui, viens pour moi bébé. J'ai besoin de te sentir, je vais pas tenir longtemps. Ugh, Bella. » Sa bouche descendit dans mon cou alors qu'il déposait ses lèvres sur ma peau brûlante, il léchait à chaque passage de sa bouche, encore et encore.

C'était tout ce dont j'avais besoin pour me faire basculer. Sa voix, me priant de venir pour lui, me poussa au bord. Alors qu'il continuait à m'embrasser dans le cou, mon intimité se resserra durement autour de lui. Mon corps devint indépendant, hors de mon contrôle, mes muscles se contractèrent et se détendirent de leur propre gré, alors que je tremblais de façon incontrôlable dans les bras d'Edward. J'eus vaguement conscience de ma voix qui criait son nom alors qu'il éloignait ses lèvres de ma peau. Il balança sa tête en arrière pendant qu'il commençait à palpiter au plus profond de moi. Une autre série de tremblements commencèrent alors que mon intimité se contractait incroyablement fort autour de lui et sa semence chaude se répandit en moi, les jambes d'Edward vacillèrent sous la force de sa libération. « Ugh, Bella, » haleta-t-il en me serrant fermement contre son corps tremblant pendant que nous basculions dans l'orgasme ensemble. Je m'accrochai à son torse ferme, nos corps étaient lisses avec l'humidité de nos efforts.

Nous nous accrochâmes désespérément l'un à l'autre pendant que nos cœurs ralentissaient et nos respirations revenaient graduellement à la normale. « Bébé, » souffla Edward alors que sa main caressait doucement ma joue, « Tu vas bien ? Je t'ai pas fait mal mon amour, si ? S'il te plaît dis moi que je t'ai pas fait mal. »

« Edward, chut. Tu ne m'as pas fait mal. »

« Mais Bella, j'ai... » continua-t-il.

« C'était, c'était... incroyable, » dis-je pour le rassurer. « Tu m'as pris au dépourvu au départ, mais honnêtement, c'était probablement la chose la plus sexy que tu aies jamais faite. »

« Vraiment ? » Il avait l'air tellement soulagé, toutes traces d'inquiétude disparues.

« Vraiment. »

~*PPT*~

Le lendemain, lundi, miraculeusement il n'y eut pas de circulation alors que je rentrais à la maison après ma journée de travail. J'avais considéré d'appeler Edward pour lui faire savoir que je serais à la maison plus tôt que prévu car je savais qu'il aimait me rejoindre pour rentrer à l'appartement. Mais, je me sentais un peu ridicule de m'appuyer sur lui de cette façon car je savais au fond de moi qu'il le faisait seulement pour apaiser mes craintes vu qu'il ne partageait pas mes préoccupations particulières. J'avais près de vingt-sept ans, bien sûr que je pouvais gérer un portier qui lorgnait sur moi. Je n'avais rien à craindre. James était juste un gars qui faisait son travail. Alors quoi s'il aimait regardait toutes les femmes qui vivaient dans le bâtiment ? Il savait que j'étais avec Edward, et je savais qu'il le savait, alors je conduisis, et me garai finalement dans le parking, les pensées qui passaient dans ma tête étaient, Grandis Bella. Arrête d'être idiote, c'est juste une petite promenade dans une pièce bien éclairée. Ça va aller.

Prenant une profonde inspiration, je calmai mes nerfs et avançai jusqu'à l'entrée de notre bâtiment. Bien sûr, James était là, prêt avec la porte ouverte pour moi. Je restai éloignée de lui, mais me rappelai très vite que c'était son boulot après tout. C'était le portier. Il avait très peu de fonctions en plus de tenir la porte pour les locataires, ce que j'étais maintenant. « Bonsoir, Mademoiselle Swan, » dit-il alors que je passais devant lui.

Tu pourrais aussi tirer le meilleur parti de la situation, me dis-je. Sois cordiale au moins. « Bonsoir, James. Merci, » dis-je en parlant de la porte.

« De rien. Le Docteur Cullen n'est pas là ce soir ? »

« Euh, pas encore. Il sera bientôt là. J'ai juste été plus rapide que lui ce soir. » Je haussai légèrement les épaules, feignant la nonchalance.

« Eh bien, s'il vous plaît, permettez-moi de vous accompagner à votre appartement. Ça me ferait plaisir. »

« Oh, euh non, ça va aller. Je vais y arriver. » Je me précipitai dans la pièce bien éclairée que j'avais imaginée dans le pick-up, essayant de me rendre à l'ascenseur aussi rapidement que je le pouvais.

