ChefPopo : Merci pour ton commentaire! Je suis vraiment heureuse que le chapitre t'ait plu, c'est un de ceux que j'ai préféré écrire (à croire que j'aime faire souffrir les personnages haha x) ). Voici la suite, en espérant que tu aimeras! :)
virginie06 : merci beaucoup! Et oui, Emma est une battante, c'est une des nombreuses choses que j'aime chez elle! :p Voici la suite! :)
louloumpu : Merci pour ta review! Haha, c'est sûr que les autres n'avaient pas été très sympas avec Emma, on aborde d'ailleurs la question dans ce chapitre :) J'espère que la suite te plaira tout autant! :)
Je fixai mes yeux sur les néons qui défilaient au-dessus de ma tête en me forçant à rester éveillée. A présent que je n'étais plus dans le feu de l'action, j'étais complètement épuisée. Mais je voulais m'assurer que le bébé allait bien avant de m'endormir. Ça n'allait de toute manière plus être long, car les ambulanciers m'emmenaient vers l'échographie en ce moment même. Je n'avais même pas pensé à protester quand ils m'avaient forcée à me recoucher sur le brancard, me disant que, dans mon état, rester debout n'était pas une bonne idée. J'avais l'impression de ne plus avoir la force de rien faire, et je ne savais pas si j'aurais été capable de marcher jusqu'à la salle d'examen.
Killian avançait à côté du brancard, ma main étroitement serrée dans la sienne. Il ne m'avait pas lâchée depuis que je m'étais enfuie, comme s'il voulait s'assurer que j'étais bien là, avec lui, et que je n'allais plus disparaître. Je levai les yeux dans sa direction et voulus lui sourire pour le réconforter, parce que je voyais bien qu'il était toujours affolé, mais n'y parvins qu'à moitié. Tout mon corps me faisait mal, et les coups que j'avais reçu au visage me semblaient comme en feu. Je voulais juste dormir pour oublier tout ça.
Enfin, on m'emmena dans une petite salle, et Killian me souleva, un bras dans mon dos et l'autre sous mes jambes, pour m'installer doucement sur la table d'examen. Après s'être assurés que je n'avais besoin de rien, les ambulanciers nous laissèrent seuls pendant que nous attendions Whale, qui devait me faire passer l'échographie. Il faisait froid dans la pièce. Je resserrai de ma main libre la veste de Hook que je portais toujours autour de mes épaules pour essayer en vain de me réchauffer.
- Ça va ? Me demanda Killian d'une voix très douce en se penchant vers moi. Tu as l'air d'avoir froid…
- Je tuerai pour un chocolat chaud, répondis-je d'une voix faible, essayant de paraître en meilleur état que je ne l'étais vraiment pour ne pas l'inquiéter.
Il esquissa un demi-sourire et son pouce se mit à faire des cercles apaisants sur le dos de ma main, alors que son crochet venait se poser tout naturellement contre mon ventre. Je fermai les yeux pour profiter de ses caresses. Le contact de sa peau contre la mienne m'apaisait, et j'étais tellement heureuse qu'il soit à mes côtés pour affronter cette épreuve.
- Est-ce que… le bébé a bougé de nouveau depuis… commença-t-il avec une petite hésitation.
- Non, soufflai-je en secouant la tête, sentant un sanglot m'entraver la gorge. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne va pas bien, ajoutai-je, consciente que j'essayais surtout de me rassurer moi-même.
- Je sais, love, me dit-il avec un doux sourire. Je suis sûr qu'il va bien. C'est un battant, comme sa mère.
Je souris vaguement à ses paroles. Il n'avait pas l'air d'en être aussi certain qu'il voulait bien me laisser croire, mais je n'ajoutai rien, consciente qu'il voulait juste que je me sente mieux. Je me contentai donc d'attendre dans le froid que le docteur arrive alors qu'il continuait son va-et-vient apaisant sur ma main.
Cinq minutes plus tard, je vis le visage familier de Whale apparaître dans l'encadrement de la porte. Son air jovial habituel avait disparu, et il avait l'air profondément tracassé. Comme si je demandai silencieusement au bébé d'être en bonne santé, je portai la main à mon ventre en poussant un petit soupir, ma main effleurant le métal du crochet de Killian.
- Tu tiens le coup ? Me demanda le docteur en s'approchant de nous.
