Chapitre 25
Nous étions à cent kilomètres au nord de Flagstaff à une station-service au milieu de nulle part. J'étais assise sur le capot de la Chevelle avec Edward se tenant entre mes jambes et nettoyant les plaies de ses articulations ensanglantées avec des lingettes pour bébé. Ses mains étaient légèrement gonflées et rouges et il serra la mâchoire tandis que je nettoyai le sang séché.
Je reculai, voûtant mes épaules.
- Désolé.
- Je suis une putain d'idiot d'avoir frappé à mains nues cette tête de connard, dit Edward, grimaçant de douleur. J'ai probablement cassé quelques os.
Mes yeux s'élargirent.
- Tu es sérieux ?
Il haussa les épaules.
- C'est déjà arrivé. D'habitude, j'essaie d'utiliser le manche de mon flingue pour battre la tête d'un gars mais ce chieur m'a fait sortir de mes gonds. Je voulais juste le tuer.
Les souvenirs des derniers jours s'emmêlaient, me donnant du mal à m'en souvenir. Aujourd'hui n'était pas différent. Ça semblait juste irréel, comme un rêve.
- Tu sais, notre visite n'a rien arrangé, dis-je, tamponnant des coupures avec un peu de pommade.
Renée et Phil continueraient de vivre leur vie sans aucun remord pour ce qu'ils m'avaient fait. Je les haïssais.
- Ce n'était pas le but, dit Edward.
- Alors pourquoi même y être aller ? Tout ce que cela a fait est de rendre les choses pires pour nous.
- Nous sommes dans le même pétrin qu'avant d'aller là-bas. C'était comme être puni et sortir discrètement de la maison, dit-il, dissipant mes inquiétudes. Pourquoi t'en inquiéter ? Tu es déjà dans le pétrin.
- Empiler les accusations criminelles n'est pas la même chose qu'être puni, Edward.
- Oh, c'est la même chose. Crois-moi. Il fit un clin d'oeil, glissant sa main libre sur ma cuisse nue et je lui donnai une tape. En gros, je voulais juste que tu vois que ces connards ne méritaient pas tes larmes. Je ne pensais pas que tu les voulais mort et puis, j'ai juste fait la deuxième meilleure chose. Il sourit d'un air satisfait. J'ai mis un flingue sur leur tête et les ai fait t'écouter. Son visage se durcit en une mine renfrognée. Puis ce connard a dû te frapper et faire dévier mes plans.
La haine qu'il avait pour Phil et Renée s'alliait à la mienne et fit papillonner mon cœur. Sa ferme dévotion et protection était un rappel constant de la chance que j'avais eu de tomber sur Jake, et pour je ne sais quelle raison lui me voulant morte en m'envoyant sur cette supposée mission suicide pour voler la voiture d'Edward.
Si j'étais intelligente, je ne serais même pas là mais tandis que je regardais ses magnifiques yeux et ses pleines lèvres, je réalisai que l'intelligence était surestimée – ainsi que de montrer de la pitié à l'ennemi.
- Qui a dit que tu ne pouvais pas les tuer ? demandai-je en le regardant furtivement tout en lui bandant les mains.
Il hocha la tête et je pus voir qu'il prenait connaissance de ce que j'avais dit mais il comprit finalement et sa tête se pencha d'un coup.
- Quoi ?
- Je veux dire, je n'ai jamais dit que tu ne pouvais pas.
- Mais tu m'as arrêté, bafouilla-t-il en cherchant mes yeux et essayant de trouver une contradiction à mes mots.
Il n'y en avait pas. J'étais entièrement sérieuse.
- Quand t'ai-je arrêté ? Quand nous étions devant le poste de police, Edward ? Bon Dieu, je ne voulais pas que tu ailles en prison. J'embrassai ses lèvres boudeuses. Je t'aime bien.
Il plissa les yeux.
- Nous avons besoin de discuter sur ce qui est faisable ou non dans cette relation.
- Je pense que tout va bien pour nous, dis-je en mettant mes jambes autour de sa taille et les croisant avec mes chevilles.
Il leva un sourcil, toujours sceptique.
- Tu dis juste ça pour me taquiner.
- Pourquoi dis-tu ça ? Je me relevai et chuchotai à son oreille. Est-ce que ma morale douteuse t'excite ?
- Tout en toi m'excite, dit-il en attrapant mes hanches et en me tirant brusquement vers lui. Mais ce côté assoiffé de sang de toi l'augmente.
Il m'embrassa le long du cou et je penchai ma tête sur le côté, lui donnant un meilleur accès. La sensation de l'anneau de ses lèvres sur ma peau sensible eut un effet instantané sur moi, traversant mon corps et me frappant fortement plus bas.