Mais avant que j'atteigne ma destination, James était là. Il avait été incroyablement rapide, et m'attendait, ayant déjà appuyé sur le bouton d'appel. « J'insiste, » dit-il avec un sourire malicieux.

Mon cœur battait la chamade dans ma poitrine, et je ne savais pas quoi faire d'autre, alors je dis, « Très bien, euh, ouais, je suppose. » Les mots sortirent de ma bouche comme un bégaiement avant que je puisse les arrêter. Je n'aimais pas le fait que je venais d'accepter, mais je n'étais pas sûre d'avoir un autre choix. Il était évident qu'il n'allait pas laisser tomber ce soir. Pourquoi je lui ai dit qu'Edward n'était pas encore rentré ? J'aurais dû dire qu'il attendait à l'étage. Mais James aurait su que je mentais, il aurait vu Edward rentrer à la maison. Argh, j'aurais dû attendre dans le pick-up. J'aurais dû téléphoner à Edward pour lui faire savoir que je rentrais plus tôt. Tellement d'erreurs... Non Bella, arrête... tout va bien, tu es juste stupide... Les pensées frénétiques affluaient dans mon cerveau plus vite que je ne pouvais y réfléchir.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et James y entra. Je le suivis de façon hésitante. Lorsque les portes se fermèrent, ma respiration devint erratique, et quand nous eûmes monté deux étages, j'étais au bord de l'hyperventilation. Après ce qui sembla être toute une vie, nous atteignîmes finalement notre étage. Ne voulant rien de plus que de m'échapper du minuscule espace que je partageais actuellement avec James, je me précipitai hors de l'ascenseur avant que les portes ne soient complètement ouvertes. Ce fut une erreur, parce qu'en faisant ça, je dus frôler son bras. Il prit ça comme une invitation à me suivre. Je me retournai brusquement et dis, « Je pense que je peux gérer à partir d'ici James. Merci. » J'espérais que ça le dissuaderait.

« Quel genre de gentleman je serais si je vous laissez seule ici ? » demanda-t-il en riant.

Je n'avais aucune idée de comment répondre à ça, alors je ne cherchai pas. Au lieu de ça, je me retournai et courus presque jusqu'à la porte, serrant fermement mes clés dans ma main droite. J'aurais dû me douter que courir était une mauvaise idée. Avant que je n'aies fait cinq pas, ma cheville gauche se tordit avec mes talons de travail et je tombai au sol. J'étais encore à quelques mètres de mon appartement. Vu que mes genoux touchèrent le sol en premier, mes clés glissèrent de ma main, tombant à plusieurs centimètres devant moi. J'étais maintenant sur le sol dans le couloir, impuissante, et tout ce que je pouvais entendre c'était les battements de mon cœur et les pas lourds de James qui venait derrière moi.

« Vous êtes maladroite, pas vrai ? » murmura-t-il en passant devant moi et il ramassa mes clés.

« Non ! » commençai-je, mais c'était trop tard. Il avait ramassé mes clés et revenait vers moi.

« Ne soyez pas ridicule. Vous êtes blessée, je peux vous aider. » Il se pencha vers moi et dès que sa main droite s'enroula autour de mon avant-bras nu, je grimaçai. Levant les yeux au ciel, il resserra son emprise sur mon bras, me releva, passa son autre bras dans mon dos et me tint fermement à la taille. Puis, me serrant contre son flanc, il me tira de force le reste du chemin jusqu'à l'appartement. Utilisant ma propre clé, il déverrouilla et ouvrit la porte. Malgré la douleur dans ma cheville, je le bousculai et réussis à me détacher de son emprise, je saisis la clé dans la poignée et l'arrachai de la serrure. Rassemblant toute la force que j'avais en moi pour ne pas crier de douleur, j'essayai de refermai la porte sur lui, ne prenant même pas la peine de lui dire 'merci'. Mais à quelques centimètres avant le déclic de la porte, elle s'arrêta.

Je regardai James, inquiète, puis je baissai les yeux et vis qu'il avait placé son pied devant la porte, m'empêchant de pouvoir la fermer complètement. Tout mon corps tremblait, et je me tenais là sur mon pied valide, à regarder dans ses yeux noirs menaçants, ne sachant pas quoi faire d'autre. « S'il vous plaît », murmurai-je, en mettant beaucoup de sens dans ses douze lettres. Ne me faîtes pas de mal s'il vous plaît. Laissez-moi tranquille s'il vous plaît. Partez s'il vous plaît. Avec un dernier ricanement vers moi, il tourna les talons et s'éloigna.