Il avait une démarche peu assurée, comme si on venait de le sortir du lit, mais avait en même temps l'air très alerte. Il était près à faire son boulot, ça ne faisait aucun doute. Je hochai rapidement la tête pour répondre à sa question, décidant que le plus important était de savoir comment le bébé allait, et ajoutai :
- Pour le moment, on veut juste savoir si le bébé va bien. Il a bougé quand j'étais dans l'ambulance, mais…
- Plus de signe depuis ?
Je secouai la tête et pinçai les lèvres pour retenir le sanglot qui bloquait toujours ma gorge. Je devais rester calme. Ça n'arrangerait pas la situation si je me mettais à paniquer.
- Ça ne veut pas forcément dire quelque chose, essaya de me rassurer le médecin en voyant que ses paroles m'inquiétaient. Tu veux bien remonter ton t-shirt ?
Je hochai la tête, et m'exécutai. Killian me lâcha la main pour poser la sienne sur la peau nue de mon ventre arrondi. Je pris une grande inspiration et regardai le docteur préparer le matériel pendant ce qui me sembla comme une éternité, alors qu'il ne s'était probablement passé qu'une minute en réalité.
Enfin, il approcha la sonde de mon ventre. Je ne sursautai même pas lorsque le gel rentra en contact avec ma peau tant j'étais concentrée. Il y a une seconde interminable de flottement, et les battements réguliers d'un cœur se mirent à résonner à travers la pièce.
- Ça veut dire qu'il va bien, n'est-ce pas ? Demanda Killian en posant la question que me brûlait les lèvres, sa main de nouveau dans la mienne depuis que Whale avait commencé l'examen.
- Est-ce que tu as reçu un coup quelconque dans le ventre ? Questionna le médecin, les yeux toujours rivés à l'écran, sans vraiment répondre à la question.
- Je… Je ne sais pas, balbutiai-je, inquiète par la façon dont il avait évité notre demande. J'ai fait de mon mieux, mais Zelena est tombée sur moi et… Il va bien ?
Le silence flotta pendant de longues secondes dans la pièce alors que Whale continuait à passer la sonde sur mon ventre. Je crus un instant que j'allais imploser de terreur. J'avais senti mon enfant bouger et j'avais entendu son cœur, j'avais donc pensé qu'il allait bien, et le comportement de Whale me paniquait. Mais enfin, il se remit à parler en se tournant vers nous avec un petit sourire soulagé :
- Tout me semble parfaitement normal. Votre enfant est définitivement un battant.
Killian et moi poussâmes un soupir de soulagement à l'unisson. Hook se pencha ensuite vers moi et, ignorant complètement Whale qui eut la délicatesse de détourner le regard, il m'embrassa légèrement sur les lèvres, puis sur le front avant de serrer fort ma main dans la sienne. Le bonheur brillait dans ses yeux. Il avait cru nous perdre, mais nous étions sains et saufs. Il était si heureux qu'il semblait sur le point de se mettre à pleurer.
Je sentis moi-même bientôt des larmes rouler en silence sur mes joues. Tout allait bien. Je venais de passer une journée cauchemardesque, mais tout était rentré dans l'ordre. J'étais miraculeusement vivante, le bébé aussi. J'avais vraiment cru mourir cette fois-ci, et sentir le contact de la main de Hook tout contre ma peau me semblait comme irréel.
Whale continua à m'examiner pendant de longues minutes pour être sûr que tout allait bien. A présent que j'étais rassurée, je n'avais même plus la force de combattre la fatigue. Je sentais mes yeux se fermer tout seul, et Hook se pencha vers moi au moment où Whale enlevait la sonde de mon ventre.
- Dors, ma belle, tu dois être épuisée. Tout va bien maintenant. Tu ne risques plus rien
- Tu restes là, hein ? Demandai-je d'une petite voix, l'esprit complètement embrouillé par la fatigue, mais ne voulant pas qu'il me quitte parce que sa présence me rassurait.
- Bien sûr, promit-il avec douceur, se penchant pour m'embrasser dans les cheveux. Je ne bouge pas de là, c'est promis.
Je n'eus même pas la force de répondre et m'endormis instantanément, sa main toujours serrée dans la mienne.