- J'étais vraiment une bonne fille avant, dis-je dans un gémissement en fermant les yeux.
Il pressa sa longueur en moi et m'allongea. Je glissai mes doigts dans ses cheveux, agrippant et tirant dessus, retirant sa bouche de mon cou et la ramenant à mon visage. Je le tirai vers mes lèvres impatientes, l'embrassant profondément et avec force. Il avait le goût du chewing-gum à la menthe qu'il mâchait toujours et je ne pouvais m'en passer.
Mes jambes étaient attachées en hauteur et ses mains empoignaient mes cuisses nues, creusant ses doigts dans ma peau et poussant son bassin en moi. Je pouvais sentir son entre-jambes pousser à travers mon jean – et j'adorais ça. Je le voulais. Cela faisait trop longtemps depuis que je l'avais senti en moi. Je mis ma main entre nous, mes doigts tâtonnant le bouton de son jean, l'écartant de sa taille.
Il y eut un bruit sourd et une voix désapprobatrice.
- Hey vous ! Arrêtez ça !
Mes yeux s'ouvrirent d'un coup et Edward s'écarta de moi. Nous regardâmes à notre gauche et vîmes un vieil homme se tenant devant la voiture. Il regardait et nous faisait des grimaces avec ses rides, les mains serrées pour nous empêcher de nous sauter dessus à la station d'essence.
Je ris, me couvrant le visage de mes deux mains, incroyablement embarrassée.
- Ouais, ouais, dit Edward, retirant son corps chaud du mien. Nous partons.
Le vieil homme grogna, pestant toujours sur notre indécence tout en partant. Je jetai un coup d'œil à travers mes doigts et vers Edward. Il roulait des yeux et je mimais des paroles obscènes au gars.
Il baissa les yeux vers moi, souriant.
- Regarde ce que tu as provoqué.
- Moi, haletai-je en m'asseyant et sautant du capot.
- Ouais, je mets la faute sur toi, dit Edward en m'ouvrant la portière. Tu as enroulé tes chaudes petites jambes autour de moi et a dit plein de grossièretés, qu'étais-je supposé faire ? Je suis un homme, bébé. Je ne peux pas me battre contre tes ruses féminines.
Je m'assis sur le siège et secouai la tête, riant doucement.
- Oh, d'accord, le pauvre petit bébé est une victime sans défense.
Il pencha la tête à l'intérieur, m'embrassant sur le nez.
- Exactement. Il ferma la porte.
Je le regardai tandis qu'il fit le tour de l'avant de la voiture, souriant et plissant ses vêtements. Il me rejoignit dans la voiture, démarra le moteur et tourna les roues, grinçant et laissant des marques de pneus dans son sillage. La Chevelle sortit de la station d'essence et nous roulâmes à soixante kilomètres heures sur la route menant vers nulle part, rien d'autre que le désert et un terrain plat à l'horizon.
Il tapa des pouces sur le volant, gardant ses yeux sur la route et inconscient de mes mouvements. Mon regard tomba sur ses avants bras, forts et musclés, la peau obscurcie de tatouages. Je mordis ma lèvre, sentant le désir de dévorer cet homme prendre le dessus encore une fois. La pensée de l'embrasser et de prendre le contrôle pendant qu'il conduisait, une vraie victime sans défense à mes désirs, m'excitait.
Vérifiant la route, m'assurant que personne n'était derrière nous, j'enlevai mon tee-shirt, le jetant sur le siège arrière.
Edward me regarda, les yeux écarquillés de choc.
- Putain mais qu'est-ce que tu fous ?
- Hey, les yeux sur la route, monsieur, plaisantai-je en repoussant son visage vers l'avant avec ma main et éloignant son attention de moi. Conduis et ne te préoccupe pas de ce que je fais. Je déboutonnai mon short et levai mes hanches, l'enlevant et le jetant sur le siège arrière.
- Bon Dieu, Bella, grogna Edward, me jetant un coup d'œil, les doigts serrés fermement autour du volant.
Mettant mes mains derrière mon dos, je défis mon soutien-gorge et l'enlevai, plaçant le tissu de dentelle autour de son rétroviseur. Edward vira brusquement la voiture vers la droite, tentant de s'éloigner de la route. J'attrapai le volant, le retournant vers le bitume noir.
- Continue de rouler, dis-je.
- Quoi ? Tu ne peux pas t'attendre à ce que je continue de rouler et ne te touche pas quand tu es assise là nue, dit-il, ses yeux vagabondant sur moi.
