Chapitre corrigé par Galswinthe.

'Zik : Lisa Gerrard and Pieter Bourke – See The Sun

Le dimanche, était d'une lenteur ! Il était à peine 12h quand je me levais, merci qui ? Alice ! Mais bon, au moins elle nous avait prévu un programme avec Emmett et Jasper, au parc, près du centre sportif. Nous décidâmes de rejoindre les garçons au parc même. Passons les « Salut, ça va ? », nous posâmes nos affaires au parc, ayant décidés de prendre un pique-nique. Aujourd'hui le sport et l'entraînement n'était pas au rendez-vous. Lorsque nous nous installâmes sur la couette, je fus instantanément ensevelie de questions sur mon rendez-vous galant de la veille au soir. Une série de questions plus tard :

- Bella rassure-moi, sur une seule chose ! s'exprima Alice.

- Laquelle ?

- Dis-moi que vous vous êtes embrassés ? me demanda-t-elle suppliante.

- Ça te regarde ? lui dis-je en la taquinant.

- Comment c'était ? reprit-elle avec les yeux brillants, à la recherche de la moindre information.

- Formidable.

- Et..., m'incita-t-elle à continuer.

- Sensuel ?

- Allez ! s'embrasa-t-elle.

- OK ! C'est bon. Tendre, Acharné, Sauvage. Ça te convient ?

- Je veux les détails ! continua-t-elle en faisant des yeux ronds.

- Non ! Pas ici, Alice t'abuses ! m'alarmai-je devant les garçons.

Ils rigolèrent tous alors que je me joignis à eux.

Nous nous levâmes ensuite pour aller jouer au disque-volant, alias, le frisbee ! Qu'est-ce que ça faisait longtemps que je n'y avais pas joué ! J'adore ! À l'école, j'avais appris à le rattraper à une main, et j'adorais faire ça, j'étais assez forte quant on y pense... contrairement aux autres sports... où j'étais une véritable calamité.

Je fus heureuse de voir que je n'avais pas perdue la main à ce jeu. Nous jouions Alice et Jasper contre Emmett et moi. Chacun avions notre cri de victoire, Alice et Jasper s'embrassaient à chaque point marqué. Traditionnel des amoureux ! Emmett et moi avions quelque chose de bien plus drôle. D'abord nous sautions chacun sur le torse de l'autre, puis on se cognait les épaules, je pense que j'ai les deux épaules déboîtées, maintenant. Finalement Emmett et moi remportâmes le match et nous nous gênions pas pour le faire remarquer aux amoureux.

Nous allâmes, enfin, nous poster sur la couette. Alice posa sa tête sur les jambes de Jasper et moi je ne me privais pas pour mettre la mienne sur les jambes d'Emmett. Je n'eus même pas le temps de fermais les yeux que je sentis une main me taper le bras, Alice.

- Aïe !

- Regarde un peu qui se trouve là-bas !

Je relevais la tête discrètement et vis Edward. Je fus tellement contente que je me levais rapidement, mais je fus prise de tournis, et retombais sur mes fesses qui elles étaient tombées directement sur le ventre d'Emmett. Il cria de douleur alors que je m'esclaffais tout en essayant tant bien que mal de m'excuser. Je me redressais plus lentement cette fois-ci et allais vers mon Adonis. Il me souriait, alors que j'accélérais le pas. Une fois à sa hauteur, je le regardais en souriant timidement. Je me retournais rapidement vers mes amis alors qu'eux étaient en train de faire des gestes m'incitant à embrasser l'homme en face de moi. Je rigolais alors que je replongeais mon regard dans l'homme qui m'avait offert le plus beau dîner de toute ma vie. Il se marrait aussi à la réaction de mes amis et ni une ni deux secondes plus tard, nos lèvres plongèrent vers celles de l'autre. Un baiser enflammé s'enchaîna, alors que je mettais mes doigts dans ses superbes cheveux et que lui glissait ses mains au creux de mes reins. Quand nous nous séparâmes, je revenais à la charge pendant quelques secondes, dans un baiser chaste. Je lui proposais de se joindre à nous, mais il refusa, voulant me laisser profiter de mes amis et que de toute manière il voulait encore un peu courir. Mais avant de partir, j'insistais pour faire une petite balade avec lui. Notre promenade se déroula avec nos mains entrelacées et dans le calme, on ne se parlaient pas beaucoup. Quelques regards par-ci, par-là, qui s'en suivait de baisers volés et des sourires de bonheur. Si on m'avait dit un jour que je serais avec un garçon, j'aurais regardé la personne, pour voir si elle était folle. Si on m'avait dit un jour que je serais avec un homme magnifique, galant, viril et qui aurait pour nom d'Edward, j'aurais rigolé au nez de la personne, lui flanquant par la suite une bonne baffe, pour s'être foutue de moi !