- Je m'en veux tellement…
- Écoute, je ne vais pas te mentir en te disant que tu n'as rien à te reprocher, mais c'est terminé maintenant. Elle va bien.
- Quand bien même, je ne sais même pas quoi faire pour me faire pardonner...
- Elle sait que vous l'aimez, c'est le principal.
J'entendais les voix de ma famille comme étouffées alors que j'émergeai en douceur du sommeil dans lequel j'étais plongée. Je ne fis pas vraiment attention au sens des phrases que je venais d'entendre, et je poussai un petit gémissement, encore à moitié endormie. Le silence se fit immédiatement dans la pièce, et la voix de Killian commença doucement :
- Tu es réveillée, love ?
J'ouvris les yeux pour découvrir que j'étais dans une chambre d'hôpital, plongée dans une douce pénombre. Mes parents, Regina, Henry et Killian se trouvaient à mon chevet, et je leur adressai un sourire pour effacer leurs airs inquiets. Killian était assis sur une chaise à côté de mon lit et me caressait tendrement les cheveux alors que ma main était serrée autour de son crochet, comme si j'avais essayé de me rassurer pendant mon sommeil.
- Tu as mal quelque part ? Tu as gémis dans ton sommeil, ajouta Hook en continuant à passer sa main dans mes cheveux.
- Non, tout va bien, répondis-je en me redressant pour m'adosser à la tête du lit. Dormir m'a fait du bien.
Je fronçai soudain les sourcils, prenant conscience de mes propres paroles, et passai précautionneusement la main sur mon visage. Avant de m'endormir, j'avais horriblement mal, mais à présent, je ne sentais plus rien. Je me tournai vers Killian pour lui demander, perplexe :
- On m'a donné des anti-douleurs ? Les coups que j'ai reçu ne me font plus mal.
- Je t'ai soignée, intervint Regina alors que je continuai à passer ma main sur mon visage, comme si je n'arrivais pas à croire au fait que j'étais vraiment guérie. Avec ma magie. Ça me semblait la moindre des choses après ce que tu as vécu.
- Merci, répondis-je sincèrement après un petit silence surpris. Merci beaucoup, Regina, je ne sais pas vraiment quoi dire...
- Ne dis rien, répondit mon amie en haussant les épaules, ce qui me fit une nouvelle fois froncer les sourcils.
Cette réflexion ne lui ressemblait pas, et en regardant les expressions peintes sur les visages de mes proches, je commençai à réaliser que quelque chose clochait. Je fis une petite moue, me demandant si quelque chose s'était passé pendant que je dormais.
- Qu'est-ce qui se passe ? Demandai-je en tournant la tête vers Killian, dont le crochet était toujours serré dans ma main. Vous agissez tous bizarrement…
- On a tous eu très peur, répondit mon père avec un léger sourire. Mais tout va bien, maintenant.
- Tu as besoin de quelque chose ? Intervint ma mère d'un air concerné. N'importe quoi, on ira te le chercher.
- Eh bien… Si vous avez quelque chose à manger, je ne suis pas contre, dis-je avec un sourire timide. Je n'ai plus rien avalé depuis des heures, et je ne suis pas sûre que ce soit très bon pour le bébé…
- Tu veux quelque chose en particulier ? Demanda gentiment ma mère.
- N'importe quoi tant que c'est comestible. Et seulement si vous avez, je ne veux pas vous faire vous déplacer pour rien, je peux attendre d'être à la maison…
- Je vais te chercher quelque chose, décida Regina d'un air qui n'appelait pas à le contestation.
- Mais attends, la cafétéria n'est pas ouverte à cette heure-ci… Regina ! M'exclamai-je au moment où, têtue, elle disparaissait derrière le battant de la porte. Qu'est-ce qui lui prend ? Continuai-je à l'attention de ma famille, sans vraiment comprendre le comportement étrange de mon amie.
- C'est sa façon à elle de te dire qu'elle est désolée, me répondit doucement Killian en accrochant mon regard.
- Mais… désolée pour quoi? Questionnai-je, complètement désorientée.
Mon père jeta un regard soucieux vers ma mère, qui affichait un air atterré que je ne m'expliquais pas. Je les regardai tour à tour, soudain inquiète, et il vint s'asseoir au pied de mon lit en saisissant ma main libre entre ses doigts.