- Qui a dit que tu n'avais pas le droit de me toucher ? demandai-je en enlevant ma culotte. Je me penchai au-dessus du levier de vitesse, pressant ma poitrine contre son biceps et parlai à voix douce à son oreille. Tout ce que je veux c'est que tu continues de conduire.
Il hocha la tête, sa pomme d'Adam balançant de haut en bas nerveusement.
- Et essaie de ne pas avoir d'accident, ajoutai-je en prenant son lobe d'oreille dans ma bouche, le suçant et le pinçant. Je glissai ma main le long de son corps et il se tendit, changeant de position dans son siège tandis que ma main se posa sur son érection, pressant fermement et sentant la dureté qui reposait en dessous. J'ouvris la fermeture éclair de son jean et mit ma main sous la fente de son boxer et enroulai mes doigts autour de son pénis très dur. Je le caressai doucement, tournant mon poignet et comprimant la hampe.
- Putain, siffla-t-il, cognant le dos de sa tête contre le siège et relâchant doucement l'accélérateur. Je mis ma main sur son genou et poussai sur son pied. La voiture accéléra et nous avançâmes rapidement, allant maintenant à soixante-dix, le compteur de vitesse allant rapidement vers les quatre-vingt.
- Ne ralentis-pas, conduis vite, dis-je en lui retirant son jean, mon pouce roulant sur son piercing, scintillant de son sperme pré-éjaculatoire, et le faisant trembler dans ma prise. Je jetai un œil vers le bas, regardant le piercing pour la première fois. Contrairement à l'anneau sur sa lèvre, celui-ci était en titanium noir. Je me léchai les lèvres avidement, curieuse de sentir la perle sur le bout de ma lèvre.
Il n'y a rien de mieux que le présent.
Abaissant ma tête, je le pris dans ma bouche. Il grogna et jura tandis que le moteur de la voiture s'emballa bruyamment, dévalant l'autoroute. Ce n'était pas la première fois que je faisais cela à un gars, mais je n'étais pas une pro et la taille d'Edward me fit faire quelques ajustements. Je léchai la tête, suçant et prenant la perle entre mes dents et tirant dessus gentiment.
La voiture s'écarta de la route, un nuage de poussière nous entourant et des pierres tapant sur les vitres. Edward remit les roues en place, roulant de nouveau sur le bitume. Je souris, savourant les sons qu'il faisait, de graves et grossiers halètements.
Le prenant aussi profondément que ma bouche l'autorisait, je le suçai et l'attrapai avec ma main, tournant et gagnant quelques grognements et gémissements. Il leva les hanches, me cognant fortement au fond de la gorge et je m'éloignai, surprise.
Edward baissa les yeux vers moi, sourcils froncés et un regard intense dans les yeux. Il voulait se garer mais je ne l'entendais pas de cette manière. Je décidai d'accélérer mon jeu et escaladai le levier de vitesse pour enjamber ses cuisses. Son pénis fut aplati par mon poids et calé entre mes lèvres nues. Mes tétons durs étaient dans son visage, à quelques centimètres de sa bouche et je le tentai avec eux, essayant d'obtenir qu'il goûte un peu.
- Putain, bébé, dit-il, une main conduisant pendant que l'autre attrapait mes fesses. Il regarda autour de moi, essayant de garder ses yeux sur la route. Balançant mes hanches, je mis mes fesses sur lui, créant cette friction agréable et à rendre fou.
- Conduis vite, ronronnai-je à son oreille, embrassant et léchant sa peau salée. Montre-moi ce que ce bébé peut faire.
Il gémit, me mordant l'épaule férocement et je sentis la voiture accélérer tandis que le paysage défilait comme une flèche derrière nous. Je me levai sur les genoux, poussant mes mamelons à son visage et je me penchai pour l'attraper fermement. Inclinant mes hanches, je le positionnai à mon entrée – sachant très bien que ce que je m'apprêtais à faire été dangereux, risqué et mortel – je descendis doucement sur son pénis. Ça entra facilement, mon corps mouillé et chaud s'accommodant rapidement à lui.
Je soupirai, rejetant la tête en arrière, faisant des va-et-vient sur sa longueur. C'était incroyable, le sentir à l'intérieur, consumant chaque recoin de moi. Plaçant mes mains sur ses épaules, je continuai mon rythme effréné, le chevauchant de plus en plus fort. Il grinça des dents, essayant de garder ses yeux sur la route tout en poussant la voiture à la vitesse limite. Plus la voiture alla vite et plus je chevauchai fort. Me mordant la lèvre, impossible de me contrôler, j'attrapai son visage et le forçai à retirer ses yeux de la route. Je penchai la tête et l'embrassai, avidement et profondément.