Avant que je ne rejoigne à nouveau mes amis, Edward m'éloigna du petit sentier afin que les regards indiscrets, trois en particulier, ne nous épient pas. Il fonça sur mes lèvres, alors que j'appuyais sur ses épaules pour avoir plus de contact, mais malheureux être humains que nous étions, nous devions nous séparés l'un de l'autre par manque d'oxygène. Je me blottissais contre son torse, alors qu'il m'entourait la taille. Je relevais la tête faisant reposer mon menton sur son sternum, je lui souriais alors qu'il en faisait de même, remettant derrière mon oreille une de mes mèches rebelle. Il m'embrassait doucement le nez, puis vint me faire un bisou esquimau, comme on les appelait si bien.

- Alors c'est OK, pour vendredi ? me demanda-t-il ensuite.

- Vendredi ?

- Oui, confirma-t-il.

- Je ne sais pas... il est possible que je sois déjà prise...

Il rigola ce qui me comprendre qu'il avait compris mon petit jeu, que j'avais renouvelé.

- Diable, qui est cet homme que je me charge de lui ! Comment-est il ? Qu'a-t-il plus que moi ?

- Je ne sais pas, peut-être des yeux envoûtants, des cheveux sauvagement indomptables et un corps à en faire pâlir tous les autres hommes.

- Comment peux-tu savoir si mon corps est « parfait » ? demanda-t-il fier de lui.

Mince. Grillée. Vite une excuse !

J'ai un filtre infra-rouge qui me laisse apercevoir ses super abdos, dis-je malicieusement, en caressant son buste.

Non mais dis donc ! dit-il en ouvrant grands les yeux, en mettant ses mains, en feignant de cacher ses parties génitales.

Nous rigolâmes tous les deux, avant que je n'accepte sa proposition lui fixant le rendez-vous à 20h pour être sûre d'être prête.

Il me ramena auprès de mes comparses, et dans un dernier baiser, il partit, continuer son jogging.

Avec mes amis, nous parlâmes encore un peu d'Edward, puis nous nous mîmes à faire des conneries, à jouer comme des gamins de 5 ans. Enfin, nous décidâmes de rentrer chez nous.

Avec Alice, on décida de ranger mes affaires masculines dans un autre placard, simple mesure de précaution. Nous passâmes ensuite le reste de la soirée à regarder un bon film d'action avant que je ne me couche toujours et encore le sourire.

En arrivant au camp, je serrais la main de tous les hommes se trouvant dans mon sillage. J'aperçus le lieutenant, mon lieutenant. Je me rapprochais afin de le saluer aussi. Ensuite je partis en direction de la tente de Jazz, la plus proche, mais il n'y avait personne. Par contre devant la tente d'Emmett, il y avait foule ! Je m'approchais et constatais qu'il sortait des blagues vaseuses tout en distribuant des barres de chocolat. Quand il me vit, il m'en lança une, que je rattrapais et fourrais dans ma poche. Il continua encore quelques instant ses blagues et sa distribution de barres chocolatées, avant de les faire se disperser. Il me prit par les épaules, en m'emmenant vers le lieu de rassemblement où tous les hommes se rejoignaient au fur et à mesure. Le lieutenant nous fit entraîner pratiquement toute la journée, mais aujourd'hui la fatigue étant trop présente, je n'arrivais à rien, cela avait le don d'exaspérer le lieutenant, cependant il ne s'attardait pas sur mon cas. Après mon accident, il me fallait quelques temps, pour reprendre les vielles habitudes. Et ce weekend ne m'aidait en rien à me concentrer, avec ce qui était arrivé !

L'après midi m'avait achevée, le lieutenant nous avait fait faire à nouveau une escapade dans les montagnes, et malgré ma fatigue, j'essayais de tenir le coup. Mais si j'arrivais à suivre le rythme c'était grâce à Emmett, Jasper et Jacob. Emmett était devant moi, me cachant et Jasper et Jacob tenaient mon barda à l'aide des leurs. Eux aussi étaient fatigués, mais ils ne le montraient pas.

En rentrant les autres allèrent prendre leurs douches, alors que moi j'allais dans ma tente, pour chercher mes affaires. Je me couchais quelques secondes sur le matelas pour souffler.

Je fus réveillée par un bras me secouant. C'était Emmett, c'est toujours lui qui me réveillait.

- Bella, il faut que tu manges, chuchota-t-il.

- Hum... pas faim..., maugréai-je.

- Dépêche-toi de te lever !

- Hum... pleurnichai-je.

Il rigola, avant de sortir de ma tente et de me presser de sortir. Alors que je me levais lentement, pour éviter le tournis, je sortis de ma tente et vis qu'il n'y avait personne dans les alentours. Tout le monde devait déjà être en train de manger. J'allais vite me servir et rejoignis mes amis. Après le repas, j'allais me prendre un bain au lac, et tout de suite après, j'allais me coucher, je m'endormis sans problèmes.