- On est tous désolés, Emma. Ta mère, Regina, et moi, on n'aurait jamais dû te parler comme on l'a fait ce matin. C'était complètement injustifié, et on s'en veut tous terriblement.
Je compris soudain les phrases que j'avais entendues alors que j'étais toujours à moitié endormie. C'était donc ça, leurs regards graves et le comportement de Regina, tout s'expliquait. Mais je ne comprenais pas vraiment pourquoi ils s'en voulaient. Il était vrai que, juste avant ma prise d'otage, nous nous étions disputés, mais pour ma part, notre petit altercation était oubliée, et j'avais naïvement pensé qu'il en était de même pour eux.
- Mais enfin, commençai-je en serrant à mon tour la main de mon père dans la mienne. Je ne vous en veux pas, je vous le promets. Je sais que je me suis énervée sur le moment, mais tout va bien maintenant, je…
- Si tu étais morte et que les dernières choses que tu avais entendu de notre part étaient des reproches, jamais je ne me serais pardonnée, me coupa ma mère, qui avait les yeux inondés de larmes.
- Je suis vivante, d'accord ? Assurai-je en espérant que ça allait la rassurer , parce que les voir dans cet état là me déchirait le cœur. Et je ne vous en veux pas. Arrêtez de vous torturer.
- On t'aime, Emma, dit mon père en me prenant dans ses bras, très vite rejoint par ma mère alors que je laissai aller ma tête tout contre leurs épaules.
- Moi aussi je vous aime, murmurai-je, émue, avant de me détacher d'eux en leur souriant, espérant que mes paroles les avaient aidés.
- Tu m'as vraiment fait peur, maman, tu sais ? Intervint alors Henry avant de grimper sur le lit pour lui aussi me serrer dans ses bras.
- Je sais, kid, je suis désolée. Mais tout va bien, maintenant, hein ? Dis-je en me détachant de lui, essayant de ne pas me remettre à pleurer.
Je me retournai ensuite vers Killian pour rencontrer ses yeux brillants et son air soulagé. Je ne dis rien mais lui souris tendrement, ce qui sembla l'apaiser un peu, et il porta la main à ma tête pour la poser de nouveau dans mes cheveux. Nous restâmes quelques secondes plongés dans un doux silence avant que la porte ne se rouvre, et que Regina entre d'un pas décidé.
- J'ai essayé de te trouver des cacahuètes, mais il n'y en avait pas, alors j'espère que ça fera l'affaire.
Sans me laisser le temps d'ajouter le moindre mot, elle lança quelque chose dans ma direction, que j'attrapai au vol pour découvrir qu'il s'agissait d'un grand paquet de M&M's. Je relevai les yeux vers mon amie en demandant, surprise :
- Où est-ce que tu as trouvé ça à une heure pareille ?
- J'ai fait un arrêt express à la maison, je savais que j'en avais, alors je me suis dit que tant que j'y étais...
- Merci, Regina, tu n'avais vraiment pas à faire ça, dis-je en lui souriant gentiment.
- Bah, ce n'est pas grand-chose, je me suis simplement téléportée.
- Merci quand même, insistai-je d'un air entendu. Et… Tu n'as pas à t'en vouloir, d'accord ?
Elle sembla surprise dans un premier temps, mais se contenta de hocher la tête pour éviter que la conversation ne prenne une tournure trop larmoyante. Je restai quelques secondes silencieuse, les sourcils froncés, préoccupée, triturant nerveusement le paquet de friandises dans ma main. Je me demandais soudainement ce qui était arrivé à Zelena. Je n'avais pas eu le temps de le demander à Regina avant de partir vers l'hôpital, et j'avais tout d'un coup peur qu'elle ait réussi à s'échapper. Parce que si c'était le cas, j'étais de nouveau en danger, et je n'aurais certainement pas la chance de m'en sortir une seconde fois.
- Regina, je voulais te demander… commençai-je avec une légère hésitation. Zelena, où est-ce que…
- Elle a été retrouver sa cellule au sous-sol, me coupa mon amie en plantant ses yeux dans les miens. Je suis impressionnée, d'ailleurs, parce que tu as réussi à bien l'assommer alors que tu étais déjà blessée. Elle s'est réveillée pendant que tu passais l'échographie et a fait un vacarme épouvantable en se rendant compte de sa position, mais elle porte un bracelet qui l'empêche d'utiliser ses pouvoirs, et elle ne te peut plus de mal, maintenant.