~ * PPT * ~

Edward

Je n'avais pas eu de nouvelles de Bella depuis que nous étions partis travailler en même temps ce matin, alors je supposais qu'elle avait suivi son emploi du temps habituel, et qu'elle rentrerait à la maison vers dix-neuf heures après avoir fait le trajet du retour à partir de Wheaton. Par conséquent, lorsque j'arrivai dans le garage à mon heure habituelle et que son pick-up était déjà là (et qu'elle n'était pas dedans), je fus immédiatement en alerte. Deux questions me vinrent à l'esprit. Premièrement, comment avait-elle fait pour rentrer si vite ce soir ? Et deuxièmement, pourquoi elle ne m'avait pas appelé ?

Avec toutes sortes de scénarios possible en tête, je me précipitai à la porte. James, toujours en bon portier, attendait là, et dès que j'apparus, il ouvrit la porte pour que je puisse passer rapidement. Une fois à l'intérieur, je m'arrêtai, et lui demandai, « Est-ce que Mademoiselle Swan est déjà rentrée, James ? »

« Oui Monsieur, elle est arrivée il y a près d'une demi-heure. »

« Et elle est là-haut ? » demandai-je, ayant déjà hâte de m'éloigner de lui.

« Oui Monsieur, » répondit-il alors que j'appuyais sur le bouton d'appel de l'ascenseur.

Alors que j'attendais avec impatience, je me retournai vers James, « Est-ce qu'elle allait bien ? Ce n'est pas son genre de rentrer à la maison le soir sans moi. »

« Elle semblait bien, Docteur Cullen. Rien ne sortait de l'ordinaire. » Quelque chose dans la façon dont il le dit, un peu plus détaché de la normale, suscita mon inquiétude. Quelque chose n'allait pas avec Bella, et je devais savoir quoi.

Enfin, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et je me précipitai à l'intérieur, appuyant sur le bouton de notre étage et le bouton pour fermer les portes en même temps. Lorsque les portes s'ouvrirent à mon étage, je sortis rapidement et courus jusqu'à la porte. Saisissant la poignée, je découvris qu'elle était verrouillée. Quand j'essayai à nouveau, je ne pouvais toujours pas ouvrir la porte. La poignée tournait mais la porte ne s'ouvrait pas. Je réalisai rapidement quel était le problème et retirai la clé de la serrure inférieure puis je l'insérai dans celle du dessus. Après un tour rapide, j'ouvris la porte et me précipitai à l'intérieur, en la claquant fort derrière-moi.

Bella était assise sur le canapé, se balançant d'avant en arrière, tremblant comme une feuille. Je sus tout de suite que quelque chose n'allait pas. Je ne l'avais vue comme ça qu'une seule fois auparavant, le jour où elle m'avait appris qu'elle avait oublié sa pilule. « Bella ? Qu'est-ce qui ne va pas ? » demandai-je en m'asseyant à côté d'elle et je la tirai sur mes genoux.

Contrairement à la dernière fois qu'elle avait été dans cette position, elle se blottit contre mon torse, cherchant du réconfort auprès de moi plutôt que de rester silencieuse. « Il... a insisté... » Elle sanglotait lourdement, et j'eus du mal à comprendre ses mots. Je me penchai plus près d'elle et écoutai attentivement. « Pour... monter. » Elle fondit en larmes.

« Qui a fait ça ? Qui est monté ? » demandai-je, confus.

« James. »

« Attends, quoi ? James est monté avec toi ? Il était là ? »

« Non, juste dans le couloir. » Un autre sanglot. « Il n'est jamais entré dans l'appartement. »

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Je veux dire, ça va aller maintenant Bella. Quand tu seras prête, tu peux me raconter exactement ce qui s'est passé s'il te plaît ? »

Elle prit quelques profondes inspirations pour se calmer, puis, toujours assise sur mes genoux et agrippée à ma chemise blanche, elle commença à parler. A la fin de son histoire, je tremblais aussi, mais pas de la peur qui je savais était à l'origine de ses tremblements. J'étais livide. Je ne pouvais pas croire que j'avais pris sa défense, à plusieurs occasions. Et maintenant, non seulement il avait prouvé qu'elle avait raison (ce dont je me fichais, aussi loin que j'étais inquiet, Bella pourrait avoir raison et moi tort tous les jours pour le reste de notre vie et ça irait), mais Bella s'était blessée en essayant de s'éloigner de lui.

