je suis désolée de la médiocrité de ce chapitre. vraiment, aucune inspiration.
Manoir Potter.
Ne me demandez pas comment nous sommes arrivés ici, ce fut fastidieux…mais bien drôle. Enfin si, je vais vous raconter.
Nos parents ont vite fait de nous abandonner en charmante compagnie de M. et Mme Potter, malchanceux parents du plus profond crétin que la Terre ait jamais porté. Le couple paraissait déjà désespéré, quand bien même nous n'étions arrivés que depuis dix minutes. Je dois dire à leur décharge que la mine offerte par nos parents avait de quoi les décourager. Mon père se traînait presque, et ma mère avait de violents maux de tête (en même temps, quelle idée de chercher à savoir qui est qui…)
Enfin, toujours est-il que se posa la fastidieuse question du transplanage. Mes sœurs et moi avons toutes notre permis (je me souviens d'ailleurs que les examinateurs avaient fait preuve d'une paranoïa aussi aiguë que déplacée en nous obligeant à passer toutes à la même heure avec cinq examinateurs différents.) Il n'y avait donc aucun problème de ce côté-là. Les Potter avaient malheureusement oublié que si nous pouvions théoriquement voyager seules, nous n'avions aucune idée de l'endroit où aller. Et pas de Portoloin, bien sûr. Je commence à comprendre d'où est-ce que Potter tient sa crétinerie. Il faut que je fasse attention, parce que visiblement, ça déteint.
Problème : les Maraudeurs savaient où aller, les parents Potter aussi, mais ils n'étaient jamais que six pour douze. Je vous laisse un aperçu du brillant dialogue qui s'ensuivit :
- On pourrait… (Potter fils)
- On pourrait… (Potter mère)
- On pourrait…(Black)
- Arrêter ce fâcheux phénomène d'écho ! (Maïa, c'est chouette d'ailleurs, parce que Black la prend pour moi et est totalement perdu. Il m'avait repérée, mais il a perdu !)
- C'est bien joli de dire « on pourrait », mais maintenant il faut trouver la solution au lieu de la chercher !
Hein ? C'est…c'est Mnémosyne qui a dit ça ? Ouah, elle m'épate ! Et Black est encore plus perdu entre nous trois ! Il faut que je lui remette une médaille…
- On pourrait faire plusieurs voyages, hasarde Lupin sur un ton timide. D'abord les petits, puis les triplés, puis les cinq.
Gare aux oreilles, âmes sensibles s'abstenir !
- Moi, petite ? (Aphrodite ! Elle est adorable. Pour peu elle attaquerait. C'est qu'elle est très sensible sur son mètre quarante…Enfin, ce n'est pas moi qui vais la retenir.)
- Hors de question d'abandonner les petits ! s'exclame Déméter en jetant un regard assassin à Black que tente de se cacher derrière ses amis.
Il comprend mieux que personne le reproche qui lui est adressé. Pour bien appuyer les dires de ma sœur, je lui lance un regard noir qui réussit définitivement à le confondre. Il est maintenant si perdu qu'il n'arriverait même plus à faire la différence entre moi et Pyrrhus.
- On pourrait aussi se séparer, dit soudain Déméter. Nous cinq, plus un des triplés. Chacun emmènera un des gamins avec lui.
- J'espère que tu ne me considères pas comme un gamin, grogne Jason.
C'est donc par ce moyen que nous avons voyagé. Maïa s'accrocha à Pettigrow avec Pollux, Léto manqua de briser le bras de Potter fils avec l'aide d'Ulysse, Mnémosyne resta avec Lupin et emmena Aphrodite (j'aurais dû surveiller Mné, elle s'est immédiatement dirigée vers lui comme si c'était naturel…Hors de question ! Moi vivante, jamais une Délos n'ira avec un Maraudeur !), Potter père écopa de Déméter et Ajax, Potter mère eut la grande joie de faire connaissance avec Jason et Clytemnestre.
Je plantais mes griffes dans le bras de Black, Pyrrhus gazouillant joyeusement dans mes bras. Mon cher ennemi me fusilla du regard, se sentant apparemment persécuté. Eclair de génie ! Alléluia ! Ce sale type n'a pas fini d'en baver. Je lui répondit par un immense sourire, pas très mature, mais ais-je jamais dit que je l'étais ?
- Tu m'emmènes trésor ? je susurrais assez fort pour que quelques groupies m'entendent.
Black grimaça, à ma plus grande satisfaction.
- Le peu de neurones qu'il te restait n'a pas survécu au choc, apparemment, rétorqua-t-il tandis que Monsieur Potter disparaissait le premier, suivi par son fils et par Lupin.
J'enfonçais plus profondément mes griffes dans son bras, et eus l'immense satisfaction de le voir se mordre la lèvre pour retenir un cri de douleur. Hinhin, je sens que je vais devenir son pire cauchemar (Conscience : Avoue que tu voudrais bien qu'il rêve de toi…Eurynome : ça faisait longtemps…je me disais aussi… Conscience : Navrée de t'avoir privée de mes instructives réflexions. Je faisais le plein. Car vois-tu, il faut bien que tu aies un plan d'attaques pour que Sirius te tombes dans les bras…Eurynome : D'accord, mettons les pendules à l'heure : un, il s'appelle BLACK et non Citrus. Conscience : Sirius ! N'essaye pas de cacher la vérité en lui donnant un nom ridicule ! Eurynome : Citrus, Sirius, c'est du pareil au même, alors n'essaye pas de me déstabiliser avec tes remarques débiles ! Conscience : Oh, mais je n'essaie pas de te déstabiliser…je réussis !)
La conversation s'arrêta là, parce que – sans crier gare évidement – Sirius, heu, non, BLACK, transplana, m'emmenant ainsi que Pyrrhus vers la demeure Potter.
C'est là que nous sommes. Devant la maison. Enfin, le terme de manoir serait de fait plus approprié. C'est très joli. J'aime bien le blanc des murs. Dommage qu'il vive ses derniers instants…
Je desserre mon emprise des bras de Black. Quelques secondes plus tard, de petites marques rouges apparaissent là où se trouvaient mes ongles. A mon humble avis, c'est une magnifique œuvre d'art. Ça le serait encore plus s'il y en avait davantage. Note mentale, terminer le travail commencé.
Sans accorder un regard supplémentaire à ce dieu vivant…de la crétinerie, (Conscience : tu t'es bien rattrapée !) je rejoins le reste de ma fratrie. Il est l'heure pour nous de commencer le cirque.