Je hochai lentement la tête, soulagée, sentant de nouveau les larmes mes piquer les yeux. Ma famille et mon bébé étaient en sécurité, et je n'allais plus être mise en danger. J'avais vraiment cru que c'était la fin pour moi ce soir, et je n'arrivais pas à croire que je m'en étais aussi bien sortie. Je tournai la tête vers Killian en me pinçant les lèvres pour retenir mes larmes, et il me sourit avec douceur en posant sa main sur ma joue :
- Ça va aller, maintenant. On ne laissera plus jamais personne nous faire du mal.
Je me forçai à lui sourire en retour et déglutis pour ravaler le sanglot qui m'entravait la gorge. Je ne voulais vraiment pas me remettre à pleurer. Je pris quelques secondes pour me redonner une contenance, puis dis d'une voix encore un peu étranglée :
- Vous avez parlé à Harry, Ron et Hermione ?
- Bien sûr, acquiesça ma mère. On leur a annoncé la bonne nouvelle, et ils étaient vraiment soulagés. On a décidé de les renvoyer chez eux demain. Ils ne sont plus à un jour près, et ils voulaient te dire au revoir avant de partir.
- Vous avez demandé des nouvelles de Liam et Neal ?
- Ils vont très bien, me rassura mon père. Lorsqu'on leur a téléphoné, ils dormaient comme des anges.
- Liam ne paniquait pas trop ? Vu comment ça s'est passé la dernière fois que j'ai disparu sans explication, j'ai peur qu'il ne recommence à être effrayé à l'idée de me quitter…
- Ne t'inquiète pas pour ça, me dit Hook, toujours de sa voix douce. J'ai pris le temps de lui expliquer qu'il allait devoir passer la nuit avec Neal et les sorciers, et il a compris. Il va très bien.
- Est-ce que… on pourra aller les voir quand je serais sortie d'ici ? Demandai-je, une note d'espoir dans la voix. J'ai vraiment envie de voir Liam… Je sais qu'il dort, mais…
- Je sais, love. Je comprends. Si tu te sens d'attaques, on y va.
Je hochai la tête pour le remercier, et c'est Regina qui reprit la parole de son ton de voix habituel, ce qui me rassura. Ça voulait dire qu'elle ne s'en voulait plus, et que j'étais vraiment hors de danger :
- Bon, tu les manges, ces M&M's ? Je n'ai pas été jusque chez moi pour rien.
Je souris devant sa remarque et lui obéis, soulagée des dernières nouvelles et me disant que, peut-être, enfin, nous allions pouvoir reprendre une vie normale.
Installée sur le lit de notre chambre à coucher, collée tout contre Killian, je me laissais bercer par le contact de sa peau tout contre la mienne. J'étais assise entre ses jambes, la tête posée sur son épaule, le visage lové dans son cou. Il avait posé sa main sur mon ventre, et nos doigts étaient entrelacés. De ma main droite, je tenais son crochet, qui était posé tout contre ma jambe. Ainsi enlacés, j'avais l'impression qu'il ne pouvait plus rien m'arriver. Je me sentais bien, et je sentais le sommeil m'envahir petit à petit sans essayer de lutter contre lui.
Il fallait dire qu'il était très tard. Comme promis, nous étions passés voir les sorciers après ma sortie de l'hôpital, et j'avais regardé mon fils dormir paisiblement pendant plusieurs minutes, n'arrivant pas à croire la chance que j'avais d'avoir l'occasion de le voir grandir. Nous avions fini par rentrer, et il était à présent plus de 4h du matin. J'étais épuisée, mais je n'avais pas réussi à m'endormir, l'angoisse prenant le pas sur moi à chaque fois que je fermais les yeux. Des images de ma prise d'otage se dessinaient sous mes paupières, et ma paniquaient complètement. Killian m'avait donc fais signe d'approcher et, ainsi serrée dans ses bras, je me sentais aimée et en sécurité. Plus rien ne pouvait m'arriver.
- Je t'aime.
Les paroles prononcées par Killian me tirèrent du demi-sommeil dans lequel j'étais plongée. Ma première impulsion fut de le taquiner, mais je compris que ce n'était pas le moment, et je tournai donc la tête pour regarder son profil en disant :
- Je sais, moi aussi je t'aime.