Edward se retira de mes lèvres, ses yeux écarquillés tandis qu'il regardait derrière moi la route.
- Putain de merde !
Il tourna les roues vers la droite, la voiture s'envolant hors de la route et sa force nous projetant vers la gauche. Je le tins alors que la voiture pivota, envoyant de la poussière et nous enfumant de sa brume marronne. Edward redressa la voiture, nous conduisant davantage dans le désert jusqu'à être complètement caché des voitures passantes de l'autoroute. Il appuya sur le frein, m'envoyant contre le volant.
Dès que la voiture fut garée, sa bouche fut sur moi, léchant et suçant mes tétons, prenant le bout dur et le massacrant avec ses dents. Je criai, balançant et tournant mes hanches, le mettant encore plus profond en moi. Il grogna, m'attrapant les hanches et me soulevant, sa queue faisant des va-et-vient quelques fois de plus avant de sortir entièrement.
- Non, gémis-je, en manque de contact.
Il me fit me rassoir sur mon siège, ma tête face à la porte côté passager. Il glissa sa main le long de mon corps, le bout de ses doigts frottant et chatouillant mon clitoris. Je gémis, attrapant le tableau de bord et le siège en cuir, ayant besoin de quelque chose pour me soutenir. Mes jambes tremblèrent tandis qu'il glissa deux doigts en moi, faisant des va-et-vient et les courbant vers le haut.
Edward m'embrassa l'intérieur des genoux, se faisant un passage jusqu'à mes cuisses. Il brûla la peau, tirant et retirant ses doigts. Il ouvrit la portière de la voiture et sortit. Mes yeux, qui étaient fermement fermés s'ouvrirent d'un coup et je me tins sur les coudes. Il se tenait dehors, son tee-shirt était retiré et son pantalon était abaissé, confortablement autour de ses cuisses, et il mettait un préservatif. Il lécha la paume de sa main et se masturba un peu, lubrifiant la hampe pour préparer le latex.
Se retournant vers moi, le bordel ambulant, il m'attrapa par les chevilles et me tira vers lui doucement. Il m'écarta les jambes et se positionna entre mes cuisses, pressant la tête de son pénis contre moi. Il le fit bouger sur mes lèvres, mouillant le bout avant de revenir férocement en moi, cognant profondément. Il écrasa ses lèvres sur les miennes, tout en prenant un rythme effréné. Mes mains allèrent sur son dos et mes ongles creusèrent sa peau humide, le griffant complètement. Il grogna dans ma bouche, poussant et poussant avec plus de force. Je levai mes jambes et croisai mes chevilles contre ses fesses, le rapprochant de moi, ayant besoin de sentir chaque centimètre de lui que je pouvais.
- Putain, jura-t-il en m'embrassant et me mordant la lèvre, s'enfonçant plus fort et plus vite.
Il se construit et gagna de l'élan, mes doigts de pieds se plièrent et mon corps se tendit, le sentiment de chaleur me prenant rapidement. J'étais proche. Je pouvais le sentir venir tandis que mes murs intérieurs commençaient à se contracter autour de lui, le faisant pousser encore plus en moi.
Nos lèvres se joignirent fermement les unes contre les autres, je fermai les yeux et laissai le feu prendre mon corps, me consumant dans les flammes. C'était rapide, me laissant avant que j'ai une chance de l'attraper mais l'après-coup avait un goût durable. Edward se débattit pour tenir, agrippant les sièges, poussant et grognant, mais il le traversa finalement. Il glissa en moi, frénétique, se tordant et se libérant. Il posa doucement sa tête sur mon épaule et respira fortement.
J'attendis que mon cœur reprenne son rythme normal, ouvrant mes yeux et les levant vers le plafond de la voiture, me sentant complètement hébétée et relaxée. Mes doigts dessinèrent des cercles contre son dos nu.
- Tu es vraiment folle, dit-il, riant doucement.
- Ouais, peut-être que je le suis, mais c'est la raison pour laquelle tu m'aimes.
Je sentis mon corps retomber et mes yeux s'écarquiller d'incrédulité. Comment avais-je pu dire cela ? C'était sorti de ma bouche avant que je puisse l'arrêter et je me réprimandai pour être si stupide. Bon Dieu, il allait mal le prendre. Je le savais.
Stupide ! Stupide ! Stupide !
Edward leva la tête et éloigna quelques cheveux de mon visage, m'embrassant doucement sur le bout du nez. Il fixa mes yeux, vert dans marron et il sourit.
- Ce n'est pas la seule raison.
Note de Lijuma : Vendredi prochain le chapitre sera du point de vue d'Edward, donc en ligne dans la story Edward PDV. Bonne semaine !