C'était à mon tour d'inspirer profondément pour essayer de calmer ma colère. Lorsque je repris le contrôle sur mon humeur et pensai que Bella allait raisonnablement bien, je la soulevai de mes genoux, et inspectai soigneusement sa cheville blessée. Je me dirigeai vers la cuisine pleine de cartons et pris de la glace dans le congélateur puis fouillai dans les cartons que Bella avait faits la veille. Lorsque je trouvai finalement les sachets zip, j'en sortis un et le remplis de glaçons et j'enveloppai le tout dans un torchon. Je portai la poche de glace de fortune à Bella, la plaçai sur sa cheville et dis, « Je vais t'emmener à l'hôpital pour faire inspecter ça. Pendant ce temps, reste assise et maintiens la glace dessus. Je reviens dans quelques minutes. » Elle me regarda avec des yeux terrifiés et hocha la tête. Je me penchai et embrassai son front. « Tout ira bien, » lui promis-je. « Je vais prendre soin de toi, je vais te protéger. Je te le jure, ça n'arrivera plus jamais. »

Puis je me retournai et sortis rapidement de la chambre.

Je comptai jusqu'à dix, plusieurs fois, pendant que l'ascenseur descendait jusqu'au hall. J'étais plus en colère que je ne l'avais jamais été dans ma vie, et je n'avais pas envie de faire quelque chose que je regretterais le lendemain.

Lorsque j'arrivai dans le hall, James était assis à son poste derrière le comptoir. Je fus devant le comptoir en quelques secondes, heureux qu'il soit entre nous deux. Ça m'empêchera de lever la main sur lui, espérai-je. Il leva les yeux vers moi avec une expression de mépris total pour ce qui s'était passé, ce qu'il avait fait. Il semblait indifférent, presque... arrogant ? « Puis-je vous aider pour quelque chose, Docteur ? » demanda-t-il en souriant d'un air suffisant.

L'expression fut trop. J'agrippai fermement le comptoir pour éviter la forte envie que j'avais de l'attraper à la gorge. « Écoutez-moi bien, » commençai-je. C'était incroyablement difficile pour moi de ne pas le traiter de tous les noms qui me traversaient l'esprit, mais j'essayais vraiment de calmer mon tempérament, en marchant sur la fine ligne entre lui faire comprendre mon point de vue et m'assurer qu'il n'y ait rien qui lui fasse intenter une action contre moi plus tard. « Si jamais vous touchez encore Bella, Mademoiselle Swan, et je me fiche si vous pensiez aider ou quelque soit la raison, si jamais vous la touchez, la regardez, vous approchez d'elle d'une quelconque façon, ou même pensez à elle, et je le saurai, vous ne vous en sortirez pas si facilement. Je me suis bien fait comprendre, James ? » grognai-je quand il détourna les yeux. « Je vous jure sur la vie de ma mère, si jamais je rentre et que je retrouve ma petite-amie dans l'état dans lequel elle est actuellement et je saurais que c'est votre faute, la police viendra nous faire sortir d'ici tous les deux. Vous pour harcèlement sexuel, moi pour vous avoir botté les fesses. C'est compris ? »

Il réagit finalement, semblant un peu mal à l'aise. Il ne répondit pas verbalement, il hocha seulement la tête. « Laissez. La. Tranquille » Je prononçai chaque mot lentement, clairement, pour bien lui faire comprendre.

Sans attendre une autre réponse que ça, je pris l'escalier pour remonter à mon étage. Je sentais que j'avais besoin de temps pour me calmer, et je n'en aurais pas eu en prenant l'ascenseur. Lorsque je rentrai dans l'appartement, Bella était toujours assise sur le canapé, refroidissant sa cheville comme je lui avais dit de le faire. Elle avait déjà l'air mieux, l'enflure avait commencé à diminuer. Prenant son visage en coupe dans mes mains, je la regardai droit dans les yeux et dis, « Le déménagement sera complet demain. On ne reste plus ici après ce soir. Pas après ce qu'il t'a fait. Si je ne peux pas être là pour te protéger comme je le devrais, alors je vais le faire de la seule autre façon que je le peux : en nous faisant partir d'ici. »


Comme on dit, il faut se méfier de l'eau qui dort... Mais Bella l'a su dès le début... il faut faire confiance à l'intuition féminine Edward :P

J'espère que ce chapitre vous a plu, j'attends vos avis avec impatience^^

Passez une bonne soirée et un très bon week-end!

A très vite!

Gros bisous 3