- Je voulais juste te le dire parce que… je n'ai pas eu le temps de te répondre tout à l'heure et je ne me le serais jamais pardonné si tu étais morte sans que je ne te l'ai dit une dernière fois.
- Je suis là, murmurai-je en caressant doucement sa main de mon pouce. Je suis vivante et je ne te quitte plus, c'est promis.
- J'ai eu peur de vous avoir perdus tous les deux, tu sais, continua-t-il en posant sa tête tout contre la mienne. Tu étais en danger et je ne pouvais rien faire…
- Je sais, répétai-je avec douceur. Moi aussi, j'ai eu peur.
- Tu ne nous refais plus un coup pareil, hein ? Continua-t-il à l'intention de mon ventre en le caressant doucement du plat de la main.
Le bébé donna un énorme coup, comme pour répondre à son père, et j'éclatai de rire. Je tournai la tête pour déposer un baiser à la base du cou de Killian, qui me serra encore un peu plus fort contre lui.
- Je crois qu'il est d'accord avec toi.
Hook rit à son tour et détacha sa main de la mienne pour la passer sous le t-shirt large que je mettais pour dormir et la poser sur mon ventre nu. Il recommença ses caresses, et je me blottis encore un peu plus contre lui, apaisée par le contact de ses doigts contre ma peau.
- Je suis juste heureux que vous soyez là, murmura-t-il alors que je me sentais glisser vers un doux sommeil.
Je souris, les paupières toujours fermées, et tournai la tête pour la plonger dans son cou et respirer son odeur rassurante.
- Bon, qu'est-ce que vous préférez comme moyen pour rentrer ? Une simple porte ? Un tourbillon qui risque de détruire la moitié du parc sur son passage ? Ou alors un portail, tout en sachant que vous risquez de vous écraser sur le sol en arrivant chez vous ? Demanda Regina le plus sérieusement du monde, la baguette de l'apprenti bien serrée dans la paume de sa main.
- Je pense que la porte nous conviendra parfaitement, répondit Harry en riant.
Je tournai la tête vers Killian, tout sourire. Nous nous tenions main dans la main à quelques mètres des sorciers, que nous allions enfin renvoyer chez eux. J'étais vraiment heureuse que la situation se soit enfin arrangée, après tous ces mois passés à chercher une solution. Hook se retourna à son tour vers moi et accrocha mon regard avant de détacher sa main de la mienne pour la passer autour de mes hanches.
L'après-midi venait tout juste de commencer. Après une bonne nuit de sommeil, je m'étais remise de mes émotions, consciente que Zelena ne me pouvait plus de mal à présent. Nous avions retrouvé Liam le matin-même, et il jouait avec Neal à quelques pas de nous. Nous n'avions pas eu le courage de nous séparer de nouveau de lui pour le laisser à la garde d'Ashley, et, de toute manière, il ne risquait rien à rester avec nous.
- Très bien, dit Regina avec un demi-sourire avant de faire un mouvement ample à l'aide de la baguette.
Une grande et majestueuse porte se matérialisa devant nous, et les enfants s'arrêtèrent de jouer pour la regarder, les yeux grands ouverts. Je m'accroupis alors pour serrer Liam contre moi et éviter qu'il se précipite vers la porte et passe dans l'autre monde, imitant ma mère qui faisait de même avec Neal. J'en profitai pour déposer un baiser dans les cheveux de mon fils, mais il ne sembla pas le remarquer, trop obnubilé par le mystère qui se trouvait devant lui.
- Je suppose que c'est le moment où on se dit au revoir, dit Hermione en hésitant un peu, semblant plutôt émue.
Mon père hocha la tête avec un sourire, et, alors que les sorciers se rapprochaient de chacun d'entre nous pour faire leurs adieux, j'obligeai Liam à se retourner vers moi, et je lui dis d'un air sérieux :
- Écoute, Liam, je sais que tu as envie de savoir ce qu'il y a derrière cette porte, alors je vais te le dire : c'est un autre monde. Et je sais que tu veux aller le visiter, mais tu ne dois pas, d'accord ?
- Pourquoi ? Demanda mon fils en faisant la moue d'un air contrarié.
- Parce que ça peut être dangereux, et papa et moi on ne veut pas qu'il t'arrive quelque chose parce qu'on t'aime très, très fort. Tu peux me promettre que tu n'essayeras pas d'y aller ?
-… Promis, dit-il après une petite hésitation.
- That's my boy, murmurai-je avant de l'embrasser une nouvelle fois sur le front.
Je me relevai, mais gardai tout de même les mains posées sur les épaules de mon fils, et je vis les sorciers s'approcher de moi. Je fis un petit signe du menton vers ma mère, à qui les sorciers avaient déjà fait leurs adieux, pour qu'elle garde un œil sur Liam, et elle me sourit en faisant signe à mon fils d'approcher.
Je portai donc toute mon attention vers les sorciers pour leur sourire, essayant de cacher le fait que j'étais plutôt émue de les voir partir, moi aussi. Ça faisait plus de quatre mois qu'ils étaient en ville, et malgré plusieurs petites disputes, j'avais fini par créer une certaine amitié avec eux. Je saluai donc Harry, puis Ron en les serrant brièvement dans mes bras, mais fus prise au dépourvue lorsque Hermione se jeta littéralement à mon cou. Surprise, il me fallut une bonne seconde avant de lui rendre son étreinte, et elle finit par se détacher de moi en disant, ses yeux fuyant mon regard comme si elle allait se mettre à pleurer :
- Merci, Emma. Pour tout ce que tu as fait pour nous. Tu sais, j'ai vraiment eu peur, hier soir…
- Je vais bien, assurai-je, une main toujours posée sur son épaule. Tu vas me manquer, Hermione.
- Toi aussi, je… continua-t-elle avec une petite hésitation. Je voulais juste te dire que tu étais une vraie Gryffondor.
- Merci, dis-je, surprise par sa révélation, mais plutôt flattée, car venant d'une des Gryffondors les plus connues, c'était un sacré compliment.
- Prends bien soin de toi et du petit bout, d'accord ? Dit-elle en baissant les yeux sur mon ventre. Et je vous souhaite tout le bonheur du monde pour votre mariage, ajouta-t-elle en se rapprochant de Killian pour le serrer aussi contre elle. J'aurais bien voulu voir ça, et je sais qu'on peut maintenant traverser les mondes grâce à la baguette, mais… je ne suis pas sûre d'être prête à m'éloigner de chez moi pour le moment.
- Je sais, dis-je avec un demi-sourire. Mais on se reverra. Dans d'autres circonstances, je ne sais pas quand, mais ce ne sont pas adieux.
- Je l'espère, dit-elle avant de me serrer une dernière fois contre elle.
Je la regardai ensuite s'éloigner, les larmes me piquant légèrement les yeux, et Killian passa de nouveau son bras autour de moi, devinant l'émotion qui m'agitait. Après un dernier signe dans notre direction, les sorciers firent un pas vers la porte et, en à peine une seconde, ils eurent disparus. Regina attendit encore quelques instants avant de brandir de nouveau la baguette pour faire disparaître la porte. Le parc resta silencieux quelques secondes, comme en respect pour cette page de notre vie qui se tournait, avant que ma mère ne reprenne la parole :
- On va chez Granny ?
Je hochai la tête et tournai les talons pour regarder Hook s'accroupir et recevoir Liam qui courrait à toute vitesse dans sa direction. En riant, il le souleva au dessus de sa tête avant de la serrer contre lui, accompagné par les éclats de rire de notre fils. Je souris et passai un bras autour des épaules de Henry, qui était venu se placer à côté de moi, et qui regardait lui aussi la scène d'un œil amusé.
La vie reprenait enfin son court normal.
Voilà voilà! C'est la dernière fois que les sorciers apparaîtront dans cette fic (c'est pour ça qu'elle n'était pas classée dans les crossovers)! Tout est bien qui finit bien pour Emma, donc, mais comme vous vous en doutez, les dangers ne sont pas terminés (il reste encore 15 chapitres après tout, et puis ils vivent à Storybrooke! :p). Le quelques chapitres qui suivent (jusqu'au chapitre 32) vont être centrés sur le mariage de nos deux héros (et sur ce qui suit hehe x) ). Cette partie va donc être beaucoup plus "rose", et nos amis vont avoir l'impression qu'ils sont en sécurité.
J'espère vous revoir dimanche prochain! :)
